8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Laffont, 2003, in-8°, 333 pp, notes, index, broché, bon état
Un paradoxe est à l'origine de ce livre. Depuis l'automne 2000, les agressions antijuives se multiplient dans les villes et les banlieues de France. Des synagogues sont incendiées, leurs portes défoncées. Dans les écoles ou à l'université, on ne compte plus les humiliations verbales ou physiques que subissent, souvent en silence, les jeunes Juifs. Il se trouve pourtant des intellectuels pour douter encore de la réalité de la vague nouvelle d'antisémitisme, la première de cette ampleur en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Certains clercs qui devraient être aux aguets pour la combattre s'attardent à contester son existence. Au point que retracer l'histoire de l'antisémitisme dans ses manifestations les plus contemporaines équivaut, hélas, à faire le récit d'un aveuglement qui prend des proportions chaque jour plus flagrantes. Quels freins ont lâché sans qu'on s'en aperçoive ? (N.W.)
Plon, 1956, in-12, 343 pp, 3 pl. de fac-similés hors texte, broché, non coupé, bon état (Coll. L'épi). Édition originale sur papier courant
Les Cahiers sont un ensemble de notes et de réflexions consignées par la philosophe française Simone Weil entre 1933 et 1943, publiés à partir de 1950 en plusieurs volumes. L'édition Plon en trois tomes, parus en 1951, 1953 et 1956 sous le titre Cahiers I, II, et III, rassemble les onze premiers cahiers.
Flammarion, 2018, in-8°, 362 pp, avant-propos de Stéphane Courtois, 18 photos, fac-similés et dessins, notes, broché, couv. illustrée, bon état
"J'aurais dû couler des jours studieux et tranquilles, quand l'histoire de mon père m'a rattrapée. Jean Weinberger, alias Wenger, un père que je n'ai jamais connu. Poète et romancier d'origine juive, journaliste militant au groupe hongrois du PCF, amoureux de la France et de la liberté, il fut déporté à Drancy le 25 septembre 1942, puis assassiné à l'âge de 33 ans par les nazis... De la tragédie qui s'était jouée avant et qui avait précipité sa perte, je ne savais presque rien... Rien de la légende vivante qu'il avait été dans les milieux de l'antifascisme pendant les années 30. Rien des intrigues tramées en haut lieu, de Moscou à Paris, en un engrenage maléfique. Mais assez cependant pour donner à ce récit les accents d'un thriller politique..." (Catherine Weinberger-Thomas) — “L'Affaire Wenger” n'est pas seulement un ouvrage personnel, intime, écrit dans une très belle langue, et dont on tourne les pages sans plus s'arrêter. Il raconte aussi le combat de ceux qui comprirent, avant tous, ce qui se jouait dans l'URSS de Staline, et furent prêts à en payer le prix pour défendre la liberté à l'ère des totalitarismes.
Nice, Editions du Losange, 1997, in-8°, 275 pp, préface de Jean Teulé, 31 photos, broché, couv. illustrée, bon état
Mémoires de Max Weinstein, ancien de « l'Humanité ». L'auteur y parle notamment en termes simples et chaleureux de son enfance à Nancy, de la terrible période de l'exode de 1940 qui conduisit sa famille à Roanne... Une partie importante de l'ouvrage est consacrée à l'évocation de l'engagement de Max dans la Résistance au sein de l'Union de la jeunesse juive et de la MOI. Au travers de ces mémoires, c'est le climat dans lequel de jeunes juifs communistes ont participé au combat libérateur contre le nazisme qui est ici évoqué.
P., Berger-Levrault, 1942, pt in-8°, 221 pp, une carte des pistes du bled en frontispice et 24 pl. hors texte de photographies de Saïd Mahfouf reproduites en héliogravure et tirées en bistre, dessins dans le texte de Louis Aznard, reliure demi-chagrin chocolat, dos à nerfs, titres dorés, couv. illustrée et dos conservés, bon état
Par Pierre Théodore Weiss (1889-1970), aviateur militaire et écrivain. Commandant en janvier 1929, il réussit un des premiers ravitaillements en vol. Il expérimente des vols à haute altitude, avec des appareils équipés de turbo-compresseurs, bat un record de vitesse en circuit fermé sur 5000 km, remporte la coupe Bibesco (liaison Paris-Bucarest). Il réalisera les premières liaisons aériennes entre Paris et Pondichéry, Paris et Addis-Abeba, Paris et Brazzaville. Une grande partie de sa carrière se passera en Algérie et en Afrique. Le premier, il survolera le Sahara et effectuera la liaison Alger-le Tchad, en groupe. En 1945, il est général de division aérienne. Ouvrage dédié aux équipages de l'aviation d'Algérie. — Table : Les prisonniers du Gassi Touil, Campagne au Tassili, Drames du bled, La guelta, Ouargla divine et mystérieuse, Un archéologue en avion, Les cendres du Maréchal Lyautey, les Sahariens que j'ai connu, etc.
