8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 London, Macmillan & Co, july 1944, in-12, xii-40 pp, cart. toilé saumon de l'éditeur, titres en bleu au 1er plat et au dos, cart. lég. sali, bon état
Second tirage (le premier est de juin 1944) de cette traduction en langue anglaise, oeuvre de Cyril Connolly, directeur de la prestigieuse revue Horizon.
Tchou, 1977, gr. in-8°, 252 pp, brochés, couv. à rabats, bon état. Edition originale, envoi a.s.
"L’ouvrage Les Chevaux du Temps (1977) est décrit comme une récréation que s’accorde l’intellectuel engagé que l’on connaît. Dans un récit-cadre, plusieurs personnages sont chargés à tour de rôle de raconter une histoire, dans la longue lignée de la tradition littéraire. Roman ou nouvelles ? La structure adoptée est ambiguë. Vercors plonge le lecteur dans des univers fantastiques à la manière de Nerval ou de Poe." (Nathalie Gibert-Joly, site Jean Bruller-Vercors)
Gallimard, 1996 gr. in-8°, 514 pp, index, broché, couv. illustrée, annotations crayon, sinon bon état
Du tournant des années 1930 à la fin de la IVe République, certains écrivains, des littérateurs se sont engagés à l'extrême droite. Leur définition : un refus violent de la démocratie. On trouve, au départ, l'Action française de Charles Maurras et ses surgeons : les rebelles (Combat, L'Insurgé), les fils ingrats et reniés (les fascistes de Je suis partout, qui se précipiteront dans la collaboration) et aussi, loin de l'Action française qui parlait de roi, d'élite, d'inégalités, le parti populaire français de Doriot : ce parti qui voulait réunir l' "émotion révolutionnaire" et des préoccupations sociales aux promesses de "grandeur", attira (aussi) des intellectuels – Drieu la Rochelle, par exemple, alla y chercher un public, une action, des émois.L'occupation et le régime de Vichy firent éclater ces courants. Après la Libération, de nouvelles configurations se sont formées, réunissant des ennemis hier irrémissibles, devenus plus sensibles à l'identité de leur haine – la démocratie – qu'à leurs affinités, en fait mal décelables. Ce parcours conduit, en particulier, à éclairer trois objets : la France des années de l'occupation, qu'il faut réévaluer ; le rôle de franges intellectuelles dans de douteux combats antidémocratiques ; enfin, la fragilité de la démocratie : faisant appel à la liberté individuelle, à la raison, elle laisse inassouvis, aux extrêmes, ceux qui attendent de la politique le bonheur (à gauche) et la "grandeur" (à l'extrême droite).
Bibliothèque-Charpentier, 1896, in-12, iv-360 pp, reliure demi-basane rouge époque, dos à nerfs orné de filets dorés, un mors abîmé sur 4 cm
P., Chez Creuzevault, 1942, gr. in-8°, (4)-45-(3) pp, 22 illustrations en couleurs, culs-de-lampe rouges, reliure plein maroquin corail, dos lisse avec auteur et titre dorés et caisson losangé doré, plats ornés d'un quadrillage et d'arabesques dorés, contreplats de maroquin corail, encadrements dorés contenant un rectangle du papier de garde, doubles gardes de papier au motifs floraux, tranches dorées, emboîtage de papier marbré à rebords de chagrin corail, très bel exemplaire
Les dessins de Dignimont ont été gravés par Georges Beltrand et coloriés par Edmond Vairel. Ouvrage seulement tiré à 450 exemplaires sur papier de Rives. Superbe reliure d'art signée Jacqueline Rabaud, fille du compositeur Henri Rabaud.
Paris, la Bonne Compagnie, 1942, in-8°, 268 pp, reliure demi-chagrin rouge, dos lisse avec titre doré, tête dorée, couv. illustrée et dos conservés, exemplaire numéroté sur vélin. Bel exemplaire
P., Léon Vanier, 1889, in-12, ii-133 pp, deuxième édition, en partie originale et imprimée à 1000 exemplaires sur papier courant, reliure demi percaline fauve à la bradel, dos lisse orné d'un fleuron doré, date dorée en queue, pièce de titre chagrin noir, plats de papier marbré, couvertures conservées (rel. de l'époque), bon état
Seconde édition, comprenant de nombreux ajouts, corrections et modifications. Les corrections de Verlaine et de Vanier, éditeur de cette nouvelle édition, portent sur une centaine de mots, d'expressions et de portions de phrases. La ponctuation et l'accentuation y sont nettement améliorées.
