8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Klincksieck, 1990, in-8°, xii-225 pp, préface de Madeleine Rebérioux, 8 pl. de gravures et photos hors texte, biblio, index, broché, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s.
Fresque du Mouvement féministe américain avant la guerre de Sécession, ce livre en restitue les origines philantropiques et abolitionnistes ainsi que les luttes pour l'émancipation politique et sociale. L'auteur met aussi sur la scène deux personnages signifiants et pittoresques, mais jusqu'ici laissés dans l'ombre : Ernestine Potowsky Rose et Victoria Cladlin Woodhull. Chacune selon leur génie propre, ces figures marquèrent théories et pratiques féministes du XIXe siècle. Juive polonaise, athée, Ernestine Rose faisait entendre ses convictions ratiionalistes et son expérience de la différence. Native des frontières américaines, Victoria Woodhull, tour à tour agent de change à Wall Street, membre de la Première Internationale et porte-parole de la liberté sexuelle, tentait d'imposer ses aspirations mystiques et libertaires. Dans le cadre d'une réflexion sur la contestation du mariage et de la famille, ce livre retrace cette multiple quête d'identité et le heurt entre projet globalisant et utopique et le réalisme politique d'un mouvement réformiste soucieux de son image de marque et conscient de ses limites.
Editions Paris-Musées, 1991, in-8°, 377 pp, préface de Pierre-Jean Rémy, broché, bon état (Coll. Capitale)
Marie Bashkirtseff, née Maria Konstantinovna Bashkirtseva (1858-1884), est une diariste, peintre et sculpteur d'origine ukrainienne. Née dans une famille noble, elle grandit à l'étranger, voyageant avec sa mère à travers l'Europe. Elle parlait couramment en plus du russe le français, l'anglais et l'italien. Sa soif de connaissance la poussa à étudier les auteurs classiques et contemporains. En outre, elle étudia la peinture en France à l'Académie Julian, l'une des rares en Europe à accepter des étudiantes (on y trouvait des jeunes femmes venant même des Etats-Unis). Une autre étudiante y était Louise Breslau, que Marie considérait comme sa seule rivale. À 15 ans, elle commença à tenir son journal intime, rédigé en français ; elle lui doit beaucoup de sa célébrité. Il fera d'elle une des figures les plus touchantes de la Belle Epoque, une figure romanesque du nomadisme inquiet et de l'égotisme passionné qui ne pouvait que toucher la génération décadente, qui se reconnut en elle. A Barrès, évoquant ses errances et son insatisfaction, elle devra son surnom de "Notre Dame du Sleeping-Car". Marie Bashkirtseff, jeune ukrainienne qui fit fureur à Paris, mourut à 24 ans, et fournit maints exemples à Simone de Beauvoir pour “le Deuxième Sexe” – ce qui lui confère une place dans des préoccupations très contemporaines. "Jamais une vie ne fut vécue avec plus de fièvre, plus de soif de vivre", écrivait Hugo von Hofmannsthal.
Lausanne, L'Âge d'Homme, 1999 in-8°, vi-1014 pp, une photo de Marie Bashkirtseff en frontispice et 16 photos hors texte, chronologie, index des personnes et personnages cités, index des œuvres citées, biblio, reliure toile éditeur, bon état
Marie Bashkirtseff, née Maria Konstantinovna Bashkirtseva (1858-1884), est une diariste, peintre et sculpteur d'origine ukrainienne. Née dans une famille noble, elle grandit à l'étranger, voyageant avec sa mère à travers l'Europe. Elle parlait couramment en plus du russe le français, l'anglais et l'italien. Sa soif de connaissance la poussa à étudier les auteurs classiques et contemporains. En outre, elle étudia la peinture en France à l'Académie Julian, l'une des rares en Europe à accepter des étudiantes (on y trouvait des jeunes femmes venant même des Etats-Unis). Une autre étudiante y était Louise Breslau, que Marie considérait comme sa seule rivale. À 15 ans, elle commença à tenir son journal intime, rédigé en français ; elle lui doit beaucoup de sa célébrité. Il fera d'elle une des figures les plus touchantes de la Belle Epoque, une figure romanesque du nomadisme inquiet et de l'égotisme passionné qui ne pouvait que toucher la génération décadente, qui se reconnut en elle. A Barrès, évoquant ses errances et son insatisfaction, elle devra son surnom de "Notre Dame du Sleeping-Car". Marie Bashkirtseff, jeune ukrainienne qui fit fureur à Paris, mourut à 24 ans, et fournit maints exemples à Simone de Beauvoir pour “le Deuxième Sexe” – ce qui lui confère une place dans des préoccupations très contemporaines. "Jamais une vie ne fut vécue avec plus de fièvre, plus de soif de vivre", écrivait Hugo von Hofmannsthal.