P., Louis Querelle, 1928, in-12, 224 pp, préface d'Emile Krantz, reliure demi-basane fauve mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), un mors en partie fendu et recollé, bon état (Coll. Les Ailes françaises sur l’Europe)
Par Pierre Théodore Weiss (1889-1970), aviateur militaire et écrivain. Commandant en janvier 1929, il réussit un des premiers ravitaillements en vol. Il expérimente des vols à haute altitude, avec des appareils équipés de turbo-compresseurs, bat un record de vitesse en circuit fermé sur 5000 km, remporte la coupe Bibesco (liaison Paris-Bucarest). Il réalisera les premières liaisons aériennes entre Paris et Pondichéry, Paris et Addis-Abeba, Paris et Brazzaville. Une grande partie de sa carrière se passera en Algérie et en Afrique.
Albin Michel, 1980, in-8°, 270 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Édition définitive du tome III des mémoires de Louise Weiss. — Ce volume, qui se suffit en lui-même, est l'histoire de la violente campagne menée par l'auteur, de 1934 jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, pour l'égalité politique et civique des Françaises. Françaises jusqu'alors, ainsi que le clamait à travers le pays son armée de suffragettes se référant aux Codes : « Majeures pour leurs fautes et mineures pour leurs droits ! » Des scènes héroïco-comiques se déroulent, décrites par la plume ironique de Louise Weiss. Tout le monde y passe. Sénateurs récalcitrants battus dans leurs circonscriptions par « Les Femmes nouvelles », députés apeurés et chafouins, vieilles féministes outrées par les procédés spectaculaires des jeunes propagandistes et renâclant devant l'audio-visuel encore tenu pour insolite, jouvencelles stupides ou délurées, foules enthousiastes, ministres craintifs, veuves de guerre remariées en conflit avec les veuves esseulées. Un sentiment dramatique domine ce pandémonium. À la fin de la Première Guerre mondiale, sélective quant à ses victimes – on ne tuait que les jeunes mâles –, fonder le foyer pour les joies duquel elles avaient été élevées était pour deux millions de Françaises devenu impossible. L'histoire n'a pas suffisamment insisté sur le calvaire de ces autres victimes. En arrière-plan de ces « Combats » que toutes les femmes d'aujourd'hui se doivent de connaître (grâce à eux leur condition a été changée), sont implacablement notés les soubresauts d'un régime à l'agonie. L'armistice de 1919-1939 prend fin. On voit la Troisième République s'effondrer, après Munich, avant le premier coup de canon de la Seconde Guerre mondiale. À peine la nation est-elle consciente des nouveaux enjeux de la politique internationale. Émouvant entre tous est le chapitre enclavé dans ce livre, au cours duquel Louise Weiss, par surcroît secrétaire générale du comité des Réfugiés, sauve les mille passagers juifs du paquebot Saint-Louis errant sur l'Atlantique à la recherche d'un havre d'accueil.
