Librairie Camille Sourget

Mlle Camille Sourget

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‎DURAS, Mme la Duchesse de.‎

Reference : LCS-17851

‎Ourika / Edouard Ourika, la première grande héroïne noire de la littérature occidentale.‎

‎« Un best seller sous Louis XVIII » (Lucien Scheler in « Bulletin du Bibliophile », Paris 1988.) Paris, chez Ladvocat, libraire de Son Altesse Sérénissime Monseigneur Le Duc de Chartres, 1824. In-12 de 172 pp. Pte. déch. dans le coin sup. de la page 3 sans atteinte au texte. - [Accompagné de] : Edouard, par l’auteur d’Ourika. Paris, chez Ladvocat, libraire de S. A. R. Le Duc de Chartres, 1825. 2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 238 pp. ; II/ (2) ff., 225 pp., (1) f. de catalogue de l’éditeur, quelques rousseurs. Soit 3 volumes reliés en demi-veau rouge à petits coins, plats de papier rouge gauffré, dos lisses ornés de filets dorés hachurés, tranches jonquille mouchetées de rouge. Reliure de l’époque. 172 x 99 mm.‎


‎Éditions parues la même année que les originales, publiées « au profit d’un établissement de charité ». Carteret, I, p. 250 ; Vicaire, III, 535 ; Clouzot, p. 114 ; Vicaire, 535 ; Barbier II, 31 ; Quérard, II, 723 ; Brunet, II, 908. Première édition dans le commerce de ces deux œuvres. L'édition originale d’Ourika fut publiée la même année sans page de titre, imprimée par l'Imprimerie royale en petit nombre (25-40 ex.) pour les amis de la famille. Au verso du faux-titre, on peut lire « Publié au profit d'un établissement de charité ». « La duchesse de Duras (1778-1828), fille d’un capitaine de vaisseau, le comte de Kersaint, mort sur l’échafaud, émigre avec sa mère à la Martinique, puis se fixe à Londres où elle épouse le duc de Duras, un autre émigré. Elle rentre en France après le 18 brumaire, mais, pendant tout l’Empire, vit retirée avec son mari dans son château de Touraine, où elle n’a de relations avec le monde des lettres que son amitié pour Chateaubriand, et surtout pour Mme de Staël. Avec la Restauration, le duc de Duras est nommé maréchal de France et la duchesse rentrée à Paris, tient un salon littéraire assez fermé, où c’est en quelque sorte une consécration mondaine d’être admis. Elle publie ce roman très bien accueilli du public. » (Dictionnaire des auteurs, II, 78). « Sous la Restauration, le salon de Mme de Duras était un des plus brillants. ‘Bientôt, dit Sainte-Beuve, il se forma dans les boudoirs aristocratiques une petite société d’élite, une espèce d’hôtel de Rambouillet adorant l’art à huis clos…’. ». L’esclavage étant interdit sur le territoire français, une mode étrange se répandit dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle : des négrillons arrachés d’Afrique, qu’on sauvait pour ainsi dire de l’esclavage des colonies, étaient offerts ça et là à de riches aristocrates et à des bourgeois qui en faisaient les délices exotiques de leurs demeures ou de leurs salons. C’est ainsi qu’une fillette emmenée du Sénégal recevra une éducation aristocratique et finira sa vie comme religieuse dans un couvent parisien au début du XIXe siècle. C’est de son couvent que la religieuse Ourika, malade, confie à son médecin le chagrin qui a ravagé sa vie et l’a conduite au bord de la tombe. N’est-il pas toujours vrai que pour nous guérir, les médecins ont besoin de connaître les peines qui détruisent notre santé ? Ourika raconte donc son arrivée en France à l’âge de deux ans, son éducation et sa formation intellectuelle auprès de Madame de B. qui « s’occupait elle-même de ses lectures, guidait son esprit, formait son jugement ». Mais, à quinze ans, elle prend brutalement conscience de sa couleur comme le signe par lequel elle sera toujours rejetée, le signe qui la séparait de tous les êtres de son espèce, « qui la condamnait à être seule, toujours seule ! jamais aimée ! » La voilà donc une étrangère parmi ses semblables. Dans sa douleur, la douce compagnie de sa maîtresse et de ses deux fils ne lui sont d’aucun secours. « Je fus rapportée du Sénégal, à l’âge de deux ans par M. Le Chevalier de B. qui en était gouverneur. Il eut pitié de moi, un jour qu’il voyait embarquer des esclaves sur un bâtiment négrier qui allait bientôt quitter le port : ma mère était morte, et on m’emportait dans le vaisseau malgré mes cris. M. de B. m’acheta, et, à son arrivée en France, il me donna à Mme la marechale de B. sa tante, la personne la plus aimable de son temps… » Le charme d’Ourika, c’est que pour la première fois dans la littérature européenne – comme l’a déjà remarqué un romancier anglais – un écrivain blanc pénètre dans une conscience noire avec élégance et sincérité au point de permettre à des lecteurs blancs de s’identifier au personnage. La parution d’Ourika en 1824 procura à la duchesse de Duras l’un des plus grands succès du roman féminin. Instantanément à la mode, cette nouvelle brossait avec finesse l’Histoire d’une jeune esclave noire éprise du fils de ses protecteurs. « Un best seller sous Louis XVIII ». [Lucien Scheler in Le Bulletin du bibliophile, Paris, 1988]. La Duchesse de Duras acquit sa notoriété par de courts romans sentimentaux consacrés à des personnages marginaux et défavorisés par leur condition sociale, comme Edouard, amoureux de la fille de son protecteur. « Mme de Duras a construit un petit roman psychologique très fin et très gracieux, qui peut prendre place entre ‘Adolphe’ et ‘Dominique’ dans la tradition du roman psychologique français. La seule autre œuvre publiée de Mme de Duras est également une longue nouvelle ‘Ourika’ (1823). Ces deux petits chefs-d’œuvre sont injustement oubliés ». (Dictionnaire des Œuvres, II, 514-515). Bel exemplaire de cette réunion des deux grands textes de la Duchesse de Duras conservé dans une jolie reliure uniforme de l’époque. Provenance : ex-libris de la comtesse Victoire de Rigaud de Vaudreuil (1775-1851), épouse du gouverneur du Louvre et contemporaine de Mme de Duras.‎

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EUR3,000.00

‎ELUARD, Paul.‎

Reference : LCS-10066

‎Voir. Poèmes Peintures Dessins. « Voir » de Paul Eluard‎

‎Édition originale de Voir de Paul Eluard, l’un des 44 premiers exemplaires sur vélin pur chiffon. Paris, 1948. Paris, Genève, Éditions des Trois collines, 1948. In-folio de (2) ff.bl., 147 pp., (1) f., (3) ff.bl., avec 32 planches en couleurs comprises dans la pagination, reproduisant un tableau de chaque artiste. Relié en box noir orné sur le dos des prénom et nom de l’auteur ainsi que du titre de l’ouvrage répété neuf fois en petites capitales poussées à l’oeser alternativement vert métallisé et bleu métallisé, séparés par un point à l’oeser rouge ; doublures et gardes de papier gris, tête dorée, tranches lisses, couverture illustrée. Etui. Reliure de Pierre-Lucien Martin, 1965. 342 x 242 mm.‎


‎Édition originale des 44 poèmes de Paul Eluard consacrés à Picasso, Marc Chagall, Juan Gris, Jacques Villon, Fernand Léger, Georges Braque, Giorgio de Chirico, Paul Klee, Max Ernst, Joan Miro, Yves Tanguy, André Masson, André Beaudin, Man Ray, René Magritte, Salvador Dali, Balthus, Léonor Fini, Oscar Dominguez, Félix Labisse, Fautrier, Dubuffet, Chastel, etc., illustrée de 64 reproductions dont 32 en couleurs, d’œuvres de 32 peintres. A l’occasion de la sortie de ce livre, une exposition des œuvres qui y sont reproduites fut organisée à la Galerie du Pont Royal. Un des 44 exemplaires numérotés (n°XX) sur vélin pur chiffon, seul tirage sur grand papier, comportant chacun un manuscrit autographe signé d’un des poèmes et une épreuve de la gravure originale sur cuivre de Raoul Ubac qui a été reproduite en couverture. Le poème autographe du présent exemplaire est consacré à Juan Gris (1 page et demie in-folio), poème qui figure page 24 du livre. ‎

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EUR15,000.00

‎Erasmus.‎

Reference : LCS-17326

‎Opus D’Erasmi Roterodami de conscribendis epistolis.... Erasme et son maître Laurent Valla : trois œuvres fondatrices de la Renaissance.‎

‎conservées dans leur première reliure estampée à froid. Strasbourg, 1523, 1525. Cologne, 1525. Argentorati, Iohannem Heruagium, 1525. [Suivi de] : Erasme. De octo orationis partium constructione libellus, tum elegans imprimis, tum dilucida brevitate copiosissimus. Erasmo roterodamo autore. A la fin « Augustae Vindelicorum, in officina D. Sigismum Grim, 11 Aout Anno 1523. » [Suivi de] : Valla. Laurentii vallae elegatiarum adeps, exeius de lingua latina libris per Bonum Accursium Pisanum studiosissime collectus. (Les élégances de la langue latine). Apud Sanctam Romanorum Colonia, 1525. Soit trois textes reliés en un volume in-8 de I/ 184 ff., le dernier blanc ; II/ (28) ff. ; III/ (1) p. de titre, 148 pp., (10) pp. d’index, (1) p.bl. Nombreuses annotations manuscrites sur les 2 derniers ff. du 1er texte. Relié en peau de truie estampée à froid sur ais de bois, dos à nerfs, attaches et fermoirs de laiton. Reliure de l’époque. 148 x 100 mm.‎


‎Réunion en éditions fort rares et très précoces de trois grands textes fondateurs de la Renaissance, en philologie et grammaire, d’Erasme et de son maître Laurent Valla. Laurent Valla, « le plus grand humaniste de la première moitié du XVe siècle » naquit à Rome vers 1407. (Guilio Vallese). « Profondément convaincu de la supériorité de la culture antique alors renaissante, dans laquelle il voyait un ferment incomparable de régénération, Valla, pour la défendre, n’hésita pas à courir le risque d’une condamnation devant le tribunal de l’Inquisition. Comme d’autres humanistes de ce temps, il se réclamait de l’antique morale rationaliste transmise dans les livres de la Sagesse, dont le Moyen Age avait appauvri ou perdu la signification même. » Le traité le plus célèbre de Valla qui avait le plus contribué à sa réputation « Des élégances de la langue latine », en six livres, se répandit rapidement dans toutes les écoles, et continua de faire texte d’enseignement pendant la plus grande partie du XVIe siècle. Erasme, qui professe, en beaucoup d’endroits de ses lettres, une vive admiration pour l’auteur et pour cet ouvrage en particulier, en avait fait, dans sa jeunesse, un extrait pour son usage, qui fut imprimé deux fois sans son consentement. Les observations de Valla portent sur la valeur de certaines formes de mots, sur celle de plusieurs termes difficiles, et plus encore sur les synonymies de la langue latine. Ce travail atteste une grande sagacité de recherches et un rare discernement. « Le roi Alphonse, auquel ce genre d’études plaisait singulièrement, ne se lassait pas d’entendre Valla, et le mettait quelquefois aux prises avec Antoine de Parlerme « inde ivae ». Il lui donna un diplôme enrichi d’une bulle d’or, dans laquelle il le déclarait illustre en presque toutes les sciences, ainsi qu’en la poétique. » Sont joints à cette œuvre phare de Valla les deux grands textes fondateurs qu’elle inspire à Erasme : -Le premier De Conscribendis epistolis dans la seconde édition strasbourgeoise de 1525. Son succès fut tel qu’elle fut, après celle-ci, réimprimée 77 fois pour le seul XVIe siècle. -Le second texte De Constructione octo partium orationis libellus imprimé pour la première fois en 1514, est ici dans l’édition achevée d’imprimer le 11 août 1523 chez Sigismon Grim. Elle fut suivie de 61 éditions pour le seul XVIe siècle. Magnifique exemplaire à belles marges conservé dans sa première reliure estampée à froid dont les fermoirs et les attaches sont conservés intacts. Il provient des bibliothèques Jacob Campana et Gaspar Campana et porte ces deux ex-libris manuscrits « Jacobi Campanae et Amicorum, 1530 » et « Gaspari Campanae et Amicorum ». Les Campana, illustre famille napolitaine, comptèrent parmi leurs membres César Campana, fin lettré du XVIe siècle.‎

