Librairie Camille Sourget

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‎[CHINE]. ALBUM DE PEINTURES CHINOISES.‎

Reference : LCS-18330

‎[CHINE]. ALBUM DE PEINTURES CHINOISES. ‎

‎Magnifique album composé d'une suite de 28 gouaches sur papier de riz d’une remarquable finesse d’exécution. Canton, fin XIXe siècle. Album in-4 oblong de 28 feuillets ornés de gouaches peintes sur papier de riz, petites fentes à 5 peintures dont 2 avec atteinte aux peintures. Percaline noire ornée à froid, titre «album» en lettres dorées au centre du plat supérieur, tranches dorées. Reliure de l'époque. 210 x 308 mm.‎


‎Magnifique album comportant une suite de 28 grandes gouaches chinoises peintes sur papier de riz en coloris très frais, chacune avec en encadrement de papier doré. Parmi ces 28 gouaches, 11 sont consacrées à la somptueuse cérémonie organisée en l’honneur des 70 ans du général chinois Guo Ziyi en 767. Guo Ziyi, né en 697, décédé le 9 juillet 781, également appelé à titre posthume, Prince Zhōngwǔ de Fényáng (汾陽忠武王), est un général de la dynastie Tang, qui mit fin à la révolte d'An Lushan (l’une des plus grandes guerres civiles de l’histoire qui eut lieu du 16 décembre 755 au 17 février 763) et participe à des expéditions contre le khaganat ouïghour et l'empire tibétain. Il est vu comme l'un des plus puissants généraux de la dynastie Tang. Après sa mort, il est immortalisé dans la mythologie chinoise, en tant que Dieu de la fortune et du bonheur (guì shòu kǎo). Pour célébrer les 70 ans de ce général très puissant, une cérémonie fastueuse fut organisée. Plus de 3000 invités furent réunis pour l’occasion. Les peintures représentent ainsi: - un grand bouquet, - 3 scènes de cortèges avec des musiciens, - des porteurs qui soutiennent le palanquin très luxueux du général, - des porteurs portent un palanquin contenant des présents pour le général (chapeau et chaussures), - des porteurs avec un palanquin contenant la couronne de l’épouse du général ainsi qu’une ceinture symbole de pouvoir, - 2 scènes de porteurs de lanternes, - des porteurs apportent un meuble soutenant une représentation du général et de sa famille. Le général surmonte la scène, un dragon est représenté sous lui. En bas on voit à nouveau le général avec ses 7 fils à gauche, - les porteurs de la scène suivante portent une tour chinoise. Au pied de la tour le génral est à nouveau représenté avec ses 7 fils, - la scène suivante montre des porteurs munis d’une grande tenture tendue sur un mat horizontal. On trouve sur cette tenture le symbole du bonheur, - 7 scènes de lutte, - 6 scènes de châtiments, … Rare et précieux exemplaire d’une remarquable finesse d’exécution, conservé dans sa reliure de l’époque.‎

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EUR18,000.00

‎CROZET, Julien et ROCHON, Abbé Alexis-Marie de.‎

Reference : LCS-186382

‎Nouveau voyage à la Mer du Sud, Commencé sous les ordres de M. Marion, Chevalier de l’Ordre royal & militaire de S. Louis, Capitaine de brûlot ; & achevé, après la mort de cet Officier, sous ceux de M. le Chevalier Duclesmeur, Garde de la Marine. Cette Relation a été rédigée d’après les Plans & Journaux de M. Crozet. On a joint à ce voyage Un Extrait de celui de M. De Surville dans les mêmes Parages. L’expédition rivale de Kerguelen à la découverte de la Terre australe.‎

‎La France attache son nom à l’exploration des Mers Australes et publie la première carte de la Nouvelle-Zélande. Paris, Barrois l’aîné, 1783. In-8 deviii pp., 290 pp., 5 planches et 2 cartes hors-texte dont 1 dépliante, (1) f. Plein-veau marbré, filet à froid encadrant les plats, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 189 x 120 mm.‎


‎Édition originale de la plus grande rareté de cet ouvrage capital pour l’histoire de la Nouvelle-Zélande et de la Tasmanie. Il s’agit du récit de l’une des toutes premières expéditions françaises en Australie et en Nouvelle-Zélande. Sabin, XVII, 439; Davidson, A Book Collector's Notes, pp. 98-99 ; Dunmore, t. I, p. 182 ; Du Rietz, Bibliotheca Polynesiana by Kroepelien, 1104 ; Hill, 401; Hocken, pp. 21-22; Howgego, I, C222, p. 285; Le Nail, Explorateurs et Grands Voyageurs Bretons, p. 32; New Zealand National Bibliography, t. I, 1502. “The first printed French maps of New Zealand were Marion Dufresne’s maps of 1772 in this account of Crozet’s voyage.” (Tooley, The Mapping of Australia, p. XII et p. 308, 158). “Crozet’s narrative, apart from the drama of its story, has much careful observation on Maori life and custom and, with the reports of Cook and his officers, was virtually the only source material available for 40 years… ” (New Zealand National Bibliography). “It is an exceedingly rare item and is seldom available.” (Davidson, A Book Collector’s Notes, pp. 98-99). Excellent marin, bien en cour, féru des nouveautés scientifiques, mais aussi commerçant très actif, sa curiosité est éveillée par l’accostage à Port-Louis du « Brisson », lequel ramène en Polynésie le Tahitien Ahu-Toru qui avait accompagné Bougainville en France et auquel le célèbre circumnavigateur avait promis le retour au pays. L’intendant Pierre Poivre a des instructions très précises et le devoir d’organiser la suite du voyage. Marion-Dufresne propose de l’organiser - en grande partie à ses frais - en combinant le retour de Ahu-Toru, l’exploration du sud des Océans Indien et Pacifique au-delà des 45° de latitude sud afin de repérer un éventuel continent inconnu, la reconnaissance du littoral de la Nouvelle-Zélande aux fins «de profits de pêche», et, enfin, la poursuite de la recherche vers le détroit de Torrès et Timor d’un endroit «propice à l’établissement d’un comptoir commercial». Poivre est d’accord, informe le ministre et met à la disposition de l’entrepreneur-marin une flûte de 450 tonneaux le « Mascarin » ; Marion-Dufresne affrête de son côté la frégate « Marquis de Castries » qu’il confie à Julien Crozet avec lequel il a déjà navigué. Les deux navires appareillent de Port-Louis le 18 octobre 1771, trois mois avant l’expédition commandée à Kerguelen dans le but de trouver un éventuel «continent austral». Ahu-Toru décède de la variole (sans doute contractée à Port-Louis) le 6 novembre au large de Madagascar; il n’est plus nécessaire de remonter jusqu’à Tahiti, aussi Marion-Dufresne informe le ministre qu’il fait route au Sud-Est, sous les 40°: il découvre des îles: Crozet, celle qui - maintenant sud-africaine - s’appelle «prince Édouard» après qu’il l’eut baptisée Terre de la Caverne. Une avarie assez sérieuse oblige, en janvier 1772, à trouver un abri, puis un épais brouillard gène la lente reconnaissance de poussières d’îles, sans que l’on parvienne à détecter un véritable archipel. Fin janvier, l’expédition est géographiquement assez proche de celle de Kerguelen: peut-être Marion-Dufresne a-t-il découvert les Kerguelen avant Kerguelen ? En février, à l’initiative de Crozet, on oblique à l’Est et le 3 mars on est en vue de la terre de van Diemen (Tasmanie), 130 ans après ce dernier. L’escale est pittoresque, amicale avec les insulaires; on fait de l’eau et des fruits frais. Plus loin, les autochtones accueillent avec des lances et des sagaies, ce qui amène à en tuer quelques-uns. Marion-Dufresne traverse la mer de Tasmanie et longe les côtes de l’Ile nord de Nouvelle-Zélande, leur donne des noms français sans savoir que Cook a déjà procédé à cet inventaire et ces baptêmes en 1769. Il aborde la Baie des Îles, noue des relations amicales avec les Maoris locaux, remarque leur parenté linguistique avec les Tahitiens, fait beaucoup d’observations, établit trois camps, préludes dans son esprit à un « comptoir » plus sérieux. Mais les choses se gâtent ; on fait la fête le 8 juin, mais un petit groupe de matelots en reconnaissance ne rentre pas. Marion-Dufrene descend à terre avec un groupe d’hommes et ne revient pas. Le 12 juin, il est certain que l’intrépide commandant a été massacré ; la troupe est envoyée à terre, punit, exécute quelques Maoris, incendie un village après avoir trouvé les restes d’un repas cannibale. Il est impossible de rester dans ces conditions, décrites avec précision dans le journal de bord, et l’expédition appareille le 12 juillet, sous le commandement de Crozet et de son second Ambroise Le Jar de Clesmeur. Tous deux ignorent quels étaient les réelles intentions du disparu ; les officiers réunis en conseil décident de continuer à remonter la côte et de rejoindre la route du nord « sans chercher des terres éloignées », ils doublent ainsi l’Île Rotterdam des Tonga, relâchent aux Mariannes. La navigation est lente, difficile, les cas de scorbut se multiplient. Le 23 août, les deux unités franchissent l’équateur, obliquent vers l’ouest, relâchent à Guam ou le gouverneur espagnol fournit eau fraîche, vivres et soins ; il donne aussi un pilote pour conduire les deux navires jusqu’à Manille « où on tire quelques profits des cargaisons embarquées », les deux navires et les hommes remis en état appareillent à la fin de l’année et rejoignent Port-Louis sans encombre en avril 1773. Le ministre, et les autorités trouvent les résultats de l’expédition bien décevants: pas de continent austral, seulement d’arides poussières d’îles, au climat peu attrayant et à la végétation sans intérêt. Sur le plan commercial c’est un coûteux échec : la cargaison s’est mal vendue, il reste 400 000 livres de dettes, notamment les salaires des membres des équipages et les frais de réparations. L’affaire traînera jusqu’en 1788. La mort tragique de Marion-Dufresne, qui voulut faire cohabiter exploration et spéculation commerciale, ajoute à la désillusion et montre l’impossibilité d’une installation durable dans des terres aussi hostiles et éloignées. Sans doute cette aventure est-elle la dernière des «expéditions de découverte» telles qu’elles furent menées par la plupart des Marines occidentales des XVIIe et XVIIIe siècles. (Canal Académie, «Des marins et des navigateurs», Françoise Thibault, janvier 2013). «This was the only form in which the voyage was published; it did not appear in English until H. Ling Roth's translation of 1891». «Crozet’s narrative, apart from the drama of its story, has much careful observation on Maori life and custom and, with the reports of Cook and his officers, was virtually the only source material available for 40 years» (New Zealand National Bibliography). L’illustration se compose de 4 beaux portraits de Maoris, d’une représentation d’un cèdre, d’une carte dépliante révélant les découvertes de Surville et de plus petites cartes montrant les découvertes de Marion-Dufresne en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie. Superbe exemplaire d’une grande fraicheur, conservé dans sa reliure de l’époque, de cette édition originale de la plus grande rareté. ‎

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EUR15,000.00

‎CURIÖSER SPIEGEL‎

Reference : LCS-7612

‎Curiöser Spiegel, worinnen der gantze Lebenslauf des Menschen von der Kindheit bis zum Alter zu sehen, in Figuren, mit beygefügten ganz neuen kurzen Erklärungen. Neue Auflage. Beau « Curiöser Spiegel », livre des métiers illustré et mis en couleurs pour les enfants‎

‎41 planches coloriées à l’époque pour expliquer les professions et les étapes de la vie aux enfants. Nuremberg, 1824. Curiöser Spiegel, worinnen der gantze Lebenslauf des Menschen von der Kindheit bis zum Alter zu sehen, in Figuren, mit beygefügten ganz neuen kurzen Erklärungen. Neue Auflage. Nuremberg, Johann Andreas Endter, 1824. In-folio de (2) pp., y compris le titre, XLI pp., (1) p. Avec un frontispice gravé sur bois et colorié, et 41 planches à pleine page numérotées et coloriées à la main. Relié en demi-toile rouge à coins, plats de papier marbré, tranches bleues, élégantes gardes faites de papier finement décoré. 335 x 210 mm. ‎


‎Rare ouvrage du plus haut intérêt destiné à enseigner aux enfants les étapes de la vie et à leur expliquer les diverses professions. Lipperheide Pa 11 (c. 1804); Rammensee 1447; Gumuchian 1974bis; Thieme/Becker XXVII, 268. L’ouvrage est illustré de 41 gravures sur bois à pleine page par Elias Porcelius, la plupart d’après Susanna Maria Sandrart, et l’ensemble d’entre elles a été entièrement colorié à la main à l’époque. Parmi les professions représentées, on trouve le relieur (p. XVI), le médecin (p. XXIX), les acrobates (p. XXX), le boulanger, le charpentier, le soldat, le commerçant, le tailleur, le cordonnier, le boucher, le fourreur, le teinturier, le tisserand, le tailleur de pierres, le charron, le sellier, le serrurier, le forgeron, le menuisier, le chasseur, etc. ; les étapes de la vie décrites sont la naissance, l’éducation, la mort, etc., et on trouve également des scènes d’escrime, de chasse, … Une courte description en allemand a en outre été imprimée sous chacune des planches. Publié pour la première fois en 1689, le présent ouvrage fut souvent réimprimé jusqu’en 1833. Bel exemplaire de ce beau livre des métiers finement illustré et entièrement mis en couleurs pour les enfants. ‎

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EUR18,000.00

‎D’ALLEMAGNE‎

Reference : LCS-2001

‎Les cartes à jouer du XIVe au XXe siècle. Jeux de cartes, art et histoire‎

‎L’ouvrage de référence concernant l’histoire des cartes à jouer. D’ALLEMAGNE, Henry René. Les cartes à jouer du XIVe au XXe siècle. Paris, Hachette, 1906. 2 forts volumes in-4 de : I/ (2) ff., XVI pp. et 504 pp. ; II/ (2) ff. et 640 pp. Reliure en toile beige, couvertures d’éditeur et dos illustrés en couleurs contrecollés sur la toile, tranches supérieures dorées. Les pages de titre sont imprimées en rouge et noir. 320 x 245 mm.‎


