8, rue Bréa
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France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Presses de la Cité, 1986, fort in-8°, 631 pp, 6 cartes, broché, bon état. "Un livre fondamental sur la révolution islamique".
Dans le récit de ses rencontres avec la révolution islamique, Peter Scholl-Latour fait un tour d'horizon complet de l'univers tentaculaire du mouvement islamique à l'échelle planétaire, et en tire quelques conclusions d'importance. L'auteur, qui a sillonné le monde arabe pendant plus de trente ans, parle en fin connaisseur de la situation historique actuelle en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, au Liban, en Israël, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Algérie, au Maroc... Partout, Peter Scholl-Latour a rencontré des personnalités politiques au plus haut niveau Le Chah à Téhéran, Khomeiny à Neauphle-le-Château et à Qom, Ben Bella, Boumediene et les colonels à Alger, les protagonistes de l'assassinat de Ben Barka, le roi du Maroc, les Gemayel au Liban etc. Les discussions sérieuses mais aussi les anecdotes abondent, qu'il s'agisse de l'Afrique du Nord, de l'Afrique Noire, des Philippines ou encore des républiques à majorité musulmane de l'Union Soviétique. En parfait journaliste, l'auteur n'émet pas d'opinions personnelles. En revanche, il fournit au lecteur, qui peut alors les replacer dans leur contexte, tous les éléments d'information dont il dispose sur l'histoire récente ou les conflits qui font notre actualité étrangère quotidienne. Ancien rédacteur en chef du grand magazine Stern, longtemps correspondant en France de la télévision ouest-allemande ZDF, Peter Scholl-Latour fait partie de cette race en voie de disparition que sont les grands journalistes internationaux, à la fois historiens du présent et "modeleurs" d'opinion. Comme Stanley Karnow l'a fait pour le Vietnam, il a écrit avec Les Guerriers d'Allah un livre fondamental sur la révolution islamique.
France Loisirs, 1987, fort in-8°, 631 pp, 6 cartes, cart. éd., jaquette illustrée, bon état. "Un livre fondamental sur la révolution islamique".
Dans le récit de ses rencontres avec la révolution islamique, Peter Scholl-Latour fait un tour d'horizon complet de l'univers tentaculaire du mouvement islamique à l'échelle planétaire, et en tire quelques conclusions d'importance. L'auteur, qui a sillonné le monde arabe pendant plus de trente ans, parle en fin connaisseur de la situation historique actuelle en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, au Liban, en Israël, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Algérie, au Maroc... Partout, Peter Scholl-Latour a rencontré des personnalités politiques au plus haut niveau Le Chah à Téhéran, Khomeiny à Neauphle-le-Château et à Qom, Ben Bella, Boumediene et les colonels à Alger, les protagonistes de l'assassinat de Ben Barka, le roi du Maroc, les Gemayel au Liban etc. Les discussions sérieuses mais aussi les anecdotes abondent, qu'il s'agisse de l'Afrique du Nord, de l'Afrique Noire, des Philippines ou encore des républiques à majorité musulmane de l'Union Soviétique. En parfait journaliste, l'auteur n'émet pas d'opinions personnelles. En revanche, il fournit au lecteur, qui peut alors les replacer dans leur contexte, tous les éléments d'information dont il dispose sur l'histoire récente ou les conflits qui font notre actualité étrangère quotidienne. Ancien rédacteur en chef du grand magazine Stern, longtemps correspondant en France de la télévision ouest-allemande ZDF, Peter Scholl-Latour fait partie de cette race en voie de disparition que sont les grands journalistes internationaux, à la fois historiens du présent et "modeleurs" d'opinion. Comme Stanley Karnow l'a fait pour le Vietnam, il a écrit avec Les Guerriers d'Allah un livre fondamental sur la révolution islamique.
