8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Laffont, 1977, in-8°, 218 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Un homme et son métier)
Duchenne veut dénoncer l'image mythique entretenue par les médias et la littérature et proposer une image réaliste du métier de détective : "En vérité, je ne ressemble guère à ces héros de série noire que le destin promène de casinos en traquenards, à la poursuite de fabuleux trésors ou de beautés fatales..." (p. 9) — "Savoir ce qui se passe derrière les murs de l'apparence, déjouer les plans de ceux qui complotent le mal, retrouver des êtres enfuis sur les sentiers de la déroute morale et humaine, dépister les voleurs, empêcher que les secrets d'une invention soient dérobés et exploités ailleurs, autant de souhaits que chacun a fait au moins une fois. Les détectives privés, ces "flics de l'impossible", ces redresseurs de torts à qui l'on va se confier parce que la solitude n'est plus tenable, que l'angoisse se fait trop précise, exaucent quotidiennement ces souhaits. Albert Duchenne, directeur de la célèbre agence Dubly, soulève pour nous le voile qui recouvre ce métier de l'ombre, secret et mal connu parce que trop souvent romancé. Il raconte ce qu'est la vie quotidienne d'une agence, il révèle les coulisses et les arcanes de ce métier difficile, dangereux parfois, et qui se fait autant avec le coeur qu'avec la tête... et les jambes." (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Denoël, 1982, in-8°, 236 pp, témoignages, annexes, broché, prière d'insérer, bon état
Enquête et témoignage sur la prison de femmes de Fleury-Mérogis. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Larousse, 2006, in-4°, 240 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, chronologie, biblio indicative, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1947, in-12, 479 pp, une photo de l'auteur en frontispice, broché, bon état
"Le présent volume contient la plupart des interventions de Jacques Duclos dans les diverses assemblés qui se sont succédées depuis la Libération." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1968, in-8°, 432 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines). On joint le faire-part de décès de Jacques Duclos (25 avril 1975)
"Les « mémoires de militants », s'ils apportent souvent une information inédite, sont souvent lourds et pesants. Ce n'est pas le cas des livres récents de Jacques Duclos et Charles Tillon. Les mémoires de Jacques Duclos – qui ne s'écartent en aucun point de l'interprétation officielle du Parti communiste français – apportent cependant un témoignage de premier ordre. Non seulement parce qu'elles sont l'expression d'une fidélité de presque cinquante ans, d'une longue vie militante jamais effleurée par le doute ; mais surtout parce qu'elles relatent un itinéraire vers le communisme, à la fois singulier et exemplaire. Dans cette relation réside à notre avis le meilleur de ces mémoires. L'auteur raconte dans le premier tome, avec un réel talent de conteur, d'un ton vif et non sans émotion, ses souvenirs d'enfance et de jeunesse. Ce faisant, il en a assurément éprouvé un grand plaisir. On lira particulièrement le récit que J. Duclos fait de son enfance de petit Pyrénéen à Louey, avec en arrière-plan l'évocation de cette France rurale (dans ce petit village où l'on parle l'occitan, c'est l'instituteur qui enseigne aux enfants le français) ; le récit de son apprentissage de pâtissier, de sa « montée » à Paris à l'âge de 16 ans. Ce récit est en même temps celui d'un cheminement somme toute classique vers le communisme : découverte de l'injustice sociale (il rêvait de devenir instituteur), influence d'un instituteur admirateur de la Révolution française, des premières lectures (notamment V. Hugo et Renan qui le détacha du catholicisme de son enfance), expérience vécue de la guerre (les pages consacrées à Verdun sont assez hallucinantes), découverte du socialisme, retentissement de la Révolution russe, adhésion au PCF naissant. Les pages que J. Duclos consacre à l'histoire des premières années du PCF sont également intéressantes ; non par la relation