‎Superbe ouvrage contenant 3200 reproductions de cartes dont 956 en couleur, 12 planches hors texte coloriées à l’aquarelle, 25 phototypies, 116 enveloppes illustrées pour jeux de cartes et 340 vignettes et vues diverses. Le second volume est consacré aux communautés ouvrières, aux corporations des maîtres cartiers et à la fabrication des cartes dans toute la France. Il s’agit de l’ouvrage de référence sur l’histoire et l’art du jeu de cartes. Cette œuvre d’érudition particulièrement exhaustive produite par Henry René d’Allemagne couvre l’origine, l’évolution et les aspects sociaux du jeu de cartes des années 1370 à la première décennie du XXe siècle. Les deux superbes volumes sont ornés de milliers d’illustrations, dont beaucoup sont en couleur. En plus des 3200 reproductions de cartes, l’ouvrage présente d’innombrables images retraçant l’historique et l’évolution de ce jeu à travers les siècles. Un bel exemplaire de ce remarquable ouvrage. ‎

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EUR4,000.00

‎DANIELL, Thomas et William‎

Reference : LCS-6496

‎A picturesque voyage to India "A picturesque voyage to India" de Daniell‎

‎La Chine et l’Inde à la fin du XVIIIe siècle en 50 magnifiques aquatintes coloriées à la main à l’époque. London, Thomas Davison, 1810. In-folio oblong de (2) ff., 50 planches hors texte en couleurs sur papier fort montées sur onglets, 50 ff. d’explications des planches (le tout relié horizontalement). Relié en demi-maroquin vert à coins, plats de papier marbré vert, dos lisse orné d’un décor et du titre dorés, tranches dorées. Coins émoussés. Reliure française du XIXe siècle. 343 x 245 mm.‎


‎Edition originale de ce très bel ouvrage illustré sur la Chine et l’Inde à la fin du XVIIIe siècle. Brunet, II, 489 ; Graesse, Trésor de livres rares, II, 326 ; Abbey, Travel, 516 ; Lipperheide 1523 ; Colas 797 ; Tooley 173 ; Cordier, Sinica, 2107.Le présent ouvrage parut sous formes de 10 livraisons illustrées de 5 planches chacune.Il illustre le long voyage entrepris par Thomas Daniell (1749-1840), un peintre paysagiste anglais, et son neveu William Daniell (1769-1837) en Chine et en Inde. Les Daniell quittèrent l’Angleterre en avril 1785 à bord du navire Atlas, et arrivèrent à Whampoa, en Chine, en août. Après avoir passé plusieurs mois en Chine, les deux voyageurs reprirent la mer et gagnèrent Calcutta en 1786.Daniell passa près de 10 ans en Inde, et à son retour à Londres en 1795 il publia son ouvrage intitulé Oriental scenery.Le texte explicatif qui accompagne les planches donne des informations sur les populations locales rencontrées dans les différents pays visités.« Ce bel ouvrage renferme 50 planches coloriées, avec texte » (Brunet).La superbe illustration se compose de 50 planches gravées à l’aquatinte et coloriées à la main à l’époque montrant des vues de Madère, Java, Macao, Canton, le Cap de Bonne Espérance, la Malaisie, Calcutta, la Baie du Bengale, …Parmi ces 50 planches, 22 sont consacrées à la Chine, avec des vues de villes mais aussi des habitants dans leurs habits traditionnels. L’une des planches montre une scène de pêche au requin à Java.« Parmi ces planches qui représentent principalement des vues, 8 figurent des costumes chinois et 12 des habitants de Java. » (Colas) Bel exemplaire de ce beau livre de voyage en Asie conserve dans sa reliure française de l’époque en demi-maroquin vert orné.‎

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EUR11,500.00

‎DEIDIER, l’Abbé.‎

Reference : LCS-17903

‎Eléments généraux des principales parties de mathématiques, nécessaires à l’artillerie et au génie. Nouvelle édition, Dirigée, rectifiée, présentée avec plus d’ordre & de goût ; &, en plusieurs articles, réformée ou perfectionnée, par l’Auteur de la Théorie des Etres sensibles. Le Traité de mathématiques de l’Abbé Deidier destiné aux militaires.‎

‎L’exemplaire comporte en outre le Traité de perspective imprimé à part avec des notes de Cochin. A Paris, chez Charles-Antoine Jombert, Père, Libraire du Roi pour l’artillerie et le génie, 1773. - [Suivi de] : Deidier, l’Abbé. Traité de perspective théorique et pratique. Nouvelle édition corrigée & augmentée de notes par un artiste célèbre. Paris, rue Dauphine, chez Charles-Antoine Jombert, père, Libraire du Génie & de l’Artillerie, 1770. Soit 3 parties reliées en 2 volumes in-4 de : I/ xxviii pp., 472 pp., 19 planches dépliantes ; II/ (2) ff., 410 pp., 28 planches dépliantes, (1) f., iv pp., 124 pp., 15 planches dépliantes. Plein veau marbré, grandes armes frappées or au centre des plats surmontées de la mention REG. DU MAINE / INFANTERIE. en lettres dorées, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 250 x 180 mm.‎


‎Seconde édition originale corrigée et largement augmentée de ce traité de mathématiques destiné aux militaires. L’exemplaire comporte en outre le Traité de perspective imprimé à part avec des notes de Cochin. « L’abbé Deidier (Marseille 1698-Paris 1746), mathématicien du 18e siècle, fit l’éducation de Louis-Ferdinand-Joseph de Croy, duc d’Havré, et fut récompensé de ses soins par des bienfaits du prince tels qu’il put se livrer tout entier à son goût pour les mathématiques. Il publia en 1739 son ‘Arithmétique des géomètres’, ou ‘Nouveaux éléments de mathématiques’ ; et la ‘Science des géomètres’, ou la ‘Théorie et la pratique de la géométrie’, 2 vol. in-4 formant un cours complet de mathématiques élémentaires. Cet ouvrage est estimé par la clarté et la précision, l’ordre et l’abondance des matières. En 1740, il publia la ‘Mesure des surfaces et des solides, par l’arithmétique des infinis et les centres de gravité’, in-4…. ‘la Connaissance des calculs modernes’ publié en même temps que le précédent, sous le titre de ‘Calcul différentiel et calcul intégral, expliqués et appliqués à la géométrie’. Enfin, pour former un cours complet de mathématiques, il donna sa ‘Mécanique générale, pour servir d’introduction aux sciences physico-mathématiques’, Paris, 1741, in-4. Tant de travaux, publiés dans l’espace de deux ans, lui firent obtenir la place de professeur de mathématiques à l’école d’artillerie de la Fère. A peine fut-il en fonction, que le désir d’écrire encore lui fit reprendre les deux premiers volumes de son cours pour les refondre et en former un ‘Nouveau Traité élémentaire’ destiné aux militaires. Il y joignit un ‘Cours de perspective’, et fit paraitre, en 1745, 2 vol. in-4, sous le titre d’’Elemens généraux des principales parties des mathématiques, nécessaires à l’artillerie et au génie’. En 1773, on eut une nouvelle édition de cet ouvrage, dirigée, rectifiée, présentée avec plus d’ordre et de goût, et en plusieurs articles, réformée ou perfectionnée par l’auteur de la Théorie des êtres sensibles (Para du Phanjas). L’éditeur y supprima le ‘Traité de perspective’, comme étranger aux militaires, et le fit imprimer à part, avec des notes par Cochin… L’abbé Deidier rendit de grands services à l’instruction par ses écrits et par son zèle à remplir les devoirs de sa place. ». (Michaud, Biographie universelle, X). « Au XVIIIe siècle, la naissance d’écoles pour la formation scientifique et technique des ingénieurs des fortifications et des artilleurs, crée un marché potentiel pour des ouvrages accompagnant et complétant cette formation. Pour que ce marché se concrétise, il faut publier des livres adaptés aux besoins de ces « jeunes militaires » mais aussi les convaincre de l’utilité de leur lecture. C’est le travail éditorial des Jombert qui font leur spécialité des ouvrages techniques « pour l’Artillerie et le Génie ». S’appuyant sur un groupe d’auteurs compétents, ils développent un discours d’annonce autour de la figure de l’officier accompli, homme d’étude autant que de terrain ; ils soulignent la qualité scientifique des livres autant que leur utilité pratique, leur facilité d’assimilation pour des lecteurs peu rompus à l’étude et leur coût accessible. Si ce discours promotionnel enjolive un peu la réalité, ils travaillent aussi la forme matérielle des ouvrages et leurs textes liminaires pour mieux les faire correspondre à cet idéal. » Auteur de plusieurs autres livres de mathématiques, Deidier est nommé vers 1741 professeur de mathématiques à l'école d'artillerie de La Fère, où il succède à Bernard Forest de Bélidor et publie son cours en 1745. Une seconde édition de ce cours sera publiée en 1773 par François Para Du Phanjas. « Après avoir fait ses premières études dans le collège de l'Oratoire, l'Abbé Deidier, mathématicien français (1696/1746), étudia la théologie chez les jésuites et fut ordonné prêtre. Chargé de professer la philosophie au séminaire d'Aix, il s'occupa spécialement de mathématiques. Ses nombreux ouvrages lui assurent une place distinguée parmi les mathématiciens de son temps ». (Hoefer). L’illustration se compose de 62 planches gravées dépliantes, 47 pour les « Elémens » et 15 pour le « Traité de perspective ». Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque aux armes du roi Louis XV portant frappée en lettres d’or la mention REG. DU MAINE / INFANTERIE.‎

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EUR4,500.00

‎DEMIDOFF.‎

Reference : LCS-18337

‎Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée par la Hongrie, la Valachie et la Moldavie. Le voyage de Demidoff en Russie et en Crimée orné de 25 planches hors-texte.‎

‎L’abondante illustration comporte le portrait de Nicolas Ier gravé par Piaud, d’après Raffet et 24 planches gravées hors texte, tirées sur Chine et montées sur papier fort, dont 1 planche de musique. Paris, Ernest Bourdin, 1840. Grand in-8 de (2) ff., vii pp. (préface), viii pp. (dédicace), 621 pp., (3) et 25 planches. Qq. rares ff. piqués. Relié en chagrin rouge vif, encadrement à froid sur les plats et large composition dorée baroque avec des feuillages, dos à nerfs couvert d’un décor baroque doré, tranches dorées. Reliure de l’époque. 255 x 163 mm.‎


‎Edition originale de cet ouvrage dans lequel Demidoff relate son voyage entrepris en Russie et en Crimée en 1837. Atabey 337; not in Blackmer; Brunet, II, 583. This is the first part of Demidov's account of his mission in Russia and the Crimea, an account of the voyage itself. The scientific observations by Huot, Leveille, Rousseau and Nordmann were published in three volumes in 1842, together with an atlas of natural history plates.'' (Atabey) Quelques très rares exemplaires possèdent une dédicace à «sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies» en viii pp. reliée au début du volume, et le présent exemplaire en fait partie. L’abondante illustration comporte le portrait de Nicolas Ier gravé par Piaud, d’après Raffet et 24 planches gravées hors texte, tirées sur Chine et montées sur papier fort, dont 1 planche de musique. En 1837-1838, Démidoff organisa une expédition scientifique en Russie du Sud et en Crimée, dont il confia la direction scientifique à Frédéric Le Play. Elle comprenait 22 savants, écrivains et artistes français dont Auguste Raffet et le critique Jules Janin. L'expédition comprenait aussi Jean-Jacques Nicolas Huot (géologue), Louis Rousseau (aide naturaliste au Muséum d'Histoire naturelle), Léon Lalanne (ingénieur des Ponts et chaussées), Henri Malinvaud, le dessinateur Raffet, et le comte de Saint-Aldegonde, qui a accompagné Le Play dans sa traversée prospective du bassin du Donetz. La présence de ce dernier personnage, polytechnicien, officier de l'artillerie français au service de la Couronne fait ressortir encore une particularité constatée à juste titre par A. Savoye : la commandite tripartite de l'expédition. En effet, celle-ci comprend d'abord Démidoff, initiateur et directeur du voyage, ensuite, d'une façon implicite, les administrations des Corps des Mines et des Ponts françaises sans l'aval desquelles les fonctionnaires de ces corps n'auraient pas pu être du voyage, enfin, les autorités russes qui, outre l'autorisation officielle de prospecter, lui apportent un soutien logistique subsistant. Notons que, de leur côté, les services de renseignement français ont porté de l'intérêt à ce voyage. En tout cas, dans les circonstances et au moment que nous ignorons, les rapports de Le Play et de Saint-Aldegonde relatifs à la prospection du bassin du Donetz leur ont été transmis ; le résultat de cette expédition fut publié sous le titre Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée avec une centaine de lithographies originales de Raffet. Le tsar, dédicataire de l'ouvrage, montra de l'irritation contre le fait que la plupart des membres de l'expédition étaient français. Démidoff voulait combattre certaines idées reçues des Français à l'encontre de la Russie. Néanmoins, ces comptes-rendus irritèrent le tsar Nicolas Ier par leur description du système féodal russe. Bel exemplaire bien complet de la préface, de la dédicace et de la planche de musique «Marche Valaque» qui manquent souvent, de cet intéressant récit de voyage, conservé dans sa reliure romantique de l’époque en chagrin rouge richement décoré.‎

