8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Seghers, 1979, in-8°, 303 pp, 16 gravures et 3 cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, état correct (Coll. Mémoire vive)
P., Editions Duchartre, 1931, 2 vol. in-8°, xvi-366 et 478 pp, avant-propos de A. t'Serstevens, 32 planches hors texte dont les frontispices d'après des documents de l'époque, table des planches pour chaque volume, notice bibliographique concernant les ouvrages du R. P. Jean-Baptiste Labat à la fin du tome II, reliures pleine toile carmin, dos lisses avec pièce de titre basane noire et fleuron doré, signets (rel. de l'époque), C. de bibl., une pièce de titre manque et l'autre est abîmée, sinon bon état (Coll. Laque orange - Aventures et voyages)
Le père Labat (1663-1738), dominicain de son état et missionnaire aux Antilles, fut aussi un rude gaillard qui oublia de mâcher ses mots et qui, à l'instant de l'abordage en compagnie de ses amis flibustiers, trouvait l'odeur de la poudre plus douce à ses narines que celle de l'encens... Tour à tour ingénieur, inventeur, botaniste et surtout formidable conteur, il livra sans répit le récit de ses aventures dans son Voyage aux Isles publié pour la première fois en 1722 : un livre de bonne humeur qui constitue une référence historique en matière de flibusterie.
Club des Libraires de France, 1956, in-8°, 408 pp, 23 gravures de l'époque, 7 cartes et un portrait hors texte (plusieurs planches dépliantes), imprimé sur sur bouffant blanc, reliure pleine toile illustrée de l'éditeur (maquette de Pierre Faucheux), rhodoïd, bon état (Coll. Découverte de la Terre)
Bien complet de la carte des Antilles volante, qui manque souvent.
P., Sirey, 1940 gr. in-8°, 266 pp, index, broché, bon état
"Cet inventaire porte sur 179 arrêts rendus en présence du roi et 272 rendus hors de sa présence, d'après les textes de la série E des Archives Nationales, et est complété par le recours à quelques autres recueils. Dans son Introduction, l'auteur souligne l'intérêt de quelques-uns des documents inventoriés (particulièrement en ce qui concerne la fabrique des étoffes et la succession de John Law) et a cru utile, étant donné que plusieurs des arrêts considérés ont été rendus sur avis des députés du Commerce, d'étudier l'histoire et le fonctionnement du Conseil et du Bureau du Commerce. Un double index permet de retrouver les arrêts intéressants." (Revue Historique, 1943)
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1985, in-8°, 178 pp, 4 pl. de documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Fonctions culturelles du périodique littéraire ((Claude Labrosse). - Forme et discours d'un journal révolutionnaire : les Révolutions de Paris en 1789 (Pierre Rétat).
Seyssel, Champ Vallon, 1999, gr. in-8°, 252 pp, 5 illustrations, une carte, broché, bon état
P., Garnier Frères, s.d. (1873), in-12, xxviii-452 pp, reliure demi-basane brune époque, dos lisse orné de filets dorés, bon état
P., Rousseau, 1909, gr. in-8°, 604 pp, biblio, reliure demi-percaline bleue, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), manque les pages de faux-titre et de titre, bon état, envoi a.s.
Une étude des travaux de l'Assemblée provinciale du Berry instituée en 1778 sur l'initiative de Necker, à titre d'expérimentation, et qui subsista avec des vicissitudes diverses jusqu'à la Révolution. Cette tentative éphémère de décentralisation et de réforme administrative se manifesta par la création en 1778 d'un certain nombre d'Assemblées provinciales organisées sur le modèle des anciens États provinciaux. L'Assemblée du Berri fut la seule qui réussit, avec celle de la Haute-Guyenne, à se maintenir quelque temps. L'ouvrage analyse toutes les propositions de réforme qui furent soumises à l'Assemblée au cours des cinq sessions qu'elle tint, et dont quelques-unes seulement aboutirent.