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EUR11,000.00

‎ERASMUS / ETIENNE DE LA PLANCHE.‎

Reference : LCS-18181

‎Les troys derniers livres des Apohthegmes [sic], c’est à dire brieves & subtiles rencontres, recueillies par Erasme. Mises de nouveau en Françoys, & non encor parcy devant imprimées. « Etienne de la Planche prouve ici que le français s’est suffisamment démarqué du latin pour pouvoir se prétendre à son tour langue littéraire à part entière. » (Louis Lobbes).‎

‎Précieux volume conservé dans son élégante et intéressante reliure parisienne strictement de l’époque, très proche des reliures alors réalisées pour le bibliophile de la Renaissance Marcus Fugger (1529-1597). Paris, Jean Longis, 1553. In-8 de (8), 191 ff. Les gardes et les contreplats sont couvertes d’annotations manuscrites anciennes. Veau blond, double encadrement de trois filets à froid avec petits fleurons dorés aux angles, fleuron central argenté, dos à nerfs orné de filets à froid et d’un petit fer répété, mors et coiffes restaurés. Reliure parisienne de l’époque de belle facture proche de celles réalisées pour Marcus Fugger. 166 x 102 mm.‎


‎Edition originale de la traduction française établie par Etienne de la Planche, des trois derniers livres des Apophtegmes. Les cinq premiers livres avaient déjà été traduits en français par Antoine Macault. Brunet, II, 1040 ; Bibliotheca Belgica, E392. Dédiée à Jean Brinon, seigneur de Villennes, conseiller au Parlement de Paris, elle fut partagée entre Jean Longis et ses confrères parisiens Vincent Sertenas et Etienne Groulleau. Érasme publia les « Apophtegmes » pour l’éducation des Hommes d’État. Il veut ici « célébrer l’art d’être spirituel. Il le fait en traduisant et en commentant Plutarque. La scène est presque toujours la même : on pose inopinément une question à un général ou à un homme politique de Sparte. D'autres seraient pris au dépourvu. Les Spartiates, jamais. Ils répondent avec finesse, subtilité, élégance, qualités bien notées dans les marges du recueil. Parfois, avec une certaine rosserie. Le contenu de leurs réponses n'est pas la chose la plus importante. Homme du nord, Érasme aime autant que Castiglione et les grands Italiens le plaisir des bons mots. Si on l'oublie, on réduit le sens de sa culture comique. » (Daniel Ménager). « Signe évident de succès, le recueil latin de plus de 3 000 dits mémorables qu'Érasme publia à partir de 1531 sous le titre d'Apophthegmatum opus, fut réimprimé quelque soixante-dix fois en l'espace d'un demi siècle. Et comme s'il ne suffisait pas de pourvoir aux besoins intellectuels d'un public plus ou moins érudit, voici que rapidement se mirent à fleurir des traductions à l'intention de lecteurs pour qui, apparemment, la connaissance du latin n'allait plus de soi. Ainsi, s'il faudra attendre 1672 pour voir sortir des presses une édition néerlandaise, il en parut une anglaise en 1542, une italienne en 1546 et une espagnole en 1549. Non point que les Français, quant à eux, ne s'y soient pas intéressés : dès 1536, Antoine Macault s'attaqua non pas à une traduction, qui relève de l'imitatio, mais à une translation, qui appartient à l'inventio, des cinq premiers livres ; ce labeur, Etienne de Laplanche allait le compléter dix-sept ans plus tard. Qui plus est, dans les années qui suivirent, Guillaume Haudent et Gabriel Pot devaient même prétendre y trouver matière à en tirer des poésies ! Dès lors, le nombre de compatriotes qui se sont attachés à transposer le recueil d'Érasme, aussi bien que la rapidité avec laquelle ils se sont mis au travail ont de quoi nous intriguer, au point que l'on peut se demander si, au-delà d'un désir fort louable de vulgarisation, et d'une aspiration bien compréhensible, sur les brisées d'un si illustre maître, à la gloire littéraire, d'autres ambitions plus ou moins explicitement énoncées ne se laissent pas discerner. C'est à la lecture de ces exemples que l'on se rend compte à quel point, dès le milieu du XVIe siècle, le français s'est suffisamment démarqué du latin pour pouvoir se prétendre à son tour langue littéraire à part entière. Tant s'en faut, en effet, que Rabelais ait été le seul à se livrer à la truculence verbale : Macault et Etienne de Laplanche prouvent qu'elle est en réalité le fait de toute leur époque. Pour quelque raison que ce soit, mièvrerie esthétique, pruderie intellectuelle, austérité morale ou tyrannie dogmatique, les siècles suivants, à commencer par le XVIIe, allaient se charger de canaliser, voire de brider cette énergie créatrice qui, du coup, fait précisément l'originalité du XVIe. Faut-il le regretter? Il est vrai que de la sorte, le français a perdu en spontanéité ce qu'il a gagné en longévité, au point qu'à presque quatre siècles de distance, les pièces de Corneille se lisent encore sans trop de difficulté. Et si, dès cette époque, se sont mises à fleurir des Belles Infidèles qui se sont épanouies en genre littéraire à part entière, simultanément surgit le débat de fond entre l'école et la rue. » Louis Lobbes. Etienne de Laplanche, avocat au parlement de Paris au XVIe siècle, s’est immortalisé par la traduction qu’il a donnée des cinq premiers livres des Annales de Tacite et des trois derniers livres des Apophtegmes d’Érasme. Précieux volume conservé dans son élégante et intéressante reliure parisienne strictement de l’époque, très proche des reliures alors réalisées pour le bibliophile de la Renaissance Marcus Fugger (1529-1597).‎

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EUR6,500.00

‎ETIENNE DE LA BOETIE (1530-1563). BAIF, Ian-Antoine de.‎

Reference : LCS-17815

‎Œuvres en rime de Jan Antoine de Baïf secrétaire de la chambre du Roy. Rarissime première édition collective, en très grande partie originale, l’une des plus recherchées de la Pléiade présentant les Œuvres poétiques d’Antoine de Baïf, imprimées en 1572 et 1573.‎

‎Édition originale des œuvres en rimes, des jeux et des passe-temps de Baïf et première originale collective de l’ensemble de son œuvre. A Paris Pour Lucas Breyer Marchant libraire, 1573. Avec privilège du Roy. In-8. Les Amours de Ian Antoine de Baif. A Monseigneur le duc d’Anjou fils et frere de Roy. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. In-8. Les Jeux. De Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur le duc d’Alençon. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. Avec privilège du Roy. In-8. Les Passe-temps de Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur le Grand Prieur. A Paris, Pour Lucien Breyer, 1573. Avec privilège du Roi. In-8. Ensemble 4 volumes in-8. Maroquin bleu orné d’un médaillon fleuri au centre des plats, dos à nerfs ornés d’un fleuron répété, large dentelle intérieure, double filet sur les coupes, tranches dorées sur marbrure. Trautz‑Bauzonnet. 162 x 98 mm.‎


‎Édition originale des œuvres en rimes, des jeux et des passe-temps de Baïf et première originale collective de l’ensemble de son œuvre. Baïf fut choisi par Ronsard parmi les six meilleurs poètes de la célèbre « Brigade » pour constituer la Pléiade. « Ces poésies sont fort recherchées et ne se trouvent pas facilement complètes » notait déjà Brunet en 1863. D’origine angevine, né en 1532 à Venise où son père était ambassadeur, Jean-Antoine de Baïf suivit les leçons de Dorat avec Ronsard. Après avoir chanté l’amour en pur pétrarquiste, il le rencontra à Poitiers et le célébra avec ferveur dans les Amours de Francine (1555). Il fonda en 1570 une académie de musique et de poésie et imagina alors de faciliter la collaboration entre poètes et musiciens en adoptant la métrique gréco-latine, comme dans ces vers légers : Amour, amiables fillettes, Amour à la pénible chasse Ne se trouve point au marché Ne s’attrape pas à quester, Pour qui le voudroit acheter : Toyles ny rez rien ne lui font : - Aimer il faut pour estre aymé. - Aymer il faut pour estre aymé Mises en musique, les Chansonnettes mesurées charmèrent la cour et la ville. Mais le meilleur de Baïf est dans son adaptation des Psaumes et dans certains sonnets des Amours de Francine. « N’y m’esloigner du long des plus lointains rivages, Ny par les monts déserts, tout seulet, m’escarter, Ny dans les bois obscurs tout le jour m’arrester, Ny entrer dans le creux des antres plus sauvages, Ne m’ostent tant à moy, que de toy mille images Ne viennent à mes yeux par tout se présenter, Où que je sois caché, me venant tourmenter, Navrans mes yeux de peur, mon cuer de mille outrages. Si l’œil se jette en l’eau dedans l’eau je te voy ; Tout arbre par le bois me semble que c’est toy, Dans les antres, au mont, me recourt ton image. Or il faut bien qu’Amour soit aislé comme on bruit, Quand par tout où je fuy, léger, il me poursuit, Toujours devant mes yeux remettant ton visage. » L'œuvre de Baïf se distingue par son abondance, sa variété, et son caractère expérimental souvent audacieux. Esprit éclectique, « inventif et laborieux » selon ses propres termes, ce poète humaniste a passé sa vie à étudier et à écrire, et s'est essayé à tous les genres et à tous les styles avec une inégale persévérance : sonnet et chanson pétrarquiste, mignardise anacréontique, épigramme facétieuse et gauloise, narration mythologique, tragédie, comédie, églogue satire morale ou politique, poésie gnomique à base de proverbes et de sentences versifiées, fable ésopique, lyrisme religieux... Sa réputation d'érudition, d'abord flatteuse, semble ensuite s'être retournée contre lui, quand la postérité s'est plu à faire du « docte, doctieur et doctime Baïf » célébré par Du Bellay une caricature du pédant, lui reprochant son « érudition effréné e» (Chamard). Parce qu'il a beaucoup traduit et paraphrasé, en français et en latin, en prose et surtout en vers, rimés ou mesurés, parce qu'il a considéré la poésie comme un art de la mémoire et de la réécriture, « déversant dans ses œuvres, par imitation volontaire ou par simple réminiscence, tous les souvenirs de son humanisme » (Chamard), on a parfois douté de l'originalité de son talent. Il est juste de souligner sa parenté avec les poètes alexandrins de l'Antiquité, auxquels Dorat l'avait initié. Sa prédilection pour la mythologie et pour un certain réalisme rustique, ses procédés de composition maniéristes, son goût du mot populaire ou archaïque, ses recherches rythmiques sont autant de traits qui l'apparentent aux poètes des Ptolémées. Mais on retient surtout l'audace de ses recherches formelles et l'importance de sa contribution au renouveau musical de son temps. Après avoir expérimenté dans ses vers rimés nombre de combinaisons rythmiques inédites, cet esprit sociable, actif, curieux et entreprenant a orchestré au sein de son Académie une véritable métamorphose de la musique vocale. Peut-être trop dispersé dans ses intérêts, sans doute n'a-t-il jamais produit de véritable chef-d’œuvre ; son œuvre immense n'en incarne pas moins les hautes ambitions morales, intellectuelles et artistiques de la Pléiade. La recherche actuelle tend à lui restituer un rôle de premier plan dans le renouveau esthétique issu de l'humanisme. Rarissime première édition collective, en très grande partie originale, l’une des plus recherchées de la pléiade. Superbe impression homogène pour les quatre volumes, en caractères fins italiques. Les bois typographiques sont également utilisés de manière harmonieuse au travers des volumes. Elle réunit : - Les Amours. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. (8) ff. et 232 ff. En partie originale. Contient 6 poèmes d'Etienne de la Boetie. - Les Jeux. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. (4) ff. et 232 ff., le dernier chiffré par erreur 230. La date du titre, comme souvent, a été modifiée par l’adjonction manuscrite d'un I au chiffre mdlxxii. Edition originale. - Œuvres en Rime. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1573. (10) ff. et 272 ff. Bien complet de l'extrait du privilège, et du rarissime feuillet a10, blanc avec fleuron typographique. En grande partie originale. - Les Passetems. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1573. (4) ff. et 128 ff. chiffrés par erreur 126. Edition Originale. Tchemerzine, pp. 268-279 ; Jean Vignes, « Henri III et Jean-Antoine de Baïf, mécénat rêvé, mécénat réel », in Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres, 2006, pp. 144 et suiv. Superbe exemplaire à très belles marges (hauteur 162 mm contre 157 mm pour l’exemplaire relié par Lortic vendu 245 000 FF (37 000 €) le 17 mai 1991, il y a 29 ans et 156 mm pour l’exemplaire H. Drury vendu 45 000 € le 15 décembre 2006, il y a 14 ans). Brunet souligne que ces quatre volumes sont très recherchés et ne se rencontrent pas facilement réunis et Deschamps, dans le supplément à Brunet, cite deux exemplaires en 4 volumes en reliure identique à celui-ci au prix de 1 500 F Or (en 1873) et 1 640 F Or (en 1876) sachant qu’un livre de bibliophilie pouvait alors s’acquérir à compter de 10 F Or. Des bibliothèques Robert Hoe et John Whipple Frothingham avec ex-libris.‎

