8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Grasset/Paris-Match, 1968, fort in-8°, 659 pp, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état. Edition originale
Aristocrate et anarchiste, despote et révolutionnaire, Georges Clemenceau fut généralement considéré comme une contradiction vivante. En fait, il fut toujours passionnément fidèle aux deux principes qui le guidèrent : le culte de la patrie poussé jusqu'au sublime, le culte de la République poussé jusqu'au fanatisme. Jamais il n'oublia l'intolérable blessure causée par la défaite de 1870, ni les leçons de son père, fervent de Robespierre et des "grands ancêtres" de la Convention. Pendant un demi-siècle, Clemenceau exerça une influence considérable sur la vie politique française et sur le destin du monde ; il combattit pour ses idées avec l'énergie féroce, la sauvage indépendance qui lui valurent d'être surnommé le Tigre. Il eut la joie, après des luttes homériques, de voir triompher la République de ses rêves, il connut, au soir de son existence, la gloire suprême de sauver son pays au bord de l'abîme, de lui rendre une place privilégiée dans le concert des nations. L'homme politique exécré, vilipendé, objet des accusations les plus infamantes, devint alors le Père la Victoire, symbole de la renaissance de son pays. Il ne manqua pas à son auréole cette ingratitude réservée par les peuples à leurs plus grands serviteurs. Clemenceau a connu la haine et l'idolâtrie, il a eu sa légende noire et sa légende épique. Il en fut de même pour Philippe le Bel, pour Louis XI, pour Henri IV, pour Richelieu, pour Louis XIV , pour Napoléon, ces bâtisseurs de l'histoire de France. Philippe Erlanger, cette fois, a choisi son sujet tout près de notre époque. Sa lucidité, son talent aigu, son extraordinaire don d'évocation nous rendent claire une longue suite de malentendus et de violences historiques. Il y a plus, il a su nous rendre sensible le duel prodigieux que Clemenceau mena toute sa vie contre la fatalité. Si bien qu'ayant lu cette épopée, le lecteur en sort bouleversé comme au sortir d'une tragédie grecque.
Perrin, 2012, in-8°, 296 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Qui est responsable du déclenchement de la Première Guerre mondiale : la France, l'Autriche-Hongrie, la Russie ou l'Allemagne ? Cette question, jamais résolue, a taraudé nombre d'historiens. Philippe Erlanger y répond à sa manière, passant en revue la politique et les intrigues des sept principaux souverains européens. Ainsi se découvrent Edouard VII, à la fois boutefeu et pacificateur, Guillaume II, véritable apprenti sorcier, François-Joseph, souverain blessé d'un Empire malade, Nicolas II, impuissant, Alphonse XIII, plus préoccupé à mener la grande vie qu'à gouverner, Victor-Emmanuel III, obsédé par l'ambition de faire de son pays une grande puissance, et Léopold Il, construisant un empire colonial à marches forcées. Ces portrais fouillés, parfois hauts en couleurs, lèvent le voile sur les responsabilités des maîtres de l'Europe qui, engagés dans une course à l'apocalypse, ont sonné le glas des monarchies.
Hachette, 1878, in-12, 225 pp, modeste reliure de bibliothèque pleine toile écrue, dos muet (rel. de l'époque), intérieur propre et sans rousseurs, état correct
Philippe Henri de Girard (1775-1845) est un ingénieur-mécanicien, inventeur de la machine à filer le lin. – Joseph Marie Charles dit Jacquard (1752-1834), est un inventeur, à qui l'on doit le métier à tisser semi-automatique.
P., Editions Carrère, 1984, in-8°, 247 pp, notices bibliographiques par J.-J. Pauvert, préfaces de Frantz-André Burguet, Jean-Paul Corsetti, Claude Duneton, J.-K. Huysmans, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Lectures érotiques de Jean-Jacques Pauvert)
Gamiani ; Mademoiselle de Maupin ; Chansonnier du bordel ; Douze aventures érotiques du Bossu Mayeux.
Armand Colin, 1932, in-8°, 211 pp, broché, bon état (Coll. Ames et visages)
[Escrime] – BIBESCO (Prince Georges) et le duc FÉRY d'ESCLANDS.
