P., Editions Génin, 1958, gr. in-8°, vi-577 pp, préface de T. S. Ashton, 10 cartes et figures, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Avec un Supplément bibliographique établi par A.-J. Bourde pp. 545 à 556. — "On ne saurait trop louer l'éditeur de permettre que le lecteur français prenne une connaissance aisée de ce bel et classique ouvrage d'histoire économique, dont tous les spécialistes s'accordent à reconnaître la valeur permanente. Publiée pour la première fois en français en 1906, cette étude fut revisée par l'auteur et publiée en anglais en 1928 ; la présente édition est conforme au texte anglais de 1928 ; l'importante bibliographie de P. M. a été mise à jour par A.-J. Bourde ; l'ouvrage est muni d'un index analytique." (Revue française de science politique, 1960)
Hachette, 1965 in-8°, 319 pp, 2 cartes, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Publier une vie quotidienne moins de trois ans après avoir soutenu brillamment une vaste thèse sur la seconde moitié du XVIIe siècle à Istamboul constitue, à nos yeux, une véritable gageure si l'on considère qu'il s'agit, du moins en apparence, de concentrer en 300 pages deux siècles d'une histoire sociale alors que l'auteur avait consacré (sans longueurs inutiles) 731 pages à un demi-siècle de la même période. (...) Byzance, Constantinople, Istamboul, autant de noms évocateurs d'une ville qui, en réalité en comporte au moins deux, celle de la rive droite de la Corne d'Or, la musulmane, et celle de la rive gauche, la combien cosmopolite Galata ! mais Uskûdar, au-delà du Bosphore a toujours participé à la vie de la capitale, et Eyoub, au fond de la Corne d'Or, paraît difficile à dissocier de la cité même. C'est donc un grand ensemble urbain qu'il s'agit d'évoquer sans tenir compte des limites naturelles ou artificielles qui circonscrivent la capitale proprement dite, la ville administrative et impériale. La période choisie par l'auteur marque l'apogée de l'empire turc, l'âge d'or en quelque sorte, celui où la domination de la Sublime Porte s'étend progressivement du sud de l'Europe, profondément et largement entamée, aux frontières du Maroc, en passant par le Moyen-Orient, une partie de l'Arabie (la moins pauvre naturellement et la plus glorieuse, pour ne pas dire la plus sacrée) puis l'Egypte, la Libye, la Tunisie et l'Algérie. Epoque faste où les présents affluent à Constantinople devenue une métropole économique de première grandeur..." (Lucien Golvin, Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, 1966)
P., Firmin Didot, 1863-1868, 4 vol. in-8°, (4)-504,(4)-491,(4)-596 et (4)-588-(4) pp, index, reliures demi-veau glacé ocre, dos à 5 nerfs pointillés, pièces de titre et de tomaison basane rouge et noire (rel. de l'époque), pt manques aux pièces de titre, bon état
Première édition de cette source fondamentale pour l'histoire de la période. Le quatrième volume, paru en 1868, contient la correspondance avec le président Bouhier (1724-1737). Sur la partie consacrée à Law et à son système, cf. E. Faure, p. 698. Important appareil critique. "Le journal précis et la correspondance d'un avocat bien introduit à la cour et dans la robe." (Antoine, Louis XV).
Paris Firmin Didot 1863 4 vol. broché 4 vol. in-8, brochés, pagination diverses (couverture du tome 1 un peu défraîchie), index. Publiés pour la première fois d'après le manuscrit de la Bibliothèque Impériale. Avec une introduction et des notes. Publiés entre 1863 et 1868, ces volumes de mémoires et correspondances font état d'une chronologie quotidienne des événements survenus au Parlement à la mort de Louis XIV et contiennent de précieux renseignements historiques sur les premières années du règne de Louis XV. Bon exemplaire, complet des quatre tomes, non rogné et sans rousseurs.
