8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Ledentu, Dupont, 1825-1826, 18 vol. in-8°, discours préliminaire (183 pp), rapport sur le grand prix de Littérature (Marie-Joseph Chénier), table analytique des matières, reliures demi-veau glacé vert, dos lisses, titres et larges filets dorés (rel. de l'époque), reliures abîmées, qqs rousseurs, ex. de travail. Tel quel
Complet. Edition savante de ce grand classique, mise en ordre par l'érudit Pierre Daunou qui a rédigé l'importante étude sur La Harpe qui occupe les 183 pages du premier volume. Une importante table des matières à la fin du tome 16 en rend la consultation aisée. — "Cette édition doit être préférée à toutes celles qui auraient été publiées jusqu'alors, par les améliorations et additions qu'on y a faites." (Jean-François Rolland, Conseils pour former une bibliothèque, ou catalogue raisonné de tous les bons ouvrages...) — La première édition de cet ouvrage a été publiée à Paris, chez Agasse, de 1799 à 1805, en 16 tomes formant 19 volumes. Jean-François de La Harpe (1739-1803) littérateur français plus célèbre comme critique que comme poète, fut membre de l'Académie française et professeur de littérature au Lycée de Paris. — « C'est ici, je crois – écrit La Harpe dans sa préface – la première fois, soit en France, soit même en Europe, qu'on offre au public une histoire raisonnée de tous les arts de l'esprit et de l'imagination, depuis Homère jusqu'à nos jours, qui n'exclut que les sciences exactes et les sciences physiques. » De ce point de vue, La Harpe occupe une place éminente dans l'histoire de la critique. — A propos du Cours de littérature et de son auteur, Brunetière écrit : « Quels que soient ses défauts, il n'en doit pas moins garder l'honneur d'avoir le premier considéré l'histoire de la littérature dans la totalité de sa suite, de l'avoir ainsi traitée pour elle-même, en elle-même, comme capable de se suffire, et d'avoir enfin, par là, frayé les voies à une critique plus large, et autre que la sienne. Dans l'histoire de la critique, La Harpe occupe ainsi une place éminente. »
Rothomagi (Rouen), apud Petrum Le Boucher, 1720, in-12, (36)-416-(26) pp, texte sur 2 colonnes, index en tête et en fin de volume, reliure plein veau brun, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés dorés, tranches jaspées (rel. de l'époque), dos lég. abîmé avec pt mques, pièce de titre manquante, coiffes arasées, un mors en partie fendu, coins émoussés, intérieur propre, bon état général
Nouvelle édition du "Catéchisme romain", établi en 1566 après le Concile de Trente (1545-1563), et destiné aux prêtres des paroisses.
Renouard, 1877, in-8°, xliii-468 pp, imprimé sur papier vergé. Tome I seul (sur 3)
P., EDHIS, 1970, 4 vol. in-12, 200, 282, 270 et 333 pp, quatre tomes reliés en deux volumes in-12, reliures plein cuir de l'éditeur, dos à nerfs ornés, bon état. Reprint de l’édition originale d’Amsterdam publiée en 1720. Tirage limité à 250 exemplaires numérotés
Plan complet de réformes destinées à mettre fin à tout arbitraire administratif et financier, et à assurer le bonheur général dans l’abondance des biens, la liberté du travail, l’amélioration de l’assistance publique. Reliures frottées, le cuir utilisé n’ayant pas résisté au temps.
Genève, Mégariotis, 1976, in-8°, xii-474 pp, index, reliure simili-cuir bleu-nuit de l'éditeur, pièce de titre basane carmin, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1888
Excellente étude sur les collèges de l'Oratoire sous l'Ancien Régime.
