8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Club Français du Livre, 1959, in-8°, 312 pp, 4 gravures hors texte, reliure pleine toile décorée de l'éditeur, rhodoïd, tirage numéroté, bon état
P., Imp. de J. Claye, 1872, gr. in-8°, 68 pp, broché, qqs rousseurs, bon état
Discours prononcé à l'ouverture de la conférence des avocats le 30 novembre 1872. Par l'avocat bonapartiste Clément de Royer (1844-1912).
P., Champion, 1924, fort gr. in-8°, xvi-553 pp, préface de Christian Pfister, 27 planches d'illustrations hors texte dont deux en couleurs (dont une aquarelle originale de Maurice Leloir), biblio, index, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), ex-libris Comte G. de Gontaut-Biron, très bon état. Edition originale, un des 975 exemplaires numérotés sur vélin
"... Pendant dix ans, M. Roy a dépouillé aux Archives les mémoires des merciers, tailleurs, bonnetiers, ceinturiers et autres artisans de la mode sous Louis XIII (1625-1635). Cette décade fut en France la plus belle époque du costume, le temps, disent les Chroniques, où on se vêtait en couleur. Ce fut une aimable débauche des nuances les plus exquises, parfois les plus inattendues. Avec des moyens inférieurs, nos ancêtres, sous le régime corporatif, réalisèrent, en un effort modeste et tranquille, une perfection inconnue à nos fièvres, à nos vertiges, se révélant en leur art des maîtres, dont les oeuvres, longtemps conservées, attesteront à nos yeux une humiliante supériorité. Les lectures de M. Roy ont vivement intéressé l'Académie, qui ne lui a pas ménagé ses applaudissements." (Léon Maujean, Compte Rendu des travaux de l'Académie de Metz, 1924)
Perrin, 1973, in-8°, 339 pp, 16 pl. de gravures et documents hors texte, états de service, généalogie, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
La guerre à la Course sous Louis XIV. Issu d'une famille d'armateur Malouin, René Duguay-Trouin devient capitaine corsaire dès dix-huit ans ; il mène plusieurs campagnes contre les Anglais, il est fait prisonnier et s'évade de Plymouth dans une barque pour rejoindre la côte francaise, il obtient le grade de capitaine de frégate légère, suite à sa victoire sur le baron Hollandais Wassenaer-Starrenburgh, en 1697. Ses nombreux succès ultérieurs lui valent l'Ordre de Saint-Louis et l'accolade du roi en 1706 ; il est capitaine de vaisseau en 1705, puis capitaine général des côtes et la capitainerie de Dol. Les campagnes des années suivantes, essentiellement dirigées contre les convois revenant des Indes Occidentales, valent à René Duguay-Trouin, et à son frère Luc, des lettres de noblesse, le droit de porter écu. En 1711, après une minutieuse préparation, Duguay-Trouin accomplit son plus glorieux fait d'arme, la prise de Rio de Janeiro, expedition punitive suite au lâche assassinat de marins francais, forçant les puissantes défenses côtières, il pénètre dans la ville et négocie une rançon de 600.000 cruzades et des biens en nature dont une partie perit dans le naufrage d'un des bateau sur le chemin du retour. Arrivé en France en 1712, le solde de la campagne dégage, pour les armateurs, un bénéfice de 92%. Il prend alors le commandement de la Marine de Saint-Malo, puis celui de Brest, et est nommé chef d'escadre en 1715 par Louis XIV, peu de jours avant que ce dernier ne décède. En 1723, Duguay-Trouin entre au Conseil supérieur de la Compagnie des Indes (bien qu'il en souhaite la suppression). Conseiller aux question navales du régent Philippe d'Orléans, il obtient la charge de Lieutenant-général inspecteur de la Marine à Brest, et est promu commandeur de l'Ordre de Saint-Louis . Il reprend du service en 1731, d'abord Il parcourut la Méditerranée, pour soutenir les intérêts du commerce menacés par les Barbaresques et réprima les corsaires de Tunis , puis dans la Baltique où il constitue une escadre et prend part à la guerre de succession de Pologne ; finalement écarté de son commandement, l'escadre est désarmée et fait défaut en cette guerre à l'issue de laquelle le roi Stanislas perd son trône et la Pologne la ville de Danzig. Durant ses dernières années, Duguay-Trouin est successivement commandant de la Marine à Toulon puis à Brest. Ce grand corsaire meurt à Paris, rue de Richelieu, complètement désargenté...