Albin Michel, 1979, in-8°, 361 pp, une carte sur double page, broché, bon état
Édition définitive du tome II des mémoires de Louise Weiss. — Au moment où l'Europe occupe avec force le devant de la scène, où elle est au centre des préoccupations, des débats et des espoirs, il est passionnant et il est capital de lire ce second tome des “Mémoires d'une Européenne” de Louise Weiss. Un ouvrage dont le titre même : “Combats pour l'Europe” est déjà une leçon. Dans “Une petite fille du siècle”, Louise Weiss racontait ses luttes d'adolescente, le désastre que fut pour sa génération la Première Guerre mondiale, et aussi comment, devenue journaliste, elle avait fondé un hebdomadaire : « L'Europe nouvelle », qui avait pris, dès les négociations pour le traité de Versailles, une dimension internationale. Nous la voyons maintenant, la paix signée, parcourir inlassablement le continent ruiné, se vouer à la réconciliation de la France avec l'Allemagne, à l'épanouissement des nouvelles démocraties danubiennes, à la reprise des relations avec la Russie de Lénine et de Staline (qu'elle rencontre tous deux en 1921, à Moscou), mais surtout à la pérennité de la Société des Nations. En même temps, Louise Weiss, dont le talent et l'autorité s'affirment de jour en jour, et qu'entourent d'illustres amitiés (Aristide Briand, Gustav Stresemann, Paul Valéry et bien d'autres), suit les conférences internationales, connaît à fond les dossiers, fonde une École de la Paix dont les orateurs sont les plus illustres Européens d'alors. Ce qui ne l'empêche pas de s'intéresser à la littérature et à l'art de son temps. Son journal, son école, sa maison deviennent des centres de pensées et d'actions généreuses. Elle est infatigable, gaie, curieuse, humaine. Hélas, l'Europe démocratique va être manquée, cependant que monte le fascisme et que Goebbels, mandaté par Hitler, vocifère à la tribune de la Société des Nations... Ce naufrage est noté par Louise Weiss dans sa réalité quotidienne. Les analyses de la jeune femme sont éblouissantes, ses portraits inoubliables, ses aventures exceptionnelles. Et le récit dramatique de l'échec de l'Europe, au seuil de la Seconde Guerre mondiale, est extraordinairement riche d'enseignements pour ceux qui souhaitent que l'Europe se fasse enfin aujourd'hui.
Payot, 1968, in-8°, 316 pp, broché, bon état (Bibliothèque historique). Édition originale
"Pendant cinquante ans, cette femme au grand cœur et à l'énergie inépuisable a traversé en militante, en journaliste et en écrivain le monde politique, les milieux intellectuels, les élites sociales de la France et de l'Europe ; elle a connu familièrement nombre d'illustres ; elle a mis ses convictions et son talent au service de grandes causes, promotion de la femme, défense des institutions internationales, mouvements pour la paix et pour la justice. (...) Quand sonne le tocsin d'août 1914, Louise Weiss n'a pas vingt-deux ans mais est déjà agrégée et fort mûre d'esprit. Dès le premier jour, elle déteste cette tuerie. Ses premières initiatives furent pour soigner des blessés, pour atténuer des souffrances ; mais son tempérament intellectuel demandait davantage, elle voulait agir par les idées, et elle se jette dans le journalisme. Liée avec les Tchèques émigrés, Benès, Masaryk, Milan Stefanik, elle comprend que l'enjeu de la guerre est de fonder l'Europe sur le principe de la libération des peuples et de la Société des nations. Un bailleur de fonds arrive à point pour lui permettre de fonder un journal, et ce sera l'Europe nouvelle, qui paraît déjà en 1918 et qui est la tribune des esprits avancés. A ce moment, la jeune Louise Weiss connaît tout l'état-major de la gauche, Jouvenel, Philippe Berthelot, Briand, Sembat, Cachin, et elle brosse de ces personnages des portraits bienvenus. L'intérêt de ce premier volume, qui s'arrête en 1919, est d'abord d'évoquer non sans force le personnel républicain devant la première guerre mondiale et le problème brusquement posé de la reconstruction de l'Europe ; et aussi d'éclairer des points de détail intéressants comme, par exemple, le rôle important joué par une grande dame anglaise, lady Milner, amie de Clemenceau, pour obtenir de l'Angleterre l'attribution à Foch du commandement militaire suprême. Il est surtout de dessiner le caractère, si ferme et si tôt fixé, de cette jeune femme intransigeante et généreuse dans ses convictions, doctrinaire et parfois partiale dans ses sympathies." (Pierre-Henri Simon, Le Monde, 18 janvier 1969)
