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Phone number : 01 42 84 16 68PEINTURE CHINOISE EN ROULEAU REPRÉSENTANT UN CORTÈGE DE MARIAGE.
Reference : LCS-14866
Superbe peinture chinoise en rouleau horizontal représentant le cortège d’un mariage luxueux. Chine, dynastie Qing, seconde moitié du XIXe siècle. S.l.n.d. [Chine, dynastie Qing, seconde moitié du XIXe siècle].Rouleau horizontal peint sur soie et papier traditionnel chinois. Encre de Chine et lavis coloriés. Baguette d’enroulement en bois sombre ornée d’une bande de soie bleue. L’axe central du rouleau a un diamètre de 2 cm environ. Couverture décorée de soie multicolore. Dimensions du rouleau : environ 3,85 m de longueur x 0,36 m de largeur.
Superbe peinture chinoise en rouleau horizontal représentant le cortège d’un mariage luxueux. Le rouleau offre une palette de couleurs très variée, et en particulier de superbes violets, roses et verts traditionnels. La scène est également rythmée par l’emploi du rouge qui occupe une place importante dans ce thème festif. Il est intéressant de noter que les couleurs de peau sont codifiées selon les types de personnages. De nombreux rehauts d’or et d’argent ponctuent la scène et lui donnent du relief.On peut déduire du caractère luxueux de la peinture qu’elle fut commandée par une famille noble, puissante et aisée, comme en témoignent les inscriptions visibles sur la peinture, les somptueux trousseaux de la mariée, contenus dans un coffre d’une grande richesse décoré d’un dragon, symbole de puissance... Les nombreux détails du rouleau : les palanquins élégants, les magnifiques lanternes et boites de cadeaux, les bannières, soulignent l’importance et la richesse de la famille, sans jamais révéler son identité. La peinture porte trois inscriptions : 1. Sur une bannière : Deng Ke, 登科, signifiant qu'un membre de la famille (probablement le père déjà décédé) a été reçu aux examens impériaux, au niveau le plus élevé, ouvrant la voie à une haute fonction dans le gouvernement impérial, 2. sur une boîte: 登科, la même inscription que sur la bannière, mais en caractères stylisés, 3. sur une autre bannière (le deuxième caractère est à moitié caché): Shi Jia, せ家, signifiant qu'il s'agit d'une famille de “Mandarins” (les personnes de la famille, de génération en génération et depuis des temps anciens, ont toujours été des hauts fonctionnaires du gouvernement impérial). 76 personnages sont représentées sur la peinture. Le cortège se compose essentiellement de six groupes, définis selon des règles strictes de l'époque: a. la mère de la mariée, portée sur un palanquin, (le père, probablement décédé, n'est pas représenté sur le rouleau), b. un premier groupe de musiciens, c. un groupe de personnages porteurs de cadeaux, d. un deuxième groupe de musiciens, e. la mariée en tête d'un groupe de jeunes femmes, membres de la famille ou amies proches de la mariée, f. les porteurs du magnifique trousseau. Les deux groupes de musiciens, se composant de 8 et de 12 instrumentistes, accentuent l'atmosphère festive. Les instruments de musique représentés sont d'un grand intérêt pour les historiens de la musique chinoise: une cithare, plusieurs cornets, cymbales, flûtes, tambours ou tambourins, un lute et deux instruments dont on ne connaît pas l'équivalent en Europe et qui pourraient être des instruments de percussion. Les visages des 76 personnages sont expressifs et, contrairement à de nombreuses peintures chinoises, sont individualisés et peints avec une grande minutie. Les vêtements, aux couleurs particulièrement vives, sont élégants, en conformité avec la fête. Superbe peinture chinoise sur rouleau, mettant en scène le cortège de mariage d’une famille aisée sous la dynastie Qing, somptueusement mis en couleurs dans des tons vifs et chatoyants avec de nombreux rehauts d’or et d’argent.
L’un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin des Amours de Daphnis et Chloé, l’un des plus célèbres livres illustrés du XVIIIe siècle. Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, 1787. Petit in-folio de (1) f. bl., viii pp., (1) f., 175 pp., 29 planches hors-texte en couleurs numérotés, protégées par des serpentes. Maroquin rouge, filet et guirlande dorés encadrant les plats, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Etui. Reliure de l’époque. 319 x 240 mm.
Très belle édition du plus célèbre livre illustré français du XVIIIe siècle, imprimée sur la presse privée de Monsieur, comte de Provence, frère de LouisXVI, futur LouisXVIII, ornée de 29 copies au trait des figures originales du Régent, gravées par Martini. Un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin. Les peintures sont d'une extrême fraîcheur. «L’éditeur Lamy fit gouacher des suites de ces gravures au trait tirées sur vélin et les inséra dans des exemplaires de luxe.» (Cohen, 655). L'imprimerie de Monsieur était dirigée par Pierre-François Didot (dit Didot jeune) depuis 1779. Dans ce roman grec de Longus (fin du IIe siècle après Jésus-Christ), l’auteur raconte l’histoire de l’amour simple et naïf de Daphnis et Chloé, deux pauvres enfants abandonnés. La particularité de l’ouvrage de Longus, par comparaison avec les autres ouvrages du même genre c’est d’avoir laissé les péripéties au second plan, et d’avoir donné tout le relief aux aventures sentimentales des protagonistes. Daphnis et Chloé ont découvert, en une lente progression, leur sexualité, et le roman s’achève précisément sur l’accomplissement de l’acte charnel. Le roman célèbre Éros, bien sûr, mais aussi Pan et les Nymphes. Ce livre, traduit dans toutes les langues, fut remis au goût du jour en France par le Régent, Philippe d’Orléans et connut plusieurs belles éditions illustrées tout au long du XVIIIe siècle. La présente édition offre une traduction nouvelle par de Bure Saint-Fauxbin. Superbe exemplaire dont l’ensemble des gravures ont été gouachées à l’époque et rehaussées d’un double cadre peint en saumon et noir, conservé dans sa première reliure en maroquin de l’époque. Ce précieux exemplaire a appartenu à Napoléon III, comme en atteste son ex libris apposé au contreplat de la reliure. Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, troisième et dernier fils de Louis, roi de Hollande, et Hortense-Eugénie de Beauharnais, et neveu de Napoléon Ier, naquit à Paris au château des Tuileries, le 20 avril 1808 et devint le 22 juillet 1832, à la mort du duc de Reichstadt, le représentant direct de la dynastie napoléonienne; d’abord fixé en Suisse où il fut nommé capitaine d’artillerie, à Berne en 1824, il essaya en 1836 à Strasbourg, de renverser Louis-Philippe dans un mouvement militaire; arrêté et envoyé aux Etats-Unis, il fit en août 1840 à Boulogne une seconde tentative qui échoua et qui lui valut l’emprisonnement perpétuel, mais il réussit à s’enfuir du fort de Ham le 26 mai 1846 et à gagner la Belgique; de retour en France lors de la révolution de 1848, il fut élu député en juin 1848, puis président de la république le 10 décembre de la même année. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 qu’il fit contre l’Assemblée législative lui donna la présidence pour dix ans; enfin, proclamé empereur à la suite d’un plébiscite des 21-22 novembre 1852, le 1er décembre 1852, Napoléon III épousa le 29 janvier 1853, Marie-Eugénie de Gusman, comtesse de Téba, seconde fille du comte de Montijo. Sous son règne la France jouit d’une grande prospérité industrielle et commerciale due en partie à nombre de mesures d’utilité publique prises par le gouvernement, tandis qu’à l’extérieur, une suite de guerres, dont la fin de la conquête de l’Algérie, nous donnait la Savoie, le comté de Nice et la Cochinchine. A la suite de la défaite de Sedan où l’empereur avait été fait prisonnier, la république fut proclamée à Paris le 4 septembre. Napoléon III mourut en exil à Chislehurst, en Angleterre, le 9 janvier 1873. (Olivier Pl. 2659, 15).
Rarissime suite illustrant les jeux et divertissements de la Toscane au XVIIIe siècle, entièrement aquarellée à l’époque. Florence, 1790. Firenze, Pagni, e Bardi, 1790. In-folio oblong de (1) f. de titre et 24 estampes. Relié vers 1900 en demi-basane rouge à coins, dos à nerfs orné. 328 x 452 mm.
Édition originale rarissime de cette suite consacrée aux jeux et aux divertissements en Toscane au XVIIIe siècle. Elle se compose d’un frontispice et de 24 estampes gravées et aquarellées à l’époque par Giuseppe Piattoli intitulées: La Berlina, Il Beccalaglio, La Pentolaccia, L’Altalena, Il Pallone, Le Pallottole, Il Guancialin d’oro, Bicci calla calla, Capo a nascondersi, Il Saccomazzone, La Trottola, Il Cappelletto, Madonna Fuscellina, Il Ceppo, Il Ballo, Le Befane, Le Chiavi, Il Berlingaccio, Le Rificolone, I Birilli, Trucco a terra, La Civetta, L’Infilalago et La Lotta. L’artiste et graveur Giuseppe Piattoli (1750-1815) a enseigné l’art du dessin à l’Académie de Florence de 1785 à 1807. Cette suite complète est rarissime. Elle est du plus haut intérêt tant pour l’histoire des jeux et des divertissements que pour l’histoire du costume ou de l’architecture d’interieur. L’artiste s’attache en effet à représenter chaque scène de jeu avec un grand réalisme, dépeignant de manière détaillée l’ameublement des intérieurs toscans et l’architecture des lieux. D’après nos investigations, parmi l’ensemble des bibliothèques publiques, seule la Library of Congress possèderait un exemplaire de cet ouvrage. Précieuse et rarissime suite illustrant les divertissements en Toscane au XVIIIe siècle, entièrement aquarellée à l’époque dans des tons vifs et chatoyants.
Précieux coffret finement orné renfermant 6 volumes miniatures illustrés en couleurs décrivant les régions françaises. Paris, 1839. Paris, Marcilly ainé, 1839.Coffret renfermant 6 livres minuscules. Chacun des volumes comporte 31 pp. et 2 lithographies en couleurs. Coffret comportant un couvercle très finement orné de motifs dorés et d’une vignette gravée et coloriée au centre représentant un couple en costume régional. Chacun des 6 volumes compris dans le coffret est relié en cartonnage blanc orné sur le plat supérieur de motifs dorés et d’une vignette centrale en couleurs représentant une femme en costume régional. Coffret d’origine.Dimensions du coffret : 194 x 139 mm. Dimensions des volumes : 118 x 77 mm.
