8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Fayard, 2006 fort in-8°, 1277 pp, sources, références et notes, jalons chronologiques, index général, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Depuis la publication, en 1986, de la désormais classique biographie du Roi-Soleil par François Bluche, le jugement de Voltaire, pour qui le temps de Louis XIV (1643-1715) fut « le siècle le plus éclairé qui fut jamais », est très largement partagé. Ce livre fameux est ici complété par “La Vie quotidienne au temps de Louis XIV”, qui évoque avec vivacité les travaux et les jours de tout un peuple, et par “Louis XIV vous parle”, qui reproduit, met en scène et analyse les propos et écrits du Roi tels que nous les ont transmis les textes les plus variés. La somme de ces trois ouvrages de référence dessine de Louis XIV, de son règne et de son royaume une fresque grandiose.
P., Les Cahiers Nobles, 1966, in-4°, (46) pp, broché, bon état. Edition originale tirée à 888 ex. numérotés (Les Cahiers Nobles, n° 28). (Saffroy, I, 6762)
Tome I seul (sur 3) : de Abzac à Curières de Castelnau.
P., Les Cahiers Nobles, 1966, in-4°, (46) pp, broché, bon état. Edition originale tirée à 888 ex. numérotés (Les Cahiers Nobles, n° 30). (Saffroy, I, 6762)
Tome III seul (sur 3) : de Machat de Pompadour à Yonques de Sepvret.
Fayard, 1998, fort in-8°, 1039 pp, repères chronologiques, index, sources, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état (Grand Prix de l'Histoire Moët-Hennessy 1986)
Méfiant envers toute grandeur excessive et surtout imprégné des préjugés d'une légende noire, le public demeure trop souvent réticent à l'égard du plus étonnant de nos rois. De Louis XIV, qui a parrainé les écrivains, les savants et les artistes, créé de grandes institutions culturelles, orienté un siècle entier, réuni à la France un empire colonial et une dizaine de provinces nouvelles, qui crée l'Etat moderne en évitant soigneusement l'étatisme, qui a remodelé la société en assurant la promotion de nouvelles élites ; de Louis XIV, qui a dominé de sa personnalité et de son rayonnement le siècle le plus brillant de notre Histoire, les Français ne gardent parfois qu'une image étroite et déformante : comme si l'adultère, un zèle religieux poussé jusqu'à l'intransigeance, la condamnation de Fouquet et la fâcheuse dévastation du Palatinat avaient constitué l'essentiel d'une vie de 77 ans et d'un règne personnel de 54 ans. Le présent livre, qui représente quarante ans de fréquentation du Grand Siècle, va débarrasser l'historiographie des poncifs et des clichés. L'érudition, toujours présente, jamais n'alourdit un texte nuancé. Dans ce gros ouvrage qui se lit comme un roman, on va retrouver ou découvrir un roi, un règne et un royaume.
Fayard, 1990, fort gr. in-8°, 1640 pp, 2413 articles par 249 auteurs, 227 illustrations en noir, 41 illustrations en couleurs hors texte, 66 cartes, plans et tableaux, texte sur deux colonnes, reliure toile décorée de l'éditeur, jaquette illustrée (un peu abîmée), emboîtage cartonné illustré, bon état
De A, comme "Abbadie, Jacques", à Z, comme "Zèle et faux zèle", 2 413 articles dus à la plume des meilleurs spécialistes couvrent avec ce dictionnaire un immense champ de connaissances sur le Grand Siècle entendu au sens large : de 1589 (avènement d'Henri IV) à 1715 (mort de Louis XIV). Certes, les questions politiques et les biographies y occupent une part, mais ce sont aussi tous les domaines de l'activité humaine qui sont traités, des sciences aux affaires religieuses, des lettres aux beaux-arts, de l'économie aux conflits guerriers, des institutions à la vie quotidienne... François Bluche, l'un de nos plus grands historiens de la France de l'Ancien Régime est le maître d'œuvre de cette somme inégalée.
Penguin Books, 1977, in-8°, 471 pp, 336 illustrations, biblio, index, broché, couv. illustrée, traces de papier collant sur les gardes, bon état (Coll. Pelican History of Art). Texte en anglais.
