8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Ives Rauzier, 2021, in-8°, 98 pp, 16 cartes et 13 illustrations en couleurs, tableaux, biblio sommaire, broché, couv. illustrée, bon état
"Une étude aussi exhaustive que possible sur le soldat lozérien de la guerre de 1870-1871, de l'armée impériale comme de la Garde nationale mobile. Elle s'appuie sur une exploitation intensive des archives concernant les cantons de Barre-des-Cévennes, de Pont-de-Montvert et de Saint-Germain-de-Calberte, et sur de fréquentes comparaisons avec la situation dans le reste du département de la Lozère. Des caractéristiques physiques au niveau d'instruction, de l'emploi au critères familiaux, sur les engagements contre les Allemands ou dans la guerre civile intérieure, sur les tués, blessés, disparus et prisonniers, l'auteur apporte une foule d'informations (jusqu'aux surnoms et aux tatouages !). Cette étude se termine sur une liste nominative des soldats cévenols décédés pendant le conflit et sur une bibliographie générale indicative. Un très gros travail d'exploitation d'archives locales, qui permet d'obtenir une quasi "photographie" de ces soldats lozériens. Une étude qu'il serait intéressant de comparer avec les résultats de travaux similaires dans d'autres régions." (Rémy Porte)
Albin Michel, 1931, in-12, 346 pp, traduit de l'anglais, broché, imprimé sur Vélin supérieur, bon état (Saffroy III, 49205)
"Le livre de Ravage est une reconstitution habile de la mentalité des premiers Rothschild." (Jean Bouvier, Les Rothschild) — "Écrite pour le grand public, cette monographie est dépourvue de tout appareil critique, d'indications de sources et de toute bibliographie. Cependant, elle est bien renseignée, traitée avec intelligence, écrite d'une façon alerte, et l'auteur n'a pas donné dans le genre de l'« histoire romancée ». Il est vrai qu'il est peu de romans aussi amusants que l'histoire toute nue de la famille Rothschild. Cependant, son ascension a été, tout d'abord, moins rapide qu'on ne se l'imagine souvent. Le père, Meyer Rothschild, dans les trente années qui ont précédé la Révolution française, n'a vécu que d'une vie relativement médiocre dans le ghetto de Francfort. Ce sont les années troublées de la Révolution et de l'Empire qui ont décidé de la fortune de la famille, en lui permettant de gérer les intérêts financiers du fameux landgrave de Hesse-Cassel, Guillaume IX, qui avait été obligé de fuir devant les armées françaises. L'un des fils de Meyer, Nathan, doué d'un véritable génie pour les affaires, part en Angleterre, y fait valoir la fortune du prince, paye les cotonnades anglaises avec les effets de Guillaume sur Londres, crée toute une organisation de contrebande au moment du Blocus continental ; puis, ayant acquis les stocks d'or de la Compagnie des Indes, il finance les campagnes de Wellington en Espagne. Aussi, lorsque Meyer meurt, en 1812, l'avenir de sa maison est assuré. A l'époque de la Restauration, les cinq frères Rothschild disposent de tous les grands emprunts d'États. Le plus remarquable est Nathan, de Londres ; mais James, à Paris, et Salomon, à Vienne, ont aussi une réelle valeur. Anoblis en 1817, barons en 1822, les Rothschild constituent le type de l'aristocratie financière. Ils ont été puissamment servis par les événements politiques. Après 1830, ils mettent à profit les progrès du capitalisme et jouent un rôle de premier plan dans la construction des chemins de fer. Cependant, l'auteur considère qu'après la mort de Nathan, le géant de la famille, en 1836, les Rothschild ne font plus que maintenir leur situation acquise. Puis, après 1880, c'est la décadence, la nouvelle génération n'ayant plus la passion, ni même le goût des affaires. Sous le Second Empire, la maison Rothschild a dû engager une lutte très dure contre de nouveaux venus et surtout contre les Pereire, qui à la fin furent vaincus. Mais la banque tombe entre les mains de grandes sociétés par action et se spécialise de plus en plus dans les affaires industrielles. M. Ravage passe un peu vite sur ces questions et, d'une façon générale, laisse trop de côté l'histoire des faits économiques. Par contre, tout l'aspect psychologique du sujet a été traité avec une louable finesse." (Henri Sée, Revue historique, 1932)