Belin, 2018, in-8°, 411 pp, 8 pl. de gravures en couleurs hors texte, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
L'histoire de Françoise d'Aubigné, épouse Scarron puis marquise de Maintenon, évoque ces contes de fées où les bergères épousent des rois. Elle constitue sans doute l'exception la plus spectaculaire à la règle des barrières sociales de l'Ancien Régime. Entrée dans l'histoire par la porte de service, Françoise y accomplit l'une des plus fabuleuses aventures du XVIIe siècle. Son éducation, son premier mariage, son veuvage, sa rencontre avec Mme de Montespan, ses premiers contacts avec la cour, sa mission auprès des bâtards royaux, l'affaire des Poisons ont été autant d'étapes sur le long chemin, que rien ne laissait prévoir, de l'incroyable ascension qui devait la rapprocher de Louis XIV, au point qu'elle finit par épouser le plus grand roi de l'époque, au faîte de sa puissance et à l'apogée de son règne. L'histoire de Madame de Maintenon s'envisage ici moins comme le portrait d'un caractère, d'une personnalité, d'un destin, que comme l'étude et l'exploration de l'époque à laquelle il a appartenu, de la société qu'il a fréquentée, des liens qu'il y a noués. La prodigieuse ascension de cette personnalité d'exception s'explore par l'analyse de son réseau de relations sociales, soigneusement constitué pendant son premier mariage et son veuvage, mais aussi le fonctionnement de la Cour : un nouveau système prêt à admettre ce type de profil social, qui évoque certains grands serviteurs de l'Etat.
Tallandier, 2014, in-4°, 224 pp, 184 illustrations dans le texte et à pleine page, la plupart en couleurs, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
Pour ses contemporains comme pour la postérité, Louis XIV fut et demeure le Roi par excellence. Cette place extraordinaire dans la mémoire collective, Louis la doit à l'exceptionnelle durée de son règne (72 ans, 1643-1715), à sa gloire militaire, à ses conquêtes, à son oeuvre de législateur et de bâtisseur. Il la doit aussi à la profusion d'œuvres d'art et d'œuvres de l'esprit qui lui ont été consacrées. A l'exception de Napoléon, aucun souverain d'Europe, avant ou après lui, n'a été autant représenté, célébré ou contesté. Avant l'invention de la photographie, aucun chef d'État n'a vu son image aussi universellement répandue, par tous les moyens de communication alors en usage. Le propos de ce livre est de faire découvrir l'incroyable foisonnement d'images suscité par Louis XIV et son entourage depuis sa naissance en 1638 jusqu'à sa mort en 1715. On découvre ainsi l'album de famille du Roi-Soleil, un album qui est tout à la fois l'histoire de sa vie et l'expression de l'image qu'il a voulu offrir à la France et à l'Europe. Les portraits du roi, peints, sculptés ou gravés, ceux de ses familiers et les portraits de groupe sont présentés dans l'ordre chronologique. — "Thierry Sarmant et Alexandre Maral co-écrivent pour les éditions Tallandier un bel ouvrage sur la vie de Louis XIV s’appuyant sur les portraits du souverain et de ses proches. Présenté comme un livre d’images, grâce à une iconographie riche et soignée qui le classe dans la catégorie des « beaux livres », cet opus n’en constitue pas moins une description très érudite de la représentation du roi et des siens au XVIIe siècle. Cette qualité, qui nous fait entrer dans le détail des œuvres présentées, de leur sens et de leurs évocations, n’est pas une surprise compte-tenu de la valeur des deux auteurs qui ont publié ces cinq dernières années, nombre d’écrits sur le roi Soleil. Reprenant le cours de la vie de Louis XIV, rythmée par les guerres et les traités de paix qui modifièrent les frontières du royaume de France jusqu’à lui donner sa forme actuelle, l’ouvrage replace avec pédagogie les grands événements du règne. Cependant, c’est avant tout la description des œuvres choisies qui fait tout l’intérêt de ce livre. Soucieux de précision, les auteurs nous invitent à plonger notre regard dans le détail des peintures, sculptures ou gravures et à dépasser notre impression esthétique pour comprendre le sens d’une attitude ou d’un détail vestimentaire. Cette grille de lecture qui nous est offerte permet d’entrer véritablement dans le sujet du livre : la vie de l’homme et du roi Louis XIV, de sa famille et de ses proches. L’iconographie fait la part belle à la tapisserie de l’histoire du roi et à ses cartons, œuvre inachevée de la manufacture des Gobelins à l’initiative de Charles Le Brun célébrant la vie du monarque, ainsi qu’aux portraits officiels du souverain et des principaux acteurs de son règne, œuvres des grands artistes du temps : Hyacinthe Rigaud, le Cavalier Bernin ou encore Pierre Mignard. La qualité de ces reproductions, donnant à contempler certaines pièces rarement visibles, ravit l’amateur d’art. Pour autant, l’ouvrage exploite également beaucoup l’estampe, notamment celles réalisées pour les almanachs, servant à la propagande royale mais représentant aussi un témoignage direct des grands événements." (Yves-Marie Rocher, Revue Historique des Armées, 2014)
Vrin, 1955, gr. in-8°, 333 pp, traduit et présenté par Louis Cazes et Pierre Mesnard, 5 pl. de gravures hors texte, index, broché, non coupé, bon état (Coll. Bibliothèque d'histoire de la philosophie), envoi a.s.
