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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 PUF, 1954, 2 vol. in-8°, 772 pp, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état (Publications de la Faculté des Lettres d'Alger, XX)
Edition originale de ce classique de l'histoire des idées, paru en deux volumes en 1954. L'ouvrage, tel qu'il est, reste irremplaçable. — Tome I : XVIIe siècle (1663-1715). Tome II : XVIIIe siècle. — "Le nom de Spinoza est l'un de ceux qui reviennent le plus fréquemment dans les controverses philosophiques du XVIIIe siècle. L'étude d'ensemble pour déterminer l'influence exacte de sa pensée sur les écrivains français nous est fournie aujourd'hui par la thèse de M. Vernière, qui s'est livré à une enquête à peu près exhaustive, consultant, outre les sources imprimées, une foule de manuscrits, dont l'énumération occupe douze pages de sa bibliographie. Pour juger de la pénétration du spinozisme dans le public cultivé, il a, en outre, dépouillé cent treize catalogues de bibliothèques privées, appartenant à la Bibliothèque municipale de Bordeaux. L'histoire de Spinoza en France jusqu'à la Révolution est divisée par M. Vernière en trois périodes. (...) Au total, l'histoire du spinozisme en France avant la Révolution apparaît comme l'un des aspects de la lutte contre le dualisme cartésien, et Spinoza est tiré de plus en plus vers un monisme matérialiste qui était très loin de sa pensée. D'autre part, son respect pour la religion est rejeté, et l'on ne veut plus voir dans la vie religieuse qu'hypocrisie chez les uns, sottise chez les autres. Ces idées préconçues ont empêché pendant longtemps la majorité des penseurs français de découvrir la véritable figure de Spinoza, tandis l'Angleterre était éclairée dès le début du XVIIIe siècle, par Toland, l'Allemagne entre 1770 et 1780, par Goethe, Lessing et Jacobi. Il faut remercier M. Vernière de nous guider avec tant de sûreté dans cette histoire complexe et passionnante." (Roger Mercier, Revue d'Histoire littéraire de la France, 1957)
Payot, 1932, in-8°, 261 pp, 10 gravures dans le texte, broché, couv. illustrée, pt travail de ver en marge (sans atteinte au texte), bon état (Coll. Bibliothèque historique)
L'inquisition au Moyen Age ; L'inquisition espagnole ; L'inquisition dans le Nouveau-Monde ; La lutte contre l'hérésie ; La lutte contre la sorcellerie. — "M. Verrill a fait une longue étude des documents originaux ; Il a cherché lui-même dans les archives en France, en Espagne, en Amérique du Sud, des procès-verbaux de jugements et il apporte de nombreux faits nouveaux particulièrement pour ce qui concerne l'inquisition au Pérou. Il a pas voulu écrire un ouvrage d'érudition mais simplement faire mieux comprendre ce qu'a été l'Inquisition en la replaçant dans son cadre, dans les conditions sociales de l'époque médiévale." (Avant-propos)
Albatros, 1977, in-8°, 201 pp, 8 pl. de gravures et fac-similés hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Voici, après deux siècles, la première biographie du père de Napoléon, personnage étrange et attachant, passé sans le savoir à côté du plus grand spectacle de l'Histoire qu'il a si fort contribué pourtant à mettre en place. Entièrement réalisé à partir de documents originaux conservés aux Archives de Corse, l'ouvrage est suivi de la publication du "Livre de Raison" de Charles Bonaparte, encore inédit. Le texte proposé, dû à l'un des meilleurs historiens actuels de la Corse, offre à notre curiosité un tableau précis de la vie ajaccienne à la veille de la Révolution, ajoute un personnage inconnu à la galerie des Bonaparte et éclaire d'une façon tout à fait nouvelle le milieu familial et les jeunes années de l'Empereur.
