8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Emile-Paul frères, 1929, gr. in-8°, 52 pp, un portrait de l'auteur gravé par Gorvel en frontispice, numéroté sur Rives, broché, envoi a.s. de Armand Godoy
Seuil, 1963, in-12, 192 pp, nombreuses illustrations, chronologie, biblio, broché, état correct (Coll. Ecrivains de toujours)
Mercure de France, 1950, in-12, 272 pp, broché, bon état
Etudes sur les rapports de Stendhal avec Musset, Mme de Staël, Mérimée, Canova, etc. qui ajoutent à la personnalité de Stendhal autant de petits traits caractéristiques ou plaisants et fournissent des renseignements précis sur nombre de figurants qui gravitèrent autour de l'auteur de La Chartreuse.
Hatier, 1995, in-8°, 304 pp, 16 pl. de photos en noir et en couleurs hors texte, biblio, repères chronologiques, index, broché, qqs surlignures stabilo sur 7 pages de la bibliographie, bon état
"Francine de Martinoir livre avec «La littérature occupée» un passionnant panorama de la France littéraire de 1939 à 1945. L'auteur, loin de chercher à distribuer des bons et mauvais points, cherche avant toute chose à établir des faits, quitte à bousculer, parfois férocement, quelques légendes auto-édifiées, telle celle de Sartre. Evitant l'écueil de l'aplatissement sur la biographie, elle tente de repérer ce qui dans l'oeuvre d'avant-guerre peut, selon elle déterminer une affinité pour un camp, et, à l'inverse, de monter en quoi la montée des fascismes et la guerre induiront, ou non, une modification de l'écriture. On suivra ainsi avec intérêt le parcours d'écrivains évoluant vers une plus grande simplicité, Desnos, Eluard, Aragon, Pierre Emmanuel, et ceux qui, tels Michaux ou Ponge, séparent leur engagement résistant de leur écriture. Ce panorama montre, également, que, de l'ultra-collaborationnisme à la résistance active, toute la gamme des attitudes, aux frontières parfois peu nettes, est représentée : beaucoup d'indifférents, d'égoïstes, de prudents, de malins, mais aussi d'évolutions et de remises en causes courageuses... On trouvera des analyses fines de personnages tels que Blanchot, Paulhan ou Bataille, des pendules remises à l'heure (Giono, Junger). On côtoiera Pierre Seghers, Jean Prévost, hautes et fraternelles figures méconnues. Ce précieux petit livre, qui balaye, parfois au sens propre, plus de 70 écrivains, nous en apprend beaucoup sur l'histoire, et plus encore sur la littérature." (Alain Nicolas, l'Humanité, 12 janvier 1996)
Klincksieck, 1965, gr. in-8°, 323 pp, index, broché, qqs soulignures sur 6 pp, bon état (Bibliothèque française et romane, études littéraires, 9). Edition originale
"Le dernier livre de M. Jean Marx est constitué, pour sa plus grande partie, par la réimpression d'articles publiés de 1953 à 1963, précédés d'une longue introduction de soixante-dix pages. Renouant après plus d'un demi-siècle avec la grande tradition des Rhys, des Nutt, des Weston, J. Marx donnait, en 1952, le premier livre français de synthèse sur "La légende arthurienne et le Graal". (...) Certes le Graal n'est pas encore trouvé et bien des maillons sont à découvrir, mais nul n'aura apporté à cette queste une contribution plus éclairée que cet érudit." (Pierre Gallais, Cahiers de civilisation médiévale, 1967)
P., Lardanchet, 1948, in-12, 386 pp, notes, broché, papier jauni d'après-guerre, état correct, mais envoi a.s.
P., La Manufacture, 1990, gr. in-8°, 575 pp, 52 illustrations sur 48 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Rassembler la correspondance du dernier grand peintre surréaliste français était un projet passionnant, initié du vivant de l'artiste et avec son appui. Ces lettres nous permettent de prendre la juste mesure des préoccupations, du travail, des amitiés et inimitiés d'André Masson. Les destinataires sont pour la plupart des acteurs influents de la vie artistique de l'époque : Kahnweiler, M. Leiris, G. Bataille, R. Desnos, R. Caillois, A. Breton, J. Paulhan, et d'autres moins connus. L'apport documentaire et historique de cette correspondance est incontestable. Ces lettres témoignent enfin de la place considérable d'André Masson dans la vie culturelle du XXe siècle.
