8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Celiv, 1997, in-4°, 478 pp, préface d'Alain Poher, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, jaquette illustrée en couleurs, bon état
Les Juifs à travers la carte postale. « L'auteur possède quelques milliers de cartes postales juives tant sephardim (du pourtour méditerranéen) qu'ashkenazim (originaires d'Europe centrale) constituant autant de témoignages ethnographiques inédits. L'ouvrage qu'il présente donne une image de la Diaspora à partir des cartes postales publiées en vingt années, de 1897 à 1917. » (Henri Raczymow) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Presses de la Cité, oct. 1981, fort in-8°, 756 pp, broché, couv. illustrée, tranche salie, sinon bon état. Édition originale pour laquelle il n'a pas été imprimé de grands papiers
Édition originale peu courante (octobre 1981). Premier tirage, complet des passages par la suite censurés. Ce tirage d’octobre ne fut mis en vente qu’une petite semaine : l'ouvrage sera retiré de la vente suite à une décision judiciaire du tribunal de Grande Instance de Paris du 9 novembre 1981, à la demande de Mme Denyse Simenon-Ouimet, et réimprimé avec des passages supprimés et une note de Simenon concernant la suppression de ces passages pages 495, 496, 719 et 721 (31 lignes supprimées en tout, dont 25 concernant Marie-Jo). — "Une chose paraît évidente : Simenon a voulu écrire une suite à 'Pedigree', et, sans la moindre pudeur, se mettre à nu. Il livre toute sa vie, qu'il raconte à Marie-Jo et à ses trois fils, Marc, Johnny et Pierre. Cette vie, il la raconte « la mémoire enfin débarrassée du sordide » et avec une stupéfiante précision. Les lieux, les gens, l'atmosphère, tout est noté. Tel quel. Ce n'est pas le romancier qui tient la plume, mais l'ethnologue. L'ethnologue de la tribu Simenon. Femmes et enfants en tête, bien sûr, mais aussi gouvernantes, nurses, chauffeur, secrétaires, amis et amies, animaux, maisons, voitures. Désormais, n'importe qui ayant lu ces Mémoires pourra parler de Simenon comme s'il avait partagé sa vie. Tout y est dit. Des bobos aux troussages de dames et de demoiselles. Car Simenon, chacun le sait, n'a pas pêché par manque d'amour envers son prochain, surtout pas au féminin pluriel. L'étonnant, c'est que malgré la crudité des détails, le récit n'a rien du déballage. Simenon n'analyse ni ne dilue. Il aligne les faits d'une vie ordinaire. Pas d'argent, mais une folle envie de vivre ! Simenon a été petit journaliste et grand reporter, secrétaire d'un marquis, conteurs sous différents pseudonymes. Il a essayé la boxe en salle, s'est marié une première fois à dix-neuf ans, a roulé sur une grosse moto américaine sur la route des Ardennes et réalisé lui-même les plans de sa somptueuse maison d'Epalinges (Vaud, Suisse). Mémoires intimes, c'est encore le récit des rencontres avec ses grands amis : Pagnol, Cocteau, les frères Kessel, Pierre Lazareff, Picasso, Chaplin, Fellini... L'accablant témoignage des rapports passionnels, puis de plus en plus tumultueux, avec Denyse, sa seconde femme, qui rêve de se hisser à la hauteur de son mari, de briller et de dominer, mais qui boit et sombre dans la dépression nerveuse... Le cri de douleur ; l'hommage à Marie-Jo, sa fille adorée, qui mythifie son père, rêve d'un amour incestueux, lit tous ses livres, cherche désespérément sa voie et, malgré les soins prodigués par d'éminents psychiatres, perd peu à peu son équilibre mental... Le dialogue entre le père et la fille devient pathétique ; c'est pour elle que Simenon, pour clore ses Mémoires, ouvre le Livre de Marie-Jo : la reproduction des lettres, des poèmes et des cassettes qu'elle lui a adressés. Des pages brûlantes d'une tendresse excessive, d'amour de la vie, de larmes, de supplications..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
S.l. (Paris), s.d., in-8°, 15 pp, agrafé, bon état (reprint de l'édition de Melun de 1935)
