8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Louis Conard, 1929, in-8°, 331 pp, 2 gravures hors texte, dont une en frontispice représentant la dauphine, sources, broché, bon état (Coll. Versailles et la cour de France)
En mai 1770, le mariage du Dauphin avec la jeune Marie-Antoinette est l’occasion de fêtes sompteuses dont celle du samedi 19 mai, au soir, est le summum. Dans les jardins, on compte deux cent mille personnes, venues de Paris et des environs, écrit Pierre de Nolhac : « On danse aux orchestres installés dans les bosquets. Un cortège de bateleurs du Roi, en habit blanc, avec écharpe rouge et bleue, parcourt les bosquets, musique en tête, dansant et mettant l’entrain partout ». Le soir, on tire un feu d’artifice extraordinaire tandis que les jardins sont illuminés de cent soixante mille lampions, les douze principaux bosquets étant reliés « par des allées de feu ». « La foule se promène toute la nuit. La Cour entière est dans les jardins, mêlée au peuple »... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, s.d. (1930), in-12, 339 pp, reliure demi-toile bleue, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), état correct
Louis XV régnait depuis plus d’un demi-siècle, quand il se décida à marier le Dauphin, son petit-fils, à l’archiduchesse Marie-Antoinette... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Louis Conard, 1928, in-8°, (8)-333 pp, un portrait en frontispice et 3 planches, sources, appendice, imprimé sur papier vergé, broché, bon état
Un livre couvrant la période où la marquise fut effectivement la maîtresse du roi, avant de ne devenir qu'une amie dévouée. Les ouvrages de Pierre de Nolhac, Louis XV et Marie Leczinska ; Louis XV et Madame de Pompadour ; Marie-Antoinette Dauphine ; La Reine Marie-Antoinette ; Autour de la Reine ; Versailles au XVIIIe siècle, sont indispensables pour bien connaître la famille royale et la Cour sous Louis XV et sous Louis XVI. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Albert Méricant, 1911, in-8°, 377 pp, 48 gravures ou portraits dans le texte et sur 12 pl. hors texte, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons et titres dorés, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie Plon, 1931, in-8°, 281 pp, 16 pl. d'héliogravures hors texte, biblio, broché, imprimé sur alfa, bon état (Coll. Les Maîtres de l'histoire)
Tome I seul (sur 2), consacré à la jeunesse de Pierre le Grand : La Moscovie ; Les Strélitz ; La régence de Sophie ; Premiers pas vers l'Empire ; Les "Noviks" ; Pierre termine son apprentissage ; Premières réformes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Belles Lettres, 1986, in-8°, 283 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'Olympe du Roi-Soleil ou comment la mythologie et l'Antiquité furent mises au service de l'idéologie monarchique sous Louis XIV à travers la littérature, la peinture, la musique, les fêtes, la sculpture, l'architecture et les jardins, à Vaux-le-Vicomte, Meudon, St Cloud, Sceaux, Marly, St Germain et Versailles. "Le savoir antique avait offert à la définition de la monarchie les prestiges d'un âge séculaire, qui ancraient le pouvoir royal dans l'éternité, et les enchantements profanes et sensuels d'un monde que seul le monarque sage et puissant pouvait recréer... La mythologie fut une pédagogie et une propédeutique qui devaient imposer à l'imaginaire les images transfigurées du roi, de son règne et de son royaume." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mercure de France, 1970, in-8°, 556 pp, édition présentée et annotée par Suzanne Burkard, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
