8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Ramsay, 1980, in-8°, 170 pp, broché, couv. illustrée, bon état, bande éditeur conservée
Rahel Varnhagen von Ense, née Rahel Levin, est une écrivaine allemande de l'époque du romantisme, née le 19 mai 1771 et décédée le 7 mars 1833 à Berlin. À l’aube du romantisme, Rahel assiste à la naissance du nationalisme allemand et participe à son renouveau culturel. Elle tient un salon littéraire à Berlin et connaît, reçoit ou rencontre Goethe, Hegel, Louis-Ferdinand de Prusse, Beethoven et Heine, qu’elle influence. Déjà, elle plaide pour la liberté et l’égalité des femmes et en « héroïne » romantique, aime jusqu’au délire avant de rencontrer celui qui l’acceptera totalement : Auguste Varnhagen. Avec lui, elle voyage en France, en Hollande... À travers la vie de Rahel Levin qu’elle dépeint avec passion et talent, c’est aussi d’elle et de notre époque que nous parle Clara Malraux. — "Le titre donne déjà le ton de l'œuvre, soulignant le rapport privilégié de l'auteur avec son personnage mais aussi la singularité d'une approche dont l'auteur ne cache pas les tendances « exhibitionnistes » (p. 76). En s'attachant à faire revivre la figure de Rahel Levin-Varnhagen (1771-1833), Clara Malraux s'avoue tout d'abord fascinée par l'évident sentiment d'identité intérieure que peut avoir cette femme dans un milieu qui lui est à bien des égards hostile. Mais, comme par ses origines, sa condition de femme et sa volonté d'être sans cesse en prise sur son temps, l'auteur n'a de cesse de s'identifier à son personnage, ce livre qui au départ se voulait un « livre de complicité » (p. 11) devient au fil des pages un livre-prétexte où les « Revenons à Rahel » jalonnent une réflexion sur soi-même. Certes, nous apprenons sur Rahel, Berlin, les milieux juifs et intellectuels du début du XlXe siècle nombre de détails intéressants : évolution de la condition juive et, parallèlement, de celle des femmes, rapports neufs du social et du politique, élaboration d'une sociabilité nouvelle etc., mais le tout reste dominé par un souci permanent d'identification qui étouffe jusqu'à la superbe évidence à soi qui caractérise Rahel (« Toute ma vie je me suis prise pour Rahel et rien d'autre », cité p. 12). Certes cette identification a l'avantage de souligner l'actualité de certains problèmes, l'ampleur de certains changements dans les mentalités comme dans les mœurs, mais elle présente aussi l'inconvénient de pousser parfois jusqu'à l'absurde l'éclairage modernisant braqué sur le personnage. De plus, elle finit par isoler Rahel de cette période de transition – temps de la Philosophie des Lumières, temps de la Révolution française – qui constitue le véritable terreau du Romantisme allemand. C'est finalement à une analyse à rebours des mouvements littéraires du début du XIXe siècle qu'aboutit cette approche singulière. (...) Dans ce livre écrit avec passion et partialité, il est un point cependant où la volonté identificatrice de l'auteur fait merveille, c'est la description de la nouvelle sociabilité, l'analyse des nouveaux rapports amoureux. Là, le regard, le langage, l'écriture du XXe siècle finissant permettent de saisir un phénomène de société en pleine mutation : inversion des rôles, bouleversement des rapports homme- femme, importance de contacts sociaux si bien décrits et mis en pratique par Rahel («J'ai fait du talent de vivre ma principale étude »), valeur enfin reconnue du témoignage au féminin que sont le salon, la correspondance et le journal intime. Bref, du titre à l'index des noms cités, Rahel, ma grande sœur... reste un livre subjectif, attachant par les deux figures qui l'animent, l'auteur et son personnage." (Marie-Claire Hoock-Demarle, Romantisme, 1982)
Buchet/Chastel, 2007, in-8°, 142 pp, broché, bande conservée. Très bon état
Un roman inspiré d'un événement historique, la guerre des investitures en 1076, qui raconte le règne tumultueux d'Henri IV d'Allemagne aux prises avec son pire ennemi, le pape Grégoire VII et l'énigmatique Mathilde de Canossa, l'amour de sa vie.