"Pour la plupart des historiens de la philosophie et des sociologues, l'ouvrage dont voici la traduction française, sera la révélation d'un courant de pensée dont ils soupçonnaient à peine l'existence. Ce courant est l'expression fidèle de « l'homme baroque », cet homme qui « se caractérise par l'acceptation du donné intégral : de l'homme non réduit à ses passions et à ses vices, mais doué des forces de la raison, elles-mêmes survoltées par l'apport des vertus infuses ». A égale distance du pessimisme calviniste et d'un optimisme à la Jean- Jacques, ce courant était tributaire à la fois de Machiavel et de Bodin et corrigeait les lacunes de l'un et de l'autre par un solide héritage chrétien..." (R. Mols, Revue Philosophique de Louvain, 1958). "C'est sous l'aspect d'un beau volume judicieusement illustré d'une série de « devises » élégamment reproduites, que parvient aujourd'hui au public de langue française la très intéressante étude que M. Maravall a consacrée aux penseurs politiques espagnols du XVIIe siècle. Au vrai, il s'agit là d'un peu plus que d'une simple traduction ; car, si l'édition française reprend essentiellement le texte d'une thèse présentée en 1944, elle l'enrichit, en outre, du contenu d'une brochure publiée ultérieurement. Disons tout de suite qu'on ne saurait trop souligner l'importance de cet ouvrage, dont la publication comble heureusement une fâcheuse lacune. Le titre même du livre est révélateur de ses intentions : c'est d'abord à une synthèse que se consacre le professeur madrilène, et il faut reconnaître que la tâche n'est pas toujours facile. La multiplication des traités politiques au XVIIe siècle — le seul choix bibliographique de base opéré par M. Maravall comporte à peu près quatre-vingts titres — est déjà une preuve des efforts que doivent déployer les théoriciens pour concilier les impératifs dogmatiques et moraux du concile de Trente avec les exigences d'efficacité que supposent les concepts de souveraineté et de nationalité, en plein épanouissement pour le premier, en voie d'affirmation plus ou moins prononcée pour le second. Et la recherche est d'autant plus ardue que pèse sur elle la redoutable séduction de Machiavel et de Bodin. Une de ses caractéristiques est d'être désormais le fait de penseurs qui ne sont pas des universitaires, mais des diplomates, des fonctionnaires ou des religieux, mais prédicateurs, confesseurs, tous hommes d'action, répandus dans le monde et familiarisés avec ses difficultés ; c'est là un point important sur lequel M. Maravall insiste justement, comme, d'ailleurs, sur son corollaire inévitable, à savoir la générale appartenance de ces écrivains à la moyenne ou petite noblesse..." (Charles Marcilly, Bulletin Hispanique, 1956)
P., Fundaçao Calouste Gulbenkian - Centro Cultural Portuguès, 1971, gr. in-8°, 202 pp, glossaire, broché, bon état (série Historica & litteraria)
Ce livre est consacré à la région portugaise d'Ourique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, correspondant aux règnes de Joseph Ier et de Marie Ière. Sommaire : La comarca d'Ourique : Démarcation territoriale ; Le cadre ; Les hommes ; La société ; La vie religieuse ; La vie économique ; Conclusion ; Documents justificatifs.
Prauthoy (Haute-Marne), Chez l'Auteur, 1926, 2 vol. gr. in-8°, xxxvi-531 et 519 pp, 7 pl. de gravures et un tableau généalogique dépliant hors texte, 18 gravures dans le texte, autographe du cardinal, biblio, index, brochés, bon état, ex. signé par l'auteur. Rare
Important ouvrage sur la Réforme et la Renaissance en Champagne et en Bourgogne. — "C'est surtout grâce à la prédication, comme il advint le plus souvent en France, que les idées luthériennes firent leur apparition au XVIe siècle dans le diocèse et la ville de Langres. Mais alors que la partie bourguignonne de cet évêché, c'est-à-dire Dijon et ses environs, offrirent de bonne heure un terrain favorable à la réforme protestante, la ville de Langres elle-même et la région langroise semblent n'avoir été touchées par les doctrines nouvelles qu'après 1540. Les premiers protestants langrois trouvèrent en face d'eux une force décidée à les combattre, incarnée en la personne de Claude de Longwy, cardinal de Givry, évêque de Langres, dont M. l'abbé Marcel a entrepris de nous retracer la vie et la carrière dans deux volumes solidement composés et documentés et agréablement écrits. (...) En résumé, cet ouvrage apporte une très utile contribution d'une part à l'histoire de la Réforme dans l'Est de la France, d'autre part à celle du mouvement de la Renaissance dans la même région." (Michel Le Grand, Revue d'histoire de l'Église de France, 1930)
dans la Revue de Paris, 1930, gr. in-8°, 21 pp, broché
Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy (1665-1746), est un diplomate français, l'un des plus remarquables du règne de Louis XIV. — On trouve dans le même numéro des Souvenirs sur le ministère de Jules Simon en 1877 (par Alfred Hérault, 28 pp), un voyage au Caucase soviétique, Tbilissi en Géorgie (par André Beucler, 18 pp), une étude sur le général Weygand, sa collaboration avec Foch et la bataille de France de 1918 (par Henry Bidou, 15 pp), etc.