tout à fait orthodoxe des luttes intestines du nouveau Parti (les lignes consacrées à Souvarine et en règle générale à tous ceux que J. Duclos appelle les « renégats » rappellent fâcheusement une certaine historiographie), mais par la description que l'auteur nous donne de son « cursus » de militant, de son élévation dans la hiérarchie du Parti : secrétaire de section en 1921, candidat aux élections législatives de 1924, élève à l'Ecole centrale de Bobigny, candidat aux élections législatives de 1926 et battant la liste conduite par Paul Reynaud et H. de Kérillis, entré au Comité central, membre du bureau de l'Internationale pour les pays occidentaux à Berlin, délégué de l'Internationale en Espagne auprès du Parti communiste espagnol. C'est en même temps l'évocation du « climat » dans lequel se déroule, dans les années qui suivirent la bolchévisation, l'action des militants : virulence de la propagande antimilitariste qui conduit J. Duclos, gérant de la Caserne, à deux ans de prison, violence des réunions politiques (J. Duclos échappe de peu en 1931 à une tentative d'assassinat), apprentissage de la vie clandestine (entré dans la clandestinité en 1928, il n'en ressortira qu'au début 1933). Le livre se clôt sur le 6 février 1934 et la marche vers l'alliance des Partis de gauche, notamment sur l'ouverture en direction des radicaux à la veille du congrès d'octobre 1934 (l'auteur précise que ce geste de M. Thorez fut accompli malgré les réticences – à cette époque – de l'Internationale représentée en l'occurrence par Ercoli)." (Nicole Racine, Le Mouvement social, 1970) — "Premier volume d'une autobiographie qui entraînera son lecteur au travers de plus de trois-quarts de siècle de luttes politiques, “Le chemin que j'ai choisi” retrace les quarante premières années de vie privée et publique de son auteur. Ouvrier pâtissier, Jacques Duclos adhère au Parti socialiste en 1920. Au Congrès de Tours, il se range aux côtés de la majorité, au sein du nouveau Parti communiste français. Député de 1926 à 1932, il est aussi secrétaire et membre du Bureau politique de son parti à partir de 1931. L'ouvrage fourmille d'anecdotes amusantes et de portraits pittoresques : il n'en reste pas moins un livre « politique », qui explique, commente, discute et justifie le cheminement parfois laborieux grâce auquel un jeune parti inexpérimenté allait devenir un parti révolutionnaire de masse. En même temps, il laisse percevoir la mutation idéologique et psychologique qu'un tel phénomène nécessite de la part de ses militants." (Revue française de science politique, 1969) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1969, in-8°, 462 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)
"Le second tome couvre la période 1935-1939. Le récit de J. Duclos, devenu un des principaux dirigeants du PCF, se confond avec l'histoire du Parti dans le Front populaire. Témoin et acteur de premier plan de cette période, J. Duclos nous en donne une version qui n'apporte pas de révélations. Par souci d'exactitude, il cite de larges extraits de textes officiels de l'époque, articles de l'Humanité, des Cahiers du bolchévisme qui donnent au récit un ton d'exposé un peu monotone. Cependant, lorsque J. Duclos se laisse aller à raconter ses souvenirs, à parler de ses rencontres, on retrouve une touche plus personnelle. Citons le récit de la rencontre avec le leader socialiste Largo Caballero, auprès duquel il est envoyé par l'Internationale pour le gagner à l'idée d'un front populaire ; celui des rencontres hebdomadaires avec Léon Blum au moment du gouvernement de Front populaire. L'auteur sait d'ailleurs se retrancher, avec une feinte objectivité, derrière un texte défavorable lorsqu'il veut éviter de se prononcer (c'est ainsi que pour évoquer le rôle de Malraux en Espagne, il cite un commentaire du général Hidalgo de Cisneiros). Le livre se clôt sur l'automne 1939, date à laquelle recommence pour le PCF la clandestinité..." (Nicole Racine, Le Mouvement social, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1970, in-8°, 315 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines), envoi a.s.