Presses de la Cité, 1989, gr. in-8°, 466 pp, traduit de l'allemand, broché, bon état
Par ses ascendances lorraines et sarroises, Peter Scholl-Latour est un homme de la frontière, une frontière qu'il n'est jamais parvenu à considérer comme une barrière, une frontière sur le point de disparaître. Son intimité avec notre pays date de ce jour de 1945 où un jeune Allemand gaulliste s'est engagé dans les commandos Ponchardier. Depuis, par goût et par métier - il fut, de 1963 à 1983, correspondant permanent de la télévision allemande à Paris -, il n'a cessé de scruter notre destin national, a été le témoin de la plupart des grands événements de ce presque demi-siècle d'histoire, a rencontré nombre de ceux qui ont forgé le visage de la France des années 80, en particulier tous les présidents de la Ve République. Ce livre est le recueil de chroniques écrites au jour le jour et confrontées à la réalité et aux hommes d'aujourd'hui. Peter Scholl-Latour raconte et analyse avec le regard amical et lucide d'un "étranger de l'intérieur". Il n'a guère d'estime pour les caciques des précédentes républiques, il s'amuse des archaïsmes et des contradictions de notre société, il goûte le romantisme de Mai 68, il note que l'observation de la vie politique à Paris entraîne inéluctablement aux commérages, mais admire avant tout la pérennité de l'État français au-delà de toutes les turbulences de l'histoire, de Hugues Capet à Charles de Gaulle et à François Mitterrand. Homme des médias - après avoir dirigé l'hebdomadaire Stern, il est aujourd'hui administrateur de la CLT -, il assiste avec intérêt à la reconstruction du paysage audiovisuel français. Passionné par l'Orient - il est arabisant - et par le passé colonial de notre pays, il observe avec attention la difficile coexistence de Marseille et de sa communauté maghrébine. Passionné par l'Europe, il raconte comment, en trente années, les ennemis héréditaires sont devenus partenaires privilégiés condamnés à un avenir commun. Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? A ces interrogations éternelles sur notre identité nationale, Peter Scholl-Latour apporte des réponses toujours révélatrices, parfois inattendues. Hexagonie, de Peter Scholl-Latour, ou près d'un demi-siècle de passion pour la France.
Presses de la Cité, 1988, gr. in-8°, 327 pp, traduit de l'allemand, une carte, index, broché, couv. illustrée, bon état
Correspondant de la radio-télévision allemande pour l'ensemble du continent africain, Peter Scholl-Latour embarque en juillet 1960 à Marseille, à destination de Léopoldville – la future Kinshasa – où il doit assister aux cérémonies consacrant la naissance de l'Etat congolais. Ses étapes – Alger, qui vient de connaître l'insurrection des généraux, Dakar, Conakry, Abidjan au seuil de l'indépendance – sont autant d'exemples des aspirations et des contradictions de l'Afrique. L'auteur sera le témoin privilégié de ces soubresauts sanglants, côtoyant tous les protagonistes, premiers rôles ou simples participants, qu'il rencontre à chaud, au plus fort du drame. Mort sur le grand fleuve est le recueil des articles, reportages, journaux de voyage qu'il a écrit alors...
Armand Colin, 1996, gr. in-8°, 347 pp, 15 illustrations, nombreux tableaux et cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. U)
L'immigration a profondément marqué l'histoire de la France contemporaine. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les nouveaux venus furent en majorité d'origine européenne, puis arrivèrent les Africains et les Asiatiques. Dès les années 50, notre pays, souffrant d'un profond et ancien déficit démographique aggravé par les lourdes pertes humaines des guerres mondiales, accueillit un nombre grandissant d'immigrés. À cette main-d'œuvre indispensable à l'essor économique s'ajoutèrent des soldats originaires des colonies, venus défendre la métropole, ainsi que de nombreux réfugiés victimes de persécutions politiques ou raciales. Les immigrants et leur descendance ont ainsi enrichi la population française d'environ dix millions de personnes en un peu plus d'un siècle. L'ouvrage retrace l'histoire de ce vaste phénomène, de la fin du XIXe siècle à nos jours, du point de vue démographique, économique, social, juridique, politique et militaire. Une attention particulière est accordée aux relations entre Français et immigrés, à la vie quotidienne, aux processus d'intégration, au poids de la conjoncture commandée par les alternances de prospérité et de crise, de paix et de guerre, de stabilité et de mutation. Cette étude rend intelligible la situation actuelle en éclairant la question complexe de l'immigration qui constitue l'un des problèmes fondamentaux de la société française.