Reference : 120979
(1900)
P., Alphonse Lemerre, 1900, in-8°, 215 pp, bandeaux, lettrines, notes, reliure plein papier fantaisie à la bradel, dos lisse, pièce de titre basane noire, couv. conservées (rel. de l'époque), coiffe sup. arasée, bon état. Edition originale. Rare
« Sportsman » pratiquant aussi bien les échecs que la boxe, Féry d'Esclands est surtout réputé en tant qu'escrimeur. Considéré comme une autorité en matière d'affaires d'honneur et de duels, souvent sollicité pour arbitrer des cas litigieux, il a écrit cet ouvrage de référence à ce sujet avec son ami Georges Bibesco. Président exécutif ou honoraire de plusieurs sociétés et institutions sportives (L'Estocade, l'École d'escrime française, le Boxing club de France...), fondateur d'un concours d'escrime, le prix ou challenge Féry d'Esclands, il préside également la salle d'armes du Cercle national des officiers de terre et de mer ouverte dans la rue de Bellechasse en 1887. L'année suivante, il est nommé inspecteur général de l'enseignement de la gymnastique et des exercices militaires dans les établissements du primaire et du secondaire. Officier d'Académie depuis 1876, il a été nommé officier de l'Instruction publique en 1881. — "Le duel est un acte solennel intime. Les Conseils pour les Duels, qu'ont fait publier récemment le prince Georges Bibesco et M. le duc Féry d'Esclands, contiennent à cet égard des dispositions très sages, et subordonnent la publicité des rencontres et des procès-verbaux à des conditions restrictives étroitement définies. Ils préconisent aussi la suppression, tout au moins progressive, des duels susceptibles de se terminer sans effusion de sang. Les considérations d'humanité qui conduisent à la tolérance que l'on manifeste sur ce point sont évidemment respectables. Elles présentent toutefois des inconvénients. Les très grandes chances d'immunité qu'ont actuellement, dans une rencontre au pistolet, les deux adversaires, les amènent souvent à affronter le duel avec une excessive légèreté, et tendent à fausser dans leur esprit la notion de la gravité de cet acte." (Bruneau de Laborie, Les Lois du duel, 1906)
P., Hachette, 1891, in-8°, (6)-257 pp, 21 planches d'héliogravures tirée en taille douce et 25 vignettes, glossaire des termes d'escrime in fine, reliure demi-percaline bleue, dos lisse avec fleuron et date dorés, pièce de titre basane chocolat, couv. illustrées conservées (rel. de l'époque), bon état (Coll. Bibliothèque du Sport)
Intéressant ouvrage de théorie pratique de maniement d’armes, comportant un utile petit lexique en fin de volume, ainsi que des illustrations représentant Camille Prévost lui-même. (Pardoel, 2143)
P., Edouard Rouveyre, 1882, gr. in-8°, xxxii-167-(2) pp, un frontispice et 2 planches à l'eau-forte gravés par J. Jacquemart et par F. Oudart, 24 portraits inédits hors texte sous serpente de MM. Arcos, Berne-Bellecour, Feyen-Perrin, Jeanniot, T. Lepic, E. de Liphart, G. Merlet, Poilpot, Princeteau, P. Robert, Rosset-Granger, Sargent, A. Stevens, 15 en-têtes, lettres ornées et culs-de-lampe, dessinés et composés spécialement par Mesplés, broché, couv. à rabats illustrée en couleurs par Le Natur et A. Ferdinandus, bon état. Edition originale tirée à 650 exemplaires. Un des 25 ex. numérotés sur Whatman
"Le baron de Vaux, avec un rare à-propos, fait paraître une intéressante série de portraits : « les Hommes d’épée », qui nous font passer sous les yeux les curieuses physionomies de tous les escrimeurs du jour, maîtres d’armes, hommes du monde, artistes, journalistes. Il détaille le jeu de chaque tireur, ses ruses, ses habitudes, les juge en connaisseur expert." (Les chroniques de Maupassant, choses du jour, le Gaulois, 1881)
P., Just Tessier, 1840, in-12 (10x16 cm), 248 pp, 10 portraits gravés de chanteurs hors texte, reliure demi-veau glacé vert, dos lisse avec titre, filets, fleurons, roulette et palette dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état
Très jeune, Léon Escudier s'installe à Paris où il se consacre au journalisme et fonde en 1837 avec son frère Marie et Jules Maurel l'hebdomadaire “La France musicale” ainsi qu'une maison d'édition musicale qui diffuse notamment les œuvres de Giuseppe Verdi, puis plus tard le journal “L'Art musical”. Selon le “Manuel de bibliographie biographique et d'iconographie des femmes célèbres” (1892), ce livre est rare et recherché, et difficile à trouver complet des 10 portraits gravés. L'ouvrage est dédié à Rossini.