Bibliothèque Charpentier, Fasquelle Editeur, s.d., in-12, xii-282 pp, portraits et fac-similés, mention de 10e mille
Figure romanesque du nomadisme inquiet et de l'égotisme passionné qui ne pouvait que toucher la génération décadente, qui se reconnut en elle. A Barrès, évoquant ses errances et son insatisfaction, elle devra son surnom de "Notre Dame du Sleeping-Car". Marie Bashkirtseff, jeune ukrainienne qui fit fureur à Paris, mourut à 24 ans, et fournit maints exemples à Simone de Beauvoir pour “le Deuxième Sexe” – ce qui lui confère une place dans des préoccupations très contemporaines.
P., Flammarion, s.d. (1903), in-8°, 569 pp, une vingtaine de gravures hors texte et de dessins, dont 12 planches hors texte, index, broché, un portrait de Mellinet en couverture, dos fendu, papier jauni, bon état
Pyrénées, Vendée, Waterloo, Paris, Metz, Espagne, Algérie. — L'auteur a eu accès aux lettres du général Émile Mellinet (1798-1894) à son frère Charles, et a tiré un excellent parti de cette correspondance, qu'il nous présente sous forme de mémoires, en lui conservant son empreinte originale et son cachet autobiographique. L'ouvrage renferme un grand nombre de lettres du général Mellinet. — Table : Ses ancêtres (1691-1740) - Le conventionnel François Mellinet (1741-1793) - L'adjudant-général Anne Mellinet (1768-1807) - Débuts militaires du général Émile Mellinet (1808-1822) - En Espagne (1823-1829) - En France (1830 à 1840) - En Algérie (1841) - En Algérie (1842) - En Algérie (1843) - Appendice - Composition des régiments - Livre d'or.
P., Dentu, 1889, in-12, xvi-386 pp, préface de Paul Bourget, index des noms cités, broché, dos cassé, état correct
Saint-Etienne, Editions Stéfa, 1950, 2 vol. in-8°, 155 et 109 pp, index, éditions originales, chaque volume un des 500 exemplaires numérotés, brochés, bon état
Toulouse, Imprimerie A. Roulariès, 1944, pt in-12, 192 pp, broché, bon état
P., Michel Lévy frères, 1868, in-12, 440 pp, reliure demi-chagrin brun foncé à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, monogramme doré en queue (pas de tomaison au dos), tête dorée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état
Edition en partie originale, avec le faux-titre, qui porte l'intitulé "Œuvres complètes". L'ouvrage se vendait séparément seul ou comme le second volume des œuvres complètes dont l'édition s'étalera sur plusieurs années. Clouzot précise : "ne se rencontre qu'exceptionnellement en reliure d'époque sans tomaison au dos". Tout au long de sa carrière littéraire, Baudelaire n'a cessé de rechercher et de glorifier les témoins de l'art pur, quelle que pût être leur célébrité ou leur obscurité, quelles que fussent leurs théories ou leurs écoles. Ces textes, composés entre 1845 et 1863, parurent d'abord dans les journaux puis en volume (1868), après la mort du poète, chez l'éditeur Michel Lévy. Ce volume comprend, outre les deux Salons de 1845 et 1846 déjà parus, six textes de critique d’art en édition originale : Le Musée classique du bazar Bonne-Nouvelle, De l’Essence du rire, Quelques caricaturistes français, Quelques caricaturistes étrangers, Exposition universelle de 1855 et Salon de 1859. — Baudelaire y écrit par exemple dans son étude sur Boudin : « À la fin de tous ces nuages aux formes fantastiques et lumineuses, ces ténèbres chaotiques [...], ces firmaments de satin noir ou violet, fripé, roulé ou déchiré, ces horizons en deuil ou ruisselants de métal fondu, toutes ces profondeurs [...], me montèrent au cerveau comme une boisson capiteuse ou comme l’éloquence de l’opium. Chose assez curieuse, il ne m’arriva pas une seule fois, devant ces magies liquides ou aériennes, de me plaindre de l’absence de l’homme » (p. 334).