L'aspect le plus original des Mémoires de la baronne d'Oberkirch réside sans doute dans le tableau fidèle qu'elle nous donne d'abord de la vie au XVIIIe siècle dans une province française au statut très particulier : l'Alsace, son pays natal. Elle nous raconte avec fraîcheur et esprit ses séjours à Strasbourg – le Strasbourg de Goethe et du cardinal de Rohan –, et ses visites à la cour de Montbéliard où la princesse Dorothée de Wurtemberg était son « amie de cœur ». C'est pour retrouver celle-ci, devenue grande-duchesse de Russie et qui faisait en France un voyage semi-officiel avec son époux, que madame d'Oberkirch se rend pour la première fois à Paris, en 1782. Elle rédige alors son journal qui est la partie la plus célèbre des Mémoires. Tous les historiens des mœurs avant la Révolution connaissent cette chronique savoureuse où défilent rois et princes, gens de lettres et magiciens, coiffeurs et modistes. Les anecdotes alternent avec les récits et les mots historiques... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mercure de France, 1989, in-8°, 588 pp, édition présentée et annotée par Suzanne Burkard, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
L'aspect le plus original des Mémoires de la baronne d'Oberkirch réside sans doute dans le tableau fidèle qu'elle nous donne d'abord de la vie au XVIIIe siècle dans une province française au statut très particulier : l'Alsace, son pays natal. Elle nous raconte avec fraîcheur et esprit ses séjours à Strasbourg – le Strasbourg de Goethe et du cardinal de Rohan –, et ses visites à la cour de Montbéliard où la princesse Dorothée de Wurtemberg était son « amie de cœur ». C'est pour retrouver celle-ci, devenue grande-duchesse de Russie et qui faisait en France un voyage semi-officiel avec son époux, que madame d'Oberkirch se rend pour la première fois à Paris, en 1782. Elle rédige alors son journal qui est la partie la plus célèbre des Mémoires. Tous les historiens des mœurs avant la Révolution connaissent cette chronique savoureuse où défilent rois et princes, gens de lettres et magiciens, coiffeurs et modistes. Les anecdotes alternent avec les récits et les mots historiques... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Sylvie Messinger, 1990, in-8°, 351 pp, 21 gravures et plans, broché, couv. illustrée, bon état
Quand une ordonnance du Roi interdit l'exercice de la chirurgie aux Protestants, Alexandre-Olivier Exquemelin (né en 1646) s'engage à la Compagnie des Iles d'Amérique. Il s'embarque pour les Antilles. Aussitôt arrivé, le 7 juillet 1666, il est vendu pour la somme de trente écus au Sieur de la Vie. L'auteur est maltraité et frôle la mort. Heureusement sa réputation de médecin attire l'attention du gouverneur de l'île qui le protège. Fuyant les mauvais traitements de son maître, il s'engage sur un navire flibustier comme chirurgien sous le commandement du fameux Morgan. De 1666 à 1672, il participe aux nombreuses expéditions. En 1679, Alexandre-Olivier Exquemelin publie son témoignage. Il raconte l'histoire de ces aventuriers, boucaniers et flibustiers de l'Amérique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1966, in-8°, 391 pp, 37 gravures sur 32 pl. hors texte, chronologie, index, broché, état correct (Coll. La Suite des temps)
La Grande Catherine, « Étoile du Nord », « Mère Tsarine » de toutes les Russies, est un personnage légendaire. Si légendaire qu'on en oublie souvent la vérité historique. Zoé Oldenbourg s'est attachée à nous montrer un être humain, qui souffrit et qui lutta ; et c'est dans son humanité qu'elle a tenté de la peindre. C'est pourquoi son livre est consacré surtout à la première partie de la vie de Catherine, temps où elle n'était pas encore un monstre sacré. — Catherine de Russie (Sophie d’Anhalt-Zerbst) était une petite princesse allemande choisie à la faveur d’obscures combinaisons politiques pour être l’épouse de l’héritier du trône de Russie. Or, par chance, cet héritier se trouvait être un jeune homme débile et déséquilibré, et un Allemand fanatique : à la fois très incapable et très impopulaire. Faute d’autres prétendants au trône, et après bien des déboires, de luttes et d’intrigues, Catherine prit la tête de la conspiration qui, après la mort de l’impératrice Elisabeth, se forma contre Pierre, détrôna puis laissa assassiner son époux, et régna seule. Elle régna pendant trente-quatre ans et compta parmi les grands souverains de son temps. Le présent ouvrage traite de la formation de Catherine et de sa