93, Rue de Seine
75006 Paris
France
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Phone number : 01 42 84 16 68Précieux exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en vélin ancien. Paris, Louis Billaine, 1667. 3 volumes ornés de 28 cartes hors texte. Vélin, dos lisses, pièces de titre de maroquin brun. Reliure ancienne.
Première édition de la traduction française de Nicolas Perrot, sieur d'Ablancourt, sur l'original en espagnol de Luis Marmol Carvajal (1520-1600). Brunet, III, 1440. Lors de l'expédition de Charles Quint contre les Maures, Marmol fut capturé et emprisonné pendant près de huit ans. Il publia sa Descripción general de Africa en deux parties à Grenade en 1573 et 1599. Luis de Marmol Carvajal, natif de Grenade, prit part à la campagne de Tunis sous Charles Quint. Il passa plus de 22 ans en Afrique du Nord dont 7 ou 8 en tant que captif au Maroc, à Fez et à Tunis. Il profita de ses années de captivité pour apprendre l'arabe. Dans son ouvrage, il fait un compte rendu historique des nombreux conflits entre les Chrétiens et les Infidèles, ainsi qu'entre les Musulmans eux-mêmes depuis l'époque de Mahomet jusqu'en 1571. "His writing is focused on Spanish commercial interests in Africa, and he provides a valuable source on the consumer goods valued in Europe in his day”. Les belles cartes qui illustrent le livre sont dues à Nicolas Sanson, un des plus grands cartographes du XVIIe siècle. L'Histoire des Chérifs de Diego de Torres, occupe la fin du troisième volume avec un titre et une pagination à part. Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en vélin ancien.
Bel exemplaire en joli coloris conserve dans sa condition d’époque. Nancy, Wiener (ainé) fils, s.d. [c. 1840-1850]. In-4 oblong de 1 titre-frontispice, 120 pp. de texte imprimées sous la forme de deux colonnes par page, 1 planche sur double-page, 30 planches lithographiées en couleurs à pleine page, 1 gravure en noir, 1 plan dépliant de Nancy. Relié en percaline rouge de l’éditeur, encadrement de filets estampés à froid autour des plats, titre frappé or au centre, dos lisse. Reliure de l’époque. 243 x 322 mm.
Un recueil rare et recherché sur Nancy et ses environs. Accompagné d’un texte historique et descriptif, il contient 30 lithographies en couleurs à pleine page (190 x 123 mm) dessinées et lithographiées par Adolphe Maugendre et tirées chez Wiener fils, éditeur à Nancy. A ces 30 planches s’ajoutent un titre lithographié en couleurs, une planche sur double-page également en couleurs, une gravure en noir et un plan dépliant de la ville de Nancy ajouté. Adolphe Maugendre, paysagiste et lithographe, né en 1809 à Ingouville (près du Havre), est mort en 1895 à Paris. "Les albums de Maugendre sont rares et recherchés". Bénézit. D’un dessin très fin et d’une grande précision dans le détail, ils évoquent d’une façon subtile la vie quotidienne nancéienne au XIXe siècle, devant des monuments choisis ou dans des sites réputés. On y voit l’Hôtel de ville, la Place Stanislas, la Cathédrale, l’Eglise de Bon-Secours, l’Eglise Saint-Sébastien, la Porte de la citadelle, le Palais ducal, le Château de Craon, le Château de Fléville, le Château de Lunéville, ... Les planches sont accompagnées d’une Notice historique sur la ville et ses environs par Henri Lepage, historien français spécialisé dans l’histoire de la Lorraine. Il précise dans l’avertissement que «les pages qui suivent ont pour but d’effacer les impressions peu favorables avec lesquelles les voyageurs arrivent à Nancy, et de détruire l’indifférence, du reste assez générale, qu’éprouvent pour leur ville ceux-là même qui l’habitent depuis longtemps». Exemplaire relié au format in-4 oblong, alors que les exemplaires ordinaires sont au format in-8. Pour cela, les colonnes de texte ont été imprimées deux par deux sur chaque page. La planche de l’Église Saint-Sébastien a été reliée deux fois dans cet exemplaire. Bel exemplaire en joli coloris conservé dans sa condition d’époque. Ex-libris manuscrit à l’encre noire sur le feuillet de titre Af. Marscovski (?).
Les bibliographes sont unanimes à souligner l’importance du traité et l’extrême rareté de toutes les premières éditions. Lyon, Guillaume Rouillé, 1569. In-4 de (4) ff., 225 pp., (6) pp. de table, (1) p.bl., nombreux bois dans le texte, 1 grande carte dépliante. Maroquin bleu janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, double filet or intérieur, tranches dorées. Rivière & Son. 240 x 167 mm.
