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Phone number : 01 43 54 43 61VIEILLEVILLE (François de SCEPEAUX, sire de) – CASTELNAU (Michel de) – MERGEY (Jean de) – LA NOUE (François de).
Reference : 114732
(1838)
P., Chez l'éditeur du Commentaire analytique du Code civil, 1838, pt in-4°, 644 pp, texte sur 2 colonnes, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 larges faux-nerfs ornés, caissons dorés et à froid, titres et tomaison dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état (Nouvelle Collection des Mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe, avec des notices, par MM. Michaud et Poujoulat)
"Scépeaux de Vieilleville fut un des négociateurs du Cateau Cambrésis (1559). Le manuscrit des Mémoires fut découvert par le savant jésuite Henri Griffet dans les archives du château de Duretal en Anjou, et publié sous le nom de Vincent Carloix, secrétaire du maréchal. On a pu prouver depuis que Carloix n'est pas l'auteur de ces Mémoires, oeuvre d'un compilateur, sans doute un familier qui écrit pour les descendants du maréchal." (Hauser II, 771) – "Michel de Castelnau, gentilhomme tourangeau (1520-1592). Ses cinq séjours en Angleterre font de l'ouvrage une source primordiale pour l'histoire des relations franco-anglaises et franco-écossaises sous Henri III." (Hauser III, 1421) – "Attaché au comte de La Rochefoucauld, Jean de Mergey est renseigné sur les relations de Catherine de Médicis avec Condé : il était à Dreux, à Orléans, à Poitiers, à Moncontour. Il fait un récit très personnel du Massacre de la Saint-Barthélemy (il croit à la préméditation). Ses mémoires sont écrits sans prétention, sans fanatisme et avec sincérité." (Hauser III, 1465) – "François de La Noue, gentilhomme breton, né en 1531, converti au calvinisme en 1558, attaché aux Chastillon, prend part aux premières guerres ; il est blessé à Fontenay où il perd un bras. Après une première expédition en Flandre, il est envoyé par le roi à La Rochelle (1573). Employé en Flandre par le duc d'Alençon, il est fait prisonnier et reste cinq ans captif des Espagnols. Il défend Sedan en 1588, sert Henri IV, et meurt au siège de Lamballe en 1591. Ce sont les souvenirs d'un homme d'action, qui essaie, sur quelques faits importants dont il a été témoin, de nous donner une étude critique et suffisamment impartiale." (Hauser III, 1459).
Actes Sud, 1991, in-8° étroit, 197 pp, préface d'Elisabeth de Fontenay, notes, broché, couv. illustrée, bon état
Par deux fois, Mozart s'est rendu à Paris. Reçu avec les plus glorieux honneurs en 1763, il y fit un second voyage quelque quinze années plus tard, en 1778, et passa complètement inaperçu. Prenant ce second voyage manqué comme point d'ancrage de sa réflexion, l'auteur, en qualité de philosophe, de musicienne et de musicologue, s'attache à déterminer les raisons profondes susceptibles d'expliquer ce malentendu.
Club du Livre d'Histoire, 1956, in-8°, 264 pp, 8 gravures hors texte (4 doubles), biblio, imprimé sur Vergé Navarre, reliure demi-basane carmin de l'éditeur, dos à 3 faux-nerfs, titres dorés, gardes illustrées, bon état
Une fortune ministérielle du Grand Siècle... Le livre de Jean Villain apporte de précieuses informations sur les débuts, la carrière, la famille et le mode de vie de Mazarin.
VILLEBRESME (Thomas-Jacques Goislard, chevalier de).
