8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Desjonquères, 1992, in-8°, 183 pp, édition préfacée, établie et annotée par Laurent Versini, broché, bon état (Coll. XVIIIe siècle)
Roman mondain et roman de moeurs, publié en 1742, relatant les souvenirs amoureux d'un homme de quarante ans. Duclos a su y décrire les démêlés qui opposent et réunissent, d'un bout à l'autre du XVIIIe siècle, le couple inévitable du coeur et de l'esprit.
Plon, 1900, in-8°, ii-442 pp, un portrait héliogravé en frontispice et un fac-similé d'autographe en 2 planches hors texte, index, broché, couv. lég. salie, bon état. Peu courant
"Née en 1750, fille du petit-fils du Régent, Louis-Philippe, duc de Chartres, et de Henriette de Bourbon-Conti, Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans fut mariée à vingt ans au duc de Bourbon, qui n'en avait que quatorze, et le duc d'Enghien vint au monde en 1772. Jusqu'en 1789, elle mena, à la Cour ou à Chantilly, la vie qui convenait à son rang. Le merveilleux était alors en vogue, avec Pasqualis, Mesmer, Saint-Martin ; la princesse se prit, pour leurs théories, d'un vif engouement, qui, changeant de nature à la suite de chagrins intimes, se transforma en une sorte de mysticisme religieux où elle était plongée lorsque survint la Révolution. Emprisonnée au fort Saint-Jean, à Marseille, en 1793, elle fut expulsée de France après le 18 fructidor, et se réfugia en Espagne. Elle était détachée du monde, et ses malheurs l'affectèrent peu ; au moment même où les révolutionnaires la persécutaient, elle les jugeait avec une indulgence qui contriste son biographe ; elle apprit avec indifférence la mort de son fils, et Napoléon, qui refusa de la laisser revenir en France, fut, de sa part, l'objet d'une vive admiration. En 1814, elle rentra à Paris, et y mourut le 10 janvier 1822." (Pierre Caron, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1900)
Editions Douin, 2016, in-8°, 657 pp, traduit de l'allemand, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Réédition (texte entièrement recomposé) de l'édition de 1901
Après l’avoir lu et relu ce volume, nous demeurons vraiment surpris de l’érudition considérable du Docteur Duehren et de la variété de cette érudition à la fois si originale, si profonde et si subtile, en tant que science physiopsychologique, et également tour à tour si curieusement historique, si sûre des sources les plus dissimulées de nos nouvellistes et chroniqueurs, si avisée de ce tout ce qui concerne la vie intime des hommes et des oeuvres du siècle dernier. « Qui ne connaît pas le site ne connaît pas la plante » dit un proverbe Persan. Le Docteur Eugène Duehren à voulu connaître dans toute son étendue et sa profondeur le terrain sur lequel a germé et poussa, monstrueuse, cette fleur du mal qui eut nom le Marquis de Sade. Rien de ce qui entoura son habitat, de ce qui le nourrit de son suc vénéneux n’a échappé à cet historien supérieurement avisé. Le livre qu’il nous offre dans ses divisions générales et aussi substantiel qu’il était permis de le rêver ; il dépasse même notre attente. L’ouvrage du Docteur Duehren restera comme la plus dense et la plus définitive publication de physio-psycho-bio-bibliographie qui ait encore été faite sur le divin Marquis. Ce livre laissera un sillage longtemps visible sur cet océan rose et fangeux d’érotologie du dix-huitième siècle français. On y reviendra comme on revient à un magasin de faits généraux et particuliers où l’on est assuré de se pourvoir sérieusement. Ceux qui l’auront lu auront la satisfaction d’y avoir puisé non-seulement sur le cas du Marquis de Sade et les idées que son nom évoque, mais sur tout le dix huitième siècle libertin et non conformiste, comme on disait alors, les renseignements les plus précieux et un aperçu d’ensemble et de détails qu’on ne saurait trop s’étonner de trouver ici réunis.
