8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Plon, 1895, 2 vol. in-8°, iv-466 et 477 pp, deuxième édition, 3 portraits gravés (Ducrot en 1839 et en 1870, Joseph Karam) et une carte du Liban en couleurs dépliante hors texte, brochés, C de bibl., bon état
Cet ouvrage rassemble la correspondance importante du général de 1838 à 1870 (parfois une lettre par jour durant les campagnes qu'il effectue). Ducrot est engagé en Algérie de 1838 à 1851, dans la Baltique en 1854, puis en Italie. Il commande ensuite l'expédition de Syrie, puis un Corps d'armée en 1870. Il commande brièvement l'armée à Sedan. Evadé, il rejoint Paris, mais ses souvenirs du siège ne sont pas détaillés. — "Chacun connaît la brillante carrière du général Ducrot et la part qu'il prit à la préparation de la guerre franco-allemande, puis à cette guerre elle-même ; mais suivre pas à pas, jour par jour, toute la vie militaire du général ; être guidé par lui-même dans les méandres d'une existence des plus actives, voilà la rare fortune qui nous est offerte par ce livre. En 1839, 1840, 1841, 1842, le sous-lieutenant Ducrot est en Algérie ; après un court repos, il repart en 1843 ; c'est en cette année, au mois de mai, qu'il appuie avec ses hommes la cavalerie du duc d'Aumale à la poursuite de la smalah d'Abd-el-Kader. En 1845 et pendant les années suivantes, nous assistons aux poursuites exécutées contre Abd-el-Kader lui-méme, en une série de coups de main heureux, dans lesquels le capitaine Ducrot joua un rôle des plus importants, comme chef des affaires indigénes du général Yusuf... En 1859, il est en Italie... En 1860, le général Ducrot fait partie de l'expédition envoyée en Syrie pour la défense des populations chrétiennes du Liban. Il envoie, le 13 septembre, une courte mais curieuse description de Malte. Il donne des détails sur le rôle de la France dans ces événements si compliqués d'Orient. Ses lettres sont, pleines d'aperçus intéressants, de vues larges et étendues. Le deuxième volume débute par la constatation des faiblesses du second Empire en Syrie, de 1860 à 1862, puis nous montre le général à Nevers, de 1861 à 1864. En 1864, le général Ducrot fut envoyé de nouveau en Algérie, où venait d'éclater l'insurrection de Si-Hamga ; les années 1864 et 1865 se passent à guerroyer. Le général voyait clairement comment il fallait, pour en finir, organiser le pays. Les propositions qu'il fit alors à l'empereur à ce sujet ont servi de base à l'organisation actuellement en vigueur... Le 20 juillet 1870, le général Ducrot insiste auprès du maréchal de Mac-Mahon pour qu'une ou deux têtes de pont soient établies sur la rive droite du Rhin, à Kehl, à Vieux-Brisach. Le maréchal repousse ces propositions, qui cependant auraient pu changer la face des choses en permettant l'offensive par la droite pendant la mobilisation des Allemands. Le 6 août, à la première heure, le général Ducrot fit tout ce qu'il put, d'accord avec le général Raoult, commandant la 2e division du 1er corps (dont le général Ducrot commandait la 1ère, pour déterminer le maréchal de Mac-Mahon à porter le corps d'armée le dos aux Vosges, pour livrer bataille sans que la disproportion des forces fût aussi préjudiciable ; ils y arrivaient quand, l'ennemi attaquant, le maréchal changea d'avis..." (Revue des Questions historiques, 1896) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fécamp, Imp. réunies M.-L. Durand, 1913, pt in-4°, 25 pp, un portrait photographique du général en frontispice et 8 planches de photos hors texte, soit 9 planches sous serpentes reproduites en héliogravure, broché, bon état. Edition originale tirée à petit nombre
"Le capitaine J. Ducrot a retracé, dans tous ses incidents, l'évasion de son père des mains de l'ennemi, le 11 septembre 1870, à Pont-à-Mousson..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1911, in-8°, xii-444 pp, broché, bon état