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EUR25,000.00

‎FENELON‎

Reference : LCS-186438

‎Les Aventures de Télémaque ‎


‎Les Aventures de Télémaque imprimées sur grand papier. L’un des rarissimes exemplaires somptueusement gouachés à l’époque. Paris, Imprimerie de Monsieur, 1785. Fénelon, François de Salignac de la Mothe. Les Aventures de Télémaque. Paris, De l’imprimerie de Monsieur, 1785. 2 volumes grand in-4 sur papier vélin de: I/ (3) ff., 309 pp., 36 planches, 12 titres gravés; II/ (2) ff., 297 pp., 29 planches, 12 titres gravés, (3) ff. En tout 1 titre-frontispice gravé par Montulay et daté de 1773, 65 gravures (sur 72) d'après Monnet gravées par Tilliard et 24 planches ornées de culs-de-lampe contenant les sommaires. Sur les titres sont les armes de Monsieur, gravées sur bois d'après Choffard. Plein maroquin rouge, filet et roulette dorés en encadrement sur les plats, dos à nerfs ornés dans les entrenerfs de croix de Malte, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, double filet or sur les coupes, tranches dorées, roulette intérieure dorée. Reliure de l’époque. 325 x 234 mm. Luxueuse édition typographique sur papier vélin, imprimée sous la direction de Pierre-François Didot, avec les nouveaux caractères de sa fonderie. Cohen 384-385. C’est l’un des premiers ouvrages français imprimés sur papier vélin. «Belle édition faite pour contenir la suite des dessins de Charles Monnet exposée au Salon de 1771 sous le titre de Sujets tirés de Télémaque, et gravée deux ans plus tard par Jean-Baptiste Tilliard.» « C'est dès 1771 que Monnet fit pour le graveur Tilliard sa belle illustration de Télémaque dont les dessins furent exposés en partie à l'exposition de l'Académie de cette même année, et dont la série de gravures se vendait séparément. Voici du reste, quelques extraits de l'annonce qui fut faite, en janvier 1773, dans le Mercure de France, au sujet de ces figures : « Aventures de Télémaque. 72 estampes, in-4. Les sieurs Monnet, peintre du roi, et Tilliard, graveur, ont cru devoir réunir leurs talents pour en présenter au public les traits les plus intéressants, ils se proposent d'en former une suite d'estampes exécutées d'une manière nouvelle, et propre à orner les cabinets ou à joindre aux différentes éditions qui ont été faites de cet ouvrage. » Les libraires profitèrent de l'occasion, comme le prouve le passage suivant, pour lancer une nouvelle édition de luxe du Télémaque, dans laquelle on pût insérer facilement ces estampes : « Comme l'imprimerie et la gravure sont deux arts qui se tiennent et que les amateurs pourront souhaiter de joindre aux estampes le texte même de Télémaque, les libraires associés qui en ont le privilège annoncent qu'ils se disposent d'en faire une édition in-quarto, dans le même format, dont ils se flattent que l'exécution, pour le papier et la partie typographique, répondra aux soins des artistes pour la gravure , ainsi il ne restera rien à désirer dans une pareille entreprise. La première suite, qui se publie actuellement, est de la plus grande beauté ; les dessins sont parfaitement composés et les gravures sont faites avec beaucoup d'art, de soin et de goût. » Baron Roger Portalis, Les dessinateurs d'illustrations au XVIIIe siècle. Les Aventures de Télémaque sont une œuvre de circonstance dans toute l'acception du terme. En effet, en 1689, Fénelon devint le précepteur des trois fils du grand dauphin. Il dut s'occuper surtout du Duc de Bourgogne, le plus difficile d'entre eux, qui se trouvait être en même temps l'héritier de la couronne. La présente édition est ornée d'un titre-frontispice gravé par Montulay, daté de 1773, des armes de Monsieur, gravées sur bois sur le titre, d'après Choffard, de 65 (sur 72) planches hors-texte gravées en taille-douce par Tilliard d'après Monnet, et de 24 planches gravées contenant les sommaires de chants ornés d’encadrement et de culs-de-lampe. Exemplaire exceptionnel dont l’ensemble des 90 gravures de Monnet et Tilliard ont été admirablement rehaussées à la gouache à l’époque et protégées par des serpentes. Il est en outre conservé dans ses élégantes reliures en maroquin rouge de l’époque. Cohen ne cite pas d'exemplaires du Télémaque avec la suite de Monnet et Tilliard en grand coloris.‎

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EUR15,000.00

‎FENELON, François de Salignac de la Mothe.‎

Reference : LCS-18121

‎Les Aventures de Télémaque. Les Aventures de Télémaque imprimées sur grand papier.‎

‎L’un des rarissimes exemplaires somptueusement gouachés à l’époque. Paris, De l’imprimerie de Monsieur, 1785. 2 tomes en deux volumes in-4 de : I/ (2) ff., 309 pp., 13 planches à pleine page hors texte ; II/ (2) ff., 297 pp., (7) pp., 12 planches hors texte à pleine page. Demi-maroquin rouge à long grain à coins de maroquin rouge, filets dorés, dos à nerfs orné de filets dorés et de motifs dotés et mosaïqués. Reliure postérieure. 328 x 245 mm.‎


‎Magnifique édition typographique, imprimée sur papier vélin d’Annonay de la fabrique de Montgolfier. Cette superbe édition faite sous la direction de P-Fr. Didot, avec de nouveaux caractères spécialement créés, devait initialement accueillir la suite d’estampes de Monnet et Tilliard illustrant le texte. Cependant les éditeurs, par souci d’harmonisation des papiers, écartèrent ladite suite et en firent graver une autre par Moitte. « ... la suite des figures de Monnet gravées par Tilliard n’étant point tirée sur le même papier et la nuance et le grain du papier étant si opposés... ils en ont fait dessiner d’autres par Moitte, gravées au lavis par Parisot et tirées sur le même papier vélin que l’ouvrage. » C’est ici l’un de ces exemplaires parfaits aux yeux de l’éditeur, accompagné des 24 figures de Moitte. L’avertissement annonçait également que Didot avait réservé quelques exemplaires des suites coloriées ou peintes à la gouache mais que pour l’un ou l’autre exemplaire de ces dernières, il était nécessaire de se faire inscrire. Cohen a omis d’informer qu’il existe deux sortes d’exemplaires coloriés : ceux simplement coloriés, et ceux peints à la gouache. L’exemplaire est ici orné d’une composition au portrait de Fénelon et des 24 figures de Moitte gouachées à l’époque, bordées de cadres peints. Chacun des titres porte les armes de Monsieur, frère du roi Louis XVI, gravées sur bois d’après Choffard. Les Aventures de Télémaque sont une œuvre de circonstance dans toute l’acception du terme. En effet, en 1689, Fénelon devint le précepteur des trois fils du Grand Dauphin. Il dut s’occuper surtout du duc de Bourgogne, le plus difficile d’entre eux, qui se trouvait être en même temps l’héritier de la couronne. « C’est dans ‘l’Odyssée’ d’Homère que Fénelon a puisé son sujet. Faisant fond sur le livre quatrième, il choisit le héros le plus propre à intéresser son élève : le jeune Télémaque, fils d’Ulysse, que l’on voit entreprendre un voyage périlleux afin de retrouver son père dont l’absence menace de causer de graves désordres dans le royaume. Fénelon se trouve avoir un élève difficile. Selon Saint-Simon, le jeune duc « était né terrible, dur et colère jusqu’aux derniers emportements, opiniâtre à l’excès et naturellement porté à la cruauté. » Il fallait donc tout mettre en œuvre pour fixer son attention. Fénelon fit si bien qu’il parvint à le dompter. Pris tout entier par sa mission, il était assurément homme à tout lui sacrifier – fût-ce la qualité de son œuvre. Séduisant, certes, et chimérique autant qu’on voudra, mais capable à l’occasion de nourrir un feu sauvage que rien ne peut éteindre. Car, en ce grand seigneur, l’écriture n’est pas moins complexe que les sentiments. « Quand on aura fait, dit Brunetière, toutes les critiques qu’on peut faire, et l’on peut en faire beaucoup, il restera toujours que dans le Télémaque, on retrouve beaucoup de Fénelon lui-même, et longtemps encore, c’est ce qui suffira. » Précieux exemplaire, l’un des rarissimes avec la suite habilement coloriée à la gouache à l’époque ; avec les épreuves avant la lettre. « En maroquin rouge de Kalthoeber, aussi avec les figures gouachées, 400 fr., vente R. Portalis (février 1878, n° 110), puis vente Piet (n° 299), en maroquin rouge ancien, 310 fr., même vente (n° 111). » Cohen, 385.‎

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EUR35,000.00

‎FENELON, François de Salignac de la Mothe.‎

Reference : LCS-18514

‎Les Aventures de Télémaque. L’exemplaire M. Rosenbaum et Charles Hayoit du superbe Télémaque de 1785 enrichi d’une remarquable lettre autographe de Fénelon signée « Cambray, 6 décembre 1713 ».‎