Payot, 1970, 3 vol. in-8°, 316, 359 et 270 pp, une carte sur double page au tome II, brochés, bon état (Bibliothèque historique)
Tome I à III seuls (sur 6 parus de 1968 à 1976) — "Jeune agrégée de Université en 1914, plongée aussitôt dans les remous d'une guerre dont elle ressent durement l'atrocité, douée d'un rare talent d'écrivain, Louise Weiss a consacré toute sa vie à tenter d'introduire un sentiment humain dans le jeu inhumain de la politique. Son journal « L'Europe nouvelle » fut par excellence l'organe de diffusion du mouvement d'idées généreuses qui trouvèrent leur expression à la tribune de la Société des Nations. Ses mémoires ne peuvent laisser indifférents les lecteurs qui s'intéressent à l'histoire politique d'entre les deux guerres. Le Tome I, seul paru ce jour, servira d'introduction à cette lecture – mais introduction combien vivante ! – où l'auteur avec un mélange de sensibilité et d'humour, mais avec un accent de sincérité qui ne trompe pas, raconte son enfance, son développement intellectuel, la formation de son caractère, enfin les drames nationaux dont elle fut le témoin. Lecture captivante, qui fait bien augurer des tomes suivants." (Pierre Genevey, Politique étrangère, 1968) — Louise Weiss (1893-1983), journaliste, écrivain, féministe et femme de convictions, marquée par l'horreur du premier conflit mondial, chercha à rapprocher la France et l'Allemagne. Elle fonda et dirigea notamment la revue « L'Europe nouvelle » entre 1920 et 1934. Elle fit partie de l'entourage d'Aristide Briand, qu'elle avait rencontré à Genève, lorsque celui-ci obtint l'adhésion de l'Allemagne à la Société des Nations. Elle quitta « L'Europe nouvelle » suite à l'arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne, qui marque l'échec de son projet européen, et à cause des dissensions au sein de l'équipe de la revue, certains souhaitant encore une coopération avec l'Allemagne.
Denoël, 1937, in-8°, 242 pp, broché, papier jauni, bon état. Edition originale
"La célèbre fondatrice de l'Europe Nouvelle, de la Femme Nouvelle, de l'Ecole de la Paix nous donne aujourd'hui un premier volume de mémoires. L'éclairage en est de la plus précieuse qualité. Ces souvenirs captiveront sur plusieurs plans. Et, d'abord, parce qu'il en est de ravissants : maintes pages, pleines de traits vifs, d'observations délicieusement vraies méritent de figurer dans les anthologies consacrées aux meilleures évocations de l'enfance et de l'adolescence. Et puis, étant donné l'absolue probité intellectuelle de l'auteur, l'acuité de son analyse, la variété de son expérience enrichie par des séjours en Allemagne; en Angleterre, en Espagne, en Palestine, la souplesse d'une langue précise et brillante, apte à traduire les plus fines nuances, c'est là un document tout à fait intéressant sur la vie des idées dans une famille de la grande bourgeoisie républicaine et dans un lycée de jeunes filles, à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci." (Marianne, 15 décembre 1937) — "Voici le volume de début des Souvenirs de Mme Louise Weiss. Il comprend la période d'avant guerre, le temps de la « première vie » de l'auteur. On y trouve de vivants tableaux de l'enfance, des « portraits de famille » peints d'une touche légère et vraie, des paysages de France, d'Espagne, de Palestine. On y trouve aussi l'histoire d'une âme et d'excellents éléments pour construire une histoire politique de la Troisième République. Mme Louise Weiss a évoqué avec bonheur certains milieux d'une époque disparue, ceux de la bourgeoisie républicaine aux temps héroïques du boulangisme et de l'affaire Dreyfus. Attendons maintenant les années de guerre et d'après guerre." (L'Intransigeant, 21 février 1938) — "Dans Résurrection du chevalier (1974), Louise Weiss écrit : « Une liste, dite Liste Otto, avait été dressée par l'Intelligence nazie, désignant les livres français à brûler. Mes Souvenirs d'une enfance républicaine faisaient partie de ces excommuniés. Je fus prévenue de leur destruction imminente par leur éditeur, Denoël, qui m'autorisa à venir prendre en cachette, pour les sauver, le nombre de volumes que pourraient discrètement transporter deux vélo-cars. » L'ouvrage de Louise Weiss n'a, à ma connaissance, jamais figuré sur les listes de proscription allemandes. La suite de ces souvenirs parut en 5 volumes chez Payot (1968) puis chez Albin Michel (1971, 1974, 1976, 1977) sous le titre : Mémoires d'une Européenne." (Henri Thyssens, Robert Denoël, éditeur)
