8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Perrin, 1966, in-8°, 350 pp, cartes, biblio, cart. éditeur, jaquette (lég. abîmée), bon état
"Le Livre jaune du Vietnam, d'Hélène Tournaire, auteur d'un Livre noir du Congo, est aussi « coloré » que son titre l'indique. Fruit d'un voyage d'un an au Vietnam et dans les pays voisins, ce livre apporte nombre de faits et d'impressions qui sont malheureusement livrés pêle-mêle. (...) C'est en fait une description pittoresque et détaillée du régime diemiste, de ses origines, de son évolution et de son agonie, de ses rapports avec les Américains aussi... Particulièrement bienvenus sont à cet égard les chapitres intitulés « La dictature mandarine », et « Pour un chapeau de cardinal ». Hélène Tournaire sait ici et là présenter en formules frappantes certains aspects essentiels de l'affaire vietnamienne. Elle décrit aussi (chap. XIV) comment la répression diemiste contre les montagnards a allumé la guerre sur les plateaux. Elle rappelle que « contre l'attente de ses partisans, Mendès France a rejeté pour l'Indochine la politique neutraliste ». Elle démonte clairement certains mécanismes de manipulation de l'opinion aux Etats-Unis. Elle cède toutefois un peu facilement à la tentation du pittoresque, dans ses chapitres sur les bouddhistes par exemple, et à une recherche systématique de l'effet. L'intérêt du lecteur ne faiblit cependant jamais et le livre se lit d'une traite. (...) le lecteur s'amusera à la lecture de passages du journal de la fille aînée de Madame Nhu, où « Clair Ruisseau » (c'est son nom) traite les bonzes de « sombres crétins » et estime « urgent » de convertir au plus vite les 80 % de la nation au catholicisme pour supprimer l'opposition bouddhiste et agir avec plus de force contre le communisme..." (Françoise Cayrac, Revue française de science politique, 1967)
Plon, 1958, in-8°, ii-177 pp, broché, bon état
Excellent journaliste, l'auteur a rassemblé dans ce petit volume des notes prises à propos d'événements fort différents. Les deux premières parties portent sur le 13 mai et l'arrivée du général de Gaulle au pouvoir. Elles contiennent quelques détails inédits. La troisième, qui évoque les contacts secrets avec le F.L.N., est surtout précieuse par l'annexe chronologique retraçant les cinq tentatives du gouvernement Mollet de juillet à septembre 1956. Des précisions intéressantes sont données sur les délibérations gouvernementales qui ont précédé la dissolution du 2 décembre 1955. On a ensuite une correspondance entre l'auteur et M. Ramadier sur l'expulsion des communistes le 5 mai 1947. La dernière partie concerne « Les terrifiants secrets du Stratégie Air Command ». (Revue française de science politique, 1959)
Plon, 1958, in-8°, ii-177 pp, reliure pleine toile bordeaux, dos lisse, pièce de titre basane bordeaux, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état
Excellent journaliste, l'auteur a rassemblé dans ce petit volume des notes prises à propos d'événements fort différents. Les deux premières parties portent sur le 13 mai et l'arrivée du général de Gaulle au pouvoir. Elles contiennent quelques détails inédits. La troisième, qui évoque les contacts secrets avec le F.L.N., est surtout précieuse par l'annexe chronologique retraçant les cinq tentatives du gouvernement Mollet de juillet à septembre 1956. Des précisions intéressantes sont données sur les délibérations gouvernementales qui ont précédé la dissolution du 2 décembre 1955. On a ensuite une correspondance entre l'auteur et M. Ramadier sur l'expulsion des communistes le 5 mai 1947. La dernière partie concerne « Les terrifiants secrets du Stratégie Air Command ». (Revue française de science politique, 1959)