Superbe coffret renfermant 6 petits fascicules consacrés aux diverses régions françaises ainsi qu’à leurs costumes traditionnels.Les 6 volumes décrivent la Normandie, le Béarn, l’Auvergne, la Gascogne, la Bretagne et l’Alsace.Chacun des volumes est orné de 3 lithographies aquarellées à l’époque dépeignant les costumes traditionnels des régions décrites, une sur le plat supérieur et 2 à l’intérieur des volumes.Rare exemple d’un précieux coffret bien complet de ses 6 volumes miniatures, dans un très bon état de conservation.
Edition originale de « the only illustrated work on Brazilian natural history » (Borba de Moraes) ornée de 429 gravures sur bois. Batavorum, apud Franciscum Hackium et Amstelodami, apud Lud. Elzevirium, 1648.In-folio de (6) ff. y compris le frontispice gravé, I/ De medicina brasiliensi libri quatuor : 122 pp. et (1) f. d’index ; II/ Historiae rerum naturalium Brasiliae, libri octo : (4) ff., 293 pp. et (7) pp. d’index. Quelques rousseurs et qq. discrètes galeries de vers sans gravité. Relié en peau de truie estampée à froid sur ais de bois, dos à nerfs. Reliure de l'époque. 365 x 230 mm.
Édition originale de l’un des plus beaux livres du XVIIe siècle sur l’histoire naturelle du Brésil, ornée de 429 gravures sur bois dans le texte dépeignant la flore, la faune : animaux, poissons, insectes et des scènes de la vie quotidienne. Borba de Moraes 675-6 ; Garrison-Morton 2263-1 et 5303 ; Hunt 244 ; Nissen BBI 1533 ; Willems 1068 ; Leclerc 1634. L’éditeur Laet ajouta un chapitre sur le nord-est du Brésil et donna une description des indiens Tapuia et le vocabulaire Tupi. « Recueil estimé donnant un extrait de la grammaire Brésilienne du P. Joseph de Archieta et un vocabulaire Brésilien latin par En. De Moraes. » (Leclerc) “First edition of this ‘pioneer work on tropical medicine’ (Garrison-Morton) and of what was until the nineteenth century, ‘the only illustrated work on Brazilian natural history’ (Borba de Moraes)”. Guillaume Pison accompagna le prince de Nassau dans son voyage au Brésil, emmenant avec lui deux jeunes savants allemands, Marggrav et Kranitz, pour l’aider dans ses recherches d’histoire naturelle. Les découvertes de Pison et Marggrav furent publiées par Laet sous le titre commun de ‘Historia naturalis Brasiliae’, Leyde, 1648, un vol. in-fol. L’ouvrage de Marggrav forme plus des deux tiers du volume. De medicina Brasiliensi libri quatuor, tel est le titre spécial de l’ouvrage de Pison. Le premier livre traite de l’atmosphère et de la nature du pays en général ; le deuxième des maladies endémiques ; le troisième, des poisons et des remèdes, avec neuf dessins ; le quatrième, plus considérable que les trois autres ensemble, des vertus des plantes, avec cent dix dessins. Pison a fait connaitre plus de cent plantes nouvelles, et il est un de ceux qui ont donné les premiers détails un peu étendus sur la canne à sucre et la fabrication du sucre. Nous devons surtout rappeler que c’est lui et Marggrav qui ont les premiers rapporté en Europe et décrit l’Ipecacuanba (Psychotria emetica), qui fut dès lors adopté en médecine. Enfin, son style n’est pas indigne de cette belle période de la latinité moderne. Précieux exemplaire d’une grande pureté conservé dans sa superbe reliure en peau de truie estampée à froid sur ais de bois.
Exemplaire remarquable riche de 67 planches par le graveur virtuose Crispin de Passe (1564-1637), ami de Pluvinel. A Paris, Michel Nivelle, 1625. In-folio de 1 frontispice gravé sur double-page, (8) ff. préliminaires dont le titre, un portrait de Louis XIII à pleine page, un portrait de Roger de Bellegarde, un portrait de l’auteur, l’extrait du privilège, un portrait de Menou, 207 pp., 62 planches sur double-page. Plein maroquin rouge janséniste, dos à nerfs avec le titre doré, filets or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée deThibaron-Joly, vers 1875. 371 x 250 mm.
«Première édition conforme au ms de l’auteur.» (Brunet, suppl.). Elle est fort rare. «Cette édition est, à bien dire, la première de cet ouvrage, puisqu’elle est la première qui ait été faite conformément au manuscrit de l’auteur. On y a inséré aussi les planches originales de Crispian de Pas, avec le frontispice et les deux portraits qui ont été gravés pour le Maneige royal. On y trouve de plus le portrait de Roger de Bellegarde, grand écuyer, et celui de René Menou. Le titre imprimé manque souvent.» (Brunet) – le titre imprimé est ici bien présent. «L’édition de Paris, Pierre Rocolet, 1627, grand in-folio avec un frontispice gravé, daté de 1629, est moins chère.» Un des plus beaux livres existant sur l’art du dressage, dont Pluvinel (1552-1620), premier écuyer du jeune Louis XIII, fut un des plus considérables maîtres. Exemplaire remarquable riche de 67 planches par le graveur virtuose Crispin de Passe (1564‑1637), ami de Pluvinel, soit : le frontispice, 4 portraits, 56 double-planches, et 6 planches de mors, soit deux planches de plus que l’exemplaire de la B.n.F. (Arsenal, FOL-S-1780). «Dans l’exemplaire de la Bibliothèque Nationale, il y a 65 pl. y compris le frontispice, les portraits et les 6 pl. de mors. Il est très rare de les rencontrer au complet.» (Mennessier de la Lance). Pluvinel (1555-1620) est envoyé tout enfant s'instruire en Italie sous la direction de Pignatelli. Ramené en France en 1572 par Sourdis, premier écuyer de Charles IX, il est nommé premier écuyer du duc d'Anjou, futur Henri III, qui devait le combler d'honneurs, de même que Henri IV, qui le maintient dans ses charges et bénéfices. Lorsque paraît le traité de La Broue, Antoine de Pluvinel fonde une académie à Paris, à l'emplacement de l'actuelle place des Pyramides. Elle est destinée à la jeune noblesse française afin de lui épargner le voyage d'Italie où elle laissait parfois la vie et souvent la fortune et la santé. Outre l'équitation, la danse et les armes, on enseignait aussi les mathématiques, la littérature, la poésie, la peinture et la musique. Obliger le cheval à prendre plaisir à tout ce qu'il fait jusqu'à ce qu'il y aille librement. «C'est à lui qu’on est redevable de l'établissement en France des académies d'équitation. On a de lui le Manége royal, où l'on peut remarquer le défaut et la perfection du cavalier en tous les exercices de cet art, fait et pratiqué en l'instruction du roi (Louis XIII), Paris, in-fol. Cet ouvrage, publié après la mort de l'auteur par J.-D. Peyrol, est orné d'un frontispice gravé du portrait de Louis XIII et de celui de Pluvinel, et de 63 grandes planches gravées par le fameux Crispin de Pas, et représentant, dans les différentes positions du cavalier, les jeunes seigneurs qui fréquentaient alors académie. Cette édition, est très recherchée à cause de la beauté des gravures, quoique l'éditeur ait tronqué le texte d'une manière fâcheuse ; elle a été reproduite en 1624 ; mais cette réimpression, où les planches sont ployées, est moins précieuse. René Menou de Charnizay, ami de Pluvinel, fit reparaître cet ouvrage plus complet, conformément au manuscrit de l'auteur, en 1625, in-folio, sous ce titre : Instruction du roi en l’exercice de monter à cheval, etc. Outre les planches de l'édition précédente, celle-ci contient le portrait de Roger de Bellegarde, grand écuyer, et celui de Menou. C’est cette édition qui a servi de base à toutes les réimpressions qui ont été faites de cet ouvrage, tant en français qu’en allemand.» (Michaud). On attribue à Pluvinel l'invention du « pilier unique » et du « double pilier ». Employé pour le débourrage, le pilier unique autour duquel on enroule la longe remplace l'homme à pied. Il sert à l'apprentissage des voltes rondes sur lesquelles le cheval peut chasser les hanches. Attaché ensuite dans le double pilier le cheval apprend à se mettre sur les hanches puis à former des sauts d'école. L’édition de 1625 fut tirée à petit nombre et se rencontre peu souvent sur le marché. L'illustration, superbe, comprend 56 grands tableaux gravés sur cuivre, d'après les dessins de Crispin de Passe. Très bien dessinées ces planches animées représentent Antoine de Pluvinel enseignant l'art équestre aux grands de la Cour: le roi Louis XIII figure lui-même sur plusieurs gravures, de même que Roger de Bellegarde ou Bellou, le grand Ecuyer du Roi. Tous ces tableaux sont entourés d'encadrements de colonnes et portiques surmontés des armes royales. Certaines des estampes offrent des perspectives intéressantes sur la cité de Paris et sur certains bâtiments du temps, tel le Louvre. Le portrait de Pluvinel est inséré en tête de l'ouvrage. Livre fort rare et très recherché complet. La Librairie Sourget n’avait possédé que la seconde édition de 1627, catalogué et vendue 130000 FF (20000 €) en décembre 1992, il y a 32 ans. Deschamp cite un exemplaire de cette édition de 1625 relié en maroquin de Padeloup «porté au prix extraordinaire de 4450 fr. baron Pichon, et surélevé à 6200 au catalogue du libraire acquéreur.» (Brunet). 6200 F.Or à une époque à laquelle un livre de bibliophilie se négociait à compter de 2 Fr. Or. Provenance célèbre: ex-librisHenri Gallice (1853-1930), héritier et directeur de la maison de champagne Perrier-Jouët ; Stephen Vincent Grancsay (1897-1980), historien, conservateur du département des Armes et Armures du MoMA de New-York. Références: Franken, L’œuvre gravé des Van de Passe (1881), 1360; Nissen, Zoologische Buchillustration, 3201; Mennessier de la Lance, Bibliographie Hippique, II, p. 330.