Editions du CNRS, 1998, in-8°, 383 pp, préface de Denis Woronoff, sources et biblio, index, broché, bon état
"Cet ouvrage est tiré d'une thèse d'histoire brillamment soutenue à l'Université de Provence en décembre 1996. En choisissant ce sujet, l'auteur a voulu s'inscrire contre une vision longtemps réductrice de l'industrie marseillaise. L'historiographie a souvent limité celle-ci dans ses champs chronologique (à partir du milieu du siècle) et sectoriel (huile, savon, sucre, tuiles). Or, on perçoit une industrialisation locale avant le Second Empire et dans un secteur tout à fait emblématique du XIXe siècle, celui de la métallurgie et de la construction mécanique. Apparues sous la monarchie de Juillet, ces deux branches connaissent un développement rapide et considérable, puisque les Bouches-du-Rhône sont estimées le premier département métallurgique de France dans les années 1860 et qu'au milieu du siècle Marseille joue un rôle dominant dans l'économie internationale du plomb. (...)" (Roland Caty)
Nantes, Reflets du Passé, R. et M. Vivant Editeurs, 1985, in-4°, 303 pp, 223 gravures, photos et fac-similés, biblio, index, reliure simili-cuir bleu éditeur, titre et tomaison frappés or, une reproduction de carte postale ancienne en couleurs au premier plat, bon état
Tome I : 1830-1914 (seul paru)
P., Cinqualbre, 1878, in-12, xlix-330-(2) pp, reliure demi-toile rouge, dos lisse avec titre doré et larges filets à froid (rel. de l'époque), rousseurs, état correct. Edition originale. Rare
Histoire des luttes ouvrières de 1831 à 1852 : la Croix-Rousse, le cloître Saint-Merry, la rue Transnonain, juin 1848, la résistance au coup d'Etat, etc. Journaliste au Réveil de Delescluze, Razoua était à la tête du 61e bataillon pendant le Siège. Elu à l'assemblée Nationale, démissionnaire, il reprit son bataillon et devint commandant de l'Ecole Militaire sous la Commune. Condamné à mort par contumace, il réussit à gagner la Suisse d'où il faillit être extradé. Il sera très actif dans la proscription. (Le Quillec, 2e éd., 3858)
Librairie militaire Baudoin, 1885, in-8°, 31 pp, broché, bon état
Rare plaquette extraite du "Journal des Sciences militaires".
P., Nony et Cie, 1899, in-8°, viii-455 pp, 38 portraits hors texte, reliure demi-basane chocolat à coins, dos à 5 nerfs pointillés, titres et fleurons dorés, doubles filets dorés sur les plat, mention lycée Janson de Sailly dorée au 1er plat, tête dorée (rel. de l'époque), dos uniformément passé et lég. frotté, bon état. Edition originale
64 monographies de savants (38 avec portraits gravés). Table : L'Académie des sciences – Les Mathématiciens et les Astronomes, de Cassini (1625-1712) à Charles Hermite (1822-1901) (portraits de Huyghens, Isaac Newton, Jacques Bernoulli, Jean Bernoulli, Euler, D'Alembert, Lagrange, William Herschel, Monge, Laplace, Delambre, Lazare Carnot, Gauss, Cauchy) – Les Physiciens et les Chimistes, de Mariotte (v. 1620-1684) à Pasteur (1822-1895) (portraits de Volta, James Watt, Lavoisier, Berthollet, Jean-Baptiste Biot, Ampère, Humphry Davy, Gay-Lussac, Eugène Chevreul, François Arago, Faraday, Jean-Baptiste Dumas, Pasteur) – Les Naturalistes, de Tournefort (1656-1708) à Claude Bernard (1813-1878) (portraits de Réaumur, Bernard de Jussieu, Buffon, Linné, René-Just Haüy, Humboldt, Cuvier, Bichat, Geoffroy Saint-Hilaire, Darwin, Claude Bernard).