P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1998, in-8°, xx-445 pp, traduit de l'allemand, préface par Jean-Marie Valentin, notes, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Dévoiement et fourvoiement sont des comportements relevant de la morale et qui n’existent qu’en fonction d’une norme légalement et socialement acceptée. Depuis toujours, la famille a servi de modèle social et politique, et malgré cela un conflit permanent sépare parents et enfants. Ce conflit a depuis ses origines représenté un noeud-clé dans la littérature mondiale. L'auteur propose une nouvelle lecture de ces histoires familiales et des tragédies inspirées par les enfants dévoyés dans la littérature, qu’elle soit enfantine, romanesque ou dramatique. Il dresse ainsi une cinquantaine de tableaux allant de l’Antiquité jusqu’à nos jours, tous remarquablement dessinés, avec une érudition approfondie. Il montre avec beaucoup d’élégance comment la famille légitimise les lois par rapport au modèle social, tout en mettant en évidence que l’insubordination n’est pas toujours vouée à l’insuccès.
Albin Michel, s.d. (1930), in-12, 340 pp, nouvelle édition, broché, papier lég. jauni, bon état. On joint 4 intéressantes lettres a.s de Mauclair à Fernand Gregh (3 de 1905 et une de 1924)
Romancier, historien et critique d’art, se définissant comme un « écrivain d’art » plutôt qu’un historien, comme il était d’usage dans le milieu symboliste, Camille Mauclair (1872-1945) est l’auteur d’une centaine d’ouvrages et de milliers d’articles. L'art est conçu par Mauclair comme une « religion » et il accorde au caractère absolu du chef-d'œuvre la primauté sur sa contextualisation ; dès lors, l'art devient difficilement objet d'une histoire, son évaluation échappant au temps. Mauclair faisait cette profession de foi, dans Princes de l'esprit (1920) : « Je crois que l'art, ce silencieux apostolat, cette belle pénitence choisie par quelques êtres que leur corps fatigue et empêche plus que d'autres de rejoindre l'infini, est une obligation d'honneur qu'il faut remplir avec la plus sérieuse, la plus circonspecte probité, qu'il est de bons ou de mauvais artistes, mais que nous n'avons à juger que les menteurs et les sincères, que la vanité est l'ennemie mortelle, la seule réellement terrible, de l'homme qui se sent doué de pensée et d'expression. » (p. 315) Ces « princes » sont ainsi Mallarmé, Poe ou Flaubert, mais aussi Rembrandt, Delacroix, Tintoret... (Dominique Jarrassé, INHA)
La Celle-Saint-Cloud, Editions de la Maison des Intellectuels, 1963, in-12, viii-308 pp, 2 pl. hors texte, qqs fac-similés, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s.
Par Irénée Mauget (1881-1976), homme de lettres et de théâtre, auteur-directeur averti et lettré de la revue “Masques et Visages”, une des plus intéressantes revues de théâtre, qu'il créa en 1907 et qui dura plus de cinquante ans, et directeur et animateur de nombreux théâtres et de l'Amicale des Arts... — Table : Du village charentais aux champs de bataille de 14-18 ; La guerre ; L'entre-deux-guerres ; Encore la guerre ; La vie reprend.
Seuil, 2001, in-8°, 291 pp, discret C. de bibl., envoi a.s. Très bon état
P., Paul Ollendorff, 1902, in-12, 303 pp, iIllustré de belles gravures en noir dans le texte et à pleine page de René Lelong, gravées sur bois par G. Lemoine, reliure demi-percaline verte à la bradel, dos lisse, pièce de titre basane vermillon, fleuron et double filet dorés en queue (rel. de l'époque), bon état
Introduit par un ami dans le salon d'une jeune veuve, Michèle de Burne, André Mariolle, contrairement aux autres visiteurs, est indifférent aux charmes de cette ravissante mondaine. Mais peu à peu, il se montre moins insensible. Elle, pourtant, reste désespérément de marbre. À travers le portrait de Michèle de Burne, femme moderne et spirituelle entourée d'une galerie de soupirants mais souffrant de l'« impuissance d'aimer », Maupassant cherche, dans Notre coeur (1890), à saisir les linéaments du sentiment amoureux et propose, ce faisant, une peinture férocement satirique de la haute société de son temps.