Troisième édition en français, rare, du célèbre « Art de Naviguer » de Médina, traité essentiel pour l’étude de la navigation dans les eaux américaines mais aussi pour l’histoire de la cartographie. Borba de Moraes, Bibliographia Brasiliana, p. 550 ; Sabin, Dictionary of books relating to America, 558-559; Medina, Bibliotheca Hispano-Americana, p. 189 ; Baudrier. IX, 280. La première avait été imprimée elle aussi par G. Rouillé à Lyon en 1554. Six exemplaires sont répertoriés de la seconde, Lyon, 1561, dont 5 dans des bibliothèques publiques : Cambridge, B.N.F., Angers, Beauvais, Lyon. Conçu comme un manuel d’instruction pour les navigateurs et explorateurs du nouveau monde, « l’Art de naviguer » est le premier traité donnant des informations fiables sur la navigation près des côtes Américaines. Il était basé sur les informations données par les navigateurs utilisant la route des Indes. Pedro de Medina (1493-1576) occupait le poste de bibliothécaire pour le Duc de Medina. Chargé de préparer l’élaboration de cartes et de précis de navigation par l’empereur Charles V, il fut nommé « cosmographe d'honneur » en 1549. « L’Art de naviguer », imprimé à Valladolid en 1545, connut un succès foudroyant et fut traduit dans les années suivantes en italien, français et allemand. Les bibliographes sont unanimes à souligner l’importance du traité et l’extrême rareté de toutes les premières éditions. « The first edition is very rare. When complete, and in good condition, it commands one of the highest prices for works on navigation. All of Medina’s editions are in fact rare ». Borba de Moraes. Edition imprimée en caractères italiques et illustrée de très nombreux diagrammes et figures sur bois précisant aux navigateurs la navigation en fonction des vents, en fonction du soleil, en fonction de l’étoile du Nord, en fonction de la lune. Deux cartes ornent en outre l’ouvrage. La première représente le monde, avec les 5 continents, insérée dans la ronde des vents (p. 38). La seconde, dépliante, et intitulée « Nouveau monde » (360 x 250 mm) représente l’Europe de l’Ouest, l’Afrique, les côtes Nord de l’Amérique du Sud avec le Brésil, l’Amérique centrale, et les côtes atlantiques de l’Amérique du Nord. Cette carte précieuse gravée sur cuivre est signée N. de Nicolay, géographe du Roi. Elle représente pour une grande partie les terres nouvellement découvertes en Amérique et elle est remarquable pour les détails portés sur l’Isthme de Panama et pour la frontière établie par le Pape entre les possessions outre-mer de l’Espagne et du Portugal. Ce fut l’une des premières cartes imprimées en Espagne au XVIe siècle. Exemplaire complet d’un traité majeur de voyage et de navigation. Un seul exemplaire de la seconde édition, Lyon 1561, a subi le feu des enchères depuis 30 ans : Christie 's New York, 8 octobre 1991, relié avec Thevet, La France Antarctique. Il fut adjugé $65,000. Relié en maroquin signé de Rivière et bien complet de la grande carte dépliante de l’Amérique du nouveau monde, le présent exemplaire est en parfaite condition.
Edition originale et premier tirage des 21 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments de Chantilly, l’un des exemplaires sur grand papier vélin. A Paris, chez Desenne, Gattey, Guyot et à Chantilly chez M. Hédouin, 1791. In-8 de (2) ff., 1 plan dépliant, 60 pp., 20 planches hors texte. Plein maroquin vert, large roulette dorée encadrant les plats, dos lisse orné de roulettes formant faux-nerfs et d’attributs musicaux dorés, filet doré sur les coupes, doublures et gardes de papier rose, tranches dorées. Reliure parisienne de l’époque. 226 x 141 mm.
Edition originale et premier tirage des 21 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments de Chantilly, l’un des exemplaires sur grand papier vélin. Brunet, IV, 899. Elle est ornée d’un plan dépliant et de 20 planches interprétées à la manière noire par Mérigot et Fils. «La nature et les arts semblent avoir, à l’envi, contribué à l’embellissement de Chantilly. Il est peu de lieux en France qui réunissent autant d’objets de magnificence et d’agrément. Le luxe et la richesse des bâtiments, la variété et la beauté des jardins, l’abondance et la limidité des eaux, l’éclat des divers points de vue, des collections précieuses, des raretés de plusieurs genres... c’est ce qui nous a déterminé à en offrir le tableau...» «On a tiré quelques exemplaires sur papier vélin pour les premières épreuves...» (Préface) Mercier écrivait en 1781: «Je n’ai encore rien trouvé de comparable à Chantilly aux environs de la capitale. Trente voyages dans ce lieu enchanté n’ont pas encore épuisé mon admiration. C’est le plus beau mariage qu’aient jamais fait l’art et la nature». «Ouvrage publié par Mérigot et orné de 20 figures très finement gravées à l’aquatinte. C’est le pendant de la ‘Promenade ou Itinéraire des Jardins d’Ermenonville’». (Bulletin Morgand et Fatout, n°7744) D’Argenville, dans son Voyage pittoresque des environs de Paris, ne se montre pas moins enthousiaste: «Chantilly réunit tout ce que la nature et l’art peuvent produire d’agréable pour former un des plus beaux lieux du monde. L’art y est même tellement caché, que les aimables aspects qu’il présente de tous côtés paraissent n’être dus qu’à la nature, qui y étale de toutes parts un spectacle varié, également nouveau et toujours charmant. Les plaines, les bois et les coteaux que renferme le parc y offrent les plus agréables paysages du monde. Les cascades, les parterres, les îles et les bosquets forment ensemble la vue la plus délicieuse qui puisse s’offrir à l’imagination». «Parmi les curiosités de la nature et de l’art qu’on y admirait au siècle dernier, et dont quelques-unes ont été respectées par la tourmente de 1793, nous citerons, d’après d’Argenville: la Galerie des cerfs, contigüe à la serre de l’Orangerie; les Bosquets, séparés de l’Orangerie par un petit canal et remplis de portiques de treillage, de bassins, de jets d’eau et de jeux divers...; les Cascades de Beauvais, assemblage de mascarons, de coquilles, de rocailles, de jets d’eau...; le Jardin ou Parc de Sylvie, où s’élève la petite maison du même nom, près de l’étang...; le Jeu de l’oie, pratiqué dans un bosquet avec des pierres marquant les numéros et des figures d’oie montées sur des piédestaux; le Jeu de l’arquebuse, formé d’une croix de gazon...; la Ménagerie; la Laiterie, etc. A ces diverses curiosités citées par d’Argenville en 1768, il faut ajouter le Jardin anglais et le Hameau formé de quelques maisonnettes rustiques dans le goût du Petit Trianon. Ces deux embellissements sont dus au prince Louis-Joseph, qui les fit exécuter vers 1780». (Larousse du XIXe siècle). Précieux exemplaire de premier tirage, particulièrement grand de marges (hauteur: 226 mm), imprimé sur grand papier vélin, conservé dans son élégante reliure en maroquin vert de l’époque ornée d’attributs musicaux.