Seuil, 1983, gr. in-8°, 379 pp, traduit de l'américain, 63 illustrations en noir dans le texte et 16 planches en couleurs hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état
En sept études, Carl Schorske dévoile la naissance de notre modernité. Celle-ci commence à Vienne, dans les années 1880, où la bourgeoisie libérale, parvenue au pouvoir, traduit ses espérances dans le prodigieux remodelage de la Ringstrasse. Mais le peuple tenu à l'écart de la scène politique y fait une brutale irruption, guidé par les leaders antisémites. Face à ce déferlement de violence politique dont Hitler saura s'inspirer, beaucoup rejettent les illusions de leurs pères : à la raison, ils opposent le sentiment ; aux normes sociales, ils substituent la libération des instincts ; à l'empire multinational, ils préfèrent une terre promise. Herzl bâtit l'Etat juif, Freud libère l'inconscient, Otto Wagner esquisse la ville de demain, Klimt révèle les visages d'Eros, Kokoschka révolutionne le langage et Schoenberg invente la musique.
Seuil, 2001, in-8°, 190 pp, broché, couv. illustrée, bon état
L'auteur, alors directeur du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, analyse les mécanismes liés aux décisions politiques qui ont marqué les moments importants de la vie du gouvernement. Il raconte son expérience, notamment sur la question corse, et s'interroge sur les effets de la cohabitation sur le fonctionnement de l'Etat.
Armand Colin, 1963, pt in-8°, 416 pp, chronologie sommaire, biblio, broché, bon état (Coll. U)
"Tout recueil de textes inédits ou rétablis dans leurs versions originales du numéro 1 de la République populaire de Chine présente un très gros intérêt. Le Mao Tsé-toung présenté par Stuart Schram est précisément un recueil de ce genre. On y trouve notamment de nombreux extraits d'oeuvres de jeunesse de Mao Tsé-toung totalement oubliées ("Une étude de l'éducation physique", avril 1917 ; "La grande union des masses", juillet-août 1919, etc.) ; de précieux inédits, dont une réponse au journaliste Edgar Snow qui nous révèle qu'en juillet 1936 Mao Tsé-toung pensait qu'après la victoire de la révolution en Chine "la Mongolie extérieure deviendrait automatiquement une partie de la fédération chinoise" et des éléments des versions originales de la célèbre "Analyse des classes de la société chinoise" (janvier-février 1926), du non moins célèbre "Rapport après enquête sur le mouvement paysan dans le Hunan" (février 1927), de la "Lutte dans les Jing gangshan" (novembre 1928), etc. Et ce est pas seulement le non-initié mais aussi l'initié qui se précipitera avec gourmandise sur ces nouveautés. Mais il a mieux : les morceaux choisis de l'œuvre écrite du leader chinois que vient de nous donner Stuart Schram ont été commentés (dans une introduction extrêmement substantielle) et regroupés de telle sorte qu'il s'en dégage une image bien définie de Mao Tsé-toung en tant que théoricien et en tant qu'homme d'action..." (Claude Cadart, Revue française de science politique, 1964) — "Choix d'écrits de Mao Tsé-Toung situés non seulement par rapport à la doctrine marxiste-léniniste mais aussi par rapport à la réalité chinoise." (Politique étrangère, 1965)
Armand Colin, 1963, pt in-8°, 416 pp, chronologie sommaire, biblio, reliure demi-basane bleue à coins, dos à 4 nerfs, titres dorés, bon état (Coll. U)