SEDES, 1998, in-8°, 192 pp, cartes, chronologie, tableaux généalogiques, biblio, broché, C. de bibl., bon état
L'époque des Tudors et des premiers Stuarts est celle des figures emblématiques d'Henri VIII ou d'Olivier Cromwell et des grands événements dont la mémoire collective a conservé la trace comme la victoire d'Elisabeth II sur l'Invincible Armada, ou l'exécution de Charles Ier en 1649. Elle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, forte d'une identité protestante affirmée et d'un siècle et demi de développement démographique et économique. Attentif à restituer les luttes politiques et religieuses de cette période, ce livre s'intéresse aussi aux évolutions sociales et culturelles d'une nation diverse. Un choix de sources archive, sources imprimées, œuvre picturale permet à l'étudiant d'approfondir les problèmes essentiels en s'initiant à la technique du commentaire de documents. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne au lecteur les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire de l'Angleterre du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle.
P., chez H. L. Guérin & L. F. Delatour, 1756, in-12, xii-(3)-599 pp, reliure plein veau, dos à 5 nerfs pointillés ornés de caissons dorés, pièces de titre et de tomaison basane carmin et noire, coupes filetées (rel. de l'époque), coiffes arasées, mors fendus sur 6 cm, coins émoussés, bon état
Tome I seul (sur 2) — Ces récits remontés de l’antiquité chrétienne racontent la brutalité ou le raffinement dans l’invention des supplices, l’émerveillement naïf et nostalgique devant l’évocation des miracles survenus au cours de l’exécution ou sur le tombeau du saint. On y voit vivre, souffrir et mourir des êtres non seulement éminents et exemplaires dans l’affirmation de leur foi et de leur confiance en Dieu, mais également très humains, très sensibles au poids des attaches familiales et sentimentales. Ce sont des êtres de chair, pris dans la tourmente des persécutions tantôt sporadiques tantôt durables qui apparaissent, dans la variété des Actes, comme autant de soubresauts, de saccades violentes et démesurées du pouvoir romain – empereurs en personne ou gouverneurs locaux.
Jouaust, Librairie des Bibliophiles, 1890, in-16, xix-71 pp, reliure demi-percaline grise à coins à la bradel, doubles filets dorés sur les plats, pièce de titre maroquin brun, tête dorée (rel. de l'époque), bon état (Coll. des Petits Chefs-d'Oeuvre). Ouvrage tiré à petit nombre sur beau papier vergé à la forme
"Malgré les soins d'une mère d'autant plus sévère qu'elle était coquette et jalouse de la beauté de sa fille, Richelieu pénétra tout, il séduisit tout. Il paraît, il parle ; on le voit, on l'écoute, il est adoré. L'amour même se serait cru heureux et eût été satisfait d'une pareille conquête ; son triomphe était brillant et n'était point caché ; cependant il désirait encore : les hommes ne se contentent pas d'être aimés, ils veulent jouir." Le maréchal de Richelieu, brillant ami de Voltaire et modèle du libertin du XVIIIe siècle, a inspiré à Laclos le personnage de Valmont. Ses multiples aventures galantes sont racontées ici par l'historien Carloman de Rulhière, qui fut son aide de camp et l'intendant de ses plaisirs. À travers ces "anecdotes" sont exposés cyniquement les mécanismes de la séduction, dans la seule recherche de jouissances toujours renouvelées.