P., Edouard Champion, 1914, in-4°, xvi-597-(6) pp, index des noms cités, broché, bon état. Très rare édition originale dédiée à Pierre Louÿs, tiré à 305 ex. numérotés seulement (n° 222)
Édition originale de cette monumentale bibliographie par l’érudit bibliographe français Fr. Lachèvre (1855-1943), spécialiste du libertinage au XVIIe s. Contient une biographie et bio-bibliographie des auteurs de recueils imprimés ou mss, une table des anonymes et une table des noms cités.
Club des Libraires de France, 1959, in-8°, 515 pp, 15 gravures hors texte, tirage numéroté sur vélin blanc, reliure pleine toile verte repoussée aux motifs floraux en partie insolée, rhodoïd, signet, bon état
Amsterdam et P., chez Augustin-Martin Lottin, 1760, in-12, xii-336 pp, reliure plein veau raciné, dos lisse à caissons ornés, pièce de titre basane brune, coupes filetées (rel. de l'époque), annotations crayon sur les gardes, bon état. Edition originale. Rare
Par Honoré Lacombe de Prezel (1725-1790), cette histoire du commerce contient quelques principes économiques. Deux parties dans cet ouvrage : la première est consacrée au commerce dans l'Antiquité et à l'époque contemporaine ; la seconde concerne les diverses branches de la production, les banques et les manufactures.
Hachette, 1923, pt in-8°, (8)-358 pp, seconde édition, reliure demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane noire, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état
"On connaît l'excellent ouvrage de M. Lacour-Gayet, qui ne se borne pas à étudier l'éducation politique du Grand Roi, mais qui contient aussi les plus précieuses indications sur les idées politiques du XVIIe siècle. Le livre II est particulièrement intéressant : il comprend d'excellents chapitres sur le droit divin des rois, sur la doctrine du pouvoir absolu dans la seconde moitié du siècle, et il montre que c'est le principe de l'autorité souveraine – quelle que soit la forme du gouvernement – qui s'est imposée à tous les penseurs, à Spinoza comme à Hobbes, jusqu'au moment où l'on commence à réagir contre l'absolutisme." (H. Sée, Annales de Bretagne, 1924)
Seuil, 1991, fort in-8°, 511 pp, 32 pl. de gravures hors texte, biblio, chronologie et index, broché, bon état
De la fondation de l'ordre par Ignace de Loyola en 1540 à sa suppression en 1773 par le pape Clément XIV, Jean Lacouture propose ici, avec “Les Conquérants”, le premier volet d'un diptyque multicolore que complétera l'évocation des “Revenants” de 1814 à nos jours. En quatorze séquences, il retrace les principaux épisodes de cette histoire prodigieuse et fait surtout revivre les acteurs d'une croisade inlassablement recommencée "pour une plus grande gloire de Dieu".
LACOUTURE (Jean) et Marie-Christine d'ARAGON.
Reference : 22623
(1980)
ISBN : 2-85956-150-1
Ramsay, 1980, gr. in-8°, 319 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Bâtarde, sans beauté et sans fortune, domestique à seize ans des enfants de son père, dame de compagnie de la femme la plus illustre de Paris, le destin de Julie de Lespinasse semblait tout tracé... Mais elle était le charme même. Elle ouvre un salon, et c'est le succès : d'Alembert, Condorcet, Marmontel, La Rochefoucauld, Turgot, La Harpe, Grimm, viennent y refaire le monde. Elle est la muse de l'Encyclopédie ; celle qu'il faut séduire pour entrer à l'Académie française ; elle a la gloire, le pouvoir, tout le monde l'aime. Et pourtant, seule la passion l'anime. Julie est aimée du bon d'Alembert, mais elle aime le marquis de Mora trop amoureux, trop beau, trop jeune, trop parfait. Elle le trahit pour le comte de Guibert, trop volage, trop séduisant, lequel en aime une autre et en épouse une troisième.
