8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Laffont, 1997, in-8°, xlv-910 pp, notices biographiques des mémorialistes, 19 généalogies, 2 index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
Une riche anthologie des mémorialistes du siècle de Louis XIV, qui fera longtemps faire plus d’une découverte à ses lecteurs, avec sa bibliographie par mémorialiste, ses précieuses généalogies, son classement thématique. La richesse de cette famille de textes, au temps de Louis XIV, apparaît en pleine lumière ! — "Que nous reste-t-il du Grand Siècle ? Versailles et l'Académie française, Molière et Racine, les Invalides et l'Etat centralisateur. Mais qui furent les hommes et les femmes qui ont construit et orné la galerie des Glaces, joué les pièces de nos grands auteurs, porté nos couleurs au-delà de nos frontières ? Comment furent élevés les enfants du peuple ? Et les princes ? Ont-ils tous fait leur première communion, sont-ils entrés vierges dans le mariage ? Leur progéniture ne fut pas toujours légitime ; que sont donc devenus les bâtards ? La vie privée, la vie publique, les plaisirs et les jours, les grandes figures nobles et la masse anonyme des humbles : voilà ce qu'offrent les Mémoires (souvent secrets), les Souvenirs (parfois tronqués), les Réflexions (le plus souvent lucides) de l'époque. Les Français sont ce peuple de moralistes ; ils aiment se pencher sur eux-mêmes, avec humour, complaisance, sarcasme. Le Grand Siècle vu par les Français qui l'ont vécu, c'est comme si vous y étiez." (4e de couverture)
Laffont, 1997, in-8°, xlv-910 pp, notices biographiques des mémorialistes, 19 généalogies, 2 index, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre chagrin vert et vermillon, fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Bouquins)
Une riche anthologie des mémorialistes du siècle de Louis XIV, qui fera longtemps faire plus d’une découverte à ses lecteurs, avec sa bibliographie par mémorialiste, ses précieuses généalogies, son classement thématique. La richesse de cette famille de textes, au temps de Louis XIV, apparaît en pleine lumière ! — "Que nous reste-t-il du Grand Siècle ? Versailles et l'Académie française, Molière et Racine, les Invalides et l'Etat centralisateur. Mais qui furent les hommes et les femmes qui ont construit et orné la galerie des Glaces, joué les pièces de nos grands auteurs, porté nos couleurs au-delà de nos frontières ? Comment furent élevés les enfants du peuple ? Et les princes ? Ont-ils tous fait leur première communion, sont-ils entrés vierges dans le mariage ? Leur progéniture ne fut pas toujours légitime ; que sont donc devenus les bâtards ? La vie privée, la vie publique, les plaisirs et les jours, les grandes figures nobles et la masse anonyme des humbles : voilà ce qu'offrent les Mémoires (souvent secrets), les Souvenirs (parfois tronqués), les Réflexions (le plus souvent lucides) de l'époque. Les Français sont ce peuple de moralistes ; ils aiment se pencher sur eux-mêmes, avec humour, complaisance, sarcasme..." (4e de couverture)
NOAILLES (Adrien-Maurice, duc de) – FORBIN (Claude, Comte de) – DUGUAY-TROUIN (René).