Editions Bossard, 1930, in-12, 193 pp, broché, couv. lég. salie, état correct
"Dans cette « étude comparative de l'administration de la France avant et après la Révolution », l'auteur, après tant d'autres, attaque le régime démocratique, ll est, pour lui, anarchie, car la souveraineté existe seulement dans et par la monarchie ; l'exécutif, dans notre système, est condamné à une existence précaire ; la souveraineté populaire est une pure fiction, tous les quatre ans une minorité de quatre millions de votants désignant, par un « geste vain et ridicule », huit à neuf cents parlementaires. L'Etat n'existe plus, ou, plutôt, par une contradiction entière, gouverné par les particuliers, il envahit toutes les affaires des particuliers. A cette anarchie, l'auteur oppose l'administration royale et le « self government » de la France d'ancien régime, et son histoire de la monarchie, comme son résumé des institutions monarchiques, n'est pas sans intérêt. Toutefois, il passe avec trop de rapidité sur les défauts du régime royal, et oublie, avec régularité, les avantages du système moderne, et son livre, demi-polémique et demi-scientifique, laisse une impression déconcertante. La conclusion, toutefois, est formelle : la monarchie décentralisée seule sauvera la France." (Georges Bourgin, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1930)
P., EDHIS, 1970, in-12, 108 pp, reliure plein cuir éditeur, bon état. Reprint de l’édition originale : Au palais de Morphée, 1745, sur un des deux seuls exemplaires connus. Tirage limité à 250 exemplaires numérotés
L’auteur propose un gouvernement fondé sur la justice et la tolérance, dans un pays sans prêtres ni moines, et dénonce la plupart des universités européennes comme des « officines où l’on compose des filtres et des poisons ».
Plon, 1931, in-12, 249 pp, 8 gravures et une carte dépliante de l'Inde hors texte, broché, papier jauni comme toujours, état correct (Coll. Les Grandes figures coloniales)
"Le héros de Fontenoy porte-t-il la responsabilité de nos désastres dans l'Inde ! Méritait-il d'être envoyé au supplice ?" (bande éditeur) — L'ouvrage montre comme la France a été parfois ingrate et oublieuse envers ceux qui au loin travaillaient à sa gloire, comme Lally-Tollendal. Originaire d'Irlande, il fût le successeur de Dupleix à Pondichéry.
Amsterdam, chez Pierre Erialed, 1767, 2 vol. in-12, 370 et 416 pp, reliures plein veau, dos à nerfs ornés de caissons dorés, tranches jaspées (reliure de l'époque), état correct
Par l'abbé Lambert (1705-1765). - Le faux-titre de la première édition indique : Mémoires de la marquise de Courtanville.
P., Giard et Brière, 1910, gr. in-8°, 138 pp, broché, dos lég. abîmé, bon état
"C'est un travail très solide que cette étude de M. Lamouzèle sur l'administration de la capitale du Languedoc à la fin de l'Ancien Régime d'après les procès-verbaux du Conseil général, du Conseil politique et des commissions. On y voit « comment et avec quel soin du bien public une grande ville de province était administrée à la veille de la Révolution ». Dans cette heureuse ville, le patrimoine municipal était géré avec sagesse, l'assistance publique organisée avec un grand esprit d'humanité, l'instruction publique et les beaux-arts protégés avec intelligence. Les détails curieux ne manquent pas. Ainsi, les « boulangeries de charité », organisées par la municipalité toulousaine en 1788, nous annoncent les boulangeries de 1793, où sera distribué le pain de la « fraternité », à Bourges, á Lyon par exemple. L'esprit pratique et ferme de ces bourgeois toulousains ne les rendait pas hostiles aux réformes qui s'imposaient. « Ils avaient un certain libéralisme économique, dit M. Lamouzèle. Ils souhaitaient de voir disparaître les entraves si funestes au développement du commerce et de l'industrie et ils réfrénaient de leur mieux les empiétement et les abus des corps de métiers. » C'est donc dans un esprit favorable aux derniers Capitouls que l'auteur a écrit son livre." (Edmond Campagnac, Annales révolutionnaires, 1910)
Szeged, Institut français de l'Université de Szeged, 1933, in-8°, 119-(2) pp, une planche de fac-similé hors texte, broché, bon état (Etudes françaises, fasc. 9). Rare