Coloniae Agrippinae (Cologne), Sumptibus Petri Henningii (Peter Henning), 1658, in-4°, (22)-1360-(28) pp, un frontispice allégorique, bandeaux, lettrines, texte sur 2 colonnes, index, reliure plein veau naturel, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, décor d'encadrement et encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), dos abîmé avec manques de cuirs, un mors fendu, traces de mouillure ancienne, rousseurs, état correct. Texte en latin
Le Jardin des Pasteurs dans lequel sont contenues toutes les doctrines de la foi et de la morale pour les sermons du catéchisme, de la controverse et des cas de conscience. — Par Jacques Marchant (1587-1648). À la fin du XVIIIe siècle, selon F.-X. de Feller, « on estime encore son “Hortus Pastorum”, ouvrage savant, quoique d’une critique peu sévère, édifiant et utile, et où il y a des choses curieuses, qu’il serait difficile de trouver ailleurs » (Dictionnaire historique).
PUF, 1977, in-8°, 771 pp, 11 cartes, 2 figures, biblio, index, reliure toile verte de l'éditeur, sans la jaquette, trace de mouillure ancienne au 1er plat de la reliure, intérieur propre, état correct (Coll. Peuples et civilisations)
Par Jean-François Bergier, Jean Boisset, Albert Châtelet, Jean-Claude Margolin, Charles Verlinden, Bernard Vogler. — "Le présent volume remplace dans la même collection le volume de H. Hauser et de A. Renaudet, un classique qui avait connu sa 4e édition en 1956. L'introduction traite des « hommes du premier XVIe siècle », c'est-à-dire de la vie et de son environnement, des consommateurs et producteurs, des échanges commerciaux et de leurs instruments, et enfin des idées et politiques économiques. Synthèse suggestive et fort utile pour essayer de saisir le mode de vie des hommes du XVIe siècle « pour lesquels une famine ou une épidémie de peste, l'insécurité des routes, les maladies et la mortalité infantile comptent davantage que la décoration de la Chapelle Sixtine, la publication des Amours de Ronsard, ou la conquête du Mexique » (p. 723). L'ouvrage se subdivise ensuite en trois grandes parties : I. De Christophe Colomb à Charles Quint, II. De Martin Luther à Anton Fugger, III. De Jean Calvin à Philippe II. La première partie présente successivement la montée ibérique, la montée des Habsbourg, la réplique française, les économies du Midi et celles du Nord, l'humanisme européen et le rayonnement intellectuel d'Erasme, Léonard et la Renaissance, les origines de la Réforme. Avec la seconde partie nous entrons de plein pied dans le XVIe siècle. Il y est question des rivalités en Europe, de l'explosion religieuse allemande, de l'expansion européenne de la Réforme et de ses premières structures, des avatars de l'érasmisme et de l'effondrement de la « République chrétienne », des livres, littératures nationales et sociétés, de Michel Ange et du maniérisme, du premier capitalisme européen, de la croissance des Empires coloniaux, des trésors d'outre-mer, des sciences et croyances populaires. La troisième partie porte plus particulièrement sur la seconde moitié du siècle (l'échec de Charles Quint, Jean Calvin etc). En même temps est esquissée une sorte de bilan : la nouvelle carte religieuse, vers des formes nouvelles de sensibilité et de pensée, thèmes, mythes et symboles dominants. L'ouvrage constitue une synthèse suggestive et utile sur le XVIe siècle." (Marc Lienhard, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, 1980)
P., Champion, et Auch, Cocharaux, 1886, gr. in-8°, vi-53 pp, index, broché, couv. lég. défraîchie, état correct
Trente neuf lettres de la reine de Navarre, première femme de Henry IV, écrites presque toutes de Gascogne où elle résida de 1578 à 1582 et de 1583 à 1585.