Gallimard 1961, fort in-12 xxx-1877 pp, chronologie, biblio, index, tables des titres et des incipit, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade)
Les Fleurs du Mal - Le Spleen de Paris - Les Paradis artificiels - Essais et nouvelles - Théâtre - Critique littéraire - Critique artistique - Richard Wagner - Journaux intimes - Pauvre Belgique - Amoenitates Belgicae - Traductions de l'anglais.
Dalloz, 1962, in-8°, 168 pp, bibliographie, plus un tableau chronologique des principaux écrits économiques parus pendant les années 1840 (autre que ceux de Bastiat), broché, bon état (Collection des Grands Économistes)
Présentation de F. Bastiat (le milieu, le libéralisme au XIXe siècle, Bastiat doctrinaire, théoricien, pamphlétaire, les controverses, Bastiat précurseur, l'influence de Bastiat, suivie de textes choisis (pp 37-164). — "Ce livre est une anthologie de textes. Des extraits des « Sophismes » économiques y voisinent avec des emprunts plus théoriques aux « Harmonies économiques », la fameuse « Pétition des marchands de chandelles » avec des études sur la théorie de la valeur. Le plus intéressant à côté de ces textes déjà connus, mais peu lus aujourd'hui, c'est la Préface de L. Baudin (28 pp), marquant bien tout ce que Bastiat, économiste, devait à ses préoccupations d'ordre moral, indiquant que le « libéralisme » du XIXe siècle était plutôt un « individualisme », et montrant que certains éléments de la théorie contemporaine (ex. : théorie du multiplicateur) se trouvaient déjà dans l'œuvre de Bastiat." (Emile James, Annales ESC, 1962)
Flammarion, s.d. (1905), in-12, 268 pp, reliure demi-percaline rouge à coins, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, couv. conservée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, manques à la pièce de titre, bon état
Virulentes critiques de l'État-major des armées françaises. — "C'est un civil, M. P. Baudin, qui, appelant des réformes, a parlé de notre corps d'état-major avec la douloureuse sincérité d'un soldat." (Mercure de France, 1905) — "Ce livre nouveau, est, par les brûlantes questions qu'il traite, d'un intérêt immédiat. Il a eu un retentissement considérable, et c'est justice ; il faut lire cet exposé lumineux des questions militaires, de la situation de l'armée dans notre société moderne et de la situation militaire de la France en face de ses alliés et de ses adversaires ; il y a là une véritable mine d'enseignements, de renseignements et de pensées, et les « pacifistes » les plus convaincus ne pourront manquer d'être impressionnés par la belle et trop utile démonstration de ce fait que, pour « déclarer la paix » au monde, selon le mot de Michelet, il faut être plus fort encore et plus sûr de sa force que pour lui déclarer la guerre." (Ph.-Emm. Glaser, Le Mouvement littéraire, 1905) — Table : I. L'Armée nationale ; II. L'État-Major ; III. Application ; La Marine allemande. Lettres de Kiel (juin-juillet 1904) — Par Pierre Baudin (1863-1917), député de 1898 à 1909, sénateur de l'Ain de 1909 à 1917, qui fut ministre des Travaux publics (1899-1902) et ministre de la Marine (1913). Dans la discussion du projet concernant les cadres et effectifs de l'armée (1908), il insiste sur l'urgente nécessité de créer de nouveaux régiments d'artillerie et d'exercer un contrôle efficace sur les dépenses militaires. Devenu sénateur de l'Ain en 1909, il intervient à nouveau en faveur du développement de l'artillerie. Réélu en 1912, il établit de nombreux et importants rapports, notamment sur l'organisation de l'aéronautique militaire, l'organisation des réserves de l'armée active et le projet relatif aux cadres et effectifs de l'infanterie. Ministre de la Marine en 1913, il s'attache à compléter les cadres de la marine et à accélérer les constructions navales, celles de sous-marins notamment. Atteint d'une grave maladie il meurt à Paris en cours de mandat, le 30 juillet 1917, âgé seulement de 54 ans... (Jean Jolly, Dictionnaire des Parlementaires français)