Reference : 125046
(2012)
ISBN : 9791090134119
Editions Laville, 2012 gr. in-8°, 188 pp, avant-propos de François Bazin, pièces justificatives, broché, couv. illustrée, bon état
"L'essentiel de ces souvenirs est consacré aux campagnes en Amérique, sous Louis XVI. La Révolution est traitée p. 129-183 : l'émigration et la guerre à l'armée de Condé en 1793-1794. L'auteur revient d'émigration dès 1797. Il passe dédaigneusement l'Empire sous silence avant de terminer ses souvenirs par quelques pages sur la Restauration." (Fierro, 1469) — Ces Souvenirs du Chevalier de Villebresme cumulent les genres : autobiographie, témoignage militaire et tactique, Mémoire d'une époque, livre d'aventures. Le Chevalier de Villebresme est un héros dans un sens disparu aujourd'hui. D'autant plus un héros qu'il est l'un des derniers de cette époque. Il représente l'abnégation des mousquetaires, celle, selon François Bazin, préfacier du livre lors de sa sorte en 1897, "de ces fils de la vieille noblesse qui, au prix de leur sang gaiement offert, firent à la nation française la réputation de courage et de vaillance qu'un siècle entier de Révolution n'a pu complètement détruire". C'est en effet avec un certain honneur que le Chevalier rappelle sa fidélité au Roi et à des traditions centenaires. Et c'est avec cet arrière-fond constant que Villebresme narre ses aventures dont la succession lui paraît naturelle. Villebresme raconte depuis son engagement en 1772, quand il a 17 ans, chez les Mousquetaires, son parcours qui le fait devenir un marin courageux, méprisant le danger. Des batailles navales contre les vaisseaux anglais qu'il rencontre près d'Ouessant jusqu'au banquet d'adieux de ses frères d'armes, Villebresme fait vivre la campagne d'Amérique, les Antlles, le retour en France puis la Révolution, l'émigration et l'armée des princes, l'empire de Bonaparte qu'il examine de loin. Villebresme est précis. Il détaille les tactiques militaires, les habits des mousquetaires ou la liste et le coût de leurs équipements. Il n'hésite pas à dévoiler les intrigues, les relations unissant ou éloignant les grands noms de ces époques. Surtout on participe aux combats, on suit les considérations de notre "héros" sur les lieux dans lesquels il débarque. Parfois, l'auteur évoque telle lettre ou tel objet qu'il découvre à l'heure de l'écriture et qui l'émeut. Il nous emmène littéralement dans ses souvenirs et on est étonné de la fougue et de la précision qu'il montre.
Editions de Paris, 1958, pt in-8°, 302 pp, nombreux dessins, gravures anciennes et fac-similés dans le texte et à pleine page, 16 pl. de gravures et photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s. de Pierre Villemain (nom du destinataire effacé)
Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu, commence le 10 septembre 1627 et se termine par la capitulation de la cité, le 28 octobre 1628. — "Ouvrage vivant, assez curieusement composé sous forme d'un « diaire » fictif, mais inspiré des mémoires du temps dont de nombreux passages sont incorporés au texte même. Une intelligente vulgarisation." (Victor-L. Tapié, Revue Historique, 1960)
Editions de Paris, 1958, pt in-8°, 302 pp, nombreuses gravures et photos dans le texte et hors texte, biblio, reliure toile violine illustrée de l'éditeur, rhodoïd, bon état
Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis XIII et commandé par Richelieu, commence le 10 septembre 1627 et se termine par la capitulation de la cité, le 28 octobre 1628. — "Ouvrage vivant, assez curieusement composé sous forme d'un « diaire » fictif, mais inspiré des mémoires du temps dont de nombreux passages sont incorporés au texte même. Une intelligente vulgarisation." (Victor-L. Tapié, Revue Historique, 1960)
Flammarion, 1983 in-8°, 231 pp, une carte en frontispice, pièces annexes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