"Tout recueil de textes inédits ou rétablis dans leurs versions originales du numéro 1 de la République populaire de Chine présente un très gros intérêt. Le Mao Tsé-toung présenté par Stuart Schram est précisément un recueil de ce genre. On y trouve notamment de nombreux extraits d'oeuvres de jeunesse de Mao Tsé-toung totalement oubliées ("Une étude de l'éducation physique", avril 1917 ; "La grande union des masses", juillet-août 1919, etc.) ; de précieux inédits, dont une réponse au journaliste Edgar Snow qui nous révèle qu'en juillet 1936 Mao Tsé-toung pensait qu'après la victoire de la révolution en Chine "la Mongolie extérieure deviendrait automatiquement une partie de la fédération chinoise" et des éléments des versions originales de la célèbre "Analyse des classes de la société chinoise" (janvier-février 1926), du non moins célèbre "Rapport après enquête sur le mouvement paysan dans le Hunan" (février 1927), de la "Lutte dans les Jing gangshan" (novembre 1928), etc. Et ce est pas seulement le non-initié mais aussi l'initié qui se précipitera avec gourmandise sur ces nouveautés. Mais il a mieux : les morceaux choisis de l'œuvre écrite du leader chinois que vient de nous donner Stuart Schram ont été commentés (dans une introduction extrêmement substantielle) et regroupés de telle sorte qu'il s'en dégage une image bien définie de Mao Tsé-toung en tant que théoricien et en tant qu'homme d'action..." (Claude Cadart, Revue française de science politique, 1964) — "Choix d'écrits de Mao Tsé-Toung situés non seulement par rapport à la doctrine marxiste-léniniste mais aussi par rapport à la réalité chinoise." (Politique étrangère, 1965)
Denoël, 1938, in-12, 150 pp, 8 pl. hors texte (2 cartes et 6 photos), broché, couv. illustrée, bon état
Par Émile Schreiber, journaliste économique fasciné par Salazar, dans lequel il a voit un Marc-Aurèle « moderne », le comparant aussi à Poincaré : "dans l'Europe nerveuse, le Portugal reste un îlot de douceur et de charme." — "L'auteur considère le régime de Salazar comme autoritaire, mais non totalitaire, et estime dans l'ensemble que ses réalisations politiques et économiques sont tout à fait substantielles." (Foreign Affairs, 1939)
Plon, 1932, in-12, iv-221 pp, une photo de Mussolini en frontispice, broché, bon état
Ouvrage sur l’Italie fasciste publié par le journaliste Emile Schreiber (futur Servan-Schreiber) à la suite d’un reportage réalisé pour le compte de la revue L’Illustration, où il eut l'occasion de s’entretenir avec Mussolini.
Nagel, 1964 in-12, 205-(5) pp, 21 pl. de photos hors texte dont le frontispice et un fac-similé d'une page du manuscrit hors texte, broché, bon état
Salué unanimement en 1960 comme "Père de l'Europe", Robert Schuman (1886-1963), ministre des Affaires étrangères de 1948 à 1952, est entré dans l'Histoire par la déclaration du 9 mai 1950, fondatrice de la construction européenne. Grand homme d'Etat, il fut le premier président de l'Assemblée parlementaire européenne. "Pour l'Europe" est le seul ouvrage publié de Robert Schuman. Il permet de retrouver la pensée et la vision européenne qui ont guidé son œuvre. "Les dures leçons de l'histoire ont appris à l'homme de la frontière que je suis, à se méfier des improvisations hâtives, des projets trop ambitieux, mais elles m'ont appris également que lorsqu'un jugement objectif, mûrement réfléchi, basé sur la réalité des faits et de l'intérêt supérieur des hommes, nous conduit à des initiatives nouvelles, voire révolutionnaires, il importe – même si elle heurtent les coutumes établies, les antagonismes séculaires et les routines anciennes – de nous tenir fermement et de persévérer. L'Europe ne se fera pas en un jour ni sans heurts. Rien de durable ne s'accomplit dans la facilité. Pourtant déjà elle est en marche. [...] Mais surtout, au-delà des institutions et répondant à une aspiration profonde des peuples, l'idée européenne, l'esprit de solidarité communautaire, ont pris racine."
