8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Hachette, 1971, in-8°, 222 pp, chronologie comparée, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Jean Descola fait ici une étude approfondie des conditions de vie des Espagnols au XIXe siècle, il nous est proposé de découvrir les décors dans lequel Don José et Carmen, les personnages de Mérimée, évoluent tout au long de la nouvelle qui leur est consacrée. Nous apprenons que le personnage de l'architecte, premier narrateur dans le court récit de Mérimée, ressemble étrangement à Mérimée lui-même, qui avait entrepris le 27 juin 1830 un voyage en Espagne. S'il se rend en là-bas, c'est pour voir le pays de ses propres yeux. Il y fréquente beaucoup de gens, du peuple et de l'aristocratie, mais y méprise la bourgeoisie. Il se passionne également pour la corrida et fait, dit-on, la rencontre à Grenade d'une bohémienne. Selon J. Descola, « son Espagne est sinistre et sombrement romantique ». (Caroline Bojarski). L'ouvrage se termine par une évocation de la guerre carliste.
Laffont, 1973, gr. in-8°, 330 pp, notes et références bibliographiques, index des principaux noms français, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Il y a cent cinquante ans, l'Amérique latine accédait à l'indépendance après vingt ans d'une terrible guerre civile. Dans cette longue lutte contre l'Espagne, la France, par sa diplomatie et sa philosophie, a tenu une très grande place. Jean Descola raconte l'histoire de ces Français : aventuriers, voyageurs, agents secrets, soldats, savants, intellectuels, avec des figures étonnantes, comme l'abbé De Pradt, Boussingault, le corsaire Laffite, Flora Tristan... — "Aimez-vous l'histoire et les hommes, célèbres ou obscurs, qui la font ? Aimez-vous l'ardeur, l'élan romantique, l'idéal chevaleresque ? Aimez-vous l'exotisme, l'exotisme vrai, celui qui nous conduit dans les forêts impénétrées de l'Orénoque et de l'Amazone, sur les lointains plateaux où subsistent les descendants des Aztèques, des Mayas, des Chibchas et des Incas ? Aimez-vous le XVIIIe siècle français, ses lumières et ses chimères , ses « philosophes » et ses aventuriers savants et généreux ?... Si vous répondez oui à toutes ces questions, ou même à une seule d'entre elles, je vous conseille de lire, sans plus attendre, le livre de Jean Descola. N'allez pas croire, toutefois, qu'il s'agisse d'un roman ; l'ouvrage est une somme historique fort solidement documentée : le talent n'a jamais nui au sérieux, bien au contraire . Mais il s'agit aussi d'une oeuvre d'amour pour un continent passionné qui ne s'est délivré d'un joug colonial, celui de la vieille Espagne de Ferdinand VII, routinière, âpre et brutale, que pour se livrer à d'affreuses querelles qui ont brisé son unité en plus de vingt pays et opposé, à l'intérieur de chacun de ces pays, dans des luttes parfois féroces, les castes aux castes et les races aux races. Et l'aboutissement, bien sûr, ce fut la mainmise, sur d'immenses richesses, des grandes entreprises du redoutable voisin du Nord et ce qu'il est convenu d'appeler un « néo- colonialisme économique ». Nous ne trahissons pas la pensée de l'auteur en disant qu'il estime que les idées de nos philosophes - Montesquieu d'abord, puis Rousseau et même Voltaire - , la propagande d'idéologues français aussi assurés et ardents que l'abbé de Pradt par exemple, l'enthousiasme suscité par la Révolution, l'intervention de Napoléon en Espagne, les demi-soldes, les savants, les agents secrets, les diplomates et les audacieux qui quittent la France pour répondre à l'appel de Bolivar ou, tout bonnement, parce que le mirage des tropiques les éblouissait, ont puissamment contribué à soutenir le courage des libérateurs et fécondé la jeune indépendance des nations de l'Amérique latine..." (Marc Blancpain, Revue des Deux Mondes, 1973)
PUF, s.d. (1955), gr. in-8°, 376 pp, biblio, reliure demi-toile verte à coins à la bradel, dos lisse avec fleuron et double filet dorés, pièce de titre basane noire, couv. conservées, bon état. Edition originale. Rare
Table : Le théâtre français et le drame romantique (1827-1831) ; Les grands interprêtes du drame romantique (1831-1834) ; La confrontation définitive (1834-1839). — La présente étude a pour but de reconstituer dans quelles conditions furent créés les grands drames romantiques. On ne saurait espérer qu'elle puisse réussir en quoi que ce soit à nous faire partager de nouveau les émotions des spectateurs d'alors. Elle cherche pourtant à rapprocher de nous le drame, en rendant à des personnages qui semblent souvent n'être plus que des marionnettes, des visages d'êtres vivants...
