8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Université de Paris IV, 1987, 3 vol. in-4°, 758 pp, fac-similés, biblio, index, broché, bon état. Thèse pour le Doctorat d'Etat sous la direction du professeur Yves Coirault.
P., Hachette, 1858, in-12, viii-280 pp, reliure demi-basane noire époque, dos lisse orné de filets dorés, qqs rousseurs éparses, bon état
P., Dentu, 1878, in-12, xxiv-251 pp, page de titre en rouge et noir, lettrines, bandeaux, culs-de-lampes, texte encadré d'un filet noir, reliure plein cuir souple havane, dos lisse avec titres et doubles filets à froid, filet à froid encadrant les plats (rel. de l'époque), bon état
Le roi Voltaire : sa généalogie, sa jeunesse, ses maîtresses, son sacre, sa cour, son peuple, ses ministres, ses victoires et conquêtes, sa mort, son Dieu, ses œuvres, sa dynastie, la comédie voltairienne.
Paris (Saint-Cloud, Imp. de Mme Vve Belin), 1856, in-8°, ix-143 pp, broché, couv. imprimée, bon état, envoi a.s.
Michel de Castelnau, sieur de Mauvissière, de qui l’on a de si intéressants Mémoires, et qui joua un rôle si important dans la diplomatie de ce temps-là par ses négociations et ses ambassades.
S.l. [Bruxelles, Académie Royale de Belgique], s.d. (1897), in-4°, 176 pp, pièces justificatives, index, modeste cartonnage souple d'attente, bon état
La place de la torture et le fonctionnement de l’instruction judiciaire dans les Pays-Bas autrichiens et l’ancien pays de Liège pendant la dernière partie de l’ancien régime. L'auteur expose dans un premier chapitre la législation en vigueur depuis les ordonnances de Philippe II. Il étudie ensuite le mouvement qui se produisit dans les esprits au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle contre la cruauté des peines en général, et spécialement contre la torture... — "Travail approfondi, d'après les documents en grande partie inédits, très complet et du plus haut intérêt. « Le travail de M. Hubert, à dit M. Duvivier à l'Académie, présente un grand intérêt : il est riche de faits, il expose avec netteté et exactitude la législation sur la torture, le rôle que jouait celle-ci dans l'instruction judiciaire, le mouvement de l'opinion en faveur de son abolition, les résistances que rencontra cette suppression. » C'est à Joseph II qu'est due, pendant la vie de sa mère, Marie-Thérèse, l'abolition de la torture dans les états héréditaires de l'Autriche. Dans les Pays-Bas catholiques, la réforme fut plus difficile, rencontrant une vive opposition dans tous les conseils de justice. Il fallut louvoyer. Le gouvernement commença par décider que l'application à la torture ne pourrait désormais avoir lieu que moyennant son autorisation spéciale après communication des procédures. Et dans chaque cas particulier, il refusait l'autorisation demandée. En 1781, le Conseil de Flandre insiste pour être autorisé à appliquer à la torture le prêtre Bauwens... Une longue procédure s'engage : « On arrache rarement, dit le Conseil de Flandre, aux scélérats endurcis au crime par une longue habitude, tel que celui-ci, des confessions autrement que par la réalité et la violence des tourments. » Le gouvernement finit par écrire qu'il n'autorisera plus la torture. Et malgré tout le mécontentement et les aigres observations des conseils de justice. l'empereur Joseph II prononce la complète abolition de la torture par l'article 63 du décret du 3 avril 1787. L'on continua cependant à torturer les accusés en 1790, 1791 et jusqu'en 1794, car la Révolution brabançonne amena l'abrogation des réformes de Joseph II..." (La Belgique judiciaire, 1897) — Extrait du tome 55 des Mémoires couronnés et Mémoires des savants étrangers de l'Académie Royale (de Belgique).
Chez l'Auteur, 1990, in-4°, xiv-(19)-71-(37) pp, texte dactylographié, 20 photos originales en couleurs, un portrait, annexes, biblio, broché, bon état (Mémoire de maîtrise d'histoire, sous la direction de Michel Serres, Université de Paris I)
Préambule : Les préparations anatomiques du XVIIe et XVIIIe siècles. – Annexes Préambule. – Vie d'Honoré Fragonard : l'enfance et les années de jeunesse 1732-1759, directeur de l'Ecole vétérinaire d'Alfort 1765-1771, l'oeuvre anatomique, le renvoi, l'après-Alfort 1771-1792, ses productions, la Révolution 1792-1794, la Commission temporaire des arts, l'Ecole de santé de Paris 1794-1799. – Son oeuvre. – Annexes Fragonard.