Emile-Paul, 1930, pt in-8°, 117 pp, un portrait en frontispice, broché, couv. rempliée, bon état
"La figure si curieuse du colonel Ludovic de Polignac mérite de retenir notre attention. M. Esquer a su, dans les pages rapides et serrées de son livre, présenter l'essentiel d'une vie fort longue dont l'activité s'est surtout dépensée, en terre d'Islam, au service de la grandeur française. Anglophobe, catholique, arabophile, Polignac est avant tout un patriote passionné. N'ayant pas les préjugés monarchiques de son père, le prince Jules de Polignac, il servira l'Empire et la Troisième République. L'Ecole Polytechnique le conduit à l'armée et, en 1859, il est attaché, avec le grade de capitaine, au bureau politique d'Alger. Sa carrière algérienne, ou mieux saharienne, commence. Elle occupera toute son existence, ou peu s'en faut..." (F. Braudel, Revue Africaine, 1930)
Fayard, 1959, in-8°, 217 pp, sources, cart. éditeur, 2 gravures sur les gardes, bon état (Coll. Les Temps et les destins)
Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 161 pp, 19 illustrations en couleurs sur 4 pl. hors texte, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Severiano de Heredia est un personnage politique de la IIIe République, méconnu à ce jour. Sa carrière a été assez longue puisqu'il est élu Conseiller du quartier des Ternes dès 1873, Président du Conseil Municipal de Paris en 1879, soit en fait Maire de Paris, puis député de Paris en 1881, et enfin ministre des Travaux publics en 1887. Radical progressiste, laïque, libre-penseur, franc-maçon, il défend l'école publique, prône la formation continue, se montre même écologiste puisqu'il se passionne pour la voiture électrique. Les Parisiens ont donc choisi pour les représenter quelqu'un venu d'ailleurs et dont l'apparence physique ne prêtait pas à équivoque. Et si quelques quolibets et articles racistes ont émaillé sa carrière, ils n'ont pas empêché le public et ses amis politiques de l'apprécier à sa juste valeur et de lui confier des responsabilités de manière durable. L'intelligentsia cubaine et des écrivains noirs dans le monde entier le reconnaissent : il est temps aujourd'hui d'apprécier la modernité de ce personnage attachant qui a démontré qu'exercer des responsabilités en étant né à l'étranger, et de couleur, était déjà possible dans la France du XIXe siècle.
Plon, 1934, pt in-8°, iii-282 pp, un portrait en frontispice, reliure pleine toile brique, pièce de titre basane chocolat, couv. et dos conservés, bon état
"Brillant et jeune officier aux gardes françaises en 1789, Bourmont émigre dès 1791, mais il rentre en France en 1793 et ne tarde pas à rejoindre les bandes vendéennes et chouannes. Il évite d'ailleurs de se compromettre, se réservant sans cesse pour des temps meilleurs qu'il espère proches. Après le 18 brumaire, voyant s'évanouir ses espérances, il se rapproche de Bonaparte, mais impliqué dans l'attentat de la machine infernale il est arrêté, emprisonné à Besançon. Il peut s'évader, se réfugie à Libonne, rejoint en 1808 le corps expéditionnaire de Junot, et revenu à Paris, il est admis dans l'armée impériale dont il franchit rapidement les grades. En 1814, il est général de division. Au retour de Louis XVIII, il s'empresse de se rallier au drapeau blanc. Un an plus tard, Bourmont sert dans le corps de Ney. Comme son chef, il a promis de ramener l'usurpateur mort ou vif. Comme son chef il trahit Louis XVIII pour Napoléon Ier ; mais à la différence de Ney, il abandonne sa division le matin de la bataille de Ligny, le 14 juin 1815, pour