A Mons, 1809 2 vol. in-8, 402 pp. (2) ff. et 330 pp., 3 tabl. dépl., demi-basane brune à coins, dos lisse, filets dorés (rel. de l'époque). Dos passé, petit trou de ver au dos et coins.
Nouvelle édition après celle publiée en l'an II sans nom d'auteur.En réalité il s'agit de la remise en vente de l'édition de l'an II. En effet la pagination est identique et le catalogue de Garnery, l'éditeur de la première édition, est présent à la fin du tome second. Les pages de titre ont été renouvelées, le frontispice n'est plus présent et il n'y a plus que 3 tableaux au lieu de 3.Administrateur de la police en 1789, Manuel publie ici un "recueil de tous les potins et des histoires rapportées par Marais et Meusnier" (Le Clère, 691). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Garnery, an II 2 vol. in-8, 402 pp. et 330 pp., front. gravé au tome 1 et 4 tabl. dépl., demi-chagrin vert à la Bradel, filets et pointillés dorés au dos (reliure moderne). Manque une partie d'un tableau.
Édition originale publiée anonymement.Administrateur de la police en 1789, Manuel publie ici un "recueil de tous les potins et des histoires rapportées par Marais et Meusnier" (Le Clère, 691).Bon exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Aïn-Sefra, 17 octobre 1901 in-4, [7] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles.
Intéressant rapport sur les tribus de l'ouest algérien, composé à une période intermédiaire de leur organisation par la puissance coloniale.Située aux confins marocains, la région d'Aïn Sefra abritait des tribus nomadisant entre le Maroc et l'Algérie, et ainsi revendiquées par les deux pays.En 1855, la majorité des tribus composant les Amûr avaient fait acte de soumission à la France, et les autorités militaires leur donnèrent une organisation régulière en trois caïdats. Mais le 20 mars 1882, à la création par arrêté gouvernemental du cercle d'Aïn Sefra, les Amûr se virent appliquer une nouvelle organisation qui ne règlait pas le statut de ces populations tiraillées entre Algérie et Maroc. De 1895 à 1905, une subdivision militaire doubla le cercle d'Aïn Sefra avant de se transformer en territoire militaire placé sous l'autorité d'un général de brigade dépendant directement du gouverneur général de l'Algérie (au point de vue administratif), et du général commandant le 19e corps d'armée (au point de vue militaire). A chaque fois, le statut et l'organisation des tribus était plus ou moins modifié.Cf. Ben Hounet (Yazid) : Des tribus en Algérie ? A propos de la déstructuration tribale pendant la période coloniale, in : Cahiers de la Méditerranée (2007). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l. [Lyon], s.d. (juillet 1848) in-4, 12 pp., 539 pp., couvertes d'une écriture moyenne, assez cursive, mais lisible (environ 20 lignes par page), rares ratures et biffures, avec des passages ou des termes soulignés par l'auteur à l'encre rouge, demi-chagrin bouteille à coins, dos à nerfs muet orné de caissons à froid et de petits tortillons dorés, simple filet à froid sur les plats (reliure de l'époque). Coupes et coins frottés.
Très curieux manuscrit sur la Charbonnerie, la maçonnerie lyonnaise, les clubs républicains, et leurs liens avec le mouvement ouvrier de la région.L'adresse et la date se déduisent aisément des indications qui terminent la dédicace au "citoyen général Cavaignac, président du Conseil des ministres, chargé du pouvoir exécutif" (pp. 1-5). Malheureusement, l'auteur ne signe que par l'initiale G, ce qui ne saurait nous conduire bien loin pour son identification précise. Quelques éléments sont cependant à retirer de ce texte liminaire, qui pourraient permettre une identification formelle à partir des listes des personnels de la police lyonnaise : l'auteur est un ancien combattant des journées de juillet 1830 ; c'est un fervent républicain, par tradition familiale et par conviction personnelle, mais opposé au socialisme et à la "démagogie", dont il désire "sincèrement l'anéantissement" ; ancien élève à la fois de Broussais, et de la Faculté de droit de Paris, il remplit sous la Monarchie de Juillet les fonctions de commissaire de police "dans diverses contrées de la France, particulièrement dans le littoral, puis à Lyon" ; il est adepte de la phrénologie et applique ses principes en matière criminelle. Enfin, au moment où il rédige cette dédicace, il est commissaire central de l'arrondissement de Lyon.Le texte lui-même, extrêmement diffus - voire confus en plusieurs parties -, se gargarisant fréquemment de grands mots et d'expressions forgées, se divise en 8 chapitres, qui tous cherchent à refléter et l'importance des sociétés secrètes lyonnaises dans la structuration du mouvement ouvrier local, prompt aux grèves et aux insurrections, et la surveillance constante de leurs activités par les autorités de police, encore très désorganisées et aux effectifs insuffisants (à l'été 1848, la police lyonnaise se composait seulement d’un commissaire central - notre rédacteur -, d’un unique inspecteur de police, de douze commissaires de police, et de 59 agents, dont 7 surnuméraires) :1. Les sociétés secrettes à Lyon, adhérentes et corrélatives avec les départemens circonvoisins dont elles sont le point de direction (pp. 13-20). - 2. Coup d'oeil sur les causes motivées de l'anéantissement industriel, les phases de la révolution, intrigues de la Charbonnerie, abus, &c. (pp. 21-94). - 3. Le général Gémeau. Faits et attentats divers. Le bateau à vapeur Le Vautour, le capitaine Barillon et les Voraces. Clubs de femmes. Élections dans plusieurs communes influencées par la violence, &c. (pp. 95-156). - 4. Exposition et analyse reproductive de l'acte d'accusation dans le procès des incendiaires d'Oullins. Considérations concluantes pour l'avenir (pp. 157-196). - 5. Suite des abus et violences. Considérations topographiques de localités ; exposition de doctrines subversives, &c. (pp. 197-272). - 6. Analogies, époques, le comte Muraire (pp. 273-380). - 7. [Sans titre] (pp. 381-420). - 8. Suite du compte rendu des événemens successifs (pp. 421-539).C'est le chapitre 3 qui contient le plus de détails concrets sur les débuts de la Seconde République à Lyon : le commandement du général Auguste-Pierre Walbourg Gemeau comme chef de la garnison ; la curieuse affaire du Vautour en mars 1848 (une flamme blanche déployée par le capitaine Barillot aux environs des ateliers nationaux de Perrache, avec des liserés rouge et bleu trop petits, avait alerté les ouvriers qui crurent à l'arrivée d'une troupe royaliste et qui attaquèrent le bateau, qui fut confisqué par le commissaire Arago au profit de la République) ; les activités de la société des "Voraces" de la Croix-Rousse, issue d'une partie des Compagnons du Devoir ; celles du Club central démocratique, etc.Le chapitre 4 documente assez bien les journées des 27 et 28 février 1848 qui virent 200 émeutiers venus de Lyon se livrer à l'incendie et au saccage d'un établissement d'Oullins, le Refuge Saint-Joseph fondé par l'abbé Rey, sous le prétexte que les enfants employés au travail de la soie exerçaient une concurrence déloyale aux professionnels.Le chapitre 6 renferme un long et curieux développement sur le comte Honoré Muraire (1750-1837), important acteur de la Révolution française, mais dont le rapport avec la région lyonnaise ne s'éclaircit guère qu'en une note de la page 279 ("Muraire était intimement lié avec mon père. Je l'ai beaucoup connu et étudié la médecine avec son fils mort en 1823 à la Guerre d'Espagne. J'ai eu de grandes obligations à son père, dont je me plais à retracer le caractère avec l'énergie de la fidélité reconnaissante" - vous m'en direz tant ..).Sans titre, le chapitre 7 contient surtout de longues digressions hostiles aux Jésuites, ce qui ne présente pas une grande originalité dans le contexte."Un des caractères les plus remarquables qui distingue la population indigène de Lyon, est sans contredit, le fond d'arrière pensée qu'on y rencontre, à côté de ce principe né d'association, de rapprochement".Cf. Prieur (Florent) : Une ville en ordre : l’étatisation de la police lyonnaise (1848-1862), in RHU (2002). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Ruremonde, 13 Fructidor an V (30 août 1797) in-folio, écrit au recto du premier feuillet, avec vignette en-tête gravée, en feuille.
Sur une autorisation d'exportation de 1000 fusils d'ordonnance destinés à la République batave. - Ruremonde [Roermond] ne fait pas partie du département de l'Ourthe (ancienne principauté de Liège, Malmédy, Stavelot), mais de celui de la Meuse-inférieure (chef-lieu : Maastricht). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (vers 1790) in-folio, [22] ff. n. ch., couverts à mi-page droite d'une écriture moyenne et très lisible (environ 20 lignes par page), demi-basane Bradel bordeaux à coins, dos orné de C entrelacés (reliure moderne). Petites épidermures au dos.