lente et difficile préparation au rôle d’impératrice, plutôt que de son règne. Il s’agit ici d’une tragédie à trois personnages : Elisabeth, Pierre et Catherine. C’est une tragédie de la lutte pour le pouvoir qui dure dix-huit ans. Catherine gagnera brillamment la partie. Son surnom de Grande a résisté au temps, ce qui prouve que, de quelque façon qu’on la juge, elle avait mérité sa victoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lyon, Jacques Canier, Claude Chancey & Antoine Laurens, 1657 [vol. 2 : Lyon, Alexandre Fumeux, 1656], 1656-1657, pt in-4°, (22)-494-(74) et (6)-378 pp, bandeaux, lettrines et vignettes, page de titre du premier volume en noir et rouge, les 2 volumes reliés en un fort volume pt in-4° (17 x 23,5 cm), reliure plein veau moucheté, dos à 4 nerfs, titres et caissons dorés ornés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), traces de mouillure ancienne, coiffe sup. lég. abîmée avec pt manque, coiffe inf. manquante, coins du 1er plat abîmés avec manque de cuir, qqs épidermures, état correct. La pagination passe sans manque des pages 264 à 267 du premier volume et des pages 278 à 281 du second. Manque les 13 derniers feuillets du second volume (fin des “Notes sur les actions forenses”)
Coutumes et us du Sud-Ouest. Droit civil, pénal, criminel, particulièrement dans l'Aquitaine et le pays toulousain. — "Simon d’Olive du Mesnil est issu d’une famille de parlementaires toulousains ; il obtient sa licence en 1607 à la faculté de droit de Toulouse et devient avocat. Il est nommé avocat du Roi en la sénéchaussée et siège présidial de Toulouse en 1612, puis pourvu d’un office de conseiller au Parlement de Toulouse en 1628 (il cède cet office à son fils Jean juste avant de mourir en 1647). Il publie en 1638 ses "Questions notables du droict" alors qu’il siège toujours au Parlement de Toulouse, transgressant alors la règle tacite qui s’imposait aux arrêtistes : ne pas publier la jurisprudence de la cour avant d’avoir quitté sa charge. Son recueil a connu un succès immédiat et de longue durée" (J. Krynen, Dictionnaire historique des juristes français, XIIe-XXe siècle) — "Important ouvrage qui marqua une date dans l'éloquence judiciaire. En effet, l'un des tous premiers, Simon d'Olive abandonna l'usage devenu pédantesque de mélanger de grec et de latin le corps du texte, « il osa bannir les citations du texte de ses discours, mais pour paraître à la fois éloquent et érudit, il relégua dans des notes tout cet appareil scientifique. »" (Hérissant, Principes de Style, 1779, 223) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Loysel, 1988, gr. in-8°, 143 pp, broché, bon état. Réimpression du cours polycopié d'Histoire du droit public de 1949-1950
Table : I. Le pouvoir législatif et la vérification libre des lois ; II. Les impôts et le droit de la nation ; III. Les droits individuels : Liberté, sécurité et propriété ; IV. Le corps de la magistrature et la séparation des pouvoirs ; V. La crise finale (787-1789). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., H. Champion ; Rouen, E. Cagniard, 1881-1882, 2 forts vol. gr. in-8°, xxiii-679 et (4)-754 pp, reliures demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, titres, tomaisons et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
Tiré à petit nombre et vendu par souscription, l’ouvrage forme en fait une grande biographie de Claude Pellot, divisée selon ses emplois successifs, et doublée d’une étude sur l’administration de la justice au XVIIe siècle. — "Colbert n'eut point de confident plus intime, d’agent plus énergique et plus sûr que Claude Pellot. Son nom mérite d’être associé à celui du ministre qu'il a servi, et son histoire est le complément naturel de l'histoire de Colbert. Là est le grand intérêt du livre de M. O'Reilly. En tirant de l'oubli le mémoire de Pellot, en suivant année par année, presque jour par jour, la vie de ce laborieux serviteur de l’ancienne France, il nous permet de nous rendre compte, avec plus de précision qu’on ne l'avait fait jusque-là, de la valeur des instruments