8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Fasquelle, 1955, in-8°, 253 pp, sources, broché, bon état
Journaliste témoin de l'époque fasciste, Willy Sperco (1887-1970) a essayé de définir Mussolini plus par ses réalisations qu'il juge importantes que par son idéologie qu'il considère comme inexistante. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Arthaud/Montalba, 1984, in-8°, 286 pp, broché, bon état. Textes de Robert Badinter, Pierre André Taguieff, Jacques Tarnero, Jean-Pierre Faye, Jan Myrdal, Volker von Törne, Guy de Bosschère, Breyten Breytenbach, Albert Jacquard, Alfred Kern, Iannis Xenakis, etc.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Bouchène, 2000, gr. in-8°, 196 pp, broché, bon état, envoi a.s.
Pour la première fois, un ouvrage est entièrement consacré à des « libéraux » d'Algérie. Pendant la période 1954-1962, un groupe d'étudiants d'Alger a pris beaucoup de risques pour s'affirmer « à contre-courant » du mouvement de l'Algérie française. Les éléments biographiques, les aperçus historiques, la réflexion critique exercée à chaud, à partir de « choses vues », montrent les difficultés et la force de leur engagement. Ici, la nostalgie n'empêche pas la lucidité. Autour de Jean Sprecher, professeur de lettres, qui a pris l'initiative d'évoquer son parcours et celui de ses amis, se retrouvent, pour une contribution originale, Alain Accardo, universitaire, Antoine Blanca, diplomate, Jean-Paul Ducos, professeur de mathématiques et arabisant, Claude Oliviéri, agrégé de lettres classiques et Charles Géronimi, neuropsychiatre. Regards croisés sur une réalité complexe et dramatique, mais aussi matériau de premier ordre pour une Histoire qui reste encore à écrire. Ce témoignage constitue une pièce inédite d'un dossier qui suscite un regain d'intérêt au moment où le devoir de mémoire s'impose en France comme en Algérie. — "La population européenne de l’Algérie coloniale n’était pas constituée uniquement d’individus réactionnaires et bornés. Une petite minorité se singularisait en s’exprimant à « contre-courant ». L’ouvrage de Jean Sprecher décrit les prises de conscience et les actes d’un groupe d’étudiants qui, s’ils n’ont pas eu une grande influence sur les événements, se sont manifestés quand ils l’ont pu et de manière suffisamment courageuse pour sortir du drame algérien « la tête haute ». Dans un premier temps, l’auteur rappelle, entre autres, comment il était clair pour qui voulait bien s’en apercevoir qu’une coalition d’intérêts locaux faisait la loi sur place. Celle-ci faisait en sorte que les « Français d’origine algérienne » demeurent des citoyens de seconde zone, et cet état des choses avait toujours été entériné par le pouvoir politique métropolitain. Dans une seconde étape, Jean Sprecher, étudiant à Alger pendant la guerre, expose ses prises de positions et actions au sein d’un groupe de jeunes « libéraux et progressistes » dans un « Comité Etudiant d’Action Laïque et Démocratique ». Il en retrace l’itinéraire jusqu’à la fin des événements en particulier ceux de l’exode tragique d’une communauté, imposé par la bêtise sanguinaire de l’OAS. Le triste exploit de cette organisation fascisante qui manipulait ou terrorisait la communauté d’origine européenne a consisté à interdire tout avenir commun en Algérie. Avec le recul, et connaissant les problèmes de l’Algérie des années 1990- 2000, on est amené à reconsidérer le cours qu’aurait pu prendre l’Histoire, si une proportion bien plus importante d’Européens d’origine avait pu demeurer sur cette terre. Un des autres étudiants qui intervient dans l’annexe de l’ouvrage, Antoine Blanca, avoue avoir rêvé d’une nouvelle Andalousie où auraient cohabité de manière fructueuse plusieurs communautés, plusieurs cultures, plusieurs religions, rappelant que l’Andalousie du Moyen Age était la région la plus riche d’Europe." (Pierre Grou, Confluences Méditerranée, 2001) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., J. Ferenczi et Fils, 1929, in-12, 285 pp, broché, bon état