Lausanne, Edita, 1970, pt in-4°, 244 pp, texte sur deux colonnes, très nombreuses illustrations et fac-similés en noir et en couleurs dans le texte et à pleine page, certaines contrecollées, reliure pleine toile bleu roi avec trois fleurs de lys au 1er plat de l'éditeur, jaquette illustrée, pt trace d'humidité ancienne au 2e plat, bon état
"Il s'agit moins, dans ce beau livre, de grande histoire que d'histoire des mœurs. Certes, celle-ci est inséparable de celle-là. Et le regretté Philippe Huisman comme Mme Marguerite Jallut ont intimement lié l'une et l'autre. Il reste que les deux auteurs, en se penchant sur le destin douloureux de la dernière reine de France, ont eu surtout pour objectif d'interroger la fin de ce siècle de la « douceur de vivre » que Marie-Antoinette incarna si exactement. Aussi bien, suit-on ici, à travers les quatre saisons de sa courte existence, l'évolution du goût de l'archiduchesse d'Autriche, devenue dauphine, puis reine du plus beau des royaumes qui allait ignominieusement la rejeter et la sacrifier. L'ouvrage témoigne d'un grand raffinement matériel, qui est à l'image du règne qu'il évoque avec ime attention et un soin dignes de tous les éloges. Par son abondante illustration qui est à peu près exclusivement en couleurs, il présente plus que l'essentiel de l'histoire de l'art français à partir du déclin du règne de Louis XV jusqu'à l'explosion révolutionnaire. L'analyse d'un « style de vie » – celui de la cour, mais aussi celui de la ville. Les fêtes de Versailles, mais aussi les fêtes de Paris. Les transformations du palais, sous l'influence de la reine, la décoration de Trianon, les puérilités du Hameau où cette reine enfant s'amusait à jouer à la fermière. Et puis, dans la capitale, le Salon, l'attrait qu'il exerçait alors sur le public parisien (cent mille visiteurs en un mois...), le tournant caractéristique qui s'y dessine entre 1781 et 1785, l'apparition des thèmes guerriers et héroïques qui se mêlent aux thèmes badins et sentimentaux, « l'amour de la vie et de tous ses fruits, [dissimulant] pour quelques mois encore la dangereuse, la malsaine, l'affreuse séduction de la mort. » Oui, « ce terrible complexe suicidaire n'atteint pas seulement les êtres, il peut aussi atteindre les peuples ou une classe sociale tout entière. » Voilà ce qu'ont à juste titre souligné les auteurs au cours de leur livre brillant et amer. Une des ultimes images reproduit le visage pathétique de l'« Autrichienne » conduite au supplice, telle que la vit le régicide Louis David d'une des fenêtres de Paris ensanglanté. Un chef-d'œuvre atroce. Mieux que tout autre, il symbolise l'« impossible bonheur » de Marie-Antoinette." (Yvan Christ, Revue des Deux Mondes, 1970)
P., Dominique Wapler, 1948, in-8°, 374 pp, un portrait en frontispice, un tableau généalogique dépliant hors texte, biblio, broché, bon état. Edition originale, un des 60 ex. numérotés sur Alfa mousse Navarre
Lausanne et Londres, 1766-1767, in-12, reliure plein veau marbré, dos lisse, triple filets et caissons dorés ornés, pièce de titre basane bordeaux, tranches rouges (rel. de l'époque), dos et plats frottés, coiffes abîmées, état correct
Intéressant recueil réunissant deux des principaux ouvrages publiés autour de la rupture de Hume et de Rousseau. Ce dernier, poursuivi par la censure sur le continent, était venu s'installer en Angleterre à l'invitation du célèbre philosophe écossais mais la discorde n'avait pas tardé à naître entre les deux hommes. – 1. Edition restée inconnue à Bengesco, de cette compilation des lettres publiée du vivant de l’auteur, due sans doute à Angliviel de la Beaumelle, et qui selon Grimm "a fait mourir de rire, et qu'on ne prend pas plus mauvaise opinion de l'homme illustre pour lequel le compilateur non illustre a voulu témoigner de l'aversion". – 2. Edition originale, publiée en français par Suard d'après le manuscrit anglais de Hume. L'édition anglaise "retraduite" du français, parut quelques mois plus tard. Cet ouvrage de Hume contient la version du philosophe écossais sur sa brouille avec Rousseau. Le 9 janvier 1766, par un temps glacial, deux des intellectuels les plus importants du siècle s’embarquent ensemble à Calais pour l’Angleterre : Jean-Jacques Rousseau et David Hume. Le philosophe écossais a décidé de prendre Jean-Jacques, persécuté, sous sa protection. Depuis plus de trois ans Rousseau est en effet en exil, après que son Émile ait été par jugement lacéré et brûlé sur les marches du Palais de Justice de Paris. David Hume n’a alors en France presque que des amis, Jean-Jacques presque que des ennemis. Le 21 mai de l’année suivante, hagard, au bord de la folie, Rousseau fuit l’Angleterre après une folle querelle, venimeuse, acharnée, avec le « bon David ». Que s’est-il passé ? Tout Paris bruit des éclats de la querelle. Hume décide, sous la pression des philosophes français, de rédiger un compte-rendu de cette pénible affaire, intitulé Exposé succinct de la contestation qui s’est élevée entre M. Hume et M. Rousseau, avec les pièces justificatives. Il paraît à Paris au cours de l’automne 1766. D’Alembert en a supervisé la traduction. Deux mois plus tard, il est publié en Anglais à Londres, prétendument « traduit du français ». Entre les deux éditions, Hume a rajouté des notes, en a supprimé d’autres. Au-delà de l’anecdote, qui a son importance, ce petit livre éclaire la vie quotidienne et le comportement de deux des génies de ce XVIIIe siècle européen qui en compta beaucoup. S’attacher profondément à leurs œuvres nourrit la curiosité envers les hommes qui les ont créées. Lorsqu’il s’agit de Hume et de Rousseau, rien à leur sujet ne peut nous être indifférent. – 3. Edition originale. Ayant appris la rupture survenue entre Rousseau et son protecteur, le grand philosophe écossais David Hume, Voltaire écrit à ce dernier le 24 octobre 1766 pour lui relater ses propres démêlés avec le Citoyen de Genève. Le pamphlet se termine sur une Lettre de M. de Voltaire au docteur Jean-Jacques Pansophe, texte dont Voltaire nia la paternité, inventaire cumulé des exemples démonstratifs de l’absence de bonne foi, de bon sens et de modestie chez Jean-Jacques... Bien que Voltaire ait toujours nié être l'auteur du pamphlet, ses contemporains furent unanimes à le lui attribuer, de même que les bibliographes.
Club du Livre d'Histoire, 1956, in-8°, 395 pp, 12 pl. de gravures hors texte (4 doubles), biblio, tiré sur Bouffant Prioux, numéroté, reliure demi-basane carmin de l'éditeur, dos à 3 faux-nerfs, titres dorés, sous emboîtage cartonné papier fantaisie, bon état
Une biographie, assez peu connue, qui rend justice à cette grande reine de France, mère de trois rois, et régente du royaume pendant trois années.
Flammarion, 1982, in-8°, 297 pp, traduit de l'américain, index, broché, couv. à rabats, bon état
"Les polémiques sur la Révolution française et leurs simplifications abusives ont figé en un modèle durable l'image abstraite de deux « élites »: la « noblesse» fondée sur la naissance, et la « bourgeoisie » définie par la richesse acquise. Cette conception est manifestement dépassée. La réalité est infiniment plus complexe et plus ductile, car la mobilité sociale fut très souple et dynamique dans la France du XVIe siècle." (Lectures n° 14, juillet-août 1983)
P., Georges Hurtrel, Artiste-Editeur, 1882, in-12, 218 pp, un frontispice et 9 pl. de gravures sous serpente hors texte (dont 8 en deux tons), vignettes, lettrines et culs-de-lampe, broché, couv. rempliée crème imprimée en bleu, sous chemise de percaline rouge décorée de fers spéciaux dorés de l'éditeur (avec rubans de fermeture), tirage à 1000 exemplaires numérotés à la main et signés par l'auteur, bon état
Illustrations réalisées par M. Adolphe Lalauze, aquafortiste ; MM. Riester, A. Lalauze, Uzès, Georges Hurtrel, dessinateurs et MM. F. Méaulle et Gillot, graveurs.