Club Français du Livre, 1961, in-8°, (40)-310 pp, illustré de 50 beaux bois gravés de l'époque, glossaire, reliure pleine toile crème de l'éditeur, 1er plat orné d'une gravure “monstrueuse”, ex. numéroté, bon état
Réédition de l'édition originale de 1560, avec reproduction des bois, et un glossaire. — En publiant en 1560 ses “Histoires Prodigieuses”, oeuvre parmi les plus curieuses et les plus populaires de la Renaissance, Pierre Boaistuau fonde un genre qui, jusqu'à la fin du siècle, aura les faveurs du public : celui du livre illustré sur les monstres et prodiges. S'il prétend instruire et édifier, l'ouvrage cherche tout autant à divertir et à piquer la curiosité ; il traite des illusions de Satan aussi bien que des morts inouïes de puissants personnages, des pierres précieuses non moins que des inondations et des tremblements de terre, des monstres marins autant que des amours prodigieuses... Tout n'est que monstres, fantômes, animaux fantastiques, feux des entrailles de la terre, dont le fameux monstre de Cracovie reproduit sur le premier plat dont le tête se continue par une trompe, les articulations sont des têtes de chiens, les pieds et les mains sont des pattes de cygne, l'abdomen constitué par deux yeux de chat et le derrière d'une longue queue fourchue...
Fayard, 1973, in-8°, xxvi-304 pp, Préface, notes et commentaires par Alexis Klimov, sources, biblio, index, broché, couv. à rabats, trace de pliure au 1er plat, bon état (Coll. Documents spirituels)
Anthologie d'œuvres traduites avec préface, notes et commentaires par Alexis Klimov. Jacob Boehme (1575-1624) est le fondateur d'une théologie mystique connue sous le nom de théosophie. Le discours théosophique, ce n'est pas seulement le discours de l'homme sur la manifestation divine, c'est aussi et d'abord le discours de Dieu qui s'exprime dans ses œuvres. Le discours de Dieu est réexprimé par le discours de l'homme en qui Dieu s'est engendré. Ainsi se forme le corps spirituel qui est le terme de la révélation.
Jérôme Millon, 1995, in-12, 127 pp, texte présenté par Claude-Louis Combet, broché, bon état (Coll. Atopia)
« Il y a toujours du péril à considérer attentivement une gorge nue ; et il y a non seulement un grand danger, mais une espèce de crime de la regarder avec attention dans l'église en même temps que l'on offre le saint Sacrifice de nos autels. Car Jésus-Christ étant alors réellement et véritablement présent, il me semble qu'on lui fait injure de lui préférer une femme, ou du moins de partager notre attention et peut-être nos voeux entre lui et elle, et de demeurer comme en suspens à qui nous donnerons nos désirs et nos pensées... La vue d'un beau sein n'est pas moins dangereuse pour nous que celle d'un basilic...» L'abbé Jacques Boileau, frère du poète Boileau-Despreaux, à qui l'on attribue l'opuscule “De l'abus des nudités de gorge” (1677) motive sa réprobation de la tenue indécente des femmes dans les lieux saints à partir d'un ensemble de considérations spirituelles dans la droite ligne d'une tradition de théologie morale qui tient la femme en suspect et la charge du rôle de tentatrice majeure. Il condamne l'usage mondain des églises devenues lieux de rendez-vous galants et espaces d'exhibition de luxe et d'impudeur. Dans cette profanation généralisée des sanctuaires que dénonce l'abbé Boileau, la femme apparaît comme l'artisan diabolique de la perdition des hommes, fidèle en cela à sa vocation originelle de mère du péché.
