P., chez Pierre Le Petit, 1667, in-folio, 10 ff.n.ch.-1049 pp.-17 ff.n.ch. pp, solide reliure plein veau, dos lisse orné de fleurons et filets dorés, pt manque à la coiffe inf., tranches jaspées (reliure du XVIIIe). Bon exemplaire très frais
L'auteur est un prédicateur dominicain espagnol (1505-1588).
Librairie du Recueil Sirey, 1919, in-8°, ii-194 pp, broché, déchirure sur le premier plat de couverture réparé avec du scotch, sinon bon état. Rare
Paris, Francfort & Liège en foire & chez Bassompierre 1756 2 vol. Relié 2 vol. in-18, veau fauve marbré, dos lisses, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, filets, fleurons et dentelle dorés, coupes filetées, tranches marbrées, VII + 214 et 300 pp. Deuxième édition, parue un an après l'originale. Petite usure aux coiffes et aux mors, sinon bonne reliure de l'époque.
P., Les Iles d'Or, 1951, gr. in-8°, 15-(36) pp, préface de Raoul Girardet (15 pp), 34 gravures dans le texte, broché, 1er plat illustré, bon état
Plus qu'un véritable guide, c'est un itinéraire de promenade dans les jardins du château de Versailles que Louis XIV a fixé dans sa Manière de montrer les jardins de Versailles en 1704. Les historiens continuent de s'interroger quant à l’usage de ce "manuel", qui n’était pas destiné à la publication. Etait-il destiné à des réceptions officielles ? Pour les fontainiers afin qu'ils sachent quelles fontaines mettre en eaux ? Pour lui-même lorsque, perclus de goutte (maladie qui provoque d’intenses douleurs des articulations), il se faisait tirer dans une « roulette » ? Car la rédaction des manuscrits est assez tardive. Il en existe six versions qui s'échelonnent entre 1689 et 1705, conservées à la Bibliothèque nationale de France ; certaines écrites de la main même du Roi, d'autres par un de ses secrétaires et simplement corrigées par lui. L'itinéraire varie peu d'une version à l'autre et couvre environ 4 à 8 km, selon la destination. Si le promeneur se rend à la Ménagerie où à Trianon, le trajet s’allonge. Aujourd'hui, bien que les jardins aient subi quelques transformations depuis leur création, il est toujours possible de marcher dans les pas du Roi-Soleil. « On fera une pause pour voir le parterre du Midy, ou de là, en s’avançant sur la balustrade de l’Orangerie, d’où l’on verra le parterre des Orangers, et le Latone des Suisses » note-t-il. Le visiteur peut prendre le temps de découvrir tous les points de vue qu'offre chacune des étapes suivantes, dont certaines sont restées célèbres : le parterre d'Eau, l'Orangerie, le bassin de Latone, les bassins de Flore et de Cérès...
P., Editions Bossard, 1923, pt in-8°, 255 pp, un portrait gravé sur bois par Achille Ouvré en frontispice, tirage numéroté sur papier vélin pur chiffon Montgolfier, reliure demi-basane chocolat à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. des Chefs-d'œuvre méconnus)
"Cette jolie édition rendra de grands services, car la publication des “Mémoires de Louis XIV”, de Dreyss, est aujourd'hui introuvable. Le nouvel éditeur donne d'ailleurs, pour les Mémoires de 1661, la révision de Pellisson, « que le roi avait reconnue sienne », tandis que Dreyss avait eu le tort de publier la rédaction antérieure, de Périgny, beaucoup moins bonne ; pour les Mémoires de 1666, on a suivi, comme Dreyss, le texte de Périgny, mais amélioré grâce à la collation des manuscrits de la Bibliothèque Nationale. Suivent les Réflexions sur le métier de roi, de 1679, les Instructions au dvc dAnjou, de 1700, le Projet de harangue, de 1710. – Dans une excellente introduction, M. Longnon marque l'intérêt que présentent ces écrits politiques de Louis XIV." (H. Sée, Annales de Bretagne, 1924)
Paris Henri Plon 1866 2 vol. broché 2 vol. gr. in-8, brochés, IV + 501 et 527 pp., index. Publié d'après les originaux conservés aux archives de l'Empire et précédés d'une étude sur le caractère et la politique personnelle de Louis XV, par M. E. Boutaric. Exemplaire complet, en excellente condition.
