8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Alger, Société Baconnier frères, 1955, in-4°, 56 pp, illustrations hors texte de Christian de Gastyne en couleurs, tiré à 300 exemplaires, exemplaire nominatif sur Marais Licorne, feuillets sous emboitage. Très bon état
Mercure de France, 1965, in-8°, 238 pp, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Le Temps retrouvé)
Ces Mémoires datent de 1759, l'année de Candide. Jamais les petits violons de M. de Voltaire n'ont fait entendre musique plus vive et plus entraînante. Mais que le lecteur n'attende pas la moindre confidence. Qu'il n'attende même pas un récit complet des événements auxquels Voltaire fut mêlé dans la période qu'il raconte. S'il feint d'écrire son autobiographie, son propos est autre : il procède à un règlement de comptes. Dans son esprit, ses Mémoires ne doivent pas tant servir "à la vie de M. de Voltaire" qu'à la vie du roi Frédéric II de Prusse. Ce livre a d'ailleurs été autrefois édité sous le titre Vie privée du roi de Prusse. Le mélange de ressentiment et d'admiration est évident. Le ressentiment n'a pas rendu Voltaire injuste : il n'a fait qu'aiguiser sa lucidité. Le texte est suivi d'un choix de lettres qui donnent un autre éclairage sur ce que l'on a appelé l'aventure prussienne de Voltaire. Cette édition permet de se faire une idée complète de ce que furent les relations du poète et du roi.
P., Laplace, Sanchez et Cie., s.d. (1885), in-12, xii-610 pp, 4 belles gravures finement coloriées par M. Geoffroy, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs filetés, titre et caissons ornés, doubles filets dorés sur les plats, tête dorée (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état
La grande édition des oeuvres complètes de Voltaire, publiée en 1778 peu avant sa mort, commençait par le théâtre : à ses yeux, celui-ci constituait, avec sa poésie épique, son meilleur titre de gloire. En effet, Voltaire a été perçu par ses contemporains, et s’est considéré lui-même comme le plus grand poète dramatique du XVIIIème siècle, ce qui doit bien évidemment nous surprendre : aujourd’hui on ne joue plus ses pièces, et d’autres auteurs, comme Beaumarchais et Marivaux, et dans une moindre mesure Diderot, ont pris toute la place. Tantôt en effet, on le juge à l’aune de la tragédie classique, et il apparaît comme un pâle épigone de Racine, tantôt on l’oppose à l’énergie et à la truculence du Romantisme, et il fait pâle figure face à Shakespeare redécouvert et à Hugo. Voltaire lui-même a d’ailleurs contribué à cet effacement, en sacralisant à outrance l’oeuvre de Racine – ce qui mènera à l’éreintement définitif prononcé par V. Hugo dans les Contemplations : « Sur le Racine mort le Campistron pullule ».
Strasbourg, Société savante d'Alsace, 1999, gr. in-8°, 386 pp, traduit de l'allemand, préface de Bernard Vogler, un portrait, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Publications de la Société savante d'Alsace, collection Recherches et documents, 63)
Johann Daniel Schoepflin (1694-1771) est l’un des fondateurs de l’histoire moderne d’Alsace. Ce professeur de l’université de Strasbourg, lié à toutes les cours d’Europe, fondateur d’une école diplomatique, se passionne pour les textes anciens qu’il publie et étudie selon des méthodes proches de celles des bénédictins de Saint-Maur. C’est un représentant de l’Aufklärung qui propose, au-delà de ses études historiques, des réformes de la société et des systèmes politiques. — "La publication par la Société savante d'Alsace d'une traduction française de l'ouvrage de J. Voss, prolongement d'une thèse soutenue à Mannheim en 1976, paru en 1979, rend accessible à un plus large public la connaissance de Jean-Daniel Schoepflin, savant des Lumières et citoyen de la République des lettres, dont l'action est bien souvent réduite à la formation des diplomates au travers de l'école qu'il avait créée en marge de l'université de Strasbourg, ou à la rédaction de l'Alsatia illustrata. Il ne s'agit certes pas d'une réhabilitation, mais d'une étude globale sur un homme de son siècle qui a fortement influencé et marqué de son empreinte les domaines où il exerça des responsabilités. La variété, la nouveauté et l'analyse critique des sources font que cet ample travail offre un regard neuf sur le sujet. Cela est d'autant plus remarquable que le caractère lacunaire de certaines sources d'archives (la bibliothèque et les papiers du savant ont brûlé lors du siège et du bombardement de Strasbourg en 1870) a été très bien surmonté..." (Jean-François