"Une des raisons qui donnent à ce nouveau volume sur Lamennais un intérêt tout particulier, c'est que l'auteur a pu, le premier, consulter aux archives du Vatican l'important dossier réuni à la congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires au moment des deux encycliques Mirari vos et Singulari nos et, parmi les papiers de la Secrétairerie d'Etat, la correspondance des nonces et des ambassadeurs. Des dépouillements méthodiques aux Archives du Ministère des Affaires étrangères, à celles du séminaire Saint-Sulpice, aux Archives nationales, et une connaissance très approfondie des publications relatives à Lamennais ont permis au R. P. Dudon d'apporter une lumière nouvelle et, en certains points, un jugement définitif sur l'histoire de Lamennais. Il résulte, en particulier, de ses recherches que le pape Grégoire XVI a poussé la condescendance au delà de tout ce qu'on avait pu supposer jusqu'à présent. (...) Seize documents de premier ordre, la plupart inédits, sont publiés comme pièces justificatives à la fin du volume, qui forme une contribution très importante à l'histoire religieuse du XIXe siècle. Ajoutons que l'ouvrage est empreint d'un évident souci d'impartialité et que le soin avec lequel l'auteur produit toutes ses sources met le lecteur en état de discuter les jugements prononcés." (André Lesort, Annales de Bretagne, 1911) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Jean Fort, 1924, gr. in-8°, 146 pp, broché, qqs annotations stylo sur 5 pp, bon état. Edition originale, un des 800 ex. numérotés sur vergé après 50 sur Hollande
Bonne étude sur le frère de Victor Hugo et leurs relations. Avec l'analyse des oeuvres principales d'Eugène Hugo : Stances à Thaliarque ; Le duel du précipice ; Dernière assemblée des francs-juges. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, s.d. (1906 et 1907), 2 vol. in-8°, (6)-85 et (6)-110 pp, les deux ouvrages reliés ensemble en un volume demi-percaline gris-clair, dos lisse avec pièce de titre basane noire, fleuron, double filet et initiales Y.G. dorés (rel. de l'époque), qqs marques au crayon en marges, bon état. Editions originales, envoi a.s. dans chaque livre à l'homme politique et économiste Yves Guyot (1843-1928). Peu courant
Défenseur de la monarchie constitutionnelle, Eugène Dufeuille (1842-1911) faisait partie de l'entourage du comte de Paris. — "... Après avoir écrit au “Journal des Débats”, au “Journal de Paris”, au “Français”, au “Correspondant”, à la “Revue de Paris”, M. Dufeuille, peu après la mort du comte de Chambord, abandonnait sa carrière pour faire partie du bureau politique du comte de Paris, qui avait pour lui la plus grande estime et le plus profond attachement. Il devenait ensuite chef du bureau politique de Monseigneur le duc d'Orléans, puis après quelques années, il s'était retiré de la politique. Il tenait pourtant à dire, de temps à autre, son mot sur les affaires de son pays. Il faut lui rendre la justice qu'il ne se faisait guère plus d'illusions que nous-mêmes sur la république et qu'il ne lui ménageait pas ses vérités, tout en n'en combattant plus le principe. M. Eugène Dufeuille était peut-être l'homme de ce temps-ci le plus répandu dans tous les cercles politiques et le plus versé dans l'histoire du dernier demi-siècle. S'il laisse dès mémoires, ils feront la fortune de leur éditeur et ils feront vivre son nom." (Le Gaulois, 8 avril 1911) — "... Eugène Dufeuille appartint au bureau politique du comte de Paris ; il fut ensuite chef du bureau politique du duc d'Orléans, mais il résigna ces fonctions en 1897. Depuis lors, il se tint à l'écart de la politique militante. Mais il consacra ses loisirs à l'étude d'une saine théorie politique. Il s'était de bonne heure fait connaître comme écrivain. Il n'avait guère plus de vingt ans, lorsqu'il publia un examen de la “France nouvelle”, de Prévost-Paradol, qui révélait un esprit judicieux, clair et profond. Il entra au “Journal des