Reference : 113259
(1828)
P., Foucault, 1828-1829, 5 vol. in-8°, 432, 475, 451, 464 et 460 pp, reliures demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., coiffe sup. arrasée au 1er volume, étiquettes en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis l'avènement de Henri IV jusqu'à la paix de Paris conclue en 1763 ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par Messieurs A. Petitot et Monmerqué). Exemplaires trés bien reliés à l'époque
"Cette production qui offre le dépouillement de 200 volumes de pièces originales, fait connaître plus particulièrement les personnages célèbres qui ont conduit les affaires de l'Europe, depuis la guerre de la succession jusqu'à celle de 1714 inclusivement, et renferment des lettres intéressantes de la princesse des Ursins, du roi d' Espagne, de Louis XIV, etc." (Quérard T.6) – "Forbin a servi sur mer de 1675 à 1707, le plus souvent sous les ordres de Jean Bart, de Tourville et de Duguay-Trouin. Il fit campagne sur les côtes du Portugal en 1679, aux Antilles en 1680 et se distingua aux bombardements d'Alger de 1682 et 1683. Il partit au Siam où il fut nommé gouverneur de Bangkok et amiral de la flotte siamoise par le roi de ce pays. Rentré en France il est fait prisonnier par les anglais. Après son évasion avec Jean Bart, il fait campagne en Mer du Nord et participe à l'affaire de Lagos en 1693. Puis les campagnent s'enchaînent, Constantinople, la campagne de Catalogne et le siège de Barcelone, l'Adriatique (1702) où il intercepte le commerce vénitien, bombarde Trieste et rançonne Fiume, le Levant pour chasser les corsaires de Flessingue (1703-1704). De 1706 à 1707 il combat les anglais et les hollandais puis il quitte la marine après l'échec de l'opération visant à remettre Charles-Edouard Stuart sur le trône d'Angleterre." (Bourgeois & André, Sources II, 883 / Taillemite, Dictionnaire des marins français) – "Duguay-Trouin, après avoir passé rapidement sur sa jeunesse, raconte sobrement et sans vantardise ses campagnes sur mer depuis 1689. Modeste, il sait attribuer à ses lieutenants la part qu'ils ont eu dans les combats. Il poursuit le récit jusqu'à l'année 1734 où les infirmités le forcent à se retirer du service. Ces mémoires sont très précieux parce que d'un bout à l'autre on reconnaît que l'auteur est sincère." (Bourgeois & André, Sources II, 884).
P., Floury, 1925, in-8°, 208 pp, un portrait de François Boucher en couleurs en frontispice, 35 pl. de gravures en noir et en couleurs hors texte, broché, imprimé sur papier vergé, bon état
P., Louis Conard, 1929, in-8°, 307 pp, 3 gravures hors texte, dont une en frontispice représentant Marie-Antoinette d'après une estampe de Gauthier-Dagoty, broché, bon état (Coll. Versailles et la cour de France)
Nouvelle édition, revue et en partie refondue d'après de nouveaux documents, en particulier les Mémoires inédits du duc de Croy, les Mémoires de Davy de Chavigny, les Mémoires du comte d'Espinchal et la Correspondance de Xavier de Schomberg, de cet ouvrage de Pierre de Nolhac (1859-1936), paru pour la première fois en 1890. Faisant suite au volume consacré à “Marie-Antoinette Dauphine”, il rassemble les longues recherches faites par le conservateur des monuments de Versailles sur la vie noble et fastueuse de leurs hôtes. Victime de nombreuses calomnies inspirées surtout par les excès qu’engendra la passion de la liberté, l’Autrichienne « mérite d’être réhabilitée pour ce qu’elle possédait de plus naturel et de plus impénétrable : un caractère vraiment royal ». Les scandales auxquels son nom fut mêlé à la légère (par exemple l' « affaire du collier » avec le cardinal de Rohan, qui est ici présentée sous un nouveau jour grâce à certains documents inédits bien propres à montrer l’innocence de la reine) ne doivent pas faire croire que Marie-Antoinette a mené une vie coupable : elle fut coquette et libre dans ses jugements comme dans sa conduite...
Calmann-Lévy, s.d. (1911), in-12, 332 pp, 27e édition revue d'après de nouveaux documents, sources, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos lég. passé, bon état
"M. P. de Nolhac vient de donner une nouvelle édition de son livre sur la Reine Marie-Antoinette (Calmann Lévy), revu et en partie refondu d'après de nouveaux documents, en particulier les Mémoires inédits du duc de Croy, les Mémoires de Davy de Chavigny, les Mémoires du comte d'Espinchal, la Correspondance de Xavier de Schomberg..." (Revue Historique)
Flammarion, 1926, in-12, 185 pp, broché, bon état (Coll. “Leurs amours”)
Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1936, gr. in-8°, 231 pp, 121 héliogravures dans le texte et à pleine page, broché, couv. illustrée, état correct
Belle édition très illustrée de cet ouvrage de Pierre de Nolhac (1859-1936), conservateur des monuments de Versailles, sur la vie noble et fastueuse Marie-Antoinette.