Plon, 1995, gr. in-8°, 314 pp, index, broché, couv. illustrée, qqs soulignures stylo, état correct
Un président de la République, François Mitterrand, qui n'aime ni la guerre, ni les militaires, deux conflits (guerre du Golfe, ex-Yougoslavie), auxquels la France se mêle à reculons, des opérations de police ou humanitaires à haut risque (Tchad, Liban, Rwanda), six ministres de la Défense de 1981 à 1994, aux ordres, une stratégie (la dissuasion nucléaire) dépassée avec la fin de la guerre froide, un lobby militaro-industriel, défendant des programmes d'armement inadaptés aux guerres futures, et des armées désemparées dans un monde en crise : tel est le bilan de quatorze ans d'histoire militaire de la France. D'une visite au P.C. atomique de Taverny, au Conseil des ministres qui décida l'opération Turquoise, d'un dialogue Mitterrand-Balladur, à un portrait inédit de l'amiral Lanxade, du général Jacques Mitterrand ou de Pierre Joxe, Alexandra Schwartzbrod nous livre un récit bourré de révélations sur le pouvoir politico-militaire en France depuis 1981.
P., Marcel Rivière, 1956, fort in-8°, 535 pp, traduit de l'anglais, index, broché, bon état. la présente édition française, revue et mise à jour par l'auteur, comporte un chapitre inédit sur les syndicats
Croissance et transformations de la classe ouvrière ; Transformation du marché du travail ; Transformation du statut du travail ; Evolution et politique des salaires (jusqu'en 1941) ; Evolution et politique des salaires (depuis 1941) ; Durée et conditions de travail ; Les assurances sociales ; Les syndicats. — "Le livre de Schwarz, publié aux Etats-Unis en 1952, est devenu un classique de la littérature sur l'économie soviétique. Dans des chapitres très denses par suite de l'abondance des renseignements amassés, l'auteur retrace les transformations de la classe ouvrière et l'élaboration d'un statut du travail qui se propose de mobiliser la force de travail au service des plans d'industrialisation. Le rôle des syndicats n'est pas de défendre les travailleurs, mais de les encadrer. La politique des salaires, comme celle de la Sécurité sociale, est dominée par le souci de la productivité la plus élevée. Il n'est pas étonnant que le contrôle exercé sur les travailleurs soit largement coercitif..." (Raymond Barre, Revue économique, 1957)
Grasset, 1993, in-8°, 345 pp, traduit de l'américain, biblio, broché, bon état
Grasset, 1927, in-8°, 294 pp, une photo de Marcel Schwob en frontispice (1902), broché, bon état. Edition originale, un des 24 ex. numérotés sur papier vergé d'Arches (après 13 ex. sur papier Japon), bon état
Première biographie de Marcel Schwob (1867-1905), écrivain français - conteur, poète, traducteur, érudit - proche des symbolistes, par son ami Pierre Champion.