Lille, Atelier reproduction des thèses, 1976, fort in-8°, v-551-158-15 pp, biblio. Thèse présentée devant l'université de Toulouse-le-Mirail le 19 avril 1974
Calmann-Lévy, 1882, in-12, 256 pp, reliure demi-maroquin rouge époque, dos à nerfs (lég. épidermé). Bon exemplaire
Calmann-Lévy, 1881, in-12, 256 pp, reliure demi-maroquin rouge époque, dos à nerfs. Recueil de poèmes composés pendant l’invasion prussienne par Eugène Manuel (1823-1901), littérateur et poète français de famille juive dont les œuvres obtinrent un authentique succès en leur temps. L’une de ses pièces de théâtre, "L’Absent", eut l’honneur d’être la première jouée par Sarah Bernardt à la Comédie Française (1873). L’auteur occupa par ailleurs le poste de chef de cabinet de Jules Simon. "M. Manuel a continué de donner des poésies détachées et de circonstance, qui, au milieu même de nos deuils publics, eurent de grands succès de récitation dans les salons et les théâtres". Bon exemplaire
Calmann-Lévy, 1881, in-12, 235 pp, reliure demi-maroquin rouge époque, dos à nerfs (lég. épidermé). Bon exemplaire
Lecène, Oudin et Cie, 1893, in-12, 337 pp, reliure demi-percaline bleue époque, dos lisse orné d'un fleuron et de filets dorés
P., Ernest Flammarion, s.d. (1927), in-12, 297 pp, broché, bon état
L'adaptation théâtrale de ce célèbre roman des Années folles (en 1929, plus d'un million d'exemplaires avaient été tirés en France), bien moins commune que le livre, et suivie surtout par 100 pages de documents sur le scandale (pp. 199-297 : Histoire d'un film, le livre et l'outrage aux moeurs, Quelques opinions, Documents). — Le roman présente une jeune femme indépendante menant une vie sexuelle très libre, avec des partenaires aussi bien masculins que féminins... Monique Lerbier est heureuse : elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime. Un soir, pourtant, elle le surprend en compagnie de sa maîtresse. Humiliée, elle se venge avec le premier venu, puis, au lieu de rentrer dans le rang comme ses parents le lui intiment, elle décide de prendre en main son destin et ses amours. Avec gourmandise, curieuse de tout, Monique va alors multiplier les expériences émancipatrices, avec des femmes comme avec les hommes qu'elle ravale au rang de simples reproducteurs ou de "belles machines à plaisir"... Si les femmes ont commencé à se couper les cheveux "à la garçonne", c'est grâce à ce roman de 1922 qui fut le plus grand best-seller des Années folles... Victor Margueritte (1866-1942) s'est fait surtout connaître par le caractère audacieux de ses ouvrages, qui traitent de sujets alors polémiques, comme la libération de la femme ou l'union entre les peuples : “La Garçonne” (1922), le plus connu de ses romans, fut l'objet d'un énorme scandale qui assura le succès de l'auteur et consacra son nom parmi les écrivains sulfureux de l'époque. Il lui valut également d'être radié de la Légion d'honneur...
Stock, 1945, pt in-8°, 243 pp, frontipisce et illustrations dans le texte et hors texte par Rojankovsky, broché, couv. illustrée, broché, état correct
Contes de Nouvelle-Calédonie. "Il ne s'agit pas d'une nouveauté, cet ouvrage ayant paru en 1941. Ces contes exotiques n'avaient rien qui puisse inquiéter la censure des autorités d'occupation et le public, d'autant plus assoiffé de lecture qu'il en était plus privé, leur fit bon accueil, découvrant à la fois, grâce à M. Mariotti, toute la poésie et toute la philosophie des Antipodes, jusqu'alors connues seulement d'un petit nombre de voyageurs ou de spécialistes. Ces contes de Nouvelle-Calédonie se divisent en deux : d'abord le fabliau de la tourterelle et du corbeau, raconté par le canaque Poindi à son fils Aïni au cours d'une partie de chasse manquée. L'auteur a su, avec beaucoup de goût, transposer à l'usage des lecteurs français les histoires si vivantes des oiseaux des forêts néo-calédoniennes où elles ont autant d'importance que celles des hommes. C'est de la vie aquatique qu'il s'agit dans la deuxième partie. Mais, tandis que le premier conte nous apparaît sous un angle philosophique rappelant nos contes du moyen âge d'origine celte et nordique, celui-ci nous montre un aspect de la mentalité canaque et nous fait pénétrer dans le domaine magique, mythique et religieux dans lequel se meut l'indigène. A la suite d'une faute involontairement commise par Poindi, – celui-ci a non seulement mangé une anguille dans laquelle s'était réincarné l'ancêtre Tamata, mais en a dispersé les os, – l'ordre a été troublé et la tribu est menacée de multiples calamités. Les sorciers décident que c'est à Poindi de rétablir l'ordre et par là même d'expier sa faute, et le voilà aux prises avec les génies et les dieux et aussi avec son ancêtre Tamata devenu maintenant