L'assassinat de Nicolas II et de sa famille. Valentin Speranski, ancien professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg, a écrit en 1928 ce livre, le résultat d’une enquête personnelle menée au printemps 1924 à Saint-Pétersbourg et dans ses environs. Il écrit : « Presque six ans après l’assassinat de la Famille impériale, j’ai examiné le lieu de l’atroce évènement. » ... « Après avoir regardé le jardin Ipatief, je commençai à examiner attentivement la cour attenante. Sur les dalles noires, les assassins ont traîné les corps encore tièdes de leurs victimes. Sur le sol légèrement incliné a coulé le sang de onze martyrs. Après six ans, les traces du crime ont disparu, si ce n’est sur les marches du perron où j’ai remarqué à la loupe, les traces non équivoques d’une teinte rougeâtre, demeurée, malgré le temps, dans certaines rainures... ». Un des intérêts du livre est de donner les témoignages de quelques-uns des gardes de la maison Ipatiev (certains identifiés, d'autres anonymes), qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions "L'Avenir de Tunisie", s.d. (v. 1950) in-8°, 40 pp, broché, bon état
"La question nationale et coloniale prend aujourd'hui dans le monde entier une importance décisive. (...) C'est pourquoi nous présentons aujourd'hui ce recueil d'extraits du plus grand théoricien de la question nationale et coloniale, Joseph Staline." (Les éditeurs) — L'article «Le marxisme et la question nationale», écrit fin 1912-début 1913, à Vienne, parut pour la première fois en 1913 sous la signature K. Staline dans les numéros 3-5 de la revue bolchévik Prosvechtchénié, sous le titre : « La question nationale et la social-démocratie ». En 1914, il fut publié en brochure sous le titre : la Question nationale et le marxisme, aux éditions Priboï (Pétersbourg). En 1920, l'article fut réédité par le commissariat du peuple aux Minorités nationales dans le Recueil d'articles de Staline sur la question nationale (Editions d'Etat, Toula). Ce recueil était précédé d'une « Note de l'auteur » dont voici un extrait : ... « L'article reflète la période des discussions de principe sur la question nationale dans les rangs de la social-démocratie russe, à l'époque de la réaction tsariste et des grands propriétaires fonciers, un an et demi avant le début de la guerre impérialiste, époque où montait la révolution démocratique bourgeoise en Russie. Deux théories de la nation s'affrontaient alors et, partant, deux programmes nationaux : le programme autrichien, appuyé par le Bund et les menchéviks, et le programme russe, bolchevik. Le lecteur trouvera dans l'article la caractéristique de ces deux courants... » C'est à propos de cet article de Staline que Lénine écrivait à Gorki dans la seconde moitié de février 1913 : « Nous avons ici un merveilleux Géorgien qui, après avoir rassemblé tous les matériaux autrichiens et autres, a entrepris de composer un grand article pour le Prosvechtchénié. » Lorsque l'ouvrage parut, Lénine en reconnut hautement le mérite dans son article : « le Programme national du P.O.S.D.R. », que publia la revue Social-démocrate, n° 32, du 28 (15) décembre 1913. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Moscou, Editions en langues étrangères, 1949, in-8°, 811 pp, un portrait de Joseph Staline en frontispice, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, dos à faux-nerfs avec titres et filets dorés, titres dorés au 1er plat, qqs soulignures au crayon rouge, tranche salie, bon état
Le « marxisme-léninisme » de J. Staline, tel qu'il l'a exposé à partir de 1924 dans “Les questions du léninisme” (onze éditions de son vivant). — "Pourquoi ce titre ? Staline, le secrétaire du Bureau politique du parti communiste de l’U.R.S.S., qui, en réalité, on le sait, détient un pouvoir dictatorial, dans toutes les questions qu’il traite, invoque sans fin l'autorité de Lénine, dont toutes les déclarations ont la valeur d’un dogme, non moins et sans doute plus encore que la parole marxiste. Dans ces discours de Staline, il est surtout question de la lutte à engager contre l'opposition, de gauche (avec Trotski), de droite (avec Boukharine et Rykof), car aucune « déviation » ne doit étre permise. C'est principalement à propos du « plan quinquennal » et de la politique agraire que la lutte s’engage ; les adversaires du dictateur inclinent vers les « petits bourgeois », les social-démocrates, les menchéviks. L’une des idées essentielles