rejoindre à Gand le roi de France. Comblé d'honneurs sous la seconde restauration, Bourmont, témoin au procès de Ney, charge vilainement son ancien général. En 1823, commandant une division française en Espagne, le ministre ultra Villèle doit le rappeler, car le zèle dont Bourmont fait preuve pour la cause royale en Espagne menace de compromettre la politique extérieure de la France. C'est à un tel homme que Polignac fit appel en 1829. Cependant Bourmont n'eut pas le courage de prendre ses responsabilités quand il sentit la révolution imminente. II abandonna son poste de ministre, tout en gardant le titre, pour aller commander le corps expéditionnaire français en Algérie La conquête d'Alger est le seul titre de gloire de ce traître qui termina de 1830 à 1846 son existence en la partageant encore entre les complots légitimistes et l'exil. Bourmont dont le nom pendant longtemps signifia trahison a été traîné dans la boue par la plupart des historiens, mais il a eu aussi deux apologistes, son fils Charles, et, de nos jours, M. Gautherot. M. Henry d'Estre a entrepris d'examiner impartialement le cas Bourmont. Son livre se lit comme un roman, mais on sent sous les chapitres une bonne documentation. Sa compétence militaire l'aide d'ailleurs à résoudre certains problèmes restés obscurs pour des civils. Dans la vie si mouvementée de ce gentilhomme de grands chemins qu'a été Bourmont, il retient particulièrement deux points : la trahison de Ligny et le procès Ney. A Ligny, Bourmont a déserté, mais il n'a pu livrer à l'ennemi aucun document susceptible de compromettre les chances de succès de la Grande Armée. Au procès Ney, la déposition de Bourmont est certes blâmable, mais eut-elle été favorable à Ney, elle n'eut pas évité la condamnation à mort du brave des braves. Au reste, à l'avis de M. Henry d'Estre, la conquête d'Alger rachète les erreurs, les crimes même du maréchal." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1935)
P., Editions du Chêne, 1945 gr. in-8°, 167 pp, 46 pp de texte suivies de 120 planches d'illustrations, broché, couv. illustrée rempliée, bon état
Un livre qui met en parallèle l’étude de Baudelaire, “Le Peintre de la vie moderne” (1863), des dessins de Guys et des photographies de Nadar, dont les sujets se correspondent. Ainsi, comme l'écrit François Boucher, « trois sources éphémères : un article de journal, des croquis et des photographies, par une conjonction adroite, éveillent en nous l'impression la plus vive et nous donnent l'idée la plus compréhensive de toute une époque. » Les planches occupent les p. 41-161.
P., Editions de la Vie universitaire, Librairie Jean Budry, 1923, gr. in-8°, 363 pp, biblio, reliure demi-toile parme à coins à la bradel, dos lisse avec fleuron et double filet noirs, pièce de titre basane bordeaux, couv. conservées, papier lég. jauni, bon état. Edition originale. Rare
Les origines du « drame moderne » ; Historique du « drame moderne » ; La matière du « drame moderne » : 1. La vie individuelle et les rapports de sexe : La femme, Le mariage et le divorce, La question de l'adultère, La question de l'enfant naturel. 2. L'inspiration antisociale au théâtre : La vie sociale et extra-sociale, Les sujets criminels. 3. La vie politique et sociale contemporaine : Les sujets politiques, La peinture de la société contemporaine, La lutte des classes – Le prolétariat, La lutte des classes – Les intellectuels. 4. L'inspiration humanitaire au théâtre : La croisade contre la pauvreté, La peine de mort, L'esclavage, La critique des institutions ; La forme du drame.