poisson-lune au « regard humain », à la recherche de son squelette dispersé. Au cours de ces récits, de nombreuses « scènes de la vie canaque », comme la façon de faire le feu, la cuisson des aliments dans un four de campagne, l'importance des rites magiques qui entourent la fabrication d'un arc de chasse, les délibérations des Vieux de la tribu, etc., viennent accentuer la note ethnographique et ajouter encore à l'intérêt des légendes pour lesquelles nous devons remercier M. Mariotti d'avoir su trouver la forme et la présentation qui devaient, avec l'aide de l'excellent illustrateur qu'est M. Rojankovsky, lui assurer la faveur du public et provoquer chez beaucoup de lecteurs la curiosité de la vie océanienne." (M. Laroche, Journal de la Société des océanistes, 1945) — "Les Contes de Poindi connaissent une jolie carrière. Ils étaient nés en Amérique, avant guerre, dans une édition illustrée. Les bêtes de la forêt canaque, les poissons des baies et des rivières de la côte y tiennent des propos si animés, ils sont eux-mêmes si vivants qu'ils viennent comme naturellement se placer dans les marges du livre, pour l'étonnement du lecteur (...) Même les éditions de guerre, en France, avaient été présentées accompagnées de notations graphiques ; une sorte de nécessité interne fait, en effet, qu'un tel livre ne peut paraître qu'illustré. Il reste tout juste à l'artiste l'embarras du choix (...) un livre agréable, bien présenté et qui mérite de figurer sur les rayons d'un bibliophile océanien." (Patrick O'Reilly, Journal de la Société des océanistes, 1949)
P., Falaize, 1956, in-8° carré, 114 pp, biblio, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s. sur (beau) papier d'édition
Hachette, 1871, in-12, v-321 pp, préface de Xavier Marmier, reliure percaline noire, dos lisse, titre doré et filets à froid, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), coiffes lég. abîmées, qqs rares rousseurs, bon état
Traduction par Xavier Marmier (1808-1892), sous le titre de “Nouvelles danoises” (1ère éd. 1855), des “Nouvelles anciennes et récentes” de Christine Buntzen (ou Thomasine Gyllembourg, son vrai nom étant Thomasine-Christine Buntzen, épouse Gyllenbourg-Ehrensvaerd, 1773-1856) qui furent publiées à Copenhague en 1833 par son fils J.-L. Heiberg. Christine a publié des romans, des nouvelles, des comédies, qui parurent sous le pseudonyme de" l'Auteur d'une histoire de chaque jour". Ce ne fut qu'après sa mort qu'on connut son véritable nom, par une lettre dans laquelle elle donne la liste des écrits sortis de sa plume, écrits qui ont eu beaucoup de succès. — Table : Une histoire de chaque jour ; Mésalliance ; La petite Carine ; Les sentiers périlleux.
Casablanca, Editions Maroc-Presse, 1942, gr. in-8° carré, 192 pp, préface de Christian Funck-Brentano, illustrations dans le texte et hors texte en noir et en 2 tons de Roger J. Irriera, reliure demi-chagrin fauve à coins, dos à 5 larges nerfs, pièce de titre basane noire, fleuron doré, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état. Edition originale tirée à 350 ex. numérotés seulement, celui-ci un des 240 exemplaires sur papier spécial Barjon-Moirans, comportant un dessin original à l'encre de Chine et gouache à pleine page de Roger Jouanneau-Irriera (dessin à pleine page en couleurs, signé au crayon)
P., Librairie du Progrès [Maurice Lachâtre], 1880, in-12, 176 pp, reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos frotté et épidermé, bon état. Edition originale
Cette « belle étude sur les journées de juin 1848 » (Jean Jaurès) a d'abord été publiée dans l'hebdomadaire "l’Égalité", le journal de Jules Guesde. Victor Marouck, mort en 1889, avait lutté contre le Second Empire, avant de devenir après la Commune un des premiers militants du socialisme nouveau, tournant le dos à la tradition du fouriérisme, et s'inspirant de doctrines allemandes. En 1877, il entra à la rédaction de "l'Egalité". Dans ce livre, publié en 1880, Marouck retrace les causes immédiates de l’émeute parisienne et fait le récit de son déroulement et de sa répression notamment en relatant le parcours de quelques-unes de ses nombreuses victimes. Dans son analyse de l'insurrection sociale de juin 1848, il refait, après bien d'autres, le récit du "Printemps de la fraternité", comme on a dit, mais en établissant de nombreux liens avec les événements, encore proches, de 1871. Il justifie le choix de l'aube de la Seconde République en ces termes : "De nombreux rapprochements seraient faciles à établir entre les journées de Juin 1848 et les journées de Mai 1871. Mais, à cet endroit, la plus grande réserve nous est commandée. Dire tout ce que nous pensons de mai 1871 est impossible. Les vainqueurs ne le permettraient pas".