P.-Strasbourg, Librairie Oberlin, 1967, in-8°, 78 pp, 40 gravures et photos, broché, bon état
"Les hommes de Mandrin n'ont jamais été tenus pour des malfaiteurs par les populations dauphinoises qui, de nos jours encore, s'enorgueillissent volontiers des exploits de ces bandes et ont gardé un culte frondeur pour leur capitaine. C'est que les « mandrins » étaient, à de rares exceptions près, des enfants du pays. Recrutés dans les villages et les bourgades situées de part et d'autre du Guiers parmi les artisans et les commerçants, ou encore parmi d'anciens soldats qui avaient fini leur temps ou déserté mais appartenaient originellement au même milieu, beaucoup de ces hommes, plus du tiers, avaient pris femme ou maîtresse dans le pays. Mettant leur petite fortune en sûreté chez des membres de leurs familles et parfois même chez le curé de leur paroisse, ils se livraient à la contrebande et au commerce pour leur propre compte dans l'intervalle des grandes « campagnes » qu'organisait Mandrin. Celui-ci, qui était reçu dans divers châteaux de la région et même occasionnellement à Ferney chez Voltaire, bénéficiait de tout un réseau de complicités des deux côtés de la frontière pour entreposer ses marchandises ou faire héberger ses troupes ; et des gentilshommes du cru n'hésitaient pas à engager des fonds dans les opérations qu'il organisait. Impitoyables pour les hommes du Roi et de la Ferme, les « mandrins » évitaient de molester les populations et même affectaient de s'en faire les protecteurs et les bienfaiteurs : non seulement ils vendaient bon marché diverses marchandises et notamment du sel et du tabac dont la culture avait été introduite au début du XVIIIe siècle en Savoie et dont l'usage se répandait rapidement, mais il leur arrivait de libérer les prisonniers pour dettes et de distribuer quelque argent aux nécessiteux. Lorsqu'après la capture de Mandrin, en 1755, ses bandes se replieront vers le Valais, les populations, ainsi qu'en témoignent chansons populaires et complaintes, regretteront fort la disparition de ces contrebandiers redresseurs de torts." (Annales ESC, 1968)
Payot, 1983, in-8°, 368 pp, sources, notes et références, broché, bon état
"... La dualité inscrite dans le sous-titre – « Inspirés et sectaires » – indique la thèse centrale du livre de Daniel Vidal. Entre les prophètes de malheur de la montagne cévenole avant 1710 et un mouvement sectaire comme celui des Multipliants de Montpellier autour de 1720, que l'on présente parfois comme une survivance ou une continuation des précédents, la rupture serait complète : le prophétisme camisard apparaît de fait irrécupérable, y compris par l'Eglise calviniste du temps, qui du reste le condamnera sans équivoque..." (Frank Lestringant, Revue de l'histoire des religions, 1985)
Masson, 1969, gr. in-8°, 206 pp, 6 cartes en 2 couleurs, biblio, broché, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Premier cycle). Manuel universitaire
Presses du Languedoc/Max Chaleil, 1988, gr. in-8°, 181 pp, 40 photos et fac-simils, une carte et un plan, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Barcelona, Planeta, 1998, in-8°, 311 pp, 15 illustrations, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Texte en espagnol
Perrin, 2018 in-8°, 399 pp, notes, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, trace de pli au 1er plat, bon état
Les forces de police entretiennent une histoire d'amour et de haine avec les populations qu'elles doivent servir et encadrer. Portées aux nues lorsqu'elles protègent, elles sont en partie rejetées lorsqu'elles contraignent. Cette dualité ne date pas d'hier ; pour mieux la comprendre, Nicolas Vidoni propose un essai sur la naissance et le développement des "politiques policières" pratiquées par les agents de la lieutenance de police de Paris entre 1667 et 1789. Forte de sa "capacité à agir" dans et sur l'espace urbain, la lieutenance a en effet réussi à s'imposer comme un des acteurs majeurs dans la ville d'Ancien Régime. Comprendre la police exercée par cette dernière revient ainsi à envisager une expérience forgée au contact de la capitale et sa population et qui remodèle finalement l'Etat royal. Cette histoire est enfin d'une grande modernité, puisque si les termes ont changé, la question du rapport entre police et population dans la cité reste d'une brûlante actualité. Mais au-delà de cette dimension politique – entendue au sens large – de la lieutenance, c'est bien son action pratique, donc le coeur de son activité, qui est le sujet de ce livre.