P., J. Hetzel, s.d. (1903), pt in-4°, (2) ff-370 pp, cartonnage spécial de la Bibliothèque des Succès scolaires : cartonnage toile « bronze japonisant » (du deuxième type) [1903]. « Ce cartonnage n'existe que dans la couleur jaune bronze et avec les tranches rouges. Le décor est noir et vert : la plaque porte les marques de Paul Souze et du relieur Engel. » (Philippe Jauzac. Jules Verne, Hetzel et les cartonnages illustrés, p. 376, n° 1D), un mors fendu sur 3 cm, sinon bon état, sans autres défauts ni rousseurs
Hachette, 1932, in-4°, 157 pp, cart. rouge éditeur, premier plat orné de motifs floraux dorés (Coll. des grands romanciers). Bon état
Genève, Editions de l'Agora, 1981, in-4°, 252 pp, cartonnage rouge illustré de l'éditeur, dos et premier plat très ornés, tranches dorées (imitation des cartonnages Hetzel), dessins par J. Férat, gravures par Charles Barbant, pour Les Indes noires, dessins par A. Marie pour Un Hivernage dans les glaces. Réédition illustrée des Voyages extraordinaires de Jules Verne, reproduisant intégralement l'édition originale Hetzel (texte et gravures). Très bon état
Julliard, 1985, in-8°, 412 pp, textes choisis et préfacés par Ferny Besson, broché, bon état
Dans ces Bananes de Königsberg, Vialatte raconte l'Allemagne telle qu'il l'a vue, entendue, ressentie, de 1922 à 1949. Arrivé en Allemagne en 1922, Vialatte s'installe à Mayence. Il respire à grandes bouffées ce folklore rhénan dont il a tant rêvé. L'écrivain retrouve l'Allemagne éternelle qu'il imaginait, romantique, teintée de piété monastique, le Rhin mystérieux et sa fascinante Lorelei. Assez vite cependant, son enthousiasme faiblit. Déçu, inquiété par l'Allemagne pro-nazie dans laquelle il voit se dessiner très clairement le péril hitlérien, Alexandre Vialatte, entre 1933 et 1939, ne fait plus que de rares et brefs séjours au-delà du Rhin. Personne ne croit à ses angoisses de Cassandre. Ce qu'il pense, redoute, paraît tellement insensé qu'on le laisse rarement s'exprimer. En janvier 1945, « correspondant de presse », il assiste aux procès des criminels de guerre de Belsen. Il les suit, à la fois fasciné et atterré par l'ampleur et l'horreur du drame, par le flegme des bourreaux qui se présentent comme des champions de l'ordre, du devoir et de l'obéissance. « Ils ouvrent sur l'âme nazie et la psychologie du crime des horizons qu'on ignorait jusqu'à ce jour. » Ces Bananes de Königsberg éclairent et nuancent l'apparence de frivolité qu'Alexandre Vialatte s'est amusé, presque toujours, à donner de lui-même. Elles affirment qu'il est aussi un écrivain profond.