Réimpression de la brochure publiée par l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en 1935 à l'occasion de la mort de François Simiand. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sélection du Reader's Digest, 1992, in-4°, 288 pp, 396 illustrations en noir et en couleurs, cart. éditeur illustré, bon état
La société française. La vie politique. Sciences et progrès. Arts, lettres et spectacles. Textes de Cl. Béja, J.-J. Brégeon, S. Douay, F. Drouin, G. Guicheteau, C. Petit-Castelli, R. Pillorget, J.-C. Simoën, J. Watelet. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1929, in-8°, 286 pp, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Southern Illinois University Press, 1966, in-8°, 205 pp, index, reliure demi-toile éditeur, jaquette, bon état
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Albin Michel, 1968, in-8°, 227 pp, broché, bon état
Les tracts rassemblés dans ce volume retracent la genèse, le développement et les prolongements du mouvement étudiant et ouvrier de Mai-Juin 1968 en France. 1) Révolte et contestation ; 2) Grèves de masses, insurrection et répression ; 3) Révolution. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1978, gr. in-8°, 429 pp, présentation, notes et commentaires de Pierre Bourget, 32 pl. de photos et de fac-similés, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Les six ans de la captivité de Pétain (1945-1951) racontés par son « geôlier ». Le 27 avril 1945, Joseph Simon "réceptionne" dans la cour du Fort de Montrouge, le Maréchal de France Philippe Pétain. Il sera son gardien dans ses prisons successives, au fort du Portalet, à la citadelle de Pierre-Levée à l'île d'Yeu. Pendant près de quatre ans et demi, témoin privilégié, Joseph Simon a reçu les confidences les plus étonnantes de « son » prisonnier, recueilli ses propos les plus extraordinaires, enregistré ses réactions les plus intimes. Ce mémorial de la captivité ouvre des perspectives nouvelles sur l'un des prisonniers les plus secrets de l'époque contemporaine. Ce document constitue un fragment d'Histoire à l'état brut. Sans précédent dans l'histoire contemporaine, ce témoignage est à la captivité de Pétain ce que les carnets de Bertrand sont à celle de Napoléon à Sainte-Hélène: à ce titre, il est indispensable à la compréhension de la psychologie du vainqueur de Verdun qui fut aussi l'homme de Montoire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier, Editions Montaigne, s.d. (1936), in-12, 231 pp, broché, bon état (Coll. Esprit)
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Flammarion, 2014, gr. in-8°, 378 pp, 16 pl. de photos en noir et en couleurs, un tableau généalogique, une carte, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Mémoires. Août 1943. L'Europe se déchire. Après la mort de son père dans des circonstances mystérieuses, le jeune Siméon, à six ans, devient roi des Bulgares. Le destin tragique d'un pays et d'un peuple va s'incarner dans cet enfant-roi au parcours hors du commun. Quand une partie de sa famille est fusillée par les communistes, il lui faut partir. Sonne le temps de l'exil : en septembre 1946, il quitte Sofia pour Istanbul. Puis viennent l'Egypte, Alexandrie et ses merveilles, l'Espagne, enfin, où la famille royale bulgare s'installe afin de se reconstruire. Miracle de l'Histoire, Siméon, qui n'a jamais perdu espoir, peut revenir dans son pays cinquante ans après l'avoir quitté. C'est le retour acclamé à Sofia en mai 1996, suivi d'un engagement politique, de la victoire de son parti lors des législatives en 2001. Première incroyable : le roi déchu devient Premier ministre ! Siméon de Bulgarie – dont la reine Elisabeth, Franco, le Shah d'Iran, Hassan II, Juan Carlos et bien d'autres ont croisé le chemin – a traversé le siècle et fait l'Histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Manufacture, 1989, gr. in-8°, 208 pp, biblio, broché, bon état (Coll. L'Histoire partagée)
Une analyse des milieux universitaires britanniques de 1925 à 1960, et plus particulièrement ceux d'Oxford et de Cambridge, d'où sont issus les célèbres espions au service de l'URSS. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1955, in-8°, 308 pp, traduit de l'américain, broché, bon état (Coll. L'Air du temps)