London: printed for Longman, Hurst, Rees, and Orme, by T. Bensley, 1810, 2 vol. in-8°, xxviii-348 et 384 pp, 3e édition, portraits gravés du colonel Hutchinson et de Mrs Lucy Hutchinson en frontispices, un tableau généalogique dépliant, un fac-similé et un plan repliés, une gravure hors texte, reliures plein veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons dorés et à froid, roulettes dorées, pièces de titre et de tomaison basane noire, triples filets dorés et large filet à froid encadrant les plats (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire bien relié. Texte en anglais
"The Life of John Hutchinson of Owthorpe in the Country of Nottinghamshire", composée par Lucy Hutchinson entre 1664 et 1667, rapporte le destin tragique du Colonel Hutchinson qui mourut en captivité le 11 septembre 1664. Signataire de l’arrêt de mort du roi Charles Ier et soupçonné d’avoir participé à un complot contre Charles II, celui-ci fut arrêté en octobre 1663 sans avoir jamais été jugé. S’il s’écoula presque cent quarante ans entre l’écriture et la publication de « The Life », c’est qu’il était impensable pour la famille Hutchinson d’autoriser la publication de la Vie d’un régicide au temps de la monarchie restaurée. À la fin du XVIIIe siècle, alors que des récits du même genre avaient été publiés, la famille Hutchinson refusa à l’antiquaire Mark Noble, qui écrivait The Lives of the English Regicides (1798), le droit de consulter le manuscrit. Une demande similaire de l’historienne Catharine Macaulay (1731-1791) fut rejetée. Ainsi, même si l’existence de cette Vie de John Hutchinson était connue, il semble qu’elle ait peu circulé avant sa publication en 1806 par Julius Hutchinson, qui avait hérité des écrits de son aïeule. Ce volume, publié sous le titre “Memoirs of the Life of Colonel Hutchinson”, rassemble en fait plusieurs pièces : un fragment autobiographique (« The Life of Mrs. Hutchinson Written by Herself. A Fragment »), la dédicace aux enfants (« To My Children »), la Vie du Colonel (« The Life of John Hutchinson »), l’inscription qui figure sur le Monument du Colonel Hutchinson à Owthorpe, et quelques vers tirés du volume aujourd’hui perdu où Lucy Hutchinson avait consigné sa Vie. Dans sa préface, Julius Hutchinson présente les “Memoirs” comme « l’histoire de l’une des époques les plus remarquables des annales britanniques. »
Editions R.-A. Corrêa, 1937, in-8°, 232 pp, un portrait de Fouquet en frontispice, annexes : Fouquet devant la Chambre de justice, broché, couv. illustrée, papier jauni, état correct, envoi a.s. à J.-L. Vaudoyer
Paris, Jacques-Henry Pralard, 1718, in-12, reliure plein veau naturel, dos à 5 nerfs, titre et fleurons dorés, tranches mouchetées de rouge (rel. de l'époque), 23 lignes (signées Quillan) écrites soigneusement à la plume sur une page blanche en début d'ouvrage (“Cette méthode est fort bonne ; mais elle suppose que les marins sont soigneux dans leurs observations, outre cela il faut une bonne montre à seconde...”), petit manque en tête, bon état
Edition originale de ce rare traité scientifique sur les longitudes. L'auteur, qualifié de "Bourgeois de Dieppe" dans le privilège, annonce avoir percé le secret de l'un des grands problèmes scientifiques de l'histoire des Sciences : "La charité m'oblige à communiquer à tout le monde, [...] on pourra y ajoûter qu'un Artisan a trouvé les Longitudes" (pp. 4-5). Il décrit ici sa méthode pour calculer la longitude, basée sur l'observation astronomique et avec l'aide de quatre instruments : un cadran solaire, une pendule "comme j'en ai fait une qui va assez juste sur Mer sans s'arrêter par le roulis du Vaisseau", un instrument "pour prendre hauteur aux Étoiles" et une boussole ordinaire. On notera la date de publication de l'ouvrage, qui intervient quelques années après la promulgation du "Longitude Act" (1714), loi britannique qui offrait une récompense de 20 000 £ à la personne qui découvrait la méthode pour déterminer avec la plus grande précision la longitude en mer. L'auteur prétendait-il peut-être devenir l'heureux lauréat de ce concours ? Pour rappel, la solution ne sera découverte qu'une dizaine d'années plus tard par John Harrison, un horloger britannique. (D. Courvoisier)
HÉNIN (Etienne-Félix d'Hénin de Cuvillers).