Seuil, 1965, in-12, 191 pp, nombreuses illustrations, biblio, broché, bon état (Coll. Ecrivains de toujours)
Plon, 1928, in-12, 255 pp, reliure demi-toile citron (lég. salie), pièce de titre basane abricot, couv. et dos conservés, bon état (Le Roman des grandes existences). Edition originale, un des 1150 ex. numérotés sur papier pur fil Lafuma (n° 1032)
« Parce qu'avec ce maître choisi [je me sens] accordé », Mauriac explique ainsi qu'« entre mille autres », il ait entrepris cette biographie. Mieux vaudrait dire: cet essai. Les événements tiennent peu de place, les oeuvres poétiques et théâtrales sont sollicitées, surtout Phèdre, dont il réhabilite l'héroïne. Mais c'est à l'histoire d'une âme qu'il s'attache, du péché à la conversion, l'âme racinienne à l'image de la sienne, saisie alors en plein drame. Mauriac connaît, lui aussi, « les moments où tout se ligue contre Dieu », l'acharnement des dévots. Il partage la vulnérabilité de l'auteur janséniste. Tous deux se comptent parmi « ces âmes troublées propres à créer des oeuvres vivantes ».
Grasset, 1939, in-12, 48 pp, broché, couv. imprimée rempliée, état correct (Coll. Le Trentenaire). Edition originale, un des 350 exemplaires du service de presse numérotés sur alfax Navarre. Avec un envoi autographe signé de l'auteur "en reconnaissant et amical hommage" (nom du destinataire découpé)
Bibliotheque Grasset, 1930, 2 vol. in-8°, 368 et 361 pp, ex. numéroté sur vélin pur chiffon Lafuma, brochés, couv. rempliées, bon état (Œuvres de André Maurois)
André Maurois a signé beaucoup de biographies d'écrivains, mais celle qu'il consacra à Lord Byron (1788-1824) est sans doute la plus hantée tant le poète romantique anglais, avec son génie et son pied-bot, était plein d'amertume, fier, infernal. Pour les romantiques, écrit Maurois, la vie est une œuvre. L'inverse est également vrai : Byron a fait de son œuvre un miroir, un tableau, nu drapeau, un tombeau. Mort à 36 ans à Missolonghi pour la liberté de la Grèce, le poète de Childe Harold a aussi laissé des lettres et des journaux d'une terrible liberté de mœurs et d'esprit. En affrontant sa vérité, Maurois atteint aux mystères de l'âme romantique. Son art du récit, précis et fiévreux, tire le héros des flammes pour le plonger dans un bain de lumière.
Perrin, 1967, in-8°, 312 pp, 8 pl. de photos hors texte, cart. imprimé de l'éditeur, rhodoïd, bon état. Première édition
Un recueil de courts textes et articles écrits par Maurois sur divers auteurs anciens et modernes pour “dire aux lecteurs, jeunes et vieux, les raisons de mes choix et de mes délices.” Ouvrage publié en décembre 1967, trois mois après la mort de Maurois qui s’éteignit dans sa quatre-vingtième année.