VIEILLEVILLE (François de SCEPEAUX, sire de) – CASTELNAU (Michel de) – MERGEY (Jean de) – LA NOUE (François de).
Reference : 114732
(1838)
P., Chez l'éditeur du Commentaire analytique du Code civil, 1838, pt in-4°, 644 pp, texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 larges faux-nerfs ornés, caissons dorés et à froid, titres et tomaison dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état (Nouvelle Collection des Mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe, avec des notices, par MM. Michaud et Poujoulat)
"Scépeaux de Vieilleville fut un des négociateurs du Cateau Cambrésis (1559). Le manuscrit des Mémoires fut découvert par le savant jésuite Henri Griffet dans les archives du château de Duretal en Anjou, et publié sous le nom de Vincent Carloix, secrétaire du maréchal. On a pu prouver depuis que Carloix n'est pas l'auteur de ces Mémoires, oeuvre d'un compilateur, sans doute un familier qui écrit pour les descendants du maréchal." (Hauser II, 771) – "Michel de Castelnau, gentilhomme tourangeau (1520-1592). Ses cinq séjours en Angleterre font de l'ouvrage une source primordiale pour l'histoire des relations franco-anglaises et franco-écossaises sous Henri III." (Hauser III, 1421) – "Attaché au comte de La Rochefoucauld, Jean de Mergey est renseigné sur les relations de Catherine de Médicis avec Condé : il était à Dreux, à Orléans, à Poitiers, à Moncontour. Il fait un récit très personnel du Massacre de la Saint-Barthélemy (il croit à la préméditation). Ses mémoires sont écrits sans prétention, sans fanatisme et avec sincérité." (Hauser III, 1465) – "François de La Noue, gentilhomme breton, né en 1531, converti au calvinisme en 1558, attaché aux Chastillon, prend part aux premières guerres ; il est blessé à Fontenay où il perd un bras. Après une première expédition en Flandre, il est envoyé par le roi à La Rochelle (1573). Employé en Flandre par le duc d'Alençon, il est fait prisonnier et reste cinq ans captif des Espagnols. Il défend Sedan en 1588, sert Henri IV, et meurt au siège de Lamballe en 1591. Ce sont les souvenirs d'un homme d'action, qui essaie, sur quelques faits importants dont il a été témoin, de nous donner une étude critique et suffisamment impartiale." (Hauser III, 1459).
Actes Sud, 1991, in-8° étroit, 197 pp, préface d'Elisabeth de Fontenay, notes, broché, couv. illustrée, bon état
Par deux fois, Mozart s'est rendu à Paris. Reçu avec les plus glorieux honneurs en 1763, il y fit un second voyage quelque quinze années plus tard, en 1778, et passa complètement inaperçu. Prenant ce second voyage manqué comme point d'ancrage de sa réflexion, l'auteur, en qualité de philosophe, de musicienne et de musicologue, s'attache à déterminer les raisons profondes susceptibles d'expliquer ce malentendu.
Club du Livre d'Histoire, 1956, in-8°, 264 pp, 8 gravures hors texte (4 doubles), biblio, imprimé sur Vergé Navarre, reliure demi-basane carmin de l'éditeur, dos à 3 faux-nerfs, titres dorés, gardes illustrées, bon état
Une fortune ministérielle du Grand Siècle... Le livre de Jean Villain apporte de précieuses informations sur les débuts, la carrière, la famille et le mode de vie de Mazarin.
VILLEBRESME (Thomas-Jacques Goislard, chevalier de).
