8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Grasset, 1927, in-12, 253 pp, broché, état correct
"La critique littéraire n’a jamais été qu’un chapitre de cette critique générale qui contrôle les phénomènes de la vie. Ce point de vue, cependant fort simple, paraît avoir échappé à la plupart des écrivains, même réputés, qui ont esquissé ou dressé des tableaux et tableautins de notre histoire littéraire; il n’a pas échappé aux érudits du XVIe et du XVIIe siècles – dont Montaigne est le type achevé – qui, par delà les textes, cherchaient l’homme, le style et les causes, avec le moyen de les rattacher..." (avant-propos) — "Léon Daudet est l'écrivain français le plus vivace, le plus truculent, le journaliste le plus courageux, le polémiste le plus féroce, l'essayiste le plus fouillé, etc... et surtout le mémorialiste par excellence du premier quart du XXe siècle." (Pierre Lombard, L'Action, quotidien catholique, 20 sept 1968)
Flammarion, 1932, in-12, 282 pp, broché, état correct
"Dans “La recherche du Beau”, il est encore question du corps féminin et de ses trésors décidément inépuisables, sinon épuisants. Mais, pressé par le temps ou par la nécessité (mais il y a des chalets pour cela, monsieur Daudet), Léon engouffre dans son livre fourre-tout trop d'idées en vrac, comme une valise hâtivement faite de peur de rater le train." (Jean-Paul Clébert, Les Daudet: Une famille bien française, 1988) — "Léon Daudet est supérieur au moins en un domaine : quand il s’agit de caractériser sensuellement le style des écrivains qu’il aime. On trouvera dans la Recherche du Beau une carte curieuse, sincère de son monde esthétique et qui serait imitée avec fruit." (Albert Thibaudet, Réflexions sur la critique, 1939)
Nouvelle Librairie Nationale, 1922, in-12, 292 pp, broché, pt mque au dos, état correct
"Ce sont encore des souvenirs qu'évoque aujourd'hui M. Léon Daudet, mais ils fourniront surtout une ample matière d'études et d'observations au critique qui fait revivre sous nos yeux avec une rare intensité les grandes figures de Hugo, de Mistral, de Zola, de Drumont, de Charcot, d'Edmond de Goncourt, et plus généralement toute la génération littéraire des vingt dernières années du dix-neuvième siècle. « La critique, écrit l'auteur, est un art qui tend à devenir une science et, sans doute la première des sciences. L'oeuvre est intimement liée à l'homme, à ses qualités, à ses vertus, à ses vices, à ses travers. Au cours de ces études, je compte examiner les oeuvres dans les hommes et il la lumière des hommes qui les ont créés. Je ne vous dirai pas : j'aime ou je n'aime pas. Je vous dirai : il me semble que c'est ainsi que les choses se sont passées ou se passent. » M. Léon Daudet, comme bien on pense, n'est pas homme cependant à dissimuler ses sympathies ou ses antipathies ou seulement à exprimer à demi une opinion et la franchise, la netteté des jugements qu'il porte pourra de nouveau susciter bien des controverses. Les hugolâtres, certes, vont frémir... Mistral en revanche apparaît à M. Léon Daudet comme le type du génie équilibré, comme l'auteur d'une œuvre « sans pareille et sans tache, mêlée à un enseignement impérissable. » Quant à Zola. on sait à quel point M..Léon Daudet n'est pas tendre quand il manque de tendresse : le père des Rougon-Macquart est pour lui le père du romantisme, de l'égout, et il estime que « l'orgueil dévorant de l'auteur de la Légende des siècles s'est transmis à l'auteur de l'Assommoir, telle une gargouille de style, reflétée tristement par un égout. » M. Léon Daudet nous parle encore d'Edouard Drumont, en qui s'incarne le sens de la race ; du professur Charcot, dont il admire « l'entêtement lucide », » la probité intellectuelle », la science de « clinicien étincelant » d'Edmond de Goncourt, « nationaliste avant la lettre ». Tous ces jugements s'inscrivent d'ailleurs sous une suite de véritables portraits à l'eau-forte, tracés avec cette sûreté et souvent avec cette cruauté de main dont on sait bien que M. Léon Daudet possède l'impitoyable secret." (Le Figaro, 1922)
Grasset, 1935, in-12, 273 pp, broché, bon état
L'Histoire, en général, est une succession d'événements tragiques collectifs : guerres, révolutions, stagnations et décompositions, précédés d'une période de latence et de silence, que l'on peut dire de préparation. Pour employer le vocabulaire scientifique actuel, parfaitement adapté à ces phénomènes d'ordre général, les esprits et les corps humains, formés en race ou en groupement composites, émettent et reçoivent des ondes, mystiques, psychiques, morales, organiques, qui déterminent un immense mouvement d'ascension ou de descente des âmes, des esprits et des tempéraments...