Cet ouvrage retrace les activités des espions célèbres. Quatre hommes, en particulier, ont fait l'histoire secrète : le Russe Lavrenti Beria, l'amiral Canaris, qui fut peut-être le plus grand organisateur d'espionnage de tous les temps, l'Anglais Sir Percy Sillitoe, et Allen Welsh Dulles (frère du ministre des Affaires étrangères américain et chef des services de renseignements des Etats-Unis). Pour la première fois, cet ouvrage contient l'histoire complète de la vie de Beria ainsi que celle de Richard Sorge qui prévint les Russes de l'attaque de Pearl Harbor ; celle d'Otto Katz qui prépara l'assassinat de Trotsky ; celle de "l'Orchestre rouge" ; de Quisling ; de Gerhart Eisler dit "le fouet" ; de Noël Field dont la disparition reste mystérieuse ; du général William Zaisser exécuteur des hautes oeuvres de Malenkov ; de Manila Boy, qui lutta d'abord contre le gouvernement de son pays, puis lui offrit son aide pour soumettre les rebelles communistes des Philippines, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions techniques et économiques, 1981, gr. in-8°, 380 pp, préface de Jean-Pierre Chevènement, qqs tableaux, notes bibliographiques, broché, bon état
Numéro spécial de la "Revue d'économie industrielle", n° 18, 4e trimestre 1981, qui dresse un inventaire des dynamiques à l’oeuvre et de l’ensemble des transformations attendues. La structure de ce document très roboratif est la suivante : après une préface de J.-P Chevènement (« La France à l’aube de l’ère bioindustrielle ») ; à titre d’introduction « Genèse et développement de la bio-industrie : Considérations pour l’analyse économique », par Kira Sipek. – La première partie porte sur la description du système : 1.1. Évolution et cadre de développement de la bio-industrie, avec un article « Bioindustrie : de la tradition artisanale à la pratique industrielle » de Danielou et Broun, les « Perspectives et contraintes de la bio-industrie » de Lucien Penasse puis « Quantifier les marchés de la bio-industrie pour mettre en évidence les priorités stratégiques », article d’Alain Barlet. – 1.2. Éléments d’approche normative : « Options technologiques et stratégies de recherche : la nécessité d’une nouvelle donne institutionnelle », de Pierre Papon ; « Biotechnologie et société », article de Pierre Piganiol ; « Eléments d’une stratégie de développement des bio-industries » de Gérard Siclet ; « Bio-industrie et informatique », de Jean-Claude Pelissolo, « Protection juridique et inventions biotechnologiques » de Darmon. — La deuxième partie porte sur les filières, avec « Agriculture et agro-industrie » de Guy Dardenne, « L’agriculture et l’énergie », de Rémi Carillon, « Comment calculer le contenu énergétique des produits d’origine pétrolière et de leurs substituts d’origine charbonnière ou végétale – application au carburant », de Pierre Leprince, Claude Raimbault et Jean-Pierre Arlie, « L’alcool carburant et son économie » de Benjamin Coriat, les « Mutations des structures industrielles et problématiques de filières – des nouveaux débouchés pour l’industrie sucrière » de Pascal Pecquet et Mithat Nalbantoglu. — La troisième partie porte sur les secteurs (ou domaines d’applications). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1995, fort gr. in-8°, xx-1067 pp, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
De "Charles Maurras" à "Arlette Laguiller", de "Cohabitation" à "Sécurité sociale", de "procès Kravchenko", de "Pierre Laval" à "Maréchal Leclerc", de "Congés payés" à "ENA", en passant par "François Mitterrand", "Eugen Fried", "Sartre et Aron". Faits, acteurs, débats : toutes les clés pour comprendre plus d'un siècle de vie politique en France. Ce dictionnaire est le fruit de la collaboration d'une centaine d'auteurs sous la direction de Jean-François Sirinelli. — "Tout dictionnaire suppose une série de conventions, et celui-ci n'échappe pas à la règle. Le maître d'oeuvre, Jean-François Sirinelli, s'est ainsi franchement expliqué sur le fait, par exemple, que le XXe siècle commence ici en 1918 (le début se manifestant à travers les notices