Sotteville-lès-Rouen, Editions A. Allais, 1971, in-8°, 467 pp, 33 photos et documents sur 25 planches hors texte (dont une dépliante), biblio, pièces justificatives, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Ouvrage documenté sur les relations entre le Vatican et la Chine depuis le début du XXe siècle. Avec un historique et une bibliographie de cinquante pages. — "Cet ouvrage de près de 500 pages est l'œuvre d'un Chinois issu d'une famille catholique, d'abord journaliste et diplomate (il a fait partie de la mission diplomatique chinoise à Paris de 1945 à 1953), prêtre depuis 1965 ; c'est aussi le travail d'un historien. Le P. Wei Tsing-Sing étudie depuis 25 ans le phénomène missionnaire en Chine et tout particulièrement les relations entre le Saint-Siège et la Chine. Il a soutenu à la Sorbonne en 1957 une thèse sur la politique missionnaire de la France en Chine, 1842-1856 (Paris, 1961), dans laquelle il n'hésite pas à rompre avec un certain nombre de clichés traditionnels. Dans cette nouvelle œuvre, onze chapitres traitent de différentes questions et d'événements qu'une chronologie précise (de 1922 à 1966, p. 145-174) permet de situer. Une bibliographie exhaustive (p. 21-65), 788 notes (p. 357-441) dont certaines sont de vraies petites monographies, de nombreuses pièces justificatives, sans compter les tableaux ou listes annexées aux chapitres et les 33 illustrations hors texte, attestent l'ampleur du travail. Nous avons à notre disposition un précieux instrument de référence, fondé sur une documentation souvent inédite..." (Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1973)
New York, Harper & Brothers, 1944, in-8°, 431 pp, index, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, jaquette illustrée (pt manques et scotch sur les bords de la jaquette), bon état. Texte en anglais
"Peu d'hommes ont connu aussi bien que M. Sumner Welles les pensées du président Roosevelt. Son livre “The Time for Décision” raconte l'évolution de ce pays entre les deux guerres, ses erreurs, son isolationnisme, et comment, depuis son élection, le Président l'a orienté pour faire face à la dernière crise. Tour à tour secrétaire d'ambassade à Tokyo, à Buenos-Aires, puis chef du Département d'État pour l'Amérique latine, aide-secrétaire d'État, ambassadeur à Cuba, enfin sous-secrétaire d'État de 1937 à 1943 et représentant personnel de Roosevelt en Europe, M. S. Welles nous apporte sur le Président, dont il avait la confiance absolue, un témoignage inestimable. Il n'y a, en outre, qu'une poignée d'hommes au monde à avoir eu accès aux sources d'information où il a puisé. C'est dire l'intérêt exceptionnel de cet ouvrage..." (Raymond Jouve, revue Esprit, avril 1945)
Fasquelle, 1932, in-8°, 200 pp, illustrations de Cabrol et croquis de l'auteur, broché, état correct
"Nous ne savons pas grand chose d'Edmond Wellhoff, né en 1900 : il fait des études à la Faculté de Droit, à l'École des sciences politiques, il täte du journalisme, est attaché au cabinet de plusieurs ministres du travail : Loucheur, Frot, Grinda, Dalimier, d'autres ministres ; entré au ministère du Travail en 1926, il devient chef-adjoint de la main-d'oeuvre étrangère (1926-1932), il sera contrôleur général des assurance sociales (1932-1952), puis chef de service du contrôle général de la Sécurité sociale : en 1959 il était commandeur de la Légion d'honneur. Mais ce bon bureaucrate a rédigé un petit livre malicieux qu'on a bien oublié “Autour du député moyen” (1932), on devrait le rééditer : car c'est un bon témoignage sur la vie du Palais-Bourbon dans les années 1930, un regard amusé sur les moeurs politiques de cette époque heureuse, où les partis n'existaient pas vraiment. vraiment. Ce ne sont que des croquetons, des pochades adroites (il faut lire le « Cagibi des belles Madames »), mais les politistes ont tout intérêt à le lire, même aujourd'hui : cette philosophie souriante n'est plus guère de mise. Wellhoff n'a qu'un but, nous amuser." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 2007)
