8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Plon, 1932-1934, 3 vol. in-8°, xv-367, 464 et 495-xxxvi pp, 30 gravures hors texte, copieux index de 36 pp à la fin du tome III, brochés, bon état
Tome 1 : Léon XIII, Crispi, Bismarck (1883-1893) ; Tome 2 : A travers l'Europe, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Espagne, Autriche, Hongrie, Bohême. Avant l'action (1894-1902) ; Tome 3 : Vie parlementaire, vie diplomatique (1902-1933). — Souvenirs de Charles Benoist (1861-1936). Journaliste au Temps, il enseigne l'histoire constitutionnelle de l'Europe occidentale à l'École libre des sciences politiques. Député de la Seine (Fédération républicaine) de 1902 à 1919, il est l'incitateur, l'un des auteurs et le rapporteur d'un projet de Code du Travail (1905). Il est ensuite élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1908. En février 1917, à la demande d'Aristide Briand, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, il fonda le Comité d'études chargé de participer à l'élaboration des buts de guerre de la France. À l'issue de la guerre, il est nommé ministre plénipotentiaire à La Haye. Relevé de ses fonctions en 1924 par le Cartel des Gauches, il évolue progressivement vers des positions hostiles à un régime qu'il juge par trop sectaire. En mars 1928, Maurras salue le ralliement de Charles Benoist aux thèses royalistes de l'Action française au cours d'un grand banquet salle Bullier... — "Ces souvenirs, qui confirment les qualités d'observateur et d'écrivain de l'éminent diplomate et l'homme d'Etat, sont une contribution précieuse et très personnelle à l'histoire politique de notre temps. Les longs voyages à l'étranger de M. Charles Benoist lui ont permis d'entrer en contact avec les personnages les plus en vue de l'époque : Léon XIII, Bismarck, Crispi, Canovas, etc. Il nous a longuement entretenu de Léon XIII et de son rôle sur les affaires du siècle, particulièrement de ses rapports avec la France. Il nous fait part des enquêtes approfondies qu'il mena, d'abord comme rédacteur au Temps puis à la Revue des Deux-Mondes, en Allemagne, en Italie, en Belgique, en Hollande, en Suisse, en Espagne, en Autriche. Il excelle à présenter les problèmes qui se posaient alors en Europe et à en suggérer d'heureuses solutions, comme à buriner des portraits fouillés et à rapporter des anecdotes révélatrices..." (B. Combes de Patris, Revue des études historiques, 1933)
Renaissance du Livre, 1927, pt in-8°, 185 pp, 24 planches hors texte, broché, bon état (Coll. A travers l'art français)
Avant le Romantisme. Le milieu social. Le lyrisme sculptural. Le néo-gothique et la sculpture décorative. La sculpture d'histoire. Portraits et caricatures. Les animaliers. La descendance romantique. Appendices.