P., Garnier Frères, 1855, in-16, 2 ff.n.ch., 484 pp, reliure demi-toile verte, dos lisse avec titre doré et faux-nerfs à froid (rel. de l'époque), trace de mouillure claire ancienne sur les premiers et les derniers feuillets, bon état. Edition originale. Rare
Portraits biographiques de l'empereur Nicolas, le prince Mentschikoff, le comte Alexis Orloff, les princes Gortschakoff, Abdul-Medjid, Reschid-Pacha, Omer-Pacha, Riza-Pacha, les ministres turcs de 1853, Sir Charles Napier, lord Raglan, le maréchal Baraguey-d'Hilliers, le maréchal de Saint-Arnaud, le prince Napoléon Bonaparte, le général de Canrobert, etc.
La Palatine, 1960, in-8°, 451 pp, avant-propos de Denise Aimé-Azam, index, broché, bon état
Seul volume paru. — "Ces Carnets intimes d'un homme qui fut pendant trente ans l'un des plus prestigieux orateurs de réunions publiques que l'Eglise de France ait eus pour sa défense à la veille et au lendemain de la première guerre mondiale n'étaient d'aucune manière destiné à la publication. Cependant on ne saurait regretter qu'ils aient finalement vu le jour, car nous possédons peu de témoignages valables sur une époque de crise religieuse et politique grosse de conséquences, et l'abbé Desgranges, bien qu'acquis en substance aux thèses démocrates chrétiennes, ne fut jamais un partisan et sut demeurer équitable même envers les adversaires de ses idées. Son attitude après la dernière guerre a été très discutée et fit croire à une évolution de sa pensée, qui fut plutôt celle d'une exploitation de sa droiture. En sa jeunesse on s'étonne même un peu qu'il ait entretenu à Rome des rapports confiants avec le prélat qui fut l'organisateur principal de la société intégriste la Sapinière, Mgr Benigni, sur le rôle duquel il ne paraît pas avoir nourri d'illusions..." (Maurice Vaussard, Le Monde, 1960)
Bordeaux, Fédération Historique du Sud-Ouest, 1969, gr. in-8°, 580 pp, 24 planches hors texte, 15 cartes, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, sans la jaquette, bon état
De la série "Histoire de Bordeaux", publiée sous la direction de Charles Higounet.
Hachette, 1970, in-8°, 424 pp, biblio, broché, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française)
"C'est le bilan de la France de 1870 que dresse M. Jacques Desmarest. La partie la mieux venue de l'ouvrage de qualité qui nous est proposé nous a paru la partie économique. D'excellents et précieux tableaux (pp. 84, 88, 94) présentent la production agricole et le produit global de l'industrie vers 1870. La grande bénéficiaire du régime impérial reste l'agriculture, non que ses méthodes aient beaucoup progressé, mais, alors que ses effectifs sont demeurés à peu près constants durant la période, ses revenus se sont fortement élevés. (...) On notera avec le même intérêt l'analyse des transports et celle des insuffisances de la flotte de commerce. M. Desmarest montre bien la lenteur du progrès démographique, le ralentissement de la création philosophique. (...) J'aimerais également revenir sur les pages très solides consacrées à la crise militaire. M. Desmarest fait un procès très juste de la valeur des officiers et cite notamment, page 337, un très beau texte du général Thoumas ; il dénonce, du fait de l'oisiveté, du temps perdu au café et au mess une sorte de dégradation des facultés intellectuelles et morales. On n'a peut-être pas suffisamment montré comment, en dépit de l'enthousiasme qui accueille les régiments vainqueurs au retour de Crimée ou d'Italie, en dépit aussi d'un recrutement plus aristocratique que par le passé, la nation se sépare de l'armée. L'armée vote et par là même partage les passions de l'ensemble, mais la nation refuse l'effort militaire qui lui est demandé par le maréchal Niel et ne comprend pas les moeurs, l'esprit, le comportement de cette armée de métier, étrangère..." (P. Guiral, Revue Historique, 1972)
Editions du Petit Diable, 2021 in-8°, 102 pp, 2 tableaux généalogiques, 11 illustrations, annexes, notes et références, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
La vie de Gracien Desparmet, capitaine au long cours précoce et d'une longévité rare, de Louis XVI à Louis-Philippe, commandant fougueux d'un navire de la République, corsaire de Bonaparte (1796-1801), capitaine au commerce et corsaire de Napoléon Ier...