P., Editions Bossard, 1921, pt in-8°, 163 pp, une gravure sur bois en frontispice, numéroté sur papier vélin pur chiffon, broché, bon état (Coll. des Chefs-d'œuvre méconnus)
Picard, 1970, gr. in-8°, 183 pp, une planche en frontispice (la famille du marquis de Sourches), index, broché, bon état
Picard, 1954, gr. in-8°, 219 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, discographie, broché, bon état
Editions du Rocher, 2007, gr. in-8°, 649 pp, 12 pl. de gravures et portraits hors texte en couleurs, une carte, biblio, index, généalogies, code secret, broché, couv. illustrée, bon état
Marie Stuart est une incontournable et fascinante figure de la Renaissance. Fille de Jacques V roi d'Écosse et de Marie de Guise, une grande princesse française, Marie naquit en Écosse le 8 décembre 1542. Son père mourut aussitôt. Elle fut sacrée reine d'Écosse à l'âge de neuf mois et reçut trop jeune les plus glorieux hommages. Sa singulière beauté et son orgueil tracèrent les fatales arabesques de cette existence hors du commun. Mariée à François II, fils du roi de France Henri II et de Catherine de Médicis, Marie connaît la gloire et l'enchantement de vivre à la somptueuse cour des Valois. Veuve à dix-huit ans, elle veut à toute force régner sur son lointain royaume: l'Écosse. Seule en une cour de lords calvinistes, avides, hostiles, convoitant sa beauté et surtout sa couronne, Marie va rencontrer la trahison. Elle se mariera deux fois, mal. Elle épouse, au mécontentement de sa cousine, pire ennemie Elizabeth 1ère, le décevant lord Darnley dont elle aura un fils, le futur Jacques I roi d'Angleterre. Subjuguée par le séduisant comte de Bothwell, Marie bascule dans la passion. Bothwell assassine Darnley et épouse Marie Stuart au mécontentement des lords et de la cour. Des péripéties sanglantes suivent ce mariage qui déclenche la révolte des lords. Marie Stuart commet alors la folle imprudence de croire à l'hospitalité de sa cousine Elizabeth 1ère, l'implacable reine-vierge. Elle ignore que vingt années de dures prisons anglaises l'attendent. Elles aboutiront à son procès et à son exécution à Fotheringhay, le 10 février 1587. Son héroïsme devant la mort, la décapitation non sans cruauté, a impressionné même ses ennemis. Elle allait avoir quarante-cinq ans, reine déchue qui avait brodé sa devise en ses années de captivité : En ma fin est mon commencement. Pour ses fervents alliés, elle demeure fidèle à son sacre et fut la martyre de sa foi catholique. Elle est entrée pour toujours dans le mythe.
A Rouen, de l'Imprimerie privilégiée, 1788, in-12, xxxii, 33-351 pp, un portrait en frontispice (gravé par de Larmessin), 6 planches dépliantes hors texte (3 planches sont signées du graveur Le Bas, le « plan de la baye et de la ville de Rio-Janeiro » est dessiné et gravé par A. Coquart, 2 planches ne sont pas signées), glossaire de marine, reliure plein veau granité, dos lisse à roulettes et fleurons dorés, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), légère épidermure au 2e plat, bon état (Polak, 2855)
Edition rouennaise des mémoires de Du Guay-Trouin (1673-1736) augmentée de son "éloge" par M. Thomas. Ses Mémoires, écrites sur le ton de la simplicité font peu de cas de tourner les événements à son avantage. Il n’hésite pas à faire part régulièrement de ses doutes et de ses faiblesses avec une étonnante sincérité, ce qui est rare dans les mémoires de cette époque, souvent marquées par des formules alambiquées et hyperboliques. L'ouvrage, qui fourmille d’anecdotes, offre aussi un précieux témoignage sur la marine de la fin XVIIe - début XVIIIe siècle, tant sur la navigation, que la vie à bord et le combat naval. On trouve à la fin des mémoires un état des officiers-majors, et des équipages des vaisseaux du Roi, commandés par M. Du Guay-Trouin de 1702 à 1709 et une liste des offciers de marine pour l'expédition de Rio-Janeiro en 1711.
dans le Correspondant, 1913, gr. in-8°, 25 pp, broché, état correct. On trouve dans le même numéro des études sur Comment a disparu l'influence de la France en Egypte (Biard d'Aunet), A l'Armée de Metz : encore Bazaine et Ladmirault (Mis de La-Tour-du-Pin Chambly), La Conférence Molé-Tocqueville : les débuts de nos hommes politiques (Cte de Larègle), Le gachis mexicain : le protectorat des Etats-Unis, etc.