Editions des Loisirs, s.d. (1946), in-12, 189 pp, broché, couv. illustrée d'un portrait de Courbet, bon état (Coll. L'âme de la France)
Editions André Bonne, 1960, pt in-8°, 286 pp, préface de l'amiral Lacaze, 12 pl. de gravures et portraits hors texte, 2 pp de fac-similés, une carte, biblio, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
Biographie d'Armand Joseph Bruat (1796-1855), officier de marine qui servit dans la Marine française pendant la première moitié du XIXe siècle et parvint à la dignité d'Amiral de France. Il est appelé, en 1843, à remplacer Jacques-Antoine Moerenhout au poste de consul à Tahiti, puis au gouvernement des îles Marquises et au commandement de la subdivision navale. Il est nommé ensuite gouverneur des établissements de l'Océanie. Il réussit, sur les conseils de Moerenhout et malgré les intrigues anglaises, à faire accepter par la reine de Tahiti Pomare IV le protectorat de la France, est nommé en 1849, gouverneur des Antilles, maintint l'ordre et le travail dans les colonies, malgré la récente émancipation des esclaves, fut appelé en 1854, pendant la campagne de Crimée, à prendre le commandement en chef de la flotte française, et se distingua par une expédition hardie dans la mer d'Azov, ainsi que par la prise de Kinburn (15 octobre 1855). Il meurt du choléra le 19 novembre 1855 à Messine, en Italie. — "Des recherches d'archives, consciencieusement poursuivies dans les séries de la Marine, aux Nouvelles Acquisitions de la B. N. et chez M. le Président F. Schaedelin, de Colmar, ont permis à M. Benoît-Guyod de faire revivre la figure exemplaire d'un de ces grands marins du XIXe siècle auxquels nous portons également un intérêt très vif, et nous avons déjà eu l'occasion de croiser le sillage de Bruat en Amérique du Sud et en Océanie. Peu d'événements où il n'ait participé : Indépendance des colonies espagnoles, campagne de Navarin, blocus d'Alger (Bruat et son équipage, naufragés, furent les « derniers captifs » délivrés par les troupes françaises), affaires d'Orient sous Louis-Philippe, affaires de Tahiti, pacification des Antilles après la crise de la libération des esclaves, guerre de Crimée, où le choléra devait l'abattre, au retour, à bord du vaisseau-amiral, le Montebello. Ce qui, chez lui, nous intéresse particulièrement, c'est le rôle délicat que, premier gouverneur des Établissements Français d'Océanie, il sut jouer à Tahiti pendant une période trouble, sans s'aliéner, au contraire, l'estime et l'amitié de la reine Pomaré, dont un certain nombre de lettres à Bruat apparaissent ici." (J. P. Faivre, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1962)
Félix Alcan, PUF, 1940, in-8°, 304 pp, broché, qqs annotations crayon, état correct (Coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine)
Tirage à part du tome XXVII des Annales de la Société Jean-Jacques Rousseau à Genève.
Levallois-Perret, Manya, 1993, gr. in-8°, 243 pp, 12 pl. de gravures hors texte, chronologies, annexes, biblio sélective, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce livre est une nouvelle pièce versée au dossier des études consacrées à l'antisémitisme fin-de-siècle. Partant des listes rassemblées lors de la souscription lancée en faveur de la veuve du colonel Henry mais élargissant son corpus aux brochures et à la presse antisémite, tout en ayant également recours aux archives policières, Georges Bensoussan tente de comprendre ce qui a pu rendre possible l'Affaire et plus encore, une quarantaine d'années plus tard, la « solution finale ». Car la thèse de G. Bensoussan est forte : le discours antisémite de la « Belle Epoque » n'est ni plus ni moins qu'une « solution finale de papier » qui précède logiquement et efficacement l'extermination réelle..." (Christophe Prochasson, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 1995)
P., Perrotin, 1860-1866, 9 vol. gr. in-8°, * pp, brochés, couv. imprimées lég. salies, rousseurs éparses, dos du volume de Musique brisé consolidé avec du papier cristal, état correct