Débats”, où il donna nombre d'articles remarqués. Puis il collabora au “Journal de Paris” et au “Français”. Les “Réflexions d'un monarchiste”, “Trente-cinq ans après”, “Du souverain dans notre république”, “Que faut-il craindre de notre république ?”, ces divers ouvrages sont de l'ordre de ces traités théoriques que publiait, il y a cent ans, un Bonald et qu'on néglige peut-être un peu aujourd'hui parce que le désordre général l'emporte énormément sur tout espoir d'une vie publique ordonnée. Sa doctrine se résume en deux mots : l'ordre et la liberté. Dufeuille, sous les expresses réserves qu'exige la nécessité de l'ordre, a été un grand libéral..." (Le Figaro, 8 avril 1911) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1996, in-8°, 337 pp, traduit de l'anglais, présentation et notes de Christophe Pincemaille, préface de l'édition française de 1879, broché, couv. illustrée, bon état
Les lettres que Lady Lucie Duff-Gordon (1821-1869), exilée en Égypte pendant les sept dernières années de sa vie envoie à sa famille relèvent à la fois du genre épistolaire et du récit ethnographique. Ayant fait de la Haute-Égypte sa terre d’élection, la lady anglaise, parlant arabe et parfaitement intégrée parmi les paysans de Louxor, livre une description sensible de la vie des villageois. Sa formidable capacité d’adaptation, son empathie pour ceux qu’elle rencontre lui permettent de produire des textes au plus près des réalités du pays. Les Lettres d’Égypte constituent une source majeure pour quiconque s’intéresse à l’Égypte du XIXe siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1990, fort gr. in-8°, 689 pp, 16 pl. de gravures et portraits hors texte, biblio, index, tableau généalogique, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Grandes biographies)
Cadichon, Gribouille, Mme Mac Miche, le général Dourakine. ces personnages, parmi d'autres créatures de la comtesse de Ségur, née Rostopchine, captivèrent des générations de "petites filles modèles". Les romans où ils apparaissent sont désormais des classiques, et pas seulement de la littérature dite "enfantine". Hortense Dufour, hantée dès l'enfance par les fameux volumes rouge et or, a voulu savoir qui était l'auteur d'Un bon Petit Diable et de Pauvre Blaise. Allant aux sources, correspondances et mémoires, elle raconte l'existence plus noire que rose de Sophie, au "regard tartare-mandchou". Fille du général Rostopchine, l'incendiaire de Moscou, et de Catherine Protassov, catholique convaincue, elle grandit dans une Russie aux moeurs féroces. À Paris, elle épouse Eugène de Ségur. Ils auront huit enfant et des malheurs. Sa carrière littéraire, de 1855 à 1872, sera comme une consolation. En relisant des livres tant aimés, Hortense Dufour a aussi éprouvé à nouveau des peurs et des plaisirs anciens. La force de sa biographie vient de là : la recherche n'y étouffe jamais l'émotion. La passion de la romancière anime une figure jusque-là figée ou méconnue. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1983, in-8°, 379 pp, 16 pl. de gravures hors texte, 4 fac-similés, biblio, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
"Coquin, débauché, mécréant, mais diablement intelligent... Dans l'été de 1829 se tient à Aix-la-Chapelle une bien émouvante réunion de famille. Elle est officieusement présidée par un illustrissime personnage de soixante-cinq ans, le duc de Talleyrand, ex-grand seigneur de l'Ancien Régime, ex-prêtre, ex-évêque, ex-révolutionnaire, ex ministre, ex-chef de gouvernement et séducteur impénitent. À ses côtés, une autre illustre : Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine, ex-reine de Hollande, fille adoptive et belle-sœur de l'Empereur, mort huit ans auparavant. Encore belle à quarante-cinq ans, Hortense est la maman de deux garçons : un légitime, Charles-Louis, vingt et un ans, qui sera Napoléon III ; et un naturel ("Tout est naturel, dans notre