Paris chez P. Jannet, "Bibliothèque elzévirienne" 1858 1 vol. relié in-16, percaline éditeur rouge, non rogné, XXXII + 352 pp. Publiés avec notes par Ludovic Lalanne. Ces Mémoires de la Reine Margot offrent des détails intéressants sur les règnes de Charles IX, de Henri III et sur les premières années du règne de Henri IV (Daval, 53). Très bon état.
Paris Sansot 1909 1 vol. broché in-18, broché, (4) + 243 + (3) pp. (couverture salie, petit manque de papier au dos). Sinon exemplaire convenable, intérieur en bon état.
Emile-Paul, 1913-1914, 2 vol. in-8°, xiv-329 et xiii-333 pp, 2 portraits en frontispice protégés par des serpentes légendées, brochés, couv. lég. salies, bon état
Excellente et copieuse biographie, riche en renseignements inédits, de Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, dite Mademoiselle d'Ivry puis Mademoiselle de Penthièvre (1753-1821). Fille de Louis-Jean-Marie de Bourbon et de Marie-Thérèse-Félicité d'Este, elle fut duchesse de Chartres puis duchesse d'Orléans par son mariage avec Louis-Philippe d'Orléans, futur « Philippe-Égalité ». Elle est également la mère du futur roi des Français, Louis-Philippe Ier. — Premier volume : La Jeunesse : le duc de Penthièvre ; le Palais-Royal ; la séparation (1753-1791) – Second volume : La mère du roi Louis-Philippe : la Révolution ; l'exil ; les dernières années. (1791-1821).
Saint-Cloud, Chez l'auteur, 1968, in-8°, 243 pp, 8 pl. de gravures hors texte, reliure simili-cuir bordeaux éditeur, bon état. Edition originale, un des 500 ex. de luxe numérotés
Tallandier, 2005, fort gr. in-8°, 911 pp, 2 fac-similés de lettres, table des lettres, table des correspondants, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s. de E. Lever
Recueil de toutes les lettres de la reine Marie-Antoinette, avec les réponses de ses correspondants. — "Mai 1770. L'archiduchesse d'Autriche arrive en France pour épouser le dauphin, qui deviendra roi sous le nom de Louis XVI. Octobre 1793. Marie-Antoinette, veuve Capet, est conduite à la guillotine. Pendant vingt-trois ans, elle a correspondu avec sa mère, ses frères, ses amis et ses fidèles. Pour la première fois se trouvent ici réunies dans leur intégralité toutes ses lettres, avec les réponses de ses correspondants. Mieux que tout autre témoignage, ces documents originaux éclairent la personnalité de la dernière reine, nous introduisent dans son intimité, nous révèlent par quel cheminement cette princesse, d'abord sentimentale et frivole, dépourvue d'expérience, manipulée par sa famille autrichienne, se jettera dans l'action politique, et tentera désespérément de sauver la monarchie française. On saisit enfin, dans toute sa complexité, le destin tragique de cette jeune femme transfigurée par son supplice." (4e de couverture)
P., Dentu, 1864, in-8°, iii-304 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, titre doré (rel. de l'époque), bon état
Correspondance de 1770 à 1792. — "... Comme reine, comme femme, elle peut avoir ses faiblesses, ses troubles secrets, ses révoltes ; elle n’a point à s’humilier devant la mort, et s’il est une figure à laquelle le jour de l’histoire soit propice, qui ne souffre aucunement des divulgations les plus intimes, c’est celle-là. Elle se relève au contraire sous cette lumière nouvelle qui afflue aujourd’hui de toutes parts ; elle grandit dans cette correspondance que M. le comte d’Hunolstein livre à la curiosité contemporaine..." (Revue des Deux Mondes, 1865)
P., Dentu, 1864, in-8°, iii-304 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse avec tire et filets dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), coupes abîmées, pt manque de cuir sur un mors, trace de mouillure ancienne, état correct
Correspondance de 1770 à 1792. — "... Comme reine, comme femme, elle peut avoir ses faiblesses, ses troubles secrets, ses révoltes ; elle n’a point à s’humilier devant la mort, et s’il est une figure à laquelle le jour de l’histoire soit propice, qui ne souffre aucunement des divulgations les plus intimes, c’est celle-là. Elle se relève au contraire sous cette lumière nouvelle qui afflue aujourd’hui de toutes parts ; elle grandit dans cette correspondance que M. le comte d’Hunolstein livre à la curiosité contemporaine..." (Revue des Deux Mondes, 1865)
Secqueville-en-Bessin, Publications Micheline Vallée, 1992, in-8°, 153 pp, présentation de Micheline Vallée, broché, couv. illustrée, bon état
New York and London Harper & Brother 1929 1 vol. relié in-8, bradel toile éditeur bleue, 261 pp., portrait-frontispice, index et bibliographie.