Genève, Editions du Mont-Blanc, 1943, in-8°, 254 pp, broché, signature d'un précédent propriétaire au bas du 1er plat de couverture, bon état. Edition originale, un des 3000 ex. numérotés sur vergé blanc Featherweight
Il est peu d'écrivains autant étudiés que Victor Hugo, mais il est peu d'écrivains qui aient eu autant de peine à se faire entendre... En s'appuyant sur la psychanalyse – celle de Freud, Jung, Adler, notamment – Charles Baudouin est le premier à ouvrir la voie à l'exploration de l'imaginaire hugolien, à discerner dans ce monument littéraire la force active des complexes et des traumatismes, et à les suivre jusqu'à leur élaboration mythologique et spirituelle. Ainsi du complexe de Caïn, issu de la rivalité fraternelle entre Victor et Eugène, ce frère aîné frappé de folie le jour des noces du poète avec Adèle Foucher. Ainsi du complexe d'Oedipe manifesté lors de la séparation de ses parents et exacerbé par l'hostilité marquée envers le père. Ainsi, bien sûr, du traumatisme provoqué par la mort de sa fille chérie, Léopoldine, devenue Ange Liberté. Explorant l'œuvre poétique, dramatique et romanesque, Charles Baudouin nous offre ici une analyse pionnière des motifs obsessionnels qui hanteront Victor Hugo tout au long de sa vie, et qui l'amèneront à retracer, de façon magistrale, l'odyssée de la conscience humaine.
Editions Rieder, 1928, in-12, 280 pp, mention de 2e édition, préface de Lucien Lévy-Bruhl, broché, papier lég. jauni, bon état. Rare
Par Georges Baudoux (1870-1949), fils de gardien, qui fut élevé et vécut en Nouvelle-Calédonie. — "Après quelques mois à l'île Nou, le père est affecté à l'Ile des Pins comme surveillant des déportés politiques. C'est la période de Rochefort et de Louise Michel. (...) L'oeuvre de Georges Baudoux n'a pas encore touché une vaste audience et son nom est pratiquement inconnu hors des cercles calédoniens. Une seule de ses oeuvres – ses Légendes canaques – fut présentée aux lecteurs français sous un aspect honnête. Une préface de Lévy-Bruhl en soulignait même l'intérêt. Mais la négligence de l'éditeur parisien – il prétendait ne rien vendre quand les ayants droit réclamaient des droits d'auteur, et ne daignait même pas répondre aux libraires de Nouméa qui lui en commandaient mille exemplaires à compte ferme ! – d'ailleurs bientôt en déconfiture, découragea Baudoux, peu taillé pour se dépêtrer dans la jungle littéraire." (Patrick O'Reilly, Journal de la Société des océanistes, 1950)
P., Del Duca, 1976, in-8°, 393 pp, nouvelle édition remaniée et mise à jour de "Aux sources de l'affaire Dreyfus", broché, bon état
P., Imprimerie Nationale, 1978, gr. in-8°, 425 pp, un portrait en couleurs en frontispice, 72 gravures et documents dans le texte et à pleine page, 3 tableaux, biblio, index, tiré sur papier de Rives, reliure pleine peau havane chocolat de l'éditeur, dos à 4 faux-nerfs soulignés de filets dorés, titres dorés, bon état
Excellente biographie. Achille Bazaine (1811-1888) était entré dans l’armée en 1831. Après avoir servi en Algérie et en Espagne, il fut promu général, se distingua lors de la guerre de Crimée et de la campagne d’Italie. Envoyé au Mexique en 1862, il devint célèbre en s’emparant de Puebla en 1863 et fut fait maréchal de France en 1864. Cependant l’expédition décidée par Napoléon III pour établir un empire latin et catholique ouvert aux intérêts français devait être l’un des grands échecs de la politique extérieure du Second Empire. En 1867, Bazaine quitta le Mexique avec les dernières troupes françaises. L’empereur Maximilien, qui avait refusé de l’accompagner, fut arrêté et fusillé. Il est surtout resté célèbre pour avoir failli à sa tâche de commandant en chef de l'armée du Rhin et avoir ainsi contribué à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne de 1870. L'officier Louis Rossel est le premier à avoir dénoncé ouvertement le maréchal en essayant – en vain – de le faire traduire devant un tribunal militaire.