Hachette, 1958, in-8°, 188 pp, une carte, biblio, index, broché, couv. illustrée, discret C. de bibl., bon état
Perrin, 1981, in-8°, 337 pp, 16 pl. de gravures hors texte, généalogie de Louis II de Condé, reliure skivertex vert de l'éditeur, rhodoïd, bon état
Il incarna la guerre et l'orgueil. Il s'inclinait seulement devant le roi, son cousin, haïssait les cardinaux-ministres mais trébucha dans la rébellion où Mazarin l'avait poussé...
P., Les Editions de France, 1927, in-12, x-290 pp, préface de Pierre Audiat, imprimé et numéroté sur papier alfa, broché, bon état (Coll. Le Temps passé - Choix de Mémoires historiques)
"Sur Louis XV et Mme de Pompadour, le journal de Mme du Hausset, et le livre de Mouffle d'Angerville “Vie privée de Louis XV et principaux événements et particularités de son règne”, paru en 1781, sont l'un et l'autre des sources d'un intérêt capital. En rééditant en un seul volume ce journal et une partie de l'ouvrage de Mouffle d'Angerville, M. Pierre Audiat apporte une précieuse contribution à l'histoire anecdotique de la France. Mme du Hausset, d'origine noble, était première femme de chambre de Mme de Pompadour. Ce mot évoque maintenant des fonctions subalternes, mais il convient de le traduire en langage d'aujourd'hui par « dame de compagnie ». Mme du Hausset fut, en effet, pendant vingt ans, la confidente, l'amie de la marquise. Elle entra à son service alors que la favorite n'était que Mme Lenormand d'Etioles, et c'est elle qui lui ferma les yeux. Mme de Pompadour semble n'avoir pas eu de secrets pour elle ; cela lui eût été, d'ailleurs, difficile étant donné l'intimité dans laquelle elles vivaient. Sans imagination, un peu naïve, sincère et absolument dévouée à sa maîtresse, Mme du Hausset relate fidèlement ce qu'elle a vu et entendu. Elle n'a pas assez de personnalité pour déformer les événements auxquels elle a assisté. Ce qui fait peut-être le principal intérêt de ses Mémoires, c'est la façon dont elle juge Louis XV. Sans s'en douter peut-être, elle dessine, au cours de ces pages, un affligeant portrait du souverain. Elle le montre égoïste, désanchanté, lassé de tout. « Le roi, dit-elle, parlait souvent de la mort et aussi d'enterrements et de cimetières : personne n'était né plus mélancolique. » Quelle rude tâche que de distraire ce souverain morose et de garder son affection ! Les Mémoires de Mme du Hausset, c'est, au fond, le roi vu par les yeux de sa maitresse ; le livre de Mouffle d'Angerville, c'est la maîtresse vue par les yeux d'un courtisan respectueusement attaché à son souverain. Il poursuit la favorite d'une haine tenace. Il la montre froide, uniquement guidée par l'intérêt et l'ambition. Peut-être, comme c'est souvent le cas en matière historique, est-il équitable de faire une moyenne. D'ailleurs, si l'auteur des “Mémoires” et celui de la “Vie privée de Louis XV” se sont montrés partiaux dans leurs jugements, ils n'en ont pas moins été l'un et l'autre de bonne foi. La preuve en est qu'ils sont d'accord chaque fois qu'il s'agit de faits précis. Avec cette double image de Mme de Pompadour, l'une un peu flattée peut-être, l'autre certainement poussée au noir, il semble qu'on puisse reconstituer avec quelque exactitude le véritable visage de la plus heureuse et la plus infortunée des favorites." (Jacques Patin, Le Figaro, 1928)
Editions du Rocher, 1996, gr. in-8°, 213 pp, repères chronologiques, aperçu bibliographique, broché, couv. illustrée, bon état
Le Grand Siècle ne se limite pas à la majesté de Versailles, aux nobles vers de Corneille ou de Racine, aux oraisons funèbres de Bossuet, au jansénisme, au classicisme. Claude Dulong nous invite à découvrir un monde bien plus varié, parfois inattendu, naturel, humain, patrie de l'amour et des grandes amoureuses. A travers huit portraits, le présent ouvrage raconte les aventures de huit femmes au destin d'exception. Ainsi le lecteur retrouvera-t-il, au fil des chapitres, les deux pôles de l'amour humain : Eros, avec la Du Parc, la duchesse Mazarin. Ninon de Lenclos, Athénaïs de Montespan ; et Agapé, avec Anne d'Autriche, Madame de La Fayette. En ce siècle de foi, les grandes amoureuses pouvaient aussi devenir les plus ferventes chrétiennes. Claude Dulong a choisi de placer en fin de volume les "folles de Dieu", Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys, deux figures admirables, qui, armées de leur seule charité, s'en allèrent fonder dans les neiges du Canada des hôpitaux et des écoles.