‎Luxueuse édition typographique sur papier vélin, imprimée sous la direction de Pierre-François Didot, avec les nouveaux caractères de sa fonderie. Paris, De l’imprimerie de Monsieur, 1785. 2 volumes grand in-4 sur papier vélin de: I/ (5) ff., 309 pp., 49 planches et 12 titres gravés; II/ (2) ff., 1 frontispice, 297 pp., (1) f., 48 planches et 12 titres gravés. En tout 1 titre-frontispice gravé par Montulay, 72 gravures d'après Monnet gravées par Tilliard et 24 planches ornées de culs-de-lampe contenant les sommaires. Sur les titres sont les armes de Monsieur, gravées sur bois d'après Choffard. Sont en outre reliées les 24 superbes gravures de Moitte gravées au lavis par Parisot. Plein maroquin rouge à grain long, triple filet et roulette dorés en encadrement sur les plats, dos lisses richement ornés, roulette sur les coupes, tranches dorées, roulette intérieure dorée. Reliure de l’époque. 324 x 237 mm.‎


‎Luxueuse édition typographique sur papier vélin, imprimée sous la direction de Pierre-François Didot, avec les nouveaux caractères de sa fonderie. Dans l'avertissement joint à quelques exemplaires de ce livre, l'éditeur indiquait que « la suite des figures de Monnet gravées par Tilliard n'étant point tirée sur le même papier et la nuance et le grain du papier étant si opposés... ils en ont fait dessiner d'autres par Moitte, gravées au lavis par Parisot et tirées sur même papier vélin que l'ouvrage. » « C'est dès 1771 que Monnet fit pour le graveur Tilliard sa belle illustration de Télémaque dont les dessins furent exposés en partie à l'exposition de l'Académie de cette même année, et dont la série de gravures se vendait séparément. Voici du reste, quelques extraits de l'annonce qui fut faite, en janvier 1773, dans le Mercure de France, au sujet de ces figures : « Aventures de Télémaque. 72 estampes, in-4. Les sieurs Monnet, peintre du roi, et Tilliard, graveur, ont cru devoir réunir leurs talents pour en présenter au public les traits les plus intéressants, ils se proposent d'en former une suite d'estampes exécutées d'une manière nouvelle, et propre à orner les cabinets ou à joindre aux différentes éditions qui ont été faites de cet ouvrage. » Les libraires profitèrent de l'occasion, comme le prouve le passage suivant, pour lancer une nouvelle édition de luxe du Télémaque, dans laquelle on pût insérer facilement ces estampes : « Comme l'imprimerie et la gravure sont deux arts qui se tiennent et que les amateurs pourront souhaiter de joindre aux estampes le texte même de Télémaque, les libraires associés qui en ont le privilège annoncent qu'ils se disposent d'en faire une édition in-quarto, dans le même format, dont ils se flattent que l'exécution, pour le papier et la partie typographique, répondra aux soins des artistes pour la gravure , ainsi il ne restera rien à désirer dans une pareille entreprise. La première suite, qui se publie actuellement, est de la plus grande beauté ; les dessins sont parfaitement composés et les gravures sont faites avec beaucoup d'art, de soin et de goût. » Baron Roger Portalis, Les dessinateurs d'illustrations au XVIIIe siècle. Les Aventures de Télémaque sont une œuvre de circonstance dans toute l'acception du terme. En effet, en 1689, Fénelon devint le précepteur des trois fils du grand dauphin. Il dut s'occuper surtout du Duc de Bourgogne, le plus difficile d'entre eux, qui se trouvait être en même temps l'héritier de la couronne. Précieux et rare exemplaire contenant les deux suites d’illustrations, celle d’après Monnet gravée par Tilliard et celle, superbe, de Moitte gravée au lavis par Parisot, soit un total de 121 estampes ainsi qu’une intéressante lettre autographe de Fénelon au marquis de Risbourg ayant trait à la princesse Christine de Salm signée «Cambray, 6 décembre 1713». «Monsieur, Je me trouve bien flatté par les marques de confiance, dont il vous plaît de m’honorer. Je voudrais bien les mériter par mes soins, et j’espère que Madame la Marquise de Risbourg vous répondra de mes bonnes intentions. J’ai pris la liberté d’écrire selon les vôtres, et selon les siennes, mais il faut un peu de tems pour calmer les esprits – vôtre prudence, vos insinuations, et un procédé conforme aux règles, que vous connaissez sans doute parfaitement, pourront applanir les difficultez pour Madame la princesse Christine de Salm, il y a bien des années que j’ai l’honneur d’être connu d’elle. Elle m’a toujours paru équitable, modérée, et d’un très bon esprit dans les affaires très épineuses qu’elle avait autrefois à Paris. Ainsi, Monsieur, j’apprécirois que vous trouveriez de quoi parvenir a une bonne conclusion si vous pouviez traiter avec elle l’affaire que vous avez avec sa maison. Je lui ai représenté ce que les règles peuvent demander, et je la crois trop éclairée pour refuser de les suivre. Rien n’est plus sincère que le zèle, avec lequel je suis pour toujours très parfaittement. Votre très humble, et très obéissant serviteur Duc de Cambray. A Cambray, 6 décembre 1713.» La lettre de Fénelon, écrite deux ans avant sa mort, la même année que Louis XIV, renvoie à la fin de vie désabusée de l’écrivain, bloqué politiquement après la dispute sur le quiétisme où il avait affronté Bossuet et son réseau d’amitiés; et surtout, après la publication à son insu du Télémaque en 1699, que le roi avait perçu comme une critique de l’autorité monarchique et dont il avait suspendu l’impression. Bel exemplaire avec la suite des lavis de Parisot gravée pour quelques exemplaires de cette édition. Des bibliothèques M. Rosenbaum et Charles Hayoit avec ex-libris.‎

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EUR9,500.00

‎FIELDING, Henry.‎

Reference : LCS-18376

‎Tom Jones, ou histoire d’un enfant trouvé. Traduction nouvelle et complète, ornée de douze gravures en taille-douce. Edition originale de la traduction établie par le comte de La Bédoyère.‎

‎Précieux exemplaire imprimé sur grand papier vélin, comportant les figures de Moreau avant la lettre. Paris, Imprimerie de Firmin Didot frères, 1833. 4 tomes en 4 volumes in-8 de : I/ xv pp., 376 pp., 4 planches hors texte protégées par des serpentes ; II/ (2) ff., 411 pp., 2 planches hors texte, protégées par des serpentes ; III/ (2) ff., 356 pp., 2 planches hors texte, protégées par des serpentes ; IV/ (2) ff., 444 pp., 4 planches hors texte, protégées par des serpentes. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs richement ornés, tranches peigne. Reliure de la seconde moitié du XIXe siècle. 231 x 141 mm.‎


‎Edition originale de la traduction établie par le comte de La Bédoyère. Cohen, Supp., 1100; Vicaire, III, col. 703-704. Le texte est précédé d’un avant-propos du traducteur et de l’épître dédicatoire de Fielding. L’ouvrage est illustré d’une suite de 12 jolies figures hors texte avant la lettre de Moreau le jeune gravées sur cuivre en taille-douce par de Villiers, Mariage et Simonet. Ces compositions appartiennent à la dernière manière de l’artiste. Elles furent gravées peu de temps après sa mort qui survint en 1814. Les épreuves du tirage avant la lettre avec le nom des artistes à la pointe indiquent en effet la date de 1816. Moreau le Jeune a également illustré la traduction du comte de La Bédoyère des Souffrances du jeune Werther de Gœthe, chez Pierre Didot l’aîné en 1809. Il semble que l’illustrateur et le traducteur aient entretenu des liens privilégiés comme en témoignent les nombreux dessins originaux de l’artiste présents dans les exemplaires des ouvrages traduits ou écrits par le comte de La Bédoyère et décrits par Roger Portalis. L’un des quelques exemplaires tirés sur grand papier vélin, particulièrement grand de marges (hauteur: 231 mm), comportant les figures de Moreau avant la lettre tirées sur Chine. Provenance: Charles Hayoit avec ex libris.‎

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EUR3,500.00

‎FLAUBERT‎

Reference : LCS-1864089000

‎Madame Bovary. Mœurs de province. Superbe exemplaire du chef-d’œuvre de Flaubert, l’un des 75 sur papier vélin fort, de tout premier état. ‎

‎Unique exemplaire répertorié, parmi les 75 sur grand papier vélin fort réunissant reliure d’époque mosaïquée signée d’un grand maître - Chambolle Duru actif à compter de 1863 - et couvertures tirées spécialement pour ces exemplaires de luxe de l’édition originale. In-12, maroquin citron, filet doré, bordure brisée aux angles dessinée au moyen de deux listels bleu canard sertis de filets dorés et accompagnés de longues branches dorées avec boutons de roses rouges, petit fer spécial différent aux angles, dos orné, répétition du décor dans les entre-nerfs, doublure de maroquin bleu, encadrement de filets, dentelle de rat, pointillés et large guirlande florale, doubles gardes de papier marbré, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées, chemise de demi-maroquin bleu, étui. Chambolle-Duru. 186 x 123 mm.‎


‎[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/05/Flaubert.mp4"][/video] Edition originale. Carteret, I, 263-266; Vicaire III, 721-723; Auguste Lambiotte, «Les exemplaires en grand papier de «Madame Bovary» (Le Livre et l’estampe, 1957, p. 17). Exceptionnel exemplaire Bernard Loliée sur grand papier vélin fort habillé de sa reliure mosaïquée de l’époque signée de Chambolle-Duru, actif à compter de 1863, bien complet de sa couverture tirée spécialement pour ces exemplaires de luxe. Il s’agirait de l’unique exemplaire répertorié sur les 75 imprimés réunissant couverture d’origine et reliure mosaïquée de l’époque signée d’un grand maître. Superbe exemplaire du chef-d’œuvre de Flaubert, l’un des 75 sur papier vélin fort, de tout premier état. Un parfum de scandale entoure cette parution mais le succès est immédiat et éclatant et l’estime de Sainte-Beuve, Baudelaire et Zola acquise immédiatement. «Quand Madame Bovary parut, il y eut toute une révolution littéraire» Zola. Ce grand roman, intimiste et réaliste, allait profondément marquer le monde littéraire et engager le roman en ses voies nouvelles. L’exemplaire présente bien les fautes signalées par A. Lambiotte. Les exemplaires en grand papier étaient brochés en 1 volume. Ils contiennent un seul feuillet de titre, et 28 cahiers signés. Le nom de l’imprimeur ne figure pas au bas de la page 232, ni le titre «Madame Bovary» au-dessus de «Deuxième partie». Dans son étude A. Lambiotte concluait que, selon toute vraisemblance, 50 exemplaires sur vélin fort avaient été réservés à l’auteur, fait exceptionnel pour un auteur débutant, tandis qu’au moins 25 autres étaient vendus en librairie. Superbe exemplaire de cette grande originale littéraire, fort recherchée sur grand papier vélin fort, finement reliée à l’époque par Chambolle-Duru en maroquin mosaïqué avec ses couvertures imprimées sur papier vert clair conservées.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR79,000.00

‎FLAUBERT, Gustave‎

Reference : LCS-18073

‎Bouvard et Pécuchet. Edition originale de Bouvard et Pécuchet.‎

‎L’un des 55 précieux exemplaires sur Hollande. Paris, Lemerre, 1881. In-12 de (1) f.bl., (2) ff., 400 pp., (1) f.bl., piqures sur les gardes. Demi-maroquin vert à coins, dos lisse, non rogné, couvertures jaunes imprimées et dos conservés. Reliure de l’époque. 183 x 120 mm.‎