famille", dira-t-il lui-même), Charles-Auguste, dix-huit ans, le futur duc de Morny. Il est amené là par son père, le général-comte de Flahaut, fils évidemment naturel de Talleyrand et de Mme de Flahaut, grande dame de la cour de Louis XVI, dont le mari a été raccourci par la Terreur. Avec un tel grand-père, une telle grand-mère et des parents aussi brillants que les siens, comment Charles-Auguste de Morny n'eût-il pas été, en n'importe quelles circonstances, un personnage et sans doute une personnalité exceptionnels ? Il avait tout pour plaire, comme disent les bonnes gens. Seuls lui manquaient, excusez du peu, la fortune et un état civil présentable. Le Second Empire lui donnera les deux. Peu d'hommes politiques ont été aussi méprisés ou décriés que lui. La première raison de ces mauvais traitements est évidente : Morny a été "l'homme du Second Empire", et, pis, l'homme du coup d'État. Mais ce ne sont pas les vaincus qui écrivent l'histoire. Le complice énergique, actif, intelligent et sans scrupules de Napoléon III dans cette entreprise en a largement recueilli les fruits de son vivant. On trouvera juste que la postérité républicaine lui ait rendu la monnaie de sa pièce en l'enveloppant dans la même réprobation vertueuse que l'empereur déchu. Il s'y ajoute une raison de morale politique. Tout, dans le personnage de Morny, heurte l'idée que nous nous faisons aujourd'hui du sérieux et des vertus d'un homme d'État. C'est un libertin avéré, un touche-à-tout, un spéculateur effréné et heureux, un pratique, un sceptique et un cynique. Fermez le ban, et allez faire admettre après cela à des consciences pures qu'on peut être tout cela et un homme politique remarquable, pour ne rien dire de l'homme tout court. De sorte que le duc de Morny, qui eut tout pour plaire, a aujourd'hui tout pour déplaire : bâtard, coquin, tricheur, voleur, mécréant et opportuniste ! Il fut tout cela, c'est vrai, et son (bon) souvenir ne reste un peu vivant que pour les riches oisifs (il créa, entre autres, Deauville) et les turfistes (on lui doit l'hippodrome de Longchamp et le Grand Prix de Paris). On peut donc considérer comme une réhabilitation courageuse le livre que lui consacre Claude Dufresne. C'est l'homme tout court (ou dans son entier) qu'il fait revivre, corrigeant ainsi le noir du tableau par de très vives couleurs. Homme d'argent ? Sans aucun doute, et il ne s'en cachait pas. Homme de pouvoir ? Oui, mais d'un pouvoir souple, intelligent, tourné vers l'avenir. Il est bien probable que sa mort, en 1865, a marqué le glas de l'Empire. Il eût peut-être évité la guerre avec la Prusse, et certainement conduit le Second Empire à devenir une monarchie constitutionnelle à peu près acceptable. Homme à femmes ? O combien ! Sans le dire expressément, C. Dufresne laisse bien entendre que Morny l'infatigable (il ne dormait que trois ou quatre heures par nuit) est mort à cinquante-quatre ans, non des fatigues du pouvoir, mais d'une consommation immodérée de... stimulants amoureux. Son dernier exploit ? Épouser, à quarante-cinq ans, une ravissante princesse russe de dix-huit ans, Sophie Troubetskoï, qui est véritablement amoureuse de lui. Une vie somme toute brève, mais plus qu'emplie : débordante d'action, d'émotions et d'intelligence. Et de très loin la meilleure tête politique de ce règne qui fut, au total, beaucoup moins sombre pour la France, au moins jusqu'aux dernières années, que ne le dit l'histoire officielle. La biographie qu'en fait Claude Dufresne épouse avec aisance et vivacité les tours et détours du personnage. Elle est aussi vivante qu'il le fut." (Jacques Cellard, Le Monde, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bartillat , 2003, in-8°, 296 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Trois femmes règnent sur la Belle Epoque, son faste et ses plaisirs. Ces "Trois Grâces", dont la renommée est parvenue jusqu'à nous, sont Liane de Pougy, la