Le volume contient une carte générale et 18 cartes des routes, portant, en marge, une légende des distances, des heures de départ et d’arrivée. A Paris, Rue St Jacques, à l’Enseigne du Globe, 1765. In-8 : titre gravé par Aubin, dédicace à Cassini de Thury gravée d'après Baisiez, 19 cartes gravées, et aquarellées : traits surlignés, villes pointées de rouge, océans et fleuves en vert. 1. carte générale de la France ; 2.Banlieues de Pans avec les "grandes routes branchées sur Paris" et la minéralogie de la région parisienne (chiffré 1) ; 3. De Paris à Nantes, (ch. 2) ; 4. De Paris à Bordeaux et Toulouse, carte dépliante (ch. 3) ; 5. De Paris à Lyon par la Bourgogne et le Bourbonnais (ch. 4) ; 6. De Paris à Strasbourg (ch.5); 7. Routes de Champagne, Lorraine… (ch. 6) ; 8. Troisième route de Paris à Strasbourg [par Soissons] (ch. 7) ; 9. Troisième route de Paris à Strasbourg... [par]... Langres (ch 8); 10. Routes des Provinces de Picardie (ch. 9) ; 11. Route de Paris à Londres..., carte dépliante (ch. 10) ; 12. Route d'Amsterdam à Marseille (ch. 11) ; 13. Seconde partie de la Route d'Amsterdam à Marseille... , carte dépliante (ch. 12); 14. Grande route de Strasbourg à Vienne (n. ch.), carte dépliante ; 15. Routes et chemins de Bretagne (ch. 14), l'océan n'est que légèrement teinté ; 16. Routes et chemins... compris entre les 4 grandes routes de Paris à Nantes, Rennes, Toulouse, Bordeaux (ch. 15) ; 17. Continuation des routes occidentales et méridionales (ch. 16) ; 18. Routes et chemins... compris entre les deux grandes routes de Pans à Toulouse (ch. 17) ; 19. Continuations des routes orientales et méridionales de Pans à Marseille (ch. 18), la mer est teintée de vert ; Prospectus du Guide des Voyageurs pour les Routes Royales (2 pp.) ; Catalogue alphabétique du Supplément (10 pp.). Veau marbré, roulette à froid autour des plats, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque. 210 x 113 mm.
Edition originale. «Nous reproduisons le N.B. qui se trouve au bas du titre et qui indique quel soin a présidé à la confection de cet ouvrage: ‘Personne ne doit ignorer Combien cet Ouvrage a coûté de Peines et de soins pendant plusieurs Années pour le rendre digne du Public. Le Sr. Michel persuadé de l’Avantage que l’Indicateur Fidèle ou Guide des Voyageurs peut procurer aux Commerçants, Navigateurs, Voyageurs et à tous ceux qui seront Curieux de s’instruire de la Distance d’un lieu à un autre, Se Flatte de l’avoir rendu si Complet que les Amateurs y trouveront tout ce qu’on peut désirer dans un Ouvrage où l’on n’a rien épargné pour le porter à la Perfection dont il Était susceptible.’ Le titre est suivi d’un très beau frontispice contenant la dédicace: ‘A Monsieur Cassini de Thury…’. En tête, les armes de M. Cassini de Thury; à la partie inférieure, un coche par eau trainé par des chevaux, une diligence, monuments et paysages dans le fond; le tout encadré d’arbres et de rochers. Le volume contient une carte générale et 18 cartes des routes, portant, en marge, une légende des distances, des heures de départ et d’arrivée. Il se termine par le Prospectus ou Guide des voyageurs, et le catalogue alphabétique des routes royales et particulières.» (Bulletin de le Société archéologique…, vol. 2, 1905). «Il n’est pas de voyageur un peu curieux de sa route qui ne s’avise d’aller, avant de s’aventurer, acheter un Joanne, un Badeker, ou, à tout le moins, un Indicateur Chaix. La précaution est sage, si sage même que nos pères, qui n’étaient pas plus mal avisés que nous, avaient aussi leurs Guides; et ces Guides fournissaient abondance de renseignements utiles. Nous avons trouvé l’Atlas dont suit le titre en respectant scrupuleusement la rédaction: ‘L’Indicateur fidèle ou Guide des Voyageurs, qui enseigne Toutes les Routes Royales…, Paris, 1765’. Ce titre est long, mais combien il est suggestif! L’Indicateur Fidèle est remarquablement gravé; c’est un travail consciencieux et artistique. Le pittoresque s’y joint à l’exactitude. Bois, rivières, côtes, sont rehaussés d’une teinte verte, bleue, bistre. Il est vrai qu’il avait son prix; car l’exemplaire in-4 se vendait 15 livres; et chaque route détachée, sur feuille particulière, valait 15 sous.» (Le Magasin pittoresque, vol. 61, p. 206). Le réseau français se trouvait dans un piteux état au début du règne de Louis XV. Tous les témoignages du temps sont unanimes sur ce point, et le pénible voyage