de l'orateur, c’est qu’il faut intensifier l'industrie de l’U.R.S.S. Déjà, dans son rapport du 3 décembre 1927, il avait déclaré : « Par l'intensité de son développement, notre industrie en général et notre industrie socialiste en particulier dépassent le développement de l'industrie des pays capitalistes. » Bien curieux aussi, les entretiens du dictateur avec les délégations étrangères et, en particulier, sa définition de la liberté de la presse, bonne pour la classe ouvrière. Dans ce même ordre d’idées, il insiste, à plusieurs reprises, sur la nécessité de l'autocritique ; seulement, on ne voit pas bien quel en est le sens ou plutôt on ne le voit que trop. Les discours sur « les fractions de droite dans le P.C. des Etats-Unis » sont de nature à montrer que l'lnternationale communiste est étroitement soumise au gouvernement soviétique. Ce recueil constituera un document de premier ordre pour les historiens de l’avenir." (Henri Sée, Revue historique, 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions Norman Bethune, 1971, pt in-8°, 40 pp, broché, état correct
La philosophie marxiste se prétend une philosophie scientifique, la première à mériter ce titre. Ce privilège, elle le tient d’avoir su formuler la méthode universelle de toutes les sciences. Cette méthode, c’est la dialectique matérialiste. Le « matérialisme dialectique » est ainsi la doctrine philosophique qui énonce les principes d’une méthodologie générale des sciences, dont les « applications » sont donc d’abord à chercher dans l’étude, qui fut historiquement première, des phénomènes de la nature. C’est parce que la même méthodologie a été par Marx étendue aux phénomènes de la vie sociale que le matérialisme historique est lui-même une science. Staline ouvrira son opuscule de septembre 1938 sur ces lignes : « Le matérialisme dialectique est la théorie générale du Parti marxiste-léniniste. Le matérialisme dialectique est ainsi nommé parce que sa façon de considérer les phénomènes de la nature, sa méthode d’investigation et de connaissance, est dialectique, et son interprétation, sa conception des phénomènes de la nature, sa théorie est matérialiste. Le matérialisme historique étend les principes du matérialisme dialectique à l’étude de la vie sociale ; il applique ces principes aux phénomènes de la vie sociale, à l’étude de la société, à l’étude de l’histoire de la société. » (Dominique Lecourt) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1971, in-12, 188 pp, broché, bon état, envoi a.s.
Août 1969 : Jean Starakis, journaliste français de père grec et de mère française, est arrêté par la police politique grecque. Pendant huit mois, il est « interrogé ». Condamné à 18 ans de prison, il est gracié après une vaste campagne d'opinion et expulsé vers la France. Dans ce livre, il témoigne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
IFRI/Dunod, 1993, in-8°, 238 pp, 27 cartes, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Ramsès)
Une analyse des événements dans l'ex-Yougoslavie et les conséquences de ce conflit. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1994, in-8°, 368 pp, 8 pl. de photos hors texte, documents en annexes, chronologie, index, broché, annotations crayon, bon état (Coll. L'Epreuve des faits)
Pendant un demi-siècle, les destins de Pierre Mendès France et de François Mitterrand se sont croisés. Ils ont vécu ensemble les grands moments de notre pays : la Libération, les soubresauts de la IVème République, la guerre d'Indochine, le gouvernement Mendès, la guerre d'Algérie, le retour du général de Gaulle, Mai 68, l'élection de mai 1981. Au terme de la vie politique de ces deux hommes d’État de gauche, ceux-ci semblent incarner deux figures symboliques presque opposées : Mendès France, le prophète, et François Mitterrand, le stratège. François Stasse raconte leur histoire. Il a consulté des archives inédites, rencontré de nombreux témoins ; il livre ainsi un double portrait, riche en révélations. En confrontant les principes et la réalité, François Stasse chercher à tirer la morale de l’histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1964, in-8°, 379 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. à rabats, bon état, envoi a.s.