belle Otero et Emilienne d'Alençon. Claude Dufresne raconte leurs aventures, leurs amours, leurs passions. Liane de Pougy, la première, élevée dans un couvent, se maria à l'âge de seize ans, monta à Paris et quitta vite son mari. Sa beauté exceptionnelle en fit la maîtresse d'hommes riches et célèbres. Après vingt ans de vie effrénée, elle épouse le prince Ghika avant de finir sa vie comme religieuse. La Belle Otero, la seconde, d'origine espagnole, a commencé sa carrière à l'âge de douze ans dans les music-halls parisiens. Vite devenue célèbre pour ses liaisons avec les rois, les princes ou les écrivains comme D'Annunzio, elle dansait les seins recouverts de bijoux... Emilienne d'Alençon, enfin, connut une ascension sociale rapide et devint étoile des Folies-Bergère. Elle fut la première à quitter ce monde au terme d'une vie tumultueuse. Ces trois égéries ont incarné le triomphe de la femme, sa puissance sur la raison des hommes. Sans elles, la Belle Epoque ne porterait pas son nom. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sociales, 1973, pt in-8°, 155 pp, préface de Camille Vallin, 8 pl. de gravures hors texte, broché, bon état
"Voici l'esquisse d'une histoire plutôt qu'une histoire, et c'est grand dommage, car Givors serait un lieu passionnant pour une analyse complète de la Révolution de 48 : une agglomération industrielle à forte concentration ouvrière, – un prolétariat déjà en partie initié au communisme par la proximité de Lyon et celle de Vienne, – et la présence nouvelle du chemin de fer qui met en crise plusieurs métiers et corporations ouvrières et dont les dirigeants cherchent à peser sur la vie municipale elle-même. (...) Pourtant l'ouvrage est utile et on ne regrette pas de l'avoir dans sa bibliothèque. C'est qu'il est écrit au ras des sources (archives du Rhône, archives de Givors et notamment registre des délibérations du Conseil municipal, presse locale, et surtout manuscrit des Souvenirs du menuisier républicain de Claude Canard), et que les auteurs modestes, laissent souvent parler ces sources en longues citations, avec une prédilection pour les passages pittoresques, les cérémonies, les incidents significatifs..." (Maurice Agulhon, Annales ESC, 1975) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1985, in-8°, 187 pp, reliure cartonnée crème de l'éditeur, bon état (Coll. Corpus des œuvres de philosophie en langue française)
L‘épistémologie française de l’extrême fin du XIXè siècle se distingue en la personne de Pierre Duhem (1861-1916), par ailleurs physicien considéré comme le père de la théorie énergétique : son oeuvre fut vivement appréciée des philosophes des sciences anglo-saxons, Carnap, Popper et Russell. C’est d’abord aux philosophes que l’auteur adresse son Essai sur l’évolution du concept de mixte, de l’atomisme des Anciens en passant par les théories cartésiennes et newtoniennes, jusqu’à la thermodynamique moderne, pour montrer comment la chimie de son temps «retrouve, par une lente élaboration, la notion péripatéticienne de mixte». Mais il espère y intéresser aussi les scientifiques : la notion de mélange est capitale en chimie, et l’on ne saurait comprendre les concepts d’une science sans passer par la connaissance de leur genèse. (Catalogue des Auteurs, CF) — "Le Mixte et la combinaison chimique, Essai sur l'évolution d'une idée paraît en 1902. Nous publions le texte intégral de l'édition originale." (Isabelle Stengers) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1953, in-8°, 277 pp, préface de Raymond Dumay, broché, couvc. illustrée à rabats, bon état (Coll. « Quel roman que ma vie », dirigée par Claude Roy)