Paris chez les associés choisis par ordre de Sa Majesté 1759 1 vol. relié in-16 étroit, veau marbré havane, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre, tranches rouges, (16) + 560 pp. (un caisson frotté). Bon exemplaire en reliure d'époque.
Paris Librairie académique Didier et Cie 1869 2 vol. relié 2 vol. in-8, demi-maroquin brun, dos à nerfs orné de fleurons dorés, chiffre doré de Henri Chasles en pied, têtes dorées, (6) + CCXL + 240 et (4) + 422 pp. Remise en vente sous de nouvelles pages de titre de l'édition originale publiée par Paul Dupont en 1865. Ex-libris contrecollés aux contreplats : Henri Chasles. Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.
Bordeaux, L'Escampette, Instituto Camões, 1994, gr. in-8°, 62 pp, 8 pl. en couleurs hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Le temps de Camões par Vasco Graça Moura ; Camões et le temps par Eduardo Lourenço. — Luís Vaz de Camões (1525-1580), dit « le Camoëns », est un poète portugais auteur de poèmes dans la tradition médiévale (redondilhas) ou pastorale, de sonnets inspirés de la Renaissance italienne, et particulièrement de l'épopée nationale des Lusiades. Camoës est considéré comme le plus grand poète du Portugal et fait l’objet d’un culte de la part du peuple portugais en général, et de gens de lettres en particulier, à l'instar de Shakespeare. L’épopée des Lusiades est associée au renforcement du sentiment national portugais et a contribué à son essor. Son oeuvre peut être comparé à celles de Virgile, Dante ou Shakespeare.
P., chez les Marchands de nouveautés, s.d. (v. 1860), 2 vol. in-12, 436 et 491 pp, nouvelle édition, notice sur Louvet (datée février 1821), 2 gravures en frontispices, reliures demi-percaline grise, dos lisses orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièces de titre basane noire, couv. de relais des éditions Garnier frères conservées (rel. de l'époque), papier jauni, bon état
Bruxelles, J. Rozez, 1869, 4 vol. in-8°, xliv-320, 359, 398 et 423 pp, 8 gravures hors texte, reliures demi-chagrin bleu-vert, dos lisses ornés de triples filets dorés, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bel exemplaire
Les Amours du chevalier de Faublas sont un roman-mémoires publié en trois parties de 1787 à 1790 par Jean-Baptiste Louvet de Couvray chez Ambroise Tardieu à Paris. Roman libertin, il décrit, sur un rythme trépidant, les aventures amoureuses d’un jeune provincial installé dans la capitale avec son père et sa sœur. Une Année de la vie du chevalier de Faublas paraît en 1787. Suivent en 1788 Six semaines de la vie du chevalier de Faublas et en 1790 la Fin des amours du chevalier de Faublas. Ecrit dans un style très vivant, que Michel Delon a comparé à celui de Dumas, il comporte de nombreux épisodes comiques, même si la troisième partie est plus sombre et annonce le roman noir. Autre particularité importante du roman, le héros, qui a une beauté féminine, y est très souvent travesti...