Lutz, Bibliothèque de l'école des chartes, 2001) — "La Société savante d'Alsace a eu l'heureuse idée de publier la traduction française de la thèse de Jürgen Voss consacrée à Jean-Daniel Schoepflin. Soutenue en 1976 et publiée en 1979, cette thèse, fruit de larges dépouillements à travers plusieurs dépôts d'archives et bibliothèques européennes, met en lumière la personnalité étonnante et l'action de ce représentant de l'Aufklärung. Ce maître de l'Université de Strasbourg a joué un rôle majeur dans cette institution où il a fondé une véritable école historique et en 1752, une École diplomatique qui a suscité un véritable attrait à travers toute l'Europe, notamment au sein de l'aristocratie des Pays-Bas autrichiens. Par ailleurs, Schoepflin fut très actif dans le mouvement académique de son temps. Fondateur et président honoraire de l'Académie de Mannheim, il a participé activement à la fondation de l'Académie de Bruxelles. Érudit de premier plan, il rédigea la première histoire d'ensemble de l'Alsace, l'Alsatia Illustrata, basée sur une étude approfondie des sources (1751-1761) et se révèle ainsi l'un des pionniers en matière d'histoire régionale. Cette compétence d'historien scientifique était connue internationalement et explique par exemple qu'il servit de conseiller historique à Voltaire (p. 68-73). Relevons également l'action en qualité de diplomate de Schoepflin, qui jouissait d'un grand prestige à la cour de Versailles (p. 287-310). Notons enfin qu'homme curieux, il fit de nombreux voyages qui lui permirent ainsi d'admirer la bibliothèque et le cabinet célèbres du baron de Crassier à Liège. Cet ouvrage important apportera donc aux lecteurs francophones un éclairage neuf sur une personnalité prestigieuse de la « République des Lettres »." (Bruno Demoulin, Revue belge de philologie et d'histoire, 2001)
Seuil, 1996, in-8°, 484 pp, 2 index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)
10 études érudites par Pierre Serna, Jean-Paul Bertaud, Louis Bergeron, Roger Chartier, Daniel Arasse, Dominique Julia, etc. — "Le tableau s'organise autour de quelques grandes rubriques : les acteurs, pièces fondamentales de la société d'ancien style, le noble, le guerrier ; ou de nouveaux venus sur la scène sociale, comme l'entrepreneur. Viennent ensuite les porte-parole, dont c'est l'heure de gloire, comme porteurs du nouveau discours des Lumières, même s'ils tiennent encore à l'ancien monde par tant de liens de dépendance : l'homme de lettres, l'homme de science ou l'artiste, l'explorateur enfin qui fait reculer les limites du monde connu. A l'entreprise volontariste du remodelage de la société, il faut des agents de transmission, ces intermédiaires culturels, sur lesquels l'attention se porte aujourd'hui : le prêtre jouera-t-il ce rôle nouveau ? En tout cas, le fonctionnaire, élément essentiel dans le cadre des monarchies absolutistes éclairées qui rêvent de rationaliser l'Etat, fait une apparition remarquée. La femme tient dans ce dispositif général une place ambiguë que ce siècle lui donne : elle connaît une promotion certes, qui en fait la reine des salons philosophiques, l'objet d'une attention renforcée et inquiète tout à la fois, mais qui la maintient, dans sa considération générale, dans une situation de dépendance dont il lui faudra encore bien longtemps pour s'émanciper." (Michel Vovelle)
Perrin, 1998, in-8°, 234 pp, 5 généalogies, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. On joint une coupure de presse sur l'ouvrage (par Evelyne Lever)
Née en 1554, Catherine de Parthenay est mêlée aux événements les plus tragiques des guerres de religion. Fille de bonne noblesse liée aux d'Albret, et donc cousine d'Henri de Navarre, elle subit de plein fouet la Saint-Barthélemy, où son premier mari fut assassiné. Elle épousa ensuite René II de Rohan, dont elle eut cinq enfants, admirablement élevés. Son fils Henri devint le gendre de Sully, et fut fait duc et pair par Henri IV, qui s'intéressa de près, un moment, à sa sœur Catherine. La duchesse de Rohan assista sans doute à la signature de l'édit de Nantes, en 1598, et, à plus de soixante-dix ans, fut l'âme de la résistance protestante à La Rochelle, lors du grand siège de 1628 mené par Richelieu. Car cette femme de très grande culture, écrivain, poète et aussi tête politique, fut avant tout une huguenote intransigeante et passionnée, qui fit l'admiration de toute l'élite européenne et suscita l'attachement des populations bretonnes et poitevines, qu'elle protégea jusqu'à sa mort en 1631.