de Marie Leczinska à travers les provinces de l'Est pour rejoindre Paris en 1725 en fut la meilleure illustration. Avec le développement régulier des transports terrestres, l'entretien des routes se présentait de plus en plus comme une entreprise insoluble, une sorte de rapiéçage sans fin qu'on pratiquait toujours à la dernière extrémité et qui craquait à nouveau presque aussitôt. Cette situation de sauvetage chronique, qui faisait des routes du royaume le pire des goulots d'étranglement pour l'administration et pour une économie en pleine expansion, ne pouvait se prolonger indéfiniment. Tout en ordonnant la réfection progressive de tous les grands axes routiers du royaume et d'abord de ceux qu'empruntait la poste, le contrôleur général Orry, et avec lui l'intendant Trudaine, décidèrent de créer des voies entièrement nouvelles partout où les nécessités politiques et économiques du temps l'exigeaient. C'était donc, envisager, en plein XVIIIème siècle, la mise en chantier de ce que nous pourrions appeler maintenant un réseau d’«hipporoutes », et décider que ce réseau devrait être capable de supporter un trafic régulier de voitures au galop. On se souvient des décisions qui furent à l'origine de cette patiente mais très profonde transformation des grandes routes françaises : la corvée des chemins, rendue obligatoire dans tout le royaume par l'Instruction du 13 juin 1738 du contrôleur général Orry, constituait le préalable à toute l'opération puisqu'elle devait procurer aux ingénieurs des Ponts et Chaussées de chaque province l'énorme, sinon très efficace, main-d'œuvre qui leur était nécessaire. La même instruction chargeait les ingénieurs, en accord avec les intendants des provinces, de commencer les ouvrages et de dresser les plans des routes à ouvrir ou à aligner. Leur plus grand effort, que l'on espérait cette fois-ci définitif, devait porter bien entendu sur les grands itinéraires partant de la capitale : il fallait avant tout qu'à travers ce très vaste royaume de France les ordres du gouvernement puissent parvenir plus rapidement et plus sûrement jusqu'aux provinces éloignées. Hors de cette priorité absolue pour un grand réseau centralisé, chaque ingénieur chercherait à améliorer les roules s'éloignant du chef-lieu de sa généralité, et particulièrement celles qui menaient aux chefs-lieux des généralités voisines. Enfin, on travaillerait également sur quelques routes de traverse présentant un grand intérêt économique ou stratégique. Daniel-Charles Trudaine, nommé à la Direction des Ponts et Chaussées en 1743, allait donner une impulsion vigoureuse à toute l'entreprise. Suivi plus tard par son fils, il coordonna avec autorité l'action des ingénieurs et veilla à élever leur niveau de recrutement et d'instruction. Son premier soin fut de créer à Paris en 1744 un bureau de dessinateurs, celui du géographe Mariaval, pour assurer la mise au net des plans de routes dressés par les ingénieurs. Le 14 février 1747, il confie la direction du bureau à Jean-Rodolphe Perronet qu'il a fait venir de la Généralité d'Alençon, et lui donne mission de former les futurs sous-ingénieurs. En 1750 enfin, au moment où les premiers élèves commencent à sortir de ce qui deviendra plus tard l’École des Ponts et Chaussées, Trudaine réorganise le corps des ingénieurs. Tout était alors en place pour le départ du plus large programme de travaux publics jamais entrepris jusqu'à ce jour en France. Cet Indicateur fidèle ou Guide du voyageur, véritable succès de librairie, offre un regard attrayant sur la France du XVIIIème siècle. Ses routes sont organisées; le pays est administré. Les grands travaux de construction d'un réseau routier moderne ont ici porté leur fruit. De la bibliothèque Maurice Lecomte.
Splendide recueil de fleurs et plantes délicatement coloriées à l'époque. London, Printed for the Author, John Rivington, 1755-1760. 2 volumes in-folio de : I/ (3) ff., 100 pp. de texte, 150 planches à pleine page ; II/ (1) f., pp. 101 à 200, planches 151 à 300 dont 2 dépliantes, (2) ff. ; 3 premiers ff. du tome I restaurés et réemmargés sans manque, 5 pl. légèrement piquées, 8 brunies ou tachées, pte déchirure à 1 pl. dépliante sans manque. Un dessin à l'encre, non signé a été relié p. 30 du tome I. Demi-maroquin rouge à petits coins de vélin crème, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, tranches dorées. Reliure moderne. 410 x 252 mm.