"Il s'agit en fait de la mission de répression de la sorcellerie au Labourd, le Pays Basque maritime, confiée en 1609 à Pierre de Lancre dont Roland Villeneuve utilise abondamment le "Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons" (1613) et "l'Incrédulité et mescréance du sortilège pleinement convaincue" (1622). Dans ce pays de pêcheurs de morue, de chasseurs de baleines, où le christianisme n'avait été introduit qu'au Xe siècle, les hommes jouissaient d'une certaine liberté sexuelle et le clergé avait la réputation d'être compréhensif à cette situation jusqu'à la consolation des belles esseulées... Pierre de Lancre, dont la misogynie tourne à la gynophobie viscérale et dont le refoulement se complaît aux descriptions de sabbat les plus salaces extorquées de préférence aux plus jeunes sorcières par l'intermédiaire d'un interprète entendant l'euskara voit ainsi dans le Labourd une zone privilégiée de sorcellerie qu'il convient de faire radicalement disparaître sans égard à l'âge ni au sexe des victimes... Intéressant surtout par la documentation retenue par Lancre qui prend pour argent comptant tout ragot de sorcellerie et dont la mission fut brusquement interrompue par le retour des pêcheurs après quelques centaines d'exécutions..." (Guy Boquet, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1986)
P., Culture, Art, Loisirs, 1973, in-8° oblong, 287 pp, 14 gravures, biblio, reliure skivertex vert éditeur, bon état (Coll. Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes, sous la direction de Louis Pauwels)
P., Foucault, 1824, in-8°, 601 pp, reliure demi-veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et d'auteur chagrin carmin et vert (rel. de l'époque), coins abîmés, accroc au 2e plat avec petit manque, état correct (Coll. complète des mémoires relatifs à l'histoire de France depuis le règne de Philippe-Auguste jusqu'au commencement du 17e siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage par M. Petitot)
"Villeroy était secrétaire d'Etat dès 1567, disgracié en 1588, négociateur de la Ligue, secrétaire d'Etat de Henri IV dès 1594, chargé des affaires étrangères de 1595 à sa mort. On trouve dans ses mémoires une autobiographie justificative, des lettres, des harangues, le manifeste sur l'évasion de l'Hoste en 1604, etc." (Hauser, Sources III, 1425) – "Les mémoires du duc d'Angoulême, écrits en 1647, vont du 1er août 1589 au 3 nov. 1590. On note une description très minutieuse du siège de Dieppe et de la bataille d'Arques." (Hauser, Sources IV, 2580)
P., Foucault, 1824, in-8°, 601 pp, reliure demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquette en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaire trés bien relié à l'époque
"Villeroy était secrétaire d'Etat dès 1567, disgracié en 1588, négociateur de la Ligue, secrétaire d'Etat de Henri IV dès 1594, chargé des affaires étrangères de 1595 à sa mort. On trouve dans ses mémoires une autobiographie justificative, des lettres, des harangues, le manifeste sur l'évasion de l'Hoste en 1604, etc." (Hauser, Sources III, 1425) – "Les mémoires du duc d'Angoulême, écrits en 1647, vont du 1er août 1589 au 3 nov. 1590. On note une description très minutieuse du siège de Dieppe et de la bataille d'Arques." (Hauser, Sources IV, 2580)
Champion, 1967, in-8°, xvii-431 pp, biblio, reliure toile éditeur, bon état (Coll. Bibliothèque littéraire de la Renaissance. Les grands écrivains du XVIe siècle. Evolution des oeuvres et inventions des formes littéraires)
Paris, 1856, in-8°, vii-356 pp, reliure demi-chagrin havane à coins (coins lég. épidermés), dos à nerfs orné, tête dorée, bon état
Critique littéraire suisse estimé de Sainte-Beuve, Alexandre Vinet (1797-1847) fut aussi un moraliste et théologien protestant libéral, partisan de la séparation de l'Église et de l'Etat, dénonçant l'intellectualisme des Lumières, l'utilitarisme anglo-saxon, le socialisme matérialiste, et défenseur d'un humanisme individualiste. Le dictionnaire des philosophes des PUF note son influence sur Secrétan, et sa parenté avec Kierkegaard.
Paris, 1853, 2 vol. in-8°, ix-404 et 378 pp, reliure demi-chagrin havane à coins, dos à nerfs ornés, tête dorées, bon état
Critique littéraire suisse estimé de Sainte-Beuve, Alexandre Vinet (1797-1847) fut aussi un moraliste et théologien protestant libéral, partisan de la séparation de l'Église et de l'État, dénonçant l'intellectualisme des Lumières, l'utilitarisme anglo-saxon, le socialisme matérialiste, et défenseur d'un humanisme individualiste. Le dictionnaire des philosophes des PUF note son influence sur Secrétan, et sa parenté avec Kierkegaard.