"Agent de renseignement en Allemagne dans les années 1930, combattant en Afrique lorsque la guerre y reprend, spectateur intéressé et lucide de la vie internationale et des rapports franco-allemands après 1945, P. S. témoigne sur la période 1933-1958. Son livre est intéressant à plus d'un titre. On en retiendra surtout les portraits de certains personnages rencontrés – notamment Goering ; la mise en évidence du décalage entre des rapports secrets détaillés, prophétiques, et l'incrédulité des hommes politiques face à ce qui leur semble inhabituel ou étrange ; enfin la volonté de rejeter dans l'histoire les conflits franco-allemands et la croyance en une ère de réconciliation et de paix." (Revue française de science politique, 1965) — Le 7 mars 1936 ; L'axe Rome-Berlin ; Les Jeux olympiques de Berlin ; Hitler et Mussolini ; L'«Anschluss» ; La Conférence de Munich ; Au «nid d'aigle» : François-Poncet et Hitler ; Le démembrement de la Tchécoslovaquie ; La déclaration de guerre ; Guerre russo-finlandaise 1939-40 ; Campagne de Norvège ; Campagne de France ; L'armistice ; Le coup du 13 décembre ; Entrevue Darlan-Hitler ; Reprise de la guerre en Afrique du Nord ; Campagnes de Tunisie, Corse, Italie et Provence ; Alliance atlantique et unité européenne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1964, in-8°, 379 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. à rabats, bon état
"Agent de renseignement en Allemagne dans les années 1930, combattant en Afrique lorsque la guerre y reprend, spectateur intéressé et lucide de la vie internationale et des rapports franco-allemands après 1945, P. S. témoigne sur la période 1933-1958. Son livre est intéressant à plus d'un titre. On en retiendra surtout les portraits de certains personnages rencontrés – notamment Goering ; la mise en évidence du décalage entre des rapports secrets détaillés, prophétiques, et l'incrédulité des hommes politiques face à ce qui leur semble inhabituel ou étrange ; enfin la volonté de rejeter dans l'histoire les conflits franco-allemands et la croyance en une ère de réconciliation et de paix." (Revue française de science politique, 1965) — Le 7 mars 1936 ; L'axe Rome-Berlin ; Les Jeux olympiques de Berlin ; Hitler et Mussolini ; L'«Anschluss» ; La Conférence de Munich ; Au «nid d'aigle» : François-Poncet et Hitler ; Le démembrement de la Tchécoslovaquie ; La déclaration de guerre ; Guerre russo-finlandaise 1939-40 ; Campagne de Norvège ; Campagne de France ; L'armistice ; Le coup du 13 décembre ; Entrevue Darlan-Hitler ; Reprise de la guerre en Afrique du Nord ; Campagnes de Tunisie, Corse, Italie et Provence ; Alliance atlantique et unité européenne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Masson, 1981, fort gr. in-8°, xiii-786 pp, 70 figures, 15 photos, 70 tableaux, sources et biblio, reliure cartonnée crème de l'éditeur (lég. salie), état correct
"La littérature consacrée aux villes nouvelles est immense mais trop souvent elle relève de rapports peu diffusés ou d'études techniques ou encore se présente sous forme d'articles partiels. Avoir une vue d'ensemble, la fois détaillée et claire, est chose difficile. Il faut savoir gré à J. Steinberg d'éditer le texte de sa thèse qui rassemble, à la date de la soutenance, une documentation quasi exhaustive sur les villes nouvelles de la Région parisienne. Son plan est bien net et suit un ordre chronologique. Il étudie d'abord (pp 10-234) la naissance des villes nouvelles parisiennes en partant des conditions et des motivations de la politique d'aménagement au moment de la parution du schéma directeur de 1965 et en rappelant les nécessités de l'urbanisme actuel ainsi que les contraintes et les moyens de cet urbanisme dans la région Ile-de-France. Ce vaste tableau, un peu général, débouche sur l'analyse plus fine du contexte local et du contenu des projets d'aménagement