Reference : 114214
(2009)
ISBN : 9782356760128
Editions Bouchène, 2009, in-8°, 108 pp, présentation par Alain Blondy (26 pp), un portrait de d'Hénin et une gravure, généalogie simplifiée de d'Hénin, broché, bon état. Réédition de l'édition de 1788
L’ouvrage publié par d’Hénin connut deux éditions : la première en 1787 et la seconde en 1788, même si toutes deux portent la première date. Si entre les deux éditions le corps de l’ouvrage n’est aucunement différent, la deuxième porte la mention « traduit de l’italien ». Or Hénin est péremptoire lorsque, dans son « avertissement de l’édition italienne », il écarte comme superfétatoire toute recherche sur l’auteur italien du texte. Il se camoufle derrière l’autorité du célèbre « antiquaire » napolitain, le marquis Galliani, dont le frère, l’abbé Ferdinando, avait eu son heure de gloire comme secrétaire d’ambassade à Paris. Il semble que s’il y eût jamais un texte italien de cet ouvrage, il soit resté à l’état de manuscrit car rien, dans la production littéraire de l’époque ne correspond véritablement au sujet abordé par d’Hénin. En revanche, un document rédigé dans les années 1783-1784 par un négociant vénitien, Marino Doxarà qui, accompagné du patricien Andrea Maria Querini avait été chargé d’une mission auprès du bey de Tunis, a pu être connu d’Hénin qui dit crûment qu’il « n’est pas nécessaire de chercher de quelle main ce Mémoire » lui est venu. En effet, Hénin ne semble pas faire là oeuvre de dilettante. Ce travail, traduction d’un manuscrit ou mémoire rédigé par lui-même à partir de données locales, répond à une attente du ministère des Affaires étrangères. C’était d’ailleurs une tradition que n’abandonnèrent pas les relations extérieures de la Révolution, que de confier à des secrétaires d’ambassade la rédaction de brochures ou de livres, souvent anonymes et censés avoir été publiés à l’étranger, pour dire officieusement ce que le gouvernement pensait et préparer ainsi l’esprit public que l’on n’appelait pas encore l’opinion.
Fayard, 1940, in-12, 731 pp, sources et biblio, broché, bon état (Coll. Les Grandes Etudes historiques)
Remarquable étude, avec une très ample bibliographie. — "Une œuvre, non d'un simple vulgarisateur de seconde main, mais d'un historien méthodique. M. Héritier a voulu écrire, non une biographie stricte comme feu J.-H. Mariéjol, ni une histoire du temps de Catherine de Médicis, mais une « synthèse » de la vie et des actions de son personnage, qu'il s'est efforcé de replacer dans son siècle et qu'il s'interdit d'expliquer à l'aide d'autre chose que les idées, la mentalité de ce siècle. En fait, les 731 pages de cette « svnthèse » contiennent bien des analyses, ou des contributions analytiques. On ne s'en plaindra pas, car ces morceaux sont sérieux, généralement bien informés, même lorsqu'il s'agit des relations du gouvernement de Paris avec Elizabeth d'Angleterre et du projet de mariage de François, duc d'Anjou, même lorsqu'il s'agit de l'affaire de Portugal et des négociations compliquées menées par Catherine avec son gendre de l'Escorial. Il a annexé à son travail une copieuse Orientation bibliographique (39 pages). Cette « orientation » est en réalité un aperçu fort ample sur l'ensemble des sources et de la bibliographie concernant non seulement Catherine de Médicis, mais bien l'histoire générale et particulière de toute la période française 1560-1589. On y relèvera peu de lacunes. Le volume est de lecture attachante. Une Catherine de Médicis femme, mère et « gouvernante », un peu systématique, très vivante cependant, se dessine clairement devant l'esprit du lecteur. M. Héritier atteint donc son objet et son gros ouvrage se classera certainement à un bon rang dans la collection à laquelle il l'a donné." (H. Drouot, Revue d'histoire de l'Église de France, 1941) — "Par une singulière coïncidence le livre de M. Jean Héritier, qui évoque la période du plus grand déchirement français – les guerres de Religion – jusqu’en 1940, parut précisément