"Les mémoires de J. Duclos sont, sur la période 1940-1944, un témoignage important puisque l'auteur dirigea, avec B. Frachon, le Parti communiste pendant l'occupation. Cependant les historiens n'y trouveront pas toutes les réponses aux questions posées par cette période. Ainsi pour les années 1940-1941, J. D. dit avoir écrit ses mémoires en suivant de près “L'Humanité” clandestine dont il a été l'un des principaux rédacteurs, mais il passe sous silence la campagne alors menée contre la guerre impérialiste et la dénonciation de l'impérialisme anglo-français. Les faits avancés pour illustrer la démonstration (le Parti communiste a défendu l'intérêt national depuis le début) n'emportent pas la conviction dans la mesure où ils ne sont pas assortis des précisions désirables (ainsi des propositions transmises par Politzer à de Monzie pour défendre Paris) ; sur l'appel du 10 juillet 1940, des précisions intéressantes sont données (le texte a été corrigé au fur et à mesure de la composition clandestine). J. D. donne des renseignements utiles sur l'organisation clandestine du parti à la fin 1940 et sur la résistance communiste dès les premiers mois de 1941." (Revue française de science politique, 1972) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1971, in-8°, 496 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. à rabats, état correct (Coll. Les Grandes études contemporaines)
"Le tome IV, qui couvre les débuts de la Quatrième République, retiendra l'attention pour trois faits : l'éviction des ministres communistes en mai 1947, la réunion constitutive du Kominform, les relations entre dirigeants du Parti communiste pendant la maladie de Maurice Thorez." (Revue française de science politique, 1972) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1967, in-8°, 382 pp, 17 pl. de documents hors texte, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Epi, 1971, in-8°, 184 pp, broché, couv. illustrée d'une photo de J. Duclos, bon état
"Destiné à ceux qui ne connaissent pas les communistes ou qui ne les connaissent qu'à travers la propagande adverse, le livre de J. D. vise à replacer le communisme dans l'histoire (enracinement de l'idéal communiste dans les doctrines du passé, rupture avec elles par la formation du socialisme scientifique). J. D. retrace brièvement l'histoire du Parti communiste puis développe longuement les objectifs actuels du parti. Un dernier chapitre, où le talent de polémiste de l'auteur se révèle, est en forme de « questions-réponses » sur des sujets actuels." (Revue française de science politique, 1972) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1975, fort in-8°, 774 pp, notices biographiques, reliure skivertex vert de l'éditeur, jaquette rouge illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1919, in-12, 121 pp, 4 pl. hors texte (3 photos et un autographe), broché, un portrait photo de Clemenceau en couverture, état correct
L'étudiant (l'enfance, les études, le voyage d'Amérique) ; Le médecin (l'étudiant, la thèse, le praticien) ; L'homme politique (le maire, le conseiller municipal, le député, le sénateur, le ministre) ; Le journaliste (l'essor, les polémiques) ; L'écrivain (l'oeuvre, les idées, le théâtre) ; Le grand citoyen (avant la victoire, dans la victoire). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2011, gr. in-8°, 356 pp, 8 pl. de photos hors texte, notes, broché, couv. illustrée, bon état
Elles s’appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda... Ils s’appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler... Qu’elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d’être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu’ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l’un des ressorts du pouvoir absolu. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l’intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et sont passées par le lit des dictateurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
DUFAY (François) et Pierre-Bertrand DUFORT.