des cinq villes nouvelles. Chaque ville fait ainsi l'objet d'une fiche donnant la situation, le site et le parti d'aménagement. La deuxième partie (pp 235-398) étudie la situation des villes nouvelles à l'issue des dix premières années de leur réalisation. L'auteur établit un bilan pour les années 1975-1979 en donnant l'état des réalisations physiques des villes nouvelles, la situation démographique, celle des logements, du foncier, des finances, des équipements. Il montre ensuite la place de ces villes dans l'urbanisation de la Région parisienne par le biais des constructions de logements. L'on passe alors à une troisième partie (pp 399-723) qui est tournée vers l'avenir des villes nouvelles parisiennes avec leurs problèmes et leurs perspectives à l'orée des années 1980. Trois grandes séries de problèmes sont abordées : ceux qui touchent à l'organisation politique, administrative et financière ainsi que leurs retombées psycho-sociologiques, ceux qui relèvent de l'économie avec la délicate question de l'équilibre habitat-emploi, ceux qui se rapportent à l'urbanisme, aux liens avec l'espace rural ou forestier, à l'articulation avec le reste de la région. Une réflexion sur les perspectives de ces villes dans un contexte nouveau entraînant la révision du S.D.A.U est faite dans un chapitre terminal. Ces quelques lignes ne peuvent rendre compte de l'énorme documentation qui nous est livrée. On regrettera que J. Steinberg ne se livre pas davantage, préférant laisser au lecteur le soin de tirer ses propres conclusions face à la richesse des faits. Toutefois, la fin de cet ouvrage solide, long mais aisé à consulter grâce à un plan détaillé et de nombreux tableaux et cartes, résume bien les idées-forces de l'auteur : les villes nouvelles de la Région parisienne ne sont pas encore de véritables villes mais plutôt des centres innovateurs. Elles sont une réussite en matière de structuration de l'environnement mais un demi-échec pour ce qui concerne leur poids dans l'urbanisation car elles sont trop près de Paris pour acquérir avant longtemps une autonomie suffisante." (Etienne Dalmasso) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1991, in-8°, 710 pp, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, qqs surlignures stabilo, sinon bon état
Y a-t-il un lien entre la société, l'idéologie, la culture politique de l'Allemagne et la personnalité de l'homme qui la dirigea de 1933 à 1945 ? Les innombrables ouvrages traitant du IIIe Reich et de la guerre ne suffisent pas à répondre à cette question essentielle. C'est en le suivant pas à pas, depuis son enfance autrichienne jusqu'au bunker de la chancellerie, que l'on saisit combien Hitler fut le produit des convulsions et des frustrations de l'histoire austro-allemande, de l'histoire d'un peuple en mal d'intégration : sans elles, ce représentant par excellence de ce que Hannah Arendt appelait "la banalité du mal" n'aurait jamais pu se hisser à la tête de la nation et à son tour marquer de son empreinte la société et la culture du IIIe Reich. Au caractère polymorphe de cet homme répondaient une idéologie composite, un Etat compartimenté, un peuple atomisé. Eléments structurels, fonctionnels, idéologiques et personnels forment en fait un tout indissociable. Portée à son paroxysme, l'idéologie germanique a provoqué un cataclysme dont l'Histoire ne connaît pas d'équivalent. Le nom d'Hitler restera à jamais associé à celui de l'Allemagne pour rappeler de quoi l'homme est capable envers ses semblables. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Richelieu, 1972, gr. in-8°, 398 pp, nombreuses gravures et photos en noir dans le texte, 32 planches en couleurs hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers contemporain)
Excellent ouvrage devenu un classique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Montaigne, 1923, in-12, 251 pp, traduit de l'allemand, broché, couv. illustrée d'un portrait photo de Steinhauer, bon état