Plon/Paris-Match, 1967, fort in-8°, 697 pp, documents inédits en annexes, index, cart. éditeur, jaquette, bon état
"Cette oeuvre est importante pour connaître de Gaulle, ses expressions, son style, ses jugements sur les événements et les hommes. Qu'il s'agisse de l'attente à la Boisserie, avec ses déceptions renouvelées, ou des drames plus récents, ceux de l'Algérie et des déchirements qui ont suivi les accords d'Evian, ou des méditations sur la succession, nous avons là des secrets ou des demi-secrets recueillis auprès des gens les mieux renseignés. Et même plusieurs fois le Général de Gaulle a reçu l'ancien officier devenu journaliste. Petite histoire, grande histoire : tout se tient. Est-il besoin de dire après cela que ce livre souffre des limites du genre adopté par l'auteur. Les services de renseignements sont indispensable ; Dangeau, Luynes ou Caulaincourt sont précieux pour l'histoire, mais leurs contributions sont à contrôler ; et puis une confidence même reçue d'un homme autorisé est inévitablement enlevée au contexte même de l'entretien ; le ton, la réticence peut-être, le sourire, tout cela disparaît dans le récit suivi que nous donne l'auteur et qui n'est plus qu'une transposition, qu'une interprétation parmi d'autres possibles. Cette réserve faite, on est repris par l'intérêt de tant de richesses. Notons entre autres, dans le chapitre VI de la deuxième partie, les révélations sur la position religieuse du Président. Elles exigeraient, c'est sûr, des compléments et des mises au point. Mais une première indication sur ce sujet capital est déjà pleine d'intérêt." (E. Tesson, Etudes, 1968)
Plon, 1979, gr. in-8°, 379 pp, notes, broché, bon état
"Le style et la manière de R.T. ne se démentent pas, dans cet ouvrage pour lequel il a accumulé et dépouillé de très nombreux documents publiés et inédits (dont il livre certains) et a recueilli des témoignages encore plus nombreux qui permettent d'apercevoir un général de Gaulle plus « quotidien » (entretiens directs avec le Général, témoignages de la plupart des « barons » du gaullisme ou d'autres personnalités, A. Pinay, R. Coty, etc.). Vus sous cet angle, les événements des Quatrième et Cinquième Républiques défilent avec un accent mis sur la première. C'est sans doute pour cette période que les témoignages sont les plus intéressants et l'on retrouve, une fois de plus, la magie du verbe du général de Gaulle, surtout dans les propos recueillis à la Boisserie, plus libres et peut-être encore plus durs à l'égard des hommes politiques : ceux-ci sont traités de « politichiens », la politique à la petite semaine est devenue la politique « à la petite journée », etc. Les dernières années : mai-juin 1968, dernier référendum, départ puis mort du Général, sont traitées plus rapidement." (Revue française de science politique, 1980)
Association des Anciens Elèves du Lycée de Bruay-en-Artois, 1983, in-8°, 512 pp, nombreuses photos dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, annotations au stylo en marge, bon état, envoi a.s.
Le troisième et dernier volet de l'histoire de cette ancienne ville minière du Pas-de-Calais, proche de Béthune. Charles Toursel, ancien professeur du lycée Carnot, a publié trois ouvrages chronologiques sur cette petite ville, admirablement documentés d'après les archives. Ce troisième volet comprend quelques pages sur la fin de l'extraction charbonnière et ses conséquences économiques et démographiques, les grandes heures et les belles figures de l'époque, l'urbanisation et le changement du cadre de vie, les transformations sociales et les nourritures intellectuelles du moment...