P., ancienne librairie Poussielgue, J. de Gigord, éditeur, 1914, in-8°, xv-576 pp, un portrait photo en frontispice, reliure demi-basane fauve à coins, tête dorée (rel. de l'époque), dos manquant, sinon bon état
"... Nous sommes doublement heureux de rendre hommage à l'ouvrage si remarquable de Mgr Baunard, car on y trouve un récit circonstancié, fait sur les sources les plus authentiques, des opérations militaires qui s'accomplirent depuis la prise de possession, par le général, du commandement du 17e corps, jusqu'à la bataille de Loigny." (G. de B., Revue des Questions historiques) — "Pour savoir ce que fut, dans la plaine de Loigny, cette nuit tragique du 2 décembre 1870, il faut lire l’admirable volume de Mgr Baunard sur le général de Sonis. Se jetant, sous les balles, en pleine mêlée, l’abbé Theuré, par son intrépidité et son sang-froid, a sauvé la vie à plus de cinq cents blessés français et allemands qui allaient être massacrés dans l’effroyable désordre de ce combat de nuit. Le lendemain, il y avait plus de mille blessés dans son presbytère et dans son église. C’est là que M. le chirurgien-major Dujardin-Beaumetz établit son ambulance ; c’est là qu’assisté de M. de Belval, son aide-major, et de M. l’abbé Theuré, il coupa la jambe au général de Sonis. Avant l’opération, le général lui avait dit : « Tâchez de m’en laisser assez pour que je puisse encore servir la France. »..." (Ludovic Halévy, 1894) — Table : La Guadeloupe, la France, le collège (1825-1844) ; Saint-Cyr, Castres, Paris, Limoges (1844-1854) ; L'Algérie, la Kabylie (1854-1859) ; la campagne d'Italie (mai-août 1859) ; le Maroc (octobre 1859) ; Tenez, Laghouat, Saïda (1860) ; combat de Metlili, une expédition dans le désert (1865-1866) ; Laghouat, la vie chrétienne ; combat d'Aïn-Mahdi (1869) ; Aumale (1869-1870) ; l'armée de la Loire, Brou et Loigny (1870. Récit circonstancié des opérations militaires autour de Châteaudun et dans la journée de Loigny, quand le général de Sonis commandait le 17e corps) ; l'ambulance et le congé (1871) ; Rennes (1871-1874) ; Saint-Servan (1874-1880) ; Châteauroux, Limoges (1880-1883) ; Paris, l'éternité (1883-1887).
P., Librairie Hachette, 1865, in-12, iii-394 pp, reliure demi-basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid orné de fleurons dorés, pièces d'auteur et de titre basane carmin et noire (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état
"Louis Bautain, né à Paris en 1796, mort en 1867, ne se destinait pas d'abord à la carrière ecclésiastique. Après sa sortie de l'Ecole normale, il professa la philosophie au collège de Strasbourg. Passionné pour l'étude et voulant tout connaître, il fit dans la faculté de cette ville des études de médecine, obtint le titre de docteur, qui vint ainsi s'ajouter à celui de docteur es lettres qu'il avait déjà. Disciple et ami de Victor Cousin, il vit son cours suspendu en 1823, à cause des vues trop libres qu'il y professait. En 1828 une conviction intérieure des plus sincères le poussa dans l'Eglise : il devint prêtre. Nommé professeur au grand-séminaire, il s'attira les censures de son évêque pour avoir dénoncé la méthode scolastique qui résidait à l'instruction du clergé et le manque de culture scientifique qui en était le résultat. L'abbé Bautain eut d'autres démêlés encore avec l'autorité supérieure à cause des articles « à tendance hégélienne » qu'il avait insérés dans “L'Ami de la religion”. Peu soucieux de compromettre son avenir, Bautain rétracta ses hérésies (1837), et fut nommé l'année suivante professeur de philosophie et doyen de la faculté des Lettres de Strasbourg. Les vues exposées dans ses cours et dans ses livres sont un mélange des idées de Kant, de Jacobi et de saint Augustin." (Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, 1877)
Mame, 1969, pt in-8°, 251 pp, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, couv. à rabats, bon état (Coll. Les dossiers ressuscités)
Les Quatre Sergents de La Rochelle sont des jeunes soldats français accusés sous la Restauration d'avoir voulu renverser la monarchie et guillotinés le 21 septembre 1822. Ce drame éclaire la Restauration, ses épreuves et le déclin de la Monarchie traditionnelle en France.