Edition originale illustrée de 300 très belles planches hors texte gravées sur cuivre par Jefferys, Mynde, Miller..., dont 2 dépliantes, toutes finement coloriées à l'époque. Brunet, V, 1718 ; Nissen, 1378 ; Pritzel, 6241 ; Graesse, Trésor de livres rares, p. 525 ; Great Flower Books p. 121 ; Dunthorne 209 ; Henrey 1097 ; Hunt 566 ; Stafleu and Cowen TL2 6059. Splendide recueil de fleurs et plantes délicatement coloriées à l'époque. Philip Miller (1691-1771) fut l'un des grands admirateurs de Linné dont il adopta, à partir de 1768, les principes et la nomenclature. Le présent ouvrage fut commencé en 1755 et achevé seulement 5 ans plus tard. Miller succéda en 1722 à son père au poste de surintendant du jardin de la compagnie des apothicaires à Chelsea et, sous sa direction, ce riche établissement ne tarda pas à devenir le plus riche d’Europe pour les plantes étrangères. C'est par ses soins qu'un grand nombre de plantes exotiques ont été acclimatées avec succès en Angleterre ; et ses relations nombreuses et multipliées avec les plus célèbres botanistes, soit en Europe, soit dans les Indes, ont puissamment contribué à répandre les découvertes botaniques. Il se fit d'abord connaître par quelques mémoires insérés dans les Transactions philosophiques ; mais son Dictionnaire des jardiniers, publié en 1731, souvent réimprimé, mit le sceau à sa réputation. Linné disait que ce livre serait le dictionnaire des botanistes, plutôt que celui des jardiniers. L'auteur eut le bonheur peu commun d'en donner, trente-sept ans après, la huitième édition. Dans les premières, il n'avait suivi que les méthodes de Ray et de Tournefort ; mais dans l'édition de 1768, il employa les principes et la nomenclature de Linné, dont il finit par devenir un des plus zélés admirateurs. Conçu initialement comme un complément à une publication antérieure, l’ouvrage de Miller "is a sufficiently complete work and may be rated on its own merits" (Hunt). Dans la préface, Miller explique ses intentions de publier une planche pour chaque plante de chaque genre connu, mais il abandonna ce projet afin de se consacrer à "...those Plants only, which are either curious in themselves, or may be useful in Trades, Medicine, &c. including the Figures of such new Plants as have not been noticed by any former Botanists." “The plants illustrated were either engraved from drawings of specimens in the Chelsea Physic Garden or drawings supplied by Miller's numerous correspondents, including John Bartram, the Pennsylvania naturalist (cf. plate 272), and Dr. William Houston, who travelled widely in the Americas and West Indies and bequeathed Miller his papers, drawings, and herbarium (cf. plates 44 and 182). For the plants drawn from examples in the Garden, Miller employed Richard Lancake and two of the leading botanical artists and engravers of the period, Georg Dionysius Ehret and Johann Sebastian Miller. Like Miller's ‘Catalogus Plantarum’, many of the etched and engraved plates are delicately printed in colour to give a more life-like impression after hand colouring.” L’ouvrage parut au moyen d’une souscription, en 50 livraisons mensuelles, chacune contenant 6 planches, entre le 25 mars 1755 et le 30 juin 1760. L’ouvrage fut à nouveau imprimé en 1771 et en 1809. Très bel exemplaire provenant de la bibliothèque P. Barfoot avec ex-libris manuscrit. Les exemplaires complets de cette première édition sont rares.
Edition originale de cet ouvrage illustré par Miro. Paris, 1978. In-4 carré en feuilles. Conservé dans la couverture d’origine illustrée par Miro. Boite de protection en toile jaune. Édition originale, tirée à 175 exemplaires sur vélin d’Arches, celui-ci numéroté 8/175. Il a en outre été tiré 20 exemplaires hors commerce.
L’ouvrage est illustré de trois eaux-fortes originales de Miro, dont une en couverture et une formant triptyque. L’auteur a signé le colophon et l’artiste le triptyque. Très bel exemplaire de ce livre d’artiste recherché, extrêmement bien conservé dans la couverture illustrée originale.
Exemplaire exceptionnel dont toutes les gravures ont été rehaussées de jolis coloris main à l’époque. L’état colorié de ce voyage est de la plus grande rareté. Rouen, Antoine Ferrand, 1665.In-8 de (8) pp., 442, (12), et 9 figures mises en couleurs.Relié en plein veau fauve, filet or encadrant les plats, dos à nerfs postérieur, tranches bleues mouchetées. Reliure anglaise du XVIIIe siècle.163 X 104 mm.