biographiques), sur l'absence d'entrées conceptuelles du genre « culture politique » ou encore sur les personnalités politiques d'aujourd'hui retenues ou pas dans ce panthéon. (...) Une place importante est accordée à la dimension « relations internationales », et sous deux angles. D'abord, bien sûr, par le biais des « acteurs » de la politique étrangère, soit à titre civil (à noter un remarquable Briand par J. Bariéty) soit à titre militaire. Ensuite, et surtout, à travers ce que l'on pourrait appeler les grands dossiers du genre accords de Munich ou d'Evian, Alliance atlantique, CED, Conférence de la paix (1920), dissuasion nucléaire, pacifisme, sans oublier les diverses occurrences du mot « guerre » (d'Algérie, d'Espagne, d'Ethiopie, d'Indochine, du Golfe, du Rif (et naturellement la guerre froide)." (Bernard Cazes, Politique étrangère, 1995) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Chez l'Auteur, 1994, in-8°, 301 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"L'auteur, issu d'une famille de militaires du Midi de la France et d'artisans industrieux devenus industriels du Nord de la France, publie son premier ouvrage "Le Cerisier du Hoggar" en 1994, à l'âge de 64 ans. Ingénieur, licencié es-sciences, officier de marine pendant son service militaire, il prend des notes pendant ses voyages à l'étranger en tant qu'exportateur, puis comme chef d'entreprise. La démolition de son entreprise par la politique de gauche, notamment après 1981, le pousse vers une réflexion sur la politique et sur le comportement des citoyens face aux événements nationaux et internationaux. Chômeur privilégié, mais moralement atteint, il tente une reconversion dans l'informatique. Préretraité, effrayé par la destruction de la France et des valeurs qui ont fait sa grandeur, sa prospérité et son rayonnement, il s'engage dans le militantisme politique au RPR, puis au Front National après l'insoutenable exploitation de Carpentras. "Le Cerisier du Hoggar" est auto-édité et "politiquement incorrect", ceci expliquant cela." (4e de couverture) — Jean-Luc Sirviey est le pseudonyme de Louis Castay : il fut tête de liste FN aux élections municipales à Vaucresson (Hauts-de-Seine) en 1995 et suppléant, en 1993, de Sophie Brissaud, candidate dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine et directrice de la communication de Jean-Marie Le Pen. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., La Brèche/Syros, 1980, in-8°, 143 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Témoignage antimilitariste, dénonçant, au-delà des seules conditions de la vie militaire, le rôle jugé éminemment politique des armées, la caserne et le service militaire remplissant les fonctions de « dressage » d’un « appareil idéologique d’État ». — “L’engrenage dans lequel se trouve happé un jeune appelé et la façon don il le vit, non seulement dans la caserne mais aussi dans tous ses rapports affectifs ; Nicolas Siterre ne s’est pas contenté d’écrire, il a lutté au sein même de l’armée au jour le jour, ce livre est le premier témoignage de l’intérieur sur les comités de soldats.” (Tribune Socialiste, 1980). — Nicolas Siterre est le pseudonyme de Pierre Mouterde. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Champ Libre, 1971, in-8°, plaquette et affiche imprimées sous étui imprimé, bon état. Edition originale de ce pamphlet situationniste
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
University Of Chicago Press, 1980, in-8°, XV6301 pp, notes, index, broché, bon état. Texte en anglais
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
New York, Dodd, Mead & Company, 1944, in-8°, 247 pp, illustré par Constantin Alajalov, reliure pleine percale carmin décorée de l'éditeur, dos lég. sali, sans la jaquette, bon état. Texte en anglais