Hachette, s.d. (v. 1985), in-12, viii-216-(2)-62 pp, 60 gravures, une carte en dépliant et 10 plans, reliure percaline bleue de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état (Coll. des Guides-Joanne)
Très jolie réimpression en fac similé de l'édition de 1865, réalisée par les Guides Bleus. "Ce guide est l'abrégé d'un ouvrage beaucoup plus considérable (Guide du voyageur à Londres)". Les 62 dernières pages imprimées sur papier saumon (Renseignements commerciaux, 1869-1870) sont consacrées à la publicité.
Hachette, 1948, in-12, 251 pp, broché, pt tache au 1er plat, bon état
Hachette, 1930, in-12, 242 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), un mors faible, bon état (Coll. L'Ancienne France)
"Ce livre de vulgarisation n'est pas destiné à rénover l'histoire de l'époque étudiée, mais lorsque des évocations de « l'ancienne France » sont confiées à des hommes du talent de M. Reclus, on prend un rare plaisir à se laisser guider par eux et on en retire toujours un profit certain." (Revue des études historiques, 1930)
Plon, 1929, pt in-8°, 341 pp, broché, bon état (Coll. Le Roman des grandes existences). Edition originale, un des 404 ex. numérotés sur papier pur fil Lafuma
"Le Monsieur Thiers de M. Maurice Reclus, bien que paru dans la collection Plon « le Roman des grandes existences », n'a rien de romantique. C'est une étude très sérieuse appuyée sur une documentation qu'on sent très étendue, bien qu'elle ne s'étale pas, écrite avec intelligence et finesse dans un style alerte et agréable. Ce que Maurice Reclus a voulu reconstituer, c'est moins la politique de Thiers qui se confond avec l'histoire générale du XIXe siècle que la vie intime du personnage et de ses proches. Il apporte ici des données très neuves sur la famille Thiers, sur ta famille Dosne où Thiers prit femme, sur ses amis et particulièrement sur son inséparable Mignet, sur sa maison de la place Saint-Georges et sur les belles réceptions que sa belle-mère présidait, sur ses rapports avec le monde des journalistes, avec Louis-Philippe et la Cour, avec Louis Napoléon qu'il contribua plus que personne à élever à la présidence de la République, etc. M. Maurice Reclus n'a pas cherché à voiler les faiblesses de son personnage, qu'il compare justement au héros de Balzac, Rastignac ; il aime la vérité et il la dit, avec réserve et courtoisie. Les gens informés liront parfois entre les lignes. Seul le chapitre sur le rôle de Thiers sous le gouvernement de la défense nationale et pendant la Commune appellerait peut-être des réserves. Je ne suis pas persuadé que Thiers, l'homme de la paix à tous prix eût eu raison contre Garabatta qui voulait continuer la lutte. Il m'apparait que Thiers eut sa responsabilité dans l'affaiblissement de l'esprit public qui fit le jeu de l'Allemagne. Je crois aussi qu'il aurait pu et dû éviter le soulèvement de la Commune. Mais ces réserves qui portent sur l'appréciation des actes politiques de Thiers n'enlèvent rien à la valeur d'un livre qui nous manquait et dont le succès sera très vif." (Albert Mathiez, Annales historiques de la Révolution française, 19219)
Editions de France, 1932, in-8°, viii-548 pp, 3 cartes, broché, bon état (Coll. La Troisième République de 1870 à nos jours)
Hachette, 1927, in-8°, 337 pp, reliure demi-toile verte à la bradel, pièce de titre basane vermillon (rel. de l'époque), bon état (Coll. L'Histoire de France racontée à tous)
"Un écrivain politique très informé et de très bon jugement, M. Raymond Recouly, va faire paraître, ces jours-ci, un livre sur l'Histoire de la Troisième République, et l'on ne peut que souscrire à cette appréciation d'ensemble des cinquante-cinq années oui se sont écoulées depuis la chute du Second Empire. (...) La République a fait bonne et souvent meilleure figure que les régimes des autres pays. Comme le note M. Recouly, même aux périodes les plus critiques, – Boulangisme, Panama, affaire Dreyfus, – elle a maintenu l'ordre. Elle a donné à la France, en Afrique et en Asie, un empire colonial immense. Par sa diplomatie, elle a su s'assurer les plus précieuses alliances. Et, enfin, elle a surmonté victorieusement la redoutable et si périlleuse épreuve que ses ennemis avaient toujours prédit qu'elle ne surmonterait pas : la guerre. Et quelle guerre ! ..." (Emmanuel Desgréef du Lou, L'Ouest-Eclair, 1927) — "Depuis quelques années ont paru de nombreuses histoires de la France contemporaine, ou, si l'on préfère, de la troisième République. La plus récente est due à M. Raymond Recouly. A ceux qui chercheront une vue d'ensemble, un résumé aussi solide qu'exact, autrement dit, une synthèse précise et suggestive, nous devons indiquer le volume de M. Recouly." (Revue des études historiques, 1927)