La meilleure édition du Porcacchi sur l’Amérique, illustrée de 47 cartes par Girolamo Porro. L’un des plus grands exemplaires connus, conservé dans son pur vélin de l’époque. Venetia, Heredi di Simon Galignani, 1590.In-folio de (3) ff.bl., (12) ff., 201 pp., (1) p., (1) f.bl. Un frontispice gravé, 47 cartes sur cuivre et la marque de l’imprimeur à la fin. Qq. ff. piqués. Conservé dans son vélin souple de l’époque à petits rabats, dos lisse avec quelques manques, titre manuscrit sur la tranche inférieure. Reliure de l’époque.310 x 214 mm.
Troisième édition largement augmentée de ce célèbre atlas, illustrée de 47 cartes soit 17 de plus que dans la première de 1572. Leclerc, Bibliotheca Americana, n°461; Sabin 64150; Adams 1906. Les pages 157 à 184 sont consacrées à l’Amérique et contiennent «Descrittione della Gran Citta e isola Temistitan» et « Descrittione dell’Isola et terra di Santa Croce, overo Mondo Nuovo» avec une version réduite de la très importante carte de l’Amérique du Nord publiée par Forlani à Venise en 1565, la première carte à montrer l’Amérique comme une entité géographique à part entière, et la seconde carte à montrer de manière détaillée le détroit d’Anian. Ces pages présentent encore les descriptions d’Haïti, de Cuba, de la Jamaïque, de S. Iacopo, de S. Lorenzo, de S. Giovanni avec 5 cartes. L’ouvrage s’achève sur «Descrittione del Mappamondo» et «Discorso intorno alla Carta da navigare» pp. 193-201 avec 2 cartes du monde. La majeure partie des textes consacrés ici à l’Amérique parait ici pour la première fois. Cette troisième édition comporte 2 cartes qui paraissent ici pour la première fois, absentes de la seconde édition de 1576: «Descrittione dell’Istria» et «Descrittione dell’Isola d’Elandia, isola de Gotti». L’illustration comporte 1 titre imprimé dans un cadre architectural orné de symboles cartographiques, la marque de l’imprimeur au verso du dernier feuillet, et 47 cartes finement gravées sur cuivre. Les 47 cartes de Girolamo Porro, célèbre membre de l’Ecole italienne, sont superbement exécutées. Bel et pur exemplaire particulièrement grand de marges (hauteur: 310 mm), l’un des plus grands connus, conservé dans son vélin souple de l’époque.
L’édition originale de La République des Turcs de Guillaume Postel, « l’un des ouvrages les mieux documentés sur la société ottomane à la Renaissance ». Poitiers, Enguibert de Marnef, 1560. 3 parties en 1 volume petit in-4 de : I/ (1) f.bl., (4) ff., 127 pp., (1) p.bl. ; II/ 57 pp., (3) pp.bl. ; III/ (4) ff., 90 pp., (1) f.bl., suite de 56 gravures à pleine page numérotées (sur 57) reliée à la suite, (1) f.bl. Relié en plein veau brun granité de l’époque, triple filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs finement orné, coupes décorées, tranches rouges. Reliure du XVIIIe siècle. 205 x 146 mm.
Rare édition originale de ces trois livres connus sous le titre général de « La République des Turcs », composés par l'orientaliste Guillaume Postel (1510-1581). Brunet, IV, 839 ; Graesse, Trésor de livres rares, 424 ; Fairfax Murray, French, n°454 (pour la seconde édition). Il s’agit de « l’un des ouvrages les mieux documentés sur la société ottomane à la Renaissance » (M. Bertaud, Les Grandes Peurs, II, p. 295). « Guillaume Postel (1505-1581) est l’un des hommes les plus savants de son époque et un visionnaire célèbre. Son ardeur pour l’étude était fort grande ; mais la misère le contraignit à quitter son pays pour aller chercher des moyens d’existence […] Il fut heureux d’accompagner à Constantinople La Forest, envoyé en Turquie pour négocier quelques affaires… Postel publia bientôt après un alphabet en douze langues et quelques autres ouvrages. François Ier l’avait nommé en 1539 professeur de mathématiques et de langues orientales au Collège royal ; mais enveloppé dans la disgrâce du chancelier Poyet, il quitta la France. Postel se trouvait à Rome vers 1554, lorsqu’il y connut Ignace de Loyola et il voulut alors entrer dans la Compagnie de Jésus. Après deux ans de noviciat il fut chassé de l’ordre par Ignace de Loyola. Les écrits dans lesquels Postel exposait ses idées mystiques le firent mettre en prison ; il s’échappa, et alla à Venise, où d’autres dangers l’attendaient. Dénoncé à l’Inquisition, il se constitua lui-même prisonnier et fut mis en liberté par le tribunal. Les nombreux écrivains qui se sont occupés de Postel sont loin d’être d’accord sur les événements de sa vie à partir de cette époque. Le seizième siècle prisa très haut le vaste savoir de Guillaume Postel, considéré par François Ier et la reine de Navarre comme un prodige d’érudition. Son entretien était recherché des plus grands seigneurs, tels que les cardinaux de Tournon, de Lorraine et d’Armagnac. On assure que quand il enseignait à Paris dans le collège des Lombards, il attirait une si grande foule d’auditeurs, que comme la grande salle du collège ne pouvait les contenir, il les faisait descendre dans la cour et leur parlait de la fenêtre. Quelque opinion que l’on se forme des sentiments exprimés par Postel dans ses nombreux ouvrages, il est juste de remarquer que tous les historiens rendent hommage à la pureté de ses mœurs, à la sagesse de sa conduite et à l’aménité de son caractère. » (Biographie générale, XL, 879-885). « Plusieurs attributs conviennent au nom de Guillaume Postel. Ce fut un voyageur ; un savant, que François Ier nomma parmi les lecteurs royaux comme professeur de langues orientales ; un visionnaire aussi, rêvant de ramener tous les hommes à la loi chrétienne, sous l’autorité du roi de France ». En 1536, les dons extraordinaires de Postel pour les langues lui valent de suivre en Turquie Jean de La Forest, ambassadeur de François Ier auprès du sultan Soliman II le Magnifique. Le Levant est une révélation, Postel en goûte l’art de vivre, y apprend l’arabe et conçoit le dessein de convertir les musulmans à la religion chrétienne. Plus qu'une relation il s'agit d'un véritable rapport de mission, dont l'écriture commença a partir de 1538. « Le but de l’ouvrage est clairement exprimé dans l’épître dédicatoire au dauphin figurant au livre I : il est primordial que ce dauphin, ‘futur empereur de son pays’, puisse ‘en voyant l’histoire et l’image du plus grand état et Prince de l’Orient’ se rendre digne de posséder les biens de son ‘plus grand ennemi quant à la religion’. Il sera d’autant plus capable de ‘débiliter’ cet ennemi qu’il sera par le menu informé de ce qui se passe chez cette ‘force turquesque’. Postel prévient ainsi qu’il écrit ce qu’il a vu, comme témoin de la puissance turque et de la grandeur de Soliman. Ce n’est pas la chronique d’un chrétien échappé d’Orient ; ce n’est pas non plus un récit de voyage plus ou moins romancé. C’est un rapport de mission. Et le scandale est là pour une opinion française qui, depuis vingt ans, lit des propos bien différents sur cet empire d’Orient. » (C. Postel, Les écrits de Guillaume Postel, p. 94). Il s'agit des trois seuls livres imprimés par Enguilbert de Marnef en cette année 1560. Ils portent la marque de l'homme au miroir sur les feuillets de titre. Cette œuvre formera l'une des références de l'Essai sur l'origine des langues de Jean-Jacques Rousseau. “Postel's work on Ottoman Empire ... represents the fruition of his experiences in the East and his appreciation of Islam” (Atabey, 977). Se trouve reliée in-fine une suite de 56 superbes gravures à l’eau-forte légèrement postérieures, représentant les costumes du levant, numérotées 1 à 56 (manque la n°17). Elles s’apparentent à celles de Nicolay dans son livre « Livre des Navigations et pérégrinations orientales » publié dans ce format en 1576. Très bel exemplaire de ce livre estimé et rare, conservé dans son élégante reliure du XVIIIe siècle.
Paris, 1833.In-18 de: 206 pp., 36 pp., 1 frontispice aquarellé, 7 gravures coloriées, 9 gouaches originales ajoutées, Plein chagrin vert, encadrement de filets dorés et à froid sur les plats, dos à nerfs finement orné, tranches dorées. Reliure de l’époque. 115 x 70 mm.
Édition originale de la plus grande rareté. Rarissime volume d’un érotisme puissant tant au plan du texte que de l’illustration. Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour, aux femmes, ..., p. 89. Ce volume est si rare que Gay, dans sa Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour le cite, mais ne mentionne aucun exemplaire en main-privée ni en vente publique. «Ce livre renferme en outre un opuscule intitulé: ‘Gaudrioles’, qui a 36 pages. Condamnation insérée au Moniteur du 9 juin 1839» (Gay). Le présent recueil contient 5 contes de La Fontaine : "Le Juge de Mesle, Le Paysan qui avait offensé son seigneur, Le Faiseur d'oreilles, L'Anneau d'Hans Carvel, Le Muletier". Continuellement poursuivi, notamment au XIXe siècle, la destruction de cette édition fut ordonnée par arrêt de la cour d’assises de la Vienne du 12 décembre 1838, inséré au Moniteur du 9 juin 1839. Des gravures destinées à illustrer ce recueil et notamment celles intitulées le Mal d’aventure, Tirliberly, l’Hospitalière, la Puce, la Planche, ont été également condamnées par jugement du tribunal correctionnel de la Seine du 6 mars 1852. Le volume constitue un véritable objet érotique; notre exemplaire est orné d’un titre libre à la date de 1804 peint à la main à l’époque, de 6 gravures libres à pleine page aquarellées à l’époque rehaussées d’un cadre plein or. Le volume fut en outre enrichi de 9 gouaches originales érotiques d’une rare intensité et modernité. Ces illustrations originales furent peintes sur les feuillets blancs reliés au début et à la fin du volume magnifiant celui-ci en un véritable unica érotique ancien. Localisation des exemplaires: 1 seul dans le monde, à la B.n.F.!
Le superbe exemplaire – en édition originale –relié en maroquin de l’époque aux armes du Comte d’Artois, futur Charles X, alors âgé de 14 ans. Paris, Chez Herissant le fils, 1771. 3 volumes in-12 de: I/ xlvi pp., (1) f. d’errata et d’Avis au relieur, 432 pp.; II/ (2) ff., 531 pp., (1) p. d’errata, 1 planche dépliante hors-texte; III/ (2) ff., 474 pp., (3) ff., 8 planches dépliantes hors-texte. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, fleurs-de-lys aux angles, armoiries au centre, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 166 x 95 mm.