P., H. Nicolle et Desenne, 1807, 4 vol. in-8°, lxxv-346, 505, 469 et 431 pp, publié par P.-C.-F. Daunou et précédé d'une Notice sur Rulhière, reliures demi-veau fauve raciné, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison maroquin carmin et filets dorés (rel. de l'époque), petits manques aux coiffes, bon état. Edition originale
Edition originale posthume de cette oeuvre importante, très bien écrite, qui ne parut qu'après la mort de l'académicien, historien et poète Claude-Carloman de Rulhière (1735-1791) et contribua grandement à sa gloire littéraire. Les Anecdotes sur la révolution de Russie occupent les pages 291 à 443 du quatrième volume. — En 1760, un jeune diplomate au nom définitivement désuet, Claude Carloman de Rulhière, arrive à la cour de Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade, dans la suite du baron de Breteuil. Agissant pour le cabinet secret de Louis XV, Rulhière assiste aux intrigues et aux manoeuvres que mène l'épouse de l'empereur pour parvenir au pouvoir, et se débarrasser de son mari. Lu dans le salon de Mme Geoffrin, circulant rapidement, sous forme manuscrite, dans toute l'Europe, ce récit fascinant d'intelligence et de cruauté inquiéta celle qui était devenue Catherine II, au point qu'elle chercha par tous les moyens à en empêcher la publication. La cour de Russie demanda par voie diplomatique qu'il adoucît certains événements observés par lui-même à Saint-Petersbourg. L'écrivain refusa, promettant toutefois que son ouvrage ne serait publié qu'après la mort de l'impératrice. Et le livre ne parut qu'après sa mort, en 1796, et celle de Rulhière, en 1797. Son texte s'arrêtant en 1770, Daunou le compléta avec le premier partage de la Pologne en 1772.
P., Desenne, 1797, pt in-8°, (5)-iv-(iii)-xxiv-186-(5) pp, reliure demi-basane fauve, dos lisse, pièce de titre basane havane, filets dorés, tranches rouges (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coiffe sup. arasée, découpures sans gravité sur la première garde et la page de titre (nom d'un précédent propriétaire découpé), bon état. Edition originale
En 1760, un jeune diplomate au nom définitivement désuet, Claude Carloman de Rulhière, arrive à la cour de Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade, dans la suite du baron de Breteuil. Agissant pour le cabinet secret de Louis XV, Rulhière assiste aux intrigues et aux manoeuvres que mène l'épouse de l'empereur pour parvenir au pouvoir, et se débarrasser de son mari. Lu dans le salon de Mme Geoffrin, circulant rapidement, sous forme manuscrite, dans toute l'Europe, ce récit fascinant d'intelligence et de cruauté inquiéta celle qui était devenue Catherine II, au point qu'elle chercha par tous les moyens à en empêcher la publication. La cour de Russie demanda par voie diplomatique qu'il adoucît certains événements observés par lui-même à Saint-Petersbourg. L'écrivain refusa, promettant toutefois que son ouvrage ne serait publié qu'après la mort de l'impératrice. Et le livre ne parut qu'après sa mort, en 1796, et celle de Rulhière, en 1797.
P. et Bruxelles, G. Van Oest, 1925, 2 vol. gr. in-4°, xvi-91 et 97 pp, 124 planches en noir hors texte, bibliographie, brochés, bon état
Laffont, 1946, in-8°, 374 pp, 52 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, dos abîmé recollé, état correct
L'art français, dans le long XVIIIe siècle, est d'abord cet art parisien qui sera celui de l'Europe entière. Style rocaille (1690-1760), néo-classicisme (1760-1830).
Albin Michel, 1971, in-12, 438 pp, 2 cartes, biblio, index (Coll. L'Evolution de l'Humanité)
Il m'a semblé qu'il valait mieux pour la clarté de l'exposé grouper dans une première partie, que j'intitule La francisation de l'Europe, les faits, les témoignages qui prouvent l'hégémonie française dans tous les domaines de l'intelligence : langue, littérature, art. La seconde partie sera consacrée à la recherche des causes de cette conquête spirituelle, la troisième à l'étude de la réaction plus ou moins explosive des nationalismes humiliés qui, en attendant de s'émanciper de toute tutelle étrangère, se précipitent de la gallomanie dans l'anglomanie.