Plon, 1928-1930, 2 vol. in-8° carré, xvi-501 et xx-452 pp, préface de Pierre de Nolhac, brochés, bon état
Edition originale. Seuls volumes parus, s'arrêtant en janvier 1781. Un témoignage essentiel sur le règne de Louis XVI. Ami de Malesherbes, Turgot, lecteur assidu des Economistes et des Philosophes, l'abbé de Véri a su discerner la lente décomposition de l'Ancien Régime. En 1774, l’abbé de Véri, après une carrière de grand administrateur dans l’Eglise catholique, en majeure partie à Rome, se fixe à Paris. Il y retrouve le ministre Maurepas, récemment choisi par le jeune Louis XVI pour être son principal conseiller. Véri et Maurepas se connaissent intimement depuis vingt-cinq ans ; ils se rencontrent presque quotidiennement, ainsi qu’avec les autres ministres, et poursuivent de longues conversations. Pour garder le souvenir de ces propos Véri tient une « mémoire de papier », un Journal secret où il porte un regard acéré (un « coup d’œil juste et fin » pour Michelet) sur l’évolution de la vie politique et sociale en France et dans le monde durant les quinze années précédant la Révolution.
P., Vuibert, 1924, in-8°, viii-198 pp, broché, couv. lég. piquée, bon état
La poésie lyrique : Malherbe ; La tragédie : Corneille ; La tragédie : Racine ; La comédie : Molière ; L'opéra : Quinault ; La fable : La Fontaine ; La poésie didactique : Boileau ; La lettre : Balzac, Voiture et Mme de Sévigné ; La morale : Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère ; L'éloquence de la chaire : Bossuet, Bourdaloue, Fléchier, Mascaron, Massillon ; Le roman : d'Urfé, Mlle de Scudéry, La Calprenède, Mme de La Fayette, Fénelon.
P., Leroux, 1888, gr. in-8°, xv-450 pp, sources, pièces justificatives, broché, dos brisé proprement recollé, état correct (Bibliothèque de la faculté des lettres de Lyon). Rare
Nabu Press, s.d. (2011), gr. in-8°, x-433 pp, 2 illustrations, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1897
"C’est un beau travail d'histoire diplomatique que celui dont M. Albert Waddington vient de nous offrir le deuxième volume. On y peut suivre de près et sous la conduite d’un guide sagace et fidèle les variations de la politique de la République des Provinces-Unies vis-à-vis de son ennemie traditionnelle, l'Espagne, comme vis-à-vis de son alliée héréditaire, la couronne de France, de 1630 aux troubles de la Fronde. On y trouvera déduites les raisons multiples qui, dans le cours de ces vingt années, provoquèrent un changement de front presque complet dans l'attitude réciproque de ces puissances, et finirent par brouiller les hautes parties contractantes qui jadis, par le traité de 1635, s’étaient partagé d'avance les Pays-Bas espagnols. Dorénavant l’une des maximes des hommes d’État hollandais sera de maintenir soigneusement ce qui reste debout de la monarchie espagnole, pour leur servir de barrière et de bouclier contre la « témérité gauloise »." (Rod. Reuss, Revue Historique, 1898)
Albin Michel, 2016, in-8°, 310 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Marie-Antoinette n'a eu qu'un grand sentiment et peut-être une faiblesse" note la comtesse de Boigne, élevée quasiment sur les genoux de la Reine. L'objet de ce sentiment était l'énigmatique et très séduisant comte suédois Axel de Fersen. Alors que Versailles et Stockholm confortaient leur alliance séculaire, cet héritier de la première famille de son pays choisit très tôt, avec l'aval du brillant Gustave III, de servir la France. Cette allégeance ne se démentit jamais. Il épousa dès les premières heures de la Révolution la cause des souverains français, ses bienfaiteurs, mais échoua à les sauver, ce qui le brisa. Mais qui fut véritablement Fersen, dont le nom suscite encore tant de fantasmes et une éternelle question restée à ce jour sans réponse ? Françoise Wagener, à qui l'on doit quelques biographies très remarquées sur cette époque, a choisi de redonner à Fersen sa voix : grâce aux nombreux écrits intimes de son personnage, elle trace de l'intérieur un portrait en pied de celui qu'on disait froid et d'une réserve irritante, mais dont la nature profonde se révèle, au contraire, complexe autant que chaleureuse. Démarche inédite et originale qui permet de mieux évaluer la qualité de la relation, énigmatique elle aussi, de Fersen à la reine de France.