Non daté, non localisé, ce projet de règlement pénitentiaire apparaît singulièrement abstrait, voire théorique (à aucun moment, on ne sait de quelle hiérarchie relève l'établissement) ; il semble cependant bien accompagner le mouvement de réflexion juridique et sociale sur la détention, ses règles et ses conditions, qui, pour culminer sous la Monarchie de Juillet, occupe la fin du XVIIIe siècle et tout le premier XIXe siècle, à la suite de l'"invention" progressive de la prison comme peine, sinon exclusive (il faudra attendre le XXe siècle), du moins prépondérante.Son contenu est attendu : la gestion des bagnes et de ses occupants. Il aborde dans un premier temps la gestion administrative des bagnes, proposant la division des condamnés en escouades de 36 hommes, chacune dirigée par un argousin et deux sous-argousins, qui "répondront à un chef et à un sous-chef". L'uniforme et la fonction de chaque type de surveillant sont détaillés. Viennent ensuite les questions relatives à la surveillance des forçats et à leur condition de détention : "Tous les forçats auront la teste et la brabe razée et porteront un habillement uniforme ainsy qu' il sera reglé afin que si quelqu'un deux s'echape il ne puisse etre meconnu, et pour plus de sureté ceux qui auront été condamnés a perpétuité seront marqués à leur arrivée dans le lieu de la chaisne d'une fleur de lys à l'épaule droite avec un fer chaud afin que quelque part qu' ils puissent aller on les reconnoisse a cette flétrissure". Les autres sujets abordés concernent la vie quotidienne des détenus, leur nourriture, habillement, enregistrement, déplacements, travaux, le traitement des forçats malades et invalides, la pratique religieuse. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Bruxelles, 14 Pluviôse an IV (3 février 1796) in-folio, écrit au recto, avec une belle vignette emblématique en-tête gravée par A. Cardon, en feuille.
"Vous avez déjà connoissance et de l'arrêté pris le 22 Pluviôse par l'administration des Deux-Nettes [Deux-Nèthes], et des motifs qui l'ont déterminée. Vous êtes parfaitement à portée de juger si et jusqu'à quel point cette administration peut être répréhensible. Je vous fais cependant et à son invitation passer les pièces qu'elle m'a adressées pour sa justification". Ce n'est pas précisé, mais il s'agit apparemment d'une affaire liée aux tarifs douaniers du département comprenant la partie septentrionale du Brabant, avec Anvers comme chef-lieu.Louis-Ghislain de Bouteville du Metz (1746-1821), député de la Somme, fut nommé commissaire du gouvernement français en Belgique du 22 novembre 1795 au 20 janvier 1797 en remplacement de Portiez de l'Oise et Pérès de la Haute-Garonne, avec, pour mission, de composer les administrations, de surveiller leur fonctionnement, de les guider dans l'exécution des lois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Saint-Thomas [Antilles], 18 janvier 1743 in-folio, 12 pp. couvertes d'une écriture lisible (environ 20/25 lignes par page), en feuilles, cousu.
La situation de Saint-ThomasSignée Fritsche, cette pièce forme un long rapport officiel au ton résolument pessimiste, pour ne pas dire acrimonieux. Le signataire est selon toute vraisemblance un envoyé de la Compagnie danoise des Indes avec la mission de transmettre aux directeurs un état de la situation de la colonie de Saint-Thomas (avec les îles de Sainte-Croix et de Saint-Jean, sur lesquelles cependant l'auteur confie son peu de renseignements "si non que le bruit publique court que tout le monde y est extrêmement mécontent des injustices qui s'y commettent journellement").Le texte commence par une entreprise de dénigrement en règle du sieur Güldener, parti ou décédé, et qui était probablement l'agent adjoint pour sa mission : "Je ne crois pas être inutille, ni superflu de toucher quelque chose de Mr. Güldener, pour diminuer le regret que vous pourriez avoir de sa perte : je dirois dabord sans m'éloigner de la vérité qu'il étoit incapable de vous rendre des grands services, car en considérant son esprit, que j'ai assés appris à connoître dans notre voïage, je peux dire qu'il étoit sans fermété ..." Et ce n'est pas tout : le pauvre homme était lâche, pusillanime, intéressé, âpre au gain, maladroit dans ses propos ("Il eut l'imprudence de dire en pleine compagnie : que si quelqu'un vouloit se recommander auprès de S. E. le Grand Chambellan, il ne pouvoit jamais mieux s'adresser qu'à lui Güldener, et autres discours semblables qu'il tint, sans réfléchir sur les conséquences que