Rare édition rouennaise « d’un livre peu commun. Les parties de l’Amérique visitées par l’auteur sont la Guyane et la province de Cumana » (Leclerc. Bibliotheca Americana, n°1531 et 1532).Sabin, 49790 ; Cordier, Sinica, 2079 ; Brunet, III, 1782. Inconnu à Chadenat.L'originale parut en 1616.« It includes the voyage of the author in Guiana and the province of Gomana » (Sabin).“Sur la Chine et les Chinois voir pp. 339-347 » (Cordier).Jean Mocquet était né dans le Dauphiné en 1575.« Lorsque Henri IV fut parvenu à la couronne, Mocquet, dont les parents avaient beaucoup souffert pour la cause de ce prince, fut apothicaire de la cour. Le désir de voyager lui fit demander la permission d’aller dans les pays étrangers ; l’ayant obtenue, il fut chargé de recueillir des raretés pour le cabinet du roi. Il partit le 1er octobre 1601, et jusqu’en juillet 1612, fit cinq voyages : le premier à la côte occidentale d’Afrique, le second à la Guyane et à Cumana, le troisième au Maroc, le quatrième à Goa, le cinquième à la terre sainte. Chaque fois qu’il revenait, il déposait dans le cabinet du roi, aux Tuileries, les singuliers objets qu’il avait rapportés. « Le roi, dit-il, prenait plaisir aux discours que je lui faisais de mes voyages. » Il eut le titre de garde du cabinet des singularités, avec six cents francs de gages. Sa relation est intitulée ‘Voyages en Afrique, Asie, Indes orientales et occidentales, divisés en six livres et enrichis de figures’. Il en existe une traduction hollandaise, Dordrecht, 1656, in-4, et une allemande, 1668, in-4. Mocquet est un voyageur assez recommandable, il donne des détails curieux sur les sauvages et sur l’histoire naturelle de l’Amérique méridionale. Il raconte, entre autres, une histoire qui ressemble beaucoup à celle d’Ynkle et Yariko. Sa notice sur le Maroc a été abrégée par Dapper. Il fait un tableau repoussant, et malheureusement vrai, de la dépravation des Portugais dans les Indes, et donne des détails intéressants sur leur commerce. Il connut à Goa le voyageur Pyrard, qui lui raconta beaucoup de particularités sur les Maldives. Quand Mocquet revint de la Palestine, le roi fit placer dans son jardin du Louvre les plantes qu’il avait recueillies au mont Liban. »Ce volume renferme les Voyages de Mocquet en Libye, Barbarie et Canaries (en 1601-1602) ; aux Indes occidentales, aux Amazones, etc. (en 1604) ; au Maroc (en 1605-1606) ; en Ethiopie, Mozambique, Goa, etc. (en 1607-1610) ; en Syrie et Terre sainte (en 1611-1612) ; et en Espagne (en 1614-1615).« Ses voyages avaient pour but de recueillir des raretés pour le cabinet du Roi, dont il fut plus tard nommé garde ». Outre son contenu, l'ouvrage est recherché pour ses illustrations, soit 17 scènes gravées sur 9 cuivres à pleine page figurant des Libyennes qui vont seins nus le long de la mer chercher quelque poisson & des œufs d'Autruche pour manger, les canoës ou les hamacs des Indiens, Comment les Caraïbes boucanent & mangent la chair de leurs ennemis, Comment les Indiens & Canarins de Goa sont habillez, & vont cueillir le Cocos sur les Palmiers ou encore La Façon des Chinois en leurs vêtements, manger & réjouissances et La façon des Syriens comme ils dansent allant en Pèlerinage au Temple de Salomon, & font comme s'ils ressuscitaient des morts, entre deux santons & Marabous. Le présent ouvrage se trouve rarement complet de l’ensemble de ses planches (il manque souvent les 2 gravures hors texte des pp. 160-161 et 212-213).Exemplaire exceptionnel dont toutes les gravures ont été rehaussées de jolis coloris main à l’époque. L’état colorié de ce voyage est de la plus grande rareté. Nous n’avons trouvé trace d’aucun exemplaire de ce voyage avec les planches coloriées à l’époque.
Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque. Paris, Janvier-Juillet 1832. 4 volumes grand in-8 regroupant 76 planches au total: I/ 320 pp., 21 planches en couleur: 20 planches numérotées de 201 à 220 et 1 non annoncée, couvertures conservées ; II/ 344 pages,20 planches numérotées 182 à 200 + planche 260, derniers feuillets sur papier jaune, couverture supérieure conservée; III/ 320 pp., 17 planches numérotées 221 à 237, couvertures conservées; IV/ 332 pp., manque le cahier 11 d’où un saut dans la numérotation de la p. 253 à 276, 17 planches numérotées 242 à 256, planches 238 et 254 manquantes, déchirure atteignant le texte p. 23, couvertures conservées. Qq. mouillures. Basane brune, dentelle à froid sur les plats, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, tranches jaunes mouchetées de bleu. Reliure de l’époque. 217 x 130 mm.
Quatrième année de cette importante revue fondée par Emile de Girardin, qui se flatte de représenter l’esprit et la vie parisienne de bon ton. On y retrouve le docteur Véron, dont la présence attire bientôt Alphonse Karr, Alexandre Dumas, Eugène sue, Georges Sand, ainsi que Balzac. En 1830, passant sous le contrôle des légitimistes, avec le vicomte Walsh, La Mode se dressera contre la monarchie de Juillet. L’illustration superbe se compose de 76 planches en couleurs. Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque.
Bel exemplaire de cette rare suite de lithographies coloriées à l’époque. Paris, Delpech, [ca 1828]. In-4 oblong. Série de 6 lithographies au trait coloriées à l’époque, deux premières planches un peu jaunies. Percaline verte à la bradel, pièce de titre de maroquin aubergine sur le premier plat. 249 x 303 mm.