Hachette, 1980, gr. in-8°, 427 pp, 8 pl. de gravures hors texte, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Anne d'Autriche, c'est bien le personnage des Trois Mousquetaires, indissociable des deux cardinaux ministres : le premier Richelieu, qui la persécuta ; l'autre, Mazarin, qu'elle aima et dont elle fit la prodigieuse ascension. La reine de France était née, dona Ana, le 21 septembre 1601 : deux fois Habsbourg, par l'Espagne et l'Autriche. A dix ans, elle est mariée à Louis XIII, sur l'idée d'une autre femme de caractère, Marie de Médicis, qui voit en Anne une catholique intransigeante, une enfant à modeler et surtout, grâce à ce mariage, la fin de la querelle franco-espagnole. Ces pronostics seront démentis par la personnalité de la reine : écartée du pouvoir parle roi et Richelieu, elle se laissa entraîner dans les complots menés contre le cardinal. Mais elle résista à la Fronde. A la mort de son mari, elle se fit accorder la régence, qu'elle exerça dix-huit ans, aidée de Mazarin - qu'elle aima peut-être secrètement. Comme dans les romans de cape et d'épée, la vie de la reine illustra à la perfection le vers de son contemporain, Corneille : "Le trône met une âme au-dessus des tendresses."
Hachette, 1984, in-8°, 306 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Peut-on, pour le Grand Siècle, parler des femmes en général ? Et qu'y a-t-il de commun entre la belle Ninon et une sorcière de village ? Une injustice initiale : la condition faite à leur sexe. Dans toutes les classes sociales, au temps de Louis XIV, la tyrannie parentale et maritale est une réalité, la mort en couches une fatalité. D'où ce livre, dans lequel Claude Dulong se garde pourtant de céder à un féminisme agressif. Sa thèse ? Ce Grand siècle de la France ne fut pas le grand siècle des Françaises. Son projet ? Partir de la vie quotidienne pour apprécier les progrès accomplis entre la mort d'Henri IV et celle du Roi-Soleil ; car, s'il est vrai que la loi perpétua l'inégalité jusqu'au XIXe siècle, l'opinion, la société, l'Eglise elle-même évoluèrent, par degrés, dans un sens favorable aux femmes. Mais comment oublier que c'est d'abord à leurs propres efforts que celles-ci durent d'obtenir, lentement, péniblement, le droit à la considération, à l'instruction, au travail, sinon à l'amour, cette tardive invention. De ce combat divers et inégal, l'auteur nous conte les péripéties à travers des destins et des portraits, de la reine à la courtisane, de la comédienne à la sainte." (4e de couverture)
Hachette/GLM, 1984, in-8°, 306 pp, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Peut-on, pour le Grand Siècle, parler des femmes en général ? Et qu'y a-t-il de commun entre la belle Ninon et une sorcière de village ? Une injustice initiale : la condition faite à leur sexe. Dans toutes les classes sociales, au temps de Louis XIV, la tyrannie parentale et maritale est une réalité, la mort en couches une fatalité. D'où ce livre, dans lequel Claude Dulong se garde pourtant de céder à un féminisme agressif. Sa thèse ? Ce Grand siècle de la France ne fut pas le grand siècle des Françaises. Son projet ? Partir de la vie quotidienne pour apprécier les progrès accomplis entre la mort d'Henri IV et celle du Roi-Soleil ; car, s'il est vrai que la loi perpétua l'inégalité jusqu'au XIXe siècle, l'opinion, la société, l'Eglise elle-même évoluèrent, par degrés, dans un sens favorable aux femmes. Mais comment oublier que c'est d'abord à leurs propres efforts que celles-ci durent d'obtenir, lentement, péniblement, le droit à la considération, à l'instruction, au travail, sinon à l'amour, cette tardive invention. De ce combat divers et inégal, l'auteur nous conte les péripéties à travers des destins et des portraits, de la reine à la courtisane, de la comédienne à la sainte." (4e de couverture)