Edition originale française très appréciée, ornée de neuf planches gravées repliées. Connu pour ses travaux dechimisteet dephysicien, on attribue à Joseph Priestley la découverte de l’oxygènequ’il a isolé dans son étatgazeux. C’est en 1774 que Priestley produisit pour la première fois de l’oxygène. Cependant, en tant que partisan de la théoriephlogistique, il nomma ce nouveau gaz «air déphlogistiqué», et ne se rendit pas compte de l’importance de sa découverte.Carl Wilhelm Scheele, lui aussi partisan duphlogistique, revendiqua la découverte de l’«oxygène», mais il devait revenir au chimiste françaisAntoine Lavoisier, père de la chimie moderne et démystificateur de la théorie duphlogistique, d’identifier le nouveau gaz par son poids spécifique et de donner à l’oxygène son nom. De son vivant, la réputation scientifique de Priestley résulte de sa «découverte» de l’eau gazeuse, de ses traités sur l’électricitéet de ses études sur les différents «airs» (gaz), le plus connu étant celui qu’il baptise «l’air déphlogistiqué» (oxygène). L’Abbé Nollet est parmi les invités des salons littéraires deSceauxet des fêtes desGrandes Nuits de Sceaux, que donne laduchesse du Maine, dans le cercle desChevaliers de la Mouche à Miel, auchâteau de Sceaux. De 1730 à 1732, il est associé aux recherches dusurintendant du Fay, spécialiste de l’électricité, l’un des deux plus grands électriciens du début duXVIIIesiècle avec l’AnglaisStephen Gray. Prenant connaissance des observations de Maimbray en 1747 - expérience princeps d’électroculture, Nollet, qui étudiait alors la capillarité, se décide à étudier l’effet de l’électricité sur la végétation. Nollet, qui, en outre, avait découvert l’osmoseen 1748, se heurte d’abord àThomas-François Dalibard, puis àBenjamin Franklinsur la théorie de l’électricité et surtout sur la paternité de la découverte de l’origine électrique de la foudre. A partir de 1758, il prend le titre et la fonction de maître de physique desEnfants de France, ce qui a pour effet d’installer définitivement la physique expérimentale à la cour de France. Mort le 24 avril 1770, cette «Histoire de l’électricité» publiée quelques mois après sa mort sera l’une de ses toutes dernières œuvres scientifiques. Très bel exemplaire relié en maroquin de l’époque aux armes de Charles Philippe de France, Comte d’Artois, futur Charles X (1757-1836) (avec son rare premier fer: écartelé de France et d’Artois, portant, aux 2 & 3, d’azur semé de fleurs de lys d’or, au lambel de gueules (Olivier, 2540)), alors âgé de 14 ans. De la bibliothèque A. de Grateloup, avec ex-libris manuscrits en pages de garde.
“The influence of such a book on the mind is analogous to that of travelling: it extends our knowledge of different modes of existence”. London, James Madden, [1848]. 30 planches en couleurs en tirage à part plus 1 frontispice.
Superbe illustration complète sur l’Egypte et la Nubie en tirage hors-texte ; chaque planche de format 422 x 303 mm correspond au tirage de l’édition originale de 1848. Les planches en couleurs sont dessinées par Prisse d’Avennes, qui travailla à Thèbes de 1839 à 1843 avec le botaniste George Lloyd. Atabey 1001 ; Blackmer 1357 ; Lipperheide 1599. Nomenclature : Portrait of the late George Lloyd. Arnaout and osmanli soldiers, Alexandria. Ghawazi, or dancing girls. Rosetta. Camels resting in the sherkiyeh. Land of Goshen, lower Egypt. Egyptian lady in the harem. Cairo. Nizam, or regular troops. Kanka. Habesh, or Abyssinian slave. Cairo. Zeyat (oilman), his shop and customers. Cairo. Janissary and merchant. Cairo. Young arab girl returning from the bath. Cairo. Cairine lady waited upon by a galla slave girl. Bedouins, from the vicinity of Suez. Fellah, dressed in the haba. Female fellah. Female of the middle class drawing water from the nile. Fellahs, a man and a woman. Women of Middle Egypt. Peasant dwellings. Upper Egypt. Ababdeh. Nomads of the Eastern thebaid desert. Ababdeh riding their dromedaries. Kafileh, with camels bearing the hodejh. Dromedaries halting in the eastern desert. Arab Sheikh smoking. From the coast of the red sea. Wahabis, with an Azami arab. Nejdi horse. Arabia. Nubian females ; Kanoosee tribe. Phile. Nubian and a fellah, carrying dromedary saddle-bags. Berberi playing on the kisirka to women of the same tribe. Nubia. Abyssinian priest and warrior. Warrior from Amhara. Abyssinian costume. “31 large coloured plates of Arab costume, Bedouin Groups and Scenes. The most interesting and correct work on the Costume of the Arabs, Syrians and Egyptians”. (Oriental history, literature and languages, n°289) “The above is one of the most attractive books of Eastern Costume ; the figures and groups are on a large scale, full of Eastern spirit”. (Catalogue B. Quaritch, 1859). “Now complete, containing 31 large Lithographs. From the ‘Times’, Sept. 25. Among the splendid illustrated works by which this age is distinguished, there is, perhaps, none that will excel the ‘Oriental Album’, which is devoted to the pictorial exhibition of Egyptian life. The chief illustrations consist of large coloured lithographs, representing the costume and habits of all classes. These are beautifully drawn by Mr. Prisse, and finished with that scrupulous attention to elaborate detail which is so necessary when designs are to be means of information as well as choice Works of Art”. “From the ‘Spectator’, Sept. 12. The air of life, the force of effect, the brilliant but harmonious colouring, render the prints among the very finest works of their kind. The influence of such a book on the mind is analogous to that of travelling: it extends our knowledge of different modes of existence, and helps us to limit our category of necessaries. To possess such a work, therefore, is a luxury which counteracts the influence of luxury; though, indeed, to many it will furnish materials much more substantially useful than any more luxury”. (The Athenaeum: Journal of Literature, Science, the Fine Arts, etc., 1850).
Le grand traité de Ramelli orné de 194 estampes “among the best in technological illustration”. Exemplaire privilégié d’une grande pureté conservé dans sa reliure en maroquin ancien, condition des plus rares. Paris, in casa del autore, 1588. In-folio de (16) ff., 338 ff. 194 planches gravées dont 20 sur double page. Dernière planche légèrement tachée, pâle mouillure dans la marge inférieure des ff. 58 à 63. Plein maroquin rouge, plats ornés d’un décor à la Du Seuil, dos à nerfs orné insolé, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de la fin du XVIIe siècle. 320 x 210 mm.
Édition originale de l’important traité illustré d’Augustin Ramelli, l’ingénieur italien du roi Henri III, dédiée à ce monarque. Brunet, IV, 1095 ; Mortimer, French, 452 ; Dibner, Heralds of Science, 173 ; Norman 1777. Le duc d’Anjou, futur Henri III, le sauva en payant sa rançon lorsqu’il fut dangereusement blessé et fait prisonnier au siège de La Rochelle en 1573. Devenu roi, Henri III fixa Ramelli près de lui en le gratifiant d’une pension considérable. Ce traité fondamental de mécanique est ainsi dédié à Henri III et Ramelli exprime toute sa gratitude pour la faveur royale dans sa dédicace. L’auteur se plaint également dans son adresse au lecteur, du piratage de ses dessins publiés à son insu et inutilisés. Pour pallier ces problèmes Ramelli planifia lui-même et supervisa une mise en page rigoureuse destinée à écarter toute mutilation. L’ouvrage fut imprimé aux frais de l’auteur, dans sa propre maison (« In casa del autore »). Ceci explique le caractère artisanal de l’impression et le fait que certains exemplaires privilégiés possèdent quelques estampes montées et collées à l’époque par Ramelli et son équipe d’imprimeurs. Tel est le cas du présent exemplaire, l’un des plus purs et beau passé sur le marché depuis longtemps, avec les gravures I-V et CXXVIII montées à l’époque par Ramelli « In Casa del autore ». « Cet ouvrage, écrit en italien et en français, est rare et recherché » (Brunet). “His machines became part of the common stock of mechanical knowledge and his mechanical treatise remained a primary influence for at least two centuries” (Norman). L’illustration, absolument remarquable, comprend 194 grandes estampes, dont 20 sur double page. D’un intérêt capital dans l’histoire de l’ingénierie, elles décrivent d’extraordinaires machines hydrauliques ou de guerre, représentées en action, telles ces machines destinées à élever l’eau, à traîner de lourdes charges, à lancer des traits et des grenades enflammées, balistes et catapultes. Certaines des gravures représentent également plusieurs machines ingénieuses à usage domestique, telles que la célèbre « roue à livres », des moulins à eau, des fontaines, des automates. On y remarque l’application de l’axe coudé, de la pompe aspirante et foulante, de la vis d’Archimède et de la fontaine de Héron. Y figure même, moins la vapeur, notre bateau à aubes ainsi qu’une scierie mécanique. “The engravings are among the best in technological illustration”. Dibner. Ce bel ouvrage, imprimé en français et en italien, est également illustré d’un titre inséré dans un encadrement architectural grave et d’un portrait de l’auteur par Léonard Gaultier. Toutes ces illustrations sont elles aussi présentées dans des encadrements gravés. Le plus important traité illustré de technique du XVIe siècle. Exemplaire de grande beauté intérieure, très pur, l’un des rarissimes reliés en maroquin ancien orné d’un décor à la Du Seuil au dos quelque peu insolé.
Le recueil original gouaché provenant du château de Chenonceau conservé dans sa reliure du XVIIIe siècle. S. l. n. d. vers 1770. Grand oblong in-8, vers 1770, demi-maroquin rouge à rabat de l’époque. 210 x 180 mm.