Plon, 1910, in-8°, iv-451 pp, traduits par E. Philippi, un portrait en héliogravure en frontispice, reliure demi-chagrin acajou, dos à 5 nerfs pointillés soulignés à froid, titres et filets dorés, couv. et dos (piqués) conservés (rel. de l'époque), bon état
On sait que l'art dentaire est une chasse gardée des Etats-Unis, où l'esprit pratique des Américains combiné au 'Keep Smiling' exigé par la société démocratique a fait merveille. Dentiste donc américain, Evans (1824-1897) s'installe à Paris en 1847... — "Le docteur Thomas W. Evans, dentiste américain, né en 1824, mort en 1897, s’installa à Paris en 1847, entra dès l’année suivante en relations avec le Prince Président, et fut un des familiers des Tuileries pendant toute la durée du second Empire. Il a laissé des mémoires qui comprennent deux parties. La première, rédigée en 1884, contient un « aperçu de la situation politique et rnilitaire de la France et de l’Allemagne immédiatement avant la guerre franco-allemande » ; cet aperçu est suivi d'une relation de la fuite de l'impératrice Eugénie en septembre 1870 et de l’établissement de la famille impériale à Chislehurst. La deuxième partie, écrite en 1896, se compose de notes rangées sans ordre sur les personnages qu’Evans avait connus et sur les événements auxquels il avait assisté ou participé. Les chapitres X a XIV en particulier racontent des événements dans lesquels Evans a joué un rôle de premier plan : la futte de l'Impératrice, son embarquement à Deauville, son arrivée en Angleterre. Le chapitre IV fournit sur les relations de la France et des Etats-Unis pendant la guerre de Sécession quelques indications utiles..." (Pierre Caron, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1911) — "Témoignage de premier ordre sur la personnalité de Napoléon III, la Cour impériale, le développement industriel de la France, la guerre franco-allemande et la fin du régime impérial." (Bourachot, 156)
Plon, 1910, in-8°, iv-451 pp, traduits par E. Philippi, un portrait en héliogravure en frontispice, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec titres dorés, couv. conservées, bon état
On sait que l'art dentaire est une chasse gardée des Etats-Unis, où l'esprit pratique des Américains combiné au 'Keep Smiling' exigé par la société démocratique a fait merveille. Dentiste donc américain, Evans (1824-1897) s'installe à Paris en 1847... — "Le docteur Thomas W. Evans, dentiste américain, né en 1824, mort en 1897, s’installa à Paris en 1847, entra dès l’année suivante en relations avec le Prince Président, et fut un des familiers des Tuileries pendant toute la durée du second Empire. Il a laissé des mémoires qui comprennent deux parties. La première, rédigée en 1884, contient un « aperçu de la situation politique et militaire de la France et de l’Allemagne immédiatement avant la guerre franco-allemande » ; cet aperçu est suivi d'une relation de la fuite de l'impératrice Eugénie en septembre 1870 et de l’établissement de la famille impériale à Chislehurst. La deuxième partie, écrite en 1896, se compose de notes rangées sans ordre sur les personnages qu’Evans avait connus et sur les événements auxquels il avait assisté ou participé. Les chapitres X a XIV en particulier racontent des événements dans lesquels Evans a joué un rôle de premier plan : la fuite de l'Impératrice, son embarquement à Deauville, son arrivée en Angleterre. Le chapitre IV fournit sur les relations de la France et des Etats-Unis pendant la guerre de Sécession quelques indications utiles..." (Pierre Caron, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1911) — "Témoignage de premier ordre sur la personnalité de Napoléon III, la Cour impériale, le développement industriel de la France, la guerre franco-allemande et la fin du régime impérial." (Bourachot, 156)
Paris, 1867, 2 vol. gr. in-4°, 480-(4) et 480 pp, 700 gravures dans le texte, texte sur 3 colonnes, reliures demi-basane carmin, dos lisse à quadruples filets dorés, titre et tomaison dorés, palette en queue, tranches pennées (rel. de l'époque), qqs épidermures, bon état. Bel exemplaire sans rousseurs
L'exposition universelle de 1867, également appelée Exposition universelle d'Art et d'industrie, est chronologiquement la septième exposition universelle et la seconde se déroulant à Paris après celle de 1855. Elle s'est tenue du 1er avril au 3 novembre 1867 sur le Champ-de-Mars, à Paris. 41 pays étaient représentés à l'exposition. Cette exposition sera surtout une démonstration et un exposition des fastes et du pouvoir du Second Empire. Voulue par Napoléon III, celui-ci nommera à la tête de l'exposition des hommes clefs de la vie économique et politique. Le Champ de Mars fut choisi pour emplacement. Elle accueillit près de 15 millions de visiteurs.
L'Harmattan, 1994, gr. in-8°, 266 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Bismarck est l'un des hommes d'Etat ayant exercé le plus d'influence sur la politique européenne du XIXe siècle. Figure impressionnante, diplomate de grand talent, il a suscité à la fois haine et admiration. La Prusse, pays d'importance secondaire au départ, a accédé au rang de puissance mondiale grâce à Bismarck, au prix de trois guerres. Ces résultats éclatants provoquèrent chez ses compatriotes une sorte de dévotion, alors que pour ses adversaires, il incarnait le mal absolu. En France, les historiens et la classe politique ont longtemps considéré la diplomatie de Bismarck comme à l'origine de l'antagonisme franco-allemand mais aujourd'hui nous devons pouvoir formuler un jugement plus nuancé.