en 1940 et fut presque aussitôt épuisé. Son livre apparaît comme un tableau fort complet, disposé dans les perspectives les plus variées autour d’un portrait très approfondi : celui du personnage central, qui anime et domine toute la peinture. Que ce personnage soit une femme contribue sans doute à donner à ce récit, d’une stricte rigueur historique, son caractère émouvant, pathétique. La formule consacrée n’est certes pas de complaisance ici : cela se lit comme un roman, et le plus passionnant des romans. Nulle femme pourtant ne fut moins romanesque que Catherine de Médicis, au sens où on l’entend des héroïnes féminines, puisque son biographe peut dire d’elle qu’elle n’avait jamais eu d’aventure amoureuse. Sa seule passion de femme, mais violente et de grandes conséquences politiques, fut le sentiment maternel. Il faut noter aussi un attachement conjugal réel, solide, mais trop dénoué ; le destin fit de Catherine non une épouse, mais une mère royale, et plus véritablement : un roi..." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique, 1960)
Fayard, 1940, in-12, 731 pp, sources et biblio, reliure demi-toile chagrinée chocolat, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes études historiques). Edition originale imprimée sur alfa
Remarquable étude, avec une très ample bibliographie. — "Une œuvre, non d'un simple vulgarisateur de seconde main, mais d'un historien méthodique. M. Héritier a voulu écrire, non une biographie stricte comme feu J.-H. Mariéjol, ni une histoire du temps de Catherine de Médicis, mais une « synthèse » de la vie et des actions de son personnage, qu'il s'est efforcé de replacer dans son siècle et qu'il s'interdit d'expliquer à l'aide d'autre chose que les idées, la mentalité de ce siècle. En fait, les 731 pages de cette « synthèse » contiennent bien des analyses, ou des contributions analytiques. On ne s'en plaindra pas, car ces morceaux sont sérieux, généralement bien informés, même lorsqu'il s'agit des relations du gouvernement de Paris avec Elizabeth d'Angleterre et du projet de mariage de François, duc d'Anjou, même lorsqu'il s'agit de l'affaire de Portugal et des négociations compliquées menées par Catherine avec son gendre de l'Escorial. Il a annexé à son travail une copieuse Orientation bibliographique (39 pages). Cette « orientation » est en réalité un aperçu fort ample sur l'ensemble des sources et de la bibliographie concernant non seulement Catherine de Médicis, mais bien l'histoire générale et particulière de toute la période française 1560-1589. On y relèvera peu de lacunes. Le volume est de lecture attachante. Une Catherine de Médicis femme, mère et « gouvernante », un peu systématique, très vivante cependant, se dessine clairement devant l'esprit du lecteur. M. Héritier atteint donc son objet et son gros ouvrage se classera certainement à un bon rang dans la collection à laquelle il l'a donné." (H. Drouot, Revue d'histoire de l'Église de France, 1941) — "Par une singulière coïncidence le livre de M. Jean Héritier, qui évoque la période du plus grand déchirement français – les guerres de Religion – jusqu’en 1940, parut précisément en 1940 et fut presque aussitôt épuisé. Son livre apparaît comme un tableau fort complet, disposé dans les perspectives les plus variées autour d’un portrait très approfondi : celui du personnage central, qui anime et domine toute la peinture. Que ce personnage soit une femme contribue sans doute à donner à ce récit, d’une stricte rigueur historique, son caractère émouvant, pathétique. La formule consacrée n’est certes pas de complaisance ici : cela se lit comme un roman, et le plus passionnant des romans. Nulle femme pourtant ne fut moins romanesque que Catherine de Médicis, au sens où on l’entend des héroïnes féminines, puisque son biographe peut dire d’elle qu’elle n’avait jamais eu d’aventure amoureuse. Sa seule passion de femme, mais violente et de grandes conséquences politiques, fut le sentiment maternel. Il faut noter aussi un attachement conjugal réel, solide, mais trop dénoué ; le destin fit de Catherine non une épouse, mais une mère royale, et plus véritablement : un roi..." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique, 1960)