Première édition de la Correspondance. Les Chansons de Béranger reproduisent l'édition des oeuvres complètes de 1847 avec les mêmes jolies gravures sur acier. Le volume de Dernières chansons avait paru en 1857 chez Perrotin, mais les superbes gravures de Lemud n'ont été gravées qu'en 1860. Ma Biographie, composé par Béranger durant sa résidence en Touraine (1840) ne fut publié qu'après sa mort en 1857. Détail : 1. Chansons de Béranger. Contenant 53 gravures sur acier d'après Charlet, A. de Lemud, Johannot, Grenier, Jacque, Pauquet, Penguilly, de Rudder, Raffet, Sandoz, les dix chansons publiées en 1847 et le fac-similé d'une lettre de Béranger. P., Perrotin, 1865, 2 vol., xl-411 et 401 pp. - 2. Dernières chansons de P.-J. de Béranger de 1834 à 1851. Avec une préface de l'auteur. Illustrées de 14 dessins de A. de Lemud gravés sur acier. P., Perrotin, 1866, 374 pp. - 3. Correspondance de Béranger, recueillie par Paul Boiteau. P., Perrotin, 1860, 4 vol., 431, 443, 460 et 394 pp, un portrait gravé sur acier en frontispice du premier volume. - 4. Ma Biographie, écrite par Béranger avec un appendice et des notes. Ornée d'un portrait en pied dessiné par Charlet, d'une photographie d'après le marbre de M. Geoffroy-Dechaume et de 8 gravures d'après Daubigny, Sandoz et Wattier. P., Perrotin, 1860, 416 pp. - 5. Musique des chansons de Béranger, airs notés anciens et modernes. Neuvième édition, revue par Frédéric Bérat augmentée de la musique des chansons posthumes, d'airs composés par Béranger, Halévy, Gounod et Laurent de Rillé, avec deux tables, l'une alphabétique, l'autre historique des 450 airs du recueil. P., Perrotin, 1865, 344 pp. Le volume de musique est illustré par Grandville de 80 gravures hors texte dont un portrait et un titre "Album de Grandville". Il comprend aussi une vignette de titre. Les Chansons de Béranger (1780-1857) furent poursuivies par le parquet pour délit d'outrage aux bonnes moeurs, à la morale publique et religieuse, offense envers la personne du roi, provocation au port public d'un signe extérieur de ralliement non autorisé par le roi. Béranger comparut devant les assises le 8 décembre 1821 et fut condamné à 3 mois de prison et 500 francs d'amende pour neuf chansons seulement.
Hachette, 1931, in-8°, 262 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Figures du passé)
P., G. Oudin, 1914, in-12, vii-461 pp, préface de Raymond Poincaré, broché, bon état
Dentu, 1889, in-8°, xix-326 pp, un portrait hors texte, texte encadré d'un décor floral, édition originale, un des 20 ex. numérotés sur Hollande (seul grand papier), reliure demi-percaline verte, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre chagrin havane (rel de l'époque), bon état
Plutôt qu'une "étude sociologique", une critique fine et spirituelle des moeurs du temps.
Gallimard/Julliard, 1978, in-12, 234 pp, 16 pl. de gravures hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
Non pas le capitalisme mais les capitalistes : des propriétaires fonciers aux maîtres de forges, des banquiers aux patrons techniciens, des grands spéculateurs aux nouveaux industriels, voici la longue ascension des rois du siècle. Journaux intimes et proclamations publiques, généalogies et papiers d'affaires disent la diversité, les valeurs communes et les contradictions d'un groupe qui, ancien et nouveau mêlés, conquiert opiniâtrement sa place parmi les élites d'une société dont il ne met en cause ni les rigidités, ni les hiérarchies. Leur percée sociale accomplie, les capitalistes auront su proposer à la France du XIXe siècle des valeurs : le travail, l'enrichissement ; et l'idéalisation de leur personnage collectif : le patron est l'homme par qui le bien-être arrive. (4e de couverture) — "L. Bergeron propose un livre excellent (...) L'analyse porte tous ses feux sur les capitalistes de la France profonde, sur les obscurs de la réussite de la croissance, sur les soldats qui ont été légion et sur leur fourmillement territorial. Ce grouillement d'entrepreneurs et d'hommes d'affaires à la campagne et à la ville, dans les moyennes agglomérations et les plus grandes villes, dans les diverses branches des activités, nous rappelle à bon droit la généralité, la massivité d'un phénomène (« la percée sociale de l'industriel », p. 216) ; la diversité de ses voies et moyens ; la palette de ses incarnations locales, régionales et sectorielles ; l'extraordinaire complexité, enfin, tant au point de vue économique que mental, d'une « formation sociale » où le futur jaillit lentement du présent et où le présent est encore tout imprégné de passé, tout au long de ce long temps séculaire..." (Jean Bouvier, Annales ESC, 1979)
Bucarest, Editions Meridiane, 1966, pt in-8°, 78 pp, 15 portraits, gravures et documents sur 12 pl. hors texte, biblio, broché, bon état
Biographie de l'historien roumain Nicolae Balcesco, grand démocrate révolutionnaire (1819-1853).