Londres, chez Jean Nourse, 1776, in-12, 384 pp, reliure plein veau marbré, dos à nerfs orné de caissons dorés (dos abîmé, coiffes manquantes), tranches rouges (reliure de l'époque), intérieur propre, état correct
P., Techener, 1858, in-8°, xxxii-605 pp, 4 fac-similés et un tableau généalogique hors texte, table analytique, reliure de prix du collège Stanislas, dos chagrin violine à caissons
P., Charpentier, 1845, in-12, xxiv-480 pp, reliure demi-veau glacé cerise, dos à 4 faux-nerfs pointillés soulignés à froid, titres dorés, filets à froid sur les plats, palettes en tête et en queue (rel. de l'époque), rousseurs et trace de mouillure claire ancienne, mais exemplaire fort bien relié, en bon état
Nicolas Boileau sieur Despréaux, est un homme de lettres du Grand Siècle, né le 1er novembre 1636 à Paris et mort le 13 mars 1711 dans la même ville. Poète, traducteur, polémiste et théoricien de la littérature, il fut considéré en son temps et par la postérité comme le législateur ou le « Régent du Parnasse » pour son « intransigeance passionnée ». Admirateur et ami de Molière pendant dix ans, familier de Furetière et de Chapelle, il fut dans le dernier quart du siècle le confrère et l'interlocuteur privilégié de Racine.
Peyronnet, 1955, in-8°, 302 pp, 5 pl. de portraits et 2 tableaux généalogiques dépliants hors texte, index, broché, bon état
"Le général de Boisboissel a fort bien fait de mettre en lumière la figure de son aïeul. Loz de Beaucours appartenait à une famille d'ancienne noblesse, possédant la seigneurie de ce nom en Bothoa, dans la partie « continentale » de l'évèché de Cornouaille, relevant du comté de Quintin et dont le manoir était une modeste habitation comptant seulement deux pièces, vastes sans doute, par étage. Entré au Parlement avec l'achat d'une charge de conseiller, en 1775, à vingt-neuf ans, il devint, quatre ans après, avocat général, à la place de Duparc-Porée, et le demeura jusqu'à la fin de l'institution. Les archives copieuses qu'il a laissées (il aimait écrire), nous éclairent sur ses opinions. C'était un magistrat libéral, membre de la Chambre de Lecture Rennaise, partisan de l'égalité devant l'impôt et de concessions au Tiers dans la distribution des places. Paisible par nature, modéré par raison, il ne fut pas écouté et émigra. Le Comte d'Artois le dissuada de s'engager dans la conjuration de la Rouerie. Rentré dès 1801, il paya sa hâte de six mois de prison à Sainte-Pélagie, mais ayant donné à l'Empereur ses deux fils, dont l'un servit à l'armée, et l'autre dans la diplomatie, il fut nommé Conseiller à la Cour d'Appel de Rennes en 1811 et remplit ces fonctions, sauf l'intervalle des Cent-Jours, jusqu'à sa retraite en 1823 (il avait soixante dix-sept ans). Il est mort à Rennes peu de jours avant la chute de la monarchie légitime à laquelle l'attachaient ses préférences. Dans les abondants papiers qu'il a occasionnés ou griffonnés, l'auteur a trouvé les éléments d'une étude qui fait apparaître avec les traits du personnage, l'atmosphère qui l'enveloppait. Les vicissitudes subies par ses domaines tant de la part des chouans que des administrateurs révolutionnaires n'en forment pas le moins curieux chapitre..." (B.-A. Pocquet du Haut-Jussé, Annales de Bretagne, 1956)
Fayard, 1992 in-8°, 538 pp, 25 cartes et tableaux, tableau généalogique, repères chronologiques, notes, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Maurice de Saxe, vainqueur légendaire de Prague en 1741 et de Fontenoy en 1745, est l'un des grands hommes de guerre de son temps. On réduit souvent la vie du maréchal de Louis XV à une série de stéréotypes pittoresques : général chanceux et aventurier infatigable, amoureux ardent mais peu exigeant sur la qualité de ses conquêtes, toujours tenu à distance par une Cour raffinée à cause de ses grossièretés de reître, fils de roi sans royaume qui aurait pu devenir duc de Courlande ou roi de Tobago... Européen avant l'heure, Maurice de Saxe est d'abord l'un des hommes du XVIIIe siècle qui a le mieux connu l'Europe de son temps. Saxon de coeur et Français d'adoption, il connaît aussi bien les Cours que les champs de bataille. Sa carrière militaire se double d'une réflexion sur la guerre. Ses campagnes, où il met en application ses intuitions tactiques, font de lui à la fois le successeur de Turenne et le précurseur de Frédéric II. En même temps, Maurice de Saxe pèse sur l'évolution de la politique décidée à Versailles. Acteur diplomatique discret, il reste un conseiller militaire écouté, jusque dans sa retraite fastueuse de Chambord, où il mène grande vie et où il choque par certaines de ses fantaisies, entre autres la compagnie de uhlans noirs de son régiment de cavalerie, Saxe-Volontaires.