Précieux album composé de feuilles de papier fort dont le recto et le verso sont soit bleutés, soit peints en vert sombre. Sur ce support peint ont été montés à l’époque des personnages, et scènes diverses sur carton découpé et gouaché à l’époque. Constitué à l’époque où la France s’entichait de l’Extrême-Orient, l’album présente nombre de scènes extrême-orientales : danses chinoises, musiciens chinois, mandarins, courtisanes et courtisans de Pékin, guerrier d’Extrême-Orient. Parmi les 96 personnages et scènes découpés et somptueusement gouachés, outre les aristocrates, gentilshommes et bourgeoises du temps, l’on remarque plus particulièrement d’admirables scènes baroques avec fontaines, bosquets et déjeuner sur l’herbe, des comédiens, danseurs, perroquets et perruches diverses, cavaliers, jeux d’enfants, fleurs, oiseaux, village sur fond de paysage, sans omettre une intéressante scène musicale exotique. De tels albums conservés tels que depuis le XVIIIe siècle sont fort rares et celui-ci, dans sa condition de l’époque, portant l’inscription manuscrite ancienne en tête « cet album vient du château de Chenonceaux » est porteur d’un charme et d’une atmosphère particulièrement attrayants, typiquement d’esprit Louis XV.
Bel exemplaire sur grand papier en coloris de l’époque, conservé dans sa reliure de l’époque. A Paris, chez Duflos le jeune, 1779. In-folio de (2) ff. pour le titre et l’avertissement, 128 planches hors-texte finement aquarellées à l’époque, encadrées d’un filet enluminé, avec les serpentes d’origine conservées. 1 planche avec des mouillures, signature autographe au verso de la planche 88. - [Avec] Recueil d’estampes représentant les Grades, les Rangs & les Dignités, suivant le costume de toutes les Nations existantes ; avec des Explications historiques, & la Vie abrégée des grands Hommes qui ont illustré les dignités dont ils étoient décorés : Ouvrage dédié au Roi, et divisé en cinq classes ; La première, destinée aux Souverains de toute la terre : La seconde, à l’Église dans toutes les Religions : La troisième, à l’État Militaire de chaque Nation : La quatrième, à la Magistrature : La cinquième, aux Gens-de-Lettre & aux Artistes. A Paris, chez Duflos le jeune, 1780. In-folio de (2) ff. pour le titre et la dédicace au roi, 112 planches hors-texte finement aquarellées à l’époque, encadrées d’un filet enluminé, avec les serpentes d’origine conservées. - [Avec] : Deuxième Recueil des Portraits des Hommes et des Femmes illustres, de toutes les nations connues, présentés sous le costume de leurs dignités… A Paris, chez Duflos le jeune, 1787. In-folio de (1) f. de titre, 6 planches, 22 pp. numérotées. Soit un total de 246 planches. Ensemble de 2 volumes reliés en plein veau granité, dos à nerfs orné de fers et de fleurons dorés, pièces de titre en maroquin fauve, pièces de tomaison en maroquin bleu, tranches rouges. Reliures de l’époque. 398 x 263 mm.
Edition originale et premier tirage de l’un des plus célèbres recueils de portraits historiques et de costumes du XVIIIe siècle. Colas, 250 ; Lipperheide 38 ; Brunet, II, 862 ; Vinet, 2104. Il compte parmi les plus précieux depuis l’origine de l’Imprimerie puisque le seul portrait de « Marie-Antoinette en costume de cour, d’après Touzé, s’est vendu seul 265 F or, vente Behague » (Cohen, I, 334). Or un livre de bibliophilie s’achetait alors à compter de 10 F Or. Précieux exemplaire de ce somptueux ouvrage (paru en 44 livraisons de 6 planches chacune) ici en tirage de luxe avec le rare portrait de Marie-Antoinette d’après Touzé. Toutes les planches ont été aquarellées à l’époque (l’une d’entre elles porte la signature autographe de Duflos au verso). « Un petit nombre d’exemplaires seulement furent tirés coloriés et avec la planche entourée de filets d’or » (Bulletin Morgand et Fatout, n°8154). Parmi les personnages représentés figurent notamment Louis XVI, Marie-Antoinette, Mahomet II, Henry VIII, Christine de Suède, des dignitaires comme le Mufti, le grand prêtre Persan, le Lama tartare, le grand Lama, le Brahman,le grand Vizir, l’émir Pacha, Tchorbadgi, Boluch-Bassi, Olivier Cromwell, un Shogun japonais, une dame d’Hindoustan, un Patagon, une femme caraïbe, Alkmey (roi de la Guinée), un noble Indien de la nation d’Ottawa, une femme du Kamchatka, une femme du Congo, Samba Pango (roi du Loango). Cohen, décrit un exemplaire complet avec, comme ici, le titre, la dédicace au roi Louis XVI et l’avertissement. Colas mentionne en outre un second feuillet de titre, un avertissement à la noblesse et 17 ff. de texte que l’on ne voit quasiment jamais. Le nombre d’estampes varie selon les exemplaires. Les plus complets ou ceux complétés possèdent 264 estampes. Cohen et Colas ne citent aucun exemplaire en cette condition. Cohen ne cite qu’ « un bel exemplaire relié en maroquin rouge contenant comme celui-ci, titre, dédicace au roi et avertissement, suivi de 240 estampes ; Colas décrit les exemplaires Bethmann avec 254 planches et de Jonghe avec 258 planches mais ce dernier, en reliure moderne était incomplet du titre. L’exemplaire est bien complet de la gravure représentant Marie-Antoinette, « qui se négocie à prix d’or ». L’intérêt de ce livre est de représenter nombre de personnages célèbres des arts, des lettres et de la politique de France et d’Angleterre. Les exemplaires ne possédant pas le portrait de Marie‑Antoinette sont dépréciés. « Very beautiful and rare work on costumes from all over the world by all kinds of people, including militaries, artists and kings i.a. Peter the Great, joan of Arc, René Descartes, but also rulers from America, China, Congo, etc. i.a. “Timur-Bek ou le grand Tamerlan, empereur du Mogol”, “Mani-Monbada, reine de Congo”, “DonAlvare, roy de Congo”, “Cunne shote, chef des Chiroquois” etc”. » Bel exemplaire en coloris de l’époque, chaque cadre rehaussé à l’or, imprimé sur grand papier, conserve dans sa reliure de l’époque.
Très beau et précieux témoignage sur les uniformes militaires à la veille de la Révolution française. -Tenues des troupes à pied d’après le règlement arrêté par le Roi le 21 Février 1779, d’après Hoffmann dont on a gravé et copié une planche sur papier ancien mises en couleur et expliquées par Gabriel Cottreau, membre de la Sabretache. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1900-1901. -Planches gravées d’après Nicolas Hoffman par Gosselin Exemplaire entièrement colorié par Gabriel Cottreau. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1902-1903. -Les grenadiers de l’Infanterie, Royal Artillerie, les chasseurs à pied et les milices, dans leurs uniformes des ordonnances du 1 octobre 1786 – 17 mars 1788, copiés sur l’histoire généalogique des régiments de France, ouvrage manuscrit orné de planches gouachées et coloriées donnant l’uniforme de chaque régiment présenté au roi Louis XVI par le Comte de la Cour du Pin, ministre de la guerre en 1789, par G. Cottreau sur les indications relevées par Hollander sur le Manuscrit de la collection Balsan. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1905. Soit 3 volumes in-folio de : I/ (1) f. de titre et 118 planches à pleine page numérotées ; II/ 99 planches à pleine page numérotées ; III/ (1) f. de titre manuscrit et 116 planches à pleine page numérotées. Reliés en demi-chagrin noir, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys dorées dans les caissons, non rognés. Reliures de l’époque. 395 x 310 mm.
Superbe recueil réunissant 333 planches d’uniformes militaires en couleurs. Le présent recueil fut composé entre 1900 et 1905 par Gabriel Cottreau, un membre actif de « La Sabretache ». Fondée en 1891 par le peintre Édouard Detaille, "La Sabretache" était à l'origine un musée de l'armée. Cette société française d’études d’Histoire militaire regroupe des amateurs souhaitant conserver la mémoire et sauvegarder les glorieux souvenirs de l'armée française en diffusant le goût et l'étude de l'histoire militaire et en réunissant des objets de collections et des souvenirs militaires. Gabriel Cottreau a réuni en 3 volumes in-folio les gravures des tenues des troupes de toutes les régions françaises à la veille de la Révolution, entre 1779 et 1788, y compris celles de Port-au-Prince, de la Martinique, de la Guadeloupe... Le recueil présente également les uniformes des régiments d’infanterie suisses, irlandais, suédois, italiens, allemands... Chaque gravure est accompagnée d’une légende manuscrite rédigée par Gabriel Cottreau. L’abondante illustration comprend 333 superbes planches à pleine page d’uniformes gravées par Gosselin d’après Nicolas Hoffmann (1740-1832), entièrement aquarellées au pochoir par Gabriel Cottreau entre 1900 et 1905 : grenadiers, chasseurs à pied, milices, canonnier, mineur, ... Très beau et précieux témoignage sur les uniformes militaires à la veille de la Révolution française. Provenance : ex libris « Collection militaire G. Cottreau ».