P., Pont-Royal, 1962, pt in-4°, 295 pp, très nombreuses illustrations et cartes en noir et en couleurs, biblio, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Les pionniers (Wallis, Carteret, Bougainville...) ; Le capitaine Cook ; Les héros du Pacifique (La Pérouse, d'Entrecasteaux...) ; La course à l'Australie (Baudin, Flinders), Les Russes dans l'aventure (Krusenstern, Kotzebue, Lutke) ; Les grands voiliers et les progrès de la science (Freycinet, Duperrey) ; Sur les traces de La Pérouse (Dumont d'Urville) ; Négoce et diplomatie (Laplace, Vaillant...) ; Les savants britanniques (Beechey, Fitzroy, Belcher) ; L'Antarctique (Dumont d'Urville,Wilkes, Ross).
Denoël, 1993, gr. in-8°, 278 pp, 16 pl. de photos hors texte, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Fouché, Vidocq, Lépine : trois noms indissolublement liés à la police dans la mémoire collective des Français. Si les causes de la célébrité des deux premiers sont faciles à saisir, il n'en va pas de même pour celui qui fut – pendant dix-huit ans – le maître de la police de la capitale, un record qui n'est pas près d'être seulement approché. Quelles furent les causes d'une telle longévité dans un poste si exposé ? Quels étaient au juste, les pouvoirs de ces fonctionnaires bien particuliers qui dirigeaient la plus puissante police de France et dont on disait qu'ils étaient plus puissants que le ministre de l'Intérieur ? Comment fonctionnait, au début du siècle, la Préfecture de police, cet "Etat dans l'Etat", cette institution typiquement napoléonienne dont une démocratie n'aurait jamais dû accepter la pérennité ? C'est en réalité à un voyage aux sources de la police contemporaine et de la police républicaine que convie cet ouvrage. — "... On aura compris qu'il s'agit là d'une biographie telle qu'on les souhaite : derrière l'homme et ses facultés novatrices, ce sont l'institution et sa philosophie qui retiennent l'attention de l'auteur. Quels étaient les pouvoirs de ces fonctionnaires en charge de la plus puissante des polices de France et qu'on disait plus puissantes que le ministre de l'Intérieur ? Comment fonctionnait la Préfecture de police, cet Etat dans I'Etat, une institution napoléonienne dont une démocratie n'aurait jamais dû accepter la pérennité ? La biographie n'est ici qu'une voie d'entrée particulièrement pertinente pour l'histoire de la police contemporaine et de la police républicaine, aussi bien qu'une contribution notable à l'histoire de Paris." (Danielle Tartakowsky, Le Mouvement social, 1995)
Editions G. Crès, 1917, in-12, 157 pp, portrait de l'auteur en frontispice, broché, bon état
Perrin, 2001, in-8°, 380 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Née il y a cent cinquante ans, presque en même temps que le dogme de l'Immaculée Conception établi par Pie IX, Bernadette Soubirous a connu une enfance misérable dans les quartiers pauvres de Lourdes... Jusqu'à ce 11 février 1858, où, près de la rive du gave de Pau, dans une grotte de Massabielle, une étrange lueur blanche lui apparaît et la plonge dans un état d'extase. Interrogée sans ménagement par les autorités, menacée de prison, Bernadette se contente de répéter : "J'ai vu quelque chose de blanc ayant la forme d'une dame." La rumeur s'empare de l'affaire, et bientôt des foules entières accourent à Lourdes voir cette jeune fille qui prétend converser avec la Vierge Marie et opéré des miracles. Sainte pour certains, hystérique pour d'autres, Bernadette se réfugie dans un couvent de Nevers où elle finira sa vie, alors qu'à Lourdes les miracles se multiplient. Bernadette Soubirous sera canonisée en 1933.