Payot, 1927, in-8°, xii-346 pp, préface de Guillaume de Tarde, 5 cartes dépliantes hors texte et 21 graphiques, broché, bon état (Bibl. politique et économique)
Payot, 1927, in-8°, xii-346 pp, préface de Guillaume de Tarde, 5 cartes dépliantes hors texte et 21 graphiques, reliure demi-basane rouge, dos à 5 nerfs pointillés, pièces d'auteur et de titre basane carmin, couv. conservées, bon état
"L'inventaire précis et exact que M. Welter dresse de nos ressources économiques en 1927 est assuré de répondre à son objet pendant quelques années au moins. L'auteur, en s'aidant de nombreuses données statistiques, des enseignements de la géographie économique, de documents publiés ou privés, énumère les forces productives de la France, décrit son outillage économique, expose le mouvement et la situation de son commerce tant intérieur qu'extérieur. On trouvera là, réunis dans une classification commode, présentés avec clarté et sous une forme matérielle qui en facilite la consultation, une quantité de renseignements qu'on ne trouve, en général, qu'à l'état dispersé et cachés dans des publications encombrantes. C'est dire combien ce livre rendra service, comme aide mémoire, à tous ceux qui ont à écrire ou à traiter de questions d'économie nationale." (Revue d'histoire économique et sociale, 1927)
Desclée de Brouwer, 1987, in-8°, 684 pp, sources, biblio, index, broché, bon état
Rome et Moscou. Deux protagonistes de l'histoire contemporaine. On sait leurs différences, on ignore presque tout de leurs relations. Antoine Wenger compose, pour la première fois, le dossier vivant et pratiquement complet des rapports entre le Saint-Siège et la Russie des tsars puis l'Union soviétique pour la première moitié de notre siècle. La Révolution d'octobre suscite, chez les catholiques, des espoirs de liberté et d'influence. La chronique est alors celle des gestes de rapprochement. Mais déçu, Pie XI opte bientôt pour l'organisation clandestine de l'Eglise catholique en Russie ; c'est le tournant de cette histoire. Dès 1926, à Berlin, le nonce Pacelli sacre clandestinement le père d'Herbigny, jésuite ; le Père d'Herbigny, à son tour, sacre clandestinement, à Moscou, le Père Neveu, assomptionniste. Mgr d'Herbigny, frappé de disgrâce au Vatican en 1933 et 1937, et Mgr Neveu, empêché en 1936 par le Guépéou de revenir à Moscou, sont les principales figures de ce grand récit. Le Père Braun, assomptionniste, assurera une presence difficile jusqu'aux heures noires du siège de Moscou, comme aumônier de l'Ambassade américaine. Fait surprenant, l'Ambassade à Moscou de la France laïque est le meilleur relais de communication pour le Vatican. Cette histoire familiarise le lecteur avec les visées du Vatican et son système d'information, avec la politique religieuse de I'URSS, la vie clandestine des catholiques, l'étouffement de l'Eglise orthodoxe. Les actes des martyrs s'inscrivent comme les moments les plus émouvants de cette chronique souvent dramatique. Pour rédiger ce chapitre inédit de l'histoire contemporaine, Antoine Wenger a mis en oeuvre une abondante documentation jusque-là inaccessible ou inexplorée : le fonds Neveu à Rome, le fonds d'Herbigny à la Bibliothèque Nationale, les archives du Quai d'Orsay. L'oeuvre est marquée par la persévérance du chercheur, la curiosité infatigable du journaliste, la rigueur d'information du diplomate, métiers que l'auteur a tous exercés comme chercheur au CNRS, professeur des Facultés catholiques de Lyon et de l'Université de Strasbourg, rédacteur en chef de La Croix, conseiller diplomatique à l'Ambassade de France près le Saint-Siège. — "Comme l'indique le titre, l'ouvrage retrace les relations entre Rome, c'est-à-dire le Vatican, et Moscou de 1900 à 1950. Pour cela, l'auteur recourt à peu près exclusivement à des fonds d'archives jusqu'ici peu ou guère exploités : en premier lieu les Archives des Assomptionnistes, subsidiairement le fonds d'Herbigny de la Bibliothèque nationale et les Archives du Quai d'Orsay (p. 637-643). C'est le premier fonds qui fournit la plus grande somme de documentation, et son contenu détermine les grandes lignes de l'exposé. Ce fonds, à son tour, est constitué, pour sa partie majeure et la plus intéressante, par les textes (correspondance et rapports) de Pie Neveu, présent en Russie