France-Empire, 1983, in-8°, 269 pp, 12 pl. de gravures hors texte, 4 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Passionnant journal de J.-B. Desparmet (1817-1873), capitaine de la Marine Marchande, fils et petit-fils de corsaires bayonnais, illustré par de nombreux dessins d'art, de photos et cartes d'époque. En 1983 ses descendants ont publié ces mémoires inédits. Ceux-ci contiennent le récit des voyages qu'il a faits en Australie en 1857, 1858 et 1863-64 qui montrent Desparmet en observateur informé et favorable des choses de ce pays. Comme Desparmet était à Melbourne en 1863, il parle de l'expédition Burke et Wills, cet épisode tragique de l'exploration des terres intérieures de l'Australie (chapitre 9). Sa vie fascinante valut à Jean-Baptiste Desparmet la Légion d'Honneur et un interminable procès...
Moulins, Edition des Cahiers Bourbonnais, 1962, in-8°, 364 pp, un portrait en frontispice, broché, bon état
"L'auteur, ancien professeur au lycée Charlemagne, grand connaisseur de la Touraine, aujourd'hui décédé, a laissé un ouvrage d'un très vif intérêt. Impartial, documenté, dégagé de toute idéologie politique ou autre, M. Desternes nous restitue un Courier, caractère peu commode, libéral mais prudent, bon helléniste et excellent écrivain de pamphlets. Il nous restitue aussi l'atmosphère véritable dans laquelle vivait la France de la Restauration de 1816 à 1820 qui sans doute mérite pour être justement jugée d'être mieux connue. Enfin, le drame de l'assassinat de Courier par un paysan amant de la femme du pamphlétaire est parfaitement exposé et, je crois, expliqué." (J. M., Bulletin de l'Association Guillaume Budé, 1963)
Perrin, 1964, in-8°, 519 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, sources, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Dans la collection « Présence de l'Histoire », dirigée par M. André Castelot, voici Maximilien et Charlotte, due à la collaboration de Mmes Suzanne Desternes et Henriette Chandet. Ces deux auteurs ont déjà obtenu trois prix de l'Académie française pour leurs trois précédents ouvrages sur Napoléon III, l'Impératrice Eugénie et Louis, prince impérial. Leur connaissance de l'époque du Second Empire leur a permis d'aborder l'étude du couple qui régna au Mexique avec un acquit dont on recueille les fruits tout au long de cet ouvrage. Il ne s'agit pas ici de l'exploitation de quelques volumes antérieurs, mais d'un travail personnel et d'une œuvre bien étayée. Sur la comtesse de Reinach-Foussemagne, sœur de Léopold II et du comte de Flandres, et surtout sur Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche François-Joseph, Mme Desternes et Chandet ont trouvé dans les archives publiques de Paris et de Mexico, une documentation nouvelle que complète l'emploi de nombreux ouvrages parus en France, en Belgique, à Londres, à Rome ou à New York. Nous savions déjà combien l'ambition de l'archiduchesse Charlotte avait influencé l'aventure mexicaine, nous avons appris ici que Maximilien, dès sa jeunesse, regrettait d'être le cadet de François-Joseph, empereur, et combien il souhaitait régner. On a rendu Napoléon III responsable du drame de Queretaro, mais la mère de Maximilien, quand elle lui écrivait « l'honneur te commande de rester » (au Mexique), lui donnait là, et pour ne pas créer d'embarras à son fils régnant vaincu à Sadowa, un conseil néfaste. L'empereur des Français, au contraire, conseillait depuis de longs mois à Maximilien de revenir en Europe, son empire mexicain n'ayant plus aucune chance de se maintenir. Vingt passages de ce livre témoignent de l'aveuglement d'une souveraine démesurément orgueilleuse. N'écrit-elle pas à son mari : « Nous nous tenons à une hauteur inconnue du monde ! » Il faut lire et conserver cet ouvrage, prodigieux roman vécu, dont les auteurs ont retracé les épisodes avec autant de véracité que de mouvement." (Revue des Deux Mondes, 1965)
Hachette, 1961, pt in-8°, 365 pp, sources, cart. éditeur, une photo de Napoléon III au 1er plat, rhodoïd, bon état
"Napoléon III a sincèrement souhaité appliquer le programme développé par son oncle à Sainte-Hélène. Il a voulu, comme le rappelaient Suzanne Desternes et Henriette Chandet dans leur “Napoléon III, homme du XXe siècle”, « créer une Europe nouvelle, libérer les nationalités, substituer les peuples aux vieilles monarchies. A côté de nations lentement forgées au cours des siècles, la France, l’Angleterre, la Hollande, l’Espagne, la Suède, la Russie, vont en surgir d’autres créées avant d’exister dans l’imagination des poètes romantiques, l’Italie, l’Allemagne. Puis d’autres ressusciteront, comme la Pologne. » En 1869 encore, Napoléon III réaffirme sa conviction dans le principe des nationalités, même s’il en nuance le sens..." (Jean Tulard, Historia)
Bloud et Gay, 1958, in-8°, 156 pp, un portrait gravé en frontispice, cart. éditeur, rhodoïd, bon état, envoi a.s. (Coll. Connaissez-vous ?)