Reference : 22133
(1993)
ISBN : 9782709613071
JC Lattès, 1993, in-8°, 356 pp, préface de Régis Debray, 8 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"On va célébrer le bicentenaire de l'Ecole normale : voici un livre rapide, alerte, lisible, qui initie à l'histoire de l'Ecole : on appréciera les pages sur le terrorisme intellectuel à l'Ecole dans les années 1946-1953, où dominaient le Parti communiste (ce que les auteurs appellent le goulag spirituel) : la cellule avait pour chef Emmanuel Le Roy Ladurie, on y trouve Paul Veyne, Althusser, Genette, Foucault, Michel Crouzet (p. 185-187)... Et ils rappellent un épisode bien oublié, la mise à sac de l'Ecole en 1971 (p. 242). Livre fort amusant." (La Revue administrative, 1993) — Un portrait de groupe des clercs français, de leur légende, de leurs engagements et de leurs errances. Une "fresque unanimiste et fourmillante de vies – Les Ulmiens de bonne volonté, en quelque sorte. Excellemment, elle sort de l'ombre des personnages pas assez connus, parmi d'autres qui le sont trop" (Régis Debray). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1988, in-8°, 277 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Yvonne Printemps (1894-1977), figure multiple, de ses premiers pas au music-hall, dans de lestes revues dont les couplets le sont autant, à la gloire du théâtre et du cinéma. Le critique Jox de Brux déclare dans Comoedia : « Un rossignol ne fait pas le printemps affirme un proverbe. Par contre , mademoiselle Printemps fait très bien le rossignol. Quelle voix pure, cristalline, si joliment timbrée, si adroitement conduite ! » La petite Printemps est lancée... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Les Ecrivains français, 1934, in-8°, 315 pp, 17 photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Le mécanicien français Jean-Pierre Vaquier avait empoisonné à la strychnine Alfred Poynter Jones, le mari de sa maîtresse. Il fut condamné à mort et pendu à la prison de Wandsworth en 1925. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Bossard, 1930, in-12, 268 pp, préface du Maréchal Lyautey, une carte dépliante en couleurs, fausse mention d'édition, broché, couv. illustrée en couleurs (des avions et un dirigeable bombardent Paris), bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Périgueux, Pierre Fanlac, 1962, pt in-8°, 236 pp, 6 dessins et 9 pl. de photos hors texte, broché, bon état. Edition originale, un des 500 ex. numérotés sur vélin bibliophile
Mémoires d'un médecin biologiste (1885-1969) : la vie rurale en Périgord vers 1900, Paris, le Quartier latin et Montmartre, de 1904 à 1914, la Grande Guerre, l'Institut Pasteur et la vie de laboratoire dans les années 1930, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1955, in-8°, 287 pp, préface de Bruce Marshall, une lettre en fac-similé, broché, bon état (Coll. L'Air du temps)
"L'aventure incroyable mais vraie d'une jeune fille". Pendant l'hiver 1945-1946, dans Vienne dévastée par la guerre, la jeune Madelaine Duke, membre du personnel britannique, sera chargée par les services secrets anglais et américains de retrouver et récupérer le savant atomiste allemand Hassler et ses assistants, avant les Soviétiques... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Michel Lafon, IGE, 1981, in-8°, 272 pp, 16 pl. de photographies en sépia hors texte, discographie, broché, couv. illustrée, bon état
Ami de Georges Brassens, d'André Verchuren et de Maurice André, Édouard Duleu (1909-2001) est l'un des principaux représentants accordéonistes de la seconde moitié du XXe siècle. Au cours de sa carrière, il totalise 140 albums, sept disques d'or et plus de 25 millions de disques vendus pour quelque mille morceaux enregistrés. — "Edouard est né dans le Nord. On n'y choisit ni son berceau ni sa destinée. Ici, le boulot fait partie des traditions ancestrales, aux côtés de la bière, des frites, des flonflons et des ducasses. Que le père Duleu soit monté à Paris, appelé pour y devenir pompier cela n'a, somme toute, rien d'extravagant. Il avait, naturellement emporté dans son maigre bagage, son piano à bretelles. C'est avec lui qu'il va aller au feu (de la