P., Librairie de la société du recueil Sirey, 1912, in-8°, x-615 pp, bibliographies par chapitre, index, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 3 nerfs soulignés à froid, titres, fleurons et filets dorés, bon état (Histoire des institutions politiques et administratives de la France)
Important ouvrage où l’auteur déploie une érudition sans faille et une clarté d’expression également remarquable ce qui justifie qu’Olivier Martin l’ait placé parmi les fondateurs de l’histoire du droit moderne. Philippe Sueur (Histoire du droit public français, 2007) souligne que malgré la date d’édition ce volume continue de constituer l’ouvrage de référence sur cette question. Comme on l’a dit, il complète l’histoire des institutions politiques et administratives publiée jusqu’en 1903 et qui couvre la période allant jusqu’au XVIe siècle. Comme d’habitude la bibliographie est extrêmement complète et on peut également souligner de captivantes monographies de certaines des grandes figures administratives de la période de la monarchie absolue et en particulier d’intendants. — "La tâche qui s'offrait à M. Paul Viollet était rude, puisqu'il avait affaire à une époque qui est restée longtemps singulièrement délaissée par les historiens entre le Moyen âge et les temps contemporains. Ce n'était pas trop de la forte érudition de M. V., ni de sa puissante faculté de synthèse pour avoir le droit d'entreprendre un tel travail. Les neuf chapitres qu'il nous donne concernent le Royaume, le Roi, le Chancelier, les Secrétaires d'État, le Surintendant et le Contrôleur général des Finances, l'Armée, la Marine, divers Grands services publics, enfin les Intendants..." (Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1913)
Desjonquères, 2006, in-8°, 275 pp, préface de Pierre Béhar, index, broché, bon état
Une analyse des mouvements politiques, sociaux, culturels et religieux qui ont contribué à l'élaboration de l'idée de paix religieuse en France suite aux guerres de Religion, à partir des documents de l'époque, depuis les opuscules politico-religieux jusqu'aux chansons populaires, en passant par les journaux, les mémoires, les dépêches et les correspondances diplomatiques. "Royaume prééminent de la Chrétienté, la France, quand Henri IV accède au pouvoir, est le pays déterminant dans une Europe déchirée par le schisme protestant depuis bientôt un siècle. Une part importante de l'opinion publique y milite pour réunir les confessions antagonistes dans une Eglise gallicane, instaurée sous l'autorité du nouveau souverain et indépendante de Rome, à l'instar de l'Eglise anglicane : ce choix eût scellé la fin de l'Eglise catholique. Or la France préféra se décider pour une cohabitation des confessions dans un esprit sinon d'acceptation, du moins de « tolérance » réciproque. Pour quelles raisons ? Parmi le tumulte d'intérêts, de passions, d'entreprises contradictoires qui marquent les dernières convulsions des guerres de religion, Corrado Vivanti s'efforce de discerner les idées, les images, les sentiments dominant cette époque et parvient finalement à éclairer le processus de cristallisation de ce qu'on appellerait « l'exception » et qu'il serait sans doute plus juste de dire « l'originalité » française : rien de moins que les prémisses de la laïcité, cet état d'esprit qui soumet les convictions religieuses aux nécessités de la paix civile. Enfin traduite en français dans une version revue par l'auteur, cette étude, dans le pays dont elle évoque la genèse et qui s'interroge tant sur sa nature, est d'une actualité sans pareille."
Hachette, 1946, in-12, 285 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Le roi s'y engage à « bouter les hérétiques hors du royaume » et à faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La huitième et dernière guerre de religion commence...
Plon, 1900, in-8°, xvi-432 pp, un portrait en frontispice, une carte et 2 fac-similés hors texte, index, reliure demi-basane noire époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés
S. l. n. n. [Lyon], 1761, in-12 (16 x 10), xlviii-379 pp, reliure demi-chagrin rouge à coins, dos lisse avec titres dorés (rel. du XIXe s.), bon état
"En 1748, Voltaire avait fait paraître dans le tome II de l'édition de ses Œuvres donnée par Walther, à Dresde, des Anecdotes sur le csar Pierre le Grand. C'est en 1757 que Voltaire fut chargé par le comte Béstoujéf, ambassadeur de Russie à Paris, d'écrire une histoire de la Russie sous Pierre le Grand. Le tome Ier (S.l. [Genève], 1759), imprimé en 1759, ne parut qu'en 1760." (Bengesco, Notice bibliographique sur les principaux écrits de Voltaire ainsi que sur ceux qui lui ont été attribués, p. 43) — S'il est une figure qui ne cessa de fasciner Voltaire, c'est assurément celle de Pierre le Grand. En 1731 déjà, l'Histoire de Charles XII laissait percevoir la séduction exercée par l'empereur de Russie sur le philosophe. Comme souvent pour la rédaction de ses ouvrages historiques, Voltaire utilisa des documents imprimés et manuscrits pour la rédaction de l'ouvrage. Ici, ce furent principalement des sources fournies par le conte Ivan Ivanovitch Schouvalov, chambellan et favori de l'Impératrice Elisabeth Petrovna, qui avait commandé l'œuvre à Voltaire.Tous les matériaux nécessaires lui furent envoyés par l'Académie des sciences de Russie ; Voltaire n'eut alors "qu'à plonger à pleines mains au milieu de richesses de toutes espèces": notes, récits, mémoires, extrait du journal de Pierre-le-Grand, ainsi "qu'une foule de pièces historiques et critiques".