‎Edition originale du dernier roman de Flaubert. L’un des 55 exemplaires sur papier de Hollande, « de plus en plus recherché, particulièrement en grand papier ». Clouzot, 122 Carteret, 270 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 427. Exemplaire cité par Vicaire (III, 733) : « sur papier de Hollande, en demi-maroquin vert, non rogné, avec la couverture, 26 fr. Bouret ». Dans cette satire mordante conçue à la fin de sa vie et restée inachevée, Flaubert s’attaque violemment à l’esprit bourgeois et à la vanité intellectuelle fort répandue à son époque et en particulier au culte de la science et à la critique de « ceux qui croient savoir et n’ont même pas appris à apprendre ». Certains des passages ne sont pas sans faire penser à l’expression vengeresse de Léon Daudet : ‘le stupide XIXe siècle’. L’écrivain écrivait d’ailleurs dans une lettre à Raoul-Duval en 1879 : « L’ouvrage que je fais pourrait avoir comme sous-titre : ‘Encyclopédie de la Bêtise humaine’ ». « Le livre ne manque ni d’épisodes amusants, ni d’inventions savoureuses. Le premier chapitre bien que teinté d’une ironie quelque peu féroce, n’en est pas moins un hymne à l’amitié entre ces deux copistes Bouvard et Pécuchet qui se découvrent des goûts communs et achètent à la campagne, avec l’héritage de Bouvard, une propriété qu’ils entendent faire fructifier, eux-mêmes. Les chapitres suivants sont d’une vivacité et d’une justesse de ton admirables ». Déçus de tous leurs insuccès ils se remettront à copier ce que Flaubert n’a pas eu le temps de rédiger : ce que les deux amis copiaient pour leur plaisir, peut-être le sottisier des grands et petits écrivains qu’ils s’amusaient précisément à composer ou bien le ‘Dictionnaire des idées reçues’ recueil de sentences conventionnelles recueillies par le romancier… Bel exemplaire de cette édition originale recherchée, l’un des 55 imprimés sur papier de Hollande, relié à l’époque à toutes marges avec ses couvertures jaunes imprimées conservées.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR13,000.00

‎FLAUBERT, Gustave‎

Reference : LCS-18074

‎L’Education sentimentale. Histoire d’un jeune homme. L’édition originale de l’Education sentimentale en reliure de l’époque.‎

‎Bel exemplaire à grandes marges, partiellement non rogné, conservé dans ses élégantes reliures de l’époque avec les couvertures bleues conservées. Paris, Michel Lévy, 1870. 2 volumes grand in-8 de : I/ (2) ff., 427 pp.; II/ (2) ff., 331 pp., 32 pp. (catalogue de l’éditeur). Qq. discrètes rousseurs. Demi-maroquin fauve de l’époque à coins, dos à nerfs ornés, tête dorée sur témoins, couvertures bleues et dos conservés. Reliure de l’époque signée de Marius Magnin. 227 x 149 mm.‎


‎Edition originale. Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, 726. Histoire d’un jeune homme, commencée à la fin de 1863 et écrite de septembre 1864 à mai 1869, « L’Education sentimentale » a paru en novembre 1869. Bien que riche de nombre détails autobiographiques, l’œuvre n’a rien de commun avec le roman de jeunesse écrit sous ce titre en 1845. La présence enchanteresse de Madame Arnoux qui domine l’œuvre entière comme Madame Schlesinger domina la pensée de Flaubert font assurément de ce roman un témoignage irrécusable sur la vie sentimentale de l’écrivain, avec les interférences et les recoupements du rêve et de la réalité dont cette œuvre est le fruit amer et brûlant. Tissée de réel et d’imaginaire « L’Education » est aussi l’histoire morale des hommes qui vécurent sous la monarchie de juillet, et l’évocation de toute la vie parisienne de la cinquième décade du XIXe siècle, cette fermentation politique et sociale qui conduisit à la révolution de 1848 et au coup d’état. « Comment aujourd’hui ne pas reconnaître en ce livre flaubertien par excellence et en cette œuvre goethéenne par son ampleur, un des livres capitaux de la littérature moderne qui a vu, par la suite, tant de copies de ce héros mélancolique. Certaines pages comme celles décrivant la rencontre des deux amants, à la fin du roman, comptent parmi les plus pures et les plus lyriques de toute l’œuvre flaubertienne ». Bel exemplaire à grandes marges, partiellement non rogné, conservé dans ses élégantes reliures de l’époque avec les couvertures bleues conservées.‎

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EUR5,500.00

‎FONTENELLE.‎

Reference : LCS-18298

‎Œuvres diverses de M. de Fontenelle, de l'Académie françoise. Première édition originale collective des Œuvres de Fontenelle et l’un des plus précieux exemplaires répertoriés.‎

‎L’un des rares de format in-4 imprimé sur grand papier de Hollande - revêtu de luxueuses reliures de l’époque en maroquin bleu destinées au président Lamoignon (1735-1789), garde des Sceaux du roi Louis XVI. La Haye, chez Gosse et Neaulme, 1728-1729. 3 volumes in-4. Tome I : (5) ff., 376 pp., plus 4 figures. Tome II : (4) ff., 440 pp., plus 1 figure. Tome III : (3) ff., 434 pp., plus 1 figure. Plein maroquin bleu nuit, filets gras et maigre dentelés entourant les plats, dos lisses très finement ornés avec trois caissons portant l’auteur, le tome et les titres en maroquin rouge, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque réalisée pour le Président Lamoignon. 290 x 215 mm.‎


‎Première édition originale collective des œuvres de Fontenelle, l'un des pionniers du siècle des lumières. Elle contient les œuvres qui ont rendu Fontenelle célèbre : Entretiens sur la pluralité des mondes, Dialogue des morts, Histoire de l'Académie Royale des sciences... Subjugué par ce dernier texte, Voltaire exprima ainsi son admiration : D'un nouvel univers, il ouvrit la barrière, Des infinis sans nombre autour de lui croissant, Mesurés par ses mains à son ordre naissant, A nos yeux étonnés il ouvrit la carrière L'ignorant l'entendit, le savant l'admira. Autre admirateur de Fontenelle, Grimm affirma dans sa correspondance que « l'esprit philosophique, aujourd'hui si généralement répandu doit ses premiers progrès à Fontenelle. » « Superbes illustrations » (Cohen). L'ouvrage est illustré de 6 frontispices ou figures par Bernard Picard dont 1 avec le portrait de Fontenelle, 2 fleurons sur les titres et 174 vignettes et culs-de-lampe. Cette illustration, qualifiée de superbe par Cohen (Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, col. 407-408), allie dans ses compositions des motifs purement décoratifs à des représentations scientifiques comme l'atteste la gravure de l'Entretien sur la pluralité des mondes. L’édition fut à la fois tirée aux formats in-4 et in-folio et il y eut dans les deux tirages quelques rares exemplaires sur grand papier. « Fontenelle a accueilli en lui toutes les connaissances, toutes les influences ; il a simplement laissé en toute sérénité, chaque affirmation peser en son esprit son juste poids ; il est apparu à ses contemporains comme une énigme, parce qu'il les transformait, sans qu’ils pussent rendre compte de cette force étrange et tout intérieure qui laisse le visage et les yeux immobiles : le calme sourire de la raison. » Jean-Raoul Carré. Précieux et remarquable exemplaire - l’un des rares du tirage in-4 imprimé sur grand papier de Hollande revêtu de superbes reliures de l’époque en maroquin bleu pour le Président Lamoignon (1735-1789), garde des Sceaux du roi Louis XVI. Le dernier exemplaire sur grand papier, sans provenance, fut vendu 35 000 € en décembre 2004, il y a 19 ans.‎

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EUR15,000.00

‎GAUTIER‎

Reference : LCS-186448

‎Le Capitaine Fracasse ‎


‎Rare édition originale du Capitaine Fracasse, le chef-d’œuvre de Théophile Gautier, conservée dans ses élégantes reliures de l’époque. Gautier, Théophile. Le Capitaine Fracasse. Paris, Charpentier, 1863. 2 tomes en 2 volumes in-12 de: I/ (2) ff., iv pp., 373, (3); II/ (2) ff., 382 pp., (2). Reliés en demi-chagrin rouge, dos à nerfs ornés de filets aux pointillés dorés, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 175 x 108 mm. «Edition originale rare» (Bulletin Morgand et Fatout, n°8224) du chef-d’œuvre de Théophile Gautier, l’un des romans les plus célèbres de la littérature de cape et d’épée. «Il n’existe pas de grand papier de cet ouvrage, un des chefs-d’œuvre de Gautier» (Carteret, I,333). «Recherché. Rare en reliures d’époque de qualité» (Clouzot, 129). «Il nous présente d’abord un château abandonné en Gascogne, dans la première moitié du XVIIe siècle, où le dernier héritier des Sigognac vit mélancoliquement dans la misère, avec la seule compagnie d’un vieux valet, d’une haridelle et d’un chat. Une troupe de neuf comédiens errants interrompt sa solitude pleine de paresse, en lui demandant l’hospitalité pour une nuit. Ces gens étranges accompagnés de quatre femmes, avec leur enjouement, leur langage gracieusement maniéré, avec leur bonne humeur sans arrière-pensée, enchantent le jeune baron de Sigognac et le persuadent de se joindre à eux, au moins pour rejoindre Paris où il trouvera meilleure fortune. Ensuite le jeune homme finit par se lier d’amitié avec ces braves gens et, à la mort du pauvre Matamore, accepte de prendre sa place, en prenant le nom de Capitaine Fracasse. Un amour profond et délicat commence à le lier à la jeune Isabelle. Pendant ce temps se déroulent d’étranges aventures et défilent sous nos yeux d’agréables descriptions de pays, de villages, d’auberges, tavernes, bouges, théâtres et villes... Il est clair que cette œuvre dérive du ‘Roman comique’ de Scarron. Une fois de plus la meilleure inspiration de Th. Gautier est d’ordre descriptif: il a ici dessiné et colorié une belle série d’estampes Louis XIII, comme il avait cherché à faire une collection d’exquis tableaux de la fin du XVIIe siècle dans ‘Mademoiselle de Maupin’ [...] le livre doit être considéré comme l’œuvre en prose la mieux réussie et la plus caractéristique de cet écrivain pittoresque.» (Dictionnaire des Œuvres, I, 555). Très bel exemplaire d’une grande fraicheur et dénué de toute rousseur du chef-d’œuvre de Gautier, conservé dans ses fines reliures de l’époque d’une qualité rare.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR13,000.00

‎GAUTIER, Théophile‎

Reference : LCS-18029

‎Le Capitaine Fracasse. Rare édition originale du Capitaine Fracasse, le chef-d’œuvre de Théophile Gautier, conservée dans ses élégantes reliures de l’époque.‎

‎Rare dans cette condition. Paris, Charpentier, 1863. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., iv pp., 373, (3) ; II/ (2) ff., 382 pp., (2). Reliés en demi-veau blond, dos à nerfs ornés de filets dorés droits et pointillés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane et vert, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 176 x 112 mm.‎


‎« Edition originale rare » (Bulletin Morgand et Fatout, n°8224) du chef-d’œuvre de Théophile Gautier. « Il n’existe pas de grand papier de cet ouvrage, un des chefs-d’œuvre de Gautier » (Carteret, I, 333). « Recherché. Rare en reliures d’époque de qualité » (Clouzot, 129). « Il nous présente d’abord un château abandonné en Gascogne, dans la première moitié du XVIIe siècle, où le dernier héritier des Sigognac vit mélancoliquement dans la misère, avec la seule compagnie d’un vieux valet, d’une haridelle et d’un chat. Une troupe de neuf comédiens errants interrompt sa solitude pleine de paresse, en lui demandant l’hospitalité pour une nuit. Ces gens étranges accompagnés de quatre femmes, avec leur enjouement, leur langage gracieusement maniéré, avec leur bonne humeur sans arrière-pensée, enchantent le jeune baron de Sigognac et le persuadent de se joindre à eux, au moins pour rejoindre Paris où il trouvera meilleure fortune. Ensuite le jeune homme finit par se lier d’amitié avec ces braves gens et, à la mort du pauvre Matamore, accepte de prendre sa place, en prenant le nom de Capitaine Fracasse. Un amour profond et délicat commence à le lier à la jeune Isabelle. Pendant ce temps se déroulent d’étranges aventures et défilent sous nos yeux d’agréables descriptions de pays, de villages, d’auberges, tavernes, bouges, théâtres et villes... Il est clair que cette œuvre dérive du ‘Roman comique’ de Scarron. Une fois de plus la meilleure inspiration de Th. Gautier est d’ordre descriptif : il a ici dessiné et colorié une belle série d’estampes Louis XIII, comme il avait cherché à faire une collection d’exquis tableaux de la fin du XVIIe siècle dans ‘Mademoiselle de Maupin’ [...] le livre doit être considéré comme l’œuvre en prose la mieux réussie et la plus caractéristique de cet écrivain pittoresque. » (Dictionnaire des Œuvres, I, 555). Bel exemplaire du chef-d’œuvre de Gautier revêtu d’élégantes reliures de l’époque. Rare dans cette condition.‎