Agen, Impr. de J.-A. Quillot, 1834, in-8°, 42 pp, trace de mouillure, broché, couverture bleue imprimée, trace de mouillure ancienne, état moyen. Rare
Par Jean-Didier Baze, représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848-1849, à l'Assemblée nationale de 1871, et sénateur inamovible, né à Agen (Lot-et-Garonne), le 8 janvier 1800, mort à Paris, le 14 avril 1881, était fils d'un ouvrier graveur sur bois, fit ses études à Agen, son droit à Paris, et s'établit comme avocat à Agen en 1821. Ses opinions libérales lui valurent d'être nommé adjoint au maire d'Agen en 1830, et commandant de la garde nationale de cette ville. Dans cette rare plaquette, Baze, "homme de Juillet" [1830], relate ses démêlés avec le maire d'Agen.
Alan Sutton, 2002, gr. in-8°, 288 pp, 88 photos et documents dans le texte, notes, biblio, broiché, couv. illustrée, bon état
Si Paul Masson demeure inconnu dans son pays natal, il est l'une des figures les plus flamboyantes du vin de Californie. Né en 1859 près de Beaune, il s'établit en 1878 à San José au sud-est de la baie de San Francisco. De nombreux Français ont déjà créé vergers, pépinières et vignobles dans la vallée de Santa Clara, de nos jours la fameuse “Silicon Valley” ! Paul Masson devient le bras droit et le gendre d'un des plus importants viticulteurs français de la vallée, Charles Lefranc. C'est le début d'une carrière conquérante et d'une vie comme il y en a peu. Il bâtit un empire notamment grâce à son « champagne » Eye of the Partridge, numéro 1 aux Etats-Unis dans les années 1900. Il plante à La Cresta, sur les collines de Saratoga, son “Vineyard in the Sky” et y construit une “winery”. Traversée par mille joies et drames, le tremblement de terre de 1906, la Prohibition, son existence est fabuleuse. Partageant le premier demi-siècle du vin de Californie, il en est l'un des pionniers et fondateurs, jusqu'à sa mort en 1940. Il avait bien compris ce que seraient un jour la vigne et le vin en Californie, et il avait appris à mettre son or en bouteilles. L'affaire passera ensuite en d'autres mains. Paul Masson est aujourd'hui encore une marque très connue. Chaque été, les plus grands artistes donnent des concerts au “Vineyard in the Sky”. Cette vie, ce destin illustrent parfaitement le rêve américain, la nouvelle frontière. Connaissant parfaitement l'histoire du vin américain, Jean-François Bazin a effectué de longues recherches et enquêtes pour composer cette biographie écrite avec brio et qui nous fait découvrir un personnage hors du commun. Il situe aussi cette aventure au regard des développements actuels d'un vignoble admis aujourd'hui à la «table des grands», tout en racontant pour la première fois le rôle important joué par les Français dans l'épopée du vin américain, depuis ses origines jusqu'à nos jours.