cela devoit absolument traîner après soi, et en effet le lendemain le bruit couroit publiquement qu'il étoit envoïé pour espionner et rapporter ce qui se passoit icy"). Bref un incapable.Puis vient l'examen des personnes en charge du gouvernement de l'île : en fait une longue notice sur le gouverneur, dont il est également tracé un portrait au vitriol ("il sçait très bien éluder les ordres de la haute direction sous différents prétextes" ; "il n'y a rien si petit d'où il ne cherche pas à tirer son profit aux dépens de la Compagnie"). Il autorise le commerce du sucre avec les Hollandais et avec Puerto Rico contre le privilège de la Compagnie, et de surcroît utilise à son propre profit les esclaves de la Compagnie, qu'il n'hésite pas à revendre une fois ses travaux de construction achevés. De nombreuses anecdotes suivent, illustrant sa concussion, sa corruption et son autoritarisme. D'après les dates, il s'agit de Jacob Schönemann, qui fut en poste de 1740 à 1744. Enfin, Fritsche examine les possibilités de peupler davantage la colonie, et se montre aussi négatif que dans les considérations précédentes : "Touchant les habitants, dont vous souhaiteriez augmenter le nombre, en attirant quelques-uns des colonies étrangères, je trouve que du côté de la France, il est fort difficile de remplir à cause qu'il y a des colonies où ils peuvent avoir les terres gratis, ainsi avec l'argent qu'ils sont obligé de païer icy pour les terres, ils peuvent aller commencer une habitation". Il estime cependant que l'on pourrait débaucher des Français de la Martinique, surtout si le Danemark entre en guerre (la Guerre de Succession d'Autriche en l'occurrence). La fin est impayable, tant l'agent de la Compagnie se sent menacé et redoute la fuite de ses informations fort dénigrantes : "J'espère, mon très honoré Monsieur, que vous recevrez cette [lettre ?] comme une marque parfaite de ma fidélité et que vous ne voudrés pas me commettre avec toute une colonie sans me donner des armes pour pouvoir soutenir leurs assauts, quoique j'ai assés de résolution de vuider cette querelle en cas que mes lettres vinssent par malheur ou par hazard à tomber entre des mains étrangères, étant persuadé que la haute Direction ne voudroit pas m'abandonner dans un cas pareil, et je le crains d'autant plus que je crois être suspect au gouverneur ..."Le texte a été visé par la Compagnie le 30 novembre 1743. L'année suivante, un nouveau gouverneur (Christian von Schweder) fut nommé, sans que l'on puisse savoir si ce rapport a contribué au remplacement. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Gand, 20 Brumaire an VI (10 novembre 1797) in-folio, [3] pp. n. ch. couverte d'une écriture moyenne et très lisible, avec une belle vignette en-tête gravée, en feuille.
Longue missive explicitant les déboires de Lacoudraye dans l'inculpation de deux gantois pour une affaire de complicité d'espionnage, qu'il désire faire transférer à Lille après leur arrestation (mais le tribunal correctionnel local persiste à se déclarer compétent) : "Une lettre écrite par le commissaire du directoire près l'administration municipale de Lille (...) m'a appris le 15 vendémiaire que les citoyens Oht et Sébille habitants de Gand étoient prévenus d'être les complices d'un nommé Fémy agent des Anglois et des émigrés". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (1847) in-folio, titre, 57 pp., couvertes d'une écriture régulière, fine, lisible (environ 30 lignes par page), avec des biffures et ratures, en feuilles, cousu.
Ce long texte forme une traduction en français des débats engagés le 5 mars 1847 à la Chambre des Lords autour de la seconde lecture du Custody of offenders bill. Le texte anglais qui a servi de base est celui donné par le Times du lendemain, 6 mars 1847 ; les ratures et biffures correspondent aux hésitations du traducteur pour rendre certaines expressions. Le début du texte original est le suivant : I beg now to move that this Bill be read a second time. The object of the Bill is not one of any considerable importance. Its scope is confined to little more than assimilating the law with respect to Irish offenders, to the law as it now exists in Great Britain. Et le traducteur le suit phrase à phrase.L'essentiel de l'intervention est donc constitué par l'intervention du comte Grey, avec les questions et interruptions ordinaires dans les débats de la Chambre. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Strasbourg ou Montbéliard, 1811 - 1813 39 pièces in-4 ou in-folio, en feuilles.