Albin Michel, 1986, in-8°, 248 pp, 18 gravures hors texte, sources et biblio, broché, bon état
Armand Colin, 1934, in-8°, 263 pp, appendices, biblio, broché, bon état (Coll. Ames et Visages)
"Il faut louer le goût et le souci de variété qui président au choix des études que nous offre la collection “Ames et Visages” présentée en beaux livres, joie des bibliophiles. Le fond vaut la forme. M. L. Dumont-Wilden nous conte ici le tragique destin du Dernier des Stuarts, le Prince errant Charles-Edouard, qui étonne le XVIIIe siècle et devient, grâce à Walter Scott, un des héros favoris du Romantisme à son aurore. Personnage mystérieux, héros manqué, cet homme étrange fit trembler l'Angleterre dans sa folle et superbe expédition de 1745. Et il finit dans la plus lamentable des déchéances. Le livre de M. Dumont-Wilden s'efforce à résoudre cette énigme historique et ressuscite les milieux les plus divers. Des montagnes de l'Ecosse et du tragique champ de bataille de Culloden aux intrigues de la Rome pontificale ou aux brillantes voluptés du Paris de Louis XV, l'auteur nous décrit les sursauts d'une fin de race." (André Ferran, L'Archer, 1934)
P., Louis-Michaud, s.d. (1911), pt in-8°, 192 pp, 39 gravures et portraits, reliure demi-basane carmin, dos à 5 nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les écrits et la vie anecdotique et pittoresque des grands artistes)
"M. Maurice Dumoulin vient de mourir le 31 mars dernier à l'âge de 49 ans. Fils d'un intendant général de l'armée, Dumoulin était né à Belfort. Il débuta dans l'Université et y fit une carrière bien remplie. En dernier lieu, professeur d'histoire au lycée de Roanne, il devint journaliste, et dirigea le “Journal du Havre”, qui au moment de l'affaire Dreyfus prit parti avec ardeur pour la thèse revisionniste. Peu après, Dumoulin entra au “Temps”, et c'est ici qu'il a écrit les principaux chapitres de ses livres, si riches de renseignements nouveaux : “Figures du temps passé”, “Etudes et portraits”, “Les Ancêtres d'Alfred de Musset”, “Favart et Madame Favart”. Au moment même où il tombait malade paraissait son dernier ouvrage, “Monsieur et Madame Favart”, où son érudition coutumière se parait de gaieté et de sourire..." (Annales révolutionnaires, 1911)
Seuil, 1985, in-8°, 600 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale
L'enfance de Louis XIV, de sa naissance tant attendue à la longue agonie de son père, est loin de ressembler aux images d'Epinal des livres d'histoire. Pris entre sa mère espagnole, la pieuse et tourmentée Anne d'Autriche, et son père, le taciturne et "dévotieux" Louis XIII, Petit Louis, bambin gargantuesque asséchant une flopée de nourrices, découvre le monde : complots et conspirations, cajoleries et chuchotis, légendes, contes et chansons... Mêlant événements historiques et scènes de la vie quotidienne, nous entraînant des antichambres du château aux ruelles des villes de province, Claude Duneton fait renaître la France de la première moitié du XVIIe siècle dans une langue truculente et flamboyante.
Seuil, 1985, in-8°, 600 pp, reliure pleine toile de l'éditeur, sans la jaquette, bon état. Edition originale
L'enfance de Louis XIV, de sa naissance tant attendue à la longue agonie de son père, est loin de ressembler aux images d'Epinal des livres d'histoire. Pris entre sa mère espagnole, la pieuse et tourmentée Anne d'Autriche, et son père, le taciturne et "dévotieux" Louis XIII, Petit Louis, bambin gargantuesque asséchant une flopée de nourrices, découvre le monde: complots et conspirations, cajoleries et chuchotis, légendes, contes et chansons... Mêlant événements historiques et scènes de la vie quotidienne, nous entraînant des antichambres du château aux ruelles des villes de province, Claude Duneton fait renaître la France de la première moitié du XVIIe siècle dans une langue truculente et flamboyante.