P., Pédone, 1975, gr. in-8°, 12 pp, broché, bon état (Tiré à part extrait de la Revue d'Histoire Diplomatique)
Albert Billot (1841-1922), directeur du Contentieux depuis 1880, est à la tête des Affaires politiques de 1883 à 1885 et participe de près aux affaires de Madagascar et d'Indochine ; il est ensuite ministre à Lisbonne puis ambassadeur à Rome (1890-1897). Georges Dethan, qui a étudié les « papiers » de ce haut fonctionnaire, conclut que le directeur des Affaires politiques avait la haute main à la fois sur la conduite de la politique extérieure et sur l'ensemble du personnel diplomatique, malgré les interventions du chef de cabinet du ministre. L'importance de la fonction tient notamment à sa position centrale, à son rôle de relais entre les diplomates en poste à l'étranger et le ministre ; le directeur des Affaires politiques reçoit des ambassadeurs de nombreuses lettres particulières, pour qu'il fasse valoir auprès du ministre leurs observations et leurs recommandations ; bref, c'est par son intermédiaire que le « lobby » des diplomates cherche à exercer une influence sur la conduite de la politique extérieure.
Sans lieu, s.d. (1960), gr. in-8°, 11 pp, paginé 200-210, sources, broché, bon état. Tiré à part extrait des “Atti del XXXVI Congresso di storia del Risorgimento italiano”, 1960
Dijon, Editions Universitaires de Dijon, 2000, in-8°, 489 pp, 36 photos et fac-similés, sources, broché, bon état (Publications de l'Université de Bourgogne)
P., Félix Juven, s.d. (1902), gr. in-8°, 551 pp, un portrait en frontispice, broché, bon état
Christiaan Rudolf de Wet (1854-1922) était un général boer qui s'est illustré durant la deuxième Guerre des Boers avant de devenir un homme politique d'Afrique du Sud et l'un des fondateurs du Parti national.
P., EDHIS, 1967, in-8°, (6)-292 pp, un plan dépliant, broché, bon état. Réimpression de l’édition originale publiée à Paris, chez l’auteur, en 1843, avec la grande planche dépliante représentant un Palais Communal. Tirage limité à 500 ex. numérotés
Oeuvre majeure de Théodore Dezamy, un des premiers théoriciens communistes de tendance néo-babouviste. Il fut le secrétaire de Cabet, l’organisateur du banquet communiste de Belleville et le grand artisan de la pénétration des idées communistes dans la classe ouvrière. Dans cet ouvrage il décrit un « phalanstère communiste » qui respire le matérialisme du XVIIIe siècle.
