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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Société Française d'Imprimerie et de Librairie, 1907, gr. in-8°, 464 pp, biblio, index, broché, bon état. Edition originale
Remarquable étude. — "Le chancelier du Vair a passé pour l'homme le plus éloquent de son temps. Sous ce rapport, il a soigné sa renommée car il fut un des premiers à imprimer et à répandre ses discours et ses écrits, à les revoir, à les corriger même selon l'effet obtenu, si l'on en croit ses contemporains. Il a donc laissé la matière d'une jolie étude. Elle convenait particulièrement à un jeune professeur, qui en a fait le sujet d'une thèse de doctorat ès lettres, brillamment soutenue en Sorbonne. Après une jeunesse passée soit à étudier en Italie, soit à intriguer avec le duc d'Anjou dans les Pays-Bas, Guillaume du Vair rentre dans la vraie vocation parlementaire de sa famille, et vient à Paris, où tout en remplissant sa charge de magistrat, il se lie avec les beaux esprits de l'époque : Turnèbe, Jean Morel, du Belloy, de Thou. Arrive la Ligue, et il se lance dans ce que nous appellerions aujourd'hui la politique. Partagé entre des tendances diverses, il déteste la tyrannie, surtout quand elle est exercée par un roi aussi faible et aussi méprisable que Henri III ; mais il est attaché aux traditions catholiques et monarchiques. De là des hésitations, qui furent celles du tiers-parti sous la Ligue. Elles s'accusent dans les oeuvres successives que M. Radouant a analysées avec beaucoup de soin : l'oraison funèbre de Marie Stuart, le discours des Barricades, la supplication au roi, le traité de la « constance, » l'exhortation à la paix, et surtout le discours pour la loi salique à la veille de ce fameux arrêt du Parlement de Paris, qui fit plus pour la cause de Henri IV qu'une armée. Guillaume du Vair vécut vingt-cinq ans encore ; mais il ne semble pas que la fin de sa carrière ait été aussi brillante que le début. Au reste, l'auteur nous a bien fait connaître l'homme et l'écrivain et son livre est plein de recherches érudites." (G. Baguenault de Puchesse, Revue des questions historiques, 1908)
Desclée De Brouwer, 1935, in-8°, xvi-386 pp, 11 pl. de gravures hors texte, notes, index, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Temps et visages), envoi a.s.
"« En France, confiait Mazarin à Don Luis de Haro, nous en avons trois (femmes) qui seraient capables de gouverner ou de bouleverser trois grands royaumes : la duchesse de Longueville, la princesse Palatine et la duchesse de Chevreuse. » On sait assez dans quelles agitations, quelles intrigues, quelles aventures se sont jetées les duchesses de Chevreuse et de Longueville ; on est moins renseigné sur la princesse Palatine. Dans les périodes troublées où elle a vécu, son influence politique, qui fut grande, s'exerça surtout par des négociations secrètes, n'ayant guère laissé de traces. Dans tous les camps elle avait des amis, et des amis très chers pour ne pas les qualifier autrement, parmi les plus haut placés; et, sans perdre leur confiance ni leur témoigner la moindre déloyauté, elle s'efforçait de les accorder, de concilier les partis et de les gagner à la cause royale. Bossuet a légèrement soulevé le voile qui recouvrait ces intriques et ces tractations, dans son Oraison funèbre de la princesse Palatine. Ses allusions discrètes, enveloppées en sa somptueuse langue oratoire, pouvaient être facilement saisies par une assistance où se mêlaient les témoins et peut-être quelques-uns des acteurs des événements visés. C'est là un des mérites de l'ouvrage de M. Raffin : il éclaire la vie d'Anne de Gonzague et se présente comme un commentaire historique de l'Oraison funèbre. L'auteur suit la princesse au cours des diverses étapes de son existence, à travers les manifestations variées de son activité extérieure comme de son évolution religieuse. (...) Et ainsi, outre son objet principal qui est la biographie de la princesse Palatine, cet ouvrage est riche en détails précieux qui en font une excellente contribution à l'histoire de quelques personnages du XVIIe siècle." (H. Couget, Revue d'histoire de l'Église de France, 1936)
Plon, 1947-1950, 2 vol. in-8°, 344 et 258 pp, une carte dépliante hors texte dans le tome 1, brochés, couv. du tome 1 lég. défraîchie, sinon bon état. Seuls volumes parus. Le tome 1 a étét couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques
"L'auteur, dans un dessin clair, rapide et d'allure tout à fait classique, sauf peut-être, et assez heureusement, pour la politique de Choiseul et de Vergennes dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, a tracé la courbe de l'influence politique de la France de la fin des guerres de religion à la veille de la crise révolutionnaire." (A. Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France, à propos du tome 1)