P., Amable Gobin et Cie, 1830, in-8°, xx-484 pp, notice par Louis Du Bois, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), plats et coupes frottés, rousseurs sur les premiers feuillets et les derniers, bon état (Œuvres complètes de Voltaire, avec des remarques et des notes historiques, scientifiques et littéraires, XIV)
La Pucelle d'Orléans est un poème héroï-comique en vingt-et-un chants de Voltaire, paru à Genève en 1762. Voltaire commence à le rédiger en 1730 et en écrit les quatre premiers chants. L'œuvre, enrichie pendant plus de trois décennies, n'est pas destinée à un large public : elle circule secrètement au sein d'un groupe d'initiés. Les milieux aristocratiques libertins se réjouissent de cette œuvre irrévérencieuse. L'œuvre se met à « fuiter », et de nombreuses versions pirates et non reconnues par Voltaire ont vu le jour, à Genève, Paris, Amsterdam, Louvain, Londres, Glasgow... Un grand nombre d'entre elles n'hésitent pas renchérir dans l'obscène pour satisfaire la demande des lecteurs. Voltaire, voyant son œuvre lui échapper, décide d'en reprendre le contrôle en faisant paraître chez Cramer, à Genève, en 1762, une première édition « autorisée ». Cette œuvre provoqua un véritable scandale à la cour de France. Elle fut censurée et fit longtemps partie de l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France.
P., PUF et Firenze, Sansoni editore, 1961, 3 vol. in-12, 643 pp, introduction, notes, reliures toile crème de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état (Coll. Les Petits Classiques Français, sous la dir. de Antoine Adam)
Vol. I. Micromégas - Zadig ou la destinée - Le monde comme il va - Memnon ou la sagesse humaine - Histoire des voyages de Scarmentado. – Vol. II. Candide ou l'optimisme - Le blanc et le noir - Jeannot et Colin - L'ingénu . – Vol. III. L'homme aux quarante écus - La Princesse de Babylone - Le taureau blanc.
Firmin-Didot, 1860, in-12, 548 pp, un portrait gravé de Voltaire en frontispice, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs, titre doré (“Histoire de Charles 12”) et caissons à froid (rel. de l'époque), coins émoussés, bon état
“Histoire de Charles XII, roi de Suède” (p. 1-246) suivie de “Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand” (p. 247-548). — Histoire abrégée de la Suède jusqu'à Charles XII. – Son éducation ; ses ennemis. – Caractère du czar Pierre Alexiowitz. –Particularités très curieuses sur ce prince et sur la nation russe. – La Moscovie, la Pologne et le Danemark se réunissent contre Charles XII. – "La Suède et la Finlande composent un royaume large d'environ deux cents de nos lieues, et long de trois cents. Il s'étend du midi au nord depuis le cinquante-cinquième degré; ou à peu près, jusqu'au soixante et dixième, sous un climat rigoureux, qui n'a presque ni printemps ni automne..." — "L'empire de Russie est le plus vaste de notre hémisphère ; il s'étend d'occident en orient l'espace de plus de deux mille lieues communes de France, et il a plus de huit cents lieues du sud au nord dans sa plus grande largeur. Il confine à la Pologne et à la mer Glaciale ; il touche à la Suède et à la Chine. Sa longueur, de l'île de Dago, à l'occident de la Livonie, jusqu'à ses bornes les plus orientales, comprend près de cent soixante et dix degrés..."