Mémoires de Gustav Steinhauer (1870-1930), le maître espion du Kaiser, qui dirigeait un réseau d'agents allemands en 1914. — "L'Allemand à la superbe moustache avait d'abord travaillé comme détective pour Pinkerton avant de devenir le garde du corps personnel du Kaiser. Depuis son bureau de Potsdam, en Prusse, Steinhauer menait une opération d'espionnage aussi téméraire qu'inventive. Ses cibles étaient les docks de Londres et les chantiers navals de Plymouth et Portsmouth ; les principales bases de la Royal Navy, d'où le Kaiser pensait que viendrait la réponse britannique quand il lancerait la guerre qu'il projetait. Pour tenir le haut commandement allemand informé, Steinhauer avait élaboré un système de communication compliqué. Des Allemands installés en Grande-Bretagne recevaient ses ordres dans des lettres qu'ils réexpédiaient ensuite à Schultz et autres agents sous couverture infiltrés dans le pays ; avec leurs timbres et leurs cachets anglais, elles n'attiraient l'attention de personne. Les espions disposaient d'une liste de personnes, dont des serveurs, des coiffeurs et des domestiques, par l'intermédiaire desquels ils pouvaient répondre à Steinhauer. Il avait également créé un code afin que les espions puissent faire parvenir leurs informations à Potsdam sous forme cryptée. Les lettres étaient envoyées à des adresses en France ou dans d'autres pays européens, d'où d'autres espions les faisaient suivre. Ce système fonctionna parfaitement jusqu'à la fois où Schultz estima que le renseignement qu'il venait d'obtenir était si urgent qu'il décida de l'envoyer directement à Steinhauer, juste le jour où un agent du Ml-5 faisait une vérification de routine à Exeter. Un postier chargé du courrier pour l'étranger montra l'enveloppe à l'agent qui la rapporta à Londres, où Kell l'ouvrit et ordonna l'arrestation de Schultz. Redoutant d'être emprisonné pour espionnage, l'Allemand accepta de collaborer et révéla le fonctionnement du code. Le réseau fut démantelé. Le début de la Première Guerre mondiale généra un déchaînement de l'espionnage dans toute la Grande-Bretagne..." (Thomas Gordon, Histoire des services secrets britanniques, 2011) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1965, in-12, 264 pp, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Edition originale sur papier courant
Qu'ont en commun Lawrence d'Arabie, l'écrivain André Malraux et le conspirateur prussien Von Salomon ? "Peut-être s'agit-il des derniers hommes d'action", répond Roger Stéphane. Dans cet essai, il confronte ces trois destins exceptionnels que tout semble opposer et brosse, à partir de Leurs similitudes, un portrait de l'Aventurier des temps modernes. Réflexion sur l'action et l'engagement, La vie et la mort, ce livre est l'un des grands classiques de "L'esprit d'aventure" qui ne cesse d'animer les hommes. — « J'appelle aventurier celui qui s'engage au service d'une cause sans y adhérer ; qui engage sa vie plus pour son propre salut que pour la victoire. Ernst von Salomon, un des précurseurs du renouveau socialiste qui surgira en Allemagne dès 1918 (et qui, tragiquement, aboutira à Hitler quinze ans plus tard), écrit : "Cette première question d'une vie à remplir trouve sa réponse dans la vie même." T. E. Lawrence remarque : "L'appel du désert pour les penseurs de la ville a toujours été irrésistible. Je ne crois pas qu'ils y trouvent Dieu, mais qu'ils entendent plus distinctement dans la solitude le verbe vivant qu'ils apportent avec eux." Et Malraux avoue : "Je n'aime pas les pauvres gens, ceux en somme pour qui je vais combattre... Je les préfère uniquement parce qu'ils sont les vaincus." L'aventurier : le contraire du militant ; étranger par essence au fanatisme et même au manichéisme. L'aventurier : un irréductible solitaire. » (R. S.