Hachette, 1974, in-8°, 479 pp, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Cet ouvrage sort singulièrement du cadre habituel de la collection des «Vies quotidiennes ». D. Fabre et J. Lacroix ont eu l'ambition de réaliser tout autre chose qu'un tableau de la vie individuelle, familiale ou sociale dans les campagnes du Languedoc au XIXe siècle. Même si cela est parfaitement réussi, ce livre est d'abord celui de deux ethnologues compétents et militants, qui veulent faire triompher une « conception nouvelle, anti-monopoliste du savoir des sociétés » (pp. 8-9). Ils revendiquent le droit à une «anthropologie autochtone » qui soit capable d'analyser, de l'intérieur en quelque sorte, le phénomène de la domination des minorités culturelles nationales par un pouvoir central, ethnocentrique, et de jeter les bases d'un épanouissement de la personnalité culturelle occitane. (...) La conséquence méthodologique de cette conception, c'est l'alliance, le va-et-vient incessant entre la recherche historique classique et l'enquête ethnographique sur le terrain. Et c'est là que réside la plus grande originalité et la plus grande richesse de cet ouvrage. Analyse serrée des documents historiques, officiels (rapports de régents, ou d'instituteurs...), mais surtout familiaux ou intimes (tels que les rares autobiographies de paysans, les cahiers de secrets des guérisseurs...), dépouillement des travaux ethnographiques réalisés par des historiens, géographes ou « folkloristes » antérieurs, enquêtes minutieuses menées sur place par les deux auteurs, attention particulière portée à la tradition orale et notamment à la littérature orale languedocienne... tout concourt à faire de cette entreprise, même si elle est limitée au Languedoc, la première tentative pour saisir dans sa globalité la réalité culturelle des pays d'Oc. (...) L'intérêt majeur de cet ouvrage, si richement documenté et si intelligemment conçu, est de nous taire comprendre la personnalité culturelle des pays d'Oc dans son devenir historique, c'est-à-dire dans les tensions et les conflits engendrés par l'histoire." (Jean-Claude Bouvier, Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, 1976)
Klincksieck, 1980, in-8°, 425 pp, broché, couv. lég. salie, bon état
Fayard, 1939, in-12, 341 pp, sources et index, reliure bradel papier vert amande, dos lisse, titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état. Edition originale sur papier alfa classique
"Libéral dans la lignée de Tocqueville, admirateur de Benjamin Constant, à qui il consacra une belle biographie, Fabre-Luce était avant tout un anticonformiste,un inclassable. « Alfred Fabre-Luce, comme Raymond Aron ou Bertrand de Jouvenel, notait Roger Nimier en 1960, appartient à ces esprits qui n’entrent dans une définition ou une case que pour en sortir aussitôt. »" (Christian Brosio) — "Vif, direct, rapide, avec des éclairs de bretteur, tel est le talent habituel de M. Alfred Fabre-Luce. Dans ce bel ouvrage, consciencieux et disert, il semble que son scalpel se soit quelquefois ralenti dans les complications et les détours de l'âme et de la vie de son personnage. Les mots « d'équivoque, d'ambigu, de faiblesse de caractère » ne peuvent échapper à la plume de l'analyste. Son héros est-il Suisse ou Français ? Il se marie plusieurs fois et n'ose avouer son ou ses mariages. Il part à la conquête des femmes pour les rejeter. Il s'enchaîne longuement à celle qu'il n'aime pas. Un jour il attaque furieusement Napoléon ; le lendemain se rallie à lui. Tout cela n'est guère plaisant et en tout cas difficile à découper, à recoller, à rebâtir. Et cependant, pour ses contemporains, Benjamin Constant est un grand homme. A sa mort, en décembre 1830, on réclame à hauts cris pour lui le Panthéon ! Pourquoi ? Parce qu'il paraît héraut de la Liberté. Individualiste passionné, également passionné de la chose publique, il voudrait transformer l'esprit de la nation, c'est-à-dire jouer un rôle politique. Être un tribun : il a l'éloquence et la foi. Mais le Tribunat de Bonaparte, où il entre, n'admet pas l'opposition. Dès 1802 