Plon, 1894, gr. in-8°, vii-472 pp, un portrait héliogravé en frontispice, index, broché, qqs rousseurs éparses, bon état. Edition originale
"Dans une série de portraits enlevés de verve, M. K. Waliszewski nous fait connaître les hommes d'État qui ont collaboré à l'oeuvre de Catherine II, les soldats et les marins qui ont risqué ou donné leur vie pour son accomplissement ; les littérateurs, savants, artistes, simples courtisans même ou aventuriers qui ont contribué à instruire l'impératrice, à la faire connaître à l'Europe sous le jour qui convenait à ses desseins ou simplement à l'amuser. Enfin, évoquant dans une dernière partie ce qu'il appelle le décor extérieur du règne, M. Waliszewski replace dans le cadre où vécut Catherine, les favoris qu'elle a aimés et ceux qui furent les confidents, quelquefois pis encore, de ses rapides et nombreuses amours. Un chapitre très dramatique sur les derniers jours et la mort de Catherine termine le livre. Je me hâte de dire que je connais peu de lectures aussi agréables et aussi intéressantes. L'oeuvre a une qualité aussi précieuse que rare : elle est vivante. Il faut ajouter enfin que, dans deux chapitres au moins, l'un sur les idées philosophiques en Russie, l'autre sur les Français à la cour du Nord, M. K. Waliszewski a fait preuve d'une pensée originale et pénétrante. Ces parties du livre sont mieux qu'agréables, elles méritent d'être lues avec attention et méditées." (G. Monod, Revue Historique, 1894)
Plon, 1894, gr. in-8°, vii-472 pp, un portrait en héliogravure en frontispice, index, reliure demi-maroquin chocolat à coins, dos à 4 nerfs, pièce de titre basane chocolat et fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos, plats et coupes frottés, bon état
"Dans une série de portraits enlevés de verve, M. K. Waliszewski nous fait connaître les hommes d'État qui ont collaboré à l'oeuvre de Catherine II, les soldats et les marins qui ont risqué ou donné leur vie pour son accomplissement ; les littérateurs, savants, artistes, simples courtisans même ou aventuriers qui ont contribué à instruire l'impératrice, à la faire connaître à l'Europe sous le jour qui convenait à ses desseins ou simplement à l'amuser. Enfin, évoquant dans une dernière partie ce qu'il appelle le décor extérieur du règne, M. Waliszewski replace dans le cadre où vécut Catherine, les favoris qu'elle a aimés et ceux qui furent les confidents, quelquefois pis encore, de ses rapides et nombreuses amours. Un chapitre très dramatique sur les derniers jours et la mort de Catherine termine le livre. Je me hâte de dire que je connais peu de lectures aussi agréables et aussi intéressantes. L'oeuvre a une qualité aussi précieuse que rare : elle est vivante. Il faut ajouter enfin que, dans deux chapitres au moins, l'un sur les idées philosophiques en Russie, l'autre sur les Français à la cour du Nord, M. K. Waliszewski a fait preuve d'une pensée originale et pénétrante. Ces parties du livre sont mieux qu'agréables, elles méritent d'être lues avec attention et méditées." (G. Monod, Revue Historique, 1894)
Plon, 1929, gr. in-8°, xi-618 pp, un portrait d'après une miniature du temps en frontispice, biblio, broché, bon état