rampe), affronter le public redoutable, se faire un nom dans les guinguettes, le music-hall et la chanson. De tous les pompiers des salles parisiennes, l'ami Edouard est le plus connu ! Il y a, bien entendu, de tout, parmi les paroissiens que le “métier” lui a fait rencontrer : des drôles et des prétentieux, des types attachants et des minables, des braves et des salauds, des cons et des autres. Si son bouquin vaut le détour, c'est peut-être aussi parce qu'il évoque une espèce en voie de disparition : celle pour qui la chansonnette était une manière d'artisanat ; parce qu'il concerne une époque où on avait encore le droit de choisir soi-même sa “Vedette” ou son artiste préféré. Edouard égrenne ainsi ses souvenirs avec gentillesse et bonne humeur, ce qui n'exclut pas la mélancolie. Il le fait sur un air d'accordéon." (Georges Brassens) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1989, in-8°, 274 pp, biblio, broché, bon état
Mémoires : Epouse de Jean Sainteny à l'époque où celui-ci représentait la France au Vietnam, l'auteur fut témoin des évènements qui marquèrent la fin de l'Indochine depuis 1951. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1956, fort in-8°, 590 pp, préface de François Mauriac, broché, bon état
"Diplomate de carrière, J. D. fut nommé à la Libération chef du Protocole. Son journal, dans lequel il notait aussi bien les cérémonies officielles que les bons mots entendus aux dîners mondains, constitue un précieux document sur les premières années de la IVe République – et plus encore peut-être sur l'état d'esprit d'un diplomate français." (Revue française de science politique, 1956) — "Jacques Dumaine, fils de diplomate, diplomate lui-même, après avoir été en poste à Rome, à Londres, à Washington, reçut à la Libération la lourde charge du Protocole. Chaque jour, de 1945 à 1951, années pendant lesquelles il remplit cette fonction, il tint un « journal » où il put noter en témoin fidèle et malicieux, impartial et indulgent, les événements de la grande et de la petite histoire. De son admirable poste d'observation, un sourire très « Quai » sur les lèvres, il voyait s'avancer « à pas mesurés sur les tapis rouges et entre les plantes vertes des gares », l'Histoire, celle du général de Gaulle, de Winston Churchill, de la princesse Elizabeth d'Angleterre jeune mariée, de la reine de Grèce dont la conversation le « réconcilie avec ses fonctions », du roi du Cambodge « coqempâté », de Vichinsky « au teint clair ». Pendant que Louis Jouvet, Fernand Léger, Paul Claudel, Jean-Louis Barrault, Roland Petit, Christian Dior et bien d'autres faisaient eux aussi l'histoire de Paris et de la France. C'est un très précieux document." (Hommes et mondes, juillet 1956) — Dans ses carnets personnels, Jacques Dumaine, chargé du protocole au Quai d'Orsay, constate que Vincent Auriol, premier Président de la IVe République, élu par le Parlement le 16 janvier 1947 au premier tour de scrutin, loin de se contenter « d’inaugurer les chrysanthèmes », construisit une fonction présidentielle qui n’avait jamais existé auparavant. Il note comment Robert Schuman a longtemps conservé secret son plan de mise en commun du charbon et de l'acier français et allemand, et rappelle comment les autorités du Royaume-Uni ont, dès le début, manifesté une grande méfiance à l'égard du plan Schuman. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Cherche Midi, 2011, gr. in-8°, 522 pp, édition établie sous la direction d'Alain Bouzy, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Documents)