BOIS (Piere-André), Roland KREBS et Jean MOES (dir.).
Reference : 122703
(1997)
ISBN : 9783906758145
Peter Lang SA, 1997, in-8°, 388 pp, notes, index des noms, index des périodiques, broché, bon état. 21 études érudites (14 en français et 7 en allemand)
On trouvera dans ce volume les communications présentées du 23 au 25 mars 1995 à Reims durant le Colloque International organisé par le Centre d'étude des périodiques de langue allemande de Metz. L'objet de la rencontre était d'analyser l'image que les périodiques allemands du XVIIIe siècle ont proposée des lettres françaises. Les revues – dont le développement à l'époque des Lumières est remarquable – ont abordé, à partir d'innombrables comptes rendus et commentaires, dans le cadre général d'un discours de légitimation, toutes les grandes questions que posaient pour la jeune littérature allemande le poids et la fonction de la culture française en Europe. On trouvera donc toutes les attitudes possibles dans les diverses études de cas ici proposées : de l'acceptation des transferts jusqu'à une stratégie de refus et de démarcation. En fait, l'évolution du discours des revues sur la littérature française suit fidèlement celle de la littérature allemande elle-même de la Frühaufklärung au Romantisme et en traduit la situation et les besoins. Par ailleurs, à travers les opinions sur les auteurs français s'expriment bien souvent des jugements sur la nation voisine et sa culture, qui ont leur place dans l'histoire générale des relations franco-allemandes.
P., Librairie Gründ, 1948, gr. in-8°, 216 pp, 12 planches de gravures hors texte et 40 bandeaux et culs-de-lampe dans le texte, tables, broché, état correct
Archives et culture, 2017 gr. in-8°, 800 pp, qqs gravures et portraits, broché, couv. illustrée, bon état
Fruit de vingt-cinq années de recherches, cet ouvrage très conséquent rassemble l'histoire des hussards de l'Ancien Régime depuis la création de ces régiments en 1693. Si les hussards français doivent leur renommée aux exploits accomplis sous la Révolution et l'Empire, ceux de l'Ancien Régime sont moins connus et très rares sont les ouvrages donnant des renseignements sur les corps antérieurs à 1720. S'appuyant sur un dépouillement minutieux des archives du Service historique de la Défense, ce livre a pour ambition d'offrir au public, de façon détaillée, le quotidien des hussards de 1693 à 1792, leurs combats liés aux guerres du royaume de France et leurs modes de vie. La présentation est chronologique, pour un repérage plus facile.
Hachette, 1909, in-12, ix-267 pp, broché, bon état. Edition originale posthume
L'Académie française au XVIIe siècle ; La suppression des Académies en 1793 ; Chamfort, l'écrivain et le politique ; Chamfort et l'Académie française ; Les dernières années de Marmontel. — "M. Edmond Courbaud a rassemblé ici deux articles consacrés aux premiers et aux derniers temps de l'ancienne Académie par le dernier secrétaire perpétuel de la nouvelle et deux études sur Chamfort, qui remplissent à elles seules la moitié du volume. Le mordant penseur s'était permis de s'attaquer à l'institution sacrosainte ; il est même l'un des auteurs de sa disparition momentanée. Gaston Boissier, que nous avons connu plein d'une souriante indulgence, n'a pas pardonné à Chamfort ce péché d'iconoclastie. « Chamfort s'est conduit avec l'Académie française comme avec l'ancienne société : il a été pour elle d'une parfaite ingratitude ». Ce piquant volume se termine par un bref discours sur Marmontel." (Henri Hauser, Revue Historique, 1910)
Londres, 1754, 2 parties in-8° en un volume, 6ff.-xliv-136 et 2ff.-148 pp, un portrait de l'auteur gravé sur cuivre, reliure plein veau havane marbré, dos à 5 nerfs, tranches rouges (rel. de l'époque), dos bruni, coiffe sup. arasée, bon exemplaire. Edition originale
Première édition française. L'influence politique et philosophique de Bolingbroke sur les encyclopédistes fut grande. Il peut être considéré comme un des pairs du système du bi-partisme politique anglais. L'immense érudition de cet esprit à la fois satirique et moqueur, vrai précurseur de l'incrédulité philosophique fut un modèle pour Voltaire. Ses talents d'orateurs furent inégalés, son style admiré. C'est lui qui négocia la paix d'Utrecht en 1712. Exilé en France, il fut pardonné en rentra en 1723, mais finit par se retirer à nouveau en France en 1735.