P., Pedone, 1927, gr. in-8°, (2)-102 pp, broché, bon état
Payot, 1965, in-8°, 298 pp, traduit de l'américain, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
Traduction française de "Alliance against Hitler. The origins of the Franco-Soviet pact" (Durham, Duke University Press, 1962) — "Retraçant les origines, la préparation et la signature du traité franco-soviétique d'assistance mutuelle en 1935. W.E. S. replace cette orientation nouvelle de la diplomatie française dans le contexte européen de l'après-guerre : difficultés avec les alliés traditionnels, divergences au sein de la Petite Entente et surtout ascension de Hitler en Allemagne. Il fait également une large place aux considérations de politique intérieure française qu'il analyse en détail, et souligne le rôle de quelques hommes dans la conduite de la politique étrangère : Litvinov, du côté russe, Léger, Herriot, Barthou, Laval, du côté français." (Revue française de science politique)
Mercure de France, 1968, in-8°, 250 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte. broché, couv. illustrée, bon état
On a déjà beaucoup parlé des événements de mai et de juin 1968 : en un mois, l'édifice apparemment sans fissure de la politique et de la société françaises se lézardait de toutes parts, et l'on put croire un instant que le régime de la France était menacé dans son existence même. Au pourquoi, au comment, qui sont venus à tous les esprits, aucune réponse satisfaisante n'a encore été donnée. Aussi le propos des auteurs de ce livre n'est-il pas simplement de reconstituer ces journées qui ont inquiété le monde, mais plus profondément, de les recréer : elles ont des causes, mais aussi des auteurs. Elles ont un passé, une démarche souterraine et cohérente, une réalité, un sens. Elles ont, enfin, une fois terminées, des prolongements et une portée d'une importance fondamentale, et remettent en question toute une part de l'avenir de la France. Correspondants à Paris du grand journal britannique “l'Observer”, Maureen Mac Conville et Patrick Seale étaient mieux placés que quiconque pour mesurer l'événement. Ils ont vécu les affrontements, interrogé les dirigeants et les acteurs, analysé les causes et les conséquences. Avec le recul, sinon du temps, du moins de l'espace, ils permettent de savoir, de comprendre et de prévoir. (4e de couverture) — “Deux journalistes britanniques, Patrick Seale et Maureen McConville, ont écrit l’un des premiers ouvrages en anglais sur Mai 68, “Red Flag, Black Flag: French Revolution 1968”. Le titre de ce livre rendait bien compte de sa concentration sur les événements politiques et, de façon supposée, révolutionnaires, du printemps 1968. Il était très riche en faits, mais – comme beaucoup de ses successeurs – s’intéressait peu aux développements qui n’étaient pas politiques. Son titre impliquait que 1968 constituait une nouvelle Révolution française." (Michael Seidman, « Historiographie de mai 1968 en langue anglaise. », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2009)
Bleu autour, 2004, gr. in-8°, 238-(17) pp, préface de Michelle Perrot, très nombreuses illustrations et photos en noir et en couleurs, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. D'un regard l'autre)
Un carnet de voyages autobiographique de Leïla Sebbar, l'inscription de ses Algéries en France. Récits, fictions, entretiens, portraits et reportages, photos, dessins, papiers froissés d'oranges, aquarelles, BD et cartes postales tissent une mythologie affective, une géographie intime et politique de ses lieux de mémoire et de rencontres : Ainay-le-Château, Aflou, Aïn-Sefra, Alger, Allègre, Beau-Désert, Bourg-Lastic, Caen, Constantine, Elbeuf, El-Hamel, Épineuil-le-Fleuriel, La Gonterie, Grignan, Hennaya, Kaysersberg, Lodève, Manosque, Marseille, Mas Thibert, Mascara, Oran, La Roque-d'Anthéron, Roubaix, Ténès, Tiaret, Tlemcen, Verdun, Vichy... Elle croise ses "soeurs étrangères", Nora la conteuse, Fatima et sa Singer, Djamila la maquisarde... Les filles des cités et Shérazade. Les femmes de la Goutte d'Or. Les "fous" d'Algérie, Germaine Tillion, Marthe Stora, Aimée Chouraqui, Pierre Vidal-Naquet... Et Zidane. C'est gai, c'est grave. Maurice Audin, assassiné. Harkis, abandonnés. Zouaves, spahis et tirailleurs d'Afrique, morts pour la France. Chibanis, dans les cafés, tranquilles. Les figures tutélaires d'Abd el-Kader, Isabelle Eberhardt, Pierre Loti... Mouloud Feraoun, Mohammed Dib, Jean Pélégri, Kateb Yacine et leurs livres. Ses amis artistes et écrivains contemporains. Le jardin de sa mère, la Française, les ruches de son père, l'Algérien.