Nouvelle Librairie Nationale, 1925, in-12, 146 pp, broché, bon état. Premier tirage de la première édition, un des 5.500 ex. numérotés
"Revenant en 1925 sur ses souvenirs de jeunesse, au moment où il était étudiant en médecine, Léon Daudet écrit dans “L'Homme et le poison”, évoquant des vacances passées à cette époque à Lamalou-les-Bains : « A Lamalou, aux alentours de 1885, l'usage de la morphine était aussi courant que celui de l'eau de Vichy, et un sujet toujours nouveau de conversations »." (Jean Pierrot, L'Imaginaire décadent, 1977)
P., Bernard Grasset, 1940, in-8°, 297 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 7 exemplaires de tête numérotés sur Japon Impérial (Japon II), à grandes marges, avant 38 sur vélin pur fil. Bel exemplaire
"On connaît la manière haletante et discursive de M. Léon Daudet écrivant ses Souvenirs. On la retrouve dans le dernier volume sorti de l'abondant polémiste, “Quand Vivait mon père. Souvenirs inédits sur Alphonse Daudet”. La personnalité de l'auteur est tellement débordante qu'il a bien du mal à se maintenir dans la ligne stricte qui semble définir cet ouvrage, et, si forte que soit sa tendresse à l'égard d'un père à tant d'égards si aimable, M. Léon Daudet paraît bien souvent l'oublier pour ne se souvenir que de ses propres passions. Du moins nous offre-t-il ainsi sur bien des personnages ou des événements de la IIIe République des notations nerveuses, brutales, amusantes, – qui vaudront bien souvent d'être confrontées avec d'autres témoignages, plus mesurés et plus sûrs." (G. Bourgin, Revue Historique, 1943) — "On sort de ce livre étourdi, ému, ébloui et Iégèrement scandalisé. Si Alphonse Daudet a légué à son fils sa verve méridionale, il n'a point partagé avec lui son indulgence pour les humains. Mais quel incomparable spectacle que ce défilé des contemporains d'Alphonse Daudet ! Chacun est évoqué de quelques traits, pesé, étiqueté, condamné avec une violence qui va parfois jusqu'à l'obscenité, ou louangé avec une dévotion attendrie. Livre précieux par ses excès mêmes, et d'où s'élèvent, hors de la foule des ecrivains, journalistes, médecins, artistes et gens de théâtre qui évoluaient dans la sphère de la famille Daudet, les inoubliables silhouettes de Frédéric Mistral, Flaubert, Edmond de Goncourt, Zola, Maupassant, Lemaître, Sarcey, Becque, Claudel, Rollinat, Mounet, Carrière, Rodin, Barrès et tant d'autres. De son père, Léon Daudet évoque le beau visage, la courageuse gaité, I'inépuisable générosité et ce charme personnel qui venait de sa parole "étourdissante, rapide, elliptique, suggestive au-delà de ses paroles", et de la force émotive disciplinée dont il a marqué ses romans. « Il brisait la tendresse et la pitié à leur pointe. La volupté traversait soudain le paysage comme un cri d'oiseau. Le secret de son action était là dans un geste, un petit rire, une exclamation. C'était ce qu'on appelait sa magie. » Toutes les pages inspirées par « l'humain entre les humains », celui qui eût voulu s'établir « marchand de bonheur », sont belles et comme sanctifiées par un amour filial qui était aussi une amitié." (Sylvie Bostsarron-Brodin, The French Review, 1943)
Flammarion, 1922, in-12, 286 pp, broché, bon état