Le roman de sa vie, Alexandre Dumas l'écrivit en plus de 10.000 pages, y mêlant tout, depuis les recettes de cuisine jusqu'aux dissertations géographiques, en passant par de longues et fumeuses considérations métaphysiques, et y apparaissant comme un singulier mélange de compilateur antique, de reporter moderne, d'orateur romantique et de vaniteux sympathique, le tout accommodé à la sauce piquante du génie. Le montage que l'on a fait ici, taillant sans trahir, déplaçant sans bouleverser est un « faux où tout est vrai » mais c'est aussi un des plus grands romans d'aventure d'Alexandre Dumas, le maître du genre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Club français du livre, 1968, 4 vol. in-8°, 1087 pp, pagination continue, préface de Raymond Dumay, texte sur 2 colonnes, avec de nombreuses petites reproductions de gravures d'époque, reliures plein cuir havane de l'éditeur, titres dorés aux dos, initiales "A.D." dorées au centre des 1er plats (maquette de Jacques Daniel), gardes lég. salies, bon état. Un des 6.000 ex. numérotés
1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes politiques ou privés. C'est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d'If... Paru en 1844-1846, Le Comte de Monte-Cristo connut un succès qui ne s'est pas démenti, ce qui en fait une des oeuvres les plus populaires de la littérature mondiale. L'abbé Faria, l'évasion inouïe, le trésor grâce auquel les bons seront récompensés et les traîtres punis, le fabuleux destin d'Edmond Dantès possède la simplicité et la force des grands mythes. Conteur éblouissant, aussi à l'aise dans l'action que dans le dialogue, Dumas nous entraîne sans nous laisser reprendre souffle du cabinet de Louis XVIII à la Méditerranée des contrebandiers, des îles toscanes aux catacombes de Rome, puis aux salons parisiens où le mystérieux comte de Monte-Cristo se dispose à accomplir sa vengeance... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Legrand, Troussel et Pomey, s.d. (1854) 4 vol. pt in-4°, 400, 400, 400 et 404 pp, 38 gravures sur acier hors texte, reliures demi-toile aubergine, dos lisses avec titres (“A. Dumas, Napoléon III”) et tomaisons dorés et filets à froid, qqs rousseurs, bon état
Tomes VII à X de « l'Histoire de deux siècles, ou la cour, l'Eglise et le peuple depuis 1700 jusqu'à nos jours » (10 volumes). Edition originale peu courante, recherchée notamment pour son illustration. Clouzot (p. 173) et Vicaire (IV, 840 & 841) annoncent chacun la présence de 38 planches hors texte. — Ces volumes ont été écrits par Paul Lacroix (1806-1884), dit le bibliophile Jacob. Entre 1847 et 1852, Lacroix fut également, après Auguste Maquet, l’un des nombreux collaborateurs d’Alexandre Dumas, pour qui il rédigea notamment différents plans ou chapitres de romans. En 1855, il fut nommé conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal. Le critique Duseigneur avait fait un quatrain sur lui : "Il s'en va l'oeil au guet, comme un bon chien de chasse / Le long des quais Conti, Voltaire et Malaquais / Flairant tous les bouquins, inspectant les paquets / De livres noirs, poudreux et mordorés de crasse." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, Calmann-Lévy, 1900, in-12, xxxiii-382 pp, introduction par Hippolyte Parigot, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer de prix doré du lycée Condorcet au 1er plat (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Coll. Pages choisies des Grands Ecrivains)
I. Mémoires et souvenirs ; II. Impressions de voyage ; III. Romans ; IV. Théâtre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Club des Libraires de France, 1957, in-8°, 514 pp, 16 illustrations hors texte, reliure toile gris foncé avec vignette sur le premier plat, rhodoïd, tirage limité, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1880, in-8°, 216 pp, mention de 4e édition, page de titre imprimée en rouge et noir, reliure demi-basane bleu-nuit, dos lisse à quadruples filets dorés, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