Calmann-Lévy, 1878, in-8°, ix-391 pp, deuxième édition, reliure demi-papier carmin à la bradel, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), coiffes abîmées, bon état
Drame historique. — "... En 1828, M. de Rémusat composa un drame historique sur la Saint-Barthélemy. On voit, en le lisant, que la plupart des mémoires du temps lui sont familiers. On retrouve à chaque instant les récits de Tavannes, de Villeroy, de Marguerite de Valois, ou ceux de Sully, Bouillon, Lanoue, Montluc et Brantôme. On y reconnaît jusqu’à leurs expressions. Ce n’est pourtant pas une marqueterie ; c’est un récit original, saisissant, où les causes des évènements sont parfaitement déduites, et dont le principal mérite est peut-être une appréciation exacte, et souvent profonde, des caractères. Je renonce, bien malgré moi, à vous en lire quelques pages qui vaudraient mieux, pour vous faire apprécier le talent dramatique de l’auteur, que l’analyse la plus fidèle..." (Jules Simon, Discours de réception à l’Académie française, 22 juin 1876)
Calmann-Lévy, 1878, in-8°, ix-391 pp, reliure demi-basane lie-de-vin, dos lisse avec titres et quadruples filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé avec qqs rares épidermures, bon état. Edition originale
Drame historique. — "... En 1828, M. de Rémusat composa un drame historique sur la Saint-Barthélemy. On voit, en le lisant, que la plupart des mémoires du temps lui sont familiers. On retrouve à chaque instant les récits de Tavannes, de Villeroy, de Marguerite de Valois, ou ceux de Sully, Bouillon, Lanoue, Montluc et Brantôme. On y reconnaît jusqu’à leurs expressions. Ce n’est pourtant pas une marqueterie ; c’est un récit original, saisissant, où les causes des évènements sont parfaitement déduites, et dont le principal mérite est peut-être une appréciation exacte, et souvent profonde, des caractères. Je renonce, bien malgré moi, à vous en lire quelques pages qui vaudraient mieux, pour vous faire apprécier le talent dramatique de l’auteur, que l’analyse la plus fidèle..." (Jules Simon, Discours de réception à l’Académie française, 22 juin 1876)
Fayard, 1995, in-8°, 373 pp, lexique, index, broché, couv. illustrée, bon état
Comment faire revivre les événements, les passions, les rites et les modes d'un temps lointain recouvert par l'oubli ? Pierre Rétat retrouve, à deux siècles de distance, les rumeurs et les humeurs du dernier règne de l'Ancien Régime ; il restitue le foisonnement des nouvelles dans la fraîcheur de leur nouveauté ; il se fait l'observateur quasi journalier du présent. Voici donc une chronique continue de la Cour et de la ville, des mœurs et des lettres, des affaires publiques et des échos du monde. Elle évoque les actes d'autorité et la bonté du roi, les baquets de Mesmer et les spéculations des agioteurs, les fêtes de rosières, les prix de vertu, les crimes, les procès, les récoltes, les disettes, les émeutes... C'est dans les journaux du temps que l'auteur a puisé sa matière ; c'est grâce à ces archives infinies de l'actualité qu'il a pu se glisser dans le personnage de l'observateur contemporain, et devenir le chroniqueur d'une histoire éphémère et aveugle, rendue à la liberté de l'incertitude dans une totale ignorance de l'avenir. Au fils des pages se dessinent ainsi le portrait inédit d'une époque, les traits d'une culture politique et l'éclat d'un monde perdu, dont la Révolution a presque effacé le souvenir.
Presses Universitaires de Lyon, 1982, in-8°, 413 pp, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. 28 études érudites.
Armand Colin, 2000, gr. in-8°, 252 pp, 20 figures dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. U)
Les monarchies de France et d'Espagne ont été, au sortir de la Renaissance et à l'âge baroque, de Philippe II à Louis XIV, les deux plus brillantes d'Europe. Elles ont développé toutes deux un système de curialisation, dans lequel le roi occupe la place centrale. Cependant, les rituels et les pratiques de l'un et de l'autre diffèrent profondément. En compétition pour la défense de la foi catholique, leurs rois de droit divin ont exprimé de manière opposée le caractère sacré de leur pouvoir, par le retrait et le mystère entretenu autour du roi caché d'un côté, et de l'autre, par l'éclat des rituels du sacre et des funérailles, les liturgies de la religion royale et l'exaltation du roi soleil. Souverains d'un empire éclaté, les Habsbourg d'Espagne ont eu le culte de leur dynastie, alors que la magnificence des Bourbons a eu pour ambition de faire de leur royaume la nouvelle Rome et de leurs personnes le paradigme du roi parfait. Ce livre présente, à partir de l'historiographie la plus récente, les stratégies de deux grandes monarchies pour construire la modernité par la voie de l'Etat spectacle.
dans le Correspondant, 1929, gr. in-8°, 25 pp, broché, bon état
On trouve dans les mêmes numéros un article sur Le premier roi Bourbon, Henri IV (Lanzac de Laborie, 14 pp) ; etc.