que le génie de Colbert sut découvrir ou façonner, et de l’activité incessante exigée par lui de ceux dont il avait pris en main la fortune. Le premier volume est consacré presque tout entier à sa carrière administrative. Conseiller au parlement de Normandie de 1641 à 1648, Pellot, qui avait épousé une parente de Colbert, ne tarda pas à abandonner sa charge pour entrer dans l'administration. Il devint en 1653 maître des requêtes de l'hôtel, puis, en 1656, intendant de la généralité de Grenoble : il administra plus tard, avec le même titre, celles de Poitiers, de Limoges, de Montauban et de Bordeaux. Dans l'exercice de son pouvoir « proconsulaire, » comme l'appelle un contemporain, Pellot se montra énergique, absolu, dur même, et plus préoccupé du but poursuivi que scrupuleux sur les moyens employés pour l’atteindre. En cela, il réalisait bien le type de l’intendant, tel que l’ont conçu Richelieu, Mazarin et surtout Colbert. (...) Le second volume raconte la vie de l'ancien intendant à partir de sa nomination, en 1669, au poste de premier président du parlement de Normandie. C'était alors un personnage considérable qu'un premier président, surtout quand à l'éclat et aux prérogatives de sa charge il joignait, comme Pellot, un grand crédit, une expérience consommée des affaires, et la confiance intime d’un ministre tel que Colbert. Aussi l'histoire de la première présidence de Pellot se confond-elle, de 1663 à 1683, avec celle de la province de Normandie. Les débuts du premier président furent heureux : il obtint un arrêt du grand conseil anéantissant de nombreuses poursuites pour sorcellerie pendantes devant son parlement..." (Paul Allard, Revue des Questions historiques, 1882) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1958, in-8°, 314 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier courant (il n'a été tiré que 30 ex. sur Alfa)
Par Jean Orieux (1907-1990), une excellente biographie du seigneur libertin et écrivain Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), l'auteur de l' "Histoire amoureuse des Gaules". — L'aventure de Roger de Rabutin, comte de Bussy, lieutenant du Roi en Nivernais, mestre de camp de la cavalerie légère de France et académicien, est presque incroyable. La disgrâce du Roi, en 1666, a foudroyé ce grand seigneur libertin, d'un courage admirable sur tous les champs de bataille, second de Condé, second de Turenne avec qui il partage le mérite de la victoire des Dunes et, de surcroît, grand écrivain, caustique et railleur sans jamais se départir d'une bienséance si élégante que Sainte-Beuve y a vu le modèle de la courtoisie française. C'est son impertinence gauloise qui l'a perdu. Le Roi ne l'aurait peut-être pas frappé, mais le scandale avait été orchestré et même créé par les envieux de Bussy parmi lesquels se glissèrent des ennemis du Roi. La chronique la plus brillante – et la plus hardie – de la vie aristocratique entre 1640 et 1660, c'est Bussy qui l'a écrite sous ce titre : L'Histoire amoureuse des Gaules. C'est lors de la publication de cette chronique que le complot se noua pour perdre Bussy – et peut-être davantage pour attaquer Louis XIV... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1986, fort in-8°, 826 pp, 68 gravures et portraits sur 32 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Grandes Biographies)
Qui était Catherine de Médicis (1519-1589), celle que l'on a appelée la “reine noire” ? Elle est moins noire que ses éternels voiles de deuil et moins noire que la réputation qui lui a été faite au XIXe siècle par certains romantiques. Mère de trois rois, François II, Charles IX et Henri III, elle a régné en fait sous leur nom pendant trente ans, durant la plus terrible et la plus magnifique période de l'histoire moderne. Terrible parce qu'assombrie par les guerres de religion, magnifique parce qu'éclairée par la Renaissance, Catherine incarne son siècle. La petite-fille de Laurent le Magnifique, en épousant en 1533 Henri d'Orléans, deuxième fils de François 1er, a apporté à la France l'irremplaçable civilisation de sa