Reference : 125046
(2012)
ISBN : 9791090134119
Editions Laville, 2012 gr. in-8°, 188 pp, avant-propos de François Bazin, pièces justificatives, broché, couv. illustrée, bon état
"L'essentiel de ces souvenirs est consacré aux campagnes en Amérique, sous Louis XVI. La Révolution est traitée p. 129-183 : l'émigration et la guerre à l'armée de Condé en 1793-1794. L'auteur revient d'émigration dès 1797. Il passe dédaigneusement l'Empire sous silence avant de terminer ses souvenirs par quelques pages sur la Restauration." (Fierro, 1469) — Ces Souvenirs du Chevalier de Villebresme cumulent les genres : autobiographie, témoignage militaire et tactique, Mémoire d'une époque, livre d'aventures. Le Chevalier de Villebresme est un héros dans un sens disparu aujourd'hui. D'autant plus un héros qu'il est l'un des derniers de cette époque. Il représente l'abnégation des mousquetaires, celle, selon François Bazin, préfacier du livre lors de sa sorte en 1897, "de ces fils de la vieille noblesse qui, au prix de leur sang gaiement offert, firent à la nation française la réputation de courage et de vaillance qu'un siècle entier de Révolution n'a pu complètement détruire". C'est en effet avec un certain honneur que le Chevalier rappelle sa fidélité au Roi et à des traditions centenaires. Et c'est avec cet arrière-fond constant que Villebresme narre ses aventures dont la succession lui paraît naturelle. Villebresme raconte depuis son engagement en 1772, quand il a 17 ans, chez les Mousquetaires, son parcours qui le fait devenir un marin courageux, méprisant le danger. Des batailles navales contre les vaisseaux anglais qu'il rencontre près d'Ouessant jusqu'au banquet d'adieux de ses frères d'armes, Villebresme fait vivre la campagne d'Amérique, les Antlles, le retour en France puis la Révolution, l'émigration et l'armée des princes, l'empire de Bonaparte qu'il examine de loin. Villebresme est précis. Il détaille les tactiques militaires, les habits des mousquetaires ou la liste et le coût de leurs équipements. Il n'hésite pas à dévoiler les intrigues, les relations unissant ou éloignant les grands noms de ces époques. Surtout on participe aux combats, on suit les considérations de notre "héros" sur les lieux dans lesquels il débarque. Parfois, l'auteur évoque telle lettre ou tel objet qu'il découvre à l'heure de l'écriture et qui l'émeut. Il nous emmène littéralement dans ses souvenirs et on est étonné de la fougue et de la précision qu'il montre.
Editions de Paris, 1958, pt in-8°, 302 pp, nombreux dessins, gravures anciennes et fac-similés dans le texte et à pleine page, 16 pl. de gravures et photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s. de Pierre Villemain (nom du destinataire effacé)
Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu, commence le 10 septembre 1627 et se termine par la capitulation de la cité, le 28 octobre 1628. — "Ouvrage vivant, assez curieusement composé sous forme d'un « diaire » fictif, mais inspiré des mémoires du temps dont de nombreux passages sont incorporés au texte même. Une intelligente vulgarisation." (Victor-L. Tapié, Revue Historique, 1960)
Editions de Paris, 1958, pt in-8°, 302 pp, nombreuses gravures et photos dans le texte et hors texte, biblio, reliure toile violine illustrée de l'éditeur, rhodoïd, bon état
Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu, commence le 10 septembre 1627 et se termine par la capitulation de la cité, le 28 octobre 1628. — "Ouvrage vivant, assez curieusement composé sous forme d'un « diaire » fictif, mais inspiré des mémoires du temps dont de nombreux passages sont incorporés au texte même. Une intelligente vulgarisation." (Victor-L. Tapié, Revue Historique, 1960)
Flammarion, 1983 in-8°, 231 pp, une carte en frontispice, pièces annexes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