Plon, 1947, in-8°, 344 pp, une carte dépliante hors texte, broché, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques)
"L'auteur, dans un dessin clair, rapide et d'allure tout à fait classique, sauf peut-être, et assez heureusement, pour la politique de Choiseul et de Vergennes dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, a tracé la courbe de l'influence politique de la France de la fin des guerres de religion à la veille de la crise révolutionnaire." (A. Latreille, Revue d'histoire de l'Église de France)
Plon, 1959, fort in-8°, ix-664 pp, 10 illustrations et 3 figures, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"En retrait du commerce océanique par rapport aux villes du Ponant, longtemps éloignée des échanges avec l'Océan Indien par suite du privilège de la Compagnie des Indes, Marseille, pour l'historien non prévenu, semble avoir joué un faible rôle dans les échanges commerciaux avec les Indes orientales et occidentales. Ce sera un des mérites de M. Rambert que d'avoir mis en lumière, au cours des 664 pages de ce volume, l'ampleur du commerce entretenu par Marseille avec les Colonies, de l'adolescence de celles-ci à 1789, de l'avoir comparé à celui des grands ports du Ponant, de l'avoir appuyé sur des tableaux, des chiffres et des références. Dans cette comparaison, Marseille lutte souvent pour la seconde place non certes avec Bordeaux qui conservera longtemps la tête dans les échanges avec les Antilles, mais avec Nantes et Le Havre. (...) La période étudiée embrasse plus d'un siècle, jalonnée par des dates remarquables : 1670, lettre de Colbert à Nicolas Arnoul, intendant des Galères l'exhortant à « porter les propriétaires [du Lacydon] à envoyer quelques vaisseaux dans les Isles de l'Amérique où j'apprends, écrivait le ministre, que ceux qui y ont déjà esté ont fait un profit considérable » ; lettres patentes de février 1719 octroyant aux Marseillais la libre pratique du commerce avec les Iles, arrêt du Conseil du 13 août 1769 suspendant l'activité de la Compagnie des Indes orientales et mettant fin à son monopole. 1785, constitution d'une nouvelle Compagnie des Indes, par un arrêt qui accorde à celle-ci, pour sept années de paix, le privilège du commerce des Indes à l'exclusion des Mascareignes. Les profondes césures dues aux guerres maritimes (guerre de Succession guerre de Sept ans, guerre de l'Indépendance américaine), la lente montée des prix, prodrome économique de la Révolution, lui imposent son rythme propre. Quelques grandes figures de négociants ou d'armateurs marseillais, Jean Magy et Jean Louis Maurellet les précurseurs, puis Fabre et Georges Roux de Corse, Joseph et Georges Audibert, les frères Roux et Jacques Rabaud au xviiie, s'y détachent. Quant à l'espace couvert par les navires du grand port méditerranéen, il va des rives orientales de l'Amérique à Canton en passant par l'Inde, les Mascareignes et les Côtes de Guinée. Dans ce cadre largement ouvert dans l'espace et le temps, M. Rambert en trois parties consacrées aux Antilles, à l'Amérique septentrionale et aux Indes orientales, a ordonné le résultat de ses recherches. Si l'étude du commerce marseillais, appuyée sur une connaissance approfondie de l'administration royale, du milieu des armateurs et des négociants, des opérations maritimes et commerciales, des denrées d'importation et d'exportation, des tarifs et des prix en forme l'essence, bien d'autres questions s'y détachent avec un relief insoupçonné : Evolution du régime de l'Exclusif et progrès du libéralisme au cours du XVIIIe siècle, commerce de Guinée pour lequel Marseille semble avoir eu une longue répugnance, commerce d'Inde en Inde dont un marseillais Pierre Blancard exposera les règles, commerce par Suez, expédition de Chine, voyages quadrangulaires Marseille - Indes Orientales - Mozambique - Antilles, commerce des piastres, indispensables dans les échanges avec l'Extrême-Orient, commerce de la morue où Marseille occupe une place primordiale puisqu'elle dépasse Dieppe le grand port de pêche de la Manche, émigration provençale aux Iles et aux Mascareignes. Aucun des aspects secondaires de son sujet n'a échappé à l'auteur. Il semble difficile, à moins que ne se découvrent d'autres sources cachées à ce jour, d'ajouter à cette étude exhaustive, qui fait de M. Rambert un historien du commerce et de la colonisation." (M.-A. Ménier, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1962)
Laffont, 1986, in-8°, 872 pp, cartes, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins). Epuisé
Oeuvre majeure de l'historiographie protestante, très innovante à l'époque dans le regard porté sur la papauté. Il s'agit en fait de la traduction d'une partie des "Fürsten und Völker von Süd-Europa im 16 und 17. Jahrhundert", publiés à Berlin en 1827-1836 (quatre volumes). Alexandre de Saint-Chéron fut le premier à introduire la pensée du "père de l'histoire moderne" en France.