Précieux exemplaire uniformément relié à l’époque. Paris, chez l’auteur, Imprimerie de Didot Jeune, 1805-1816. 8 volumes grand in-folio de: I/ (2) ff., ii pp., 60 planches à pleine page numérotées en double état en noir et en couleurs, 63 ff. de texte (53*, 54* et 60*), (1) f. de table; II/ (2) ff., planches 61 à 120, (1) f. de texte explicatif par planche sauf pour les planches 75-76 et 77-78 qui ont leurs explications imprimées sur les mêmes feuillets, (2) ff.; III/ (2) ff., planches 121 à 180, autant de ff. de texte explicatif, (2) ff. ; IV/ (2) ff., planches 181 à 240, autant de ff. de texte explicatif, (1) f. de table; V/ (2) ff., planches 241 à 300, 1 f. de texte explicatif par planche sauf les pl. 261-262, 277-278 et 279-280 qui ont leurs explications sur le même feuillet, (1) f. de table ; VI/ (2) ff., planches 301 à 360, autant de ff. de texte explicatif sauf (2) ff. de texte explicatif pour la pl. 302, et 1 seul f. pour les planches 307-308, 326-327 et 328-329, (2) ff. ; VII/ (2) ff. (roussis), planches 361 à 420, autant de ff. de texte explicatif sauf les pl. 370-371-372 qui ont le même f. de texte, les pl. 382-383 et 401-402 également, (2) ff. ; VIII/ (2) ff., planches 421 à 486, 2 planches portent le n°428, autant de ff. de texte explicatif sauf pour les pl. 443-444, 448-449 et 455-456 qui ont le même feuillet explicatif, (1) f., 14 pp. de table. Soit un total de 486 planches. Demi-maroquin rouge à coins, dos lisses ornés de filets dorés, non rogné. Reliure de l’époque. 540 x 355 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/03/lv_0_20260401141314-1.mp4"][/video] Les Liliacées représentent l’apogée de l’art de Redouté. Il s’agit de son plus grand ouvrage; il y décrit, parfois pour la première fois, les spécimens de la famille des liliacées; et il contient la plus vaste réalisation de Redouté en gravure au pointillé, une technique dont il fut le précurseur en France. Redouté publia Les Liliacées sous son propre nom mais il doit beaucoup au patronage de l’impératrice Joséphine Bonaparte. Leur association commença en 1798 et Redouté peignit des aquarelles pour sa chambre à la Malmaison et contribua au relevé des plantes dans ces vastes jardins publié dans Jardin de la Malmaison de Ventenat et dans la Description des Plantes Rares cultivées à Malmaison et à Navarre de Bonpland. C’est sous l’influence de Joséphine que Chaptal, le ministre de l’intérieur, souscrivit à 80 exemplaires des Liliacées; c’est sans doute uniquement pour ces 80 exemplaires, envoyés à des bibliothèques dans la France entière, que la dédicace à Chaptal fut imprimée. Redouté rendit hommage à Joséphine dans Les Liliacées en renommant une amaryllis Amaryllis Josephinae, d’ailleurs représentée sur la seule planche dépliante de l’œuvre (370/371). Il explique qu’un bulbe avait été rapporté d’Afrique du sud, où il n’avait pas fleuri en 20 ans. Quand il eut finalement éclos, Joséphine acheta l’amaryllis et il avait déjà fleuri deux fois depuis qu’elle s’en occupait. La maitrise de Redouté de la gravure au pointillé en couleur contribua grandement au rendu artistique et précis des fleurs. Il avait appris la technique auprès de Francesco Bartolozzi alors qu’il visitait l’Angleterre avec L'Héritier de Brutelle et l’avait rapporté en France. Cette technique, qui n’avait encore jamais été employée en Angleterre sur des fleurs, permettait une finesse du trait et de la couleur qui ne pouvait pas être atteinte avec une gravure classique et un coloris à la main. Les planches des Liliacées furent ensuite rehaussées de couleurs appliquées à la main. Le titre de Liliacées est modeste dans la mesure où l’ouvrage englobe des variétés de fleurs très diverses avec des iris, des orchidées, des amaryllis, des agaves, etc. "The highest peak of Redouté's artistic and botanical achievement … Among the most important monuments of botanical illustration ever to be published"(Stafleu, in Redoutéana). Un journaliste et ami, Jules Janin, a fait l’éloge du peintre de fleurs en écrivant après la mort de Redouté: «Cette étincelante et élégante famille des Liliacées, d'une généalogie si difficile, ces races diverses qui se mêlent et qui se confondent si bien qu'il a fallu être un homme de génie pour les décrire...» (Léger, Redouté et son Temps, 1945, p. 111). Le texte fut rédigé par Augustin-Pyramus de Candolle (volumes 1 à 4), François Delaroche (vols. 5 et 6) et Alire Raffeneau-Delile (vols. 7-8). L’illustration somptueuse se compose de 486 planches gravées au pointillé, imprimées en couleur et terminées à la main par Bessin, Chapuy et d’autres artistes d’après Redouté. Précieux exemplaire uniformément relié à l’époque.
Édition originale du traité de manœuvres navales du « célèbre marin de Louis XIV ». Exemplaire relié en maroquin ancien orné d’un décor à la grotesque. Paris, Estienne Michallet, 1689. In-8 de (6) ff. dont un frontispice, 117 pp., 25 pl. dépliantes hors texte. Maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, dos lisse orné à la grotesque, pièce de titre de maroquin vert, coupes décorées, dentelle intérieure, tranches dorées. Reliure ancienne. 175 x 115 mm.
Édition originale rare du meilleur livre du « célèbre marin de Louis XIV », ornée d’un titre frontispice dessiné et gravé par F. Ertinger représentant un galion devant une ville fortifiée et de 25 planches dépliantes de technique de navigation. Polak, 8108. Baptisé à Armandaritz (Pyrénées Atlantiques) en 1652, mort à Pougues les Eaux en 1719, Renau d’Elissagaray fut remarqué par Duquesne avec lequel il travailla aux constructions navales à Brest. « Il proposa un nouveau système de construction navale, que Vauban fit adopter et qu’il fut chargé de mettre en pratique. Un conflit ayant éclat en 1680 entre la France et le dey d’Alger, Renau proposa de bombarder la ville avec des galiotes de son invention. Malgré l’avis du conseil, Louis XIV consentit à ce qu’il fit construire cinq galiotes à bombes, que Renau conduisit devant Alger et dont le succès dépassa toutes les espérances. »Un des meilleurs traités de navigation du règne de Louis XIV conservé dans son maroquin ancien orné d’un décor à la grotesque.
Précieuse suite en état avant les numéros, à grandes marges, en reliure de l’époque. Augsbourg, 1729.In-plano oblong, papier Jésus. Titre-frontispice gravé avec dédicace et 36 estampes en hauteur et en largeur, avec explications en français et en allemand. - [Relié avec] : RIDINGER, Johannes-Elias. Contemplatio Ferarum Bestiarum!Augustae Vind [elicorum], 1736.Grand in-folio oblong. Titre-frontispice en allemand et en latin et 40 estampes gravées sur cuivre.Ensemble 2 ouvrages reliés en 1 volume in-folio oblong, plein veau havane marbré, dos à nerfs orné, tranches jaspées, qq. restaurations anciennes à la reliure. Reliure de l'époque.396 x 475 mm.
Editions originales de Fürstenlust, l’œuvre majeure de Ridinger et de « Contemplatio Ferarum Bestiarum ».I - Fürstenlust, 1729.Références: Huzard, II, n° 5279, Jeanson, 1793 ; Thiébaud, 784; Schwerdt, III, P. 134; Thiennemann, 13-48.Edition originale et premier tirage.« Fine impressions of one of Ridinger's important and highly instructive sets, engraved by himself ».(Schwerdt, III, 134).Précieuse suite en état avant les numéros, à grandes marges, en reliure de l’époque.Titre et légendes des 36 estampes en français et en allemand. Cette suite seule, mais en reliure moderne, fut vendue 66 600 F (environ 10 000 €) il y a plus de 30 ans (Bibliothèque Marcel Jeanson, février 1987, Sotheby's Monaco, n° 493). II- Contemplatio Ferarum Bestiarum! Augustae-Vind, 1736.Thiébaud, 784.Edition originale et premier tirage.Titre-frontispice en allemand et en latin et 40 estampes gravées sur cuivre représentant les animaux de vénerie et de chasse dans de beaux paysages : Biche, Cerfs (11 pl.), Sangliers, laie, marcassins (4 pl.), Daims (2 pl.), Chevreuil, Loup, Lynx, Renard, Ours, Lion, Léopard, etc.Les légendes des planches sont en allemand, en français et en latin. Les descriptions, en vers, qui sont en bas de chaque planche, sont en allemand.Très bel exemplaire à grandes marges conservé dans sa première reliure de l’époque en veau brun décoré.
Le présent exemplaire fait partie des 288 exemplaires imprimés sur papier vélin à la cuve des manufactures Blanchet et Kléber et porte le n°83. Paris, L’édition d’art, H. Piazza, s.d. [1913]. In-4 de (2) ff.bl., 179 pp., (3) ff. Couverture supérieure, pp. 51-52, p. 107 et pp. 35-36 répétées deux fois à la fin. Conservé dans une reliure très raffinée spécialement exécutée pour cet ouvrage, veau ivoire en box mosaïqué décoré sur chaque plat d'une grande composition figurative dans les tons rouge, rose, orange et vert, figurant une scène avec un dragon, dos lisse, non rogné, tranche supérieure dorée, couverture et dos conservés. Reliure signée Georges Baudin. 229 x 159 mm.
Superbe volume de luxe contenant cinquante compositions en couleurs dont dix hors-texte, et orné de dix planches décoratives, d’encadrements, lettres ornées, en-têtes, culs-de-lampes, etc. en couleurs et or. Carteret, IV, p.243. Première édition de Poh-Deng illustrée par Joseph de la Nézière, limitée à 350 exemplaires numérotés. Le présent exemplaire fait partie des 288 exemplaires imprimés sur papier vélin à la cuve des manufactures Blanchet et Kléber et porte le n°83. Joseph de la Nézière (1873-1944) était un remarquable peintre-voyageur, membre de la Société de Géographie. Ses voyages d'où il rapportait des croquis l'ont conduit à plusieurs reprises en Orient entre 1901 et 1910 et en Afrique du Nord. Une exécution magnifique, avec des détails curieux empruntés aux documents du pays qui forment quelque chose de très nouveau et de rare, et donnent à l'ensemble de l'ouvrage un grand intérêt artistique. Un livre remarquable pour ses illustrations par de La Nézière, peintre et illustrateur du début du XXe siècle. Précieux exemplaire merveilleusement relié à l’époque en veau ivoire orné de motifs en mosaïque de Georges Baudin. Georges Baudin est un peintre, graveur sur bois, illustrateur, décorateur et relieur né à Paris le 26 juin 1882. Il a exposé dans diverses foires annuelles à Paris à partir de 1913. Il a illustré des œuvres littéraires, souvent à caractère amoureux. Il eut une importante activité dans l'art de la reliure, notamment la reliure en couleur sur veau ou vélin. Provenance : de la collection de Marcel Pognon (avec ex-libris).
L’ouvrage contient 7 illustrations en couleur de voitures Rolls-Royce et de leurs conducteurs. Londres, Rolls-Royce Limited, s.d. [1931]. Grand in-4, 36 pp. avec des illustrations en noir et blanc et 7 illustrations en couleur de voitures Rolls-Royce (avec chauffeurs). Broché, couverture de l'éditeur gris foncé avec lettrage argenté, ruban de soie. Imprimé sur du papier de haute qualité, initiales imprimées en bleu. Une petite tache au dos de la couverture. 313 x 242 mm.