Le récit du voyage en Europe de deux jeunes Américaines au début des années 1920. Cornelia Otis Skinner (1899-1979) est une actrice et femme de lettres américaine. Après des études au Bryn Mawr College (1918-1919), elle part étudier le théâtre à la Sorbonne à Paris où elle est l'élève de Jacques Copeau. Elle débute sur les planches en 1921. En 1925 elle signe sa première pièce, “Captain Fury”. Elle écrira par la suite sept autres œuvres dramatiques. De 1926 à 1929 elle entreprend une tournée des États-Unis pour se produire seule en scène dans des sketchs comiques dont elle est elle-même l'auteur. Elle écrit aussi des textes courts pour The New Yorker, réunis ensuite dans des recueils. Avec Emily Kimbrough, elle écrit le récit de leur voyage en Europe après le collège, dans un ouvrage plein d'humour, “Our Hearts Were Young And Gay”, qui sera adapté au cinéma. Aujourd'hui quelque peu tombée dans l'oubli, Cornelia Otis Skinner est une personnalité remarquable par son humour et la diversité de ses talents. — "Lest the reader should be in any doubt, we wish to state that the incidents in this book are all true and the characters completely non-fictitious." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1998, gr. in-8°, 411 pp, préface d'Antoine Prost, 9 cartes, sources, chronologie, index, broché, couv. illustrée, état correct
18 juillet 1936. En Espagne, des centaines de milliers de travailleurs font échouer un coup d'Etat visant à renverser la jeune République et le Front populaire sorti des urnes six mois plus tôt. La guerre civile commence. Tandis que Mussolini et Hitler soutiennent les factieux, en sous-main puis ouvertement, la solidarité avec les républicains s'organise dans le monde entier. Pendant plusieurs mois, la France vit à l'heure espagnole. On connaît ainsi l'engagement d'André Malraux, et son escadrille España. Ce sont en fait des dizaines, puis des centaines de volontaires qui passent les Pyrénées pour combattre les fascistes. Après la création des Brigades internationales par le Comintern – l'Internationale communiste –, des milliers d'autres leur emboîtent le pas. Parmi eux, un tiers sont français. Ainsi commencent les combats – et le mythe – des Brigades internationales. Mais qui sont-ils, ces volontaires français qui partent risquer leur vie ? Pourquoi s'engagent-ils ? Est-ce par idéologie ? Par goût de l'aventure ? Et que laissent-ils dans leur pays ? Comment ces hommes et ces femmes vivent-ils à Madrid et sur l'Ebre, dans les tranchées ou à l'arrière ? C'est leur vie quotidienne, au-delà des légendes, que nous conte Rémi Skoutelsky. Pour la première fois, on découvre le contingent français dans ses idéaux et ses combats. Grâce à des dizaines de témoignages, d'entretiens, et grâce à la consultation d'archives soviétiques inédites, Rémi Skoutelsky révèle une figure courageuse et méconnue, le brigadiste au destin anonyme. Ce sont des personnages inoubliables qu'il évoque au fil des pages, sans jamais cacher la part d'ombre et de cruauté d'une aventure fondatrice. Un essai qui fera date, au coeur des débats sur le communisme et sur l'engagement politique. — Ce livre est l'adaptation pour le grand public d'une thèse remarquée, soutenue en 1996 à l'université de Paris I. Rémi Skoutelsky souligne, dès l'introduction, l'étonnante originalité de son thème de recherche. En effet, les Brigades internationales sont un sujet dont on a beaucoup parlé mais dont le traitement historiographique laissait à désirer. D'une certaine manière, ce travail comble un vide. Cependant, si l'on peut qualifier ce livre de définitif sur les volontaires français en Espagne républicaine, il présente bien d'autres qualités dont deux nous semblent essentielles. Il est tout d'abord l'illustration que l'histoire de la guerre civile espagnole est loin d'être terminée et se renouvelle grâce à une approche historienne des archives, particulièrement et depuis quelques années, en Espagne. Ensuite, il est un exemple serein et dépassionné de recherche sur ce que l'on a coutume d'appeler les « archives de Moscou ». Il s'agit en fait d'une série de fonds (ceux des brigades elles-mêmes, mais aussi ceux de l'Internationale communiste ainsi que le fonds André Marty) conservés à Moscou au Centre russe de conservation et d'étude des documents en histoire contemporaine (CRCEDHC). Loin de s'appuyer seulement sur ces documents, l'auteur les confronte