Hachette, 1938, in-12, 254 pp, broché, couv. illustrée (lég. salie), bon état (Coll. Les Vies privées)
P., Editions Pages d'Histoire, 2018, gr. in-8°, 134 pp, notes, biblio, index, reliure pleine toile carmin, dos lisse, titres dorés, bon état. Tiré à 150 exemplaires seulement
"Le Testament politique du cardinal de Richelieu a troublé ses lecteurs depuis sa première publication en 1688, quarante-sept ans après la mort du cardinal. Le livre d'Orest Ranum propose à la fois une lecture attentive de ce texte difficile et important et une série de réflexions sur certaines des questions plus larges qu'il soulève. Aucun spécialiste n'était plus qualifié pour entreprendre cette double tâche, car Ranum a enseigné à des générations d'historiens à réfléchir en profondeur aux mécanismes du pouvoir aux débuts des temps modernes et au langage complexe utilisé alors pour décrire les actions politiques. Ses recherches sur ces questions ont été remarquables par l'ampleur de leur vision. Dans "Les Bienfaits", Ranum se concentre sur un seul des multiples thèmes du Testament politique, celui du don..." (Jonathan Dewald, H-France Review Vol. 19, 2019)
Plon, 1876, in-8°, xxxi-300 pp, broché, dos fendu recollé, bon état
"Le comte de Plélo n'est guère connu que par sa mort héroïque sous les murs de Dantzig en 1734. C'est en éditant les œuvres de d'Argenson que M. Rathery a fait sa connaissance. Peu à peu il a reconstitué ce portrait d'un homme de mérite qui a été mêlé, quoique toujours en seconde ligne, à tout le mouvement du siècle et qui peut servir de type pour toute une génération de nobles français. Il nous le montre, entraîné d'abord par l'exemple de ses jeunes amis, gaspillant une notable partie de sa fortune dans les folies d'usage ; puis se mariant et trouvant l'amour dans le mariage, si bien qu'on voit déjà percer dans ce gentilhomme, qui a vécu dans le premier tiers du XVIIIe siècle, la réforme morale qui en marquera la fin : par ce côté, Plélo appartient à ce groupe d'âmes sensibles et de coeurs généreux que nous connaissons déjà par la correspondance de la comtesse de Sabran et du chevalier de Boufflers ; on ne le croirait pas contemporain du maréchal de Richelieu et des derniers roués de la Régence..." (Revue Bleue, politique et littéraire, 1877)
Victor Palmé, 1874, in-8°, vi-496 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs (reliure de l'époque)
Charles-Lavauzelle, 1895, in-12, 380 pp, reliure demi-percaline bleue, dos lisse avec fleuron doré, pièce de titre basane havane, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Rare
"Les Réflexions et souvenirs du chevalier de Ray, que vient de publier M. Lucien Mouillard, contiennent des observations vraiment intéressantes sur les généraux français ou au service de la France pendant les deux guerres de Sept ans, sur l'esprit du soldat français dans les armées de Louis XV, sur la réforme de la gendarmerie de France en 1763-1769. Quant au chevalier de Ray lui-même, nous ne savons presque rien de lui, car il s'efface modestement derrière les autres, et l'éditeur, qui a pris la peine de nous donner un résumé des campagnes en Bohême, Bavière, Allemagne, Italie et Flandre de 1742 à 1748, en Hanovre et en Hesse de 1756 à 1762, n'a pas jugé utile de lui consacrer plus de quatre ou cinq pages. Dans ses Réflexions, le chevalier de Ray se montre à nous comme un observateur intelligent, bien qu'un peu superficiel, et bienveillant, bien qu'il sentît fortement les injustices dont il avait souffert pendant sa carrière active ; mais, ce qui est touchant, c'est son amour pour le soldat, dont il aime à rappeler les traits d'endurance, d'héroisme ou de bonté, vertus qu'à ses yeux la guerre seule était capable de développer, car « la paix est le temps de l'apathie et de l'indifférence pour son prochain » (p. 42). Cette sorte de philosophie de la guerre n'est point banale." (Louis Farges, Revue Historique, 1895)