Balland, 1980, in-8°, 288 pp, broché, couv. illustrée, état correct
Le travail bibliographique de Guérif (p. 181 à 288) est constitué de notices bio-bibliographiques sur 100 auteurs de romans noirs américains.
P., Emile-Paul frères, 1929, gr. in-8°, 52 pp, un portrait de l'auteur gravé par Gorvel en frontispice, numéroté sur Rives, broché, envoi a.s. de Armand Godoy
Seuil, 1963, in-12, 192 pp, nombreuses illustrations, chronologie, biblio, broché, état correct (Coll. Ecrivains de toujours)
Mercure de France, 1950, in-12, 272 pp, broché, bon état
Etudes sur les rapports de Stendhal avec Musset, Mme de Staël, Mérimée, Canova, etc. qui ajoutent à la personnalité de Stendhal autant de petits traits caractéristiques ou plaisants et fournissent des renseignements précis sur nombre de figurants qui gravitèrent autour de l'auteur de La Chartreuse.
Hatier, 1995, in-8°, 304 pp, 16 pl. de photos en noir et en couleurs hors texte, biblio, repères chronologiques, index, broché, qqs surlignures stabilo sur 7 pages de la bibliographie, bon état
"Francine de Martinoir livre avec «La littérature occupée» un passionnant panorama de la France littéraire de 1939 à 1945. L'auteur, loin de chercher à distribuer des bons et mauvais points, cherche avant toute chose à établir des faits, quitte à bousculer, parfois férocement, quelques légendes auto-édifiées, telle celle de Sartre. Evitant l'écueil de l'aplatissement sur la biographie, elle tente de repérer ce qui dans l'oeuvre d'avant-guerre peut, selon elle déterminer une affinité pour un camp, et, à l'inverse, de monter en quoi la montée des fascismes et la guerre induiront, ou non, une modification de l'écriture. On suivra ainsi avec intérêt le parcours d'écrivains évoluant vers une plus grande simplicité, Desnos, Eluard, Aragon, Pierre Emmanuel, et ceux qui, tels Michaux ou Ponge, séparent leur engagement résistant de leur écriture. Ce panorama montre, également, que, de l'ultra-collaborationnisme à la résistance active, toute la gamme des attitudes, aux frontières parfois peu nettes, est représentée : beaucoup d'indifférents, d'égoïstes, de prudents, de malins, mais aussi d'évolutions et de remises en causes courageuses... On trouvera des analyses fines de personnages tels que Blanchot, Paulhan ou Bataille, des pendules remises à l'heure (Giono, Junger). On côtoiera Pierre Seghers, Jean Prévost, hautes et fraternelles figures méconnues. Ce précieux petit livre, qui balaye, parfois au sens propre, plus de 70 écrivains, nous en apprend beaucoup sur l'histoire, et plus encore sur la littérature." (Alain Nicolas, l'Humanité, 12 janvier 1996)
Klincksieck, 1965, gr. in-8°, 323 pp, index, broché, qqs soulignures sur 6 pp, bon état (Bibliothèque française et romane, études littéraires, 9). Edition originale
"Le dernier livre de M. Jean Marx est constitué, pour sa plus grande partie, par la réimpression d'articles publiés de 1953 à 1963, précédés d'une longue introduction de soixante-dix pages. Renouant après plus d'un demi-siècle avec la grande tradition des Rhys, des Nutt, des Weston, J. Marx donnait, en 1952, le premier livre français de synthèse sur "La légende arthurienne et le Graal". (...) Certes le Graal n'est pas encore trouvé et bien des maillons sont à découvrir, mais nul n'aura apporté à cette queste une contribution plus éclairée que cet érudit." (Pierre Gallais, Cahiers de civilisation médiévale, 1967)
P., Lardanchet, 1948, in-12, 386 pp, notes, broché, papier jauni d'après-guerre, état correct, mais envoi a.s.