patrie. Florence : un savoir-vivre, des arts, des plaisirs jusque-là inconnus. Cela, c'est le côté fastueux – et ruineux – de la reine-mère. Il ne cache pas son génie politique très particulier : un machiavélisme raisonné par son amour de la paix et inspiré par une intelligence supérieure, une foi inébranlable en la grandeur de la monarchie et de la France. On lui a reproché sa violence, c'est ce qu'elle avait le plus en horreur, comme la guerre : elle préférait la diplomatie. Au fond, ses seules erreurs ont été ses faiblesses pour ses enfants : elle les a trop aimés, ils ne le méritaient pas. Voilà son crime de chef d'Etat. Elle en mourut de douleur, comme un grand roi. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1966, fort in-8°, 827 pp, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, un tableau généalogique, biblio, index des noms, reliure pleine toile vert clair de l'éditeur, titres en noir et rouge, rhodoïd, sous étui carton, bon état
Tout le monde connaît Voltaire. Chacun a sur lui son idée – pour ou contre ; c'est la même. Quand on s'enfonce dans sa vie, le foisonnement des faits, les pirouettes du personnage, ses contradictions, ses escamotages donnent le vertige. D'Alembert en définissant Voltaire l'a reconnu indéfinissable. Il l'appelait : "M. le Multiforme". En faisant rayonner son génie personnel – et le génie français – à travers toute l'Europe, Voltaire s'embarrassait fort peu des propagandes nationalistes. Pour lui et pour ceux qui l'entendaient, l'Europe a existé : c'était l'Europe des Lumières, la plus civilisée, la plus humaine des patries. Ce sont six années que Jean Orieux a consacrées à Voltaire, six années passées, dit-il, "dans la meilleure compagnie qui ait peut-être jamais existé". Le résultat est cette biographie à la fois tumultueuse, riche, chatoyante, à l'image du fascinant personnage qu'elle met en scène. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Foucault, 1824, 2 vol. in-8°, 452 et 496 pp, reliures demi-veau glacé fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces de titre et d'auteur chagrin carmin et vert (rel. de l'époque), bon état (Coll. des mémoires relatifs à l'histoire de France depuis l'avènement de Henri IV jusqu'à la paix de Paris conclue en 1763 ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage par, par A. Petitot)
"Ces mémoires, probablement rédigés par Algay de Martignac, commencent à la naissance de Louis XIII (1608), mais arrivent vite au détail des complots formés par Gaston ou autour de lui. Ces mémoires sont utiles pour la première partie de la vie de Gaston quand il était encore héritier présomptif de la couronne." (Bourgeois & André, Sources II, 729) – D'une famille de petite noblesse des confins provençaux-dauphinois, Bénédict-Louis de Pontis (1578-1670) servit 56 ans, et atteignit le grand âge malgré 17 blessures. Retiré à Port-Royal des Champs, il fut sollicité par Thomas Du Fossé, qui arrangea ses souvenirs, les constituant en modèle de conduite à offrir aux gens de guerre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Foucault, 1824, 2 vol. in-8°, 452 et 496 pp, reliures demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquettes en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaires trés bien reliés à l'époque
"Ces mémoires, probablement rédigés par Algay de Martignac, commencent à la naissance de Louis XIII (1608), mais arrivent vite au détail des complots formés par Gaston ou autour de lui. Ces mémoires sont utiles pour la première partie de la vie de Gaston quand il était encore héritier présomptif de la couronne." (Bourgeois & André, Sources II, 729) – D'une famille de petite noblesse des confins provençaux-dauphinois, Bénédict-Louis de Pontis (1578-1670) servit 56 ans, et atteignit le grand âge malgré 17 blessures. Retiré à Port-Royal des Champs, il fut sollicité par Thomas Du Fossé, qui arrangea ses souvenirs, les constituant en modèle de conduite à offrir aux gens de guerre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ORMESSON (François d') et Jean-Pierre THOMAS.