"... Comment cet homme qui joignait à d’écrasantes besognes de journaliste et de directeur l’effroyable surcroît des tournées de conférences en province, des réunions de faubourg, sans parler de son assiduité aux séances de la Chambre (quand il était député, il n’en manquait pas une), comment Léon Daudet trouvait-il encore le loisir de rêver, de composer et d'écrire des romans ? Ses journées avaient donc quarante heures ? Sachant ce qu'était alors sa vie quotidienne, quelle ne fut pas notre stupeur à Bainville et à moi lorsque Léon Daudet, en 1922, nous apporta Sylla et son destin ! Toute son hérédité latine, méditerranéenne, toute sa méditation de politique, toute sa volonté de grand réactionnaire qu’'alarmaient les périls de la cité, s'étaient concentrées autour du nom de Sylla. Ce nom avait agi sur lui comme une métaphore soudaine, comme une grande image de lutte qui avait tout fixé dans son orbe. C'étaient les vivantes similitudes qu’il avait découvertes entre la position politique de Rome en l’an 87 avant Jésus-Christ et celle de la France de 1922, qui avaient conduit Daudet à étudier le caractère du grand Romain, son génie d’action, et à montrer en lui un de ces hommes à qui incomba le génie de l'espèce. Et comment n’eût-on pas été frappé de ce qu'il y avait d’autobiographie dans ce récit de l’aventure syllanienne, de consanguinité entre son héros et lui ? Ce qui se dégageait du livre de Daudet, dans la lumière de l'évidence, c'était que ce tonique de l'autorité reste le même à toutes les époques et que, dans ce domaine, il ne peut pas plus y avoir de changement qu’il n’y en a dans la constitution anatomique et physiologique du cerveau humain ! De Sylla, Léon Daudet avait fait le poème de l’Ordre et de l'Autorité." (Henri Massis, Maurras et notre temps) — "Léon Daudet rêva la dictature. Cela donna un livre, Sylla et son destin, où Daudet se vit dictateur..." (Georges Valois, L’homme contre l’argent. Souvenirs de dix ans 1918-1928)
Flammarion, 1933, in-12, 298 pp, broché, bon état
"Dans Un amour de Rabelais (1933), Léon Daudet met en scène, sur la fin de ce roman aussi méconnu qu'humaniste, Georges d'Armagnac accompagné de Philandrier. Arrivés à Lyon de Rome, ils viennent rendre visite à Rabelais, fort inquiet du sort réservé à sa belle maîtresse Corysande, arrêtée pour sorcellerie. Même si le cardinal et son secrétaire sont les bienvenus et apportent reconfort et soutien au « grand Panta », leur portrait n'est guère flatteur..." (Frédérique Lemerle, Philandrier et Rabelais, une amitié romaine) — "Daudet apprécie en Rabelais un pamphlétaire qui lui ressemblerait fort (il publia, d'ailleurs, en 1933 Un amour de Rabelais) et qui annoncerait les textes de L’Action française les plus virulents et les plus irrespectueux envers l’adversaire ; Rabelais justifie donc la polémique “discourtoise” et le recours à “l’injure”." (Paul Renard, L’Action française et la vie littéraire, 1931-1944)
P., E. Ducrocq, s.d. (1860), in-8°, xliii-436 pp, portrait de l'auteur en frontispice, reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs, titres et caissons dorés finement garnis, encadrements à froid sur les plat, fer doré du lycée Condorcet au 1er plat (rel. de l'époque), , coiffes lég. abîmées, qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale
Edition originale posthume illustrée d'un beau portrait gravé de l'auteur de ce célèbre essai établi pour servir de préface au tome XVI (1814) de “l'Histoire littéraire de la France”. Il faut prendre le mot Lettres au sens large : Daunou brosse un large panorama, depuis l'état des livres et des bibliothèques jusqu'aux spectacles, en passant par la théologie, la médecine, les sciences, la chronologie et l'histoire, les langues vulgaires, les romans en prose, la poésie provençale, etc. (Dictionnaire des philosophes, PUF, 739)
Flammarion, 1922, in-12, 211 pp, édition originale sur papier d'édition, reliure demi-percaline violine, pièce de titre rouge (rel. de l'époque), dos passé, bon état, envoi a.s.