P., La Manufacture, 1990, gr. in-8°, 575 pp, 52 illustrations sur 48 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Rassembler la correspondance du dernier grand peintre surréaliste français était un projet passionnant, initié du vivant de l'artiste et avec son appui. Ces lettres nous permettent de prendre la juste mesure des préoccupations, du travail, des amitiés et inimitiés d'André Masson. Les destinataires sont pour la plupart des acteurs influents de la vie artistique de l'époque : Kahnweiler, M. Leiris, G. Bataille, R. Desnos, R. Caillois, A. Breton, J. Paulhan, et d'autres moins connus. L'apport documentaire et historique de cette correspondance est incontestable. Ces lettres témoignent enfin de la place considérable d'André Masson dans la vie culturelle du XXe siècle.
P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1998, in-8°, xx-445 pp, traduit de l'allemand, préface par Jean-Marie Valentin, notes, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Dévoiement et fourvoiement sont des comportements relevant de la morale et qui n’existent qu’en fonction d’une norme légalement et socialement acceptée. Depuis toujours, la famille a servi de modèle social et politique, et malgré cela un conflit permanent sépare parents et enfants. Ce conflit a depuis ses origines représenté un noeud-clé dans la littérature mondiale. L'auteur propose une nouvelle lecture de ces histoires familiales et des tragédies inspirées par les enfants dévoyés dans la littérature, qu’elle soit enfantine, romanesque ou dramatique. Il dresse ainsi une cinquantaine de tableaux allant de l’Antiquité jusqu’à nos jours, tous remarquablement dessinés, avec une érudition approfondie. Il montre avec beaucoup d’élégance comment la famille légitimise les lois par rapport au modèle social, tout en mettant en évidence que l’insubordination n’est pas toujours vouée à l’insuccès.
Albin Michel, s.d. (1930), in-12, 340 pp, nouvelle édition, broché, papier lég. jauni, bon état. On joint 4 intéressantes lettres a.s de Mauclair à Fernand Gregh (3 de 1905 et une de 1924)
Romancier, historien et critique d’art, se définissant comme un « écrivain d’art » plutôt qu’un historien, comme il était d’usage dans le milieu symboliste, Camille Mauclair (1872-1945) est l’auteur d’une centaine d’ouvrages et de milliers d’articles. L'art est conçu par Mauclair comme une « religion » et il accorde au caractère absolu du chef-d'œuvre la primauté sur sa contextualisation ; dès lors, l'art devient difficilement objet d'une histoire, son évaluation échappant au temps. Mauclair faisait cette profession de foi, dans Princes de l'esprit (1920) : « Je crois que l'art, ce silencieux apostolat, cette belle pénitence choisie par quelques êtres que leur corps fatigue et empêche plus que d'autres de rejoindre l'infini, est une obligation d'honneur qu'il faut remplir avec la plus sérieuse, la plus circonspecte probité, qu'il est de bons ou de mauvais artistes, mais que nous n'avons à juger que les menteurs et les sincères, que la vanité est l'ennemie mortelle, la seule réellement terrible, de l'homme qui se sent doué de pensée et d'expression. » (p. 315) Ces « princes » sont ainsi Mallarmé, Poe ou Flaubert, mais aussi Rembrandt, Delacroix, Tintoret... (Dominique Jarrassé, INHA)
La Celle-Saint-Cloud, Editions de la Maison des Intellectuels, 1963, in-12, viii-308 pp, 2 pl. hors texte, qqs fac-similés, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s.
Par Irénée Mauget (1881-1976), homme de lettres et de théâtre, auteur-directeur averti et lettré de la revue “Masques et Visages”, une des plus intéressantes revues de théâtre, qu'il créa en 1907 et qui dura plus de cinquante ans, et directeur et animateur de nombreux théâtres et de l'Amicale des Arts... — Table : Du village charentais aux champs de bataille de 14-18 ; La guerre ; L'entre-deux-guerres ; Encore la guerre ; La vie reprend.
Seuil, 2001, in-8°, 291 pp, discret C. de bibl., envoi a.s. Très bon état