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1990, gr. in-8°, 395 pp, une carte de la Sicile, 8 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Journaux, radios, films et feuilletons télévisés, tous nous ont parlé de la Mafia. On l'imagine puissante, souterraine et maléfique, ce qui fait hausser les épaules de certains. La Mafia ? Un mythe pour romans policiers ou journalistes en mal de copie. A l'issue d'une enquête exemplaire, Claire Sterling démontre le contraire : non seulement le mythe n'est pas exagéré, mais il est bien en dessous de la réalité. La réalité, c'est que la Mafia sicilienne est devenue la plus grosse des multinationales. Avec un "chiffre d'affaires" de cent milliards de dollars, elle contrôle le marché mondial de l'héroine et aborde aujourd'hui celui de la cocaine. Les tentacules de cette pieuvre vont de Palerme à Hong Kong, Rio, Caracas, Londres ou Brooklyn. On a parlé de "Mafia italo-américaine". A tort : la tête de la pieuvre reste à Palerme et, par les fonds gigantesques qu'elle draine, règne sur l'univers du crime organisé, y compris sur la pègre des Etats-Unis. Débutant avec la renaissance de la Mafia dans l'Italie tourmentée de la fin de la guerre, le livre décrit son fonctionnement, ses guerres intestines, ses complicités politiques, ses retraites tactiques devant les timides assauts des Etats, sa riposte sanglante aux quelques policiers et magistrats qui ont eu le courage de la défier. Des faits étonnants, des révélations explosives, et enfin un cri d'alarme : quelle volonté sera désormais assez forte pour briser l'omnipotence de la Mafia ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1994, in-8°, 313 pp, biblio
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1976, in-8°, 340 pp, broché, couv. illustrée, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1989, in-8°, 375 pp, index, broché, bon état (Coll. Les Grandes Traductions). Edition originale française
"Recueil de neuf articles, essais et discours publiés entre 1976 et 1987, le livre de F. Stern constitue un parcours original et perspicace, personnel et sensible, à travers toute l'histoire allemande de notre siècle. Sa première partie porte sur l'Allemagne d'avant le nazisme : à travers trois biographies (d'Albert Einstein, du chimiste Fritz Haber et du social-démocrate Ernst Reuter) ainsi qu'un essai particulièrement brillant sur la place tenue par les juifs dans l'histoire de l'Allemagne moderne, elle montre les richesses et les promesses, mais aussi les paradoxes et les contradictions d'une Allemagne caractérisée aussi bien par sa modernité fascinante et sa puissance culturelle que par sa « vulnérabilité aux rêves, aux visions et aux désirs les plus irréalistes ». Plus brève, la seconde partie du recueil porte sur la période nazie et s'attache plus spécialement à comprendre, en le mettant en relation avec l'atmosphère d'incertitude, voire de désespoir, entraînée par la « sécularisation silencieuse » de la société, l'attrait psychologique exercé sur une grande partie de la bourgeoisie et des « classes cultivées » (protestantes d'abord) par le national-socialisme. La dernière partie, enfin, rassemble deux essais sur la place de la République fédérale d'Allemagne dans la vie internationale, ainsi que le texte du discours prononcé en 1987 devant le Bundestag par Fritz Stern lors de la cérémonie commémorant le soulèvement de Berlin-Est du 17 juin 1953. Sans en méconnaître les difficultés ni les limites, elle insiste avant tout sur l'importance de l'effort fait par les générations d'après 1945 pour se libérer des rêves et des illusions qui avaient fait le drame de l'histoire allemande. Un livre important pour mieux comprendre les dimensions historiques de la question allemande, car il est fait de sympathie et de raison critique, de lucidité et de sensibilité." (Etienne François, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1990) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1983, in-8°, 408 pp, biblio, index, broché, bon état