avec de nombreux fonds consultés en Espagne, mais aussi et surtout en France : archives préfectorales, départementales et du ministère de l'Intérieur. Il applique ensuite aux archives russes un traitement quantitatif sous la forme d'une base de données. C'est ce qui lui permet d'aboutir à un résultat convaincant, un livre d'histoire étranger à la polémique. Celui-ci est organisé autour d'une sociologie des brigadistes français. Mais il éclaire aussi de façon très complète l'organisation générale des brigades et n'oublie pas ceux qui allèrent combattre en Espagne hors de ce cadre. Un des principaux mérites de l'ouvrage est sans doute d'illustrer les aspects improvisés de la politique des partis communistes et d'aller à l'encontre d'un sentiment exagéré de continuité dans la politique du Komintern, tant du point de vue de son élaboration, de son application que des relations avec les partis nationaux. Il restitue ainsi à cette histoire son caractère vivant et contradictoire qu'une approche par trop téléologique nous interdit souvent de bien comprendre. R. Skoutelsky montre les brigades comme la rencontre entre un élan de solidarité de la part de nombreux ouvriers et la réaction politique du Komintern, mais aussi la vie propre du PCF. On voit alors comment se conjuguent sans schématisme les volontés personnelles et les logiques de parti. On touche du doigt le fait qu'à l'intérieur même des appareils politiques, à chaque niveau hiérarchique, de Marty au simple volontaire, les individus ne décident pas qu'en fonction d'un ordre venu d'en haut, d'une « ligne » qui agencerait les moindres détails en fonction d'un but unique. Dans l'analyse de l'identité des volontaires, R. Skoutelsky révèle que dans leur très grande majorité, il s'agissait d'ouvriers, dont il précise les catégories et les lieux de provenance. Il montre aussi que la moitié seulement étaient membres du PCF, même si 80 % faisaient partie d'une organisation ouvrière. Il répond en outre à une question difficile : pourquoi partir ? Les différentes raisons sont passées en revue, l'antifascisme, la solidarité ouvrière, l'engagement révolutionnaire et les considérations personnelles. L'auteur ne les hiérarchise pas précisément pour laisser entrevoir la particularité de chaque cas, de chaque décision. Il est aidé en cela par une utilisation systématique des notices du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français et par une série d'interviews réalisée pendant la thèse ou par d'autres avant lui. Ces sources ne sont cependant pas utilisées dans un but unique d'illustration ; elles complètent la base de données et permettent d'éclairer les thèmes qui échappent aux catégories. Ainsi, le traitement en série des informations ne désincarné pas les individus. Il faudrait aussi évoquer le quotidien de la vie du combattant, les problèmes du retour, de la réinsertion dans la vie et dans le parti communiste (pour ceux qui en étaient membres), et surtout l'engagement massif dans la Résistance et les problèmes de l'après-guerre, qui font l'objet de plusieurs chapitres excellents. L'auteur a ajouté en annexes une série de mises au point chiffrées, ainsi que quelques documents. (François Godicheau, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2000) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2005, in-8°, 275 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état
Drôle de République, où ce sont les groupes ethniques, religieux, corporatistes, sexuels qui décident des lois régissant les libertés publiques, des candidats que l'on doit présenter aux élections, des recrutements qu'il faut privilégier, des mots que l'on a le droit de dire et de ce qu'il est licite de penser. Drôle de République, où l'individu est voué à l'exclusion s'il ne se prévaut pas d'une identité ou s'il déplaît à une communauté. L'aspiration à l'identité est volontiers présentée comme une conquête de la modernité, un progrès des droits de l'homme. En réalité, elle enferme l'individu dans une appartenance, nie son autonomie et sa responsabilité. Totalisante, elle est totalitaire. Ce mal, en France, prend sa source au début du XXe siècle. Il a atteint son apogée avec le célèbre slogan de la Révolution nationale : « Etes-vous plus Français que lui ? » En retraçant pour la première fois, ses origines et ses ressorts permanents, cet essai d'histoire et de politique est une mise en garde contre la pétainisation des esprits. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Trévise, 1968, in-8°, 318 pp, 16 pl. de photos hores texte, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le dessous des cartes)