P., Maradan, 1818 2 vol. in-8°, (4)-vii-384 et (4)-371 pp, reliures demi-percale bleue, dos lisses avec titres, tomaisons, filets et fleurons dorés (rel. postérieure), bon état
Edition originale de ces Mémoires publiés par le comte Scipion du Rour à l'aide des archives conservées au chateau de Louville. Ces Mémoires furent rédigées lors de la retraite du marquis et demeurèrent à l'état de manuscrit. Lorsque le duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV accéda au trône d'Espagne, sous le nom de Philippe V, le marquis de Louville (1668-1731) fut chargé de diverses missions plus ou moins secrètes, se rapportant à son investiture, ce qui lui valut le mépris des Espagnols. Durant trois années essentielles, il sera chef de la Maison française de Philippe V, le premier Bourbon roi d'Espagne (de 1700 à 1703), et tout ce qui se faisait à la cour passait par lui. Voici ce qu'en dit le duc de Saint Simon dans ses mémoires : "Pour en parler au vrai, il gouverna le roi et l'Espagne." Louville recevra une nouvelle mission en Espagne en 1716, comme ambassadeur extraordinaire. Ouvrage important pour l'histoire de la guerre de succession d'Espagne. Dans ses papiers, Louville ne dissimule rien et ne recule pas devant les expressions violentes et crues pour déverser sa bile et accabler ceux qui s'opposent à lui. On trouve à la fin du tome II une intéressante suite de lettres concernant Buenos-Aires en 1710. — "[Ces Mémoires] sont très utiles à la connaissance des deux premières années du règne de Philippe V" (Michaud, T. XXV, page 356).
Horizons de France, 1942, pt in-8°, 190 pp, un portrait de Bayard en frontispice
"L'auteur, compatriote et compagnon d'armes de Pierre du Terrail, est vraisemblablement son secrétaire, le notaire Jacques de Mailles. C'est un témoin oculaire qui a utilisé les souvenirs de son héros et ses aventures personnelles. L'ouvrage est un panégyrique, mais écrit avec sincérité et bonhomie, et non sans finesse." (Hauser, Sources I, 376).
Parisiis, Cl. Simon, 1782, in-12, 210-(2) pp, qqs figures gravées en culs-de-lampe, reliure plein veau marbré, dos lisse richement orné, pièce de titre basane carmin, encadrement doré sur les plats, tranches dorées, coupes guillochées (rel. de l'époque), mors lég. abîmés, coiffe inf. arasée, bon état
La carrière épiscopale de Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac (1740-1822) commence avec sa nomination à l'évêché de Tréguier en 1775. En 1780, il est transféré au diocèse de Chartres. Il fait publier un nouveau bréviaire et missel, inspiré des livres liturgiques parisiens. Il fait venir de Tréguier l'abbé Sieyès, qu'il nomme chanoine, chancelier et grand vicaire. Il est élu député du clergé du bailliage de Chartres aux états généraux (1789). Il est l'un des promoteurs de la fusion des trois ordres et de l'abolition des privilèges. Puis, opposé aux décrets religieux de la Constituante, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé (1790). Il émigre alors en Angleterre puis à Hildesheim en Allemagne. A son retour en France, il résigne son siège. Après le Concordat de 1801, il refuse un siège épiscopal afin de n'être pas contraint de nommer des prêtres constitutionnels. Bonaparte le nomme chanoine de Saint-Denis lors de la formation de ce chapitre. En raison de son âge, il refuse de retrouver son ancien siège de Chartres, que Louis XVIII lui propose en 1817.
Fayard, 1960, in-12, 389 pp, broché, jaquette, ex-donos sur la première garde et la page de faux-titre, bon état (Coll. Les Grandes études historiques)
"L'aigle divin qui a tenu le monde sous ses ailes." (Calderon) — "Quel dramatique destin que celui de ce petit prince des Pays-Bas, devenu, par le jeu des règles dynastiques, puis par des campagnes militaires heureuses, le maître de l'Europe et celui d'une partie de l'Amérique ! Excellent historien, l'auteur a su recueillir et condenser une imposante somme de documents politiques et diplomatiques, de manière à ce qu'ils n'étouffassent point sous leur masse un potentat qui n'en restait pas moins un être humain. Il nous permet de suivre allègrement son héros dans ses belliqueuses chevauchées à travers l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, les Flandres et ses navigations vers Tunis ou Alger. De ce récit rapide et mouvementé se dégage les lignes essentielles de la politique de Charles Quint. La puissance du monarque l'incite à réaliser un grand projet qui hantera, après lui, bien des autocrates, celui de fonder et d'arbitrer les Etats-Unis d'Europe. Il échouera, mais, quatre siècles après lui, des hommes de bonne volonté s'efforceront encore de transformer son rêve en réalité." (Revue des Deux Mondes, 1958) — "M. Lucas-Dubreton paraît avoir puisé aux bonnes sources – il connaît notamment M. Carande – sauf pour les chapitres relatifs à l'empire colonial dont l'information est assez élémentaire. Le plan, très souple, s'efforce de respecter les grandes lignes de la chronologie. Le style est clair et agréable." (H. Lapeyre, Revue historique, 1959)
Amiot-Dumont, 1953, in-8°, 263 pp, biblio, broché, bon état
Paris Librairie Hachette, coll. "Figures du passé" 1927 1 vol. broché in-8, broché, 257 pp., frontispice. Bon exemplaire.