Editions de France, 1930, pt in-8°, iv-434 pp, 2 cartes et une planche double de fac-similés hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs filetés, titres et fleurons dorés, couv. conservées, bon état
Seul volume paru. — "M. Recouly nous rappelle d'abord que la biographie de Louis-Philippe n'a pas encore été écrite dans son détail. C'est l'œuvre qu'il entreprend et qu'il mène, dans ce premier volume, jusqu'à 1830, jusqu'au trône. « Avec ses hauts et ses bas, ses grandeurs et ses misères, ajoute-t-il, ses longues années d'exil, ses voyages à travers les deux continents, le roman de son mariage, le mélange savamment dosé d'opposition frondeuse et de loyalisme envers le souverain légitime, cette existence est une des plus curieuses qui soient, pour ne rien dire de son règne, une des périodes les plus heureuses à courp sûr de notre histoire. » «La plus heureuse », reste au contraire à prouver : la monarchie de Juillet inaugure cette ère de la prépondérance de la banque dans le gouvernement, de l'usine dans le monde social, de la baisse des salaires, du chômage et de la disette, pour finir. Bizarre bonheur ! Nous sommes curieux de savoir ce que l'auteur nous montrera dans les volumes qui suivront. Pour celui-ci s'il n'éclaire pas beaucoup les rapports avec la franc-maçonnerie, par contre il insiste sur l'âpreté proverbiale du roi-bourgeois et va jusqu'à intituler le chapitre : ça, de l'argent ! ça, de l'argent ! Par contre aussi toute la fin du livre se passionne pour l'attitude « double » du possible successeur. « Il y a dans son caractère quelque chose d'un peu tortueux. Il ne suit pas volontiers la ligne droite, préférant les zigzags et les détours »... Le sujet a donc éveillé chez l'auteur un très réel intérêt qui nous promet l'impartialité. Enfin il a donné une excellente bibliographie, chapitre par chapitre, ce qui n'est pas non plus à dédaigner." (Alphonse-Marius Gossez, Revue d'Histoire du XIXe siècle-1848, 1931)
Editions de France, 1936, in-12, 248 pp, biblio, reliure demi-percale bleue, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état
Une biographie de Louis-Philippe jusqu'à 1830, jusqu'au trône, avec ses hauts et ses bas, ses grandeurs et ses misères, ses longues années d'exil, ses voyages à travers les deux continents, le roman de son mariage, le mélange savamment dosé d'opposition frondeuse et de loyalisme envers le souverain légitime... L'auteur insiste sur l'âpreté proverbiale du roi-bourgeois et va jusqu'à intituler un chapitre : ça, de l'argent ! ça, de l'argent ! Toute la fin du livre se passionne pour l'attitude « double » du possible successeur. Avec une excellente bibliographie, chapitre par chapitre. (Revue d'Histoire du XIXe siècle)
Chez l'Auteur, 1988, in-8°, 80 pp, 21 planches de gravures et fac-similés hors texte, un tableau généalogique, tiré à 1000 ex. numérotés, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Pr. du Management, 1999, in-8°, 220 pp, préface de François Caradec, 4 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Alfred Jarry (1873-1907) n'était pas, tant s'en faut, un homme comme les autres. Personnage hors du commun, provocateur génial, il passa sa vie et son œuvre à tourner en dérision les usages établis et la société. L'auteur nous fait découvrir un autre Jarry, encore plus fou, encore plus iconoclaste, amoureux de Corbeil et de ses bords de Seine, où il passa huit ans. Du Phalanstère au Tripode, en passant par le Rendez-vous du barrage, la force de Philippe Régibier est de nous ballader au rythme des anecdotes de ces instants particuliers où s'exprime plus librement ce lazzi dont Jarry fit sa morale et qui marqua toute son œuvre. Pauvre petit père Ubu, irritant mais émouvant, provocateur mais ami fidèle ; nous le suivrons dans ses séjours agrestes où il fut pleinement lui-même au cours d'une bien brève existence.