Sans lieu (Genève), 1774, in-8°, viii-344 pp, reliure plein veau marbré, dos lisse orné de caissons et fleurons dorés, pièces d'auteur et de titre basane rouge et verte, coupes filetées (rel. de l'époque), coiffe sup. lég. abîmée, traces de mouillure ancienne sur la tranche, état correct
"Fragments sur quelques révolutions dans l'Inde et sur la mort du Comte de Lalli", composés de vingt articles (Tableau historique du commerce de l'Inde. Commencement des premiers troubles de l'Inde, et des animosités entre les Compagnies française et anglaise. Sommaire des actions de La Bourdonnaye et de Dupleix. Envoi du Comte de Lalli dans l'Inde. Etat de l'Inde lorsque le général Lalli y fut envoyé. Des Gentous et de leurs coutumes les plus remarquables. Des Brames. Des guerriers de l'Inde et des dernières révolutions. Etc.), suivi de "Précis du procès de M. le Comte de Morangiès contre la famille Verron" et des "Fragments sur l'Inde", composés de treize articles. "Ouvrage destiné à redresser l'injustice de l'exécution du général Lally (…). Le texte fut radicalement altéré dans l'édition des œuvres de Kehl" (Dictionnaire Voltaire, p. 85).
Orthez, Editions Gascogne, La République, L'Eclair, 2010, gr. in-8°, 302 pp, qqs gravures et portraits, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. de Thierry Issartel
Henri IV est sans nul doute le roi le plus populaire dans le coeur des Français. A l'heure de la commémoration du 400e anniversaire de son assassinat, il convenait de revenir sur un destin exceptionnel. Cet ouvrage collectif a l'ambition d'apporter un éclairage neuf sur une période qui a contribué à façonner notre modernité, au-delà des anecdotes plus ou moins légendaires circulant sur le "bon roi Henri". A partir de la narration des trente derniers jours de la vie du monarque, cet ouvrage se propose, dans une synthèse accessible à tous, de donner au lecteur les clés du règne d'Henri IV. Historiens, experts, journalistes, les plus grands spécialistes ont écrit ces textes initialement parus dans les quotidiens “La République des Pyrénées” et “L'Eclair”. Sous une forme revue et augmentée, ils sont aujourd'hui réunis pour constituer un ouvrage de référence particulièrement original.
IVANOFF (Nicolas), Roseline Bacou, Michel Laclotte, Pierre Rosenberg.
Reference : 25407
(1971)
P., Réunion des Musées Nationaux, 1971, pt in-4° (24 x 21), 209 pp, introduction de Gaston Palewski, une étude de Nicolas Ivanoff sur “La France et Venise au XVIIIe siècle, relations artistiques”, suivies de 332 descriptions d'œuvres avec notices, dont environ 250 reproduites en noir, 4 planches en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée en couleurs, bon état
Ce catalogue raisonné a été édité à l'occasion de l'exposition “Venise au dix-huitième siècle. Peintures, dessins et gravures des collections françaises” présentée au musée de l'Orangerie des Tuileries, à Paris, du 21 septembre au 29 novembre 1971. Un vaste panorama des artistes et des œuvres.
Lausanne, 1950, gr. in-8°, 128 pp, 4 gravures hors texte, biblio, broché, bon état. Rare
Sainte-Croix est une commune du Jura-Nord vaudois. L'auteur nous offre d'abord une belle évocation du haut village vaudois au XVIIe siècle : l'état de la population et la lente évolution des moeurs, des coutumes et des institutions, à l'aide des comptes communaux. La seconde partie est consacrée à l'une des industries jurassiennes les plus typiques d'autrefois, l'exploitation des mines de fer et des forges de la contrée. Fruit de longues investigations dans les archives et dans les bibliothèques, cet ouvrage fournit d'abondants et précieux renseignements sur l'esprit d'entreprise des Vaudois et prouve à l'envi que cette région, à la fin du XVIIe siècle, était loin d'etre essentiellement agricole.