L'intérêt du Journal du comte de Zinzendorf (1739-1813), figure majeure du protestantisme allemand du XVIe siècle, est qu'il fournit un tableau fidèle de la vie spirituelle et de la vie de cour de trois pays européens et donne des informations sur des personnages importants de l'époque (Rousseau, Voltaire). Karl von Zinzendorf n’est pas un illustre inconnu. Neveu du fameux comte Nikolaus Ludwig von Zinzendorf, fondateur de l’Église morave, demi-frère du comte Ludwig von Zinzendorf, grand administrateur des finances de Marie-Thérèse, il est devenu membre du conseil aulique de commerce, gouverneur de Trieste (1776-1782), puis directeur de la Cour des comptes (Hofrechenkammer) à Vienne. Son autobiographie publiée au XIXe siècle par Eduard Gaston von Pettenegg, puis les travaux d’Erzsébet Magda Langfelder fournissent plusieurs informations sur sa vie et sa carrière. – "Des 63 tomes qui font ce Journal manuscrit aux Archives de l'Etat à Vienne, on en a utilisé une vingtaine, quelques-uns en allemand, tous les autres en français... En Suisse, Zinzendorf voit Rousseau, Voltaire. Il fait plusieurs séjours à Paris, le premier sous la conduite du prince de Ligne ; il note ses impressions sur tout ; on cueillera plus d'un intéressant détail à le suivre dans les salons du temps, parmi les physiocrates et les gens de lettres (dont Marmontel si populaire alors), dans les milieux sociaux, artistiques, aux théâtres où il est fort assidu." (Henri Tronchon)
Plon, 1932, in-12, v-291 pp, 6 gravures hors texte, index, broché, bon état
"Les ouvrages de M. l'abbé Langlois ne laissent jamais les lecteurs indifférents. Projetant de publier une édition critique des lettres de Mme de Maintenon, l'auteur a voulu faire connaître, à l'avance, le résultat de ses patientes recherches et mettre en lumière certains traits relatifs au caractère d'un personnage encore énigmatique. Ce n'est donc pas, à proprement parler, une biographie qu'il a entendu écrire. Il laisse parler Mme de Maintenon elle-même en citant de très nombreuses phrases, extraites de ses lettres ou de ses instructions et, à l'occasion, les opinions de contemporains, Fénelon, Godet des Marais, etc. Bannissant tout ce qu'il considère comme relevant de la légende, il s'appuie sur ces textes pour émettre des jugements, parfois bien curieux. Pour lui, Mme de Maintenon aurait entrepris seulement en 1686 de convertir Louis XIV, dont le zèle se serait rapidement refroidi : le mariage n'aurait pas eu plus de succès, parce que « chacun n'avait pensé qu'à soi et trouvait un autre qui voulait le bonheur à sa manière » ; la fausse position dans laquelle elle était à la cour et le caractère du roi auraient obligé Mme de Maintenon à dissimuler « par nécessité de situation », à avancer « mystérieusement à pas feutrés » ; de là, l'accusation d'hypocrisie, lancée par plusieurs écrivains de son temps, etc. Ces idées, et beaucoup d'autres encore, sont neuves, très différentes de celles qui ont été adoptées depuis longtemps. Le débat ne pourra être tranché que par la publication des lettres elles-mêmes, et, en ce faisant, M. l'abbé Langlois rendra un réel service à l'histoire." (Louis André, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1933)
PUF, 1967, pt in-8°, 384 pp, 6 cartes, sources et biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Nouvelle Clio)
"Dans cette histoire consacrée aux grandes monarchies de l'Occident européen, le lecteur trouvera une synthèse intéressante sur les institutions, la politique intérieure de l'Espagne et les querelles diplomatiques auxquelles a été mêlée la monarchie des Rois Catholiques à Philippe II : guerres d'Italie, politique impériale, révolte des Pays-Bas, lutte contre le péril turc, rivalité avec l'Angleterre. Dans la troisième partie, la plus originale (Débats et combats, directions de recherches), H. Lapeyre adopte un autre plan qui a le mérite de poser nettement les problèmes et de les éclairer par le recours à l'histoire comparée des divers pays. Sont étudiés successivement les rapports de la politique avec la société, la religion, les idées du temps ; les institutions : pouvoir royal (et développement de l'absolutisme), administration (vénalité des offices), relations internationales (avec d'intéressantes perspectives sur le sentiment national et le cosmopolitisme, les notions de frontières et de douanes, etc.) ; enfin, le rôle des personnalités. Ce manuel est appelé à rendre de très grands services aux hispanistes qui s'intéressent à l'époque habituellement désignée comme celle de la prépondérance espagnole." (Joseph Pérez, Bulletin Hispanique, 1968)
Phébus, 1987, in-8°, 235 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Pourquoi s'intéresser aux pirates ? Comment écrire cette histoire débutée dans la nuit des temps et illusoirement terminée au siècle dernier ? Il y eut des bateaux noirs et des noms terrifiants. Des naufragés et le gibet, des mythes et des trésors. De la littérature aussi avec Garneray, Melville, Conrad, Stevenson ou, plus proches, t'Serstevens ou Claude Farrère. Des films aussi... Nous pensons tout savoir et nous ne savons rien. Leur manière de se battre. Leurs origines. Leurs fêtes et leurs débauches. Pirates ? Gredins ? Corsaires ? Parias ? La métaphore radicale de nos révoltes ? ... L'ouvrage de Gilles Lapouge ne se borne pas à raconter cette histoire universelle ; il évoque les boucaniers, les barbaresques, les flibustiers et les écumeurs de la mer de Chine comme autant de figures fascinantes dressées contre l'ordre établi, mais aussi contre l'image qu'ils se faisaient de la condition humaine. Un classique.