"Catherine II a fait la grandeur et elle reste l'orgueil du peuple russe. Le mois prochain,un écrivain français, pour qui les langues du Nord n'ont pas de secret et que de longues études ont familiarisé avec l'histoire de la Pologne et de la Russie, M. Waliszewski, doit faire paraître à la librairie Plon, avec ce titre : Le Roman d'une Impératrice, un volume qui contiendra le dernier mot des archives officielles et privées sur la moderne Sémiramis. Une commmunication amicale m'a permis de parcourir l'ouvrage qui est à l'impression : rien de plus attachant et de plus instructif. La première question qui se pose à propos de Catherine II est celle-ci était-elle vraiment jolie ? « A dire la vérité, lit-on dans ses Mémoires, je ne me suis jamais crue extraordinairement belle, mais je plaisais, et je pense que cela était mon fort. » Les contemporains dans leurs adulations allèrent toujours bien au delà de ce jugement, qui doit être l'expression de la vérité. Ils l'ont comparée tour à tour à Cléopâtre, à Pallas, à Vénus. Ils ont tellement perdu leur sang-froid en la contemplant, qu'ils lui ont prêté une stature élevée et dominant les foules, alors qu'elle était, d'après M. Waliszewski « de taille au-dessous de la moyènne, avec une tendance précoce à l'embonpoint » ils n'ont même pas su se mettre d'accord sur la couleur de ses yeux, que les uns ont vus bleus et les autres bruns. Pour accorder tout le monde, Rulhière, qui avait fait partie de l'ambassade de Breteuil en qualité de secrétaire, les dépeignit bruns avec des reflets bleus. Elle avait un art suprême pour faire illusion aux hommes, même à l'âge où les artifices des femmes ne les trompent plus guère. Ségur est envoyé auprès d'elle en 1785, en qualité de ministre de France. L'Impératrice compte déjà cinquante-six ans : le diplomate, qui est un cavalier charmant et l'ami de Grimm, n'en a pas plus de trente-deux. Eh bien ! en lui remettant ses lettres de créance, Ségur se trouble, oublie l'allocution qu'il avait préparée à loisir, et se trouve obligé d'en improviser une autre. Ce qui l'avait frappé, c'était la blancheur et l'éclat de son teint..." (Whist, Le Figaro)
Plon, 1930, gr. in-8°, vi-568 pp, 6e édition, une carte dépliante hors texte, biblio, index, broché, papier jauni, bon état
"... Toutes ses études sont également instructives et écrites avec éclat et avec un sérieux souci de la vérité historique. Assurément M. Waliszewski ne dédaigne ni les brillants portraits, ni les anecdotes piquantes, ni les épisodes pittoresques ; mais on ne peut pas dire que ce goût passionné pour ce qui lait l'agrément d'un livre fasse tort chez lui à la probité de l'historien. Cela n'enlève rien au grand intérêt de ces recherches et il faut reconnaître que nous n'avons pas encore d'ouvrages aussi bien documentés sur la Russie..." (Louis Léger, Journal des savants, 1909)
Plon, 1898, in-8°, xi-383 pp, un portrait en héliogravure en frontispice, biblio, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, dos uniformément passé, bon état. Edition originale
"On éprouve avec l'héroïne de M. Waliszewski la sensation d'être en plein dans le roman plus ou moins historique, tant sa destinée fut bizarre et les péripéties de son existence nombreuses. Cette intrigante hardie, qui, fille d'un simple capitaine des gardes de mince noblesse, devient reine de Pologne, épouse le vainqueur des Turcs et meurt oubliée dans la misère, sur sa terre natale, est bien l'un des personnages les plus curieux, sinon des plus sympathiques, du XVIIe siècle. On connaît tout le talent déployé par M. K. Waliszewski dans l'analyse psychologique de ces natures exubérantes et puissantes que furent Pierre Ier et Catherine II de Russie. Son nouveau volume sur Marie de la Grange d'Arquien, que les Polonais n'ont pas précisément béatifiée dans leurs souvenirs sous le nom, si doux d'ailleurs, de Marysienka, est, lui aussi, plutôt une biographie psychologique qu'une austère page d'histoire. Quand je dis