Flammarion, 1975, in-8°, 490 pp, 22 bois gravés, une carte, appendice et index établis par Nora Scott, cart. illustré de l'éditeur, bon état
Sur les ouvrages de la « Bibliothèque bleue », ces petits livres et brochures, de qualité médiocre, tous ou presque d’origine savante et reprenant des manuels, des manuscrits ou des romans de chevalerie, datant du Moyen Âge ou de la Renaissance ; ils dissertent sur la mort, la santé, le savoir-vivre et la morale, et évoquent souvent la Femme sur un mode négatif inspiré par l’Église. — "En marge de l'histoire littéraire, durant trois siècles, circulèrent à travers la France, par colportage, des petits livrets dits populaires assemblés en une bibliothèque que l'on nomma Bibliothèque bleue. Sous ce vocable se traitent les sujets les plus divers, les genres les plus variés, et pourtant l'ensemble paraît avoir une cohérence et se monter avec nécessité : c'est parce que chaque livret contient un exemple, un moyen, une recette, un secret susceptible de contribuer au bonheur, ou de l'assurer, qu'il est retenu en cette Bibliothèque. En fait, près de mille titres de livrets bleus se rassemblent en un seul livre qui, comme une somme, une Bible, contient histoires modèles, préceptes pratiques, jeux, supputations, permettant à chacun d'éloigner la mort, de vivre bien et mieux. Cette anthologie voudrait essayer de conter l'histoire de ce livre unique et de restituer à la Littérature ce qu'elle a peut-être perdu, du moins oublié."
Gallimard/Julliard, 1971, in-12, 277 pp, 16 pl. d'illustrations hors texte, biblio, couv. illustrée, broché, bon état (Coll. Archives)
Une étrange littéraute colportée de village en village circule obscurément dans l'ancienne France. On en connaît pas les auteurs, ni, souvent, le public. C'est la bibliothèque bleue, le livre des pauvres, trop aimé, malaimé, bientôt proscrit. A partir de ces textes retrouvés, G. Bollème montre le savoir, les rêves et les mythes, les passions et la sagesse d'une France silencieuse et oubliée : un monde que le peuple se donne à lui-même.
P., Jean Baptiste Coignard, 1682, in-12, (38)-554-(11) pp, reliure plein veau marbré, dos lisse orné, tranches jaspées (rel. de l'époque), pt manque sans atteinte au texte au bas de la page de titre, dos lég. frotté, bon état. Rare
Edition originale de la traduction française de cet ouvrage du cardinal Giovanni Bona (1609-1674).
Club Français du Livre, 1961, gr. in-8° carré, (14)-113 pp, 16 illustrations hors texte en couleurs par Peynet, reliure toile orange de l'éditeur avec une illustration de Peynet en médaillon au 1er plat (maquette de Jacques Darche), bon état
Bonaventure Des Périers (ca 1510-1543) a baigné dans le courant de l'humanisme évangélique du premier XVIe siècle, représenté notamment par Clément Marot, Etienne Dolet et Jacques Lefèvre d'Etaples ; secrétaire de Marguerite de Navarre – sœur de François Ier –, on lui attribue le philosophique et sulfureux Cymbalum mundi, ouvrage anonyme qui fit sensation en 1537. Mais, pour le grand public, il se rattache à la lignée des auteurs de "contes à rire" avec ses Nouvelles Récréations et Joyeux Devis (posth., 1558). Son originalité tient sans doute à son art de conteur et à la subtilité de son inspiration, oscillant entre facétie, mélancolie et sourde satire.