Perrin, 1984, in-8°, 339 pp, 4 plans, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Pour l'Histoire)
"Les domestiques sont-ils le reflet des maîtres ? Les maîtres prodigues ont-ils des serviteurs paniers-percés, les avares, des voleurs, les justes, des fidèles jusqu'à l'échafaud ? Déjà au 18e siècle on ne trouvait plus de bons domestiques ! Dans ce livre assez alerte, fondé sur des sources littéraires (Lesage, Marivaux, S. Mercier, Rétif...), des mémoires, des correspondances et le dépouillement de testaments, l'A. présente les rapports liant celui qui sert à celui qui est servi. L'ouvrage retient le lecteur par la grande qualité de certaines sources. Ainsi la correspondance de Mme Bertier de Sauvigny avec son intendant de Sainte-Geneviève-des-Bois (1781-1785) est-elle passionnante. La femme de l'intendant de Paris dirige son monde d'une main ferme, ne laisse passer ni les poules maigres ni le linge mal rincé, chipote sur les cerises, va jusqu'au bout de sa patience avec des concierges plus que bougons, envoie un médecin soigner ses gens, pourvoit au mariage et au trousseau de servantes à caser d'urgence. Un peu plus loin l'A. évoque un voyage de M. d'Ormesson aux eaux dont les rebondissements et les intrigues font du secrétaire qui les narre au fils du curiste un précurseur de Labiche... L'A. insiste à juste titre sur la hiérarchie des serviteurs selon la fortune des maîtres ; les relations sont différentes avec une femme de chambre confidente et avec la troisième fille de cuisine, etc. La cohabitation tisse des liens étroits. Dans ces conditions, les maîtres sont souvent soucieux de ne pas laisser dans le besoin les vieux serviteurs et leur font des pensions ou les couchent sur leur testament selon une hiérarchie qui reflète l'ancienneté du service et la proximité, voire la promiscuité du cadre de vie. L'un des grands mérites de cet ouvrage est de n'être ni idyllique, ni poussé au noir." (Françoise Michaud-Fréjaville, Dix-Huitième Siècle, 1986)
Librairie de France, 1929, gr. in-8° carré, xlix-450 pp, broché, bon état. Edition originale, ex. numéroté sur alfa Navarre
En 1929, Paul Bourdin est le premier à publier – avec une introduction, des annales et des notes – l’importante Correspondance inédite du marquis de Sade, de ses proches et de ses familiers, conservée par le notaire d'Apt Gaufridy, régisseur des biens des Sade en Provence pendant vingt-six ans et homme de confiance du marquis, de Mme de Sade et de Mme de Montreuil. Ces lettres donnent l’histoire presque journalière de sa famille de 1774 à 1800. Sans ces lettres, aujourd’hui disparues, dont les vers commençaient à faire « de la dentelle » et qui donnent l’histoire presque journalière de sa famille depuis le début de 1774 jusqu’en 1800, les grandes biographies de Sade n’auraient pu être aussi complètes. — "Oui, je suis libertin, j'ai conçu tout ce qu'on peut concevoir dans ce genre-là, mais je n'ai sûrement pas fait tout ce que j'ai conçu et ne le ferai sûrement jamais. Je suis un libertin, mais je ne suis pas un criminel ni un meurtrier." (Lettre à Mme de Sade, écrite à Vincennes le 20 février 1781)
P., del Duca, 1968, in-8°, 486 pp, 12 pl. de gravures et portraits hors texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. Histoire de la Littérature française)
La littérature de 1600 à 1630. L'élaboration de l'idéal classique. La littérature de 1630 à 1660. La pensée de 1600 à 1660.