Boulogne, EPA, 1979, in-8° à l'italienne, 256 pp, 379 photos en noir, cart. illustré de l'éditeur, coins lég. frottés, bon état
"Les engins blindés naisent avec le vingtième siècle. En moins de cinquante ans l'évolution des techniques est telle que ce type de matériel va atteindre un haut niveau de sophistication et une grande sûreté d'emploi. En outre, cette période est riche en événements. Elle est marquée par deux gueres mondiales et quelques opérations militaires dans les territoires coloniaux..." (introduction) — "Cet ouvrage, abondamment illustré de photographies le plus souvent inédites, retrace par le détail l’histoire du matériel automobile spécialisé, utilisé dans l’armée française sur le théâtre d’opération métropolitain et d’outre-mer, de 1900 à 1944. Il comprend les véhicules, improvisés, étudiés ou produits en série pour les différentes armes, ce qui permet en fait de suivre l’évolution des doctrines. Pour la cavalerie, il part de la première automitrailleuse Girardot et Voigt de 1902 et de celles de 1914. Il étudie les Automitrailleuses de cavalerie ou de combat (AMO) de reconnaissance (AMR) ou de découverte (AMD) d’entre les deux guerres, jusqu’au char S-35 SOMUA de 19 t qui équipait, en 1940, les dragons et cuirassiers des divisions légères mécaniques (DLM), excellent engin que les Allemands devaient récupérer. Ne sont pas oubliées les « voitures blindées de transport de combattants », les voitures de liaison et de commandement blindés et les véhicules improvisés de la dernière guerre. L’histoire de « l’artillerie spéciale » est particulièrement significative. On voit se développer les idées du général Estienne avec le char Schneider de 1916, le char Saint-Chamont et le char léger Renault FT-17. Mais l’artillerie spéciale disparait dans la réorganisation de l’armée d’après 1918, pour être absorbée par l’infanterie. Celle-ci fait produire des chars légers successeurs du FT-17. Elle développe le « char de bataille » du général Estienne qui est destiné à combattre d’autres chars, pour aboutir au char le plus puissant de 1940, le B1 bis de 31 t armé d’un canon de 47 mm qui équipera les divisions cuirassées. Un char lourd de 45 t est également étudié pour la destruction des fortifications mais ne verra jamais le jour. L’infanterie, entre les deux guerres, a également développé ses engins légers d’accompagnement et de ravitaillement dont le plus connu est la chenillette Renault de 1931 et celle de 1937. L’artillerie prend sa part dans l’histoire des blindés avec les véhicules porteurs d’armes antiaériennes et l’artillerie automotrice (un automoteur de 370 mm a été étudié mais n’a jamais été réalisé). Le génie est présent avec ses engins de franchissement, ancêtre des ponts Gillois, dont l’engin Somua-Coder expérimenté en 1939. L’outre-mer a ses véhicules propres, par exemple le char colonial Renault D 3, l’automitrailleuse AMD Laffly SISTOE dont le 5e régiment de spahis algériens se servait encore en 1946. Au Levant fleurissent les engins adaptés au désert et le Bren Carrier britannique, analogue à nos chenillettes. Quelques pages sont également réservées à l’Extrême-Orient et aux exportations. Un livre bien présenté, à la documentation très précise et très claire." (Revue Défense Nationale, 1980)
Laffont, 1978, gr. in-8°, 394 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Les mémoires de Peter Townsend, héros de l'aviation britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, puis après la guerre écuyer du roi George VI d'Angleterre, enfin presque fiancé à la princesse Margaret, soeur de la reine Elizabeth II...
Nouvelles Editions Latines, 1967, in-8°, 317 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Table : I. Le Viet-Nam entre les deux blocs : Avant le putsch militaire du 11 novembre 1960 ; L'année 1960 et le putsch militaire ; Le Viet-Nam après le putsch ; II. Les possibilités de règlement du problème vietnamien : La volonté de vivre du peuple vietnamien ; Esquisse d'un plan pour la réunification et le redressement du Viet-Nam ; III. Petit aperçu sur les ministères et le gouvernement ; Nos suggestions ; Il faut recréer l'esprit Dien-Hong ; Appendices.