P., Librairie générale, 1871, in-12, 67 pp, broché, dos brisé, qqs rousseurs, état correct. Edition originale (Del Bo, pp. 98 et 107 ; Le Quillec 4317). Rare
Attribué à Poinsot d’Heylli. — "Les Prussiens et la révolution, toujours unis pour accabler la France." – "... Révolutionnaire de principe, le gouvernement de la Prusse ne pouvait manquer d'avoir des liens secrets avec les sectaires toujours prêts à attaquer la France et le catholicisme. Il est donc aisé de dévoiler son jeu dans la Commune : « M. de Bismarck, n'a-t-il pas prévu, favorisé, et soudoyé l'insurrection du 18 mars ? ». De telles affirmations ont trouvé place lors des investigations de la commission d'enquête, surtout dans le témoignage de Trochu. Il avait désigné « Fränkel, Dombrowski et tant d'autres étrangers » comme des agents prussiens connus depuis longtemps. On y ajoute parfois le nom de Marx. On trouve dans cette brochure des extraits de journaux où il est question de la complicité de Bismarck, attestée par la décision de laisser ses armes à la Garde Nationale, dans le dessin de détruire Paris par l'incendie, par le ravitaillement de la Commune même après le commencement du combat." (J. M. Roberts, La Commune considérée par la Droite : dimensions d'une mythologie, 1972)
P., Garnier Frères, 1886, gr. in-8°, viii-597-(1) pp, page de titre gravée et 300 gravures en noir dans texte d’après les dessins de l'auteur, reliure percaline rouge de l'éditeur, 1er plat illustré noir et or, plats biseautés, dos orné (uniformément passé), tranches dorées (Ch. Magnier rel. , plaque de Paul Souze), 2e plat lég. sali, qqs rares rousseurs, bon état (Cordier (Henri), Bibliotheca indosinica, IV, 2547)
Première édition. Récit détaillé des opérations accomplies au Tonkin, depuis la mort du commandant Rivière en 1883 jusqu'à la prise des îles Pescadores en mars 1885. Dick de Lonlay, aussi habile narrateur que dessinateur, conte les épisodes glorieux et dramatiques de la conquête du Tonkin : Les Pavillons Noirs - Les Pirates de la Baie d’Along - Sontay - Bac-Lé - Fou-Tchéou - Tuyen-Quan - Langson - Formose - Les Pescadores... Autant d’épisodes militaires héroïques de la colonisation Indochinoise.
P., Garnier Frères, 1887-1891, 6 vol. in-8°, nombreux dessins de l'auteur, cartes et plans, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), bon état
Complet en 6 tomes : 1 : Niederbronn, Wissembourg, Froeschwiller, Châlons, Reims, Buzancy, Beaumont, Mouzon, Bazeilles, Sedan ; 2 : Sarrebruck, Spickeren, la retraite sur Metz, Pont-à-Mousson, Borny ; 3 : Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny ; 4 : Les lignes d'Amanvillers, Saint-Privat, Sainte-Marie-aux-Chênes, Montigny-la-Grange, Moscou, Saint-Hubert, le Point du Jour ; 5 : L'investissement de Metz, la journée des Dupes, Servigny, Noisseville, Flanville, Nouilly, Coincy ; 6 : Le blocus de Metz, Peltre, Mercy-le-Haut, Ladonchamps, la capitulation. — Par Georges Hardouin (1846-1893), écrivain, journaliste et dessinateur français spécialisé dans l'histoire militaire, ancien du régiment des guides de la Garde Impériale, connu sous le pseudonyme de Dick de Lonlay.
P., Garnier Frères, 1887-1891, 6 vol. in-8°, 720, 652, 454, 514, 449 et 849 pp, nombreux dessins, cartes et plans de l'auteur, reliures demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passés, qqs épidermures, qqs pâles rousseurs, bon état
Complet en 6 tomes : 1 : Niederbronn, Wissembourg, Froeschwiller, Châlons, Reims, Buzancy, Beaumont, Mouzon, Bazeilles, Sedan ; 2 : Sarrebruck, Spickeren, la retraite sur Metz, Pont-à-Mousson, Borny ; 3 : Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny ; 4 : Les lignes d'Amanvillers, Saint-Privat, Sainte-Marie-aux-Chênes, Montigny-la-Grange, Moscou, Saint-Hubert, le Point du Jour ; 5 : L'investissement de Metz, la journée des Dupes, Servigny, Noisseville, Flanville, Nouilly, Coincy ; 6 : Le blocus de Metz, Peltre, Mercy-le-Haut, Ladonchamps, la capitulation. — Par Georges Hardouin (1846-1893), écrivain, journaliste et dessinateur spécialisé dans l'histoire militaire, ancien du régiment des guides de la Garde Impériale, connu sous le pseudonyme de Dick de Lonlay.