Reference : 127204
(2002)
ISBN : 9782262018207
Perrin, 2002, gr. in-8°, 380 pp, 16 pl. d'illustrations en couleurs hors texte, tableau généalogique, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Pour être encore trop peu connu du grand public, le destin de Jean-Joseph de Laborde n'en est pas moins fascinant à plus d'un titre. Ce Béarnais, né en Espagne, placé à dix ans dans une maison de commerce de Bayonne, responsable à vingt ans d'une société internationale et comptant à trente parmi les hommes les plus riches de France, devient peu après fermier général et banquier de la Cour, tout en demeurant le chef d'un véritable empire commercial qui importe et exporte des marchandises du monde entier. Portant sur ses épaules le ministère de Choiseul, finançant presque à lui seul la guerre de Sept Ans et, plus tard, celle d'Amérique, Laborde conseille Louis XV, la haute noblesse et même Voltaire dans la gestion de leurs portefeuilles financiers, tout en manifestant, dans ces diverses opérations, une intégrité sans faille. Cet Européen avant la lettre s'impose non seulement comme l'un des promoteurs du nouvel urbanisme parisien, mais encore comme l'un des principaux mécènes privés de son temps, protecteur de plusieurs artistes. Le couperet de la guillotine met tragiquement fin à sa vie en 1794. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1927, in-12, 382 pp, broché, bon état (Coll. Le Roman des grandes existences)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1929, gr. in-12, 430 pp, biblio, broché, couv. salie, dos abîmé avec manques, intérieur propre (Coll. Le Roman des grandes existences). Etat moyen, mais édition originale, un des ex. hors commerce marqués H.C. sur pur fil des papeteries Lafuma, enrichi d'un envoi a.s.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1927, gr. in-8°, 195 pp, un portrait en frontispice, biblio, broché, bon état (Coll. Figures du passé)
"Ni grand militaire, ni grand politique, ni grand écrivain, Charles-Joseph, prince de Ligne, n'en est pas moins demeuré une curieuse et sympathique « figure du passé », et c'est sous cette figure qui fut, en tout et partout, celle d'un grand seigneur et homme d'esprit, que nous le présente Mlle Marthe Oulié dans un fort intéressant volume, d'une documentation intelligente et sérieuse..." (Le Figaro, 1927) — "Le prince de Ligne fut l'un des types caractéristiques du XVIIIe siècle et de l'Ancien Régime sur son déclin. Seigneur dans les Pays-Bas autrichiens, passionné pour la société française, ami du roi de Prusse et de la tsarine Catherine II qui lui avait donné de vastes domaines en Crimée, parlant la plupart des langues de l'Europe, plus souvent en voyage que dans son château familial, en relations épistolaires avec les esprits distingués de l'Europe et plus particulièrement de la France, il était cosmopolite comme Voltaire, comme Grimai, comme Walpole. comme Franklin. Il était cosmopolite en religion. (...) Tout cela, Mlle Marthe Oulié nous le montre dans la monographie bien documentée qu'elle lui a consacrée. Elle a dépouillé les nombreux ouvrages de ce grand seigneur écrivain et, d'un style vivant, elle a su animer sa physionomie si nuancée. Peut-être trouvera t-on que, subissant elle-même le charme de son esprit et de son élégance, elle n'a a pas assez marqué ce qu'il y avait en lui de corrompu... Quoi qu'il en soit, son livre se lit avec agrément et est digne des monographies qui l'ont précédés dans la Collection des « Figures du passé »" (La Croix, 1927) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Barnes & Noble Books/Totowa (New Jersey), 1981, gr. in-8°, iv-347 pp, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
26 études érudites. Le Volume 1: Primary Sources, édité par Ann Hughes, est un recueil de textes de l'époque. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1935, in-8°, 323 pp, traduit de l'anglais, une carte, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations crayon, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