Librairie de "Pages libres", 1904, in-12, 94 pp, biblio sommaire, broché, bon état (Coll. Etudes sur l'histoire politique de l'Eglise catholique)
Presses Universitaires de Grenoble, 1992, in-8° étroit, 235 pp, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Voltaire disait de cet écrivain italien, qu'il était "fils et peintre de la Nature". Carlo Goldoni (1707-1793), né à Venise, mena à travers l'Italie du Nord une vie aventureuse, regagna sa ville natale et y acquis une énorme réputation, puis s'expatria en France où il vécut trente ans avant de mourir à Paris. Il laissa derrière lui une oeuvre immense, dont près de 120 comédies, dans lesquelles celui qu'on aparfois appelé le "Molière de l'Italie" avait cherché à réformer le théâtre comique de son pays en délaissant les grossières invraisemblances de la Comédia dell'Arte pour le bienséance bourgeoise et le respect de la vérité de la vie quotidienne. Une vie passionnée, une oeuvre considérable, curieusement méconnues du grand public français, que cette étude, la première en France depuis un siècle, devrait permettre de redécouvrir. — Par Gérard Luciani (1928-2021), professeur à l'Université Stendhal de Grenoble, spécialiste du théâtre vénitien.
Neuchâtel, Victor Attinger, 1930, pt in-8°, 452 pp, traduit de l'allemand par Alexandre Vialatte, 9 gravures et 2 planches dépliantes d'autographes (coupées en 2) hors texte, tableau chronologique, broché, bon état (Coll. Occident). Edition originale en français, un des 100 ex. numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre (seuls grands papiers)
Tome III seul (sur 3). — "Voici Goethe – « voilà un homme », disait Napoléon. – Les trois volumes sont intéressants et témoignent d'un immense travail. Ainsi qu'il nous l'explique, Emil Ludwig voudrait qu'ayant lu son livre, « le lecteur comprît désormais plus humainement la personne et les écrits du grand poète ». Ce qu'il est préoccupé de peindre, c'est l'homme Goethe. Bien davantage que le poète, le génie. E. Ludwig a atteint son but ; le Goethe qu'il a dessiné n'est point un personnage d'hagiographie ni de légende. Et ce qui émeut, quand on lit son ouvrage, c'est bien de reconnaître en Goethe un homme singulier sans doute, exemplaire, mais pourtant un homme comme les autres, non séparé, enveloppé des mêmes mystères qui nous environnent, et sur qui pèse le même destin. Le meilleur de l'ouvrage est dans l'analyse de ce qu'il y a de plus humain en Goethe, dans ces pages qui nous content, par exemple, la crise de la quarantième année et le premier vieillissement, la première sagesse, la première soumission à l'occasion d'un homme qui a éprouvé la rapidité des jours..." (Jean Guéhenno, “Entre le passé et l'avenir”, 1979)
in Roma, Per Biagio Diuersino, e Felice Cesaretti, 1664, in-12, (12)-298-(26) pp, et 126-(2) pp pour "Il Maestro di Camera", reliure vélin époque lég. abîmée, petit manque sur la marge inférieure des 60 premiers feuillets (sans atteinte au texte), causé par un rongeur (d'époque)