Perrin, 1973, in-8°, 464 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, reliure skivertex éditeur, rhodoïd, bon état
L'ouvrage que voici a paru, dans sa forme primitive et pour la première fois, en 1941, au Canada français, sous le titre « Péguy, soldat de la Liberté ». Quelques semaines plus tard il paraissait en zone française libre sous son véritable titre : «Péguy, soldat de la Vérité ». Dans le climat du moment, c'était, sur le plan de l'esprit, un message de refus et de réconfort, qui fut apprécié comme tel. Ce livre, depuis longtemps épuisé, constitue, en même temps qu'un portrait fidèle, la présentation loyale et objective d'une œuvre et d'un caractère. Il est toujours considéré, en dehors des savantes exégèses et des interprétations d'accaparement, comme une des meilleures introductions à la connaissance et à la fréquentation de Péguy. Les témoignages là-dessus ne manquent pas. A l'occasion du centenaire de la naissance de Péguy, nous avons décidé de le rééditer. Mais l'auteur, qui a fondé à Orléans le Centre d'études où sont réunis les grands manuscrits, les archives des Cahiers de la Quinzaine et une documentation abondante et précieuse sur l'œuvre, la vie, la psychologie, les problèmes et pour tout dire le temps de Péguy, ne pouvait pas se borner à une réédition, même revue et corrigée, d'un texte remontant à trente années. Il a ajouté à ce premier volet, toujours essentiel et valable, un second : la confrontation de la pensée et des positions d'un des plus grands écrivains du début de ce siècle, et qu'on a pu légitimement qualifier de « prophète », avec notre brûlante actualité. C'est donc un « Péguy aujourd'hui » que nous présentons à nos lecteurs. (Note de l'Editeur) — "Voilà un Péguy vrai." (André Gide)
Ed. Aux Carrefours du monde, 1956, gr. in-8°, 351 pp, 48 planches de photos hors texte (certaines dépliantes), broché, sans la jaquette, état correct
Denoël, 2007, gr. in-8°, 659 pp, traduit de l'hébreu, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Le 5 juin 1967, l'armée israélienne attaquait l'Égypte en réaction au comportement menaçant de Nasser. Six jours plus tard elle ressortait victorieuse d'une violente confrontation avec les principales armées du monde arabe. Sous la plume de Tom Segev, la relation de ce conflit devient une immense épopée émaillée de mille petites histoires et destins. Bien plus qu'une chronique de la guerre, 1967 est avant tout un instantané de la société israélienne vingt ans après la fondation de l'État hébreu. Aux côtés de Moshe Dayan, Ariel Sharon et Yitzhak Rabin, ce sont les simples soldats, les femmes au foyer, les Juifs de la Diaspora et les kibboutzniks, qui sont les véritables héros de ce récit. Cette micro- histoire s'enchevêtre constamment avec la dimension internationale du conflit. Qu'il s'agisse de la question des réfugiés palestiniens et des relations avec le monde arabe, des négociations secrètes avec le roi Hussein de Jordanie, de la coopération avec la France dans le domaine des armes atomiques ou des liens privilégiés avec les États-Unis, Tom Segev revient dans ce livre sur chacun des sujets qui font de la guerre des Six- Jours la matrice des crises du Proche-Orient depuis 1967.
Fayard, Fondation Saint-Simon, 1985, in-8°, 283 pp, broché, bon état, envoi a.s.
"A l'origine de ce livre, il y a, semble-t-il, l'ambition de récuser les pensées et propos de tous ceux qui, depuis quelques années, se sont emparés de l'idée de corporatisme pour en faire la principale explication des blocages sociaux apparus en temps de crise. Le corporatisme est conçu ici comme un mode de « régulation sociale de la relation salariale » et non comme un système spécifique de représentation des intérêts sociaux au sein du pouvoir politique, tel que l'entendent les chercheurs anglo-saxons et les théoriciens de l'Etat. L'objectif de l'auteur, en partie atteint, est d'aller à rencontre d'une vision pessimiste, parce qu'erronée, qui l'assimile à un repli frileux, à l'exacerbation des tensions, bref à un véritable danger qui mettrait en péril notre société. Le sens commun a chargé le terme corporatisme d'une connotation injurieuse..." (Claire Bernard, Mots, 1987)