Payot, 1935, in-8°, 352 pp, broché, couv. illustrée d'un portrait gravé de Souvarov, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
"L'excellente Bibliothèque historique de la maison d'édition Payot, où la Russie tient déjà une place importante, s'accroît d'une unité nouvelle qui contribuera heureusement à intéresser le grand public à une des périodes les plus curieuses de l'histoire russe en mettant en lumière la figure d'un grand soldat : Souvarov (1730-1800), par Jean Jacoby." (A. Mazon, Revue des Études Slaves, 1935)
Tallandier, 2000, in-8°, 296 pp, une carte, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Gentilhomme des mers imprégné de L'esprit des Lumières, Lapérouse est l'une des plus grandes figures de la marine française. Il participa à la guerre d'indépendance américaine et fut chargé par Louis XVI d'effectuer avec deux navires, "La Boussole" et "L'Astrolabe", un grand voyage où étaient prévues, entre autres, la reconnaissance des côtes de l'Alaska et une nouvelle exploration du Pacifique. Le 1er août 1785, les deux navires quittent Brest, ils se dirigent vers le cap Horn, abordent, huit mois plus tard, L'île de Pâques puis explorent Les îles Hawaï, Les côtes de l'Alaska, celles de la Californie, sillonnent les mers de Chine et du Japon, se dirigent, en novembre 1787, vers les îles Samoa où une partie de l'expédition est massacrée par les indigènes. Accablé par cette tragédie, Lapérouse fait lever l'ancre en direction de l'Australie et fait escale à "Botany Bay" (Sydney), alors occupé par les Anglais. Dans une précédente lettre adressée en France Le 7 février 1788, il précise qu'il souhaite visiter les îles Tonga, la Nouvelle-Calédonie, les îles Salomon, la Nouvelle-Guinée, l'Australie. Ce sera toutefois son dernier message puisque l'expédition disparaît peu après. Plusieurs recherches seront entreprises pour retrouver des traces des navires et tenter en vain de percer le mystère de ces disparitions. Quarante ans plus tard, Dumont d'Urville retrouvera des structures de l'épave de "L'Astrolabe". D'autres expéditions se succéderont jusqu'à nos jours avec une fascination croissante. En 1964, l'amiral de Brossard situera avec précision le lieu du naufrage de "La Boussole". Mais y eut-il des survivants ? Et dans ce cas, quelle fut leur fin ? Quel bilan peut-on faire des découvertes du gentilhomme des mers ? C'est à toutes ces questions que l'auteur se propose de répondre, dans un livre haletant qui fait revivre l'esprit de la marine royale et l'attrait pour l'inconnu qui motiva cet homme au destin exceptionnel et mystérieux.
GLM/Fayard, 1987, in-8°, 396 pp, 8 pl. de gravures hors texte, 3 cartes, biblio, index, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
Personnage légendaire, Bayard, modeste gentilhomme provincial, est d'abord un témoin de son époque. Contemporain de Léonard de Vinci, de Luther et de Christophe Colomb, il a vécu dans une Europe en pleine transformation à l'heure où se mettent en place les organes de l'Etat moderne et où la vieille gentilhommerie voit s'amenuiser les bases de son pouvoir. Bayard et ses compagnons sont ainsi au contact de deux mondes. Par sa naissance, par son éducation, par ses premières campagnes, le bon chevalier est encore tout pénétré d'un idéal humain fait de bravoure individuelle, du respect des règles du combat, de vertus chrétiennes. En même temps, bon gré mal gré, il participe au nouvel art de la guerre qui s'esquisse : il accepte de se mettre à la tête de gens de pied, sait utiliser l'artillerie et il lui arrive de ruser pour tromper l'ennemi. Et, symboliquement, c'est une balle d'arquebuse tirée par un simple soldat qui l'abat, chevalier terrassé par l'arme de l'avenir. Car Bayard est en son temps un personnage anachronique. C'est ce qui le rend si attachant et parfois si émouvant. Le génie de ses premiers biographes qui ont fait de lui l'exemple du "gentil chevalier", conforme en tous points à un idéal nobiliaire, a permis à tout un groupe social de se reconnaître en lui au moment même où son destin historique s'achevait. Et sans doute est-ce parce qu'il apparaissait comme le héros d'un monde révolu que sa mémoire a traversé les siècles.