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EUR5,500.00

‎DEZALLIER D'ARGENVILLE‎

Reference : LCS-186424

‎La Vie des plus fameux peintres ‎


‎Précieux et superbe exemplaire de dédicace sur grand papier offert par l’auteur, Dezallier d’Argenville, avec sa signature autographe, au Marquis Philibert d’Orry (16891747), ministre d’État du roi Louis XV, orné de 172 portraits de peintres. Paris, 1745. Provenances: Dezallier d’Argenville (l’auteur); Philibert d’Orry (dédicataire, ministre d’État du roi Louis XV); Jean Martin Partyet (Écuyer du roi Louis XVI); André Gutzwiller. Argenville, Antoine-Joseph Dezallier d'. Abrégé de la Vie des plus fameux peintres, avec leurs portraits gravés en taille-douce, les indications de leurs principaux ouvrages, Quelques Réflexions sur leurs caractères et la manière de connoître les desseins des grands Maîtres. Par M. *** de l'Académie Royale des Sciences de Montpellier. Paris, chez De Bure l'Aîné, 1745. 2 volumes in-4 de: I/1 frontispice gravé, (4) ff., xlviii pp., 443 pp.; II/ 1 frontispice gravé, (1) f., viii pp., 483 pp. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l'époque. 260 x 190 mm. Précieux exemplaire de Dédicace au marquis Philibert d’Orry, ministre d’État du roi Louis XV, offert par l’auteur avec sa signature autographe. Somptueuse édition originale ornée d’1 frontispice dessiné par Latouche et gravé par Fessard, de bandeaux, lettrines et culs-de-lampe et de 172 « portraits» in-texte. (69 + 103), gravés en taille-douce. «Ouvrage estimé et devenu rare. » (Brunet, II, 522). cette édition est préférable à celle de 1762 car les portraits sont ici en premier tirage, mentionne le bibliographe. « Les épreuves sont de premier tirage et meilleures que dans l'édition suivante. » (Cohen, 91). Dès sa jeunesse, Dezallier D'Argenville s'adonna à l'étude des beaux-arts, sous la direction du dessinateur Bernard Picart, du peintre De Piles et de l'architecte Leblond. En 1713, il fit un voyage en Italie, pour se perfectionner dans la connaissance de la peinture. Il voyagea aussi en Angleterre en 1728. « Très proche du chancelier d'Aguesseau, sa fortune et son goût pour les sciences et les arts l'amenèrent à collectionner puis à publier des ouvrages sur ses sujets de prédilection. » « Son « Abrégé de la vie de quelques peintres célèbres », parut en 1745, 2 volumes in-4. Les peintres dont d'Argenville a parlé dans cet ouvrage sont au nombre de 180. Quelque temps après il donna les « Vies » de plusieurs autres peintres dans un supplément remarquable par des vers qui, coupant de temps en temps le fil de la prose, jettent dans cette suite de l'ouvrage plus de variété. Les vers ne sont point de d'Argenville, c'est le chevalier de Laurès qui en est l'auteur. » Magnifique exemplaire imprimé sur grand papier de Hollande avec les gravures en tirage somptueux et puissant, relié en maroquin rouge de l'époque aux armes du marquis Philibert D'Orry, (né à Troyes en 1689, mort dans son château en 1747), alors Ministre d'État, Contrôleur Général des Finances, Directeur Général des Bâtiments du Roy, Commandeur et Trésorier de l'Ordre du Saint-Esprit. Issu d'une famille de Gentilhomme Verrier. Son père, s'enrichira considérablement durant la Guerre de la Succession d'Espagne, jusqu'à s'occuper des finances du roi d'Espagne. Philibert d’Orry, après avoir été Capitaine de Cavalerie, puis Conseiller au Parlement de Paris en 1715, Intendant à Lille, à Soissons et en Roussillon entre 1722 et 1728, va devenir, grâce à la protection du Cardinal De Fleuri, Contrôleur Général des Finances en 1730 et des Bâtiments du Roi en 1736. Financier habile et intègre, il va durant 15 ans, rétablir les finances du royaume, en s’inspirant de son prédécesseur, Jean-Baptiste Colbert, natif comme lui de Troyes. Il fit terminer le Canal de Crozat, favorisa la Manufacture de porcelaine de Vincennes (aujourd’hui Sèvres), réformant, la Compagnie des Indes, il développa le commerce avec le Canada, les Indes, il protégea, aussi, l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1737, tout cela lui attira la haine et la jalousie de la Cour. Mais n’écoutant que son Devoir, il fit achever ‘la triangulation’ de la France, et instaura la ‘Corvée Royale’ pour la construction et l’entretien des routes et chemins à travers la France, etc… Confronté à l’ambition et à l’opposition de Madame de Pompadour, qui voulait placer ses amis au Pouvoir, en 1745, il fut tenu de démissionner et de se retirer dans son château de la Chapelle Geoffroy, à Saint-Aubin dans l’Aube. Il y mourut 2 ans après, en 1747, sans avoir pu revenir à Paris. Un volume de supplément, paru en 1752 est joint à l’exemplaire (également relié en maroquin rouge de l’époque). En 2002, il y a 22 ans, ces deux volumes aux armes de Maurepas, non offerts par l’auteur furent vendus 25000 € et en 2006, ces mêmes volumes non armoriés furent vendus 17000 €.‎

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EUR15,000.00

‎DORE, Gustave.‎

Reference : LCS-17558

‎La Ménagerie parisienne. Premier tirage de la "Ménagerie parisienne" de Gustave Doré, caricaturant les Parisiens sous Napoléon III.‎

‎Premier tirage de cette suite de 24 lithographies réalisées d’après les dessins de Gustave Doré. Paris, Au Bureau du Journal pour Rire, s.d. [1854].Grand in-4 oblong de (1) f. de titre et 24 lithographies numérotées. Relié en demi-percaline ocre, dos lisse, pièce de titre en maroquin vert. Reliure du XIXe siècle.258 x 330 mm.‎


‎Premier tirage de cette suite de 24 lithographies réalisées d’après les dessins de Gustave Doré.Rahir, Bibliothèque, p. 404 ; Exposition rétrospective Gustave Doré, p. 9.L’ensemble des planches, gravées par Vayron, comporte une légende pleine d’humour et d’ironie rapportant les personnages représentés à des animaux. On y trouve: les Lions, les Petits Lions, Lions adultes (alias Lions sots), les Lionnes, les Rats (d’opéra), les Rats (d’égout), les Rats peintres (alias les rapins), etc. Ces personnages caricaturés composent la Ménagerie parisienne selon Gustave Doré.« Le potache journaliste ouvrait tout grands ses jeunes yeux provinciaux sur le Paris d’alors : bientôt libéré du collège, il musarde dans les rues du Quartier Latin (jadis si gai et bon enfant !), s’attarde boulevard des Italiens, s’installe chez Tortoni et au café Anglais, fréquente l’Opéra aussi bien que les bals publics. Il en rapporte de charmants et verveux albums : ‘les Différents Publics de Paris’ et ‘la Ménagerie parisienne’, auxquels nous consacrons plusieurs vitrines révélatrices des mœurs aimables et parfois cocasses qui précédèrent le Second Empire. Tour à tour amusé et impitoyable, Doré nous montre le bourgeois solennel à la vaste redingote et aux lourdes breloques d’or, la mère de famille empesée sous ses falbalas, la jeune fille aux yeux demi-baissés, le gandin ridicule et faraud, la lorette avenante, les beaux équipages, les figures stupides ou gourmées des loges, les vanités épanouies dans les salons, les drôleries d’une partie de campagne à Robinson. Quelle verve comique, quelle bonne humeur dans la satire, et comme il devait rire au milieu de ses modèles ! Son ‘public’ riait aussi, et sans se fâcher, puisque les éditeurs se disputaient la collaboration du jeune mémorialiste.Dans ces albums, on sent encore l’influence de Cham, de Grandville, de Gavarni, et comment en serait-il autrement ? » (Londres – 174 illustrations de Gustave Doré).« Gustave Doré (1832-1883) est sans doute l'un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. À quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d'illustrateur professionnel - qui lui vaudra une célébrité internationale - avant d'embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture.L'immense talent de Doré s'investit aussi dans les différents genres, de la satire à l'histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques... »Musée d’Orsay, Exposition « Gustave Doré, L’Imaginaire au pouvoir. »Plaisant exemplaire dénué de rousseurs.De la bibliothèque Maurice Gras avec ex libris sur le contreplat.‎

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EUR8,500.00

‎DU FOUILLOUX, Jacques‎

Reference : LCS-17985

‎La Venerie et Fauconnerie de Iaques dv Fouilloux, Jean de Franchieres, & autres divers autheurs. Reveuës, corrigees & augmentees de chasses non encores par cy devant impriméees. Par I. D. S. Gentil-homme P. [Jean de Sansicquet]. Première édition de Du Fouilloux à contenir la Vénerie et la Fauconnerie, imprimée à Paris en 1585.‎

‎Superbe et exceptionnel exemplaire conservé dans son beau vélin de l’époque, condition la plus enviable que l’on cherche en vain pour ce grand classique du XVIe siècle. A Paris, Pour Felix Le Mangnier, rue neufve nostre-Dame…, 1585. Avec Privilège du Roy. 2 parties en un volume in-4. Plein vélin souple à recouvrement, traces de liens, dos lisse. Reliure de l’époque. 225 X 170 mm.‎


‎Première édition réunissant la vénerie et la fauconnerie de Jacques du Fouilloux. Thiébaud 300-303 ; Schwerdt I, p. 153 ; Souhart 151-152 ; Jeanson 191. Ce volume est composé de deux parties qui ont chacune un titre particulier et une pagination différente. La Vénerie : (8) ff. (y compris le titre, avec la figure d’hommage au verso), 125 ff. et les divers traités ajoutés à cette édition ; (1) f.bl. ; (4) ff. pour le « Recueil des mots de vénerie » (38 lignes à la page) ; 57 figures sur bois dans le texte. La Fauconnerie de Iean de Franchieres, grand prieur d’Aquitaine, avec tous les autres autheurs qui se sont peu trouver traictans de ce subject. De nouveau reveuë, corrigee et augmentee, outre les precedentes impressions. A Paris, Pour Félix Le Mangnier, 1585. Avec privilège du Roy : (4) ff., 127, (5) ff. ; 31 figures d’oiseaux dans le texte (plusieurs répétées). Pour qu’un exemplaire soit complet, il faut donc qu’on y trouve les deux ouvrages réunis. « Cette édition de ‘La Vénerie’ contient de plus que la précédente, sous la rubrique « Adjonctions », ‘La Chasse du loup’, de Jean de Clamorgan ; ‘La Chasse du conil’, extraite de ‘La Maison rustique’ de Charles Estienne et Jean Liébault et ‘Les Remèdes très utiles et nécessaires pour la maladie des chiens’, qui sont extraits et traduits de ‘Tre libri degli uccelli da rapina’, de Carconna. A l’avenir, toutes les éditions contiendront ces augmentations. » (Thiebaud). « Edition fort recherchée, à cause de l’avantage des augmentations qu’elle renferme, et parce que le tirage des gravures est meilleur que celui des éditions postérieures. Les lettres initiales J. D. S., gentilhomme P. qu’on lit au titre de cette édition, signifient Jean de Sansicquet, gentilhomme Poitevin. Jean de Sansicquet, seigneur de Denans et d’Escoué, était ami et parent de J. du Fouilloux ». Thiébaud. Jacques du Fouilloux né au XVIe siècle, dans cette partie du Bas-Poitou connue sous le nom des Gastine, aux environs de Parthenay, partagea ses loisirs entre la poésie et la chasse, genre d’exercice pour lequel il avait une passion extraordinaire. Il forma un recueil de ses observations sur les habitudes des animaux, et sur la manière la plus agréable de les chasser : il le publia sous ce titre : La Vénerie... Jacques du Fouilloux publia son traité de vénerie en 1561, mais c’est dans cette réédition de 1585 qu’il fit suivre son ouvrage de celui de Franchières, qui n’avait pas été imprimé. Jean de Franchières, chevalier de Rhodes ou de St-Jean de Jérusalem, vivait à la cour de Louis XI et y jouissait de la réputation d’un homme instruit, puisque Naudé le cite pour prouver qu’avant le règne de François Ier la noblesse cultivait déjà les sciences. Franchières est l’auteur de La Fauconnerie. Il composa ce traité d’après des sources syriennes et italiennes à la requête de Jacques Du Fou, grand veneur de France. Superbe et exceptionnel exemplaire conservé dans son beau vélin souple à recouvrement de l’époque, condition la plus enviable que l’on cherche en vain pour ce grand classique du XVIe siècle. De la bibliothèque Joseph de Lassberg avec l’ex-libris manuscrit « Villa Epponis ad Bibliothecam » sur la garde.‎

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EUR45,000.00

‎DU FOUILLOUX, Jacques‎

Reference : LCS-14734

‎La Venerie et Fauconnerie de Iaques dv Fouilloux, Jean de Franchieres, & autres divers autheurs. Reveuës, corrigees & augmentees de chasses non encores par cy devant impriméees. Par I. D. S. Gentil-homme P. [Jean de Sansicquet] Première édition réunissant la vénerie et la fauconnerie de Jacques du Fouilloux.‎

‎Superbe et exceptionnel exemplaire conservé dans son beau vélin de l’époque, condition la plus enviable que l’on cherche en vain pour ce grand classique du XVIe siècle. A Paris, Pour Felix Le Mangnier, rue neufve nostre-Dame…, 1585. Avec Privilège du Roy. 2 parties en un volume in-4. Plein vélin souple à recouvrement, traces de liens, dos lisse. Reliure de l’époque. 225 x 170 mm.‎