de 1906 à 1936. En conclusion, l'ouvrage est en quelque sorte une biographie de Pie Neveu, dont la vie s'identifie à son apostolat en Russie ou pour la Russie. Ordonné prêtre en 1905, Pie Neveu arriva en Russie l'année suivante. Après un bref séjour à Saint-Pétersbourg, il gagna en 1907 Makievka, dans le bassin du Donetz, où il devait passer vingt années. Sacré évêque en 1926, il résida à Moscou pendant dix ans (1926-1936). Pie Neveu devint l'informateur du Vatican après la révolution d'Octobre ; il entretint, de 1921 à 1936, une correspondance abondante et suivie avec ses supérieurs et avec les organismes compétents du Saint-Siège. Ses écrits reflètent les opinions que l'Église catholique professait alors, dans sa majorité, envers les autres Églises chrétiennes. Nourri de la pensée du fondateur des Assomptionnistes, le Père d'Alzon, Pie Neveu partait en Russie comme pour une nouvelle croisade et pour la conquête des âmes dissidentes. Il convient de préciser que le correspondant romain de Pie Neveu n'était pas directement le pape ou son secrétaire d'État, mais la commission Pro Russia, c'est-à-dire, pendant les années décisives (1925-1933), Mgr Michel d'Herbigny, qui fut sacré évêque titulaire d'Ilion pour aller consacrer à son tour, clandestinement, Pie Neveu. Une partie de l'ouvrage est ainsi consacrée à ce personnage dont la carrière et la disgrâce gardent leur zone d'ombre..." (Albert Failler, Revue des études byzantines, 1988)
Gallimard/Julliard, 1981, gr. in-12, 282 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
Le Parti sous Staline : non pas le P.C.U.S., mais, pour une fois fois, le parti des communistes. Présentés par N. Werth, voici les textes qui racontent les tâches, les ambitions et les hantises quotidiennes des militants. Autobiographie, interrogatoires, enquêtes, rapports, directives et confessions, souvent titrés des inapréciables Archives de Smolensk, disent l'idéal et la misère de ceux qui avaient rêvé d'inventer l'homme nouveau et de mériter dans l'effort et dans la peine le digne nom de communistes.
Hachette, 1984, in-8°, 410 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Dès 1917, spontanément, les paysans russes se soulèvent contre le tsarisme. Ils vont ainsi contribuer à la victoire des bolcheviks. Mais si les paysans espéraient ainsi jouir enfin librement des terres confisquées aux grands propriétaires, les bolcheviks, eux, rêvaient de les collectiviser, de contrôler les campagnes dont dépendaient le ravitaillement des villes et le salut de la révolution. Ce "malentendu" historique s'accompagne d'une incompréhension mutuelle. Dans un monde rural réfractaire au changement, déshérité, isolé, s'est développée une civilisation paysanne originale et autonome. Elle va de l'art de construire une izba à une conception du droit de propriété et à une pratique du christianisme tout à fait particulières. Pour les bolcheviks, cette civilisation n'est que barbarie et crétinisme. Ils lancent contre elle des "croisades culturelles", des missionnaires athées, de jeunes communistes qui "liquideront" l'analphabétisme et célèbreront dans les villages le 1er mai, la "Trinité prolétarienne". Pour briser les résistances, le régime finira par procéder à la collectivisation forcée des campagnes. Ce grand tournant dans la vie paysanne allait être fatal à la civilisation rurale traditionnelle. Pendant deux décennies – 1920-1940 – l'Ancien et le Nouveau s'affrontent et coexistent. La fin de la Russie paysanne et les débuts de la Russie communiste, telle est la trame de cette Vie quotidienne des paysans russes..." (4e de couverture)
Hachette, 1952, in-8°, 254 pp, couv. illustrée, broché, bon état (Coll. Choses vues, Aventures vécues)
Raymond Paul Pierre Westerling (1919-1987), dit « Le Turc », est un citoyen néerlandais né à Istanbul dans une famille hollandaise installée en Turquie depuis trois générations. Après avoir participé à la Seconde Guerre mondiale, il est parachuté aux Indes néerlandaises pour combattre les nationalistes. Lorsque les Pays-Bas reconnaissent l’indépendance du pays en 1949, il refuse un État dominé par les seuls Javanais et entre en dissidence. Il combat alors les nouvelles autorités et tente de prendre le pouvoir. Après quelques succès initiaux, il échoue et doit se réfugier à Singapour puis en Belgique...