Qui fut donc au juste le prince Ali khan (1911-1960) ? Un irrésistible Don Juan, un propriétaire de chevaux de course, un brillant officier de l'armée britannique au cours de la Seconde Guerre mondiale, un diplomate pakistanais au Etats-Unis... Dans cette magistrale biographie passent sous nos yeux l'abdication d'Edouard VIII, le Liban et l'Egypte en guerre, Paris libéré, Hollywood, New York avec les diplomates de l'ONU et tant d'autres épisodes passionnants... (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albatros, 1977, in-8°, 222 pp, broché, couv. illustrée, défraîchi, intérieur propre
« Depuis la seconde moitié des années 60, des dizaines de jeunes Occidentaux se sont rendus en URSS pour y distribuer des appels, des livres interdits par la censure ou pour prendre contact avec les contestataires les plus connus et avec leurs familles. Il s'agissait de prouver à la dissidence soviétique que le monde non-communiste n'est pas indifférent à leur courageux combat. Entreprises avec des moyens dérisoires, privées d'appuis, passées souvent sous silence par les médias occidentaux, ces audacieuses maniffestations ont cependant reçu une très large publicité grâce à la presse soviétique. En couvrant de boue leurs participants, les services soviétiques les ont rendus populaires. Rédigé sur la foi d'une documentation recueillie aux sources mêmes et grâce aux témoignages de certains membres des « commandos de la liberté », cet ouvrage retrace l'évolution des rapports entre l'opinion publique occidentale et la contestation soviétique. On peut ainsi se rendre compte que la lutte pour les droits de l'homme représente peut-être l'un des phénomènes les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle. » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions de l'Aube, 1997, in-8°, 261 pp, préface de Gilles Perrault, notes, documents in fine, broché, couv. illustrée, bon état
Le procès de Maurice Papon a été voulu par un homme qui y a consacré sa vie : Michel Slitinsky, qui a échappé de justesse à la rafle de 1942 dont son père et son frère ne sont jamais revenus. Lui, le « petit » grâce à qui, finalement, le puissant préfet de police des années soixante, l’ancien ministre de la Ve République, se retrouve enfin devant des juges. Ce livre, unique, est celui d’une double mémoire. Celle de 42. De Bordeaux, de la rafle, de la survie, des responsabilités de l’époque, de Vichy, de cette République qui servait les nazis. Mais il est aussi celui de l’incroyable lutte menée pendant un demi-siècle pour qu’enfin Maurice Papon soit inculpé de crimes contre l’humanité. Et aujourd’hui jugé. Michel Slitinsky nous raconte tout cela, non par esprit de vengeance, mais par volonté de justice, et pour que nous retrouvions la mémoire des responsabilités de la haute administration de l’époque. Un livre indispensable qui fera référence. — Michel Slitinsky, né en 1925. Il entre dans la Résistance à 17 ans après la rafle de 1942. Au-delà de ses diverses activités professionnelles, son seul véritable combat sera de faire éclater la vérité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1933, in-12, 307 pp, index, broché, bon état (Coll. Les Documents bleus)
Un essai sur la tradition révolutionnaire russe : les précurseurs, la révolte des Décabristes, de la réaction au socialisme, les réformes et le nihilisme, la terre et la liberté, le terrorisme, le marxisme et le populisme, la constitution des partis socialistes, la première révolution, la chute du tsarisme. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.