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EUR6,900.00

‎GERARD, Louis-Philippe.‎

Reference : LCS-186387

‎Le Comte de Valmont, ou les Égarements de la raison. Une source précieuse des Liaisons dangereuses reliée à l’époque au chiffre couronné de l’Impératrice de Russie, Marie Feodorovna, mère des Tsars Alexandre Ier et Nicolas Ier.‎

‎L’édition est ornée d'un frontispice gravé en taille-douce par Dieudonné Bassompierre et d'une vignette aux armes de la reine Marie-Antoinette. Paris, Liège, Anne-Catherine Bassompierre, 1778. 5 volumes in-8. Collationné complet. Demi-maroquin rouge à coins, dos lisses ornés en long de roulettes dorées, chiffre couronné en tête, tranches vertes. Reliure de l’époque. 177 x 105 mm.‎


‎L’un des modèles des Liaisons dangereusesrelié à l’époque au chiffre de Maria Féodorovna (1759-1828), grande duchesse, puis Impératrice de Russie. «L’abbé Gérard (1737-1813) a transposé dans la société aristocratique et catholique française les problèmes de psychologie et de morale familiales qui faisaient la matière des romans de Richardson et de Rousseau ; il y a ajouté les problèmes de la vie publique » (H. Coulet, Le Roman jusqu’à la Révolution). Le Comte de Valmont, œuvre du Chanoine Gérard (1737-1813), connut un immense succès. Les égarements personnels dans lesquels était tombé l’auteur avant de devenir prêtre paraissent lui avoir donné l’idée de cet excellent ouvrage qu’il publia d’abord en 3 volumes in-12, et qui aujourd’hui en a 5. Le Comte de Valmont a eu plus de quinze éditions. L’auteur «y montre dans une fiction les écarts d’un jeune homme entraîné par ses passions et par des sociétés pernicieuses, et y établit les preuves qui ramènent tôt ou tard à la religion un esprit droit et un cœur vertueux ». «Au royaume de la littérature en prose de l’époque c’est l’abbé Philippe-Louis Gérard qui réconciliait le mieux le monde du devoir et celui du plaisir. Le bon abbé écrivit un roman épistolaire qui allait être réédité à plusieurs reprises jusqu’à la fin du siècle. Le titre même de l’ouvrage, «Le Comte de Valmont, ou les égarements de la raison», évoquait celui du roman scandaleusement grivois de Crébillon, «Les Egarements du cœur et de l’esprit»; et nous voyons rétrospectivement que Valmont, le héros du roman, préfigurait par son nom et son caractère, le protagoniste essentiel du chef-d’œuvre de Laclos. Le roman de l’abbé nous raconte la rédemption d’un aristocrate roué. Celui-ci a retrouvé la foi en la seule vraie religion grâce à une épouse dont la vertu est indiscutable. Ce roman émoustilla les lecteurs de Gérard grâce à une série de longues notes figurant au bas des lettres. Elles s’intitulent «notes sur l’adultère», «sur tout engagement irrégulier», «notes sur les lieux de débauche», «sur le jeu» … en même temps, l’abbé avait inséré d’édifiants passages sur «l’amour de Dieu», «les devoirs des pères de famille» et «la dignité de l’homme» » (Otis Fellows). Philippe-Louis Gérard fit ses études au collège Louis le Grand sous les jésuites. «Après 1789 l’abbé Gérard fut témoin des excès de la révolution, et eut sa part des persécutions de ces temps troublés; il resta longtemps en prison. Rendu à la liberté, il alla passer dans la retraite le reste de sa vie, occupé de la culture des lettres ». L’édition est ornée d'un frontispice gravé en taille-douce par Dieudonné Bassompierre et d'une vignette aux armes de la reine Marie-Antoinette. Très bel exemplaire au chiffre de Maria Feodorovna (1759-1828), grande-duchesse puis Impératrice de Russie. Née princesse Dorothée-Sophie-Augusta de Wurtemberg, nièce de Frédéric le Grand, elle épousa en octobre 1776 Paul, fils de la grande Catherine. Il monta sur le trône à la mort de sa mère, le 17 novembre 1796. Sa haine de la Révolution française fut telle qu’il interdit l’importation de tout livre français. ‎

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EUR12,000.00

‎[GHEERAERTS, Marcus] / VONDEL, Joost van Den.‎

Reference : LCS-18342

‎Vorsteliicke Warande der dieren [...] Oock met aerdige Afbeeldingen geciert, ende constich in coper gesneden, door Marcus Gerards, Schilder. Précieuse réunion de deux livres de fables illustrés de la plus grande rareté, en éditions princeps.‎

‎Entièrement mis en couleurs à l’époque et conservés dans leur cartonnage du XVIIe siècle. Amsterdam, Dirck Pietersz, 1617. In-4 : 3*4, A2B-2H4 2I6 ; pp. (12), 126 ff. ornés de 125 gravures à mi-page. 125 double-pages avec une fable imprimée sur la page de droite et la gravure illustrant la fable en regard. [Relié avec] : II- Vondel, Joost van Den. Den Gulden Winckel der Konstlievende Nedelanders. Amsterdam, Dirck Pieterz, [1613]. A-V4 ; lvs. (1-4), 5-78, (2), soit 78 ff. ornés de 74gravures, (2) ff. Les 4 premiers ff. ont été coupés au niveau de la marge latérale sans manque de texte. Soit deux ouvrages reliés en un volume in-4. Qq. déchirures marginales restaurées, qq. mouillures. Cartonnage bleu du XVIIIe siècle, dos lisse avec étiquette pour le titre en papier, non rogné. Reliure du XVIIIe siècle. 196 x 149 mm.‎


‎Rares éditions originales de ces deux recueils de fables illustrés de 199 superbes gravures au total. I- Editio princeps but the complete set of plates has been derived from ‘Esbatement Moral des animaux’ and printed from the original blocks. « Title engraving and 125 numbered copperplate emblems by Marcus Gheeraerts. Unger 85; de Vries 73; Hodnett p. 69 ; Schuytvlot 54. » Landwher, Emblem and fable books printed in the Low countries, 886 ; Praz p. 532. L’ensemble des 125 gravures de fables, ainsi que la vignette du feuillet de titre ont été coloriées à la main à l’époque. The emblems of Vorteliicke Warande are especially charming, with most portraying animals with anthropomorphic brio. II- “Engraved title by P. Serwouters and 74 full-page copperplate emblems by G. de Jode after C. van den Broeck. Each emblem with a distichon heading, below another of a Bible text. The plates have a letter engraved in the plate from A to T. Editio princeps but the plates derive from L. van Haecht Goitsenhoven. Unger 71; de Vries 52; Schuytvlot 45 ». Landwehr, 876. Le “Prince des poètes” néerlandais, Joost van den Vondel réserve ses fables «difficiles» pour son recueil De Vorsteliicke Warande der dieren (Le Jardin royal des animaux, Amsterdam, 1617). L’ensemble des 74 gravures ainsi que le frontispice ont été coloriés à la main à l’époque. Précieuse réunion de deux livres de fables illustrés de la plus grande rareté, en éditions princeps, entièrement mis en couleurs à l’époque et conservés dans leur reliure en cartonnage du XVIIIe siècle.‎

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EUR35,000.00

‎GIDE, André.‎

Reference : LCS-17949

‎Les Faux-Monnayeurs. Roman. L’édition originale des Faux-Monnayeurs.‎

‎Exemplaire de tête, l’un des 112 réservés aux bibliophiles de la NRF. Paris, N.R.F., 1925. In-4 tellière de 503 pp., (1) f. d’achevé d’imprimer, (1) f. bl. Relié en maroquin brun janséniste, dos lisse avec le titre frappé or, doublures de maroquin crème ornées d’un liseré de maroquin brun mosaïqué en encadrement, gardes de soie bordeaux, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, chemise et étui. (Knoderer). 212 x 161 mm.‎


‎Edition originale de l’une des œuvres majeures de Gide, « la seule de ses œuvres de fiction que l’écrivain ait appelée roman ». Précieux exemplaire de tête, numéroté LVII, l’un des 112 réservés aux bibliophiles de la NRF. Bien que l’ouvrage porte la date de 1925 sur la couverture et l’achevé d’imprimer, il ne fut mis en vente qu’en février 1926. Roman d’apprentissage traditionnel, où des jeunes gens sont initiés à la vie, « Les Faux-Monnayeurs » est aussi étonnamment novateur. « Dépouiller le roman de tous les éléments qui n’appartiennent pas spécifiquement au roman… les événements extérieurs, les accidents, les traumatismes, appartiennent au cinéma : il sied que le roman les lui laisse. Même la description des personnages ne me paraît point appartenir proprement au genre. Oui vraiment, il ne me paraît pas que le roman pur (et en art, comme partout, la pureté seule m’importe) ait à s’en occuper… le romancier, d’ordinaire, ne fait point suffisamment crédit à l’imagination du lecteur ». André Gide. Les Faux-Monnayeurs. Très bel exemplaire revêtu d’une élégante reliure en maroquin doublé de Knoderer, avec les couvertures et le dos conserves.‎

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EUR5,500.00

‎GIRARD DE VILLETHIERRY, L’abbé.‎

Reference : LCS-18606

‎La Vie des gens mariez ou les obligations de ceux qui s'engagent dans le mariage. La Vie des gens mariez patronné par Madame de Maintenon eut un grand succès à sa parution en 1694.‎

‎Superbe exemplaire à grandes marges revêtu d’une éblouissante reliure de l’époque en maroquin rouge au dos finement orné. Paris, André Pralard, 1694. In-12 de (12) ff., 484 pp., (1) f. Maroquin rouge, double encadrement de double filet doré sur les plats avec fleurons d’angle à la Duseuil, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque attibuable à Boyet. 168 x 93 mm.‎