Très rare suite de lithographies en premier tirage consacrées par Henry Monnier aux boutiques parisiennes. «Suite rare» (Bulletin de la Librairie Damascène Morgand, 1512). L’illustration se compose de 6 lithographies humoristiques par Delpech d’après Henri Monnier, rehaussées à l’aquarelle à l'époque: Marchandes de Modes, Un Café, Apothicaire, Marchand d'Estampes, Bouquiniste, Restaurateur. «L’exécution matérielle de ces lithographies est excellente. ‘Monnier surveillait attentivement le travail des coloristes, malgré l’habileté des ouvrières de l’atelier Meilhac, l’industriel auquel on doit un spirituel auteur dramatique et un ‘Traité du coloris des lithographies’, 1836» (Champfleury). (Béraldi, Les graveurs du XIXe siècle). Henry Monnier (1799-1877) est un dramaturge, caricaturiste et acteur français. Entre 1827 et 1832, il réalise plusieurs albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. «On le voit, s’il y a caricature, c’est d’une caricature facétieuse qu’il s’agit, empreinte d’humour, encline à la satire joyeuse qui vise à détrôner la vanité, à épingler les ridicules…» (J.-L. Cabanès, La fantaisie post-romantique, p. 461). Bel exemplaire de cette rare suite de lithographies coloriées à l’époque.
Très rare suite de lithographies coloriées consacrées par Henry Monnier à la vie parisienne. Paris, Gihaut frères, 1828. In-4 oblong de 10 planches lithographiées chiffrées. Conservé dans la couverture imprimée sur papier rose de l’éditeur servant de titre. 340 x 258 mm.
Très rare suite de lithographies consacrées par Henry Monnier à la vie parisienne. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 548; Bulletin Morgand et Fatout, n°10545. Suite de 10 lithographies humoristiques à la plume coloriées et numérotées. Elles s’intitulent: Les Sots sont ici bas pour nos menus plaisirs, Un Futur, Une Education à faire, Inutilités, On ne vous voit plus, Milord!, Les rafraichissemens sont pour les dames, Une demoiselle à produire, Des Mamans de Comédie, Monsieur mon Fils est-il chez lui?, Le Contentement de sa personne. Henry Monnier (1799-1877) est un dramaturge, caricaturiste et acteur français. Entre 1827 et 1832, il réalise plusieurs albums de lithographies, croquant les mœurs et physionomies de ses contemporains, de la grisette à l’employé de bureau. «On le voit, s’il y a caricature, c’est d’une caricature facétieuse qu’il s’agit, empreinte d’humour, encline à la satire joyeuse qui vise à détrôner la vanité, à épingler les ridicules. Les ‘Mœurs parisiennes’ ont une jovialité communicative: des protecteurs bedonnants et parfois visiblement libidineux faisant la cour à de fausses ou à de vraies naïves demoiselles; ou, réciproquement, des dames à la maturité avancée et aux formes lourdement avantageuses, minaudant comme des servantes de comédie aux propos d’un jeune homme audacieux…» (J.-L. Cabanès, La fantaisie post-romantique, p. 461). Bel exemplaire de cette rare suite de lithographies coloriées à l’époque, conservé dans la couverture imprimée sur papier rose de l’éditeur. Nous n’avons pu localiser aucun exemplaire de cette très rare suite dans l’ensemble des Institutions mondiales. Nos recherches ne nous ont permis de trouver aucun exemplaire de cette rare suite passé sur le marché public depuis le début des relevés, il y a quarante ans.
Les drapeaux de 30 districts de Paris dessinés par Moreau le Jeune dans la nuit du 18 juillet 1789. s.l.n.d. [Paris, 1789].Grand in-4 composé de 30 planches à pleine page montées sur onglets. Veau marbré, plats richement décorés de fleurons d’angle et roulettes dorées, dos à nerfs orné, roulette intérieure dorée. Reliure postérieure. 273 x 215 mm.
Le plus rare des livres français illustrés du XVIIIe siècle, de la plus grande rareté en coloris de l’époque. Cohen 248. Le présent exemplaire comporte la première des deux suites finement exécutées par Moreau le Jeune et imprimées successivement. Elle est composée de 30 planches, avec autant de drapeaux, dont la hampe est tenue par un garde national ; les planches sont numérotées 1 à 30. Les 30 planches sont ici en état avant la lettre, avec les légendes manuscrites. L’exemplaire Destailleur, le seul autre répertorié, possédait les légendes imprimées. On sait que ces estampes, « l’un des plus rares et jolis produits de la Révolution », auraient été dessinées, imprimées et coloriées en une seule nuit, le 18 juillet 1789 et que les dessins seraient l’œuvre de Moreau le Jeune. Les visages des gardes nationaux sont très bien dessinés et d'une grande diversité ; ils n'apparaissent qu'ici et ont été supprimés dans la réédition de 1790 qui ne présente que les drapeaux seuls. L'improvisation est évidente pour ces 30 planches qui constituent la première suite et dont les légendes sont manuscrites. Les drapeaux sont classés par bataillons et divisions. Ils rendent parfaitement l’esprit, la contingence, l’enthousiasme et la fébrilité des heures qui suivirent la prise de la Bastille. Précieux volume dont les 30 estampes dessinées par Moreau le Jeune ont été finement mises en couleurs à l’époque. L'exemplaire Destailleur, avec la lettre et non colorié, le seul répertorié par Cohen, fut adjugé 710 F or en 1891 (Vente Destailleur, N° 180) contre 150 F or pour l'exemplaire de la réédition de 1790 (Vente Destailleur, 1891, n° 181). Provenance : de la bibliothèque R. A. Chermside M.D. (ex-libris gravé).