Papeete, Editions du Pacifique, 1978, in-8°, 379 pp, traduit de l'anglais par Georges Pisier, 61 illustrations hors texte, 13 cartes, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Treize ans après sa publication en anglais, voici enfin la traduction de l'ouvrage consacré par le professeur néo-zélandais J. Dunmore aux navigateurs français dans le Pacifique au XVIIIe siècle. Après une présentation générale d'une cinquantaine de pages, l'auteur nous propose une série de monographies consacrées respectivement à Bougainville, Surville, Marion-Dufresne, Kerguelen, La Pérouse, d'Entrecasteaux et Marchand. L'ouvrage s'ouvre par un rappel du problème du continent austral et de sa découverte supposée au début du XVIe siècle par le Normand Gonneville. Il fait ensuite une assez large place aux premières tentatives françaises dans le Pacifique au cours de la guerre de la Succession d'Espagne. (...) Le livre de J. Dunmore est intéressant moins par ce qu'il nous dit des « grands » navigateurs que par ce qu'il révèle des « seconds rôles » si mal connus en France. Ainsi Surville (dont J. Dunmore est le grand spécialiste) qui, en 1769, « découvre » la Nouvelle-Zélande pratiquement en même temps que Cook ; ainsi Marion-Dufresne, deuxième navigateur européen à toucher la Tasmanie, cent trente ans après Tasman ; ainsi Marchand qui réalise en pleine Révolution un tour du monde étonnamment rapide (20 mois)..." (Numa Broc, Annales de Géographie, 1980) — "M. Dunmore a réussi à mettre en valeur à la fois l'aspect général des voyages français – et à caractériser chacun d'entre eux, en sept chapitres consacrés aux sept principaux – Bougainville ; de Surville ; Marion du Fresne ; Kerguélen ; La Pérouse ; d'Entrecasteaux et Marchand, avec une importante et lucide introduction sur les origines et les précurseurs de ces grands voyages. On ne pourra pas désormais se passer de cette remarquable synthèse." (Jean-Paul Faivre, Revue belge de philologie et d'histoire)
Á Londres, chez Jean Nourse, 1739, 3 vol. in-12, (4)-495, (4)-456 et (16)-500-16 pp, une gravure en frontispice du tome 4, reliures plein veau marbré, dos à 5 nerfs et caissons fleuronnés dorés ornés, pièces de titre basane carmin, tranches rouges (rel. de l'époque), pt travail de ver en marge des 15 premiers feuillets du tome 4, coiffes lég. abîmées, bon état.
Tomes 4 à 6 seuls (sur 6). Sans les 3 premiers volumes de lettres. — Ecrit sous la forme d'une correspondance entre deux dames de condition, habitant l'une Paris, l'autre la province, ces lettres obtinrent un vif succès auprès du public (la première édition datant de 1704). — Le tome sixième contient les Mémoires de Madame du Noyer, écrits par elle-même. Rédigés et publiés de 1703 à 1710, ces Mémoires qui s'apparentent à une autobiographie romanesque constituent un témoignage rare : celui d'une protestante française contrainte à l'exil en Hollande après la révocation de l'édit de Nantes. A la différence des grands mémorialistes de son temps, Madame Du Noyer est une anonyme, dont la grande Histoire a bouleversé l'existence. Douée d'un véritable talent de feuilletoniste, elle écrit pour survivre, racontant avec force détails les épisodes d'une vie tumultueuse, sans manquer d'évoquer le malheur de la communauté calviniste persécutée par Louis XIV. Ce récit des aventures d'une femme libre, sans doute la première journaliste française de la fin du XVIIe siècle, est aussi une critique violente de la politique de Louis XIV. Description minutieuse de la vie quotidienne en Europe et de la diaspora protestante en Hollande, ce texte tend également à démythifier certains grands héros du protestantisme.