[embed]https://youtu.be/zjnFrVKrx_8[/embed] Comme on peut s'y attendre de la part de cette société, il s'agit d'un catalogue commercial luxueusement édité pour présenter la série des 20-25 HP. Le modèle le moins cher est la « Touring Car Four Seats », qui coûte £1848. Le Cabriolet-De-Ville Quatre Sièges coûte £2044. Même Rolls-Royce n'était pas insensible au climat économique qui régnait. Une personne à l'époque a corrigé le prix imprimé du châssis, qui est passé de 1185 £ à 1050 £. L’ouvrage contient 7 illustrations en couleur de voitures Rolls-Royce et de leurs conducteurs. Très bel exemplaire.
L’exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin aux armes de la Duchesse de Berry, illustré de nombreuses planches dépliantes A Paris, chez Deterville, libraire et éditeur, rue Hautefeuille, n° 8, 1821-1823. 16 volumes in-8 ornés de 67 planches dépliantes. Plein maroquin vert à grain long, armoiries dorées au centre des plats, roulette dorée et à froid sur les plats, fleurons et fleurs de lys d’angle, dos à nerfs passés richement ornés à l’or et à froid, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliures armoriées de l’époque signée de Simier, relieur du roi. 206 x 124 mm.
L’exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin aux armes de la Duchesse de Berry, illustré de nombreuses planches dépliantes. Le titre de « Cours » que Rozier donna à son ouvrage, annonçait qu’il serait distribué méthodiquement. Ce fut un dictionnaire, dont plusieurs articles formaient, il est vrai, des traités complets divisés en sections et en chapitres ; malgré cela, il arrive souvent que le sujet n’est pas épuisé ; l’auteur y revient dans de nouveaux articles ; c’est ainsi qu’après cent onze pages employées à traiter des abeilles, on retrouve encore deux sections sous le titre d’Alvéoles. Il parait que Rozier avait préparé d’avance la plupart de ces traités : quelques-uns lui appartenaient quant au fond ; il en avait tiré beaucoup d’autres des auteurs précédents, seulement par la rédaction il les avait adaptés à son plan ; c’est ainsi qu’il avait fait passer le traité des arbres fruitiers de Duhamel ou plutôt de le Berriais, dans son « Cours ». Il en fit de même des ouvrages de Roger Schabol ; d’autres articles lui furent fournis par ses collaborateurs, parmi lesquels on se contentera de citer Parmentier. C’est donc dans l’art avec lequel Rozier a mis en œuvre les travaux de ses prédécesseurs, que consiste son principal mérite ; il ne parle que très rarement de cet Olivier de Serres qu’il estimait tant. On peut, à l’article Agriculture prendre une idée de ce qu’il voulait faire. Cet article est précédé par un tableau synoptique qui présente tout l’ensemble de son travail. Dans cet article, outre plusieurs idées ingénieuses, on trouve une division de la France agricole partagée en zones caractérisées par leurs principales productions, comme l’olivier, le maïs, la vigne et le blé. Les planches sont exécutées avec soin. Cet ouvrage acquit, dès son apparition, une grande vogue. On ne pouvait disconvenir qu’il ne l’emportât, d’un côté au moins, sur tous les traités généraux publiés jusqu’alors. C’est qu’il s’élevait réellement au niveau des connaissances acquises ; et comme l’agriculture n’est autre chose que l’application de toutes les sciences naturelles, il en est résulté que ce cours est une Encyclopédie rurale, aussi complète qu’il était possible de la faire. Quant à la rédaction, elle fait honneur à l’auteur. Dans ses grands articles, on remarque l’art avec lequel il expose son sujet, l’ordre et la clarté qu’il met dans ses discussions. Son style paraît toujours d’accord avec l’objet qu’il traite : il est en général coulant et facile. Précieux exemplaire de Présent relié en maroquin vert de l’époque aux armes et pièces d’armes de la Duchesse de Berry.
Superbe volume relié en maroquin de l’époque aux armes de Napoléon en tant que roi d’Italie. Milan, Tipographia Mussi, 1809. In-4, 1 portrait du Docteur Jenner, 223 pp., (3), 4 planches dépliantes hors texte. Maroquin rouge à grain long, large encadrement de filets dorés sur les plats, armes frappées en or aux centres, dos orné, petite dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 303 x 225 mm.
Édition originale du Traité sur la vaccinationde Luigi Sacco (1769-1836). En 1809, il publie son ouvrage le plus important, le «Traité de vaccination, avec observations sur la variole javardo et pecorino», dans lequel il résume ce qu'il avait raconté dans ses écrits précédents, en dédiant l'ouvrage au prince Eugène de Beauharnais, vice-roi du royaume de l'Italie. L'illustre professeur Giuseppe Frank a appelé cette œuvre « Opus aureum ». L'ouvrage a été traduit en Allemagne par Guglielmo Sprengel, en France par Joseph Daquin et également en Angleterre. La renommée du Docteur Sacco est devenue mondiale. Très reconnaissant envers le grand Jenner, il déclara dans son traité que la découverte de Jenner était l'un des dons les plus précieux de la Providence et qu'elle méritait la gratitude des générations présentes et futures. Lorsqu’en 1798 Edward Jenner publia l'écrit « Une enquête sur les causes et les effets des vaccins varioliques », dans lequel il décrivait sa propre méthode de vaccination, Luigi Sacco commença à s'intéresser aux causes de la contamination par la variole en Italie. En septembre 1800, il se rendit à Varèse, examinant un certain nombre de vaches suisses atteintes de la variole, qui présentaient des pustules et des croûtes sur les mamelles. Il décide de prélever du matériel à l'intérieur des pustules matures pour réaliser ses expériences. Le docteur Sacco, dans son livre « Observations pratiques sur l'utilisation de la variole comme conservateur de la variole humaine », écrit ce qui suit : « Même s'il me semblait qu'il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il s'agissait là de la véritable variole, même si c'était la première fois que je la voyais, le soupçon s'est élevé en moi que les pustules pourraient être de celles qui accompagnent la fausse variole décrite par Jenner. » La première expérience a été réalisée sur cinq enfants âgés de 2 à 7 ans. Comme ils avaient peur de la vaccination, le Dr Sacco s'est auto-vacciné pour les convaincre. La facilité avec laquelle il était vacciné, l'absence de douleur et la promesse de récompenses incitèrent les enfants à se laisser vacciner. Quatre d'entre eux ont contracté le vaccin contre la variole et un n'a subi aucune altération, même après une seconde vaccination. Le docteur Sacco, après l'inoculation, contracta également la vaccine, avec apparition de diverses pustules qui, au bout de quelques jours, se desséchèrent. De septembre 1800 à avril 1801, il réalisa plus de 300 greffes de virus vaccinaux à Varèse, Giussano, Montonate et en grande partie à Milan. Ce furent donc les premiers triomphes de la vaccination en Lombardie et le gouvernement de la République cisalpine nomma le docteur Sacco directeur de la vaccination, mettant à sa disposition les orphelinats pour mettre en place des expériences publiques. «Mr Louis Sacco, qui a tant fait pour la propagation de la vaccine, et qui a été le directeur général de cette inoculation en Lombardie, semble être oublié par le Gouvernement. Ses compatriotes même ne lui ont pas tenu assez de compte de son zèle. Il é étendu plus loin que moi ses expériences sur les animaux, ainsi qu’on le voit dans son bel ouvrage in-4 avec quatre planches, non compris le portrait du Dr Jenne, parfaitement ressemblant, au frontispice: Trattato di vaccinazione con osservazioni, etc., Milan, 1809.» (L. Valentin, Voyage médical en Italie). Les découvertes sur le vaccin contre la variole et la renommée internationale Dès les premières vaccinations, il a utilisé une aiguille semblable à celle utilisée pour abaisser la cataracte. II a également découvert l'un des avantages les plus importants du vaccin contre la variole : parmi les humains, cette maladie n'est pas contagieuse, se transmettant uniquement par inoculation. Ainsi, selon le Dr Sacco, ceux qui ont été vaccinés peuvent se mêler à ceux qui ne le sont pas et à tous ceux qui n'ont pas contracté la variole, sans craindre de leur causer aucun dommage, alors qu'avec l'inoculation de la variole, leur vie a souvent été mise en péril, danger, non seulement la personne vaccinée, mais aussi les personnes qui l'entourent. Il croyait que la différence dans les noms donnés par les habitants à la vaccine était la cause du retard de cette découverte. Cette maladie s'appelait croffera, scabiola, broccardo, varola, etc.... Après 1801, il effectua des vaccinations à Parme, Reggio d’Emilie, Modène et, après s'être rendu à Bologne, continua d'expérimenter la greffe de vaccin antivariolique pour contrer la prolifération d'une épidémie mortelle de variole. Ce fut un succès et les Bolognais reconnaissants récompensèrent le docteur Sacco avec une médaille d'or, ce que les Bresciens firent également en mai 1802. Dédié au prince Eugène Napoléon, vice-roi d’Italie, l'ouvrage est orné d’1portrait de Jenner en frontispice, d’1 vignette représentant l'auteur et de 4 grandes planches, hors-texte, repliées, en coloris d'époque. Précieux exemplaire de Présent sur grand papier aux rarissimes armes de Napoléon 1er en tant que Roi d’Italie (Olivier, 2675 n° 2). Napoléon, avait en effet pris à Milan, le 18 Mars 1805, la couronne de fer des anciens Lombards, en qualité de roi d'Italie. De la bibliothèque Huzard, avec son cachet et cette note autographe : « cet exemplaire de Sacco m’a été donné par le prince Eugène Napoléon, lors de mon voyage à Milan, en 1811 pour y inspecter l'école vétérinaire ». Est jointe une lettre autographe, signée de Huzard, 18 Décembre 1781 ; une page in-4 à Virq d'Azir en lui envoyant son premier mémoire sur la maladie régnant à Paris. Napoléon Bonaparte, deuxième fils de Charles-Marie et de Marie-Laetitia Ramolino, naquit à Ajaccio le 15 août 1769 ; promu sous-lieutenant en 1785, il monta rapidement en grade et était déjà général de division en 1795 ; le 9 mars 1796, il épousait Marie-Joséphine-Rose Tascher de la Pagerie, veuve du vicomte de Beauharnais, quelques jours après avoir été nommé commandant en chef de l'armée d'Italie ; ayant renversé le Directoire par le coup d'état du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), il se fit nommer premier consul pour dix ans (24 décembre 1799), puis consul à vie le 2 août 1802 ; il fut proclamé empereur des Français par le sénat en 1804, et fut sacré à Notre-Dame sous le nom de Napoléon 1er par le pape Pie VII, le 2 décembre de la même année ; en 1805, ayant érigé en royaume la république cisalpine, il se fit couronner roi d'Italie à Milan ; un an après en 1806, il prit le titre de protecteur de la Confédération du Rhin.