‎Première édition réunissant la vénerie et la fauconnerie de Jacques du Fouilloux. Thiébaud 300-303 ; Schwerdt I, p. 153 ; Souhart 151-152 ; Jeanson 191. Ce volume est composé de deux parties qui ont chacune un titre particulier et une pagination différente. La Vénerie : (8) ff. (y compris le titre, avec la figure d’hommage au verso), 125 ff. et les divers traités ajoutés à cette édition ; (1) f.bl. ; (4) ff. pour le « Recueil des mots de vénerie » (38 lignes à la page) ; 57 figures sur bois dans le texte. La Fauconnerie de Iean de Franchieres, grand prieur d’Aquitaine, avec tous les autres autheurs qui se sont peu trouver traictans de ce subject. De nouveau reveuë, corrigee et augmentee, outre les precedentes impressions. A Paris, Pour Félix Le Mangnier, 1585. Avec privilège du Roy : (4) ff., 127, (5) ff. ; 31 figures d’oiseaux dans le texte (plusieurs répétées). Pour qu’un exemplaire soit complet, il faut donc qu’on y trouve les deux ouvrages réunis. « Cette édition de ‘La Vénerie’ contient de plus que la précédente, sous la rubrique « Adjonctions », ‘La Chasse du loup’, de Jean de Clamorgan ; ‘La Chasse du conil’, extraite de ‘La Maison rustique’ de Charles Estienne et Jean Liébault et ‘Les Remèdes très utiles et nécessaires pour la maladie des chiens’, qui sont extraits et traduits de ‘Tre libri degli uccelli da rapina’, de Carconna. A l’avenir, toutes les éditions contiendront ces augmentations. » (Thiebaud). « Édition fort recherchée, à cause de l’avantage des augmentations qu’elle renferme, et parce que le tirage des gravures est meilleur que celui des éditions postérieures. Les lettres initiales J. D. S., gentilhomme P. qu’on lit au titre de cette édition, signifient Jean de Sansicquet, gentilhomme Poitevin. Jean de Sansicquet, seigneur de Denans et d’Escoué, était ami et parent de J. du Fouilloux ». Thiébaud. Jacques du Fouilloux né au XVIe siècle, dans cette partie du Bas-Poitou connue sous le nom des Gastine, aux environs de Parthenay, partagea ses loisirs entre la poésie et la chasse, genre d’exercice pour lequel il avait une passion extraordinaire. Il forma un recueil de ses observations sur les habitudes des animaux, et sur la manière la plus agréable de les chasser : il le publia sous ce titre : La Vénerie... Jacques du Fouilloux publia son traité de vénerie en 1561, mais c’est dans cette réédition de 1585 qu’il fit suivre son ouvrage de celui de Franchières, qui n’avait pas été imprimé. Jean de Franchières, chevalier de Rhodes ou de St-Jean de Jérusalem, vivait à la cour de Louis XI et y jouissait de la réputation d’un homme instruit, puisque Naudé le cite pour prouver qu’avant le règne de François Ier la noblesse cultivait déjà les sciences. Franchières est l’auteur de La Fauconnerie. Il composa ce traité d’après des sources syriennes et italiennes à la requête de Jacques Du Fou, grand veneur de France. Superbe et exceptionnel exemplaire conservé dans son beau vélin souple à recouvrement de l’époque, condition la plus enviable que l’on cherche en vain pour ce grand classique du XVIe siècle. De la bibliothèque Joseph de Lassberg avec l’ex-libris manuscrit « Villa Epponis ad Bibliothecam » sur la garde.‎

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EUR37,000.00

‎DÜRER, Albrecht (1471-1528).‎

Reference : LCS-A38

‎Apocalypsis cù[m] figuris. L’un des chefs d’œuvre de la gravure du XVe siècle et le premier grand livre illustré de Dürer (1471-1528).‎

‎Un bel exemplaire de l’édition de 1498 – disparu du marché – est aujourd’hui estimé trois millions de dollars. Nuremberg, Albrecht Dürer, 1511. In-folio regroupant 16 gravures sur bois par Dürer dont le titre, texte en latin au verso. Une planche réemmargée (martyre de saint Jean), un feuillet légèrement plus court en marge inférieure (Le dragon à sept têtes). Maroquin ébène, dos lisse, filets dorés en encadrement intérieur (G.Cretté succ. de Marius Michel), chemise et étui de toile bleue. 428 x 295 mm.‎


‎[video width="1640" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/03/PXL_20260401_112526573.TS_.mp43.mp4"][/video] L’un des chefs-d’œuvre de la gravure et le premier grand livre illustré par Dürer. 16 gravures sur bois par Dürer dont le titre, texte en latin au verso. Toutes les gravures, sauf le titre, portent le monogramme de l’artiste. C’est entre 1496 et 1498 que Dürer commence cette série de 15 xylographies de l’Apocalypsependant son voyage en Italie.En 1498, paraissent simultanément une édition latine et une édition allemande. Quelques années plus tard, en 1511, il publie une nouvelle impression avec le texte en latin pour laquelle il conçoit un titre. "L’Apocalypseest le premier grand livre illustré conçu par Dürer. Premier livre exclusivement conçu et publié par un artiste, sans recourir au soutien financier d’un éditeur, il s’agit d’une entreprise résolument novatrice et ambitieuse". (Albrecht Dürer,Gravure et Renaissance, château de Chantilly, dossier de presse, p. 25). Détail des gravures: - (Titre) Saint Jean à Patmos (filigrane: tour couronnée surmontée d’un fleuron; Meder, 259). - Le Martyre de saint Jean l'Évangéliste (filigrane : triangle avec fleur). - La Vision des sept chandeliers (sans filigrane). - Saint Jean devant le seigneur et les anciens (filigrane: tour couronnée surmontée d’un fleuron; Meder, 259). - Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse (sans filigrane). - L’Ouverture du cinquième et du sixième sceau (filigrane: tour couronnée surmontée d’un fleuron; Meder, 259). - Les Quatre Anges retenant les quatre vents de la terre (sans filigrane). - Les Sept trompettes (sans filigrane). - Les Quatre anges vengeurs (sans filigrane). - Saint Jean dévorant le Livre de Vie (filigrane : triangle avec fleur à six feuilles ; Meder, 127). - La Femme de l’Apocalypse et le dragon à sept têtes (sans filigrane). - Saint Michel terrassant le dragon (filigrane : triangle avec feuille à six feuilles ; Meder 127). - Le dragon à sept têtes et la bête aux cornes d'agneau (sans filigrane). - L'Adoration de l'Agneau (sans filigrane). - La Prostituée de Babylone (sans filigrane). - L'Ange tenant la clef de l'abîme (filigrane : triangle avec feuille à six feuilles ; Meder 127).). «Très sensible lui-même aux signes de «l’approche des temps maudits», Dürer a donné vie, comme nul créateur avant lui, aux visions fantasmagoriques de l’Apocalypse» (Albrecht Dürer, Œuvre gravé, p. 49). The Apocalypse, properly Apocalypse with Pictures (Latin: Apocalipsis cum figuris), is a series of fifteen woodcuts by Albrecht Durer published in 1498 depicting various scenes from the Book of Revelation, which rapidly brought him fame across Europe. These woodcuts likely drew on theological advice, particularly from Johannes Pirckheimer, the father of Durer’s friend Willibald Pirckheimer. Work on the series started during Durer’s first trip to Italy (1494–95), and the set was published simultaneously as a book with 15 pages of biblical text facing the 15 illustrations in Latin and German at Nuremberg in 1498, at a time when much of secular Europe feared an invasion of the Ottoman Empire and Christian Europe anticipated a possible Last Judgment in the year 1500. Durer was the publisher and seller of this series, and became the first artist to publish a book and create a copyright. Considering the 15 woodcuts, The Four Horsemen of the Apocalypse (c. 1497-98), referring to Revelation 6:1-8, is often viewed as the most famous piece. The overall layout of the cycle has the illustrations on the recto (right) and the text on the verso (left). This would suggest the importance of illustration over text. In 1511, Durer published the second edition of Apocalypse in a combined edition with his Life of the Virgin and Large Passion ; single impressions were also produced and sold. En 1511, Dürer publie une deuxième édition de la version latine, qui diffère principalement par la page de titre, dans une édition combinée avec sa Vie de la Vierge et la Grande Passion. Après 1511, la série fait l'objet d'une ultime réimpression, de nouveau sans texte au verso. Les frontispices des deux premières éditions présentent seulement la lettre sans la xylographie de La Vierge apparaissant à Saint Jean l'Évangéliste. Cette planche est ajoutée en 1511 pour la parution de la deuxième édition latine. La gravure sur bois atteint avec ce livre une virtuosité technique inédite, rarement égalée par la suite. Jamais le réseau des tailles dans le bois n'a été autant complexifié ; la combinaison de tailles variées permet à l'artiste d'obtenir des effets de lumière et de volume totalement nouveaux. Les lignes noires côtoient harmonieusement les zones où le papier a été laissé blanc, créant de subtils effets de clair-obscur jusque-là réservés au burin. Dürer parvient ainsi à offrir au regard du lecteur des images saisissantes qui, par un véritable tour de force, donnent corps aux visions de saint Jean et les rendent quasi réelles, sans pour autant leur enlever leur caractère surnaturel et fantasmagorique. La plupart des suites de 1498 ou 1511 ont été découpées et vendues sous forme de feuilles individuelles dans le commerce de l'art. On les trouve dans des collections et des musées du monde entier. L’édition de 1498 a disparu du marché. Seuls sept exemplaires sont répertoriés, quatre exemplaires sont connus aux États-Unis (National Gallery of Art à Washington, Musée d'Art de Saint‑Louis, Houghton Library à l'université Harvard et musée des Beaux-Arts (Boston)). Le British Museum de Londres, la Staatliche Kunsthalle Karlsruhe et la Staatliche Graphische Sammlung de Munich en possèdent également un exemplaire mais en allemand. Un bel exemplaire est estimé aujourd’hui trois millions de dollars. L’on rencontre un bel exemplaire complet de l’édition de 1511 tous les quinze ans et sa valeur ne cesse de croître. Fort bel exemplaire de l’édition de 1511 de l’Apocalypse de Dürer.‎

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EUR290,000.00

‎Engelbrecht, Martin.‎

Reference : LCS-17536

‎Assemblage nouveau des Manouvriers habilles – Neu-eröffnete Samlung der mit ihren eigenen Arbeiten und Werckzeugen eingekleideten Künstiern, Handwerekern und Professionen. Mart. Engelbrecht excud. Les 84 « Hommes et femmes habillés avec les ustensiles de leur profession » de Martin Engelbrecht en coloris d’époque.‎

‎Edition originale et premier tirage de cet extraordinaire ensemble baroque de style Rocaille riche de 84 estampes en superbes coloris d’époque. A. V. (Augustae Vindelicorum) = Augsbourg, sd, vers 1730. 84 estampes en coloris d’époque reliées en 2 volumes in-folio : I/ 40 planches découpées et collées sur un papier très épais ; II/ 44 planches, qq ptes. taches et pliures marginales, restauration dans le coin inf. d’une planche avec atteinte à la légende. Demi-maroquin havane à coins, tranches rouges. Reliure postérieure. 385 x 290 mm. Dimensions des gravures : 310 à 375 mm de hauteur sur 207 à 245 mm de largeur.‎


‎Edition originale et premier tirage de cet extraordinaire ensemble baroque de style Rocaille riche de 84 estampes en superbes coloris d’époque représentant des hommes et des femmes habillés avec les ustensiles de leur profession. Ces travestis étaient destinés à des ballets. Les gravures sont signées de A. Degmeier, P. F. Engelbrecht, C. F. Hörmann, Kösler, J. F. Schmit, J. Stelzer. Martin Engelbrecht graveur, né à Augsbourg en 1684, mort dans la même ville en 1756 est le frère de Christian Engelbrecht. Il illustra comme lui de nombreuses œuvres. On cite parmi celles-ci : La guerre de succession espagnole, et Les Architectes princiers, de P. Decker. Il exécuta également 92 vues de Venise et 192 gravures rocaille illustrant des hommes et des femmes habillés avec les outils de leur profession. Cette suite célèbre créée il y a près de trois siècles, déjà fort rare à l’origine en coloris de l’époque, se raréfia considérablement au cours des siècles suivants devant l’engouement pour cette œuvre d’exception qui rappelait les métiers de Larmessin réalisés peu auparavant. Depuis le XIXe siècle, les amateurs ont dû s’habituer à collectionner ces estampes à l’unité et à les faire encadrer. Même réduites à l’unité, elles tendent à disparaître des marchés. Présenter un tel ensemble de 84 estampes en coloris d’époque et en ce début XXIe siècle est un bonheur bibliophilique. 17,18, 21, 22, 30, 41, 42, 45, 46, 57-59, 61,69, 73,74, 79,80, 101, 102, 137, 138, 157-164, 175, 176, 180-184 u, 187-189, sowie im Album montiert 13, 25, 26, 31-34, 43, 44, 47, 48, 51, 52, 55, 56, 77, 78, 83-88, 97, 98, 109, 110, 123, 124, 129, 130, 141-148, 151, 152, 155, 156 u. 1 unn. Les costumes représentent un Brossetier, une Tourneuse, une Cordonnière, une Faiseuse de peignes, une Relieuse de livres, un Serrurier, l’Horlogère, le Boucher, un Sculpteur, un Cartier, une Vendeuse d’images, un Joaillier, un Faiseur de chandelles, une Lutière, la Femme d’un Tapissier, une Femme de Maçon, un Cartier, etc. Au XVIIIe siècle est qualifié de baroque un style artistique contraire aux règles classiques et jugé extravagant, voire de mauvais goût. Il faudra attendre la fin de l’emprise du classicisme, en art comme en littérature, pour que « baroque » perde son sens péjoratif et que soit reconnue sa contribution positive et originale dans tous les domaines de l’art, l’architecture, la sculpture, la peinture, ainsi que la musique et la littérature. Dans les arts plastiques, la baroque propose un style à la fois très structuré, qui joue abondamment de la symétrie, et très dynamique : il insère ses formes dans un puissant mouvement de volutes et de spirales : par ses effets dramatiques, sa recherche du spectaculaire, il vise à susciter l’émotion. Les caractéristiques qui le définissent trouvent sinon leur justification du moins nombre d’éléments d’explication dans le contexte politique, culturel et religieux bien particulier qui l’a vu naître. Un contexte historique qui permet également de comprendre comment et où ce style s’est répandu. C’est dans les pays catholiques que l’art baroque s’est le mieux développé, surtout dans les dernières années de la Contre-réforme, aux environs de 1630. Pour s’opposer à la progression du protestantisme, l’Eglise romaine, après le concile de Trente (qui s’achève en 1563) réaffirme ses doctrines traditionnelles et s’engage dans une intense activité missionnaire. On peut considérer les styles Rococo et Rocaille comme deux manifestations tardives du baroque, mais bien distinctes entre elles et pas forcément concomitantes. Ainsi la rocaille concerne la France et une mode très particulière qui régna surtout dans les arts décoratifs de la première moitié du XVIIIe siècle avec un apogée entre 1720 et 1740 : le rococo constitue l’épanouissement tardif – entre 1720 et 1780 -, principalement en France et en Allemagne, d’un style de construction et de décor qui dérive manifestement du baroque italien, mais reçoit aussi des apports français et notamment rocaille. Précieux et remarquable ensemble conservé dans son coloris d’atelier.‎