Seghers, 1971, in-8°, 256 pp, 80 gravures et photos, broché, bon état
Club Français du Livre, 1961, in-12, lix-211-(12) pp, longue préface de R. Barthes, un portrait gravé hors texte, index, reliure pleine toile grise décorée de l'éditeur, rhodoïd, bon état
Lavauzelle, 1984, gr. in-8°, 161 pp, 6 gravures, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
P., Léon Techener, 1870, in-8°, xvi-127 pp, broché, couv. imprimée, , bon état. Edition originale, un des exemplaire sur papier de Hollande (n° 76)
"Avocat au Parlement de Paris, trésorier de France en Languedoc, protestant qui abjura en 1651, La Salle a fait un récit vif et intéressant, mais bref, des troubles de la Fronde auxquels il a été mêlé en Languedoc de 1648 à 1652. C'est un témoin sincère, auquel il ne faut pas demander des vues générales sur la politique." (Bourgeois et André, II, 815)
Flammarion, 1969, in-8°, 296 pp, traduit de l'anglais, notes, index, broché, traces de scotch sur les gardes, qqs soulignures crayon, bon état (Coll. Nouvelle Bibliothèque scientifique, dirigée par Fernand Braudel)
Les structures sociales pré-industrielles. "L'auteur, un des pionniers anglais de la démographie historique, nous offre ici, de première main, une description des structures sociales de l'Angleterre du XVIIe siècle. Travail remarquable par sa précision, l'ingéniosité des techniques mises en oeuvre, qui prouverait, s'il le fallait encore, que les archives répondent aux questions qu'on leur pose, lorsqu'on songe à leur en poser. Ici l'A. ne s'en est pas privé. Il nous décrit les familles, leurs modes de vie, leur taille, leur environnement, leurs rapports entre elles, leurs activités professionnelles, leurs joies et leurs peines, leurs croyances et leurs pratiques religieuses, etc. Une problématique générale soutient ce travail. P. L. s'inscrit en faux contre l'interprétation marxiste de la société pré-industrielle anglaise et de la révolution cromwellienne. Pour l'A., le passage à la société industrielle se fait à la fin du XIXe siècle. Jusque-là, il n'y a pas de luttes de classes, parce qu'il n'y a pas de classes, mais des « états » ; pas de révolution, parce que la structure globale de la société anglaise n'est pas globalement transformée ; enfin pas de société industrielle, parce que les ouvriers, même s'ils se livrent à un travail de genre industriel, ne quittent pas leur communauté - rurale en général - pour exercer leur métier. En somme, pour P. L., la révolution est démographique au sens large, ou n'est pas. Du moment que la famille et ses rôles ne changent pas, on n'assiste pas à une transformation sociale significative, parce que la société pré-industrielle est caractérisée par un type de famille et de rapports spécifiques entre familles et communautés non familiales. L'opposition entre interprétations marxiste et « historique » se révèle complète. Mais le problème de fond réellement posé ici est celui, selon nous, des rapports entre histoire et macro-sociologie, lorsque l'histoire elle-même se sociologise par ses méthodes et ses intérêts, et qu'elle recourt, comme ici, à la longue durée." (Jean Séguy, Archives des sciences sociales des religions, 1971)
Lyon, Editions Bellier, 1984, gr. in-8°, 343 pp, préface de Vital Chomel, 64 pl. de gravures, photos et fac-similés hors texte, plan de Crémieu et carte des alentours, index, broché, couv. illustrée, bon état
Edition érudite de longs extraits de "La Chronique d'Ollivet", consacrée à Crémieu et à ses environs au cours des XVIIe, XVIIIe et début du XIXe siècles (de 1614 à 1833). Elle a été écrite par Jean-Baptiste Ollivet et par son fils Jean-François, tous deux maîtres-perruquiers de cette ville. Paule Lasserre a édité la période 1751-1777, encadrée par le mariage et la mort du coiffeur et barbier J.-B. Ollivet. Elle permet de rendre très vivantes les préoccupations, les activités et les distractions des habitants de Crémieu au temps de Louis XV.