P., Louis Conard, 1929, in-8°, 331 pp, 2 gravures hors texte, dont une en frontispice représentant la dauphine, sources, broché, bon état (Coll. Versailles et la cour de France)
En mai 1770, le mariage du Dauphin avec la jeune Marie-Antoinette est l’occasion de fêtes sompteuses dont celle du samedi 19 mai, au soir, est le summum. Dans les jardins, on compte deux cent mille personnes, venues de Paris et des environs, écrit Pierre de Nolhac : « On danse aux orchestres installés dans les bosquets. Un cortège de bateleurs du Roi, en habit blanc, avec écharpe rouge et bleue, parcourt les bosquets, musique en tête, dansant et mettant l’entrain partout ». Le soir, on tire un feu d’artifice extraordinaire tandis que les jardins sont illuminés de cent soixante mille lampions, les douze principaux bosquets étant reliés « par des allées de feu ». « La foule se promène toute la nuit. La Cour entière est dans les jardins, mêlée au peuple »...
Calmann-Lévy, s.d. (1930), in-12, 339 pp, reliure demi-toile bleue, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), état correct
Louis XV régnait depuis plus d’un demi-siècle, quand il se décida à marier le Dauphin, son petit-fils, à l’archiduchesse Marie-Antoinette...
Flammarion, 1932, gr. in-12, 126 pp, 2 gravures et 4 portraits en héliogravure sur 4 pl. hors texte, reliure demi-chagrin havane à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, bon état (Coll. Hier et aujourd'hui)
"Le grand public a pris le goût de l’histoire ou du molns de l’histoire anecdotique. C’est pourquoi, sans doute, la librairie Flammarion vient de lancer une nouvelle collection que dirige M. Octave Aubry, le vivant et savant historien du Second Empire. Dans d’agréables petits volumes à 3.75 fr. et sous ce titre « Hier et aujourd’hui », elle a déjà fait paraître toute une série d’ouvrages infiniment agréables. « L'impératrice Eugénie et sa Cour », par Octave Aubry ; « Deux combats navals », par Claude Farrère et Paul Chack ; « Marie-Antoinette à Versailles », par Pierre de Nolhac ; « Le Fort de Vaux », par Henry Bordeaux. Cette collection est agréablement illustrée." (Revue Pourquoi pas ?, 1932)
P., Louis Conard, 1928, in-8°, (8)-333 pp, un portrait en frontispice et 3 planches, sources, appendice, imprimé sur papier vergé, broché, bon état
Un livre couvrant la période où la marquise fut effectivement la maîtresse du roi, avant de ne devenir qu'une amie dévouée. Les ouvrages de Pierre de Nolhac, Louis XV et Marie Leczinska ; Louis XV et Madame de Pompadour ; Marie-Antoinette Dauphine ; La Reine Marie-Antoinette ; Autour de la Reine ; Versailles au XVIIIe siècle, sont indispensables pour bien connaître la famille royale et la Cour sous Louis XV et sous Louis XVI.
P., Albert Méricant, 1911, in-8°, 377 pp, 48 gravures ou portraits dans le texte et sur 12 pl. hors texte, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons et titres dorés, bon état
P., Librairie Plon, 1931, in-8°, 281 pp, 16 pl. d'héliogravures hors texte, biblio, broché, imprimé sur alfa, bon état (Coll. Les Maîtres de l'histoire)
Tome I seul (sur 2), consacré à la jeunesse de Pierre le Grand : La Moscovie ; Les Strélitz ; La régence de Sophie ; Premiers pas vers l'Empire ; Les "Noviks" ; Pierre termine son apprentissage ; Premières réformes.