Hachette, 1900, in-12, 208 pp, portrait-frontispice hors texte, cart. demi-parchemin ivoire, pièce de titre de maroquin noir, couv. conservées, bon état, envoi a.s. (Coll. les grands écrivains français)
Club du Livre Sélectionné, s.d. (1962), in-8°, 446 pp, préface du général Weygand, un portrait en frontispice, 16 pl. de gravures et 3 cartes repliées hors texte, reliure simili-cuir bordeaux de l'éditeur, bon état
Par Alfred Rébelliau (1858-1934), bibliothécaire à l'École normale supérieure, professeur d'université et historien. Cet ouvrage posthume, préparé pour le tricentenaire de la naissance de Vauban (1633-1707), paraît avec quelque trente ans de retard. C'est surtout à l'homme de guerre que Rébelliau s'attache, à celui pour lequel Saint-Simon créa le beau mot de « patriote ». — "Ce « Vauban » est une biographie, sans doute, puisque le héros est suivi de ses humbles commencements au sommet de son ascension. Mais il est bien davantage : le tableau d'une époque, une savante page d'histoire dont le talent de l'écrivain, l'allure du récit procurent au lecteur autant d'agrément que de profit..." (Préface).
Flammarion, 1926, in-12, 186 pp, broché, bon état (Coll. “Leurs amours”)
Payot, 1932, in-8°, 295 pp, traduit de l'anglais, 11 croquis et 16 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
"Instructif et intéressant." (La Croix, 1932)
Publications de la Sorbonne, 1987, gr. in-8°, 226 pp, notes et références, index, broché, couv. illustrée, bon état
Introduction par A. Redondo, suivie de 9 contributions en français centrés sur les relations amoureuses et les liens de parenté au Siècle d'Or, par Ricardo Saez, Inès Rada, Josette Riandière La Roche, François Delpech (Fragments hispaniques d'un discours incestueux, pp 77-128), Monique July, Françoise Vigier, Marie-Joëlle Tupet, Fernando Copello, Araceli Guillaume. Il s'agissait d'essayer d'atteindre le substrat de la société espagnole à travers certains de ses aspects fondamentaux, en étudiant les comportements amoureux et les rapports de parenté. — "Dans un ouvrage quelque peu ardu, des spécialistes de l'Histoire espagnole se sont efforcés de dégager les systèmes de représentation de la parenté du Siècle d'Or et les mentalités qui les sous-tendent. Ils ont utilisé pour cela autant les sources littéraires et linguistiques que les sources d'archives. Ils ont centré leurs recherches sur les relations amoureuses et les liens de parenté, se rattachant ainsi aux nombreuses études faites sur ces thèmes dans toute l'Europe. L'Espagne a connu une évolution historique étonnante : le délire statutaire de la pureté de sang. Ce pays, pourtant, fut durant les temps médiévaux terre de tolérance et de cohabitaiton entre des races diverses. A la Renaissance, une réaction vive, deja amorcée par l'antisémitisme du quatorzième siècle, se développa avec force. Certes, il faut reconnaitre que cet antisémitisme latent ne fut à aucun moment l'apanage exclusif de l'Espagne, mais il prit un aspect doctrinal rarement atteint ailleurs. Les couches populaires y furent les plus sensibles. Ainsi se créa une contre-noblesse, qui n'était rien d'autre qu'une noblesse populaire jalouse de ses origines vieilles-chrétiennes. L'étude des preuves à fournir par les candidats au sacerdoce de l'archidiocèse de Tolède, due à M. Saez, est assez éclairante. Elle démontre avec quelle rigueur étaient contrôlées les origines raciales (alors que la bâtardise etait mieux acceptée)..." (Roland Carron, Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, 1988)
Chez l'Auteur, 1988, in-8°, 80 pp, 21 planches de gravures et fac-similés hors texte, un tableau généalogique, tiré à 1000 ex. numérotés, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Plon, 1958, in-8°, 325 pp, traduit de l'allemand par Gaston Floquet, broché, biblio, jaquette illustrée, bon état