Genève, Mégariotis, 1979, fort in-8°, lxxii-700 pp, texte sur deux colonnes, reliure simili-cuir éditeur, bon état. Reprint de l'édition de 1900
Les tables analytiques occupent les pages 487 à 699. Une source absolument irremplacable pour l'histoire du commerce en France au XVIIIe siècle. "Le Conseil de commerce, dont le présent volume nous résume les procès-verbaux et nous fait connaître le personnel, fut créé par arrêt du Conseil d'Etat du 29 juin 1700. Il siégea pour la première fois le 29 novembre de la même année ; sa dernière séance est du 27 février 1791; un décret de l'Assemblée nationale, du 27 septembre 1791, le supprima. (...) Il comprenait des commissaires, conseillers d'État ou maîtres des requêtes; des intendants du commerce; des députés du commerce, délégués par les grandes villes commerçantes et industrielles du royaume ; des inspecteurs généraux des manufactures et du commerce ; un secrétaire et des académiciens et artistes. Le nombre des membres de ce Conseil ne fut pas fixé, mais varia pendant sa durée, comme aussi sa constitution même. Sa mission était d'examiner « toutes les propositions et mémoires qui y seroient envoyés, ensemble les difficultés qui y surviendroient concernant le commerce, tant de terre que de mer, au dedans et au dehors du royaume, et concernant les fabriques et manufactures, pour, sur le rapport qui en seroit fait à Sa Majesté des délibérations qui auroient été prises dans ledit Conseil de commerce, être par Elle pourvu ainsi qu'il appartiendroit. » II avait donc, comme on le voit, un rôle purement consultatif ; mais la très grande autorité qui s'attachait à la plupart de ses avis amenait le plus souvent le gouvernement à les traduire, soit en une ordonnance de l'intendant intéressé, soit en un arrêt du Conseil d'Etat. Quand il s'agissait d'intérêts particuliers, le Conseil avait l'habitude de se récuser ; « ces intérêts , » disent ses procès-verbaux, « n'ayant aucun rapport avec ceux du commerce. » Son domaine, d'ailleurs, même avec cette restriction, était très vaste, puisqu'il comprenait toutes les questions concernant les institutions commerciales, le commerce intérieur, le commerce extérieur et maritime, l'industrie. C'est par milliers que se chiffrent les avis donnés par lui sur les sujets qui lui furent soumis pendant le cours du XVIIIe siècle ; ils constituent un véritable répertoire de ] 'histoire industrielle et commerciale de la France pendant cette période. M. Bonnassieux, qui en avait commencé l'analyse, à laquelle le préparaient ses études antérieures sur cette histoire, n'a pas eu la satisfaction d'y mettre la dernière main; mais il a eu la bonne fortune de trouver un successeur digne de lui dans M. Eug. Lelong, qui a terminé l'introduction historique commencée et la table, aussi énorme de cette intéressante publication." (Joseph Vaesen, Bibliothèque de l'école des chartes, 1904)
P., Librairie Poussielgue frères, 1868, in-8°, viii-435 pp, un portrait gravé sous serpente en frontispice, reliure demi-chagrin rouge à coins, dos à nerfs orné de caissons dorés, bon état (reliure de l'époque)
Marie Bonneau de Miramion (1629-1696) hérita d'une fortune, se maria en 1645 et devint veuve six mois après. Elle décida de ne plus jamais se remarier et de consacrer sa vie et sa fortune aux bonnes oeuvres (fondation des Miramiones). Elle s'occupa des affamés à Paris pendant la Fronde, distribuant de telles quantités de pain qu'elle dut pour cela vendre ses diamants et autres objets de valeur. Elle fut une des fondatrices de la célèbre "maison de Refuge" pour "les femmes ou filles d'une vie scandaleuse" et de Sainte-Pélagie... (Bourgeois & André, 1806)