Les Belles Lettres, 1986, in-8°, 283 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'Olympe du Roi-Soleil ou comment la mythologie et l'Antiquité furent mises au service de l'idéologie monarchique sous Louis XIV à travers la littérature, la peinture, la musique, les fêtes, la sculpture, l'architecture et les jardins, à Vaux-le-Vicomte, Meudon, St Cloud, Sceaux, Marly, St Germain et Versailles. "Le savoir antique avait offert à la définition de la monarchie les prestiges d'un âge séculaire, qui ancraient le pouvoir royal dans l'éternité, et les enchantements profanes et sensuels d'un monde que seul le monarque sage et puissant pouvait recréer... La mythologie fut une pédagogie et une propédeutique qui devaient imposer à l'imaginaire les images transfigurées du roi, de son règne et de son royaume."
Mercure de France, 1970, in-8°, 556 pp, édition présentée et annotée par Suzanne Burkard, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
L'aspect le plus original des Mémoires de la baronne d'Oberkirch réside sans doute dans le tableau fidèle qu'elle nous donne d'abord de la vie au XVIIIe siècle dans une province française au statut très particulier : l'Alsace, son pays natal. Elle nous raconte avec fraîcheur et esprit ses séjours à Strasbourg – le Strasbourg de Goethe et du cardinal de Rohan –, et ses visites à la cour de Montbéliard où la princesse Dorothée de Wurtemberg était son « amie de cœur ». C'est pour retrouver celle-ci, devenue grande-duchesse de Russie et qui faisait en France un voyage semi-officiel avec son époux, que madame d'Oberkirch se rend pour la première fois à Paris, en 1782. Elle rédige alors son journal qui est la partie la plus célèbre des Mémoires. Tous les historiens des mœurs avant la Révolution connaissent cette chronique savoureuse où défilent rois et princes, gens de lettres et magiciens, coiffeurs et modistes. Les anecdotes alternent avec les récits et les mots historiques...
Mercure de France, 1989, in-8°, 588 pp, édition présentée et annotée par Suzanne Burkard, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
L'aspect le plus original des Mémoires de la baronne d'Oberkirch réside sans doute dans le tableau fidèle qu'elle nous donne d'abord de la vie au XVIIIe siècle dans une province française au statut très particulier : l'Alsace, son pays natal. Elle nous raconte avec fraîcheur et esprit ses séjours à Strasbourg – le Strasbourg de Goethe et du cardinal de Rohan –, et ses visites à la cour de Montbéliard où la princesse Dorothée de Wurtemberg était son « amie de cœur ». C'est pour retrouver celle-ci, devenue grande-duchesse de Russie et qui faisait en France un voyage semi-officiel avec son époux, que madame d'Oberkirch se rend pour la première fois à Paris, en 1782. Elle rédige alors son journal qui est la partie la plus célèbre des Mémoires. Tous les historiens des mœurs avant la Révolution connaissent cette chronique savoureuse où défilent rois et princes, gens de lettres et magiciens, coiffeurs et modistes. Les anecdotes alternent avec les récits et les mots historiques...
P., Sylvie Messinger, 1990, in-8°, 351 pp, 21 gravures et plans, broché, couv. illustrée, bon état
Quand une ordonnance du Roi interdit l'exercice de la chirurgie aux Protestants, Alexandre-Olivier Exquemelin (né en 1646) s'engage à la Compagnie des Iles d'Amérique. Il s'embarque pour les Antilles. Aussitôt arrivé, le 7 juillet 1666, il est vendu pour la somme de trente écus au Sieur de la Vie. L'auteur est maltraité et frôle la mort. Heureusement sa réputation de médecin attire l'attention du gouverneur de l'île qui le protège. Fuyant les mauvais traitements de son maître, il s'engage sur un navire flibustier comme chirurgien sous le commandement du fameux Morgan. De 1666 à 1672, il participe aux nombreuses expéditions. En 1679, Alexandre-Olivier Exquemelin publie son témoignage. Il raconte l'histoire de ces aventuriers, boucaniers et flibustiers de l'Amérique.