Voilà trente ans, le 10 mai 1981, François Mitterrand accédait à la présidence de la République. Il restera au pouvoir pendant deux septennats, marquant en profondeur la vie des Français et les relations du pays avec l'Europe et le monde. Sa chaotique ascension vers le pouvoir suprême ne fut possible que grâce au compagnonnage d'hommes opiniâtres et enthousiastes, convaincus que l'ambitieux avocat avait un destin national. Ces "révélations" de Roland Dumas ne sont ni un livre d'histoire ni des mémoires, qu'il a déjà rédigés en son temps. L'ouvrage est la mise en perspective de soli parcours politique, qui s'étend sur la seconde moitié du XXe siècle, et de confidences personnelles qui éclairent les zones d'ombre d'un destin exceptionnel. Il en dénoue aujourd'hui les apparentes contradictions et en trace les lignes de force arc-boutées sur un idéal politique et social. Jeune résistant élevé dans le culte de Léon Blum, devenu ténor du barreau ; farouche antinazi transfiguré en cheville ouvrière de la construction européenne ; admirateur du de Gaulle historique, reconverti en compagnon de route de François Mitterrand, son plus ardent détracteur ; grand prêtre des Affaires étrangères pendant neuf ans et dépositaire privilégié des secrets de la "mitterrandie" cinquième personnage de l'Etat traîné devant les tribunaux pour des vedettes à forte odeur de pétrole, Roland Dumas raconte, non sans distance ni ironie, une vie de passions et de combats. À l'heure où un Occident aveugle se rêve encore en maître du monde, où la construction européenne est saisie de hoquets, où la France navigue à vue sans politique étrangère cohérente, Dumas rappelle que sa vérité a toujours été du côté des progressistes, des décolonisateurs et de ceux qui avaient "une certaine idée de la France". Plus Tallevrand que Choiseul, plus ténor que philosophe, plus bretteur que procureur, plus Casanova que Don Juan, plus jouisseur que donneur de leçons, il nous conte son étonnante aventure au service d'une France, exigeante comme une épouse mais aimante comme une maîtresse. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1973, gr. in-8°, 317 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée,
"Mémoires" d'un fasciste toscan : Amerigo Dumini a été le tueur le plus célèbre de l'Italie, assassin du député Giacomo Matteotti le 10 juin 1924, mais aussi soldat des groupes d'assaut, tueur officiel à Paris, trafiquant d'armes, journaliste, espion en Libye, intermédiaire entre maquisards et nazi-fascistes, homme de confiance des Alliés, etc. Chapitres : La fondation des Faisceaux et mon service en France. La mort de Matteotti. La grande aventure africaine. Du 23 juillet 1943 à mon arrestation en 1945. Ma vie à la prison. — "Adrien Salmieri, qui a traduit les mémoires d'Amerigo Dumini, un des hommes, qui ont participé à l'assassinat de Matteotti, a eu soin, dans une longue introduction, fondée sur une bonne connaissance de l'histoire du fascisme, de définir le climat dans lequel s'est produit ce crime politique. C'est là un des mérites de ce livre, qui rend accessible à un public français un document, qui ne manque pas d'intérêt dans la mesure où, malgré une tendance évidente de l'auteur de ces mémoires à affabuler et à dissimuler une part de la vérité, on découvre le milieu assez trouble d'une police politique supplétive, qui a largement contribué à l'installation et au maintien au pouvoir du fascisme. Dumini est un fils d'émigré italien, né à Saint-Louis du Missouri, dont l'attitude pendant la première guerre mondiale (engagé volontaire dans l'armée italienne) témoigne d'un attachement profond des colonies italiennes d'Amérique du Nord à la mère-patrie, fruit, sans doute, d'une intégration difficile dans la communauté américaine. Cette jeunesse américaine de Dumini explique, peut-être, l'attitude de l'ancien combattant qui, connaissant la réalité italienne de l'avant-guerre à travers le prisme déformé du milieu de l'émigration, est moins qu'un autre à même de comprendre les événements de l'après-guerre. Ajoutons que ces mémoires ne sont pas seulement le récit d'une participation à un crime, mais aussi de la vie d'un fasciste quelconque, roublard et maladroit (au point de se faire condamner à quatorze mois de "confino" pour injures au Duce), colon malheureux en Libye (du fait de la guerre), trafiquant d'armes pendant la République de Saló et chauffeur de l'AMGO, avant d'être arrêté par hasard." (J. P. Filippini, Revue Historique, 1974) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie Roumaine Antitotalitaire, 1997, in-8°, 262 pp, broché, bon état. Témoignage sur le goulag communiste roumain de Pitesti. L'auteur, fervent anti-communiste y fut emprisonné de 1948 à 1951.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.