Ensemble de copies de L.A.S ou B.A.S. du médecin Jean-Charles Spietz, directeur du dépôt de mendicité du Haut-Rhin. Elles durent rester au dépôt et servirent de registre de correspondances. Quelques rares missives ressortent à la correspondance passive (e.g. 11). Une seule émane d'un autre fonctionnaire que Spietz (la 36). La plupart des lettres proviennent de Montbéliard [Mömpelgard] et sont adressées au sous-préfet de Porrentruy, supérieur direct de Spietz : si la ville de Montbéliard est actuellement incluse dans le département du Doubs, elle fit partie du Haut-Rhin de 1800 à 1816. Quant à Porrentruy, il fit retour à la Confédération en 1815.Le nombre des pensionnaires varie peu : il y a 84 mendiants recueillis à la date du 28 juin 1812 ; 86 le 9 août de la même année ; 91 le 19 août 1812 ; 87 au début de 1813 ; 100 en février 1813 ; 103 en mars 1813 ; 107 en avril 1813. L'ensemble, en dépit du style administratif parfaitement observé, documente de façon crue la gestion quotidienne, très difficile, de ces établissements remontant à la déclaration royale du 3 août 1764, complétée par arrêt du Conseil du roi du 21 octobre 1767. Napoléon en confirma l'existence en 1801 et 1808, et en imposa un dans chaque département. Quant au règlements, aux sanctions, au comportement des pensionnaires (évasions fréquentes, révoltes), l'institution s'apparentait plus à une prison qu'à un hôpital en dépit de la visée trop optimiste portée par les règlements. I. Année 1811.1. Lettre du 21 janvier 1811, de Strasbourg, adressée au préfet du Haut-Rhin [Nicolas-Félix Desportes] : concerne l'entrée en exercice de Spietz et le temps nécessaire à l'acquisition de tout ce que le règlement du dépôt prévoit. - 2. Lettre du 27 avril 1811, de Montbéliard, adressée au préfet : sur les travaux urgents que nécessitent les bâtiments de l'établissement. - 3. Lettre du 23 octobre 1811, de Montbéliard, adressée au préfet : lettre d'accompagnement pour le tableau des employés pour les diverses places du service du dépôt (mais le tableau lui-même n'est pas joint). - 4. Lettre du 15 novembre 1811, de Montbéliard, au préfet : sur la nomination de l'abbé Gérardin comme aumônier du dépôt. - 5. Lettre du 24 novembre 1811, de Montbéliard, au préfet : sur la fourniture d'une soixantaine de lits. - 6. Lettre du 4 décembre 1811, de Montbéliard, au préfet : demande la nomination de son fils comme commis aux écritures. - 7. Lettre du 11 décembre 1811, de Montbéliard, à M. Briche, secrétaire général de la préfecture du Haut-Rhin : demande d'autorisation d'adjudication de la fourniture des objets de consommation pour le dépôt (il s'agit d'André-Jean-Élisabeth Briche, 1766-1838). II. Année 1812.8.-9. Lettre du 24 janvier 1812, de Montbéliard, au préfet : accompagne la transmission du budget (non joint). Deux versions légèrement différentes. - 10. Lettre du 26 janvier 1812, de Montbéliard, au préfet : sur le paiement des employés. - 11. Lettre du 12 mars 1812, de Porrentruy, du sous-préfet de l'arrondissement de Porrentruy : concerne un litige de Spietz avec un certain Blanchon. - 12. Procès-verbal du 18 mai 1812, de Montbéliard : sur l'évasion d'un certain Riard "esprit un peu dérangé, ce qui probablement étoit le résultat des accès d'épilepsie". - 13. Lettre du 19 mai 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : refuse la réception de mendiants trop négligés dans le dépôt. - 14. Lettre du 4 juin 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur l'état des appointements des employés pour le mois d'avril. - 15. Procès-verbal du 13 juin 1812, à Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : constate le refus de deux surveillants (Dieudonné fils et Tisserant) de se conformer au règlement intérieur du dépôt pour la nuit (le sous-préfet annote en réponse : "il y a lieu de révoquer la nomination des sieurs Tisserant et Dieudonné"). - 16. Lettre du 28 juin 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la visite de l'inspecteur général. - 17. Lettre du 2 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : expose longuement la situation personnelle du directeur et alerte sur "une espèce d'insubordination et de récalcitrance de la part des employés, qui me fait remarquer qu'il existe ici un moteur caché de désordre et de désobéissance". - 17. Lettre du 9 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "J'ai eu soin de mettre tous les octogénaires avuegles et hommes hors de cas de marcher dans une salle au rez de chaussée, mais les aveugles ne peuvent faire leur lit ni faire le nécessaire pour la propreté, les autres se plaignent d'être forcés de le faire, et en effet ils ont après de [la] peine à faire le leur propre". - 18. Lettre du 19 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : rend compte de diverses punitions de mendiants. - 19. Lettre du 23 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne un rapport