Amiens, Musée de Picardie, 1969, in-4°, 178 pp, texte en picard avec traduction française en regard, 14 illustrations originales hors texte de Xavier Caba, lexique, broché, jaquette illustrée, bon état
Flammarion, 1922, in-12, 285 pp, broché, bon état. Edition originale, prière d'insérer joint (il y a eu 30 ex. en grand papier). Peu courant
Un roman où l'auteur étudie le cas singulier d'un intellectuel chez qui quatre années de guerre et la vision des horreurs dont elle s'accompagne, ont fait renaître des instincts primitifs de violence... "Michel Dupuis note sur son carnet de tranchées le désir farouche de tuer qui naît en lui."
P., Lecène et Oudin, 1888, in-8°, 232 pp, 10 gravures hors texte, cart. illustré de l'éditeur (lég. sali), état correct
Gallimard, 2001, in-8°, 282 pp, 31 pl. de photos hors texte, broché, bon état (Coll. Blanche)
La plupart des films de Guy Debord, l'un des théoriciens de l'Internationale situationniste, sont constitués par les textes ou déclarations de l'auteur plus ou moins directement illustrés de bandes documentaires détournées. Ces "Oeuvres cinématographiques" ont été publiées pour la première fois en 1978.
Editions de Minuit, 1945, in-12, 61 pp, broché, couv. blanche à rabats imprimée en noir, bon état
Deuxième édition et première édition publique aux Editions de Minuit de ce texte paru dans la clandestinité en septembre 1943. Exemplaire numéroté sur Vélin. "Un traité des vertus démocratiques anglaises et de leur influence sur la civilisation française au cours des siècles." (Vignes, 7)
Tours, Mame, 1851, 2 vol. in-12, 283 et 283 pp, 8 pl. de gravures hors texte, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-veau glacé vert foncé, dos lisse avec titres et filets dorés, palette dorée en queue (rel. de l'époque), mors fendus, dos frotté, trace de mouillure ancienne en tête, état correct
Albin Michel, 1974, in-8°, 320 pp, 3200 citations, 920 thèmes, index de 570 auteurs et 550 œuvres citées, prière d'insérer, envoi a.s.
Gallimard, 2001, pt in-8°, 185 pp, envoi a.s., discret C. de bibl. Très bon état (Coll. Haute enfance)
Calmann-Lévy, 1889, in-12, 313 pp, reliure demi-percaline verte époque, dos lisse orné d'un fleuron et de filets dorés, rousseurs éparses
Buchet/Chastel, 1963, in-12, 253 pp, broché, bon état (Coll. Le vrai savoir)
"Mlle Delassault présente un choix de textes de Port-RoyaL L'histoire et la pensée religieuse du monastère, les oeuvres de Pascal sont laissées de côté, parce que déjà connues ; il n'en est pas de même de « l'aspect à la fois philosophique et littéraire de la pensée port-royaliste » (p. 7). Mlle Delassault a su à merveille, grâce à la grande connaissance qu'elle a de tout le milieu où vécut Sacy, mettre en relief cette variété... L'ouvrage s'achève par quelques documents sur Port-Royal et le théâtre, ainsi que par quelques poèmes de R. Arnauld d'Andilly, Sacy, Racine... On saura gré à l'auteur de ne pas s'en être tenue aux plus grands : Arnauld, Nicole et Sacy, mais d'avoir fait parler Fontaine, Wallon de Beaupuis, Lancelot, Conti... L'intérêt de ce recueil en est beaucoup accru, puisqu'ainsi apparaissent encore mieux la richesse et la variété des pensées, des recherches dans un « cénacle » qui fut sans doute le plus vivant, le plus profond et le plus influent qu'ait connu notre pays." (Ph. Sellier, Revue d'Histoire littéraire de la France, 1965)
P., Michaud, 1806-1824, 15 vol. in-8°, reliures demi-veau glacé fauve, dos à 4 larges faux-nerfs filetés et soulignés à froid, fleurons à froid, pièces de titre et d'auteur basane verte, roulette dorée en tête, palette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), manques en tête sur les tomes 1 et 12, rousseurs éparses, bon état