P., Jeanmaire, s.d. (1882), in-4°, 589-56 pp, nombreuses gravures dans le texte et de 30 gravures hors texte, dont 8 types militaires en couleurs, reliure demi-maroquin bleu prusse, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état
Les 56 pages finales contiennent les documents historiques (ordonnances royales, pièces diplomatiques, discours, etc.) et la table des matières. — Élias Regnault (1801-1868) est un personnage peu connu. Né à Londres en 1801, Regnault, après s’être d’abord intéressé à la médecine légale, a écrit de nombreux ouvrages à caractère historique et politique, et notamment, en 1841, une “Histoire criminelle du gouvernement anglais” dans laquelle il expose « les hideuses annales du gouvernement anglais », œuvre d’une « odieuse communauté de marchands féodaux ». Il recense minutieusement dans cet ouvrage qui constitue une sorte de « livre noir » de l’Angleterre libérale, les drames et les ravages que la politique anglaise a engendrés partout dans le monde, en Angleterre d’abord, mais aussi en Amérique, en Irlande, en Chine, en Inde et ailleurs. Très favorable à Napoléon Ier, il a consacré à ce dernier une “Histoire de Napoléon” publiée en 1846. Puis il a fait partie de cabinets ministériels au début de la Seconde République. Et enfin, il a écrit au cours de la Seconde République et tout au début du Second Empire, une “Histoire de Huit ans (1840-1848)” en trois volumes, qui se voulait, mais avec de moindres proportions, le prolongement de “l’Histoire de Dix ans” de Louis Blanc. Cet ouvrage d’un ton beaucoup plus serein que les précédents, traite de la période où Guizot a dirigé le pays. Cet ouvrage publié en 1851-1852 a été republié en 1860 et en 1870. (Raymond Huard, François Guizot, homme de pouvoir vu par l’histoire républicaine de l’époque, 2010)
P., Pagnerre, 1860, 3 vol. in-8°, viii-480,viii-468 et viii-494 pp, 2e édition, 3 frontispices gravés sous serpentes (Mazagran, février 1840 – mort du duc d'Orléans, 13 juillet 1842 – banquet du Château Rouge, 9 juillet 1847), plus qqs portraits gravés hors texte, brochés, couv. imprimées rouge et noir défraîchies, C. de bibl., état correct
Élias Regnault (1801-1868) est un personnage peu connu. Né à Londres en 1801, Regnault, après s’être d’abord intéressé à la médecine légale, a écrit de nombreux ouvrages à caractère historique et politique, et notamment, en 1841, une “Histoire criminelle du gouvernement anglais” dans laquelle il expose « les hideuses annales du gouvernement anglais », œuvre d’une « odieuse communauté de marchands féodaux ». Il recense minutieusement dans cet ouvrage qui constitue une sorte de « livre noir » de l’Angleterre libérale, les drames et les ravages que la politique anglaise a engendrés partout dans le monde, en Angleterre d’abord, mais aussi en Amérique, en Irlande, en Chine, en Inde et ailleurs. Très favorable à Napoléon Ier, il a consacré à ce dernier une “Histoire de