"Il s'agit en fait de la mission de répression de la sorcellerie au Labourd, le Pays Basque maritime, confiée en 1609 à Pierre de Lancre dont Roland Villeneuve utilise abondamment le "Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons" (1613) et "l'Incrédulité et mescréance du sortilège pleinement convaincue" (1622). Dans ce pays de pêcheurs de morue, de chasseurs de baleines, où le christianisme n'avait été introduit qu'au Xe siècle, les hommes jouissaient d'une certaine liberté sexuelle et le clergé avait la réputation d'être compréhensif à cette situation jusqu'à la consolation des belles esseulées... Pierre de Lancre, dont la misogynie tourne à la gynophobie viscérale et dont le refoulement se complaît aux descriptions de sabbat les plus salaces extorquées de préférence aux plus jeunes sorcières par l'intermédiaire d'un interprète entendant l'euskara voit ainsi dans le Labourd une zone privilégiée de sorcellerie qu'il convient de faire radicalement disparaître sans égard à l'âge ni au sexe des victimes... Intéressant surtout par la documentation retenue par Lancre qui prend pour argent comptant tout ragot de sorcellerie et dont la mission fut brusquement interrompue par le retour des pêcheurs après quelques centaines d'exécutions..." (Guy Boquet, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1986)
P., Culture, Art, Loisirs, 1973, in-8° oblong, 287 pp, 14 gravures, biblio, reliure skivertex vert éditeur, bon état (Coll. Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes, sous la direction de Louis Pauwels)
P., Foucault, 1824, in-8°, 601 pp, reliure demi-veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et d'auteur chagrin carmin et vert (rel. de l'époque), coins abîmés, accroc au 2e plat avec petit manque, état correct (Coll. complète des mémoires relatifs à l'histoire de France depuis le règne de Philippe-Auguste jusqu'au commencement du 17e siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage par M. Petitot)
"Villeroy était secrétaire d'Etat dès 1567, disgracié en 1588, négociateur de la Ligue, secrétaire d'Etat de Henri IV dès 1594, chargé des affaires étrangères de 1595 à sa mort. On trouve dans ses mémoires une autobiographie justificative, des lettres, des harangues, le manifeste sur l'évasion de l'Hoste en 1604, etc." (Hauser, Sources III, 1425) – "Les mémoires du duc d'Angoulême, écrits en 1647, vont du 1er août 1589 au 3 nov. 1590. On note une description très minutieuse du siège de Dieppe et de la bataille d'Arques." (Hauser, Sources IV, 2580)
P., Foucault, 1824, in-8°, 601 pp, reliure demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquette en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaire trés bien relié à l'époque
"Villeroy était secrétaire d'Etat dès 1567, disgracié en 1588, négociateur de la Ligue, secrétaire d'Etat de Henri IV dès 1594, chargé des affaires étrangères de 1595 à sa mort. On trouve dans ses mémoires une autobiographie justificative, des lettres, des harangues, le manifeste sur l'évasion de l'Hoste en 1604, etc." (Hauser, Sources III, 1425) – "Les mémoires du duc d'Angoulême, écrits en 1647, vont du 1er août 1589 au 3 nov. 1590. On note une description très minutieuse du siège de Dieppe et de la bataille d'Arques." (Hauser, Sources IV, 2580)
Champion, 1967, in-8°, xvii-431 pp, biblio, reliure toile éditeur, bon état (Coll. Bibliothèque littéraire de la Renaissance. Les grands écrivains du XVIe siècle. Evolution des oeuvres et inventions des formes littéraires)
Paris, 1856, in-8°, vii-356 pp, reliure demi-chagrin havane à coins (coins lég. épidermés), dos à nerfs orné, tête dorée, bon état
Critique littéraire suisse estimé de Sainte-Beuve, Alexandre Vinet (1797-1847) fut aussi un moraliste et théologien protestant libéral, partisan de la séparation de l'Église et de l'Etat, dénonçant l'intellectualisme des Lumières, l'utilitarisme anglo-saxon, le socialisme matérialiste, et défenseur d'un humanisme individualiste. Le dictionnaire des philosophes des PUF note son influence sur Secrétan, et sa parenté avec Kierkegaard.