"La plupart des biographes, même les mieux intentionnés, y compris Padover, ont puisé largement dans une collection de lettres de l'empereur publiée « à Constantinople » en 1790 qui s'est révélée fausse en presque totalité, et d'où sont tirées les formules-chocs prêtées à Joseph (« Je veux faire de la philosophie la législatrice de mes Etats »). (...) Né en mars 1741, premier enfant mâle dans une famille affaiblie par une succession féminine, Joseph fut initié au gouvernement dès 1760 ; en 1764, il fut élu roi des Romains. En 1765, à la mort de son père l'empereur François de Lorraine, il devint empereur et sa mère Marie-Thérèse l'associa comme co-régent au gouvernement des États des Habsbourg. Mais ne nous méprenons pas : Marie-Thérèse était la seule souveraine et pouvait donc agir en toute indépendance alors que Joseph II ne pouvait rien faire sans l'avis de sa mère. D'où la difficulté de sa situation dans un combat à armes inégales. Les rapports de la mère et du fils ont suscité les interprétations les plus diverses. Joseph II qui ne voulait pas être une potiche (son père, co-régent lui aussi, s'était contenté de ce rôle), supportait mal la tutelle d'une mère dominatrice et aimante, usant trop souvent de la corde sensible pour faire fléchir un fils provocateur et radical. Les quinze années de la co-régence donnent l'impression d'un psychodrame permanent, avec des périodes d'idylle, avec des temps de crise où chacun menace, Marie-Thérèse d'abdiquer, Joseph de se cantonner dans sa fonction d'empereur, le chancelier Kaunitz, troisième personnage du triumvirat, comptant les points ou tâchant d'arbitrer..." (Claude Michaud, Annales ESC, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1928, in-12, 216 pp, broché, état correct (Coll. Armand Colin)
"Le nouveau livre de M. Pagès a pour objet essentiel de montrer que la monarchie d'Ancien régime, née des guerres civiles du XVIe siècle, n'a pris forme réellement qu'avec Henri IV, puis Louis XIII, et surtout avec Louis XIV. L'auteur l'étudie dans ses caractères, lesquels ont évolué, allant du gouvernement personnel, sous Henri IV, au Ministériat de Richelieu et de Mazarin et à la monarchie administrative, policière, bureaucratique, le tout avec excès, de Louis XIV, principalement à partir de 1661. – II en analyse les ressorts et les organes essentiels, n'en dissimule point les défauts et l'absence de vraie solidité, mais aussi il en fait apparaître les services éminents rendus au pays : avec Henri IV, cette monarchie, type de l'Ancien régime continental, a pacifié le royaume et rouvert les sources de sa prospérité ; avec Louis XIII et Richelieu, elle a discipliné les énergies nationales, et après l'intermède de la Fronde, préparé l'efflorescence dernière du système sous le Grand Roi : avec celui-ci, la France a conquis de solides frontières, assimilé de nouvelles provinces ; elle est devenue une grande puissance, grande par la force de son armée, par sa prospérité intérieure, par le prestige d'une civilisation qui s'est comme répandue partout au-dehors. Mais, cela dit, cela démontré avec une netteté sobre, exempte de tout étalage de science documentaire, bien que l'on sente l'auteur en pleine possession de son sujet, ce que l'on aime à constater, par contre, chez lui, c'est qu'il ne craint pas non plus, d'une part, de laisser voir tout ce que cette ancienne monarchie a eu de bases fragiles, d'incohérences, de créations factices ; tout ce qu'elle a aussi détruit ou annihilé, pour s'édifier avec son double dogme d'absolutisme de droit divin. Tout un chapitre est consacré à scruter les causes de « déformation » du système « lousquatorzien », incapable de soutenir un équilibre politique et social, qui se rompra bien vite après la mort du maître, se survivant au XVIIIe siècle, mais en proie à une lente et définitive dissolution..." (Félix Magnette, Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.