P., Chapelot, 1913, 2 vol. gr. in-8°, xxiv-401 et 467 pp, traduit de l'allemand par M. Etard, sous la direction du lieutenant-colonel J. Colin, 4 tableaux hors texte, 2 cartes hors texte dont une dépliante, brochés, bon état
Tome I : Principes et éléments de la guerre moderne. Tome II : Attaque et défense. Conduite de la guerre. — Publié en allemand en 1911, cet ouvrage est traduit en français en 1913. Connu pour son exaltation du militarisme prussien dans un autre ouvrage célèbre, "Deutschland und der nächste Krieg" "(L’Allemagne et la prochaine guerre"), l’ultranationaliste général s’attache ici à une réflexion plus proche de la tactique et de l’emploi des armes, non sans rappeler en introduction les principes qui lui sont chers. Sur le recours à la guerre régénératrice : « Notre importance dominatrice en tant que peuple civilisateur éclate à tous les yeux depuis l’unification gouvernementale des États allemands [...]. Si nous voulons obtenir pour notre nation la place qui lui convient dans le monde, il faut nous confier à notre glaive, renoncer à toute utopie pacifiste efféminée, et regarder avec fermeté les dangers qui nous entourent » (p. 22). Sur l’emploi des armes nouvelles, notamment de la mitrailleuse : « En rase campagne, il sera à peine possible d’approcher davantage d’une position occupée [...]. Ces procédés ont complètement transformé le caractère du combat » (p. 97). Bernhardi marque avec force une rupture fondamentale avec la pensée militaire prussienne. C’est bien l’audace qui devra selon lui être l’atout principal de l’armée allemande dans une guerre future. Il croit fermement, en 1911, que la prochaine guerre sera bien plutôt une guerre de mouvement qu'une guerre de position. Dans son esprit, l’audace et les vertus souveraines de l’offensive sont étroitement liées. En cela, Bernhardi reflète la pensée dominante dans la nouvelle génération d'officiers généraux allemands qui exerceront les plus hautes fonctions pendant la Première Guerre mondiale.
Monaco, Editions Sauret, 1993, in-8°, 220 pp, préface de M. Marcel Berger, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Pages perdues et retrouvées)
Si les mémoires de Sarah Bernhardt (1844-1923) ont été souvent réédités, on ignore en général qu'à la fin de sa vie la grande comédienne avait entrepris d'écrire un ouvrage où elle transmettrait son expérience aux générations futures d'acteurs et d'amateurs de théâtre. Elle en dicta jusqu'à sa mort les chapitres, qui furent ensuite ordonnés et publiés par Marcel Berger, un des familiers de ses dernières années, et Georges Ribemont Dessaigne. Le lecteur trouvera dans ces pages une mine inépuisable de conseils et d'observations sur le métier de comédien, depuis les impératifs de la voix jusqu'aux détails pratiques du maquillage. Sarah Bernhardt compléta et illustra ce véritable guide de l'art dramatique par une profusion d'anecdotes, où l'on retrouve la drôlerie et la vivacité qui rendirent célèbre sa conversation.
Phébus, 2000, in-8°, 437 pp, 8 pl. de photos hors texte, glossaire biographique des noms, broché, couv. illustrée, bon état. Mémoires de Sarah Bernhardt.
Maspero, 1969, in-8°, 352 pp, traduit de l’anglais, un portrait et un fac-similé hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque socialiste)
Auguste Blanqui (1805-1881) incarne une composante essentielle du XIXe siècle. Son destin le mêla à trois révolutions (1830, 1848, 1871), tandis que les innombrables années de prison dont il paya ses convictions érigent « l'Enfermé » en une figure quasi mythique de la république et du socialisme pour lesquels il ne cessa de se battre. Ses indéniables qualités d'homme d'action, doublées, ce qui est moins connu, de réels dons de l'esprit, le courant enfin qu'il fonda dans la vie politique française, tout lui assure une place déterminante en son siècle.