Stock, 2007, in-8°, 377 pp, 8 pl. de photos en noir et en couleurs, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"La première moitié du XXe siècle, de 1914 à 1945, fut une époque de guerres, de destructions et de révolutions qui mit l'Europe à feu et à sang. Pour Enzo Traverso, la notion de "guerre civile européenne" permet de rendre compte de cette terrible combinaison de guerre totale sans lois ni limites, de guerres civiles locales et de génocides, qui vit aussi l'affrontement de visions opposées du monde. Dans une ample perspective solidement documentée, il en brosse les principaux traits : le mélange de violence archaïque, de violence administrative froide et de technologie moderne pour anéantir l'ennemi, la brutalisation de populations jetées dans l'exode ou l'exil, le déchaînement émotionnel des conflits entre civils au sein de sociétés déchirées (URSS 1917-1923, Espagne 1936-1939, Résistance 1939-1945) ou encore l'irruption de la peur et l'effroi de la mort dans l'esprit des hommes. Restituant également leur place aux protagonistes engagés, il analyse les positions de ces intellectuels de l'entre-deux-guerres qui, à partir d'un égal rejet du monde en l'état, optèrent de façon opposée pour le communisme ou pour la révolution conservatrice. Il revient de même sur le combat des militants et résistants antifascistes, sans pour autant esquiver la question des liens avec le stalinisme ou celle de l'aveuglement face au génocide. Ce livre s'inscrit ainsi contre une relecture de cette période de l'histoire qui, sous couvert d'une critique des horreurs du totalitarisme, tend à rejeter les acteurs, fascistes ou antifascistes, dans le purgatoire indistinct des idéologies, comme si, derrière les victimes, aujourd'hui célébrées, tous les chats du passé étaient gris." (4e de couverture)
Plon, 1985, gr. in-8°, 352 pp, qqs fac-similés, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Premier volume des mémoires de l'auteur,jusqu'en 1958. — "Comment un homme de droite, catholique fervent, séduit par la monarchie, sensible aux sirènes de l'extrême droite des années trente, trouve son chemin de Damas après Munich et la débâcle de 1940 pour devenir, via la Résistance, sous-préfet de Bayeux et des arrondissements libérés en juin 1944. Tel est l'objet de la première partie des mémoires politiques de Raymond Triboulet. Gaulliste de stricte fidelité, l'auteur va ensuite, douze ans durant, appartenir aux trois Assemblées de la Quatrième République, dans lesquelles il se sent fort à l'aise et accomplit un consciencieux travail législatif. L'ouvrage révèle un homme engagé par conviction dans la vie publique, soucieux de servir à ce poste son pays et ses idées qui sont celles du conservatisme intégral. Limites qui expliquent sans doute que Raymond Triboulet soit demeuré en marge des événements fondamentaux, cantonné dans un rôle secondaire, aussi bien dans une Quatrième République où son gaullisme le marginalise qu'au sein du mouvement gaulliste où sa fonction essentielle semble avoir été de présider aux destinées du groupe des Républicains-sociaux, à l'époque de la décadence du RPF. (...) Raymond Triboulet insiste avec force sur les convictions européennes des gaullistes en s'indignant que les historiens ne considèrent comme Européens que les partisans de l'Europe des fonctions en oubliant les champions de l'Europe des institutions confédérales. Par ailleurs, Journal officiel a l'appui, il date de manière convaincante du 16 mai 1958 le ralliement de Guy Mollet à la candidature du général de Gaulle." (Serge Berstein, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1985)