psychologique, je me trompe à demi ; car, à vrai dire, le secret de la puissance de cette reine, que ses portraits ne montrent pas séduisante, et ses lettres coquette bien plus que tendre, est plutôt d'ordre physiologique. Tout en la parant du charme de son style élégant et coloré, M. Waliszewski n'a pu lui donner une âme, absente sans doute de ce corps endiablé. Aussi n'est-ce pas cette caillette à la morale large, toujours quémandeuse et toujours frivole, malgré ses quinze enfants, qui constitue le personnage vraiment attrayant de son livre ; l'intérêt se reporte bien plus sur le Céladon naïf de cette Astrée peu sentimentale, sur le beau et vaillant paladin Jean Sobieski, dont elle fit d'abord son amant puis son second mari, qu'elle hissa jusqu'au trône peu solide de la Pologne, en 1674, et qu'elle tint ensorcelé jusqu'au bout par ses charmes cachés et sa volonté tenace, malgré leurs défaillances conjugales mutuelles. Il est piquant sans doute d'entendre l'héroïque sauveur de Vienne s'épancher sur ce sujet délicat dans une correspondance intime des plus réalistes, mais, au fond, le spectacle est triste et il a de quoi dégoûter de la nature humaine. Nous savons que le récit de M. Waliszewski se base sur de longues et savantes études et qu'il a publié lui-même dans le Recueil de l'Académie de Cracovie une partie des correspondances diplomatiques qui ont fourni la trame de son récit si spirituel et si vivant." (G. Monod, Revue Historique, 1899)
New York, Hacker Art Books, 1976, fort in-8°, xxvi-533 pp, pagination continue, 473 figures dans le texte, biblio, index, les 2 tomes reliés ensemble en un volume pleine toile bleue, bon état
Réimpression en un seul volume de la deuxième édition revue de 1926. — "M. Ward, déjà connu par un ouvrage sur les châteaux et les jardins français du XVIe siècle, vient de publier deux volumes abondamment illustrés dans lesquels il ne limite plus ses recherches au XVIe siècle, mais s'efforce de montrer ce qu'est devenu l'art classique pendant les deux siècles suivants, les transformations qu'il a subies de Louis XIV à Louis XVI, la vitalité qu'il possédait encore sous Napoléon, et finalement sa décadence aux temps de la Restauration. C'est une période d'environ trois cents ans, qui a donné lieu jusqu'ici à de nombreuses monographies de détail, mais qui n'a guère fait l'objet de travaux d'ensemble et, quoi qu'il en puisse coûter à notre amour-propre national, je suis obligé d'avouer qu'on ne lui a consacré en notre langue aucun ouvrage aussi complet que celui de M. Ward. L'ouvrage est divisé en huit chapitres correspondant aux règnes de Louis XII, François Ier, Henri II, Henri IV et Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Napoléon. (...) L'ouvrage fait honneur à l'éditeur. Il est bien publié. Les illustrations sont nombreuses, bien choisies, bien exécutées, et quoique un peu petites parfois, elles peuvent donner une idée suffisante de l'architecture française pendant la longue période étudiée par M. Ward." (R. de Lasteyrie, Journal des savants)
Editions du Valhermeil, Société historique de Pontoise, 1992, gr. in-8°, 542 pp, nombreuses gravures, photos, fac-similés et croquis, sources et biblio, lexique, broché, couv. illustrée, bon état
Un remarquable travail où Françoise Waro-Desjardins a tenté de dresser un tableau de ce qu'était la vie dans la campagne vexinoise, tiraillée entre Paris et la Normandie, pendant le demi-siècle qui précède la Révolution. Une partie de cette étude a fait l'objet d'un DEA soutenu devant Daniel Roche (Paris I - Panthéon-Sorbonne) en juin 1991.