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EUR63,000.00

‎ENGELBRECHT, (Martin), WILL (John-Martin)‎

Reference : LCS-11722

‎Album de jeux, jouets et images enfantines de la famille Walch (1586-1799). Album de jeux, jouets et images de la famille Walch.‎

‎Le livre d'enfants du XVIIIe siècle de la famille Walch orné de plusieurs centaines de jouets et jeux d'enfants en coloris de l'époque. 1750-1799. Augsbourg, Engelbrecht et Will, 1750-1799. Oblong in-folio, demi-basane à coins. Reliure de l'époque usagée. 300 x 410 mm.‎


‎[embed]https://youtu.be/GBZVYQi6qLU[/embed] Rarissime album destiné à l'enfance de la bourgeoisie aisée réalisé à Augsbourg, en 1799, pendant les guerres napoléoniennes. Il se compose de 34 gravures sur cuivre à pleine page coloriées à l'époque montées sur 18 feuillets cartonnés sur onglets. Mesurant 24 x 35 cm, elles sont l'œuvre du graveur et imprimeur augsbourgeois Johann Martin Will (1726-1806). Les grandes vues sont en joli coloris de l'époque, portent un numéro d'ordre en haut à droite et la signature J. Mart. Will A.V. dans la marge inférieure. L'album contient : 4 feuillets avec de grandes scènes de rues (n° 1, 2, 3, 6). 3 feuillets décrivant les régiments de Napoléon passés à Augsbourg en 1799 (n° 99,101,102). 1 feuillet d'uniformes (n°75). 13 feuillets de jouets et jeux d'enfants (n° 3, 6, 8, 15, 19, 20, 27, 28, 29, 49, 89 and 2 double). 2 feuillets de cour de ferme paysanne et notable (31 and 32). 1 feuillet d'alphabet représenté par des images enfantines (n°26). 3 feuillets sur les occupations des douze mois de l'année (manque important au mois de novembre et partiel au mois de décembre : n° 22, 23, 24). 1 feuillet sur le marché des légumes à Augsbourg (n°74). 2 feuillets sur les animaux familiers et sauvages (n° 33 and 35). Les quatre âges de la vie de Martin Engelbrecht représentés chacun par une gravure de 12,5 x 15 cm (quelques manques). Martin Engelbrecht (1684-1756) fut graveur à Augsbourg. Il illustra comme son frère, Christian Engelbrecht, de nombreuses œuvres. Précieux volume, l'un des rarissimes albums d'enfants du XVIIIè siècle entièrement colorié à l'époque parvenu jusqu'à nous. La reliure comme les gravures présente des traces d'usure et de rousseurs mais les livres du XVIIIè siècles réservés aux enfants tel celui-ci, si souvent manipulés, consultés, feuilletés, n'ont que très rarement traversé les siècles. Le présent exemplaire a survécu aux aléas du temps car il est demeuré depuis l'origine dans la famille Walch et il est reproduit dans le livre consacré à cette famille : "Chronik der Familien Walch", 20 juillet 1984, page 15.‎

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EUR17,000.00

‎FABRIS, Salvator.‎

Reference : LCS-17775

‎Della vera pratica & scienza d’armi libri due... opera di Salvator Fabris Capo dell’ordine di i sette chori. Édition originale du célèbre traité d’escrime de Salvator Fabris orné de 191 estampes gravées par Halbeeck.‎

‎Splendide ouvrage décrivant les différentes passes d’armes, attaques, défenses et parades. Padova, Pietro Paolo Tozzi, 1624.In-folio de (1) f., (3) ff., 256 pp., (1) f. de table. 2 portraits à pleine page dont un hors texte et 191 planches dans le texte mal chiffrées 190. Relié en plein maroquin noir, encadrement de filets dorés sur les plats, fleurons allégoriques aux angles, dos à nerfs orné, double filet doré sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tête dorée. Reliure signée Bretault.341 x 231 mm.‎


‎Édition originale avec titre de relais à la date de 1624. Seul le titre fut changé par rapport à l’édition de Copenhague de 1606.Gelli, pp. 75-77.Splendide ouvrage décrivant les différentes passes d’armes, attaques, défenses et parades.Le titre est suivi d’un magnifique portrait de Christian IV roi du Danemark, auquel l’ouvrage est dédié : le livre compte 256 pages, la seconde partie s’ouvre sur le portrait de l’auteur daté 1605. En outre, l’ouvrage est illustré de 191 gravures sur cuivre avec légendes dans le texte par Halbeeck dont une figure anatomique de l’homme et 190 figures de duels à l’épée et à la dague.« Des 190 planches intercalées dans le texte, toutes très belles, plusieurs sont superposées et collées pour cacher celles qui étaient mal tirées ou pour corriger la numérotation inexacte. Toutes les planches sont gravées sur cuivre par le célèbre Halbeeck... Les portraits et les planches de l’édition de 1624 sont identiques à ceux de 1606 et pour nous ce sont les mêmes. » mentionne Jacapo Gelli dans sa Bibliographia Generali Della Scherma. Milano 1895.Les gravures sont à la fois d’une extrême sobriété et d’une précision parfaite. Chacune d’entre elles représente un dallage sur lequel les adversaires, dénudés de façon à préciser la position exacte de leur corps, se fendent ou parent un coup d’épée. Nombre d’entre elles montrent l’un des attaquants touchant ou transperçant son adversaire.Chacune des gravures est accompagnée d’un texte descriptif.Brunet insiste sur la rareté de ce traité « Livre très difficile à trouver » écrit-il, coll. 1155 tome II, de son Manuel.Superbe exemplaire, complet, à très grandes marges.‎

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EUR9,000.00

‎FLUDD, Robert (alias DE FLUCTIBUS)‎

Reference : LCS-18460

‎Philosophia moysaica In qua Sapientia & scientia creationis & creaturarum Sacra vereque Christiana... Edition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd.‎

‎L’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, traitant de la Création. Goudae, Petrus Rammazenius, 1638. Grand in-4 de (4) ff. y compris le titre gravé, 144 ff. (numérotés 152 par erreur); 30 ff., (1) f. d’errata relié entre les ff.28 et 29, nombreuses gravures dans le texte. Relié en plein veau brun moucheté de l’époque, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges sur marbrures. Reliure du tout début du XVIIIe siècle. 317 x 195 mm.‎


‎Édition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd traitant de la Création. Sir William Osler, Biblotheca Osleriana : A catalogue of books illustrating the history of medecine and science, n°2629 ; DSB V, 47ff. - Ferguson I, 284. - Wheeler Gift 112-113. - Mottelay S. 554. - Gardner 237 & 236. - Wellcome I, 2331 & 2332. - Poggendorff I, 763 (nur Tl. I). Dans son ouvrage, Robert Fludd (1574-1638), l’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, démontre l’égalité entre le Soleil – source de lumière et de vie – et Dieu. 'In the first half of the seventeenth century [Fludd] was one of England's best known philosophers. Certainly few Englishmen of his day managed to draw the attention of such a distinguished group as Kepler, Mersenne, and Gassendi – each of whom wrote at least one work discussing, and usually complaining of, Fludd's theories. To many Europeans he seemed the most prominent of all English philosophers of his day 'Fludd, like most other Renaissance scientists, and certainly like all Paracelsians, had a bitter hatred of Aristotle even though Aristotelian influences are evident throughout his work. As his authority he preferred to turn to God's two books of revelation – one, His written book, the Holy Scriptures, and the other, nature, God's book of Creation Fludd stated that the origin of all things may be sought in the dark chaos (potential unity) from which arose the light (divine illumination or actual unity). He affirmed that there is true unity in this dichotomy since "Light was unto the eternall unity all one with darkness, though unto our weak capacities they are opposite in property". Continuing, he explained that it was from the darkness or shades of the chaos through the divine light that there appeared the waters which are the pervasive matter of all other substances. This is then true Mosaic philosophy, which is built upon the three primary elements of darkness, light, and the waters or the Spirit of the Lord. And it is with the aid of this divine knowledge that we may bring order even out of the confusion found in the writings of the ancients on the subject. With a careful analysis of their texts Fludd showed that when Aristotle wrote of the prima materia, Plat of the hyle, Hermes of the umbra horrenda, Pythagoras of the "symbolical unity", and Hippocrates of the deformed chaos, they were all writing in reality of the darkness or the dark abyss of Moses. Similarly by some name or another all of these philosophers knew something of the Mosaic "light" and "waters". However, in their interpretations they often varied far from the truth and it is to the works of Plato and the Pymander of Hermes that the true adept is urged to go for enlightenment' (Debus, The English Paracelsians pp. 105-109). Disciple de Paracelse, il défend surtout dans cet ouvrage célèbre la médecine magnétique, qui le mène à la médecine transplantatoire : Fludd expose ainsi les vertus de la transplantation d’une maladie entre les hommes, les animaux et les végétaux. L’édition comprend in fine la réponse de Fludd à la réfutation de cet ouvrage publiée par le prêtre écossais Foster: Responsum ad Hoplocrisma-Spongum M. Fosteri (Ibid., id., 1638 – 30 ff.). L’ouvrage est illustré d’un titre gravé sur cuivre (répété en tête de la deuxième partie) et d’environ 30 gravures dans le texte dont 4 gravures sur cuivre. Bel exemplaire conservé dans sa reliure du tout début du XVIIIesiècle Provenance: A N. Brugière de Lamotte (ex-libris gravé) et ex-libris manuscrit de l’époque sur le titre.‎

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EUR7,000.00

‎GALLE, Philippe – BOL, Joannes.‎

Reference : LCS-18470

‎Venationis, piscationis, et aucupii typi. Joes Bol depingebat. Philip. Galleus excud. La chasse et la pêche à travers 46 estampes du graveur de Brueghel.‎

‎Edition originale, seconde émission. [Anvers], 1582. In-8 oblong. 1 titre-frontispice et 47 planches. Restauration ds. la marge blanche des pl. 46 et 47. Demi-vélin à coins, ex-libris Sir Thomas North Dik Lauder of Grange and Fountain Hall Brt. 1822 accolé sur le plat supérieur, dos lisse. Étui. Reliure du début du XIXe siècle. 260 x 113 mm.‎


‎Edition originale, seconde émission. Cat. Schwerdt, I, 76; Sage, A catalogue of the coll. of books on angling…, p. 38. L’un des plus jolis recueils de gravures du XVIe siècle sur la chasse et la pêche, orné d’un titre-frontispice inséré dans un encadrement animé de scènes de chasse et de pêche et de 47 estampes gravées sur cuivre (212 x 82 mm) illustrant l’art de la chasse, de la fauconnerie et de la pêche. Les bibliographes soulignent la rareté de ce recueil: «Très rare. Pour composer cette magnifique série de figures, J. Bol s’est sans doute inspiré des estampes de Stradan dont la première édition des ‘Venationes’ parut en 1578». Thiebaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, 110. Première édition, seconde émission, selon Schwerdt, I, 76, avec les planches numérotées. Seconde édition selon Thiébaud, 110. Philippe Galle, dessinateur et graveur au burin, devint membre de la Gilde d’Anvers en 1570 et citoyen de cette même ville en 1571. Membre éminent de l’École Hollandaise, il a principalement gravé des œuvres de Brueghel. Son talent appliqué à la chasse, à la fauconnerie et à la pêche excelle dans cette suite de gravures, l’une des plus célèbres du XVIe siècle.‎

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EUR12,000.00

‎GARNERAY‎

Reference : LCS-186447

‎(Vues des côtes de France dans l’Océan et dans la Méditerranée peintes et gravées par M. Louis Garneray, décrites par M. E. Jouy, de l’Académie Française). Le plus beau livre français de marines et de ports aquarellés par le peintre Louis Garneray sous le règne du Roi Charles X.‎

‎Magnifique exemplaire du rarissime tirage avant la lettre gravée à droite. [Paris, Panckoucke, 1823-1832]. In-folio de 64 planches. Demi-maroquin vert à long grain avec coins, double filet doré, dos orné. Reliure de l’époque. 482 x 323 mm.‎