Londres, Private Eye, 1974, pt in-8°, viii-196 pp, 8 pl. de photos hors texte, une carte, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
Flammarion, 1950, in-8°, 247 pp, un portrait hors texte, broché, bon état
"Ecrit à l'aide des souvenirs d'anciens subordonnés du général Frère, ce livre n'est pas seulement un hommage mérité à l'une des plus pures figures de ce temps, beau soldat, instructeur et éducateur hors de pair, grand chef et, finalement, martyr de la Résistance. Les historiens en retiendront de très intéressants détails sur les discussions d'avant-guerre relatives à l'emploi des chars, sur les magnifiques efforts déployés par les troupes de la VIIe armée au cours de la bataille de juin 1940, sur l'armée de l'armistice et la création de l'O.R.A., ainsi qu'un mot sévère de Pétain sur l'attitude résistante de Frère, détails qui prennent, sous la plume de l'auteur, un intérêt plus grand encore." (Général Lestien, Revue Historique, 1951) — "C'est un très beau livre, qui devrait être mis non seulement entre les mains de tous les officiers, mais entre les mains de tous les jeunes gens. Le général Weygand a retracé la brillante carrière du général Frère, depuis ses débuts, jusqu'à la bataille de 1940, où il fit preuve de ses qualités exceptionnelles de chef, jusqu'à sa fin de martyr lors de sa déportation dans un camp allemand. Après l'armistice, le général Frère, comme toute l'armée, comprit que la guerre n'était pas finie, et que les soldats de France reprendraient le combat pour achever la défaite de l'Allemagne, dont il ne doutait pas. Il exprimait sa conviction avec chaleur, il la communiquait aux jeunes officiers. Après avoir été chef de l'armée du Sud-Ouest, il fut le chef de l'armée secrète. Il continua de travailler à son œuvre en France, sous l'œil des Allemands. Il fut victime de cet héroïsme. Arrêté par les Allemands, déporté, traité comme on le devine, il succomba, toujours digne de l'admiration et du respect de tous ceux qui connaissaient sa vie." (Revue des Deux Mondes, 1950)
Flammarion, 1970, fort in-8°, 503 pp, 44 photos et 4 illustrations sur 24 pl. hors texte, 8 pl. de documents en fac-similé hors texte, pièces annexes, broché, couv. illustrée, bon état
"Le général Weygand tenait, depuis le début de sa carrière, des cahiers de notes où il s'exprimait librement sur les faits et les hommes. S'il s'en est certainement servi pour rédiger ses “Mémoires”, son fils y a puisé plus largement encore et il en cite souvent des extraits suffisants pour en montrer l'intérêt. Jacques Weygand s'est étendu davantage sur les époques que les “Mémoires” de son père laissent quelque peu dans l'ombre : la vie de garnison de l'officier de cavalerie d'avant 1914 (c'est tout un aspect de l'histoire de la société de la IIIe République), la Pologne et plus encore le commandement au Levant, surtout, enfin, les années de guerre et d'après-guerre, à partir de novembre 1941 : la résidence surveillée dans le Midi, la captivité en Allemagne, le retour et le jugement... L'auteur se montre amer envers bien des hommes, et porte un jugement mitigé sur le maréchal Pétain. L'ouvrage ne manque ni de vie ni d'intérêt." (J.-M. d'Hoop, Revue historique, 1971)
Laffont, 1962, gr. in-8°, 482 pp, traduit de l'américain par Léo Dilé, introduction de Marc Laporte, préface de Cornélius Ryan, 16 pl. de photos hors texte, reliure pleine toile bordeaux, dos lisse, titres dorés, bon état (Coll. Ce jour-là), envoi a.s.
"Best-seller pendant un an aux Etats-Unis, cette « histoire narrative de la politique américaine en action » valut à son auteur en 1962 le Prix Pullitzer. Cet ouvrage passionnant se lit comme un roman (élimination progressive de candidats éventuels à la Présidence, match souvent pathétique entre les deux finalistes) ; ils comprend deux parties : la première va des « premiers mouvements » des démocrates et des républicains jusqu'à la désignation de Nixon et de Kennedy ; la seconde décrit la campagne proprement dite et donne un extraordinaire récit des « débats télévisés ». Ce livre n'est pas seulement la chronique au jour le jour de la campagne présidentielle, l'évocation des immenses moyens mis en œuvre pour « faire » un président, mais aussi une fresque de la vie politique et de la société américaines. Noter l'introduction à l'édition française de Marc Laporte. sur la machine électorale aux Etats-Unis." (Revue française de science politique, 1963)
Editions du Réseau, s.d. (1945), in-8°, 32 pp, agrafé, bon état. Rare