PUF, 1947, fort in-8°, 614 pp, biblio, index, broché, dos scotché, état correct (Coll. Peuples et Civilisations)
"L'ensemble du livre révèle une érudition magnifique, l'universalité d'esprit et le sens de l'exposition d'un historien de grande classe. Ce livre, vraiment très beau, ajoute un fleuron à l'œuvre déjà si remarquable de M. Sagnac. (...) A juste titre, M. Sagnac considère la fin du XVIIIe s. avant tout comme une période de profonde crise morale et intellectuelle. Il y constate, parmi les facteurs généraux, les progrès de la natalité, le maintien d'une puissante aristocratie foncière conservatrice, l'élan du capitalisme industriel et bancaire, l'ascension et l'enrichissement des classes moyennes, un ardent épanouissement artistique et scientifique. Les grands conflits ne trouvent pas leur place sur les champs de bataille. Ils figurent au sein de la vie religieuse, mystique et cérébrale. La passion romantique commence à se dégager des rigueurs du classicisme, l'individualisme libéral se heurte aux progrès de l'Etat administratif, centralisé, et autoritaire. Le cosmopolitisme goethien, la mode des échanges intellectuels internationaux coexistent avec l'esprit « national », des élites comme en France, des rois, des fonctionnaires et des officiers comme en Prusse..." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire)
PUF, 1952, fort in-8°, 622 pp, 3e édition revue et augmentée, biblio, index, broché, bon état (Coll. Peuples et Civilisations)
"L'ensemble du livre révèle une érudition magnifique, l'universalité d'esprit et le sens de l'exposition d'un historien de grande classe. Ce livre, vraiment très beau, ajoute un fleuron à l'œuvre déjà si remarquable de M. Sagnac. (...) A juste titre, M. Sagnac considère la fin du XVIIIe s. avant tout comme une période de profonde crise morale et intellectuelle. Il y constate, parmi les facteurs généraux, les progrès de la natalité, le maintien d'une puissante aristocratie foncière conservatrice, l'élan du capitalisme industriel et bancaire, l'ascension et l'enrichissement des classes moyennes, un ardent épanouissement artistique et scientifique..." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire)
PUF, 1941, fort in-8°, 614 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Peuples et Civilisations)
"L'ensemble du livre révèle une érudition magnifique, l'universalité d'esprit et le sens de l'exposition d'un historien de grande classe. Ce livre, vraiment très beau, ajoute un fleuron à l'oeuvre déjà si remarquable de M. Sagnac. (...) A juste titre, M. Sagnac considère la fin du XVIIIe s. avant tout comme une période de profonde crise morale et intellectuelle. Il y constate, parmi les facteurs généraux, les progrès de la natalité, le maintien d'une puissante aristocratie foncière conservatrice, l'élan du capitalisme industriel et bancaire, l'ascension et l'enrichissement des classes moyennes, un ardent épanouissement artistique et scientifique. Les grands conflits ne trouvent pas leur place sur les champs de bataille. Ils figurent au sein de la vie religieuse, mystique et cérébrale. La passion romantique commence à se dégager des rigueurs du classicisme, l'individualisme libéral se heurte aux progrès de l'Etat administratif, centralisé, et autoritaire. Le cosmopolitisme goethien, la mode des échanges intellectuels internationaux coexistent avec l'esprit « national », des élites comme en France, des rois, des fonctionnaires et des officiers comme en Prusse..." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire, 1944)
PUF, 1944, fort in-8°, 693 pp, 2e édition, refondue et augmentée, biblio, index, broché, bon état (Coll. Peuples et Civilisations)
"S'ouvrant avec la mort de Mazarin (1661) pour se clore avec celle de Louis XIV (1715), l'ouvrage étudie toute la période du gouvernement personnel du Grand roi. (...) De cette remarquable synthèse de l'histoire du monde de 1661 à 1715, je n'ai pu signaler ici que quelques aspects. J'en ai dit assez, je crois, pour qu'on sache en quelle estime elle doit être tenue. Œuvre d'historiens de métier, bien informés, qui sont parvenus à fondre en un tout harmonieux les diverses parties dont ils s'étaient chargés — ce n'est pas un mérite commun — , elle sera un guide précieux pour quiconque voudra s'orienter dans l'étude de ce qu'on a coutume d'appeler le Grand siècle." (Auguste Leman, Revue d'histoire de l'Église de France, 1935)