‎Édition originale et premier tirage du plus beau livre illustré français de la Restauration orné de 64 estampes à pleine page somptueusement aquarellées à l’époque par Garneray illustrant les ports, villes et côtes de France de la mer du nord à la Méditerranée. Ce livre, divisé en 3 parties, publié en 16 livraisons (et non 15 comme dit Brunet) de 4 planches chacune avec un texte, est rare complet des 64 estampes. Elles furent parfois reliées seules, sans le texte, cas du présent exemplaire. Louis Ambroise Garneray (1783-1857) quitta la marine nationale en 1800. Capturé par les anglais en 1806 et libéré le 18 mai 1814, il revint à Paris. «Il était admirablement doué pour les arts et, en fait, au cours de sa carrière de marin, n’avait jamais cessé de dessiner et de peindre. Il se remit à l’ouvrage, travailla probablement avec des membres de sa famille, apprit la gravure avec Debucourt et commença à exposer. Il se fit connaître en 1815 par «La descente des émigrés français à Quiberon», qui, admis au Salon, fut acquis par le comte d’Artois. Garneray fit dès lors figure de peintre de la cour, travailla pour le duc de Berry, concourut, en 1817, pour la charge de peintre de marine du duc d’Angoulême, amiral de France, qui l’agréa. Il épousa, en 1820, Anne-Julie-Joséphine Cavaroz, fille d’un administrateur des Quinze-Vingts, entreprit, avec Etienne Jouy, un grand ouvrage: «Vues des côtes de France dans l’Océan et dans la Méditerranée», qui l’amena à visiter tous les ports de France de 1820 à 1823. La peinture de Louis Garneray est d’une grande valeur. Ses marines, lumineuses et bien colorées, admirablement composées, où l’harmonie des ensembles égale l’exactitude des détails, sont parmi les plus belles qui aient été exposées à son époque. A la fin de 1841, Garneray demanda à travailler pour la Manufacture de Sèvres; on l’y admit sans titre officiel, ce qui lui laissa toute sa liberté. Il fournit de nombreux modèles pour la peinture sur porcelaine mais ne résida pas à Sèvres». Ce magnifique ouvrage est ici en parfait état de conservation. Toutes les estampes aquarellées sont d’une fraîcheur remarquable. Il est conservé dans son élégante reliure en demi-maroquin vert décoré de l’époque. Quant à la cote des «Vues de Port de Garneray», elle s’envole littéralement. Vue du port d’Anvers 41 x 69 cm: 50 € - le 27 mars 1947 à Drouot. Vue du port d’Anvers 41 x 69 cm: 63000 € - le 23/10/2006 à Drouot (Beaussant-Lefèvre). Les exemplaires complets des 64 estampes en superbe coloris et reliure du temps sont fort recherchés. £56,000 (environ 95000 €) le 30 mars 1994 chez Christie’s Londres, lot 63. 159033 FS (140000 €) le 12 novembre 2006 chez Koller-Genève, lot 1539. 145000 € le 7 juin 2007. Librairie Sourget – Cat XXXV lot 220. Précieux exemplaire du rarissime tirage avant la lettre droite et avec la numérotation des estampes.‎

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EUR25,000.00

‎GAU, Francisque-Christian.‎

Reference : LCS-17637

‎Antiquités de la Nubie, ou Monumens inédits des bords du Nil, situés entre la première et la seconde cataracte. Dessinés et mesurés en 1819, par F.C. Gau, architecte. Ouvrage faisant suite au grand ouvrage de la commission d’Egypte dédié au roi. Première et unique édition de cet impressionnant « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil ».‎

‎Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine. Stuttgart, Paris, imprimerie et librairie de Firmin Didot, 1822-1827. In-plano de viii pp., 20 pp., 13 ff. d’explication des planches, 64 planches numérotées à pleine page dont 5 en couleurs, 29 pp. de texte, 14 planches à pleine page. Cartonnage vert d’éditeur, dos lisse avec une pièce de titre en maroquin rouge, non rogné. Reliure de l’époque. 710 x 517 mm.‎


‎Première et unique édition de cet « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil » selon le catalogue du Royal Institute of British Architects. Graesse, Trésor de livres rares, 34 ; Blackmer 656 (avec 4 planches en couleurs seulement). Cet ouvrage aux dimensions impressionnantes, proposant « le relevé le plus complet de son temps des antiquités nubiennes », parut en treize livraisons entre 1822 et 1827. « Ce bel ouvrage a été publié en 13 livrais., dont la dernière est double : chaque livrais. coûtait 18 fr. – Pap. vél. 36 fr. » (Brunet, II, 1501). « The standard work on the ancient art, culture and architecture of the Nile Valley, and the most complete pictorial record of Nubian antiquities of its day'; 'most of the engravers whose work is seen here also worked on Description de l'Egypte, to which the present work was intended to be an informal adjunct” (RIBA 1180). « Le principal mérite de cet ouvrage - la suite de la ‘Description de l’Egypte’ – c’est d’être le complément nécessaire de toutes les études sur les anciens habitants de la vallée du Nil ; le second, c’est d’indiquer, avec une précision toute nouvelle, le lien qui unit les évolutions du goût en architecture et la marche de la civilisation chez un peuple ; joignez à cela la reproduction de dessins fidèles, accompagnés d’un texte rédigé par deux grands érudits, Letronne et Niebuhr. Né à Cologne le 14 juin 1790, Francisque-Christian Gau vint à Paris en 1809, pour y étudier l’architecture. Ses maîtres furent Debret et Lebas. En 1817, il saisit l’occasion qui lui était offerte d’aller en Egypte, et, grâce à la protection d’un médecin allemand et de notre consul Drovetti, il trouva moyen de pénétrer en Nubie ; là, il put mettre à exécution le projet, conçu depuis longtemps, de donner une continuation aux travaux archéologiques de la commission d’Egypte, en dessinant les monuments qui bordent le Nil au-dessus de la seconde cataracte. De retour en France, et après avoir terminé les deux derniers volumes du grand ouvrage de Mazois sur Pompéi, il abandonna la théorie et l’histoire pour la pratique, et, s’étant fait naturaliser, il obtint de la ville de Paris d’importants travaux,. Nous ne citerons que l’église Sainte-Clotilde, dans le faubourg Saint-Germain... Gau est mort à Paris en 1853. » (Vinet, 215). « Prix de la livraison : 16 fr. papier fin, et 36 fr. papier vélin. L’existence de monumens égyptiens dans la Nubie était connue depuis longtemps : quelques relations de voyages, principalement celle de Norden, n’avaient laissé aucun doute à cet égard. Lors de l’expédition d’Egypte, des circonstances impérieuses empêchèrent les savans français de s’avancer au-delà de Philé, et de compléter ainsi leur belle et inestimable collection des monumens égyptiens, en fournissant des moyens précieux de comparaison entre ceux de l’Egypte et ceux de la Nubie. Depuis, quelques voyageurs se sont avancés plus ou moins dans la vallée supérieure du Nil ; mais ils se sont contentés de décrire les monumens sans les reproduire par le dessin ; or, un monument qui n’est que décrit est connu bien imparfaitement... M. Gau, architecte habile, élève de l’école française, plein d’ardeur et de courage, conçut le projet de remplir l’importante lacune que la commission d’Egypte avait été contrainte de laisser dans son travail. Après s’être bien familiarisé, par l’étude des monumens de la haute Egypte, avec le caractère de l’architecture égyptienne, il remonta le Nil jusqu’à la seconde cataracte ; et c’est en descendant ce fleuve qu’il dessina et mesura vingt-un monumens du plus haut intérêt. Les trois premières livraisons de cet ouvrage ont paru, et justifient pleinement l’opinion qu’en avaient conçue tous ceux auxquels M. Gau avait montré ses beaux dessins, faits avec un choix, un goût remarquables, touchés avec une finesse singulière, et, par-dessus tout, offrant ce caractère de naïveté qui garantit une fidélité parfaite. Il était facile de voir que l’auteur, habitué à rendre exactement ce qu’il a sous les yeux, n’avait point mis des formes de convention à la place de celles des figures originales. Sous son crayon, les sculptures égyptiennes ne ressemblaient point à des sculptures grecques ; c’étaient bien là ces profils, souvent hardis, presque toujours incorrects, cette roideur, cette uniformité constante, cette absence totale de formes justes et gracieuses, caractères auxquels on reconnait sur-le-champ les découpures monotones qu’on appelle ‘bas-reliefs égyptiens’. La perfection des dessins de M. Gau a passé dans les gravures que contiennent les trois premières livraisons de son ouvrage ; les artistes distingués auxquels il en a confié l’exécution, ont répondu à son attente. Les planches ombrées sont d’un effet harmonieux ; le burin en est ferme et sûr : les vues pittoresques, si bien choisies par M. Gau, sont rendues avec goût et esprit ; et les dessins d’architecture et de sculpture offrent une précision et un fini qu’on ne saurait trop louer. Voilà pour la partie matérielle ; si le reste de l’ouvrage se continue comme il est commencé, ce sera un des mieux exécutés qui existent en ce genre... M. Gau a pris Philé pour point de départ, et il remonte le Nil du nord au sud ; ainsi les derniers dessins de son ouvrage seront des vues de la seconde cataracte... Le texte de cet ouvrage sera en grande partie rédigé par M. Niebuhr, qui doit donner l’explication des inscriptions nombreuses que M. Gau a recueillies dans son voyage. L’échantillon que ce savant distingué a donné de son travail dans ses ‘Inscriptions nubienses’, fait désirer vivement d’en voir la totalité. D’après un prospectus récemment publié, M. Gau annonce qu’il développera dans son texte plusieurs propositions importantes pour l’histoire de la philosophie des arts ; il croit pouvoir établir que toute l’architecture d’Egypte a ses types dans les monumens de la Nubie, depuis les premières ébauches grossièrement taillées dans le roc, jusqu’aux derniers édifices construits sous les Ptolémées... M. Gau annonce son ouvrage comme ‘pouvant faire suite’ à la grande description de l’Egypte : nous ne craignons pas d’affirmer qu’il en est une ‘suite indispensable’. Sans prétendre établir aucun parallèle entre deux ouvrages, dont l’un a été publié avec tous les moyens et toute la magnificence qu’un gouvernement seul pouvait déployer, l’autre entrepris par un seul homme, et avec les simples ressources de particuliers amis des arts, nous pouvons assurer que celui de M. Gau, parfaitement bien conçu, disposé dans des proportions plus petites et commodes, réduit aux objets essentiels et d’un intérêt véritable, présente, avec plus d’unité dans le plan, une exécution non moins parfaite et jusqu’ici beaucoup plus égale ». (Letronne, Journal des Savans, Janvier 1822, pp. 285 à 293). Le présent ouvrage renferme 64 planches à pleine page montrant plus de 180 vues, plans, coupes, élévations, détails architecturaux, dont 5 coloriées, ainsi que 14 planches d'inscriptions accompagnées d'une étude épigraphique de Niebuhr complétée par Letronne, et 13 belles vignettes placées en tête de l'explication des planches, dont 2 en couleurs. La plupart des artistes qui gravèrent ces dessins, réputés très fideles, participèrent également à l'illustration de la Description de l'Egypte, dont le présent volume constitue une suite officieuse. Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine.‎

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EUR15,000.00

‎GERMAIN‎

Reference : LCS-186450

‎Eléments d'orfèvrerie ‎


‎Edition originale de ce précieux recueil de modèles d’orfèvrerie gravé en 1748. Provenances: Émile Froment Meurice (1856); Archibald Philippe Primrose, 5ème Comte de Rosebury. Paris, 1748. Germain, Pierre (1703-1783). Éléments d'orfèvrerie divisés en deux Parties de Cinquante Feuilles chacune, composés par Pierre Germain, Marchand Orfèvre Joaillier. Première [-Seconde] partie. Paris, chez l'auteur et chez la Veuve de F. Cherau, 1748. 2 parties en 1 vol. in-4 de 2 titres gravés, 3 ff. (Dédicace, Avis, table) et 100 planches d'orfèvrerie gravées. Maroquin vert, double encadrement de filets dorés pleins et aux pointillés sur les plats, larges écoinçons d'angles à la grenade et au chérubin, dos à nerfs orné à la grenade, double filet or sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Trautz-Bauzonnet vers 1855. 273 x 203 mm. Édition originale de ce précieux recueil de modèles d’orfèvrerie. La publication de recueils d'orfèvrerie est un procédé rare. Les orfèvres sont en général jaloux de leurs modèles. Une étude spécifique détaille les motifs possibles de ce parti original pris par le célèbre maître orfèvre Pierre Germain, motifs financiers, besoin de reconnaissance, et avant tout souci pédagogique : « Je n'ay eu d'autre but en composant cet ouvrage, dit-il dans son Avis au lecteur, que d’engager la jeunesse à se former des principes sur les différents genres d'orfèvrerie et sur la diversité des contours » et «faciliter aux élèves les moyens de réussir». La plupart des compositions sont signées par Germain lui-même, quelques-unes par son confrère Jean-Jacques Roëttiers et d'autres par Baquoy. Cohen-de Ricci 429-430 («Précieux recueil qui contient les plus beaux modèles de l'argenterie parisienne du temps de LouisXV») ; Bapst. Études sur l'orfèvrerie française au XVIIIe siècle ; les Germain, orfèvres-sculpteurs du Roy, pp. 182 sqq. («on le considère encore aujourd'hui comme l'ouvrage le plus sérieux de cette sorte»). En novembre 1747 est annoncée dans le Mercure de France la publication de ses Éléments d'orfèvrerie, recueil de 100 planches de modèles d'orfèvrerie religieuse et civile, gravées au burin par Jean-Jacques Pasquier et Baquoy. L'orfèvre présente les deux parties de son ouvrage à la Librairie le 26juin 1748 et reçoit le privilège royal le 16 juillet, alors que la première partie du recueil se vend déjà ou est sous presse. Pierre Germain ajoute à la main le privilège sur les volumes déjà imprimés, l'authentifiant de sa signature. Le second recueil, le Livre d'ornements, paraît en 1751. Les volumes sont vendus successivement par Nicolas Bonnart, par la veuve de FrançoisIICherau, Geneviève Marguerite, active de 1755 à 1768, puis par son fils Jacques François (1742-1794), enfin par Etienne François Joubert, qui achète à ce dernier les cuivres des deux recueils. On trouve aussi des exemplaires en vente, de 1773 à l'an X, chez le sieur puis citoyen Watin. L'ouvrage vieillissant, son prix baisse de moitié entre 1748 et 1778. Il est acheté par des orfèvres (Benjamin Febvrier, orfèvre à Landernau) et des collectionneurs comme Caze de la Bove, Simon-Judes-François Délézenne, le surintendant des bâtiments Marigny ou le marquis de Paulmy. Les sources d'inspiration de cette œuvre très construite semblent trahir quelques proximités avec des œuvres de Jacques Roëttiers, mais trop peu d'objets subsistent pour l'affirmer de manière certaine. L'influence postérieure du recueil est en revanche plus visible. Celui-ci est imité en province, par exemple par Frédéric Ier Nesme en 1756 à Lyon et par Joseph Opinel en 1759 à Dole. Il remporte aussi un certain succès à l'étranger, particulièrement en Angleterre, à Londres, où il est largement plagié, imité ou adapté par Thomas Heming, Parker et Wakelin, ou en Italie, où il influence peut-être Andréa Boucheron à Turin. Il reste une source d'inspiration majeure jusqu'à la fin du xixème siècle, particulièrement dans les maisons Aucoc et Cardeilhac. En gravure, il est largement repris dans les planches de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert entre 1751 et 1772. Ce beau recueil d'orfèvrerie présente maintes pièces de forme, finement dessinées et gravées : « Contours de plats, pots à sucre, salières, moutardiers, sucriers, flambeaux, seaux à rafraîchir, pots à ailles, surtouts, terrines, cabaret, boîte à poudre et à mouches, coffre à bijoux, pot à eau, miroir... etc. » « Toutes ces pièces sont charmantes de composition et très utiles à consulter par les orfèvres. » Guilmard, Les Maîtres ornemanistes, 175, n° 50. Il fut utilisé par la Maison Boin-Taburet comme source d'inspiration dans la création de ses modèles. Le recueil est dédié à Monseigneur de Machault, contrôleur général des Finances, dont les armes sont gravées en tête de la dédicace. Superbe exemplaire de ce recueil gravé, évocateur du génie artistique des grands orfèvres parisiens sous le règne de louis XV, et revêtu d'une fine reliure en maroquin de Trautz-Bauzonnet. Provenances: Émile Froment-Meurice, 1856; Archibald Philip Primrose (1847-1928), 5èmeComte de Rosebury avec son ex-libris à ses armes et à la devise de l’ordre de la Jarretière «Honi soit qui mal y pense». Emile Froment-Meurice était un orfèvre fournisseur officiel de la ville de Paris, comme son père François-Désirée Froment-Meurice, pour lequel Victor Hugo laissa quelques vers témoignant de la beauté de son art (Les Contemplations, 1856). Reprenant l’atelier de son père, Emile Froment-Meurice œuvra également pour Napoléon III et le duc d’Aumale pour lequel il réalisa la reliure du Bréviaire de Jeanne d’Evreux (actuellement au château de Chantilly).‎