En 1880 Alexandre Dumas fils publie ce texte très peu connu où il répond aux objections qu'on opposait alors au féminisme et réclame l'accession des femmes à la vie politique. Publié quatre ans avant la loi de 1884 rétablissant le divorce, son traité est surtout une remarquable défense du divorce qui lui sera reprochée par beaucoup de ses contemporains. Dumas se rend compte qu'« il vaut mieux rétablir le divorce dans la loi que d'être forcé d'admettre le meurtre dans les mœurs ». Le divorce, de plus, amènerait dans la plupart des cas la suppression de l'adultère. Enfin, il provoquerait peut-être un changement dans « l'éducation » de l'homme, car : « ce n'est pas l'éducation de la femme qu'il faut modifier, c'est celle de l'homme ... ; il ne s'agit donc pas de donner à la femme plus de liberté et de droits qu'elle n'en a ... ; il s'agit d'apprendre ... et d'imposer à l'homme son devoir envers la femme ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Maspero, Presses universitaires de Grenoble, 1976, in-8°, x-431 pp, introduction et notes par Pierre Ponsot, préface d'Ernest Labrousse, 3 portraits, un fac-similé et 2 plans, 3 index, broché, couv. illustrée à rabats (lég. salie), bon état (Coll. du Centre d'histoire du syndicalisme). Edition originale, ex. du SP. On joint un article de Jean Bruhat sur “Jean-Baptiste Dumay, ouvrier métallurgique et communard” (6-4-1976)
"Un livre qui fera date puisqu'il s'agit d'une des seules autobiographies d'un militant ouvrier de la seconde moitié du XIXe siècle et d'un ouvrier dont le témoignage est d'autant plus précieux qu'il travaillait au Creusot, symbole s'il en fut de la première révolution industrielle. Ces mémoires, consciencieusement introduites et annotées par P. Ponsot, nous décrivent donc la vie mouvementée de Dumay, depuis sa naissance de fils posthume au Creusot, jusqu'à son élection au siège de député de Belleville, puis à la régie de la Bourse du travail de Paris qui clôt sa carrière politique. C'est d'abord le témoignage exceptionnel d'un ouvrier, politiquement conscient, sur les événements de son époque, avec les traits d'un caractère farouche, tenace et non dépourvu d'orgueil comme le prouvent ses démêlés avec son camarade Alphonse Assi en 1870. Ensuite – avec le dense et indéfinissable vécu que cela sous-tend – c'est un exemple vivant d'attitude politique sur l'écheveau tout aussi embrouillé que de nos jours, des idéaux révolutionnaires : Dumay est à la fois et tour à tour réformiste, révolutionnaire et nationaliste comme bien des militants ouvriers de son époque sur lesquels le sens de l'histoire marxiste exerce encore peu d'influence. Enfin, l'historien des mentalités populaires du XIXe siècle découvrira un trésor dans la lecture du récit du « Tour de France » et du service militaire du jeune creusotin." (J.-R. Trochet, Ethnologie française, 1977) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1933, pt in-8°, xii-251 pp, index
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie Hachette, 1887, in-12, 377 pp, 5e édition revue et corrigée par Franck-Géraldy et illustrée de 162 gravures sur bois, reliure demi-basane havane, dos à 4 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos frotté et lég. épidermé, sinon bon état (Coll. Bibliothèque des merveilles)
Le téléphone Bell ; Les téléphones à pile ; Expériences téléphoniques et téléphones d’expériences ; Installations téléphoniques et applications du téléphone. — Edition la plus complète. Très nombreuses figures sur bois dans le texte ou à pleine page. Bon exemplaire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., La Boutique de l'Histoire, 2009, gr. in-8°, 507 pp, 5 illustrations, 4 cartes, 22 graphiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