Plon, 1986, gr. in-8°, 364 pp, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Deuxième tome des Mémoires de R.T. qui évoque cette fois les années gouvernementales des débuts de la Ve République sous M. Debré (dont le portrait est fort élogieux) et G. Pompidou (qui a au contraire droit à toutes les férocités de l'auteur). Ministre des Anciens Combattants ou ministre de la Coopération (ministère dont la jeune existence a bien du mal à s'affirmer face à l'impérialisme des Affaires étrangères), R.T. se présente d'abord comme un vieux parlementaire, un véritable homme politique dont le métier est d'abord la capacité à convaincre, par opposition aux technocrates qui ont envahi la Ve République. Préoccupé de son avenir personnel plutôt que de bonne gestion, G. Pompidou est présenté comme oscillant entre la platitude du courtisan et la morgue du fondé de pouvoir, sans compter l'étrange dialogue de l'homme avec la santé, puisqu'il aurait d'autant mieux supporté ses ministres qu'il les croyait atteints d'un mal incurable (ce qui expliquerait le terrible carnet noir de la politique française de 1969 à 1974). « Démissionné » en 1966, R.T. s'en va assuré de « l'estime » du Général (lettre en annexe) et décidé à se consacrer à des oeuvres d'intérêt général (la sécurité routière ou l'enseignement supérieur catholique)." (Revue française de science politique, 1987)
Plon, 1972 in-8°, 443 pp, 2 cartes, chronologie, annexes, index, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
"Le livre de Tricot est le compte rendu détaillé des négociations pour la paix en Algérie, fait par l'un de ses artisans, un juriste qui avait participé déjà à la préparation de l'indépendance de la Tunisie. Le récit de ce lent acheminement vers la paix, à travers les événements politiques et militaires, la pensée et les réactions des personnes impliquées, est doublé d'un hommage rendu aux qualités d'homme d'État du général de Gaulle qui réussit à mettre fin au conflit déclenché en 1954." (Ludmila Bovet, Etudes internationales, 1973) — "L'ouvrage de Bernard Tricot évoque celui que M. Couve de Murville a consacré à la politique étrangère du général de Gaulle de 1958 à 1969, par la solidité de l'information et la rigueur de la pensée. Le livre de M. Couve de Murville exposait l'ensemble de la politique étrangère du général de Gaulle et montrait comment elle découlait de la « certaine idée » que le général de Gaulle se faisait de la France. Bernard Tricot traite d'un cas concret, celui de la politique algérienne. Son témoignage est essentiel puisqu'il a été de juin 1958 à juillet 1962 un des collaborateurs du général de Gaulle. Ce qui ressort le plus clairement du livre, c'est l'évocation de la pensée du général de Gaulle et les étapes successives de la progression vers les accords d'Evian : le « Je vous ai compris » d'Alger, le référendum, la « paix des braves », Melun. (...) Bernard Tricot a toujours cherché à saisir la pensée de son chef. Ayant déjà, par expérience, la connaissance des problèmes d'Afrique du Nord, il a parfaitement senti le caractère de ce conflit algérien « né d'un problème aux données contradictoires ». Son livre montre avec une clarté saisissante comment de Gaulle a infléchi, jour après jour, sa politique pour atteindre l'objectif qui seul, clairement, lui apparaissait comme conforme aux intérêts de la France : la paix." (Edouard Méric, Revue française de science politique, 1973)
Odile Jacob, 1999, gr. in-8°, 361 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Pourquoi l'Europe, qui a inventé l'idée que tous les hommes sont égaux, a-t-elle aussi produit la Shoa ? Pourquoi a-t-elle stigmatisé certains de ses citoyens au point de les détruire ? Depuis de nombreuses années, le débat autour de la singularité de la Shoa est vif : les tenants de la mémoire sacrée s'opposent aux négationnistes de droite comme à ses critiques de gauche. Derrière cette polémique se cache une question plus profonde : celle des fondements mêmes de la démocratie. Aujourd'hui encore, l'égalité entre citoyens suffit-elle à fonder une société qui fait une place à chaque homme dans sa différence ?