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EUR7,000.00

‎GEYLER VON KAISERBERG, Johannes.‎

Reference : LCS-18406

‎Sermones prestantissimi Sacrarum literarum doctoris Joanis Geilerii Keiserspergii, concionatoris argentinensis, fructuosissimi de tempore et de sanctis accomodandi. De arbore humana. De xii excellentiis arboris Crucifixi. De xii fructibus Spiritus sancti. De xiii conditionibus mortis sub typo majoris villani arborum Cesaris Gorsmeier Holtzmeier. De morte virtuali sive gratie. De dispositione ad felicem mortem. De xxiii obsequiis mortuis impendendisque sermonibus de morte virtuali annectuntur. - "A la fin" : Expliciunt sermones... Joannis Geileri Keyserspergii de morte preciosa ac aliis sub diverso typo, quos Joannes Grüniger ["sic"]... Argentine impressit, anno millesimo quingentesimo decimoquinto, in vigilia nativitatis Marie (1515). Exemplaire conservé dans sa première reliure en peau de truie estampée sur ais de bois.‎

‎Seconde édition des sermons strasbourgeois de Geyler von Kaiserberg, ornée de la très rare danse des morts ainsi que du très beau frontispice «criblé». Strasbourg, Johannes Grüninger, 1515. In-folio de (6) ff., 214 ff. (le dernier est marqué CXVI par erreur). Peau de truie sur ais de bois, plats biseautés estampés à froid avec décors d'entrelacs et de fleurs, dos à nerfs, fermoirs métalliques, traces d'écoinçons et de cabochons, trace d'attache d'une chaîne. Reliure de l'époque. 280 x 190 mm.‎


‎Seconde édition de cette série de trois sermons prêchés à la cathédrale de Strasbourg entre 1495 et 1497 illustrée d'un ensemble de "danses macabres" et d'un encadrement de titre "criblé" par Hans Wechtlin. Ritter, 971; Kristeller 155; Muller II:35, 126; Muther 1435; Schmidt 146. See Minns, Dance of Death Collection, 194. La danse des morts de Geyler von Kaysersberg est très rare. «Ces sermons furent traduits en latin par Jacques Biethen, de Riquewihr, et dédiés par lui à Conrad Wickram, vicaire général du diocèse de Strasbourg, et à Clément Daniel, curé de Ribeauvillé, ex aedibus domini mei Petri Wickram, summae aedis concinatoris. Biethen dit que Geiler lui-même avait désiré la publication de ces sermons, prêchés en 1495, en partie dans la cathédrale, en partie à Sainte-Madeline et à Saint-Nicolas-aux-Ondes.» “Second edition of Geiler’s sermons, illustrated with the same unusual set of woodcuts representing danse macabre subjects that appeared in the first edition of 1514. Geiler, sometimes called the German Savonarola, was a “preacher at the Strassburg cathedral, who attracted huge audiences while advocating reform. Inspired by the ideals of humanism, Geiler composed and delivered sermons that were at once learned and passionate, and above all, accessible to a broad audience.” Carlos M.N. Eire, Reformations: The Early Modern World, 1450-1650 (2016). The title page is printed in the dotted manner or manière criblée or Schrotblatt, a technique found in Germany and France in the late 15th and early 16th centuries, in which the design is created from punches or stamps on a metal plate. Seven woodcuts and numerous woodcut initials also decorate the book”. Geyler, nommé aussi Kaisersberg de l’endroit où il fut élevé, fameux prédicateur, naquit à Schafhouse le 16 mars 1445. Il perdit en bas âge son père, notaire à Ammerweiler, et se rendit à Kaisersberg (en Allemagne), auprès de son grand-père. Il fut élevé chez son grand-père, en Alsace, étudia les belles-lettres à Fribourg en Brisgau et la théologie à Bâle, où il devint docteur en 1475. Il se distingua bientôt dans l’éloquence sacrée à Fribourg et à Wurtzbourg, et remplit pendant 30 ans, à partir de 1478, les fonctions de prédicateur à la cathédrale de Strasbourg. «Les dominicains avaient occupé jusqu’alors la chaire de la cathédrale de cette ville; mais des disputes scandaleuses qu’il avaient eues en 1454 avec Jean Cruizer, curé de St-Laurent, et avec les autres curés de la ville, et des propositions indécentes qu’ils avaient débités dans la chaire de vérité, firent perdre peu après à ces religieux la prérogative de prédicateurs-nés de la cathédrale. Geyler s’y livra au saint ministère avec le plus grand zèle pendant trente années consécutives. Ses sermons forment un mélange du sacré et du profane, de latin et d’allemand. Geyler s’y élève sans cesse avec force contre les désordres des moines de son temps. Le choix de ses images et de ses expressions, qui blesseraient aujourd’hui nos oreilles délicates et n’exciteraient que le rire, touchait alors nos ancêtres jusqu’aux larmes, et convertissait quelquefois les pêcheurs les plus endurcis. On doit à l’éloquence de Geyler l’abolition de plusieurs abus contre la décence et la majesté du culte divin, tels que les cérémonies qui se faisaient dans la cathédrale le jour des Innocents et pendant la semaine de la Pentecôte, ainsi que les assemblées nocturnes de la Dédicace. C’est aussi à ses exhortations que la ville de Strasbourg doit la première idée d’une école publique. Les sermons de Geyler attiraient un si nombreux auditoire que la place de la chapelle de St-Laurent, où était la chaire de la basilique, devint bientôt trop étroite pour pouvoir contenir la foule. On construisit alors en 1486 cette chaire magnifique qui existe encore aujourd’hui, sur les dessins de Jean Hammerer, architecte de fabrique, et d’après les idées de Geyler lui-même. Cet orateur sacré était fort considéré par Maximilien Ier, à cause de sa probité et de son érudition; cet empereur l’appela souvent à sa cour, le consulta sur les matières les plus importantes, et le protégea contre les ennemis que suscitait à l’orateur la hardiesse avec laquelle il prêchait… Aucun de ses contemporains ne possédait peut-être une bibliothèque aussi considérable et aussi bien choisie que la sienne. Il avait l’habitude d’écrire tous ses sermons tantôt en latin, tantôt en allemand; ces manuscrits passaient ensuite entre les mains de ses amis et de ses admirateurs, qui les ont publiés en partie de son vivant, en partie après sa mort; car il n’avait pas la patience de soigner lui-même l’impression de ses ouvrages… Tous les ouvrages de Geyler sont curieux par les détails qu’ils renferment sur les usages et les mœurs du temps de l’empereur Maximilien Ier.» (Michaud, Biographie universelle). L’ouvrage comporte un frontispice gravé sur bois «criblé» comprenant les initiales E.F. G.W. V.A. attribué à Hans Wechtlin ainsi que 7 gravures sur bois mettant en scène des danses macabres, dont une à pleine page. Elles sont attribuées selon les spécialistes à Hans Baldung Grien. “Kristeller describes the full-page "Figura Mortis" cut (showing death slaying a whole family) as "a Dance of Death scene of the most moving character."” Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque en peau de truie estampée à froid sur ais de bois. Mention manuscrite sur le titre : Monastère St Anne Bamberg.‎

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EUR25,000.00

‎GOEZMANN, Louis Valentin de‎

Reference : LCS-14916

‎Histoire politique des grandes querelles entre l’Empereur Charles V, et François I, Roi de France. Avec une introduction contenant l'état de la Milice & la description de l'art de la guerre, avant & sous le règne de ces deux Monarques. Première édition du meilleur ouvrage historique de Louis Valentin Goezmann‎

‎Les expéditions italiennes des rois de France Charles VIII, Louis XII et François I, somptueusement reliées à l'époque pour Jean-Charles-Pierre Le Noir, Lieutenant-général de Police et garde de la bibliothèque du Roi. Paris, au Jardin du Palais Royal, 1777.Deux tomes en 2 volumes in-8 de: I/ (2) ff., 358 pp., 2 planches à pleine page; II/ (2) ff., 417 pp., (3) pp., 3 planches à pleine page. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats avec fleurons d’angle, grandes armoiries au centre des plats, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 195 x 123 mm.‎


‎Première édition du meilleur ouvrage historique de Louis Valentin Goezmann, essentiellement consacré aux expéditions italiennes des rois de France Charles VIII, Louis XII et François I. Barbier, anonymes, II, 826; Bulletin Morgand et Fatout, 2185; Bibliothèque Edouard Rahir, 1060. Ce traité couvre les années 1493 à 1547, date de la mort du roi François Ier. La seconde partie du livre de Goezmann relate les relations tripartites entre l'Angleterre, la France et l'Empire de Charles-Quint, puis de Barberousse et s'achève sur la Paix de Crespi, la Paix avec l'Angleterre et la Mort de FrançoisI. L’édition est ornée de 5 portraits gravés en taille-doucede Charles VIII, Louis XII, François I, Charles-Quint et Charles de Bourbon. Goezmann, né en 1730, fut guillotiné le 25 juillet 1794. Conseillé au Parlement Maupéou, il fut condamné pour corruption lors d'un procès célèbre intenté par Beaumarchais en 1774. Somptueux exemplaire relié en maroquin rouge aux armes de Jean-Charles-Pierre Le Noir, Lieutenant de Police (1732- 1807). Jean-Charles-Pierre Le Noir, fils de Jean-Charles-Joseph, lieutenant particulier au Châtelet de Paris, et de Marie-Anne Le Noir de Cindré, né le 17 novembre 1732, devint conseiller au Châtelet en 1752, lieutenant particulier après son père, maître des requêtes, conseiller d’Etat en 1775, puis lieutenant général de police à Paris le 10 juin 1776; il apporta dans l’administration de cette ville quantité d’améliorations et resta en fonctions jusqu’au 10 août 1785; il avait été nommé en avril 1784 garde de la Bibliothèque du Roi et président de la commission des finances; en 1790, il émigra en Suisse, puis en Autriche; il rentra en France en 1802 et mourut le 17 novembre 1807. Le Noir qui avait épousé en premières noces Marie Denis, le 27 janvier 1757, contracta en Autriche un second mariage avec une Française. Références : Olivier, pl. 288.‎