Napoléon” publiée en 1846. Puis il a fait partie de cabinets ministériels au début de la Seconde République. Et enfin, il a écrit au cours de la Seconde République et tout au début du Second Empire, une “Histoire de Huit ans (1840-1848)” en trois volumes, qui se voulait, mais avec de moindres proportions, le prolongement de “l’Histoire de Dix ans” de Louis Blanc. Cet ouvrage d’un ton beaucoup plus serein que les précédents, traite de la période où Guizot a dirigé le pays. Cet ouvrage publié en 1851-1852 a été republié en 1860 et en 1870. (Raymond Huard, François Guizot, homme de pouvoir vu par l’histoire républicaine de l’époque, 2010)
P., Ollendorff, 1887, in-12, 354 pp, un portrait de l'auteur gravé par A. Blanchard en frontispice, 6 illustrations, reliure demi-basane aubergine, dos lisse, titres et fleuron doré (rel. de l'époque), reliure abîmée, dos uniformément passé, coiffes arasées, un morceau du dos recollé, mors frottés, rousseurs éparses, état moyen
Souvenirs de Philoclès Regnier, entré à la Comédie-Française en 1831, sociétaire en 1835, retraité en 1871, doyen de 1865 à 1871. L'une des figures les plus attachantes de la troupe au XIXe siècle, acteur de talent, fin lettré, homme de théâtre dans tous les sens du terme, François-Joseph Philoclès Regnier de la Brière, dit Philoclès Regnier, est le fils de Madame Tousez, sociétaire de la Comédie-Française. Il fait de bonnes études chez les oratoriens, se destine à l'architecture, mais, après avoir échoué à un concours, il préfère monter sur les planches, qu'il a déjà connues à l'âge de quatre ans, figurant le Roi de Rome dans un à-propos donné à l'Odéon en 1811. Sans passer par le Conservatoire, muni seulement des conseils de Baptiste aîné, il fait le dur apprentissage de la vie de comédien de province, à Metz et à Nantes, avant d'être engagé au théâtre du Palais-Royal, dont le directeur se rend très vite compte qu'il fait fausse route et le pousse à entrer à la Comédie-Française où il débute en 1831... — Table : J. Boutet de Monvel. – Mademoiselle de Champmeslé. – Adrienne Le Couvreur. – Etat de la fortune de Molière. – Talma. – Sedaine.
Marseille, Raoul et Jean Brunon, 1943, in-8°, 94 pp, 104 photos, gravures, cartes et fac-similés dans le texte et sur 58 pl. hors texte, broché, bon état
Plon, 1925, in-8° carré, xviii-408 pp, préface de Pierre de La Gorce, 2 héliogravures, 113 photogravures, 14 fac-similés d'autographes, biblio, index, reliure demi-vélin, dos à 4 faux-nerfs, titres dorés, tête dorée, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état
Ouvrage important, abondamment illustré. L'enfance, Maximilien, le mariage, Miramar, l'Intervention française au Mexique, les débuts du règne, la fin de l'Empire et de l'Empereur.
Plon, 1925, in-8° carré, xviii-408 pp, préface de Pierre de La Gorce, 2 héliogravures, 113 photogravures, 14 fac-similés d'autographes, biblio, index, broché, état correct, envoi a.s.