La Haye, Pierre Husson, 1720, 2 vol. in-12, (32)-276 et (2)-307 pp, reliures plein veau havane, dos à 5 nerfs guillochés, titre, tomaisons et caissons fleuronnés dorés, tranches rouges (rel. de l'époque), épidermure sur un plat, ex-libris armorié Comtesse de Langeac (1734), bon état
Les intrigues diplomatiques autour de la Succession d'Espagne (1680-1701) de 1695 jusqu'au traité de la Haye conclu entre le roi d'Angleterre Guillaume III, le roi de France Louis XIV et les États-Généraux des Provinces Unies, touchant le partage de la monarchie d'Espagne et signé à La Haye le 11 octobre 1698. — Charles II, roi d'Espagne, n'ayant pas de descendance, sa succession constitue le problème de la diplomatie européenne depuis son accession au trône. En septembre 1693, Charles II désigne un héritier plus jeune à sa succession : le duc Joseph-Ferdinand de Bavière, fils de l'électeur de Bavière. En mai 1697, le comte d’Harrach, ambassadeur de l’Empire, arrive à Madrid pour incliner l’opinion en faveur de l'empereur Léopold Ier (fils d'une princesse espagnole, Marie-Anne d'Espagne, sœur de Philippe IV et tante de Charles II). À cette époque, la cour est dominée par le parti allemand : l’électeur de Bavière est gouverneur des Pays-Bas et l’armée de Catalogne, qui lutte contre la France, est sous le commandement du prince de Hesse-Darmstadt, ce qui d’ailleurs déplait en Espagne. Mais à partir de janvier 1698, l’énergique ambassadeur de France, le marquis d’Harcourt, entreprit à son tour la formation d’un parti français, soutenant la candidature du petit-fils de Louis XIV, Philippe, duc d'Anjou...
Albin Michel, 1988, gr. in-8°, 258 pp, préface de René de Chambrun, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Genève, Slatkine Reprints, 1972, in-8°, 599 pp, reliure toile bleue éditeur, titre et filets dorés au dos, soulignures au crayon rouge, bon état (Réimpression de l'édition de Paris, 1866)
P., Alphonse Picard, 1893, in-8°, 51 pp, broché, bon état (Variétés historiques ardennaises). Tiré à 75 ex. numérotés seulement
L'histoire de la cité de Mézières connaît un tournant décisif en 1521, lorsque la ville est assiégée par les troupes de l’empereur Charles Quint. Suite à un différend entre l’empereur du Saint-Empire et Robert II de la Marck, prince de Sedan, soutenu par le roi François Ier, les troupes germaniques s’abattent sur la florissante ville de Mézières, et commencent un long et fastidieux siège. La cité n’est alors sauvée que par l’intervention de Pierre du Terrail, le chevalier Bayard, surnommé « sans peur et sans reproche »... — "M. Paul Laurent, archiviste des Ardennes, poursuit avec un zèle studieux et persévérant ses “Variétés historiques ardennaises”. Utilisant les renseignements fournis par les anciens comptes de la ville de Mézières, il retrace ici une page entièrement inédite du siège de 1521 et ajoute aux noms de Bayard, de Montmorency, de Villeclair, d'Annebaud, de Sassenage, de Lorge, etc., ceux des Macériens qui contribuèrent à un titre quelconque à la résistance." (Revue critique d'histoire et de littérature, 1893)