Sans lieu, ni éditeur [Genève, chez les Frères Cramer], 1775, in-8°, 355 pp, un portrait gravé en frontispice, texte encadré, reliure plein veau marbré, dos lisse à caissons ornés, pièce de titre basane bordeaux, coupes filetées, tranches marbrées (rel. de l'époque), manque une pièce de titre, pt épidermure au 2e plat, bon état (tome 21 des oeuvres complètes)
L'Histoire de Charles XII est celle d'un roi guerrier et du chef d'un grand pays du Nord. A la fin du XVIIe siècle la Suède s'étendait en Carélie, en Poméranie aux duchés de Brême et de Verden. Le jeune roi était bien jeune et son redoutable voisin le tsar Pierre, bien puissant, bien assez en tout cas pour tenter de mettre la main sur tout l'Orient de la mer Baltique et, signant une entente avec le roi de Pologne, tenter d'enlever à la Suède "tous ces pays qui sont entre le golfe de Finlande, la mer Baltique, la Pologne et la Moscovie..." — L'Histoire de Charles XII est un chef-d'oeuvre de la littérature française. Chef-d'oeuvre d'élégance, de pittoresque, de clarté, que Voltaire publia en 1731, à 37 ans. L'amour de la gloire l'avait attiré vers un tel personnage, qui brillait au nord de l'Europe par ses exploits et ses malheurs. Pour écrire l'Histoire de Charles XII, « l'homme le plus extraordinaire peut-être qui ait jamais été sur la terre », Voltaire eut la chance de pouvoir interroger les témoins et parfois les acteurs. Charles XII, orphelin à 15 ans, se proclama roi de Suède lui-même, se couronnant des ses propres mains. En 1700, à 18 ans, il soumet le Danemark, puis, en tête de 8 000 hommes, met les « Moscovites » en déroute. Il occupe Varsovie en 1704, attaque la Russie en 1708, investit l'Ukraine, est vaincu le 8 juillet 1709 au siège de Pultava, par Pierre Ier. « Prisonnier chez les Russes ? Allons plutôt chez les Turcs ! » Il reste cinq années fort mouvementées chez le Sultan, regagne la Suède à cheval, réorganise son armée, envahit la Norvège, et meurt – assassiné ? – au siège de Fredrikshald, fin 1718, à 37 ans. Sa mort reste la plus mystérieuse des grandes morts de l'Histoire. Telle est l'Histoire de Charles XII, « moitié Alexandre, moitié Don Quichotte », que nous conte, dans un style aussi noble que superbe, un Voltaire fasciné.
P., Ménard et Desenne, 1821, 2 vol. in-12, 298 et 314 pp, reliure demi-veau glacé, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces de titre et de tomaison chagrin brun (rel. de l'époque), mors faibles, trace de mouillure en marge sup., état correct, ex. sur vergé
S'il est une figure qui ne cessa de fasciner Voltaire, c'est assurément celle de Pierre le Grand. En 1731 déjà, l'Histoire de Charles XII laissait percevoir la séduction exercée par l'empereur de Russie sur le philosophe. Comme souvent pour la rédaction de ses ouvrages historiques, Voltaire utilisa des documents imprimés et manuscrits pour la rédaction de l'ouvrage. Ici, ce furent principalement des sources fournies par le conte Ivan Ivanovitch Schouvalov, chambellan et favori de l'Impératrice Elisabeth Petrovna, qui avait commandé l'oeuvre à Voltaire.Tous les matériaux nécessaires lui furent envoyés par l'Académie des sciences de Russie ; Voltaire n'eut alors "qu'à plonger à pleines mains au milieu de richesses de toutes espèces": notes, récits, mémoires, extrait du journal de Pierre-le-Grand, ainsi "qu'une foule de pièces historiques et critiques".
Desjonquères, 2000, in-8°, 175 pp, broché, bon état (Coll. XVIIIe siècle)
"On le sait mais on l'oublie, Voltaire a voulu être poète, par essence, du premier mouvement. Poète de tragédie et d'épopée d'abord : par là seulement, on va jusqu'aux astres. Mais être poète ne se borne pas là: il faut encore composer odes, épîtres, satires et philosopher en vers ; il faut brocher l'épigramme, rimer la ballade et le conte, bref illustrer tous les genres et porter toutes les pensées. Conçue et pratiquée dans le respect de la pureté de la langue et l'orthodoxie des formes, la poésie est l'art par excellence. Retrouver la saveur et le sens de cette poésie, c'est l'ambition de ce florilège."
P., P. C. Lehury, 1847, in-12, vi-524 pp, 20 gravures hors texte par Célestin Nanteuil, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés ornés de caissons dorés, médaillon doré sur le 1er plat (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon exemplaire (Bibliothèque littéraire de la Jeunesse)
"Cette édition nouvelle du Siècle de Louis XIV diffère de celles qui ont été publiées jusqu'à ce jour ; on a retranché plusieurs passages dans lesquels l'auteur, par des insinuations malveillantes, ou par des plaisanteries déplacées, pouvait donner sur la religion des idées fausses et dangereuses. On a aussi supprimé de trop longs détails sur les égarements coupables de Louis XIV." (Avis au lecteur)