Troisième édition rarissime complète illustrée de 558 gravures. Paris, Houdaille, Libraire-Éditeur, 1836. 4 vol. in-8° et 2 atlas in-folio ; (2)-LXXIX-460 pp./(2)-587 pp./(2)-522 pp./(2)-614 pp., les atlas se composent ainsi : [Naples]-1 page de grand titre-285 gravures, cartes, figures [1-285]/[Grande Grèce]-1 page de grand titre-273 gravures, cartes, figures [286-558 et dernier], demi-chagrin bleu, dos à nerfs joliment orné, filets or, caissons or, titre or. Reliure uniforme de l’époque.
Blanc, 957 (pour l’édition de 1829). Quérard, La France Littéraire, t. VIII, p. 360. Troisième édition rarissime complète (Paris, Dufour & Cie, 1829, pour la deuxième édition) illustrée de 558 gravures. Manque à Cicognara, Cremonini et à de nombreuses bibliographies sur le sujet. Les additions faites à cette édition par Charrin sont : un chapitre contenant la description des Étrusques, des notes historiques et géographiques, une analyse détaillée de l’ouvrage, une notice biographique sur Richard de Saint-Non et 141 estampes supplémentaires dont 27 en couleur concernant les Étrusques. Au cours du voyage dans les deux Siciles, tandis que ses compagnons prenaient les mesures des temples et accumulaient les croquis, Denon jetait sur le papier un journal de voyage d’un style remarquable, qu’il communiquait à l’abbé de Saint-Non. Ce journal, associé à des pages de Chamfort, Cabanis, Faujas de Saint-Fond, Dolomieu, et autres plumes aussi fines, devait formé la matière du texte du Voyage pittoresque, mais le grand mérite de cet ouvrage monumental réside moins dans le texte que dans les exceptionnelles gravures à l’exécution parfaite.
Édition originale de la meilleure description de la ville d’Edo (l’actuelle Tokyo) au milieu du XIXe siècle, ornée de plus de 600 gravures sur bois. Précieux exemplaire conservé dans ses élégantes brochures japonaises d’origine. Tokyo, 1834-1836. Tokyo, Suwaraya Ihachi, Tenpo 5- Tenpo 7, [1834-1836].20 volumes in-4 sur papier japonais de riz ou de mûrier. Conservés dans leurs brochures d’origine bleues à motifs gaufrés de branches de pins, pièce de titre sur le plat supérieur de chaque volume, sutures probablement renouvelées. Deux étuis modernes de toile beige. Reliure de l’époque. 258 x 170 mm.
Édition originale de la meilleure description de la ville d’Edo (l’actuelle Tokyo), la plus grande ville du monde au milieu du XIXe siècle. H. Kerlen, Catalogue of Pre-Meiji Japanese Books and Maps in Public Collections in the Netherlands, Amsterdam, 1996, n 224; V. Béranger, Recueils Illustrés des Lieux Célèbres, Ebisu, Tokyo, 2002, pp. 81-113; T. Screech, The Western Scientific Gaze and Popular Imagery in Later Edo Japan, Cambridge Univ. Press, 1996. “Le genre des Meisho-zue nait au Japon a la fin du XVIIIe siècle. Gravures et texte concourent au recensement de l’histoire locale et du patrimoine des villes traversées par les voyageurs. Destinés à vulgariser l’histoire des lieux, à faciliter l’appropriation topographique et intellectuelle de la géographie du pays, ils connurent un large succès.”(V. Béranger, La réception des Meisho-zu dans la France du XIXe siècle.) « Meisho-zue : dénomination des livres illustrés qui décrivent les paysages et présentent l’histoire des lieux célèbres de Kyôto, Edo et quelques provinces. Ils furent publiés vers la fin de l’époque d’Edo. L’origine de ce genre d’ouvrage remonte aux guides des lieux célèbres (meisho-ki) écrits au début de l’époque d’Edo. Si on compare le meisho-zue au meisho-ki, on remarque que les images y sont plus nombreuses et ont plus d’importance que les descriptions verbales. Les illustrations sont réalistes et ont subi l’empreinte de la peinture de genre… Les Meisho Zue les plus connus sont le ‘Yamato Meisho Zue’, ‘l’Ise Sangu Meisho zue’ et ‘l’Edo Meisho zue’ sur Edo (1836). » (Seiichi Iwao, Dictionnaire historique du Japon, II, 115). Pendant 40 ans, trois membres de la famille Saito qui faisaient partie du gouvernement d’Edo, se sont succédé afin de rassembler les informations nécessaires à la description de la capitale shogunale. Les lieux célèbres d’Edo ne voient vraiment le jour qu’après le terrible incendie qui détruisit la ville antérieure en 1657 car après cette date la ville fut entièrement reconstruite. Saitō Yukio Nagaaki (1737–1799) initia le projet en 1791 mais mourut avant de l’avoir terminé. Son beau-fils, Saitō Yukitaka Agatamaro (1772–1818), entreprit de nouvelles recherches dans la région d’Edo et continua son œuvre. Il mourut aussi avant de terminer le projet. Son fils, Saitō Yukinari Gesshin (1804–1878), rédigera le projet final, une géographie humaine très détaillée, qu’il rendra public en 1834. Le succès de l’ouvrage fut considérable et il devint rapidement un best-seller au Japon. Le texte mélange le chinois et le japonais. L’abondante illustration se compose de plus de 600 gravures sur bois, la plupart sur double page, réalisées par Hasegawa Settan (1778-1843). Ce dernier excelle dans l’illustration de temples, ruines, monuments, foires, festivals populaires, la vie des paysans, négociants de saké, théâtres, lieux de divertissements, maisons closes... Les illustrations, très vivantes sont empruntées à la littérature, à des évènements historiques ou légendaires, et à des scènes de mœurs contemporaines. L’une des illustrations du volume 7 montre la grande statue du Buddha Amida dans son environnement de l’époque. Très bel exemplaire de toute pureté conserve dans ses élégantes brochures japonaises d’origine.
Premier tirage de cette célèbre édition illustrée. Madrid, J. Ibarra, 1772. In-folio de (10) ff. dont 1 frontispice et 1 portrait, 395 pp., (1) p., 8 planches hors-texte et 1 carte. Mouillure claire à 2 ff. Maroquin rouge de l’époque, roulette dorée encadrant les plats, dos à nerfs richement orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, doublures de papier moiré bleu, tranches dorées. Reliure de l’époque. 355 x 248 mm.
Premier tirage de cette célèbre édition illustrée, l’un des chefs-d’œuvre de la typographie espagnole et l’un des livres les plus parfaits produits au XVIIIe siècle par un admirateur et ami de Bodoni, Joachim Ibarra, imprimeur du roi Charles III d’Espagne, lui-même imprimeur amateur. The Huth Library, 1294 ; Brunet, V, 91 ; Cohen, 938 ; Palau, XVIII, 425; Updike, Printing types, II, 71-73; Dibdin, II, 387. « Cette édition de la traduction de Salluste, faite par l’Infant Don Gabriel, sous la direction de Fr. Perez Bayer, son précepteur, est regardée avec raison comme un chef-d’œuvre typographique. » Brunet, V, 91. Très belle illustration, entièrement gravée à l’eau-forte ; elle comprend quantité de lettres et lettrines ornées, de nombreuses figures dans le texte, 32 remarquables vignettes ou culs-de-lampe par Fabregat et Ballester ou par Salvador Carmona, d’après M.S. Maëlla, un très beau titre gravé et, hors texte, un portrait de Salluste, une carte d’Afrique gravée par Joan de la Crux, six planches de batailles, de monnaies et d’armures, et deux figures par Salvador Carmona, d’après M.S. Maëlla, l’une en tête de La Conjuracion de Catilina, l’autre en tête de La guerra de Jugurta. « Retiré, après la mort de son protecteur, César, dans la somptueuse villa entourée de jardins qu’il s’était fait construire à Rome, Salluste a consacré son œuvre à la glorification de l’Empereur et à la défense d’une morale politique hautaine ; styliste rigoureux, incisif et hardi, il suit les traces de Thucydide et reste, au sens moderne du terme, le premier historien de Rome. » Cette traduction des deux œuvres de Salluste, La Conjuracion de Catilina et La Guerra de Jugurta, donnée par le frère Perez Bayer, a été attribuée à l’Infant Don Gabriel, dont ce religieux était le précepteur. Le texte original latin est en romain à double colonne au-dessous de la version espagnole en italiques. Cette première édition est la seule renfermant la Dissertation de frère Perez Bayer sur l’alphabet et la langue des Phéniciens. Exemplaire appartenant au tout premier tirage, sur papier filigrané blanc, sans azur avec les figures avant lettre, imprimé pour l’Infant Gabriel et destiné à être distribué dans l’entourage royal. Le présent exemplaire fut ainsi offert par l’Infant Gabriel à la Duchesse de Wharton en 1774 comme l’atteste cette note manuscrite sur le faux-titre : « Ce livre est un présent de Son Altesse Royale l’Infant Don Gabriel de Bourbon à la Duchesse de Wharton, présent si précieux qu’elle gardera à jamais et qu’elle désire être conservé en sa famille par reconnaissance au très illustre Donateur. En l’année 1774. » Miss O’Byrne, fille d’un colonel irlandais exilé en Espagne, et demoiselle d’honneur de la reine d’Espagne, devint la Duchesse de Wharton lorsque le duc de Wharton qui tomba éperdument amoureux d’elle l’épousa en 1729. Il est revêtu d’une élégante reliure de l’époque en maroquin rouge. La dimension du volume (l’un des plus grands répertoriés, hauteur : 355 mm), la richesse de l’illustration, en font l’un des chefs-d’œuvre du livre illustré du XVIIIe siècle. Provenance : Duchesse de Wharton, gouverneur Wybicki (inscription manuscrite en polonais sur le faux-titre expliquant qu’après la prise de Tarragon, où l’armée polonaise fit preuve de bravoure, ce livre fut remis par un des grenadiers du colonel Wiczowi qui l’offrit au gouverneur Wybicki, connu pour les servies qu’il avait rendus à la Pologne).