‎Edition originale rare de «La vie des gens mariez» de Girard de Villethierry. L'auteur, Jean Girard de Ville-Thierri (1641-1709) partagea sa vie entre ses devoirs d'ecclésiaste et la composition d'un grand nombre d'ouvrages de piété qui, recueillis, pourraient composer un corps de morale pratique pour tous les états de la société. Cet ouvrage eut un énorme succès à sa parution grâce à Madame de Maintenon qui, proche de l’Abbé, en recommanda sa lecture. Cette dernière fera planer sur la Cour, à la fin du règne de Louis XIV, une ère de dévotion et d'austérité. Elle accrut le poids du clergé de façon considérable et eut une réelle influence sur le Roi, notamment concernant la décision qui conduira à la révocation, en 1685, de l'édit de Nantes. On trouve dans ce traité des lumières, de la solidité; c’est toujours en s'étayant de l’autorité de l’Ecriture sainte, des Pères et des conciles, que l’auteur propose les règles que chacun doit suivre. Il règne une noble simplicité qui convient à cette sorte de livres. «La paix ne règne pas longtemps entre des gens qui n'ont point consulté Dieu sur l'alliance qu’ils vouloient contracter, & qui ne se sont unis que par des motifs d'intérêt, d’ambition, ou de sensualité; & bien loin de conserver entr'eux une sainte union, ils se chagrinent les uns les autres par leurs mauvaises humeurs & par leurs impatiences; ils deviennent même ennemis en plusieurs rencontres & ils se persécutent avec toute sorte d’animosité. La plupart des gens mariez ne se conduisant que par l’esprit du monde, il arrive tous les jours qu’ils commencent une infinité d’injustices dans la dispensation de leurs biens: tantôt ils les aiment avec excès, & ils tombent dans l’avarice; & tantôt ils les dépensent avec profusion, & ils les font servir à leurs débauches: & l’on en voit plusieurs qui excitent le trouble & la division dans leurs familles par le partage inégal qu’ils en font. Ils négligent presque toujours de s’appliquer à l’éducation de leurs enfants, & plusieurs d’entr’eux leur en donne une toute païenne, & entièrement opposée à l’esprit de l’évangile, & par ce moïen ils se rendent coupables de la plupart des abus qui se commettent dans les differentes conditions, soit Ecclesiastiques, ou, seculières; car les enfans qu’ils élèvent mal, remplissent, lorsqu’ils sont parvenus à l’âge viril, les charges & les emplois de l’Eglise et de la Republique, & ils y portent ordinairement les passions & les mauvaises dispositions dans lesquelles ils les ont entretenus pendant leur jeunesse. C’est pour prévenir tous ces maux differens, & pour en garentir les fideles, que j’ai entrepris ce traité.» (Gérard de Villethierry). Superbe exemplaire a grandes marges revêtu d’une remarquable reliure en maroquin de l’époque attribuable à Boyet.‎

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EUR3,900.00

‎GODARD‎

Reference : LCS-5240

‎La Nouvelle Muse La Nouvelle Muse de Godard‎

‎Rare édition originale de ce recueil poétique de Jean Godard. Lyon, 1618.GODARD, Jean. La Nouvelle Muse, ou, les Loisirs de Jean Godard, parisien. [Suivi de] : L’H Françoise de Jean Godard parisien. Lyon, Claude Morillon, 1618.Petit in-8 de 226 pp., (18) ff. Tache à la p.34, pâle mouillure angulaire, inscription manuscrite ancienne à l’encre au verso du dernier feuillet. Relié en plein veau brun glacé, filet à froid encadrant les plats, dos lisse orné de fleurons et roulettes dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet doré sur les coupes, tranches rouges. Mors légèrement frottés. Reliure du XVIIIe siècle.172 x 101 mm.‎


‎Rare édition originale de ce recueil contenant un grand nombre de pièces poétiques de Jean Godard: élégies, trophées à Henri IV, odes ou stances sur l’Ambition, la Malice, la Tempérance, la Courtoisie,… Brunet, II, 1634; Graesse, Trésor de livres rares, III, 98. Jean Godard, poète français né à Paris le 15 septembre 1564, était lieutenant général au bailliage de Ribemont; il mourut en 1630. «Il passa une grande partie de sa vie à Villefranche en Beaujolais; mais en souvenir de sa ville natale, il prit le titre de Parisien sur le frontispice de ses ouvrages. Ils lui procurèrent une brillante réputation…; on alla jusqu’à le mettre au niveau de Ronsard; c’était alors le nec plus ultra de la louange. » (Biographie générale, XX, 878). A la fin de la présente édition on trouve un discours en prose sur la lettre H intitulé L’H françoise, qui contient des observations intéressantes. «Jean Godard, à la fois érudit et d’un esprit enjoué, dédie à du Vair, garde des Sceaux de France, un traité de la langue française plus particulièrement consacré à l’orthographe et qui contient des détails instructifs. Sans qu’on puisse le déclarer novateur, puisqu’alors une grande liberté orthographique était admise, on jugera de celle qu’il adopte dans son livre et de l’esprit dans lequel il est écrit ». (Firmin-Didot, Observations sur l’orthographe française, p. 213-216). «Godard était grammairien: il a composé un ‘discours sur la lettre h’, et qui contient des observations fort nouvelles dans son temps, desquelles même on peut profiter aujourd’hui.» (Catalogue Viollet Le Duc, I, p. 434) Dans les poésies amoureuses de Godard on reconnait l’influence de Ronsard et de Desportes. Bel exemplaire de cette rare originale littéraire, conservé dans son élégante reliure en veau glacé du XVIIIe siècle.‎

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EUR23,000.00

‎GOETHE‎

Reference : LCS-186453

‎Werther ‎


‎Les Souffrances du jeune Werther: la célébrité de Goethe es faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne. Précieuse édition française, la première citée par Brunet, des Souffrances du jeune Werther. Goethe, Johann-Wolfgang. Werther, traduction de l’Allemand de Goethe par C. Aubry. Nouvelle Edition, revue et corrigée par le Traducteur. Avec Figures en taille-douce. Paris, de l’Imprimerie de Didot Jeune, 1797. 2 tomes en 2 volumes in-18 de: I/ x, 178 pp., 2 figures hors texte; II/ 209 pp., (6) pp. pour le catalogue de Didot, 2 figures hors texte. Veau granité, roulette dorée à la grecque sur les plats, dos lisses richement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, coupes décorées, tranches dorées. Reliure de l’époque. 127 x 78 mm. Précieuse édition française, la première citée par Brunet, des Souffrances du jeune Werther. Quérard, Fr. litt., III, 395 ; Martin & Mylne 77.41 ; Cohen 442. Werther, ce roman dont l'influence fut si grande sur toutes les littératures européennes, parut à Leipzig en 1774 ; la première traduction française est, croyons-nous, celle de George Deyverdun (Maestricht, J.-E. Dufour, 1775 et 1776, 2 vol. in-12), puis vint celle de Seckendorf (Erlangen, 1776, in-8), suivie de près par celle d'Aubry qui, d'après Quérard, serait en grande partie l'œuvre du comte de Schmettau, (Mannheim et Paris, Pissot, 1777, in-8). D'autres traductions furent ensuite publiées par L.-C. de Salse (Basle, J. Decker, 1800, 2 vol. in-8), H. de La Bédoyère (Paris, Colnet, an XII, in-12), Sévelinges (Paris, Demonville, 1804, in-8), Allais (Paris, Dauthereau, 1827, 2 vol. in-32), Pierre Leroux (Paris, Charpentier, 1839, in-12), et Louis Énault (Paris, Hachette, 1855, in-12). En 1774 paraît à Leipzig le premier roman d’un auteur presque inconnu, âgé de 25 ans: Les Souffrances du jeune Werther. Cette œuvre rencontre en Allemagne un succès immédiat. Les revues discutent de la moralité ou de l’immoralité des deux petits volumes, les lecteurs se les arrachent, certains voient dans le destin de Werther un modèle à suivre. La célébrité de Johann Wolfgang Goethe est faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne. Une première traduction française paraît en 1776. Lorsque, trente-deux ans plus tard, le 2 octobre 1808, Napoléon traversant l’Allemagne en conquérant se trouve à Erfurt, il demande à voir Goethe: c’est pour parler avec l’auteur de Werther, un livre qu’il a lu sept fois et qui l’a accompagné lors de sa campagne d’Egypte. «Le Werther est un défi au roman vertueux des Lumières. Mais son discours est avant tout une profession de foi subjectiviste: une quête du sens de la vie par une âme exigeante qui ne se contente plus des modes traditionnels de l’insertion sociale ni des conceptions en vigueur concernant le salut» (Dictionnaire des Œuvres). Les Souffrances du jeune Werther, premier roman de Goethe, connut un succès incroyable dès sa sortie, apportant ainsi du jour au lendemain une notoriété considérable dans toute l'Europe à son auteur. Cela déclencha ce qu'on appela alors la « fièvre werthérienne ». Mme de Staël écrira que «Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde...». Goethe lui-même déclara «L'effet de ce petit livre fut grand, monstrueux même... parce qu'il est arrivé au bon moment, mais... le suicide n'est en aucun cas une solution défendue par le livre». Le volume est orné de 4 figures de Berthon gravées par Duplessis-Bertaux. Précieux exemplaire sur papier vélin conservé dans ses élégantes reliures de l’époque aux dos lisses finement ornés.‎

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EUR3,000.00

‎GOETHE, Johann-Wolfgang.‎

Reference : LCS-18025

‎Les Souffrances du jeune Werther. Traduction nouvelle orné de trois gravures en taille douce. Les Souffrances du jeune Werther : la célébrité de Goethe est faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne.‎

‎Précieuse édition française illustrée des Souffrances du jeune Werther. Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’Aîné, 1809. In-8 de vi pp., (1) f., 234 pp. et 3 planches hors-texte. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, non rogné. Reliure signée R. Wallis binder. 217 x 134 mm.‎


‎Précieuse édition française des Souffrances du jeune Werther dans une traduction nouvelle donnée par le comte de La Bédoyère. Cohen 442. Werther, ce roman dont l'influence fut si grande sur toutes les littératures européennes, parut à Leipzig en 1774 ; la première traduction française est, croyons-nous, celle de George Deyverdun (Maestricht, J.-E. Dufour, 1775 et 1776, 2 vol. in-12), puis vint celle de Seckendorf (Erlangen, 1776, in-8), suivie de près par celle d'Aubry qui, d'après Quérard, serait en grande partie l'œuvre du comte de Schmettau, (Mannheim et Paris, Pissot, 1777, in-8). D'autres traductions furent ensuite publiées par L.-C. de Salse (Basle, J. Decker, 1800, 2 vol. in-8), H. de La Bédoyère (Paris, Colnet, an XII, in-12), Sévelinges (Paris, Demonville, 1804, in-8), Allais (Paris, Dauthereau, 1827, 2 vol. in-32), Pierre Leroux (Paris, Charpentier, 1839, in-12), et Louis Énault (Paris, Hachette, 1855, in-12). En 1774 paraît à Leipzig le premier roman d’un auteur presque inconnu, âgé de 25 ans : Les Souffrances du jeune Werther. Cette œuvre rencontre en Allemagne un succès immédiat. Les revues discutent de la moralité ou de l’immoralité des deux petits volumes, les lecteurs se les arrachent, certains voient dans le destin de Werther un modèle à suivre. La célébrité de Johann Wolfgang Goethe est faite et son nom restera longtemps attaché à cet événement littéraire, au premier roman allemand qui franchit véritablement les frontières de l’Allemagne. Une première traduction française paraît en 1776. Lorsque, trente-deux ans plus tard, le 2 octobre 1808, Napoléon traversant l’Allemagne en conquérant se trouve à Erfurt, il demande à voir Goethe : c’est pour parler avec l’auteur de Werther, un livre qu’il a lu sept fois et qui l’a accompagné lors de sa campagne d’Egypte. « Le Werther est un défi au roman vertueux des Lumières. Mais son discours est avant tout une profession de foi subjectiviste : une quête du sens de la vie par une âme exigeante qui ne se contente plus des modes traditionnels de l’insertion sociale ni des conceptions en vigueur concernant le salut » (Dictionnaire des Œuvres). Les Souffrances du jeune Werther, premier roman de Goethe, connut un succès incroyable dès sa sortie, apportant ainsi du jour au lendemain une notoriété considérable dans toute l'Europe à son auteur. Cela déclencha ce qu'on appela alors la « fièvre werthérienne ». Mme de Staël écrira que « Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde... ». Goethe lui-même déclara « L'effet de ce petit livre fut grand, monstrueux même... parce qu'il est arrivé au bon moment, mais... le suicide n'est en aucun cas une solution défendue par le livre ». Le volume est orné de 3 superbes figures de Moreau gravées par de Ghendt et Simonet. « Existe sur papier vélin, avec les figures avant la lettre » mentionne Cohen, cas du présent exemplaire. Précieux exemplaire sur grand papier vélin, bien complet des 3 figures avant la lettre, conservé à toutes marges car non rogné, relié en maroquin rouge au XIXe siècle par R. Wallis.‎