P., Buisson, 1812, 5 vol. in-8° (sur 6), iv-398, 423, 403, 404 et 355 pp, 3e édition revue et corrigée, reliures plein veau naturel marbré, dos lisses très ornés, pièces de titre chagrin carmin, coupes guillochées, tranches citron (rel. de l'époque), traces de mouillure ancienne au tome 1, qqs coiffes arasées, bon état. Bon exemplaire, proprement relié à l'époque. Manque le 6e et dernier volume
Des dernières années su règne de Louis XIV à la guerre d'Amérique (1785). — "L'«Histoire de France pendant le dix-huitième siècle», écrite avec autant de goût que d'impartialité, parut pour la première fois en 1808" (Quérard IV, 374)
P., Firmin-Didot et Cie, 1887, 2 vol. pt in-4°, 304 et 330 pp, illustrés de 228 et 199 gravures et d'une chromolithographie chacun (en frontispices), les 2 ouvrages reliés ensemble en un fort volume percaline vert empire, dos lisse avec titres dorés et filets à froid, encadrements à froid dur les plats, fer doré de prix au 1er plat (rel. de l'époque), bon état
"La maison Firmin Didot a eu une idée très heureuse, en profitant du texte et des gravures des volumes de P. Lacroix sur le moyen âge, la Renaissance, le XVIIe et le XVIIIe s., pour publier une série de livres richement illustrés, sur “L'Ancienne France”. La division par époques des ouvrages de P. Lacroix n'a pas été maintenue ; on a adopté un ordre méthodique qui embrasse toutes les parties de l'histoire de la civilisation et chaque étude a été conduite depuis les origines jusqu'en 1789. M. Louisy a été chargé de ce travail d'adaptation. Nous avons ainsi : “L'Armée française”, “La Chevalerie et les croisades”, “La Justice et les tribunaux”, “L'École et la science”, “Le Livre et les arts qui s'y rattachent”, “Les Arts et métiers au moyen âge”, “Le Théâtre et la musique jusqu'en 1789”, etc. Il ne faut pas juger ces ouvrages comme on le ferait d'œuvres d'érudition ; on connaît les livres de P. Lacroix et on sait qu'ils sont des collections de renseignements réunis avec infiniment de curiosité, d'érudition et d'esprit plutôt que des œuvres méthodiques et critiques. Les illustrations constituent un recueil iconographique des plus intéressants. Sous leur nouvelle forme, ces ouvrages se trouvent complétés, disposés d'après un ordre plus systémique et mettent à la portée de toutes les bourses les précieux documents qui y sont reproduits. Ce sont des livres dont la place est marquée dans toutes nos bibliothèques de lycées et d'écoles normales." (G. Monod, Revue Historique, 1891)
P., Firmin-Didot, 1878, in-4°, xii-560 pp, 16 chromolithographies hors texte en couleurs, 250 gravures sur bois dans le texte et à pleine page, reliure demi-chagrin rouge, plats de percaline rouge et dos ornés d'entrelacs et guirlandes dorés avec en médaillon le titre au 1er plat et l'éditeur au second, tranches dorées (reliure très décorative de l'éditeur), exemplaire sans aucune rousseurs, bon état (Vicaire, IV, 854)
LA FARE (Marquis de) et Duc de SAINT-SIMON.
Reference : 113620
(2010)
ISBN : 9782357550452
Alain Baudry & Cie, 2010, gr. in-8°, 291 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état
Tout oppose le marquis de La Fare et le duc de Saint-Simon : les hommes étaient de complexion différente, l'un bon vivant et l'autre réservé, la taille de leurs ouvrages étant inversement proportionnelle à leur corpulence. Les mettre face à face ne vise pas à les placer sur un pied d'égalité ; l'intérêt de la rencontre de deux textes aussi dissemblables est de nous amener à nous interroger sur l'activité de mémorialiste au Grand Siècle. L'un nous parle de campagnes militaires, et des conséquences que peuvent avoir sur elles les intrigues de la Cour, alors que l'autre placé au coeur du cyclone, non loin de l'âtre royal, explore avec minutie les méandres de l'étiquette. Le changement de perspective est loin d'être inintéressant. En outre, les Mémoires et Réflexions de La Fare qui n'ont pas été réédités depuis 1884, redonnent des couleurs à des figures que l'Histoire a momifiées.