15 volumes (sur 17). Manque les tomes 9 et 13. — "Brillant élève, J. Delille (1738-1813) fut d'abord professeur obscur au collège de Beauvais, à Paris, puis à celui d'Amiens, et il enseignait de nouveau à Paris, au collège de La Marche, quand Louis Racine le décida à faire paraître la traduction en vers, qu'il venait de faire, des Géorgiques de Virgile (1769). Voltaire ne cacha pas son admiration pour cette oeuvre ; II écrivit en outre à l'Académie française pour qu'elle reçût dans son sein un si grand traducteur du grand poète. L'Académie le nomma deux fois, la première élection (1772) n'ayant pas été ratifiée par le roi, qui le trouvait trop jeune. Après sa traduction des Géorgiques, Delille publia le poème des Jardins (1780) ; puis, ayant suivi à Constantinople l'ambassadeur français Choiseul-Gouffier, la vue de ces magnifiques contrées lui inspira le poème de l'Imagination. De retour en France il fut le favori de la mode et le poète des salons, jusqu'à ce que la Révolution vînt le blesser dans ses affections comme dans ses intérêts. Arrêté pendant la Terreur, il fut protégé par Chaumette, procureur de la Commune. Il fut même chargé de composer un hymne pour la fête de l'Etre suprême ; mais il quitta la France et passa le temps de son exil volontaire, tantôt à Saint-Diez, tantôt à Bâle, tantôt à Glairesse. Il acheva l'Homme des champs (1800) et les Trois régnes de la nature. Il visita encore l'Allemagne, où il composa son poème de la Pitié (1803), et séjourna deux ans en Angleterre pour y traduire le Paradis perdu de Milton (1805). Le Consulat lui rendit sa chaire de poésie au Collège de France. A quelque temps de là, il devenait aveugle. Delille régna sur les lettres par de nouvelles oeuvres comme il régnait par les anciennes, et s'éteignit doucement à soixante-quinze ans, au milieu d'un triomphe que nul n'avait encore contesté..." (Larousse du XIXe siècle) — Détail. T1. : Poésies fugitives (cxliv-255 pp, un frontispice et 2 fac-similés dépliants) ; T2. : Les Georgiques de Virgile (liii-317, un frontispice, texte en latin avec traduction en regard) ; T. 3 à 6 : L'Énéide de Virgile (3 frontispices, lxvii-347, 339, 365 et 382 pp) ; T. 7 : Les Jardins, L'Homme des champs (un frontispice, 309 pp) ; T. 8 : L'Imagination (un frontispice, 270 pp) ; T. 10-11 : Les Trois Règnes (2 fontispices, xxxvii-238 et 276 pp) ; T. 12 : Malheur et pitié, La Conversation (un frontispice, 371 pp) ; T. 14-15 : Le Paradis perdu de Milton (un frontispice, 405 et 379 pp, manque les Livres I à III, texte en anglais avec traduction en regard) ; T. 16 : Oeuvres posthumes (un frontispice, 355-4 pp, table générale et analytique des oeuvres) ; T. 17 : Les Bucoliques, en vers français, précédées de la vie du poète latin, et accompagnées de remarques sur le texte pour compléter les oeuvres de Virgile (1806, 5 pl. gravées hors texte, 341 pp).
Nouvelles Editions Latines, 1987, gr. in-8°, 663 pp, indications biographiques, indications bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Tout livre sur Céline comporte de vastes considérations sur l'antisémitisme. Celui-ci fera exception. L'auteur a voulu seulement retenir deux points que Céline a toujours revendiqués comme essentiels le concernant : il s'est défini mystique et s'est proclamé chroniqueur. Ainsi lie-t-il son "Voyage" à une série de vues intérieures inextricablement mêlées à l'Espace et au Temps qu'il a traversés. L'Espace où se déroule le "Voyage", c'est la marche hébétée ressentie par les hommes de l'ancien peuple européen. Le Temps, c'est celui de cette rupture brutale avec des millénaires de sagesse. Personne n'a prévu comme Céline la nature de la Nuit, éclairée de lumières artificielles, où l'homme moderne a été jeté : par quelle manipulation destructive on a réussi à faire croire que l'humanité "mutait" alors qu'en son fond l'homme demeure inchangeable, classique, invétéré... et pourquoi - sinon pour faire accepter à l'homme la civilisation hors nature qu'on lui prépare.
Ollendorff, 1897, in-12, 158 pp, reliure demi-percaline verte époque, dos lisse orné d'un fleuron et de filets dorés