Plon, 1937, pt in-8°, (8)-488 pp, un portrait en frontispice, 3 gravures, un fac-similé d'autographe et une carte-itinéraire dépliants, reliure demi-percale bleue, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état
Incontestablement un des meilleurs et des plus beaux livres sur Charles de Foucauld, sa vie et son oeuvre au Sahara, écrit dans une belle langue française. Le chapitre sur la conversion de l'officier quelque peu dispersé qui deviendra l'Ermite du Sahara est particulièrement émouvant et inspiré. En écrivant en 1921 cette biographie de Charles de Foucauld, assassiné le 1er décembre 1916, René Bazin révélait au grand public une figure encore assez peu connue, même si certains milieux vantaient déjà sa science et une foi chrétienne missionnaire qui en faisaient un pionnier. De son vivant, Charles de Foucauld avait lui-même émis l'idée de confier à René Bazin le projet d'un livre capable de révéler au public la situation humaine et spirituelle des populations en Afrique saharienne. L'auteur a fait un véritable travail d'enquête sur les lieux de la vie du Frère Charles. Convaincu qu'il était en présence d'un "saint", il s'est contenté de tracer l'itinéraire de sa vie et de le faire parler. Le livre contient d'abondantes citations de Foucauld lui-même. Ce livre fut un best-seller à l'époque (200 000 exemplaires).
Nouvelle Cité 2003 fort in-8°, 543 pp, préface du cardinal Paul Poupard, 16 pl. de photos et cartes, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Incontestablement un des meilleurs et des plus beaux livres sur Charles de Foucauld, sa vie et son œuvre au Sahara, écrit dans une belle langue française. Le chapitre sur la conversion de l'officier quelque peu dispersé qui deviendra l'Ermite du Sahara est particulièrement émouvant et inspiré. En écrivant en 1921 cette biographie de Charles de Foucauld, assassiné le 1er décembre 1916, René Bazin révélait au grand public une figure encore assez peu connue, même si certains milieux vantaient déjà sa science et une foi chrétienne missionnaire qui en faisaient un pionnier. De son vivant, Charles de Foucauld avait lui-même émis l'idée de confier à René Bazin le projet d'un livre capable de révéler au public la situation humaine et spirituelle des populations en Afrique saharienne. L'auteur a fait un véritable travail d'enquête sur les lieux de la vie du Frère Charles. Convaincu qu'il était en présence d'un « saint », il s'est contenté de tracer l'itinéraire de sa vie et de le faire parler. Le livre contient d'abondantes citations de Foucauld lui-même. Ce livre qui fut un best-seller (200.000 exemplaires) était paru chez Plon. Épuisé, il est toujours demandé. Les héritiers de René Bazin ont décidé de l'éditer à nouveau, chez Nouvelle Cité. En effet, cette œuvre majeure demeure une source et un document, comme le souligne le cardinal Paul Poupard dans sa préface. Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005. — René Bazin (1853-1932), élu membre de l'Académie Française en 1903, fut tout à la fois professeur de droit à l'Université Catholique d'Angers, journaliste sur des voyages parfois lointains, biographe et surtout romancier.
P., J. de Gigord, 1911, pt in-8°, viii-311 pp, illustrations dans le texte et à pleine page du peintre et illustrateur Joseph Marcel Breton (1879-1955), qqs cartes, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos lég. et uniformément passé, bon état
"Voici comment ce livre est né. Au mois d'août 1909, l'Alliance des maisons d’éducation chrétienne tenait, à Nancy, son assemblée générale. Elle s'occupa, parmi d'autres questions, des livres de lecture courante en usage dans les écoles, et voulut bien m'inviter à en écrire un. Je songeai que c'était un beau service qu'on m'avait demandé et un bel honneur qu'on m'avait fait ; je pensai qu'il serait bon, toujours, qu'il était nécessaire aujourd'hui de montrer, aux petits Français et aux petites Françaises, pourquoi nous devons aimer la France et ne jamais désespérer d'elle. Oui, j’écrirai pour les écoliers de France. Je leur dirai ce qu'est l'âme de ce pays, son caractère, sa vocation, son visage de nation. Le titre allait de soi. Ce serait La Douce France. Un de mes lecteurs m'a écrit : "c'est le catéchisme de la France que vous faites !" Ah ! que je voudrais l'avoir fait ! Que je voudrais avoir glorifié toute l'âme de la France !" (Avant-propos)