Editions des Quatre-Vents, 1947, gr. in-12, 326 pp, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 4 nerfs soulignés à frois, auteur et titres dorés, tête dorée, couv. illustrée et dos conservés (rel. de l'époque), dos et mors frottés, dos lég. passé, bon état
La Princesse de Clèves met en scène, à la cour du roi Henri II, un trio tragique : le duc de Nemours est épris de la princesse de Clèves, qui l'aime en retour, mais est adorée de son époux... Par refus de s'abandonner à une passion coupable, la princesse commet l'irréparable : elle avoue tout au prince. Et cet aveu central dont dépend l'issue du drame a fait couler beaucoup d'encre, ainsi que le résume la romancière Marie Darrieussecq : "Les premiers lecteurs de Mme de Lafayette, au XVIIe siècle, le jugèrent invraisemblable : quelle épouse pense devoir informer son mari de ses tentations adultères ? Au XVIIIe siècle, cet aveu, on l'a trouvé charmant. Au XIXe, immoral. Au XXe, idiot : mais qu'elle l'épouse donc, son bellâtre de cour !..."
Garnier, 1958, in-12, xxxvi-453 pp, 4 gravures hors tete, biblio, notes, reliure demi-veau glacé blond à la bradel, dos lisse avec titres dorés très orné, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire très bien relié
“La Princesse de Clèves” est l'une de ces oeuvres qui traversent les siècles en conservant un prestige extraordinaire. La critique peut tenter d'analyser cette fabuleuse réussite: chercher dans “La Princesse de Clèves” un grand roman d'amour qui renvoie à tout l'imaginaire occidental, ou une page d'histoire, « des mémoires de cour », comme disait Madame de Lafayette, ou un conte didactique, dont les analyses et la morale gardent toute leur valeur... Soyons sûrs que La Princesse de Clèves restera fascinante, mais ce roman ne fut pas une oeuvre isolée, il naquit dans un contexte précis. Il n'est pas inutile de préciser ce contexte et, pour cela, de lire d'abord les autres « romans et nouvelles » de Madame de Lafayette. On ne doit pas seulement y chercher des documents qui éclairent La Princesse de Clèves: ces oeuvres moins connues ont leur valeur et leur originalité...
Ollendorff, s.d., in-12, xxxiii-291 pp, broché, bon état (Coll. Choix de mémoires et écrits des femmes françaises aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles)
Notice biographique par Mme Carette (33 pp), suivi de : Histoire de Mme Henriette d'Angleterre ; Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 et 1689 ; Lettres.
Calmann-Lévy, 1899, in-12, vi-325 pp, notes, reliure demi-basane aubergine, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bords des plats lég. frottés, bon état
SEVPEN, 1972, in-8°, 345 pp, préface de Bernard Schnapper, une carte et 38 graphiques, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Démographie et sociétés)
Principalement fondé sur l’étude des contrats de mariage, le livre de Jacques Lafon cherche à réunir deux démarches longtemps séparées : celle de l’historien du droit, qui s’attache à définir les régimes matrimoniaux et à expliquer le mécanisme des règles juridiques, et celle de l’histoire sociale qui fait porter toute son attention sur les conjoints et leur fortune. Tel est l’objectif général que l’auteur cherche à atteindre, pour une société en mutation : le Bordelais entre la guerre et la paix, entre les destructions du XVe siècle et la prospérité du XVIe. — "Ce livre utilise les dépouillements de 1269 contrats de mariage conclus à Bordeaux et dans le Bordelais entre 1450 et 1550. Ce n'est ni une étude du droit matrimonial ni une recherche socio-économique concernant les ménages, c'est à la fois les deux. J. Lafon essaye la double synthèse suivante : d'abord comment les choix juridiques matrimoniaux s'opèrent en fonction du statut socio-professionnel, du niveau de fortune, du milieu rural ou urbain ; ensuite, dans le temps long, quel est le trend des types juridiques de contrats (séparatistes ou communautaires, anti-féministes ou non), en