Julliard, 1978, in-8°, 314 pp, préface de Jacques Laurent, introduction de Ferny Besson, broché, bon état
"Vous connaissez Vialatte? Vous aimez? Ces questions n'en étaient pas; elles n'en sont toujours pas; elles font partie d'un mot de passe. Une réponse affirmative permet de classer l'interlocuteur. Si l'on aime Vialatte, c'est qu'on pratique une région de la littérature qui va de Morand à Giraudoux. Encore faut-il se méfier du diagnostic car on peut tomber sur un amateur de Vialatte qui déteste Morand et qui raffole d'Audiberti où, ce qui est le plus grave mais existe, sur un fervent de Kafka qui a intégré Vialatte à sa religion... Alexandre Vialatte mourut le 3 mai 1971. Depuis lors, sous les meilleures plumes le même appel a été répété : il faut publier ses chroniques. L'appel a été entendu, ce livre le prouve. II prouve, en paraissant, que notre civilisation subsiste et que contrairement aux sociétés manichéennes elle est toujours disposée à laisser autant de place aux écrivains mineurs qu'aux hercules de la littérature." (Jacques Laurent)
Julliard, 1979, in-8°, 296 pp, chroniques choisies par Ferny Besson, préface de Jacques Perret, broché, bon état
Etrange destin que celui d'Alexandre Vialatte... De son vivant, méconnu et célèbre : d'une part vénéré par un seul petit groupe d'initiés, d'autre part adulé par les milliers de lecteurs de "La Montagne" qui dévoraient ses chroniques quotidiennes chez le médecin ou le coiffeur. Aujourd'hui, enfin reconnu par tous comme un écrivain de génie. Explorateur des mots, capitaine au long cours de la grammaire et de la syntaxe, Vialatte donne ici ses lettres de noblesse à la chronique en embarquant sur son arche hommes, bêtes, choses, arts et bâtisses dont il étudie les édifiants rapports. Nous le suivons, irrésistiblement aimantés par son humour. Nous évoluons avec délices dans les méandres de la langue française. L'appel de ce magicien du verbe et la cocasserie de son monde sont irrésistibles.
Julliard, 1980, in-8°, 318 pp, chroniques choisies par Ferny Besson, préface de Pierre Daninos, broché, bon état
Dernières nouvelles de l'univers : l'homme aujourd'hui ne descend plus du singe mais de l'avion... Il achète un chien imaginaire qui ne tient pas de place, consomme peu et oblige à prendre de l'exercice... D'éminents chimistes ont inventé un produit miraculeux qui ne tue pas les mites mais leur coupe l'appétit... Gardez-vous bien de rire ! Tout est vrai. Vialatte a toujours raison. Il observe et raconte. Il désarticule le temps à loisir et saisit l'irrésistible cocasserie du monde. Fables, pamphlets, poèmes, prophéties, ces chroniques célèbrent l'art d'écrire. Avec une justesse et une virtuosité qui font mouche.
Hachette, 1967, gr. in-8°, 294 pp, 8 planches en couleurs, 70 gravures, portraits et fac-similés en noir dans le texte, imprimé sur papier vergé, reliure simili-cuir vert bouteille décoré de l'éditeur, rhodoïd, étui carton, bon état (Coll. Génies et Réalités)
Hugo (Jacques de Lacretelle) ; Le Romantique (Pierre Moreau) ; Le Dramatique (Pierre-Aimé Touchard) ; Le Lyrique (Gilbert Sigaux) ; Le Romancier populaire (Roger Ikor) ; Le Visionnaire (Paul Zumthor) ; Le Politique (Henri Guillemin) ; L'Homme (André Maurois) ; Hugo, en somme... (Claude Roy). — "On sait avec quel soin sont édités, illustrés et reliés les volumes de la collection « Génies et Réalités »." (André Gavoty, Revue des Deux Mondes)
Editions du Cèdre, 1958, in-8°, 158 pp, broché, prière d'insérer
Plon, 1986, in-8°, xi-454 pp, préface d'André Bourin, biblio, glossaire, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"... Chantal Vieuille nous entretient donc, non seulement des écrivains du terroir, chantres d'une province à laquelle ils sont attachés par leurs racines et qu'ils n'ont pas quittée, mais aussi de ceux qui, bien que provinciaux de naissance, n'ont pas évoqué leur province dans leur oeuvre, ceux aussi qui, quoique nés et demeurant ailleurs, ont situé un ou plusieurs de leurs livres dans telle ou telle région, enfin ceux qui, par choix délibéré, par affinité élective, ont adopté un coin de France pour y vivre et y travailler..." (André Bourin, préface)
Grasset, 1946, 2 vol. in-8°, xix-444 et 346 pp, 16 planches hors texte, notes bibliographiques, brochés, couv. illustrées, traces de scotch sur les gardes, qqs annotations crayon, bon état
François Bourin, 1991, in-8°, v-389 pp, préface de J.-B. Duroselle, 8 pl. de photos hors texte, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. On joint 2 lettres a.s. de l'auteur
La longue vie de Victor Margueritte (1866-1942) : davantage qu'une biographie, un tableau de la vie politique et littéraire de la IIIe République.