Benjamin Constant en est exclu. Rien de plus fort et de plus prophétique contre les dictatures présentes et à venir que son essai sur l'Esprit de conquête et l'usurpation. Enfin, après la seconde Restauration et la dissolution de la Chambre « introuvable », il devient député et prend la tête de l'opposition constitutionnelle. Ce sont les dernières années de sa vie ; dans une atmosphère sentimentale apaisée (il vit enfin avec sa femme Charlotte), il donne toute sa mesure d'orateur, de pamphlétaire et de théoricien politique. Il acquiert alors une immense popularité. (...) Remercions M. Alfred Fabre-Luce de nous avoir montré tous les aspects de cet esprit d'un autre siècle, enchaîné par l'amour et combattant pour la liberté." (Pierre-Olivier Lapie, Revue des Deux-Mondes)
Perrin, 1978 in-8°, 347 pp, 16 pl. de gravures hors texte, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
"Vif, direct, rapide, avec des éclairs de bretteur, tel est le talent habituel de M. Alfred Fabre-Luce. Dans ce bel ouvrage, consciencieux et disert, il semble que son scalpel se soit quelquefois ralenti dans les complications et les détours de l'âme et de la vie de son personnage. Les mots « d'équivoque, d'ambigu, de faiblesse de caractère » ne peuvent échapper à la plume de l'analyste. Son héros est-il Suisse ou Français ? Il se marie plusieurs fois et n'ose avouer son ou ses mariages. Il part à la conquête des femmes pour les rejeter. Il s'enchaîne longuement à celle qu'il n'aime pas. Un jour il attaque furieusement Napoléon ; le lendemain se rallie à lui. Tout cela n'est guère plaisant et en tout cas difficile à découper, à recoller, à rebâtir. Et cependant, pour ses contemporains, Benjamin Constant est un grand homme. A sa mort, en décembre 1830, on réclame à hauts cris pour lui le Panthéon ! Pourquoi ? Parce qu'il paraît héraut de la Liberté. Individualiste passionné, également passionné de la chose publique, il voudrait transformer l'esprit de la nation, c'est-à-dire jouer un rôle politique. Être un tribun : il a l'éloquence et la foi. Mais le Tribunat de Bonaparte, où il entre, n'admet pas l'opposition. Dès 1802 Benjamin Constant en est exclu. Rien de plus fort et de plus prophétique contre les dictatures présentes et à venir que son essai sur l'Esprit de conquête et l'usurpation. Enfin, après la seconde Restauration et la dissolution de la Chambre « introuvable », il devient député et prend la tête de l'opposition constitutionnelle. Ce sont les dernières années de sa vie ; dans une atmosphère sentimentale apaisée (il vit enfin avec sa femme Charlotte), il donne toute sa mesure d'orateur, de pamphlétaire et de théoricien politique. Il acquiert alors une immense popularité. (...) Remercions M. Alfred Fabre-Luce de nous avoir montré tous les aspects de cet esprit d'un autre siècle, enchaîné par l'amour et combattant pour la liberté." (Pierre-Olivier Lapie, Revue des Deux-Mondes) — "Alfred Fabre-Luce (1899-1983), auteur de plus de quatre-vingt-dix ouvrages, occupa, pendant plusieurs décennies, une place considérable, retenant l’attention d’un vaste public. D’une inlassable curiosité, il fut un des grands témoins des années 1920-1970. Libéral dans la lignée de Tocqueville, admirateur de Benjamin Constant, à qui il consacra une belle biographie, Fabre-Luce était avant tout un anticonformiste, un inclassable. « Alfred Fabre-Luce, comme Raymond Aron ou Bertrand de Jouvenel, notait Roger Nimier en 1960, appartient à ces esprits qui n’entrent dans une définition ou une case que pour en sortir aussitôt »." (Christian Brosio, 2009)
Julliard, 1978, in-12, 299 pp, 16 pl. d'illustrations hors texte (brochées à l'envers), biblio, broché, bon état (Coll. Archives)
Un paradis perdu ? Mille royaumes divers, mille enfers aussi : le Sud, l'oncle Tom, mais aussi la révolte de Nat Turner. A travers les récits des voyageurs européens, le témoignage des planteurs, les chants et les plaintes des esclaves noirs, voici un monde disparu, et qui pourtant vit encore, dans la nostalgie et dans la haine, comme un moment essentiel de la conscience américaine.