“Ni droite ni gauche” remonte le cours du fascisme jusqu'à ses sources culturelles à la fin du XIXe siècle et suit son évolution tout au long du demi-siècle qui sépare la crise boulangiste de la fin des années 1880 au régime de Vichy. Analysant les idées de Georges Sorel, Georges Valois, Henri De Man, Marcel Déat, Zeev Sternhell montre la profondeur de l'imprégnation fasciste dans les milieux intellectuels français. Ainsi comprend-on que l'installation du régime de Vichy, le caractère révolutionnaire des réformes entreprises par les hommes du maréchal Pétain, ainsi que le très large consensus dont jouit son régime, ne s'expliquent véritablement que par l'effet d'accumulation qui se fait pleinement sentir seulement au lendemain de la défaite de 1940. — Rarement livre aura à ce point été au cour de tous les grands débats historiographiques, intellectuels et politiques depuis sa première parution en 1983. Il n'empêche : malgré la virulence du front du refus opposé dès l'origine par certains historiens, il s'est imposé comme une des références majeures pour l'histoire du fascisme et de la catastrophe européenne du XXe siècle. De quoi s'agit-il ? Enfermés dans le schéma des trois droites (légitimiste, orléaniste, bonapartiste), nombre d'historiens soutenaient que la France avait été, par sa culture républicaine, rationaliste, universaliste et humaniste, immunisée contre le fascisme ; en sorte que le régime de Pétain, appuyé sur l'Action française, était un ultime sursaut de la droite légitimiste. Zeev Sternhell fait exploser littéralement ce mur de l'oubli. D'abord, en révélant l'existence en France dès le XIXe siècle d'une droite révolutionnaire, organiciste, particulariste, irrationaliste, antidémocratique et antihumaniste (La Droite révolutionnaire 1885-1914. Les origines françaises du fascisme). Puis, avec cet ouvrage, en mesurant l'ampleur, dans l'entre-deux-guerres, de la contamination des intellectuels - quand bien même l'occupation nazie en fera basculer plus d'un dans la Résistance – par cette droite révolutionnaire et sa révolte contre la République et la démocratie. Vichy, régime à beaucoup d'égards plus brutal et sanguinaire que le fascisme italien, est un pur produit de l'histoire nationale ; son essence se trouve dans cette droite révolutionnaire qui réussit à légitimer chez les meilleurs esprits l'idée qu'il fallait inventer une autre forme de communauté nationale autour du Chef et des chevaleries d'experts. La guerre froide et l'enrôlement des intellectuels dans les deux camps effaceront chez les uns le souvenir des ces textes, voire blanchiront d'authentiques collaborateurs en penseurs libéraux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Carrère, 1986, in-8°, 432 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Montréal (Québec), Stanké, 1976, gr. in-8°, 280 pp, 31 photos, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
"La libération des otages d'Entebbe est une des opérations ponctuelles les plus magistrales réalisées depuis 1945." (Le Monde) — "Le raid perpétré par Israël en Ouganda doit être dénoncé avec une vigueur particulière car ses promoteurs érigent de telles actions au rang de la politique officielle (...) C'est un raid de bandits avec des méthodes de gangsters." (La Pravda) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1976, gr. in-8°, 229 pp, traduit de l'anglais, 8 pl. de photos hors texte, biblio, index, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le temps des révélations)
Comment, au temps de la guerre froide et des grands procès en Europe de l'Est, les services secrets américains ont manipulé Staline et ses agents. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.