"En 1802, Napoléon Bonaparte crée la Légion d’Honneur, « décoration nationale », pour permettre aux autorités de l’État de distinguer le mérite des hommes qui le servent. Décoration avant tout militaire, la Légion d’Honneur prend sous la Troisième République un ton de reconnaissance de l’adhésion aux valeurs républicaines, aux engagements civiques, bref elle devient une arme politique. Bruno Dumons écrit une histoire sociale de cette décoration, depuis la demande pour devenir chevalier jusqu’à la décision du président de la République en passant par les questionnaires remplis par les postulants, par les interventions variées et par l’examen des contextes sociopolitiques explicatifs des attributions. Judicieusement, plutôt que de mener une enquête sur le plan national, il préfère se limiter à deux départements, pourvus de nombreuses études, la Saône-et-Loire et le Var, sur lesquels il a déjà travaillé. L’ouvrage ne comporte pas de bibliographie, mais les notes permettent de la reconstituer. (...) Cette belle étude nous fait pénétrer au cœur de la société française sous la Troisième République. Elle mêle érudition et grandes interprétations générales d’une période où l’idée républicaine s’ancre." (Jacques Girault, Le Mouvement Social, 2012) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Éditions des Deux-Rives, 1952, in-12, 160 pp, broché, un portrait en couv., bon état (Coll. De quoi vivaient-ils ?)
"Les deux auteurs, sans mésestimer les nombreuses biographies parues antérieurement sur l'auteur des Méditations, ont pu avoir accès à des documents inédits. Grâce à eux, ils nous offrent un Lamartine inconnu et passionnant dont la vie fut dirigée avec la maîtrise d'un grand homme d'affaires ! Qui l'eût cru ? Sait-on, par exemple, que l'exploitation des œuvres du poète nécessita la création d'une société commerciale, et que les droits d'auteur de Lamartine s'élèvent à la somme fabuleuse de près d'un milliard de nos francs 1952 ?" (Revue des Deux Mondes, 1952) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Croix-Rouge française, 2009, in-12, 143-(10) pp, 8 illustrations in fine, broché, couv. illustrée, bon état
Présent, par hasard, sur le champ de bataille de Solférino en 1859, Henry Dunant est horrifié par le carnage dont il est témoin, et par le sort des quarante mille blessés et mourants abandonnés dans la boue sans assistance. Immédiatement, il organise des secours avec l’aide des paysans locaux, sans distinction de nationalité pour l’assistance apportée aux blessés. A la suite de cette expérience, il formule trois propositions : la création de sociétés de secours pour apporter de l’aide aux blessés en temps de guerre, le recrutement et la formation d’infirmiers reconnus par les armées et un « un principe international, conventionnel et sacré » dans un texte officiel signé par les états : la première convention de Genève. Ce petit livre qui, entre horreur et compassion, a lancé une révolution humanitaire ne pose qu’une question, ne lance qu’un seul défi aux puissances temporelles et aux citoyens : « N’y aurait-il pas moyen, pendant une époque de paix et de tranquillité, de constituer des sociétés de secours dont le but serait de faire donner des soins aux blessés, en temps de guerre, par des volontaires zélés, dévoués et bien qualifiés pour une pareille oeuvre ? ». Depuis 150 ans et avec la création de la Croix-Rouge, cette question a fait son chemin avec le succès que l’on sait… Après tout, comme le disait Henry Dunant : « Seuls les fous qui croient pouvoir changer le monde y parviennent ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Documentation Française, 1976, in-4°, 60 pp, nombreuses illustrations (héliogravures en noir et planches en couleurs), graphiques et cartes, biblio, en feuilles sous chemise illustrée en couleurs, bon état (La Documentation Photographique n° 6026), ex. du SP
Dossier I : Vie et mort des Français au XIXe siècle ; Dossier II : Paris modèle urbain. Excellente documentation, peu courante en bon état. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Pédone, 1958, gr. in-8°, 21 pp, notes, broché, bon état (extrait de la Revue d'histoire diplomatique), envoi a.s.
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