PUF, 1988, fort gr. in-8° carré, 601 pp, 77 illustrations sur 48 planches hors texte, 104 cartes et graphiques, notes et biblio, postface par Pierre Chaunu, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Ce deuxième tome de l'Histoire de la population française couvre la période de prédilection de l'école de démographie historique, celle où elle a obtenu ses résultats les plus spectaculaires ; c'est dire l'importance de ce volume. Au premier abord, il apparaît comme un bilan, celui de plusieurs décennies de recherches systématiques sur les registres paroissiaux. Celles-ci, initiées par les historiens, élargies par la rencontre et la collaboration de démographes, rassemblant des chercheurs de plus en plus séduits, donc de plus en plus nombreux, bénéficièrent ces dernières années des réflexions de J. Dupâquier qui, consciemment, méthodiquement aussi bien au niveau des techniques que des concepts, tenta de maîtriser l'énorme masse d'informations et d'en donner une interprétation largement compréhensive. Le livre présent reflète tout à la fois cet immense effort collectif et cet essai de vision personnelle. (...) Ce volume compte une autre innovation particulièrement heureuse, celle de présenter en contrepoint final la perception qu'ont eue de cette population et de son évolution, les économistes et les philosophes du temps. Il ne peut être ici question de résumer, ne serait- ce que succinctement, les analyses de J.-C Perrot. (...) C'est dire combien ce livre est important et pour l'histoire démographique et pour la recherche en général." (Hugues Neveux, Annales, 1989) — Table : Les sources et les institutions (Guy Cabourdin et Jacques Dupâquier) ; Le peuplement (Jacques Dupâquier et Bernard Lepetit) ; Mobilité et migrations (Jean-Pierre Poussou) ; Le mouvement de la population (Jean-Noël Biraben, Didier Blanchet et Alain Blum) ; Les crises démographiques (Guy Cabourdin, Jean-Noël Biraben et Alain Blum) ; La mortalité (Alain Bideau, Jacques Dupâquier) ; Le mariage et la famille (François Lebrun et Antoinette Fauve-Chamoux) ; La fécondité (Alain Bideau, Jean-Pierre Bardet) ; L'autorégulation de la popilation française : XVIe-XVIIIe siècle (Jacques Dupâquier) ; Croissance et déstabilisation (Jean-Yves Grenier/ Jacques Dupâquier) ; Les économistes, les philosophes et la population (Jean-Claude Perrot).
DUPONT-BOUCHAT (Marie-Sylvie), FRIJHOFF (Willem) et MUCHEMBLED (Robert).
Reference : 7267
(1978)
Hachette, 1978, in-8°, 366 pp, préface de Jean Delumeau, 5 cartes et tableaux, broché, bon état (Coll. Le Temps et les hommes)
"Les trois essais réunis ici sont d'un intérêt certain et méritaient la publication. Les deux parties sur la sorcellerie (« La répression de la sorcellerie dans le duché de Luxembourg aux 16e et 17e siècles », p. 43-150, et « Sorcières du Cambrésis. L'acculturation du monde rural aux 16e et 17e siècles », p. 159-261), cherchent à élucider «la furie sanguinaire des chasseurs de sorciers ». Plus que la sorcière – ou le sorcier – et son rôle, les auteurs démontent, chacun pour sa région, les complexes réseaux de causalité qui ont provoqué la définition du crime de sorcellerie, les dénonciations, les aveux, les exécutions. Partout la population, des villageois aux princes, s'est révélée complice de la justice, acharnée à dénoncer, à témoigner à charge, anxieuse de se démarquer des accusés, satisfaite de se purifier par la cérémonie expiatoire de l'exécution publique. La chasse aux sorcières est un phénomène de réaction collective à une situation instable et angoissante. Au Luxembourg, les guerres, la peste, le réveil religieux et les ordonnances judiciaires servirent de catalyseur à un malaise général. Plus inattendu peut-être est l'essai de W. Frithoff (« Prophétie et société dans les Provinces-Unies aux 17e et 18e siècles », p. 265-362) qui analyse le phénomène prophétique chez un des peuples les plus alphabétisés de l'Europe moderne à travers deux crises : celle de la guerre de Hollande (1672) et celle marquée par la panique de 1734... L'ensemble du livre évoque ainsi la «majorité silencieuse». Silencieuse jusqu'au moment où, sous la pression de mutations et d'événements qui remettent en cause l'équilibre de la société, cette majorité parle, vaticine, dénonce et, dans les flammes où brûlent les sorcières (ou les livres ou les juifs), essaie d'anéantir sa propre angoisse." (F. Michaud-Fréjaville, Dix-Huitième Siècle, 1980)