P., Garnier, 1889, in-4°, 956 pp, 121 illustrations en couleurs (dessins de l'auteur, cartes et plans), importantes annexes, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, orné de caissons dorés, titres dorés, filets dorés sur les plats, tête dorée (rel. de l'époque), dos lég. sali, bon état
Deuxième volume seul (sur 6) de la copieuse Histoire de la guerre de 1870-1871 de Dick de Lonlay, pseudonyme de Georges Hardouin (1846-1893), écrivain, journaliste et dessinateur. Ancien du régiment des guides de la Garde Impériale, Lonlay publie d'importants récits et se spécialise dans l'histoire militaire contemporaine avec ses récits de la guerre franco-prussienne, qu'il illustre lui-même. Il deviendra ensuite correspondant de guerre pour “Le Monde Illustré”, notamment lors de la guerre russo-turque de 1877-1878. En 1889, il est rédacteur en chef du journal “Le Drapeau”, organe officiel de la Ligue des patriotes fondée par Paul Déroulède.
P., Garnier frères, 1888, in-8°, 514 pp, dessins de l'auteur, cartes et plans de batailles, broché, couv. illustrée, état correct
Tome 4 seul (sur 6, parus entre 1887 et 1891). — Par le spécialiste d'histoire militaire Dick de Lonlay (1846-1893). — "Pour arriver à cette variété de faits, de détails, d'anecdotes, M. de Lonlay a dû lire tout ce qui a été écrit, ou à peu près, sur la guerre franco-allemande. Prenant chaque corps d'armée, chaque division, chaque régiment, parfois une compagnie, un escadron, l'un après l'autre, l'auteur les suit pas à pas, en marche, au bivouac, au cantonnement, sur le champ de bataille, mêlant au récit des combats les épisodes de la vie militaire en campagne..." (Polybiblion, 1888)
Calmann-Lévy, 1884, in-8°, 423 pp, 8e édition, reliure demi-chagrin vert bouteille à coins, dos à 5 nerfs filetés et caissons dorés, pièce de titre basane vert bouteille, filets dorés sur les plats, tranche sup. dorée (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
"Un intérêt et un devoir patriotiques nous commandent de regarder vivre l'Allemagne." — Prédicateur renommé mais controversé, car réputé libéral, le Père Henri Didon (1840-1900) fut aumônier militaire volontaire pendant la guerre de 1870, où il se retrouva enfermé dans Metz avec l’armée du Rhin. Après un voyage d'études en Allemagne où il part sept mois, de mars à septembre 1882, faire incognito le tour des grandes universités allemandes, il en revient fortement impressionné. Il l’expose dans un livre au ton pacifiste, “Les Allemands”, publié début 1884, qui lui vaut de nombreuses avanies : Lissagaray l’appelle « le Père Uhlan », L’Univers met en cause son patriotisme, Léon Bloy, dans Le Figaro, dénonce « un Savonarole de Nuremberg » tandis que La Croix déplore « l’apologie de la Prusse protestante ». Ardent patriote autant que républicain convaincu (mais anti-dreyfusard), Didon est aussi resté célèbre pour avoir contribué, avec Pierre de Coubertin, à la naissance des Jeux olympiques modernes. — "Bien que l'ouvrage porte ce titre général : les Allemands, c’est surtout des Universités qu’il traite. Le voyage que l’auteur a fait en Allemagne, après deux années de retraite disciplinaire dans un couvent de la Corse, a été pour lui la révélation d’un monde inconnu. Il ne s’en cache point, et c’est précisément cette sincérité, cette fraîcheur d'impressions qui plaît dans sa chaude esquisse de l’Allemagne des savants et des étudiants. Pour cet orateur habitué aux brillantes généralisations, chaque observation nouvelle est une fenêtre brusquement ouverte sur de vastes horizons qu’il parcourt rapidement du regard. Il reste peu de questions auxquelles le Père Didon n’ait pas touché, et le lecteur haletant a parfois quelque peine à le suivre dans ses rapides digressions : ici, sur l’antagonisme entre l’Allemagne et la France (chap. II) ; là, sur les Allemands en général, les Prussiens en particulier et subsidiairement les Slaves (chap. III). (...) C’est sur l’enseignement supérieur que le Père Didon a porté principalement son attention (chap. X-XVIII). Il rapporte d’Allemagne une vue très nette du rôle capital de l’enseignement supérieur dans la culture générale d’une nation, et dans le développement de sa puissance politique..." (Franck d’Arvert, Revue internationale de l'enseignement, 1884)