"Dans cette étourdissante biographie que Gustav Regler a menée à un train d'enfer, comme l'Arétin avait mené sa vie, c'est toute l'Italie du XVIe siècle qui nous est rendue proche et présente : la Rome de Léon X et de Clément Vll ; les luttes sans merci qui dressent les unes contre les autres les factions rivales dont les querelles déchirent le pays; les fastes et les troubles d'une civilisation où de nouvelles inquiétudes commencent à s'infiltrer, hâtant la décomposition de l'ordre établi." (rabat de la jaquette) — "Mal famé pendant des siècles pour ses écrits légers, l'Arétin fut une des grandes figures de la Renaissance, Gustav Regler ressucite admirablement son époque et rend à ce génie pervers la place qui lui est due." (L'Express) — "Saluons une belle réussite : ce livre risque de valoir à Gustav Regler une véritable célébrité. C'est une biographie haute en couleurs et riche en amours, un ouvrage plein de verve, où se trouve recréée l'atmosphère de toute une époque." (Le Mercure de France)
P., Editions Bossard, 1920, pt in-8°, 208 pp, un portrait gravé sur bois par Achille Ouvré en frontispice, numéroté sur papier vélin pur chiffon (Coll. des Chefs-d'œuvre méconnus)
PUF, 1965, gr. in-8°, viii-476 pp, préface de Pierre-Clément Timbal, notes, reliure pleine toile rouge, dos lisse avec pièce de titre basane noire, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Travaux et recherches de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris, Série « Sciences historiques », n° 4)
Très bon ouvrage sur le droit des testaments tel qu’il a été codifié par l’ordonnance de 1735 de Daguesseau. — "Un travail magistral où sont unies l'étendue de l'information et la clarté d'exposé habituelle de l'auteur. Ce volume est une étude de la matière des testaments, telle qu'elle se présentait au moment où l'ordonnance de Daguesseau fut publiée. Un court chapitre introductif sur “L'esprit de l'ordonnance” expose les motifs qui ont poussé Daguesseau à intervenir : le désir de mettre fin au « scandale » que constituaient des décisions judiciaires contradictoires, variant dans le temps et dans l'espace à partir de principes juridiques semblables. Le reste du livre traite des solutions apportées avant 1735 aux différentes questions qui seront réglementées par l'ordonnance. Répartie en trois titres : “Des formes de disposer à cause de mort” – “De l'institution d'héritier” – “De quelques questions plus spécialement relatives à la révocation des testaments”, c'est une étude systématique de la jurisprudence sur ces différents points. Elle met en évidence, plus encore que la diversité assez connue des coutumes, l'extrême variabilité des arrêts rendus par les cours de justice ; surtout elle montre le particularisme farouche des Parlements dont les décisions restent souvent imprévisibles. Elle fait apparaître toutefois, à l'actif de ces mêmes cours, un souci de pousser l'analyse juridique des différentes situations possibles et d'introduire les distinctions nécessaires. Enfin, elle laisse prévoir l'habileté de Daguesseau qui réussira à remédier à l'anarchie de la jurisprudence, et à rapprocher sans les fondre les courants opposés des pays de coutumes et des pays de droit écrit. Dans cette étude, qui n'omet aucun aspect des questions, les « formes du testament » tiennent la place principale – la moitié du livre environ leur étant consacrée – et constituent le travail le plus complet sur cette matière. Des développements copieux ont trait en outre à la légitime et au cumul des quartes, à la condition de survie, à la clause dérogatoire et aux dispositions conjointes et mutuelles entre époux." (Henri Duparc, Revue historique de droit français et étranger, 1966)
Adolphe Delahays, 1860, in-12, xxxiii-346 pp, reliure demi-toile époque
P., Club du meilleur livre, 1958, in-8°, 217 pp, 25 gravures hors texte (certaines dépliantes), notes bibliographiques, tiré sur alfa Cellunaf, reliure pleine toile bleue de l'éditeur avec une vignette au 1er plat, rhodoïd, bon état