fonction de facteurs économiques, conjoncturels, démographiques et géographiques. (...) Le livre de Jacques Lafon est donc riche d'enseignements ; il donne une image vivante des modifications de la pratique juridique en fonction des conjonctures économiques, voire des changements de mentalité. Surtout J. Lafon nous offre ici un modèle d'histoire sérielle quantitative : les séries ne sont pas ici les mouvements du prix du blé ou des naissances et décès, mais un ensemble de plus de 1200 contrats de mariage répartis sur un siècle. A l'heure où Michel Vovelle, publie une magistrale étude sérielle portant sur les clauses pieuses de milliers de testaments du XVIIIe siècle provençal, J. Lafon apporte aussi sa contribution à cette extension du domaine d'une histoire qui sait utiliser la rassurante certitude des chiffres." (Alain Collomp, Annales ESC, 1974)
Jouaust, Librairie des Bibliophiles, 1884, in-12, xx-109 pp, ex. sur papier vergé, broché, bon état (Coll. Les petits chefs-d'oeuvre, publiée par Jouaust)
Emile-Paul, 1930, in-12, 224 pp, broché, bon état
La mort de Buckingham ; Les logis de M. de Lauzun ; Un Anglais de chez nous, éducateur et humoriste : Lord Chesterfield ; Un mariage d'aristocrates sous la Terreur ; Un prince en exil (le comte de Provence, frère de Louis XVI) ; Mme de Genlis, cordon bleu. — "Le volume commence par un épisode sanglant, la mort de Buckingham. Ce grand seigneur dont la beauté et l’élégance ont inspiré un des chapitres les plus passionnants du fameux roman “Les trois mousquetaires”, de Dumas, nous est ici présenté au jour cru de l’histoire ; nous voyons aussi paraître son assassin, le sombre et faible Felton, le couteau à la main et qui finit pendu. L’auteur passe alors à un sujet qu’il connaît à fond, et pour cause, car il s’agit d’une personnage de sa famille, le fameux Lauzun dont il a écrit la vie il y a quelques années avec un succès mérité. Aujourd’hui le duc de La Force nous conte l’histoire des « Logis de M. de Lauzun », depuis le temps où il habitait son hôtel de Versailles, en 1671, au moment de sa grande faveur, jusqu’à son séjour à l'hôtel du quai Malaquais, sur l’emplacement de l’Ecole des Beaux-Arts. Ce fut sa dernière résidence et ne la quitta en 1723 que pour aller mourir chez les Petits-Augustins dont le couvent communiquait par derrière avec son jardin. Ensuite, en une courte étude de trente-cinq pages, voici un portrait extrêmement vivant, “Un Anglais de chez nous, éducateur et humoriste, Lord Chesterfield”. Cet aimable grand seigneur, vers 1742 faisait les beaux jours du salon de Mme de Tencin ; c’est de lui que Fontenelle disait : « Ce milord se moque de nous, d’écrire en notre langue mieux et plus correctement que nous. » Le chapitre suivant, “Un mariage d’aristocrates sous la Terreur” nous conte les péripéties et les angoisses d’une famille de Valogne, les Sivard de Beaulieu, arrêtés et incarcérés par la vengeance d’un petit fonctionnaire local devenu terroriste. Transportés à Paris pour être livrés à l‘implacable Tribunal révolutionnaire, ils ne durent leur salut qu’au 9 thermidor. Ensuite viennent quelques pages sur “Un prince en exil”, le comte de Provence dont une lettre à Mme de Balbi nous dépeint les angoisses et les affreuses émotions à la nouvelle des exécutions des membres de sa famille et spécialement de sa soeur, Madame Elisabeth. Pour terminer, enfin, l’auteur nous présente un épisode de la vie des émigrés où la célèbre Mme de Genlis nous apparaît sous l’aspect inattendu d’un cordon bleu et où cette femme qui aima tant enseigner prend plaisir à apprendre elle-même l’art culinaire et conte dans une lettre ses essais et ses premiers succès. Les lecteurs de cette revue qui aiment l’histoire connaissent de longue date la consciencieuse documentation qui forme le fond de tous les ouvrages de M. le duc de La Force et son style à la fois précis et élégant." (Léo Mouton, Annuaire de la Société des Etudes historiques, 1930)