Avallon, Editions de Civry, 1981, in-8°, 316 pp, 76 gravures, portraits et cartes, broché, couv. illustrée à rabats, qqs rares marques au stylo, bon état
"Intéressante monographie. Après un historique de l'exploitation minière, le livre est surtout une chronique pittoresque et animée des temps forts de la saga locale : les exploits de la « bande noire », les grandes grèves de 1899 et 1901. Figure dominante, celle de Léonce Chagot, gérant de la Compagnie des mines, premier maire de la nouvelle commune, constructeur et maître de « Chagotville ». Il est situé dans la mouvance du christianisme social..." (Emile Goichot, Archives de sciences sociales des religions, 1982) — "Proche du Creusot, la ville de Montceau-les-Mines a toujours vécu dans l'ombre de sa célèbre voisine, et la dynastie des Chagot, qui y régna longtemps, a été éclipsée par la puissante famille des Schneider. Le livre que le docteur Beaubernard consacre à l'histoire des premières années de cette ville industrielle mal connue, dépasse largement le cadre strictement régional qu'il s'est fixé et prend valeur nationale, dans la mesure où nous assistons à la naissance d'une grande entreprise capitaliste et parallèlement à celle d'une cité ouvrière. Au XIXe siècle, Montceau-les-Mines fut un laboratoire social, comme le souligne le titre, à la fois pour le patronat et pour la classe ouvrière. D'un côté, le patronat s'y livre à une certaine expérimentation ; les fondateurs lancent l'entreprise capitaliste et pratiquent un paternalisme teinté de christianisme social, la génération des technocrates-productivistes arrive ensuite, qui quadrille la population pour la mieux mettre au travail. De l'autre côté, la classe ouvrière commence à se constituer en un groupe homogène et à réagir contre les attitudes patronales successives, avec la Bande noire, anarchiste, puis en fondant un syndicat qui anime des grèves longues et dures. La classe ouvrière montcellienne ne se forme que peu à peu. D'origine agricole, les premières générations de mineurs le demeurent un certain temps, combinant les deux activités : « Le mineur reste un cultivateur et s'absente sans vergogne pour les travaux des champs. » Paysan, l'ouvrier l'est aussi par son mode de vie, qui ne s'adapte que lentement aux mœurs de la société industrielle qui s'imposent dans sa région. « La population de Blanzy était une population essentiellement cosmopolite et flottante. Le monde des mineurs... était alors un monde qui incessamment se renouvellait et se déplaçait. » Comme dans beaucoup de bassins miniers, la main-d'œuvre de Montceau est instable et le patronat a du mal à enraciner et à former une classe ouvrière sur laquelle elle puisse compter pour assurer une production régulière. Mais petit à petit les mineurs deviennent un groupe social particulier, ils s'écartent de plus en plus de leurs origines rurales et de la totale dépendance, économique et morale, dans laquelle ils vivaient vis-à-vis de la compagnie. Après une période de gestation et de soumission, pendant laquelle les révoltes seront exceptionnelles, la classe ouvrière va réagir à la pression qu'exerce sur elle la compagnie. La Bande noire, qui fut responsable, entre 1882 et 1885, dans la région de Montceau, d'un certain nombre d'attentats dirigés contre les ingénieurs, les notables, les mouchards et les églises, est une société secrète d'inspiration anarchiste, qui regroupe une centaine de personnes dont beaucoup de mineurs. Décapitée, c'est dans sa mouvance que naît le syndicat, qui prend la relève dans la lutte contre la compagnie. Deux grandes grèves marquent ce tournant, 1899 et 1901. Celle de 1901 laisse de nombreuses familles dans une misère totale ; le syndicat se trouve incapable de leur venir en aide. Montceau portera longtemps les marques de cette défaite. Le livre de Beaubernard s'arrête au lendemain de la grève en 1901... Si l'auteur nous présente assez minutieusement les différents membres de la dynastie Chagot, nous n'apprenons pas grand-chose concernant les mentalités, les conditions de vie et de travail des ouvriers du bassin. Cet ouvrage n'en demeure pas moins riche d'informations sur une communauté méconnue. Signalons enfin la très importante iconographie sur Montceau-les-Mines et ses habitants, dont la variété constitue un des grands attraits de ce livre." (Diana Cooper-Richet, Esprit, 1983)