Hachette, 1953, in-8°, 563 pp, biblio, index, reliure demi-basane carmin, dos à 2 larges faux-nerfs filetés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
Copieuse biographie consacrée par André Maurois à George Sand (1804-1876). Cette Lélia est avec ses vies de Victor Hugo (Olympio) et de Balzac (Prométhée), l'un des modèles souvent cités du genre biographique. André Maurois a découvert très jeune l'œuvre de George Sand, par Proust qui admirait la prose fluide et lisse de "François le Champi" ou de "La Petite Fadette" et par Alain qui s'inclinait devant l'élévation morale d'une « grande femme » qui épousa les grandes causes du siècle. Au demeurant la vie de George Sand est un sujet éminemment romanesque. Arrière-petite fille du Maréchal de Saxe (le vainqueur de Fontenoy), elle compte quelques têtes couronnées dans sa lignée paternelle, tandis que sa mère, une grisette parisienne à la vie amoureuse bien remplie, semble sortir d'un roman de l'abbé Prévost. Formée à la lecture de Rousseau, mais aussi de Chateaubriand et de Bernardin de Saint-Pierre, elle quitte son Berry familial pour aller en vraie lionne romantique chercher la gloire et l'amour à Paris. Passions et passades (Balzac, Béranger, Chopin, Lamennais, Liszt, Musset...) donnent du lustre à sa carrière. Elle emprunte d'ailleurs son nom de plume à l'un de ses premiers amants (Jules Sandeau). Le féminisme romantique, la dénonciation – en noir et blanc – des injustices sociales, inspirent son oeuvre jusqu'à la Révolution de 1848 dont les excès doucheront son enthousiasme. Ses grands romans paysans, ceux que l'on lit encore aujourd'hui, paraissent à partir de 1846. Après un premier « bilan d'étape », Histoire de ma vie (1854-1856), elle abandonne le roman à thèse, se réconcilie avec l'ordre établi sans renier ses amis dont elle demande la grâce à l'Empereur et tout en restant fidèle à l'anti-catholicisme rousseauiste de sa jeunesse... — "Tous les éléments d'un mauvais roman-feuilleton se trouvent réunis dans la vie de George Sand. Transposée de nos jours, cette existence tumultueuse avec ses amours illustres et son défi aux conventions sociales ferait les délices des échotiers qui nourrissent si complaisamment la curiosité du public populaire pour les destins hors série et les personnages exceptionnels. On peut raconter cette vie en une suite de tableaux animés aux décors pittoresques et colorés : Nohant et ses plaisirs rustiques, Paris bohème et romantique, etc. On peut s'attarder sur ces silhouettes figées dans une attitude pour l'éternité, sur une légende où les redingotes et les cigares de George Sand ont pris plus d'importance que son œuvre, bref passer à côté d'une grande femme et d'un écrivain de bonne race. André Maurois, dans Lélia ou la Vie de George Sand, ne sépare jamais l'une de l'autre, et c'est pourquoi, tout en se lisant comme un roman, son ouvrage est un des plus documentés et des plus complets qui aient été écrits sur George Sand. S'il ne dissimule rien de ce qui fit scandale à son époque – et qu'on lui reproche bien encore un peu de nos jours – il s'efforce de faire comprendre et d'expliquer comment la fière et ardente baronne Dudevant, lasse de subir un mariage qui l'étouffait, partit à la recherche, dans sa vie comme dans son œuvre, de l'homme qu'elle rêvait d'aimer, de la femme qu'elle espérait être. Le biographe, sans abdiquer son esprit critique, sympathise profondément avec celle qu'il raconte et c'est pourquoi il peut tout dire sans la rapetisser." (Janick Arbois, Le Monde, 15 mars 1968)
M. P. Trémois Editeur, 1927, in-8°, 200 pp, broché, couverture rempliée. Edition limitée et numerotée, un des 1000 exemplaires sur Vélin pur fil Lafuma (seul tirage apres 30 Madagascar et 100 Hollande). Avec des illustrations en noir de Pierre Gandon.
Flammarion, 1974, in-8°, 697 pp, 1 cahier iconographique, biblio, index, broché, lég. défraîchi, état correct
Hachette, 1965, fort in-8°, 653 pp, 28 pl. de gravures et fac-similés hors texte, biblio, index, reliure pleine toile éditeur, titres au dos et au 1er plat, ex. numéroté, bon état. Edition illustrée reliée "avec une toile créée spécialement par le département édition des tissus Pierre Frey".
Seuil, 1963, in-12, 189 pp, nombreuses illustrations, index, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Ecrivains de toujours)
PUF, 1989, gr. in-8°, vi-381 pp, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Belfond, 2000, in-8°, 397 pp, jaquette illustrée