Paris, 1853, 2 vol. in-8°, ix-404 et 378 pp, reliure demi-chagrin havane à coins, dos à nerfs ornés, tête dorées, bon état
Critique littéraire suisse estimé de Sainte-Beuve, Alexandre Vinet (1797-1847) fut aussi un moraliste et théologien protestant libéral, partisan de la séparation de l'Église et de l'État, dénonçant l'intellectualisme des Lumières, l'utilitarisme anglo-saxon, le socialisme matérialiste, et défenseur d'un humanisme individualiste. Le dictionnaire des philosophes des PUF note son influence sur Secrétan, et sa parenté avec Kierkegaard.
P., Librairie de la société du recueil Sirey, 1912, in-8°, x-615 pp, bibliographies par chapitre, index, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 3 nerfs soulignés à froid, titres, fleurons et filets dorés, bon état (Histoire des institutions politiques et administratives de la France)
Important ouvrage où l’auteur déploie une érudition sans faille et une clarté d’expression également remarquable ce qui justifie qu’Olivier Martin l’ait placé parmi les fondateurs de l’histoire du droit moderne. Philippe Sueur (Histoire du droit public français, 2007) souligne que malgré la date d’édition ce volume continue de constituer l’ouvrage de référence sur cette question. Comme on l’a dit, il complète l’histoire des institutions politiques et administratives publiée jusqu’en 1903 et qui couvre la période allant jusqu’au XVIe siècle. Comme d’habitude la bibliographie est extrêmement complète et on peut également souligner de captivantes monographies de certaines des grandes figures administratives de la période de la monarchie absolue et en particulier d’intendants. — "La tâche qui s'offrait à M. Paul Viollet était rude, puisqu'il avait affaire à une époque qui est restée longtemps singulièrement délaissée par les historiens entre le Moyen âge et les temps contemporains. Ce n'était pas trop de la forte érudition de M. V., ni de sa puissante faculté de synthèse pour avoir le droit d'entreprendre un tel travail. Les neuf chapitres qu'il nous donne concernent le Royaume, le Roi, le Chancelier, les Secrétaires d'État, le Surintendant et le Contrôleur général des Finances, l'Armée, la Marine, divers Grands services publics, enfin les Intendants..." (Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1913)
Desjonquères, 2006, in-8°, 275 pp, préface de Pierre Béhar, index, broché, bon état
Une analyse des mouvements politiques, sociaux, culturels et religieux qui ont contribué à l'élaboration de l'idée de paix religieuse en France suite aux guerres de Religion, à partir des documents de l'époque, depuis les opuscules politico-religieux jusqu'aux chansons populaires, en passant par les journaux, les mémoires, les dépêches et les correspondances diplomatiques. "Royaume prééminent de la Chrétienté, la France, quand Henri IV accède au pouvoir, est le pays déterminant dans une Europe déchirée par le schisme protestant depuis bientôt un siècle. Une part importante de l'opinion publique y milite pour réunir les confessions antagonistes dans une Eglise gallicane, instaurée sous l'autorité du nouveau souverain et indépendante de Rome, à l'instar de l'Eglise anglicane : ce choix eût scellé la fin de l'Eglise catholique. Or la France préféra se décider pour une cohabitation des confessions dans un esprit sinon d'acceptation, du moins de « tolérance » réciproque. Pour quelles raisons ? Parmi le tumulte d'intérêts, de passions, d'entreprises contradictoires qui marquent les dernières convulsions des guerres de religion, Corrado Vivanti s'efforce de discerner les idées, les images, les sentiments dominant cette époque et parvient finalement à éclairer le processus de cristallisation de ce qu'on appellerait « l'exception » et qu'il serait sans doute plus juste de dire « l'originalité » française : rien de moins que les prémisses de la laïcité, cet état d'esprit qui soumet les convictions religieuses aux nécessités de la paix civile. Enfin traduite en français dans une version revue par l'auteur, cette étude, dans le pays dont elle évoque la genèse et qui s'interroge tant sur sa nature, est d'une actualité sans pareille."
Hachette, 1946, in-12, 285 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Le roi s'y engage à « bouter les hérétiques hors du royaume » et à faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La huitième et dernière guerre de religion commence...