MASPERO, 1970, in-8°, Traduit de l'anglais par Jean Vaché. P., Maspero 1970, collection "Bibliothèque Socialiste", 351p., 1 portrait & 1 fac-similé hors texte, in-8, broché (bon état).
P., J. L'Henry et Cie, 1838, in-4°, xxiii-672 pp, un frontispice gravé, belles lettrines et vignettes gravées, texte sur 2 colonnes encadré d'un double filet, reliure demi-maroquin havane, dos à 5 nerfs pointillés à froid, caissons à froid et fleurons dorés, titres dorés, rousseurs éparses, bon état. Bel exemplaire très bien relié à l'époque
112 discours, du XIVe au XIXe siècle, par D'Aguesseau, Gerson, Saint Fiacre, Etienne Pasquier, Expilly, Omer Talon, Nivelle, Montesquieu, Dupaty, etc, etc., commentés par le grand orateur royaliste, avocat et membre de la Chambre des députés. Discours sur la profession d'avocat ; Pour les gens de l'université de Paris, contre le cardinal de Lyon ; Discours sur la profession d'avocat ; Affaire Callas ; Contre un prêtre ; Affaire relative au trafic des bénéfices ecclésiastiques ; Procès des pains bénits ; etc. « Depuis Mirabeau, personne n'a égalé M. Berryer. » (Cormenin).
P., Editions Estienne, 1962, in-8° carré, 65 pp, 6 pl. d'illustrations hors texte, broché, bon état (Coll. Cours magistraux, 18)
Texte des six conférences prononcées à l'Ecole Estienne les 1, 8, 15, 22, 29 février et le 7 mars 1960. Jean-Eugène Bersier, peintre et graveur, était professeur d'histoire des techniques de la gravure à l'Ecole Estienne.
Textuel, 1998, in-8°, 143 pp, 35 gravures et photos en noir et en couleurs, dans le texte, à pleine page et sur double page, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, qqs soulignures et marques au crayon en marges, bon état
Textuel poursuit sa série d'entretiens de grands historiens, dans une collection élégante et richement iconographiée. Cette fois, Serge Berstein, spécialiste de l'époque contemporaine, s'entretient avec le journaliste Jean Lebrun. S. Berstein retrace l'histoire de la république, en en montrant les évolutions. Pour lui, la république de naguère « à forte teneur idéologique » s'est effacée, pour laisser place à des régimes plus techniciens. Aussi la république actuelle, plus que jamais « sur le fil », est en mal de valeurs communes et d'identité.
Armand Colin, 1973 gr. in-8°, 422 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. U)
A l'aube du 20 septembre 1870, les troupes du général Cadorna entrent dans Rome par la brèche que viennent d'ouvrir leurs canons dans la Porta Pia. Le dernier acte de l'unité italienne s'achève, un peu plus d'un demi-siècle après que le congrès de Vienne eut mis en place un ordre international destiné à contenir la poussée des nationalités. "L'Italie est faite, dira Massimo d'Azeglio, maintenant il reste à faire les Italiens", autrement dit à surmonter les obstacles que représentent l'hétérogénéité des régions, la diversité des mœurs et des dialectes, l'absence de base économique solide, une société archaïque et le jeu international des grandes puissances, pour faire de "l'expression géographique" raillée par Metternich un Etat-nation figurant parmi les principaux acteurs du jeu européen. Des solutions seront trouvées qui vont du libéralisme au fascisme, puis à la démocratie politique forgée dans la lutte contre la dictacture totalitaire. En 1945, au moment où s'effondre l'éphémère "République sociale" de Mussolini, l'Italie touche au fond de l'abîme. Et pourtant, écrasée, humiliée, vaincue, c'est bien la nation italienne surgie de la Résistance qui va, en peu d'années, poser les bases d'un renouveau qui fait aujourd'hui de la péninsule une grande puissance économique.