Champion, 1967, in-8°, xvii-431 pp, biblio, reliure toile éditeur, bon état (Coll. Bibliothèque littéraire de la Renaissance. Les grands écrivains du XVIe siècle. Evolution des oeuvres et inventions des formes littéraires)
Hachette, 1939, in-12, 254 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Vies privées)
P., Jean de Bonnot, 1969, in-8°, 440 pp, très nombreuses gravures, reliure plein cuir doré de l'éditeur, dos orné de caissons dorés, pièces d'auteur et de titre basane bordeaux, décor frappé à froid sur les plats, tête dorée, signet, imprimé avec de l'encre mélangée de poudre d'or sur papier vergé filigrané, bon état
Villon, dont l'oeuvre tient tout entière en un peu plus de 2 000 vers, est considéré depuis l'époque romantique comme l'un des plus grands poètes français. Il en est, certainement, l'un des plus profonds et des plus ambigus, mêlant, dans une poétique remarquablement maîtrisée, le grave et l'ironique, le sérieux et la grossièreté pour traiter de l'amour, de la mort et de la misère humaine.
Paris, 1853, 2 vol. in-8°, ix-404 et 378 pp, reliure demi-chagrin havane à coins, dos à nerfs ornés, tête dorées, bon état
Critique littéraire suisse estimé de Sainte-Beuve, Alexandre Vinet (1797-1847) fut aussi un moraliste et théologien protestant libéral, partisan de la séparation de l'Église et de l'État, dénonçant l'intellectualisme des Lumières, l'utilitarisme anglo-saxon, le socialisme matérialiste, et défenseur d'un humanisme individualiste. Le dictionnaire des philosophes des PUF note son influence sur Secrétan, et sa parenté avec Kierkegaard.
Fayard, 2010, gr. in-8°, 383 pp, biblio, index, broché, bon état
Pour la première fois, une biographie s'attache à éclairer le génie d'Albert Camus par le génie de sa terre natale, l'Algérie, et celui de sa ville tant aimée, Alger, sans lesquelles, disait-il, il ne pouvait pas vivre... L'Algérie est l'espace tout entier de son imaginaire et de son engagement. Avec le temps, le conflit et l'exil, elle est même devenue une sorte d'Eden illuminant cette part intime qu'il appelait "obscure" et dont il regrettait, un an avant sa mort, qu'elle ne fût pas davantage perçue. Il fallait un autre fils d'Alger pour comprendre cette dimension sensible de l'écrivain. Alain Vircondelet a grandi dans un quartier populaire, il a fréquenté les mêmes écoles, les mêmes plages, les mêmes lieux qu'Albert Camus. Grâce à son ample connaissance de l'oeuvre, il raconte la douleur de l'exil et la nostalgie d'un pays devenu mythique, lieu de refuge et de consolation...
Seuil, 2008, in-8°, 187 pp, broché, jaquette illustrée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier), envoi a.s. On joint un carton d'invitation à rencontrer Bertrand Visage à l'occasion de la parution du roman
Un homme retourne en Sicile huit ans après en avoir été chassé. Il a quarante-quatre ans, sa vie est devenue flottante, aussi éprouve-t-il une indescriptible émotion à arpenter les rues qui sentent le linge et la tomate. Et le voici qui rôde chaque soir autour d'un certain immeuble populaire d'un quartier de Catane, où continue de vivre Veronica, cette "fille de gangster" qui a été sa femme. Elle n'est pas là. Il décide alors, sur un coup de tête, de pénétrer dans l'appartement. Bientôt il prend ses aises, et, dans un sentiment d'euphorie et de surexcitation, il élimine tous les objets qui se sont accumulés en son absence. Les voisins lui font fête, tout se passe pour le mieux... Mais une nuit, un violent orage éclate. Arturo qui ne parvient pas à dormir se dirige à tâtons vers la cuisine. Là, il aperçoit sur le balcon à la lueur des éclairs le corps étendu d'une jeune femme. Qui n'est pas celle qu'il attendait. Le mystère et la sensualité sont partout présents dans ce roman qu'on ne lâche plus jusqu'à la dernière page. L'histoire aurait pu être banale, celle de la fin d'un amour. Elle est ici transfigurée par un sens aigu du récit, une acuité quasi visuelle à l'égard des personnages qui le peuplent. On ne les lit pas, on les voit.