Etude critique sur la Cour papale. "Lunadoro" est un pseudonyme, peut-être celui du biographe et historien Gregorio Leti, auteur de pamphlets anti-catholiques et anti-papauté (Il nipotismo di Roma, Il putanismo romano, Vita di Donna Olimpia Maidalchini Pamfili). "Il Maestro di Camera" a droit a sa propre page de titre (même éditeurs et même année d'édition 1664). A critical look at the Papal court. "Lunadoro" has been tentatively identified as the pseudonym of biographer and historian Gregorio Leti, author of anti-Catholic and anti-Papal polemics including Il nipotismo di Roma, Il putanismo romano, and the Vita di Donna Olimpia Maidalchini Pamfili. The Catholic Encyclopedia (online) refers to Leti as "mendacious and inexact," though contemporary readers found this and nearly all of his other works sufficiently interesting to call for numerous editions and translations. Francesco Sestini's Il Maestro di Camera has its own title-page, dated 1664 (same publishers)
P., Champion, 1925, in-8°, viii-256 pp, biblio, index, broché, état correct, bien complet du feuillet volant d'errata
Alexis Rédier, 1932, in-8°, 217 pp, 16 gravures hors texte, index, broché, état correct
"... Montrer, d'abord, comment a changé, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l'idée que l'on se faisait de la femme. Ces variations, de toute évidence, ont eu une répercussion sur la façon d'élever les jeunes filles, appellées, dès lors, à un rôle différent. Aux trois moments de la vie des jeunes filles, enfance, adolescence et mariage, étudier les théories nouvelles, en quoi elles diffèrent de la tradition... Tel a été le but de cette étude." (Introduction)
La Haye, Martinus Nijhoff, 1973, fort in-8°, xvi-463 pp, biblio, reliure pleine toile verte éditeur, jaquette, bon état (Coll. Archives internationales d'histoire des idées). Edition originale
Recherches sur le pamphlet anti-cromwellien "Killing No Murder", ses éditions anglaises et françaises, et ses utilisations politiques jusqu'au Consulat. — "Dans cet essai original de littérature politique comparée, O. L. retrace l'histoire d'un ouvrage polémique anglais qui parut pour la première fois en 1657 : “Killing no murder”. Ce texte, né de la révolution anglaise et des complots contre le 'tyran' Cromwell, fut repris, réédité, et traduit pour être utilisé en des sens divers jusqu'au milieu du 19e siècle ; donc son histoire éclaire d'une façon exemplaire l'importance des rapports – politiques, idéologiques – entre l'Angleterre et la France. L'auteur se penche en particulier sur quelques épisodes importants (par exemple, le lien entre“Athalie” et “Esther” de Racine et les événements en Angleterre). Les discussions sont appuyées par des documents reproduits dans un appendice à la fin de chaque chapitre. (...) En fait, c'est surtout de la Révolution qu'il s'agit ici. O. L. montre combien on était conscient des parallèles entre les révolutions anglaises et les événements en France, et de la possibilité d'un deuxième «Cromwell » ; les adversaires de Napoléon utilisaient contre lui des traductions de “Killing no murder” : les détails des complots et de l'espionnage des années 1803-4 sont donnés. Bien que portant surtout sur le 17e siècle et l'époque napoléonienne, ce livre ouvre, pour les dix-huitiémistes, des perspectives nouvelles." (A. Thomson, Dix-Huitième Siècle, 1975)
Paris Imprimerie Nationale 1904 1 vol. relié in-4, bradel percaline ocre, XXVI + 65 pp., héliogravure à double page. Publié par Léopold Delisle d'après le manuscrit original de l'ancienne librairie de Chantilly, appartenant au marquis de Lévis. Exemplaire truffé en frontispice du beau portrait d'Anne de Montmorency gravé par Pinsio (Hennin, 582). Cartonnage modeste au dos frotté. Intérieur en très bonne condition.