P., Culture, Art, Loisirs, 1973, in-8° oblong, 282 pp, 15 gravures et fac-similés, biblio, reliure skivertex vert éditeur, bon état (Coll. Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes, sous la dir. de Louis Pauwels)
Biographie de Giuseppe Balsamo, comte de Cagliostro (1743-1795). Il fondera et présidera dès 1780 une loge maçonnique « égyptienne » à Strasbourg, sous la protection et lettres patentes du cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg.
Grasset, 1973, in-8° oblong, 282 pp, 15 gravures et fac-similés, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bords frottés, état correct (Coll. Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes, sous la dir. de Louis Pauwels)
Biographie de Giuseppe Balsamo, comte de Cagliostro (1743-1795). Il fondera et présidera dès 1780 une loge maçonnique « égyptienne » à Strasbourg, sous la protection et lettres patentes du cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg.
P., Le Club du meilleur livre, 1956, in-8° carré, (10)-300 pp, documents originaux traduits et présentés par Marcel Thomas, 21 gravures hors texte, sources, tiré sur bouffant de Bellegarde, reliure pleine basane chagrinée chocolat de l'éditeur ornée du blason des Stuart, gardes illustrées (maquette de Massin), bon état (Coll. Dossiers de l'Histoire)
Fait partie d'une collection unique en son genre de sept titres consacrés à des procès historiques célèbres avec Galilée, les Templiers, Jeanne d'Arc (deux volumes), Savonarole et Vidocq. – "Depuis quatre cents ans, tant d'ouvrages ont été publiés sur Marie Stuart qu'à peine en dresserait-on la liste. Ajouter un nouveau volume à cette imposante bibliothèque pourrait donc, à première vue, sembler assez superflu. Pourtant, s'il est vrai que peu de grandes destinées ont pareillement réussi à inspirer les dramaturges, à exciter l'imagination des foules et à provoquer les discussions passionnées des historiens, la figure de Marie Stuart n'en demeure pas moins enveloppée d'un certain halo de mystère. Pour la plupart des Français, ce nom évoque la romantique personnalité d'une jeune reine que sa beauté, son intelligence, sa sensibilité, et surtout son héroïsme devant la mort, auréolent de toutes les séductions. On se la représente en général comme la victime d'une impitoyable fatalité, contrainte par son veuvage prématuré à regagner une lointaine et inhospitalière patrie avant que la haine de ses ennemis ne lui fasse enfin, au terme d'une longue captivité, gravir les marches d'un échafaud. Aux yeux de bon nombre d'Anglais, en revanche, Marie Stuart apparaît tout autre : ils verraient volontiers en elle une aventurière intrigante et débauchée, n'hésitant pas, par fanatisme, à trahir les intérêts de son propre fils, prête au besoin à recourir au meurtre pour écarter de sa route des adversaires gênants. Notre intention n'est point, on s'en doute, de donner ici un aperçu d'ensemble sur la carrière si mouvementée et si dramatique de Marie Stuart. C'est seulement la catastrophe par laquelle s'acheva sa douloureuse existence dont nous voudrions faire saisir le mécanisme et les dessous secrets. Selon l'interprétation qu'il donnera aux documents présentés ici, le lecteur pourra y trouver des motifs de condamner ou d'absoudre la reine d'Écosse. Peut-être préférera-t-il s'abstenir de porter un jugement définitif, mais il aura au moins eu sous les yeux le dossier complet de l'affaire, non sans qu'y aient été jointes un certain nombre de pièces annexes qui contribuent à la replacer dans son véritable contexte. Ces documents n'ont certes pas été ignorés des historiens de Marie Stuart, mais, rédigés qu'ils étaient, pour la plupart, en anglais, en latin, ou en espagnol, et publiés le plus souvent dans des recueils familiers aux seuls érudits de profession, ils sont restés à peu près inconnus du grand public cultivé de notre pays..." (Avant-propos)