P., Editions l'Esprit nouveau, 1962, pt in-8°, 269 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état
Le coup d'État ici consiste en la confiscation de la révolution du 13 mai par les gaullistes qui ont réussi à imposer de Gaulle au prix de l'abandon de l'Algérie. — "Le colonel Trinquier, ancien commandant du 3e R.P.C., a joué un rôle important à Alger en mai 1958 et a fait partie, auprès du général Massu, du premier Comité de salut public. Profondément déçu par l'évolution du gaullisme, il estime aujourd'hui que « le 13 mai a été un véritable coup d'Etat qui a permis à une équipe sans scrupule de s'emparer du pays ». Son livre constitue un bon témoignage sur l'état d'esprit des officiers qui, jugeant sévèrement l'égoïsme et l'étroitesse de vues de la plupart des Français d'Algérie, ont cru en 1958 que seule une politique d'intégration, rompant spectaculairement avec le passé, permettrait d'éviter une sécession." (Revue française de science politique, 1963)
Bordas, 1975, 2 vol. in-8°, 447 et 226 pp, cartes et tableaux, 15 figures, biblio, brochés, bon état (Coll. Etudes)
P., Anthropos, 1977, in-8°, xxix-110 et 246 pp, préface de Pierre Naville, traduction de Victor Serge, broché, bon état (Coll. Marxisme d'hier et d'aujourd'hui)
Reproduction des éditions de la Librairie de l'Humanité de 1925 et 1926, augmentés d'une préface de Pierre Naville. — "... C'est le bolchevisme qui mettra fin aux représentations stéréotypées que les marxistes se sont faites de l'Amérique. Avec le thème du « maillon le plus faible de la chaîne impérialiste », la liaison mécanique que les théoriciens de la IIe Internationale établissaient entre le degré de développement du capitalisme et la maturation des conditions de la révolution se trouve rompue. Les U.S.A. cessent d'être considérés comme étant « nécessairement » le pays le plus proche de la révolution et, entre 1924 et 1926, dans des textes que les éditions Anthropos viennent de publier à nouveau avec une préface de P. Naville qui en souligne vigoureusement la portée, L. Trotsky inverse même les positions traditionnelles du marxisme. L'affaiblissement du capitalisme européen consécutif à la guerre fait des U.S.A. la citadelle du capitalisme mondial et le capital américain, disputant la suprématie à l'impérialisme britannique sur le déclin, se prépare à vassaliser l'Europe et à donner naissance à une superpuissance mondiale qui ne pourra pas être défaite par le mouvement révolutionnaire avant que ne se soit formé un bloc des États-Unis socialistes d'Europe appuyé sur les nations socialistes d'Asie. A bien des égards la pensée de Trotsky apparaît ici, non pas certes comme prophétique, mais comme anticipatrice : si Europe et Amérique contient un grand nombre de pronostics erronés on ne peut qu'être frappé de la clairvoyance avec laquelle Trotsky avait, avec vingt ans d'avance, analysé certains des aspects de la redistribution des forces qui se préparaient au sein du monde capitaliste..." (P. Souryi, Annales ESC, 1972)
Seuil, 1950, 2 vol. in-8°, 438 et 638 pp, avant propos d'Alfred Rosmer, préface de Léon Trotsky, plan de Pétrograd en 1917, index, brochés, couv. illustrées, bon état
Tome I : La Révolution de Février ; Tome II : La Révolution d'Octobre.
Editions Tête de Feuilles, 1974, 2 vol. in-8°, 245 et 337 pp, traduit du russe, index, brochés, couv. à rabats, bon état (Coll. Archives et documents)
Editions Pionniers, 1947, in-8°, 220 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Réédition de l'édition abrégée par l'auteur lui-même de son autobiographie écrite en 1929, augmenté d'une courte postface (édition originale publiée fin 1933).
Editions Rieder, 1934, in-8°, 256 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Réédition de l'édition abrégée par l'auteur lui-même de son autobiographie écrite en 1929, augmentée d'une courte postface (l'édition originale a été publiée fin 1933).
P., E.D.I., Institut Léon Trotsky, 1981, in-8°, 342 pp, liste des ouvrages cités, 4 index, broché, couv. lég. défraîchie, bon état
La première série de la publication systématique et chronologique des Œuvres de Trotsky, 1933-1940, articles, lettres et autres textes, pour la plupart inédits, couvre la dernière partie de sa vie, celle de la construction de la IVe Internationale. — Œuvres 10, juin 1936 - juillet 1936 : Trotsky se préparait à passer deux mois exceptionnellement studieux, devant achever son livre sur l'U.R.S.S. que son éditeur allait appeler “la Révolution trahie”, et devant assurer la majeure partie du travail de préparation des textes politiques qui devaient être soumis à la fin de juillet à la conférence de la IVe Internationale. Mais c'est en juin que s'épanouit le vaste mouvement de grève de la classe ouvrière française, explosion qui le conduit à écrire que « la révolution française a commencé ». C'est en juillet qu'en riposte au coup d'Etat de Franco éclate la révolution espagnole. Trotsky rédige les thèses sur « la nouvelle montée révolutionnaire » qui caractérisent la nouvelle période et demande à la conférence de lancer un appel à l'opinion et aux travailleurs du monde en défense des révolutionnaires persécutés par Staline, car il pressent le crime qui se prépare à Moscou.