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EUR9,500.00

‎GOLTZIUS‎

Reference : LCS-186454

‎La Passion ‎


‎Goltzius (Hendrik), La Passion (1596-1598). Suite complète de 12 planches. (F. W. H. Hoolstein, n° 21 à 32) “Extremely scarce as a complete set. Bartsch 27-38.” «Goltzius est un superbe graveur et ses œuvres sont justement recherchées» E. Benezit. «Un virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu».E. Rouir. Goltzius, Hendrik. La Passion. Suite complète de 12 planches. (F. W. H. Hoolstein, n° 21 à 32). 1596-1598. In-4 en hauteur, burin. Splendides épreuves du 1er état sur 2. Complete set of 12 engravings, 1596-98. Each approximatively 200 x 130 mm; 8 x 5 inches. First state (of 2), before the address of de Wit. Marges du cuivre conservées. Bords tendus sur une feuille de montage pour chacune, réunies dans une reliure cartonnée. Dimensions des pages : 308 x 248 mm Dimensions des gravures : 199 x 132 mm. «Extremely scarce as a complete set. Bartsch 27-38». Précieux exemplaire du plus grand graveur au burin de l’histoire de la gravure qui a composé ces 12 pièces dans la manière de Lucas de Leyde, «ce qui lui a parfaitement réussi». A. Bartsch. «En Hollande, ce siècle s’achève en apothéose avec Hendrick Goltzius (1558-1617), virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu.» «La renommée d'Hendrick Goltzius dans le domaine artistique et, plus précisément dans celui de la gravure a toujours été confirmée. L. Alvin, en 1856, parlait de Goltzius en termes élogieux : « Génie inventif et ardent, il avait ouvert une voie nouvelle à son art qui, depuis Durer et Lucas de Leyde, n’avait pas fait de progrès sensibles aux Pays-Bas ». De même, Eugène Dutuit en 1881-1885 l'estimait comme l'un « des plus éminents graveurs qui précéda Rubens». «La renommée de Goltzius continua à croître, puisqu’en 1595 Rodolphe II lui accorda le Privilège Impérial permettant de protéger ses gravures des contrefaçons. Par ailleurs, l'entreprise de publication de H, Goltzius, ayant atteint une réputation internationale expédiait des gravures à Amsterdam, Francfort, Venise, Rome, Paris et Londres dès 1597. Enfin, quelque temps avant son décès en 1598, Philippe II avait exprimé le désir d'avoir un dessin de Goltzius, une Pietà. Les estampes de Goltzius sont toutes dignes d’intérêt tant par leur beauté, leur composition, le foisonnement de détails, le rendu des expressions, leur finesse que par la dextérité de leur auteur permettant, sur chacune d’entre elles, d’apprécier la technique du burin. Cette méthode de gravure est une gravure en creux, appelée encore taille-douce. Les traits du dessin initial sont traduits par des creux tracés à l’aide d’un burin sur une plaque de métal et plus spécialement de cuivre, ce qui rend les corrections ardues. De ce fait, le burin est, dans le domaine de la gravure, la technique la plus difficile qui soit.» Persée. Estampe n° 11 – La mise au tombeau, description: La onzième estampe de La Passion du Christ de Goltzius est consacrée à la mise au tombeau. Jésus fut enterré dans un « tombeau neuf, dans lequel personne n'avait encore été mis » (évangile selon saint Jean), situé près du lieu de la crucifixion. Goltzius reprend ici un thème maintes fois traité par le passé. Toutefois, son originalité parvient à se dégager d'un schéma plusieurs fois usité consistant à traiter la scène en extérieur en montrant une partie de la tombe taillée dans le roc. Goltzius adopte une composition inverse. Dürer dans ses mises au tombeau (Petite Passion sur cuivre, Petite Passion sur bois, et Grande Passion) présentait la scène en extérieur avec le tombeau tandis qu'à l'arrière-plan apparaissait l'entrée de la sépulture. Goltzius, quant à lui, a situé sa scène à l'intérieur même de la sépulture, dans une grotte, alors qu'à l'arrière-plan seule l'ouverture taillée dans le roc ouvre sur l'extérieur. Mais ce parti pris n'est pas tellement étonnant de la part de Goltzius. Depuis le début de sa série sur La Passion du Christ, il insistait, dès que sa scène le permettait, sur le cadre architectural, s'y sentant plus à l'aise qu'avec le paysage. La grotte se substitue à l'architecture, les masses de pierres remplacent les bâtiments. Goltzius peut ainsi, comme avec l'architecture, travailler l'ombre et la lumière. Les zones lumineuses sont rendues par quelques tailles dispersées sur un fond laissé en réserve comme à l'entrée de la sépulture. D'autres zones sont quadrillées de tailles, de manière à représenter l'ombre. Les demi-teintes sont rendues à l'aide de tailles horizontales où s'insèrent parfois des tailles verticales. Enfin pour accuser le volume, le relief, Goltzius marque chaque arête de pierre d'une taille discontinue plus profonde ou au contraire d'un liseré blanc selon l'intensité de la lumière. Multipliant les contrastes, Goltzius place dans l'ouverture de la grotte un couple de paysans en contre-jour se détachant sur un fond clair. Ce schéma, sans précédent, sera adopté par Adam Elsheimer (1578-1610) dans ses Trois Marie au tombeau du Christ de 1603-1605 (Rheinisches Lendesmuseum, Bonn) ainsi que par son élève Pieter Lastman (1583-1633) dans sa Mise au tombeau du Christ (Musée des Beaux- Arts de Lille) datant de 1612. Goltzius axe sa composition sur une oblique montante donnée par le tombeau, reprise par le corps de Jésus pour se terminer au niveau de la tête de Jean - personnage situé à droite, qui d'une main essuie ses larmes. Cet axe permet à Goltzius de creuser sa composition contrairement aux scènes identiques traitées dans le passé comme Duccio (vers 1260, 1318-19) dans son Ensevelissement du Christ de sa Maestà (1308-1311) de Sienne, comme Roger van der Weyden (1399-1400, 1464) dans sa Mise au tombeau des environs de 1450-51 (Galerie des Offices, Florence), comme Schongauer dans La Mise au tombeau de sa Passion du Christ, ou Dürer dans sa Mise au tombeau de 1512 de la Petite Passion sur bois. Tous privilégient un axe frontal, entraînant l'aplanissement de la scène. Cependant, Dürer dans sa Mise au tombeau de 1512 (Petite Passion sur cuivre), soit trois ans après celle de La Petite Passion sur bois, installe le tombeau de biais. Il en est de même chez Lucas de Leyde dans sa Mise au tombeau (1521) de la Petite Passion où le tombeau creuse l'espace. Par ailleurs, les protagonistes, chez Goltzius, se rassemblent autour du tombeau, ce qui permet d'accentuer l'oblique de la composition. Cet effet se retrouve, en partie, chez Dürer dans sa Mise au tombeau (vers 1496-97) de la Grande Passion : le tombeau est mis frontalement à l'arrière-plan mais certains personnages forment une oblique s'orientant vers lui. L'originalité de Goltzius réapparaît au niveau de ses protagonistes, non par la multiplicité - déjà présente dans La Mise au tombeau (vers 1497-98) de La Grande Passion de Dürer - mais par la diversification de ces derniers. D'une part, on trouve les personnages habituellement présents dans une mise au tombeau : la Vierge assise, tenant la main du Christ ; Jean à droite au fond de la grotte, MarieMadeleine - à gauche du tombeau - essuyant ses larmes. D'autre part, quatre individus soutiennent le corps du Christ, contrairement à l'iconographie traditionnelle qui n'en conçoit que deux : Nicodème, portant les pieds du Christ, est présenté de dos et Joseph d'Arimathie - un disciple de Jésus - portant le Christ sous les aisselles. À cela, Goltzius rajoute deux personnages dont l'un semble être Pierre. Deux saintes femmes entre Marie-Madeleine et Jean sont également présentes. Mais l'apport de Goltzius réside dans l'introduction du couple de paysans et celle des deux enfants. En variant ses protagonistes et en les multipliant, Goltzius met en évidence l'aspect émouvant de la scène. Par ailleurs, il insiste sur l'affliction commune en représentant des enfants dont l'un se frotte les yeux en désignant Jean - pleurant également. Ce procédé n'est qu'une redite de son Ecce Homo où, là aussi, il avait représenté un enfant mais là, ce dernier symbolisait la condamnation unanime du Christ. De même, la position de Nicodème, au premier plan, fermant la composition n'est qu'une reprise d'un schéma présent dans toutes les compositions de sa série sur La Passion du Christ. En outre, il semble que Goltzius ne veuille pas organiser ses scènes selon un point de vue unique : celui du spectateur, d'où ce personnage nous tournant le dos. Pour hiérarchiser ses personnages, Goltzius se sert de la lumière qui déferle de l'ouverture de la grotte inscrivant ainsi une seconde oblique, contraire à la première, mais moins insistante. Cette lumière éclaire les seuls visages du Christ et de Marie de manière à insister sur l'aspect pathétique de la scène. Par ailleurs, la lumière effleure le visage de Jean de façon à le sortir de l'anonymat qu'entraîne sa position au sein de la gravure. De plus, cette lumière permet de modeler le corps du Christ : sa chair est inerte, molle. Ses bras, paraissant désarticulés, sa tête s'affaissant, accusent cette impression. Toutefois, la source lumineuse n'est pas toujours respectée. Nicodème est éclairé par une lumière autre que celle de l'ouverture de la grotte puisque son dos est éclairé. En contradiction, son ombre, portée sur le sol, respecte la source lumineuse issue de l'ouverture. Goltzius insiste également sur les drapés. Ces derniers créent comme une rythmique au sein de la composition : le drapé de la Vierge forme un « S » à l'envers, le linceul du Christ contraste avec sa chair, enfin ceux des autres protagonistes ponctuent la composition tout en révélant la dextérité de Goltzius. Ainsi Nicodème est vêtu d'un long manteau dont les deux manches sont reliées dans le dos. Goltzius peut, de cette façon, s'attarder sur les plis et les replis, jouant sur leurs verticalités contrariées par l'arrondi du drapé reliant les deux manches. De même, cet attachement aux détails révèle son goût pour le maniérisme et lui permet d'enrichir sa composition sans, pour autant, en abuser. De la sorte, au premier plan, Goltzius a représenté la couronne d'épines, symbole de son couronnement ainsi qu'un pot d'onguent permettant de préparer le corps du Christ au repos éternel. Goltzius, en respectant l'iconographie traditionnelle, a su redonner un souffle nouveau à un thème traité depuis plusieurs siècles, en plaçant sa scène dans une grotte, modifiant de ce fait l'agencement mais surtout l'atmosphère par le biais de l'intensité lumineuse. «Extremely scarce as a complete set». Un chef-d’œuvre hollandais de la fin du XVIe siècle en bel état de conservation.‎

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EUR20,000.00

‎GOOS, Pieter.‎

Reference : LCS-17933

‎Le Grand & Nouveau Miroir ou Flambeau, De la Mer contenant la description de toutes les costes Marines Occidentalles & Septentrionnalles… Traduict de Flaman en François par Paul Yvounet. Édition originale française extrêmement rare du plus bel atlas maritime hollandais du XVIIe siècle.‎

‎Superbe exemplaire illustré d’un frontispice et de 33 cartes en coloris d’époque, conservé dans sa reliure en vélin du temps. Amsterdam, Pierre Goos, 1662. 4 parties en 1 volume in-folio de (1) f., (20) ff. pour l’Instruction en l'art de la Navigation avec volvelles gravées sur bois, 128 pp. chiffrées par erreur 228 et 33 cartes sur double-page. Vélin ivoire de l’époque, qq. mouillures et rousseurs éparses. Reliure de l’époque. 446 x 284 mm.‎


‎Edition originale française extrêmement rare du plus bel atlas maritime hollandais du XVIIe siècle. Koeman, IV, Goos 40. Elle est illustrée d’un frontispice et de 33 très belles cartes sur double page, en coloris d’époque. La composition de l’édition française diffère totalement de celles publiées en anglais ou hollandais. Elle comprend des cartes de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Belgique, de France, d’Espagne, du Portugal et des côtes du Maroc avec les Canaries. Le texte indique les itinéraires maritimes à suivre et les dangers à éviter. Le cartographe Pieter Goos (1615-1675) était l’un des libraires les plus estimés d’Amsterdam qui s’était spécialisé dans les ouvrages maritimes. Jouissant d’une bonne réputation de graveur de cartes de navigation, il publiait également des atlas. Son intention était davantage de produire des volumes somptueux destinés à de riches collectionneurs plutôt que des ouvrages fonctionnels pour les marins et navigateurs. « Pieter Goos was one of the best known maritime booksellers of Amsterdam. This beautiful sea atlas reflects a high professional standard. The many editions published over 25 years are an indication of the customers’ appreciation. Goos’s sea atlas was more intended for the book-lover than for the seaman” (Koeman). “Dutch cartographer Pieter Goos (c. 1616-1675) was one of the most prominent engravers of navigational maps during the 17th century. His maps are considered some of the most beautiful of the era, a time when the Dutch dominated both shipping and cartography” (Moreland, C. & Bannister, D., 1986). L’illustration se compose d’un titre-frontispice et de 33 cartes finement gravées sur double-page représentant les côtes de toutes les parties du globe. Le frontispice, les contours des cartes et les cartouches ont été coloriés à la main à l’époque. Très bel exemplaire complet de ses 33 cartes gravées sur double-page et de son titre frontispice en coloris d’époque, conservé dans sa reliure en vélin du temps. Provenance : Biblioteca Lamoniana ; Musée de la Citadelle Vauban, Belle-Île en mer. Président à mortier au Parlement de Paris, puis grand chancelier, Chrétien-François II de Lamoignon termina sa brillante carrière en tant que garde des sceaux. Sa prestigieuse bibliothèque serait complétée par son fils Lamoignon de Malesherbes, directeur de la Librairie de 1749 à 1763 et futur défenseur de Louis XVI. Cet atlas maritime en français est extrêmement rare ; 1 seul exemplaire répertorié : Harvard University.‎

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EUR90,000.00

‎GREEVEN, H.‎

Reference : LCS-18346

‎Collection des costumes des provinces septentrionales du Royaume des Pays-Bas, Dessinés d’après nature par H. Greeven Lithographiés par Vallon de Villeneuve. Edition originale de ce superbe recueil de costumes des Pays-Bas.‎

‎Ouvrage orné en premier tirage de 20 planches finement coloriées à la main à l’époque. Amsterdam chez François Buffa et fils, Paris chez Engelmann, 1828. In-folio de (4) ff. prel., 20 planches à pleine page protégées par des serpentes, avec autant de ff. explicatifs, déchirure sans manque à la pl. 10. Demi-chagrin prune à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge apposée au centre du plat supérieur portant la mention du prix original «Prix 16 Fl.». Reliure de l’époque. 340 x 250 mm.‎


‎Edition originale de ce superbe recueil de costumes des Pays-Bas. Colas 1311; Lipperheide 960; Vinet 2219; Hiler, p. 395. Le texte explicatif est rédigé en français et en anglais et donne des détails sur le pays, les villes et villages concernés, la culture des habitants ainsi que leurs coutumes et leurs modes vestimentaires. La table des planches est quant à elle en français et en hollandais. L’illustration se compose de 20 planches de costumes des Pays-Bas gravées par Vallon de Villeneuve d’après des dessins de Hendrik Greeven (1787-1854). L’ensemble a été finement colorié à la main à l’époque dans des tons particulièrement vifs et chatoyants. Les planches représentent des hommes, femmes et enfants de toutes les classes sociales dans leurs costumes traditionnels. «There is little doubt that Maaskamp's book of costumes with twenty plates stood model for this work. This goes for the lay-out of the book as well as for the subjects chosen” (Landwehr). Précieux exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa reliure de l’époque.‎

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