P., Adolphe Delahays, 1859, in-12, 504-(2) pp, postface de l'auteur et errata in fine, reliure demi-toile rouge, dos lisse, pièce de titre basane noire et date dorée en queue, couv. conservées, bon état
La vie judiciaire sous l'Ancien Régime. — Justice et vérité. Législateurs et lois. Empereurs, rois et papes. Magistrats. Jurisconsultes, publicistes et économistes. Orateurs grecs et romains. Avocats. Bibliothèque des avocats (1708, 1811, 1858). Procédure, procureurs et huissiers. Notaires. Procès – Plaideurs – Législation criminelle, sortilèges etc. Jugements, arrêts singuliers, causes civiles et criminelles, usages, coutumes, bons mots, naïvetés. Parlements, variétés, mélanges, allusions, proverbes, etc. — L'auteur était éditeur des Annales du Barreau français.
Plon, 1972, in-8°, 340 pp, traduit de l'allemand, biblio, 2 index, broché, bon état (Coll. Recherches en sciences humaines)
En 1904-1905, Max Weber publie la première version de ce grand livre. Il signe là le manifeste inaugural d'une sociologie de la religion qui récuse la réduction exclusive du fait religieux à un irrationnel et étudie l'articulation entre les "intérêts" religieux et les pratiques sociales, les causes symboliques et les effets sociaux ou économiques. Max Weber décrit le grand bouleversement des Temps modernes, la transformation dans les mentalités du rapport à l'argent et à la fortune. Aux consciences médiévales marquées par la parole évangélique selon laquelle "il est plus aisé pour un chameau de passer le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Marc, x, 25), le protestantisme affirme que l'homme est sur terre pour se livrer à des œuvres terrestres, et que le succès de ses entreprises est le signe de la grâce divine. L'essor du capitalisme se fonde sur cette révolution des esprits, engendrée par la tourmente luthérienne. Max Weber est le premier à donner une explication spécifique de l'essor du capitalisme. A travers cette magistrale leçon de sociologie, il éclaire d'un jour nouveau notre civilisation.
Plon, 1981, in-8°, 340 pp, biblio, 2 index, broché, bon état (Coll. Recherches en sciences humaines)
Max Weber décrit le grand bouleversement des Temps modernes, la transformation dans les mentalités du rapport à l'argent et à la fortune. Aux consciences médiévales marquées par la parole évangélique selon laquelle "il est plus aisé pour un chameau de passer le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Marc, x, 25), le protestantisme affirme que l'homme est sur terre pour se livrer à des œuvres terrestres, et que le succès de ses entreprises est le signe de la grâce divine. L'essor du capitalisme se fonde sur cette révolution des esprits, engendrée par la tourmente luthérienne. Max Weber est le premier à donner une explication spécifique de l'essor du capitalisme. A travers cette magistrale leçon de sociologie, il éclaire d'un jour nouveau notre civilisation.
Plon, 1981, in-8°, 340 pp, traduits de l'allemand par Jacques Chavy, biblio, 2 index, broché, annotations stylo, sinon bon état (Coll. Recherches en sciences humaines)
Max Weber décrit le grand bouleversement des Temps modernes, la transformation dans les mentalités du rapport à l'argent et à la fortune. Aux consciences médiévales marquées par la parole évangélique selon laquelle "il est plus aisé pour un chameau de passer le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Marc, x, 25), le protestantisme affirme que l'homme est sur terre pour se livrer à des œuvres terrestres, et que le succès de ses entreprises est le signe de la grâce divine. L'essor du capitalisme se fonde sur cette révolution des esprits, engendrée par la tourmente luthérienne. Max Weber est le premier à donner une explication spécifique de l'essor du capitalisme. A travers cette magistrale leçon de sociologie, il éclaire d'un jour nouveau notre civilisation.
PUF, 1962 pt in-8°, vi-186 pp, 7 pl. d'illustrations en couleurs et 32 pl. d'illustrations en noir hors texte, biblio, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Le Lys d'Or, Histoire de l'art français)
Cadre historique. Origines et caractères généraux du style Louis XIV. Les ornemanistes. Esthétique de l'éphémère. L'architecture. La sculpture et le bois. La peinture. L'estampe et le livre. Le mobilier. Les arts du tissus. Les arts du métal. Les arts de la terre. La province et l'étranger.
Calmann-Lévy, 1973, gr. in-8°, 406 pp, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Archives des sciences sociales)
Seuil, 1992, in-8°, 145 pp, 12 pl. de gravures hors texte, biblio