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EUR4,500.00

‎GOMBERVILLE, Martin Le Roy‎

Reference : LCS-18299

‎La Doctrine des mœurs ou sont représentés en cent tableaux la différence des passions, qui enseignent la manière de parvenir à la Sagesse universelle. « La doctrine des Mœurs » de l’un de nos premiers académiciens, ornée de 103 gravures, destinée au roi Louis XIV âgé de 8 ans et destinée à la formation de la jeunesse.‎

‎Précieux et élégant exemplaire conservé dans son maroquin fleurdelysé de l’époque, de provenance royale, entré dans la bibliothèque « Joannis Francisci Chaussat » avec ex-libris armorié et « Maria Catharina de Pradon ». Au Palais, (Paris), Chez A. Soubron, 1681. In-12 de (16), 412 p., 103 figures à pleine page comprises dans la pagination, nombreuses lettrines, bandeaux et fleurons typographiques. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, grande fleur de lys dorée aux angles, dos à nerfs fleurdelysé, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure à destination royale de l’époque. 158 x 90 mm.‎


‎« Les 103 gravures font tout le prix de cet ouvrage » (Michaud). Première édition in-12 parue après l’in-folio de 1646. Ouvrage de luxe, volume d’apparat déguisé en promenade de méditation morale, ce défilé d’images, de citations et de commentaires chargés d’édifier l’âme et de la guider aux carrefours de sa destinée humaine ajoute sa pierre à la muraille que la France de la raison lucide et de la monarchie solaire dresse contre les ténèbres de la mélancolie enveloppant l’Europe baroque de son manteau ombreux. Entre les lumineux Principes de la philosophie de Descartes (1644-1647) et le sombre Paradis Perdu de Milton (1667), La Doctrine des mœurs (1646) illustre de ses images pondérées, ordonnées et architecturées la réaction française à l’angoisse d’un monde qui va sortir pantelant de la guerre de Trente ans en 1648. Ce livre de commande s'inscrit naturellement dans l'univers littéraire de Gomberville, même si sa genèse atteste l'existence de calculs éditoriaux et d'enjeux courtisans. Le travail de lecture réalisé à partir des gravures et des textes recueillis par Van Veen témoigne en fait d'un projet de réorientation médité : destiné à un roi âgé de huit ans et adressé à la jeunesse, ce recueil illustré de morales témoigne d'une intention pédagogique et psychologique cohérente fondée en partie sur le charme et le pouvoir de la représentation figurée. Ces conclusions invitent à reconsidérer l'hypothèse naïve d'un beau livre illustré et à accréditer la thèse d'une école des images. A quatorze ans Gomberville fit paraître un volume de poésies, composé de cent dix quatrains dont le sujet annonce une maturité de jugement bien extraordinaire dans un enfant de cet âge. C’est le tableau du bonheur de la vieillesse opposé aux agitations de la jeunesse. Il composa ensuite des romans pleins de sentiments élevés et d’aventures imaginaires attribuées à des personnages réels. C’était le goût du siècle : et ceux de Gomberville eurent un succès tel, qu’à la formation de l’Académie, le cardinal de Richelieu l’en désigna un des premiers membres. La richesse de son univers imaginaire et sa conception d’un roman à grand spectacle sont aujourd’hui appréciées à leur juste valeur et ont entrainé largement la réhabilitation d’un romancier dont on mesure mieux les qualités et l’ambition. Précieux et élégant exemplaire conservé dans son maroquin fleurdelysé de l’époque, de provenance royale, entré dans la bibliothèque « Joannis Francisci Chaussat » avec ex-libris armorié et « Maria Catharina de Pradon ».‎

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EUR3,500.00

‎GOUDELIN, Pierre‎

Reference : LCS-15520

‎Las Obros augmentados d’uno noubélo Floureto. Les Oeuvres de Goudelin, le plus célèbre et le plus inventif des poètes languedociens‎

‎La première édition complète des Œuvres de Pierre Goudelin, émule de Theophile de Viau et de Mathurin Régnier, conservée dans sa première reliure en vélin souple de l’époque. Toulouse, Pierre Bosc, 1648. In-4 de (16) pp., 213, (1) p.bl., (70) pour le Dictionnaire de la langue toulousaine, 104 pp. Plein vélin souple de l’époque, dos lisse orné du titre manuscrit en tête et de la date en queue. Reliure de l’époque. 230 x 165 mm.‎


‎Première édition complète des Œuvres du poète languedocien ; elle est aussi la dernière publiée de son vivant. Graesse, Trésor de livres rares, 123 ; Brunet, II, 1676. « L’édition de 1648 est la première complète et la dernière publiée du vivant de l’auteur, qui mourut le 16 septembre de l’année suivante ; le Dictionnaire en fait partie ». (Brunet) « Édition recherchée parce qu’elle est la dernière de ce recueil qui ait paru du vivant de l’auteur ». (Techener, n°9621) Pierre Goudelin ou Goudouli (1580-1649), le plus célèbre et le plus inventif des poètes languedociens, utilise l’ensemble des registres de langues. Il conçoit des spectacles poétiques pour les fêtes somptueuses données à la cour de Toulouse. Mais l’intérêt de son œuvre poétique dépasse de très loin le cadre régional ; émule d'une école locale poétique proche de l'esthétique baroque de Théophile de Viau, de l'écriture de Mathurin Regnier et de l'état d'esprit épicurien de Montaigne, Goudelin jouit de son vivant d’une réputation immense. Certains passages de Molière (qui séjourne à Toulouse en 1649) et de Cyrano de Bergerac sont inspirés de ses textes. « Enjoué, spirituel, homme de plaisir plutôt qu’homme d’étude, il fut recherché par les grands seigneurs, dont il égaya les fêtes. Il sut se les attacher par ses saillies, ses bons mots et les charmes d’une conversation pleine de cette verve piquante et de cet entrain qui sont les qualités habituelles des hommes du midi. Il devint le protégé et ami d’Adrien de Montluc, comte de Carmain. Les vers de Goudouli, chants royaux, ballades, stances, élégies, épigrammes, écrits dans cet idiome languedocien, dans ce dialecte ‘moundi’ dont il sut reproduire toutes les finesses et toutes les harmonies, furent récités ou chantés dans toutes les fêtes ; et il jouit pendant sa vie d’une réputation immense... Goudouli ne trouva pas un protecteur moins empressé dans le duc de Montmorency. Il composa, pour les fêtes somptueuses que donnait ce grand seigneur à la cour de Toulouse, un grand nombre de vers ; et pour les ballets, des discours qu’il récitait lui-même en masque, selon la coutume. Les œuvres du poète, que les habitants de Toulouse surnommèrent ambitieusement ‘l’Homère du Languedoc’, ont été imprimées plusieurs fois : à Toulouse, en 1648 ». (Nouvelle Biographie générale, t. 21, 371) On trouve ici la première édition complète de son œuvre maîtresse, le célèbre « Ramelet Moundi » (le « Bouquet toulousain »). Il comporte des odes, des stances (dont A l'hurouso memorio d'Henric le Gran, composée en l'honneur du roi Henri IV), des sonnets, quatrains et autres proses carnavalesques, chansons à boire, etc.. Le Dictionnaire de la langue tolosaine occupe 70 pages. L'ouvrage est orné de 2 belles vignettes en pages de titres, de bandeaux, culs de lampes et de lettrines décorées. Précieux exemplaire, de toute pureté, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque. Provenance : ex libris manuscrit sur le titre (Boussanelle ?), de la bibliothèque du Docteur Escat de Toulouse avec son tampon répété sur le contreplat et la page de garde.‎

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‎GRASSET, Eugène.‎

Reference : LCS-17306

‎Histoire des Quatre Fils Aymon, tres Nobles et tres Vaillans Chevaliers. Illustrée de compositions en couleurs par Eugène Grasset. Gravure et impression par Charles Gillot. Introduction et Notes par Charles Marcilly. La plus belle édition illustrée d'Histoire des quatre fils d'Aymon‎

‎« Bel ouvrage, très rare et coté, surtout en grand papier, qui marque une époque dans l’illustration du livre moderne illustré. » Carteret.La plus belle édition illustrée de ce texte inspiré d'une légende du Moyen-âge, ornée à chaque page de compositions en couleurs d'Eugene Grasset par le procédé du Gillotage, tout juste inventé par Charles Gillot. Paris, H. Launette, 1883.In-folio de (4) ff., 224 pp., (8) ff. de notes, table et achevé d’imprimer, 2 gravures en couleur à pleine page dans le texte. Couvertures et dos conservés.Relié en plein maroquin noir à grain long, plats richement décorés en encadrement d’un filet doré, d’un double filet de maroquin rouge et d’un filet de maroquin aubergine, fleurons de maroquin aubergine aux angles, dos à nerfs orné, filet doré sur les coupes, large roulette intérieure dorée, superbes doublures de velours rouge à motifs dorés, tranches dorées sur témoins. Etui. Reliure datée et signée Noulhac 1911.279 x 221 mm.‎


‎La plus belle édition illustrée de ce texte inspiré d'une légende du Moyen-âge, ornée à chaque page de compositions en couleurs d'Eugene Grasset.Vicaire, IV, p.142.« Bel ouvrage, très rare et coté, surtout en grand papier, qui marque une époque dans l’illustration du livre moderne illustré ; début de l’invention ‘Gillot’, dite ‘gillotatge’ en couleurs.Tirage : 100 chine et 100 japon, et sur vélin teinté. Rechercher, de préférence, un chine relié avec cuir incisé par Marius Michel. »Carteret, IV, p.204.L’un des 100 précieux exemplaires de tête tirés sur Chine et numérotés de 101 à 200, celui-ci portant le n°186.« Beau livre, composé de 246 pages ornées chacune d’une composition différente tirée en couleurs. »(Ventes Rahir, Partie 6, 1971)."Histoire des quatre fils Aymon, though its initial reception was mixed, became a turning point in the history of illustration. As is remarked in its introduction, the legends of which it is composed have been given "the most luxurious form that a book can achieve"". (Ray, The Art of French illustrated book, 357).L’illustration se compose de 246 pages ornées de compositions en couleurs, dans le texte, autour du texte, en surimpression, à pleine page, par Eugene Grasset, gravées et imprimées par le procédé du Gillotage, procédé inventé par Charles Gillot.Illustration Art Nouveau et mise en page fort élaborée : chaque feuillet est illustré de cadres, ornements ou vignettes in texto de toutes tailles dont parfois la couleur de fond envahit la page... soit près de 250 compositions en couleurs et un travail de près d'une année pour réaliser l'impression."Premier livre illustré en photogravure et "chromographie", techniques inventées par Charles Gillot". (Monod, 6043).« Le gillotage, qui fit son apparition vers 1883, permettait de reproduire des dessins, spécialement composés pour être exécutés au trait, en camaïeu, en couleurs typographiques.Le premier ouvrage paru est celui d’Armand Silvestre, le Conte de l’archer, illustré par Poirson, édité par Lahure en 1883. La même année, Gillot publia l’importante œuvre : Histoire des quatre fils Aymon, illustrée par Grasset. Ce sont donc ces deux ouvrages qui furent les prototypes en couleurs de ce nouveau procédé. » Carteret, I, p.300.Superbe exemplaire conservé dans sa luxueuse reliure en maroquin mosaïqué signée de Noulhac.‎

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Littérature - Librairie Camille Sourget
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