P., E.D.I., Institut Léon Trotsky, 1981, in-8°, 380 pp, liste des ouvrages cités, 4 index, broché, bon état
La première série de la publication systématique et chronologique des Œuvres de Trotsky, 1933-1940, articles, lettres et autres textes, pour la plupart inédits, couvre la dernière partie de sa vie, celle de la construction de la IVe Internationale. — Œuvres 11, août 1936 - décembre 1936 : “La Révolution trahie” terminée, Trotsky se prépare à des vacances norvégiennes bien méritées. En réalité, c'est pour lui l'enfer qui commence avec d'abord la tentative de cambriolage de sa maison par les nazis, ensuite la nouvelle du procès de Moscou où les compagnons de Lénine, dociles à un ancien menchevik devenu procureur, « avouent » les pires crimes et vitupèrent Trotsky. Il n'aura pas les moyens d'organiser la défense des accusés et du même coup celle de Sedov. Sous la pression du gouvernement de l'URSS, le gouvernement socialiste de Norvège le prive de tout moyen de défense en l'internant dans l'isolement et sans moyens de communication. C'est son fils Léon Sedov qui va rédiger le “Livre rouge” qui ne laisse pas debout une seule pierre de l'édifice stalinien. Trotsky l'aide de son mieux par des notes ou des mémorendums écrits à l'encre sympathique qu'il tente de lui faire parvenir par-dessus la tête de ses geôliers. Il est cependant désespérément coupé du monde. C'est dans cette situation qu'apparaît la solution mexicaine : le général Cardenas, président de la République, accorde à Trotsky et Natalia l'asile dans son pays. Tous deux s'embarquent sur un pétrolier.
P., Publications de l'Institut Léon Trotsky, 1982, in-8°, 333 pp, liste des ouvrages cités, 4 index, broché, bon état
La première série de la publication systématique et chronologique des Œuvres de Trotsky, 1933-1940, articles, lettres et autres textes, pour la plupart inédits, couvre la dernière partie de sa vie, celle de la construction de la IVe Internationale. — Œuvres 13, mars 1937 - avril 1937 : Trotsky vient à peine de sortir de sa prison norvégienne et de s'installer au Mexique que commence le second procès de Moscou, rondement mené et dont les sentences de mort sont immédiatement exécutées. Toute son activité, pendant ces deux mois de mars et avril 1937 est tournée vers la démolition de ce qu'il appelle « les impostures de Moscou », la démolition de l'édifice des mensonges bâti par les hommes aux ordres de Staline, le début de la guérison de la monstrueuse maladie vénérienne qui affecte, à travers le stalinisme, le mouvement ouvrier international. Concrètement, cela signifie la lutte pour la mise sur pied d'une commission d'enquête, puis la préparation de cette contre-enquête. La bataille du contre-procès commence : elle n'était pas gagnée d'avance.
P., E.D.I., Institut Léon Trotsky, 1978, in-8°, 315 pp, 4 pl. de portraits hors texte, annexes, liste des ouvrages cités, 4 index, broché, bon état
La première série de la publication systématique et chronologique des Œuvres de Trotsky, 1933-1940, articles, lettres et autres textes, pour la plupart inédits, couvre la dernière partie de sa vie, celle de la construction de la IVe Internationale. — Œuvres 2, juillet 1933 - octobre 1933 : Dès le début de son séjour en France, il s'agit, pour l'exilé de construire une nouvelle Internationale. Une conférence des socialistes de gauche, à Paris en aout, réunit des partis et groupes ayant rompu avec les vieilles Internationales, alliés potentiels de l'Opposition de gauche internationale ( « Déclaration des quatre »).