Gallimard, 1966, in-8°, 391 pp, 37 gravures sur 32 pl. hors texte, chronologie, index, broché, état correct (Coll. La Suite des temps)
La Grande Catherine, « Étoile du Nord », « Mère Tsarine » de toutes les Russies, est un personnage légendaire. Si légendaire qu'on en oublie souvent la vérité historique. Zoé Oldenbourg s'est attachée à nous montrer un être humain, qui souffrit et qui lutta ; et c'est dans son humanité qu'elle a tenté de la peindre. C'est pourquoi son livre est consacré surtout à la première partie de la vie de Catherine, temps où elle n'était pas encore un monstre sacré. — Catherine de Russie (Sophie d’Anhalt-Zerbst) était une petite princesse allemande choisie à la faveur d’obscures combinaisons politiques pour être l’épouse de l’héritier du trône de Russie. Or, par chance, cet héritier se trouvait être un jeune homme débile et déséquilibré, et un Allemand fanatique : à la fois très incapable et très impopulaire. Faute d’autres prétendants au trône, et après bien des déboires, de luttes et d’intrigues, Catherine prit la tête de la conspiration qui, après la mort de l’impératrice Elisabeth, se forma contre Pierre, détrôna puis laissa assassiner son époux, et régna seule. Elle régna pendant trente-quatre ans et compta parmi les grands souverains de son temps. Le présent ouvrage traite de la formation de Catherine et de sa lente et difficile préparation au rôle d’impératrice, plutôt que de son règne. Il s’agit ici d’une tragédie à trois personnages : Elisabeth, Pierre et Catherine. C’est une tragédie de la lutte pour le pouvoir qui dure dix-huit ans. Catherine gagnera brillamment la partie. Son surnom de Grande a résisté au temps, ce qui prouve que, de quelque façon qu’on la juge, elle avait mérité sa victoire.
Lyon, Jacques Canier, Claude Chancey & Antoine Laurens, 1657 [vol. 2 : Lyon, Alexandre Fumeux, 1656], 1656-1657, pt in-4°, (22)-494-(74) et (6)-378 pp, bandeaux, lettrines et vignettes, page de titre du premier volume en noir et rouge, les 2 volumes reliés en un fort volume pt in-4° (17 x 23,5 cm), reliure plein veau moucheté, dos à 4 nerfs, titres et caissons dorés ornés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), traces de mouillure ancienne, coiffe sup. lég. abîmée avec pt manque, coiffe inf. manquante, coins du 1er plat abîmés avec manque de cuir, qqs épidermures, état correct. La pagination passe sans manque des pages 264 à 267 du premier volume et des pages 278 à 281 du second. Manque les 13 derniers feuillets du second volume (fin des “Notes sur les actions forenses”)
Coutumes et us du Sud-Ouest. Droit civil, pénal, criminel, particulièrement dans l'Aquitaine et le pays toulousain. — "Simon d’Olive du Mesnil est issu d’une famille de parlementaires toulousains ; il obtient sa licence en 1607 à la faculté de droit de Toulouse et devient avocat. Il est nommé avocat du Roi en la sénéchaussée et siège présidial de Toulouse en 1612, puis pourvu d’un office de conseiller au Parlement de Toulouse en 1628 (il cède cet office à son fils Jean juste avant de mourir en 1647). Il publie en 1638 ses "Questions notables du droict" alors qu’il siège toujours au Parlement de Toulouse, transgressant alors la règle tacite qui s’imposait aux arrêtistes : ne pas publier la jurisprudence de la cour avant d’avoir quitté sa charge. Son recueil a connu un succès immédiat et de longue durée" (J. Krynen, Dictionnaire historique des juristes français, XIIe-XXe siècle) — "Important ouvrage qui marqua une date dans l'éloquence judiciaire. En effet, l'un des tous premiers, Simon d'Olive abandonna l'usage devenu pédantesque de mélanger de grec et de latin le corps du texte, « il osa bannir les citations du texte de ses discours, mais pour paraître à la fois éloquent et érudit, il relégua dans des notes tout cet appareil scientifique. »" (Hérissant, Principes de Style, 1779, 223)
Editions Loysel, 1988, gr. in-8°, 143 pp, broché, bon état. Réimpression du cours polycopié d'Histoire du droit public de 1949-1950
Table : I. Le pouvoir législatif et la vérification libre des lois ; II. Les impôts et le droit de la nation ; III. Les droits individuels : Liberté, sécurité et propriété ; IV. Le corps de la magistrature et la séparation des pouvoirs ; V. La crise finale (787-1789).