Ouvrage important, abondamment illustré : l'enfance, Maximilien, le mariage, Miramar, l'Intervention française au Mexique, les débuts du règne, la fin de l'Empire et de l'Empereur. — "Quelle histoire tragique que celle de cette jeune princesse, mariée à un aimable archiduc, fêtée à Vienne et à Milan, passant des jours heureux dans la jolie villa de Miramar baignée par l'Adriatique, accompagnant son époux au Mexique, dont on lui offrit d'être le Souverain ! Elle s'était associée dès la première heure à ses visées ambitieuses. Napoléon III les avait fortement encouragées, sinon provoquées, sans en calculer les dangereuses conséquences. Le « grand rêveur » écrit M. de la Gorce, avait « trouvé un autre rêveur pour l'écouter ». La comtesse de Reinach n'a pas voulu écrire à nouveau l'histoire de l'expédition du Mexique, mais elle a étudié la psychologie de cette pauvre princesse dont le désastre mexicain a détruit la raison. C'est à Rome, au retour d'un voyage a Paris, où elle avait vainement demandé à Napoléon III de maintenir au Mexique le corps expéditionnaire français, que ses premiers troubles cérébraux se manifestèrent. Conduite à Miramar, puis en Belgique, Charlotte eut des périodes de lucidité qui s'espacèrent progressivement. On lui apprit, quand la chose parut possible, le drame de Queretaro. Elle en parut profondément afiligée, mais bientôt elle ne fit plus d'allusions ni à son mari ni au Mexique. Et voici près de soixante ans que la pauvre impératrice porte le deuil de ses rêves et de sa raison. Dans ce livre, fort bien édité, une iconographie très copieuse, des fac-similés d'autographes et la citation de nombreuses lettres adressées à Charlotte ou émanant d'elle ajoutent à l'intérêt et constituent une précieuse contribution à l'histoire." (Revue des Questions historiques, 1926) — "Des compléments souvent utiles à l'ouvrage du comte Corti sur “Maximilien et Charlotte du Mexique” se trouvent encore, avec une illustration abondante, dans un volume de Mme la comtesse de Reinach-Foussemagne, qui pousse jusqu'à ses derniers jours la biographie de l'impératrice Charlotte, et dont la documentation provient surtout de la famille royale de Belgique." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1928)
Plon, 1925, in-8° carré, xviii-408 pp, préface de Pierre de La Gorce, 2 héliogravures, 113 photogravures, 14 fac-similés d'autographes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ouvrage important, abondamment illustré : l'enfance, Maximilien, le mariage, Miramar, l'Intervention française au Mexique, les débuts du règne, la fin de l'Empire et de l'Empereur. — "Quelle histoire tragique que celle de cette jeune princesse, mariée à un aimable archiduc, fêtée à Vienne et à Milan, passant des jours heureux dans la jolie villa de Miramar baignée par l'Adriatique, accompagnant son époux au Mexique, dont on lui offrit d'être le Souverain ! Elle s'était associée dès la première heure à ses visées ambitieuses. Napoléon III les avait fortement encouragées, sinon provoquées, sans en calculer les dangereuses conséquences. La comtesse de Reinach n'a pas voulu écrire à nouveau l'histoire de l'expédition du Mexique, mais elle a étudié la psychologie de cette pauvre princesse dont le désastre mexicain a détruit la raison. C'est à Rome, au retour d'un voyage a Paris, où elle avait vainement demandé à Napoléon III de maintenir au Mexique le corps expéditionnaire français, que ses premiers troubles cérébraux se manifestèrent. Conduite à Miramar, puis en Belgique, Charlotte eut des périodes de lucidité qui s'espacèrent progressivement. On lui apprit, quand la chose parut possible, le drame de Queretaro. Elle en parut profondément afiligée, mais bientôt elle ne fit plus d'allusions ni à son mari ni au Mexique. Et voici près de soixante ans que la pauvre impératrice porte le deuil de ses rêves et de sa raison. Dans ce livre, fort bien édité, une iconographie très copieuse, des fac-similés d'autographes et la citation de nombreuses lettres adressées à Charlotte ou émanant d'elle ajoutent à l'intérêt et constituent une précieuse contribution à l'histoire." (Revue des Questions historiques, 1926) — "Des compléments souvent utiles à l'ouvrage du comte Corti sur “Maximilien et Charlotte du Mexique” se trouvent encore, avec une illustration abondante, dans un volume de Mme la comtesse de Reinach-Foussemagne, qui pousse jusqu'à ses derniers jours la biographie de l'impératrice Charlotte, et dont la documentation provient surtout de la famille royale de Belgique." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1928)
Fasquelle, s.d. (1903), in-8°, 718 pp, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs, titres dorés, couv. conservées, papier jauni comme toujours, bon état
Tome II seul (sur 7).