sur "le plus mauvais employé qu'il y ait jamais eu dans une administration". Le rapport est joint et occupe un grand feuillet in-folio. - 20. Lettre du 30 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : condamnation du sieur Hoffmann à un mois de prison "pour avoir volé une ration de pain".III. Année 1813.21. Lettre du 3 janvier 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : compte rendu de quelques emprisonnements. - 22. Lettre du 7 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accorde la liberté à des prisonniers repentants. - 23. Lettre du 10 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la multiplication des vols par les mendiants. - 24. Lettre du 12 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : enquête sur les complices des vols (de coton). - 25. Lettre du 13 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur une "émeute sérieuse" qui vient de se produire au dépôt. - 26. Lettre du 10 mars 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "le service se fait difficilement, et repose tout entier sur le surveillant Froidevaux". - 27. Lettre du 25 mars 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : rapport sur les procédés inconvenants d'un certain Bernard Dépensier. - 28. Lettre du 9 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : statistiques des vivants et des morts au dépôt. - 29. Lettre du 11 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : continuation du comportement déplacé de Bernard Dépensier. - 30. Lettre du 25 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : prépare la transmission de renseignements à un nouveau sous-préfet qui vient d'être nommé. - 31. Lettre du 5 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne la transmission des comptes (non joints). - 32. Lettre du 12 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne des procès-verbaux d'évasion (non joints). - 33. Lettre du 14 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : présentation d'un certain Jacques-Louis Roederer au poste de surveillant. - 34. Lettre du 13 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur les effectifs insuffisants des infirmiers affectés au dépôt. - 35. Lettre du 16 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "Les employés nourris du dépôt ont obtenu de Mr le préfet l'autorisation de porter leurs vivres dans leurs familles, et ces messieurs faisant durer leurs repas jusqu'à 8 et 9 heures du soir, et 3 et 4 heures de l'après-midi, j'ai cru exemplaire de réprimer ces abus". - 36. Lettre du 25 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : elle émane du préposé aux entrées et secrétaire du conseil d'inspection du dépôt, qui signe Besnier Deforges, et charge le directeur auquel elle reproche une excessive rigueur. - 37. Lettre du 23 juillet 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la difficulté à se procurer un garçon boulanger. - 38. Lettre du 25 juillet 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne la transmission d'une pétition du sacristain du dépôt (non jointe). - 39. Lettre du 25 août 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur une réprimande faite au surveillant Charton. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Ethnos. Vatican Museums Ethnological Collection. (Roma: Edizioni Musei Vaticani, 2012) [M.C.: art tribal, ethnologie]
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Hachette | Paris 1973 | 13 x 20.50 cm | broché
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi de l'auteur. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1894. Paris Bibliothèque Charpentier 1894 2ème mille - Relié demi-bradel 11 5 cm x 18 cm 321 pages - Texte de Marcellin Pellet pièces justificatives (mortalité prix des denrées ...) - Ouvrage de bibliothèque déclassé bon état - Consul de France l'auteur décrit la vie et la misère des habitants des « bassi » la Camorra les fêtes la presse ...
1985. Paris Éditions des Presses Universitaires de France 1985 - Broché 13 cm x 19 cm LI+ 482 pages - Texte de Marcel Mauss avertissement par Georges Gurvitch longue et passionnante introduction à l'oeuvre de l'auteur par Claude Lévi-Strauss - Bon état
Paris, Lachapelle, Fiquet, 1841 in-16, 127 pp., nbses ill. in-t., demi-basane verte, dos lisse orné de filets dorés, tranches mouchetées de bleu (reliure de l'époque). Reliure frottée, coupes et coins usés. Charnière intérieure fendue. Rousseurs.
Edition originale illustrée par Gavarni, Daumier, H. Monnier, Traviès et Hippolyte Boillot.Lhéritier, 73. Vicaire, VI, 600. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Paris], Lachapelle, s.d. in-16, 128 pp., ill. in-t., demi-percaline taupe à coins à la Bradel, couverture illustrée conservée (reliure postérieure). Qqs rousseurs.
Edition originale. Vignettes par Hippolyte Boillot.Lhéritier, 93. Vicaire, VI, 601. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.