P., H. Champion ; Rouen, E. Cagniard, 1881-1882, 2 forts vol. gr. in-8°, xxiii-679 et (4)-754 pp, reliures demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, titres, tomaisons et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
Tiré à petit nombre et vendu par souscription, l’ouvrage forme en fait une grande biographie de Claude Pellot, divisée selon ses emplois successifs, et doublée d’une étude sur l’administration de la justice au XVIIe siècle. — "Colbert n'eut point de confident plus intime, d’agent plus énergique et plus sûr que Claude Pellot. Son nom mérite d’être associé à celui du ministre qu'il a servi, et son histoire est le complément naturel de l'histoire de Colbert. Là est le grand intérêt du livre de M. O'Reilly. En tirant de l'oubli le mémoire de Pellot, en suivant année par année, presque jour par jour, la vie de ce laborieux serviteur de l’ancienne France, il nous permet de nous rendre compte, avec plus de précision qu’on ne l'avait fait jusque-là, de la valeur des instruments que le génie de Colbert sut découvrir ou façonner, et de l’activité incessante exigée par lui de ceux dont il avait pris en main la fortune. Le premier volume est consacré presque tout entier à sa carrière administrative. Conseiller au parlement de Normandie de 1641 à 1648, Pellot, qui avait épousé une parente de Colbert, ne tarda pas à abandonner sa charge pour entrer dans l'administration. Il devint en 1653 maître des requêtes de l'hôtel, puis, en 1656, intendant de la généralité de Grenoble : il administra plus tard, avec le même titre, celles de Poitiers, de Limoges, de Montauban et de Bordeaux. Dans l'exercice de son pouvoir « proconsulaire, » comme l'appelle un contemporain, Pellot se montra énergique, absolu, dur même, et plus préoccupé du but poursuivi que scrupuleux sur les moyens employés pour l’atteindre. En cela, il réalisait bien le type de l’intendant, tel que l’ont conçu Richelieu, Mazarin et surtout Colbert. (...) Le second volume raconte la vie de l'ancien intendant à partir de sa nomination, en 1669, au poste de premier président du parlement de Normandie. C'était alors un personnage considérable qu'un premier président, surtout quand à l'éclat et aux prérogatives de sa charge il joignait, comme Pellot, un grand crédit, une expérience consommée des affaires, et la confiance intime d’un ministre tel que Colbert. Aussi l'histoire de la première présidence de Pellot se confond-elle, de 1663 à 1683, avec celle de la province de Normandie. Les débuts du premier président furent heureux : il obtint un arrêt du grand conseil anéantissant de nombreuses poursuites pour sorcellerie pendantes devant son parlement..." (Paul Allard, Revue des Questions historiques, 1882)
Flammarion, 1958, in-8°, 314 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier courant (il n'a été tiré que 30 ex. sur Alfa)
Par Jean Orieux (1907-1990), une excellente biographie du seigneur libertin et écrivain Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), l'auteur de l' "Histoire amoureuse des Gaules". — L'aventure de Roger de Rabutin, comte de Bussy, lieutenant du Roi en Nivernais, mestre de camp de la cavalerie légère de France et académicien, est presque incroyable. La disgrâce du Roi, en 1666, a foudroyé ce grand seigneur libertin, d'un courage admirable sur tous les champs de bataille, second de Condé, second de Turenne avec qui il partage le mérite de la victoire des Dunes et, de surcroît, grand écrivain, caustique et railleur sans jamais se départir d'une bienséance si élégante que Sainte-Beuve y a vu le modèle de la courtoisie française. C'est son impertinence gauloise qui l'a perdu. Le Roi ne l'aurait peut-être pas frappé, mais le scandale avait été orchestré et même créé par les envieux de Bussy parmi lesquels se glissèrent des ennemis du Roi. La chronique la plus brillante – et la plus hardie – de la vie aristocratique entre 1640 et 1660, c'est Bussy qui l'a écrite sous ce titre : L'Histoire amoureuse des Gaules. C'est lors de la publication de cette chronique que le complot se noua pour perdre Bussy – et peut-être davantage pour attaquer Louis XIV...