"Ce volume n'est pas, par sa conception, œuvre de circonstance. Ayant écrit naguères une “Légende de Henri IV”, son auteur, avait composé dès 1939 cette « histoire de Henri avant Ravaillac, dépouillée des éléments légendaires et posthumes, ramenée aux traits authentiques ». Son ouvrage est écrit pour un public étendu, mais le lecteur averti approuvera au passage bien des indications ou morceaux opportuns. L'importance de la conquête, de Paris, plus consécratrice.en 1594 que celle de Chartres (qui remplaça Reims), est heureusement notée. Un bon et long passage sur l'affaire Biron définit les soubresauts de l'anarchie princière. Sur la réorganisation économique et financière, quelques aperçus suggestifs où, à côté de Sully, loué prudemment, apparaissent, équitablement traités, les Laffemas et les Olivier de Serre. Sur l'histoire religieuse, un chapitre bien informé." (H. Drouot, Revue d'histoire de l'Église de France, 1943) — "... Marcel Reinhard ne donne rien qui soit contestable, tendancieux ou même partial, rien de romanesque à l'excès sur les incidents essentiels, ni sur les « enfances » du Béarnais, ni sur ses prouesses de capitaine audacieux puis de chef d'armée, ni sur le rusé politique qui sait glisser entre Henri III, Marguerite, les Guise. Biron, Condé, le sévère Du Plessis et les chefs huguenots, etc., particulièrement sur son activité en Gascogne, au temps où Agen est une manière de capitale guerrière et diplomatique, sur laquelle les archives locales sont trop muettes. Les parties délicates du sujet, abjuration, conversion, sacre – Chartres, Saint-Denis, Paris – réconciliation avec Rome, rupture et rapprochement avec la Société de Jésus, conspirations (y compris celle des Entraigues) sont correctement traités. Les aventures sentimentales et sensuelles, indispensables à la connaissance du personnage, ne tiennent pas une place débordante. Cela fait de ce volume l'un des meilleurs résumés que l'on puisse conseiller." (Henri Hauser, Revue Historique, 1944) — "... M. Reinhard fut aussi un citoyen et un soldat exemplaires : ne publia-t-il pas, par exemple, en pleine occupation, un livre dont le titre sonnait comme un manifeste : Henri IV ou la France sauvée ?" (A. Armengaud, “Marcel Reinhard 1899-1973”, Annales de Démographie historique, 1973)
Association des étudiants de doctorat, 1925, gr. in-8°, 288 pp, broché, bon état
Lausanne, Editions Rencontre, 1965, pt in-8°, 210 pp, 32 pl. de gravures hors texte, reliure simili-cuir noir de l'éditeur, avec un portrait en médaillon au 1er plat, bon état (Coll. Ces femmes qui ont fait l'Histoire)
Félix Alcan, 1920, in-8°, 524 pp, 29 gravures dans le texte, notes bibliographiques, broché, bon état
"La période couverte par cet ouvrage va du milieu du XVe siècle à la fin du XVIIIe. Après la longue stagnation du moyen âge, elle est marquée par de grandes révolutions politiques, intellectuelles, morales ; le monde s'agrandit par la découverte de l'Amérique; la vie économique s'élargit, devient nationale et même internationale, l'industrie se développe et le capitalisme apparaît. Les auteurs ont décrit ces transformations, pays par pays, en faisant un tableau très complet de la vie économique de chacun d'eux, montrant les conditions de vie et de travail des diverses classes sociales et dégageant les tendances dominantes de l'époque étudiée. La France tient une large place dans cet ouvrage, mais les autres pays : Angleterre, Espagne, Italie, Etats slaves et Scandinaves n'y sont nullement sacrifiés. Etabli sur une documentation très large et sur d'abondantes lectures, ce livre atteste les services que peut rendre cette grande histoire universelle du travail, dont il fait partie et à laquelle le regretté G. R. (1847-1930) avait donné tant de soins. C'est une œuvre de synthèse qui présente un raccourci de nos connaissances sur l'une des périodes les plus attachantes de l'histoire économique de l'Europe." (Roger Picard, Revue d'économie politique, 1931)