Flammarion, 1986, fort in-8°, 826 pp, 68 gravures et portraits sur 32 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Grandes Biographies)
Qui était Catherine de Médicis (1519-1589), celle que l'on a appelée la “reine noire” ? Elle est moins noire que ses éternels voiles de deuil et moins noire que la réputation qui lui a été faite au XIXe siècle par certains romantiques. Mère de trois rois, François II, Charles IX et Henri III, elle a régné en fait sous leur nom pendant trente ans, durant la plus terrible et la plus magnifique période de l'histoire moderne. Terrible parce qu'assombrie par les guerres de religion, magnifique parce qu'éclairée par la Renaissance, Catherine incarne son siècle. La petite-fille de Laurent le Magnifique, en épousant en 1533 Henri d'Orléans, deuxième fils de François 1er, a apporté à la France l'irremplaçable civilisation de sa patrie. Florence : un savoir-vivre, des arts, des plaisirs jusque-là inconnus. Cela, c'est le côté fastueux – et ruineux – de la reine-mère. Il ne cache pas son génie politique très particulier : un machiavélisme raisonné par son amour de la paix et inspiré par une intelligence supérieure, une foi inébranlable en la grandeur de la monarchie et de la France. On lui a reproché sa violence, c'est ce qu'elle avait le plus en horreur, comme la guerre : elle préférait la diplomatie. Au fond, ses seules erreurs ont été ses faiblesses pour ses enfants : elle les a trop aimés, ils ne le méritaient pas. Voilà son crime de chef d'Etat. Elle en mourut de douleur, comme un grand roi.
Flammarion, 1966, fort in-8°, 827 pp, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, un tableau généalogique, biblio, index des noms, reliure pleine toile vert clair de l'éditeur, titres en noir et rouge, rhodoïd, sous étui carton, bon état
Tout le monde connaît Voltaire. Chacun a sur lui son idée – pour ou contre ; c'est la même. Quand on s'enfonce dans sa vie, le foisonnement des faits, les pirouettes du personnage, ses contradictions, ses escamotages donnent le vertige. D'Alembert en définissant Voltaire l'a reconnu indéfinissable. Il l'appelait : "M. le Multiforme". En faisant rayonner son génie personnel – et le génie français – à travers toute l'Europe, Voltaire s'embarrassait fort peu des propagandes nationalistes. Pour lui et pour ceux qui l'entendaient, l'Europe a existé : c'était l'Europe des Lumières, la plus civilisée, la plus humaine des patries. Ce sont six années que Jean Orieux a consacrées à Voltaire, six années passées, dit-il, "dans la meilleure compagnie qui ait peut-être jamais existé". Le résultat est cette biographie à la fois tumultueuse, riche, chatoyante, à l'image du fascinant personnage qu'elle met en scène.