Très rare édition originale de cette superbe description des lieux célèbres de la Chine sous la dynastie Qing. Ōsaka, Kawachiya Kichibei, Bunka 3 [1806] année du tigre, 文化三年丙寅. 6 volumes in-4 imprimés sur papier japonais de riz. Les tomes sont chiffrés en chinois. Le texte est imprimé en sino-japonais avec des notations afin de faciliter la lecture aux Japonais. Cachet rouge de propriétaire au début de chaque volume. Conservés dans leurs brochures beiges japonaises d’origine avec titres d’origine, un titre imprimé et la table des matières de chaque volume collés sur les plats supérieurs, sutures probablement renouvelées. Défauts mineurs aux couvertures. Etui de protection japonais moderne de toile bleue. Reliure de l’époque. 255 x 183 mm.
Très rare édition originale de cette superbe description des lieux célèbres de la Chine sous la dynastie Qing. H. Kerlen, 1996, Catalogue of Pre-Meiji Japanese books and maps in public collections in the Netherlands, n°1077, E. Kraft, Japanische Handschrift und Traditionelle Drucke aus der Zeit vor 1868, I, 1982, n°511 et II, 1986, n°360; Bibliotheca Wittockiana, Western Travelers in China Discovering the Middle Kingdom (2009), n°54; Beijing in Ancient Maps, 2010, pp. 132-145, (Compiled by the National Library of China, Surveying and Mapping Press). “Le genre des Meisho-zue nait au Japon a la fin du XVIIIe siècle. Gravures et texte concourent au recensement de l’histoire locale et du patrimoine des villes traversées par les voyageurs. Destinés à vulgariser l’histoire des lieux, à faciliter l’appropriation topographique et intellectuelle de la géographie du pays, ils connurent un large succès.”(V. Béranger, La réception des Meisho-zu dans la France du XIXe siècle.) « Meisho-zue : dénomination des livres illustrés qui décrivent les paysages et présentent l’histoire des lieux célèbres de Kyôto, Edo et quelques provinces. Ils furent publiés vers la fin de l’époque d’Edo. L’origine de ce genre d’ouvrage remonte aux guides des lieux célèbres (meisho-ki) écrits au début de l’époque d’Edo. Si on compare le meisho-zue au meisho-ki, on remarque que les images y sont plus nombreuses et ont plus d’importance que les descriptions verbales. Les illustrations sont réalistes et ont subi l’empreinte de la peinture de genre…» (Seiichi Iwao, Dictionnaire historique du Japon, II, 115). L’abondante illustration se compose de plus de 250 gravures sur bois, dont 170 sur double-page, réalisées par les artistes japonais Okada Gyokuzan (1737-1812), Oka Yugaku (1762-1833), et Ohara Toya (1771-1840). Très variées, elles représentent des plans des villes, des cartes des provinces chinoises, des vues topographiques avec les sites archéologiques, les sites sacrés (les quatre montagnes sacrées du bouddhisme...), les monastères, les palais... D’autres illustrations, très vivantes sont empruntées à la littérature classique, à des évènements historiques ou légendaires, et à des scènes de mœurs contemporaines. On trouve aussi parmi ces nombreuses gravures des instruments de musique et d’astronomie, des armes ainsi que des costumes. Les figures sont accompagnées de poèmes et de notices explicatives. La taille des personnages sert de guide au lecteur pour évaluer les dimensions des édifices et des sites décrits. Parmi ces nombreuses illustrations, nous citerons tout particulièrement: une très belle carte de la Chine et de la Corée, un plan de Pékin (Beijing), une vue de la Cité Interdite, l'observatoire astronomique de Pékin fondé par les Jésuites Johann Adam Schall et Ferdinand Verbiest, plusieurs illustrations de globes et d'instruments de mesure introduits par les Européens, les cartes et vues de la grande muraille, hérissée de fortins, de tours de guet et de nombreuses portes... Très bel exemplaire de cet ouvrage très rare, le plus rare de la série des “lieux célèbres” publiée au Japon à partir de la fin du 18ème siècle, de toute pureté conserve dans ses élégantes brochures japonaises d’origine.
En partie illustrée par Hans Holbein le Jeune. Bâle, H. Petri, 1531. In-4 de (4) ff., 198 pp., (1) f., vignette au titre montrant divers modèles de cadrans solaires, nombreuses figures dans le texte dont plusieurs à pleine page, marque d'imprimeur au verso du dernier feuillet, le tout gravé sur bois. Qq. infimes défauts de papier pp. 1 à 5. Relié en veau brun glacé, double encadrement de filets multiples à froid sur les plats avec fleurs-de-lys aux angles, dos à nerfs, jeu de filets à froid croisés en tête et queue, filet à froid sur les coupes. Reliure du XVIIe siècle. 197 x 137 mm.
Édition originale de l'important traité de Sebastian Münster sur les cadrans solaires, le "premier recensement exhaustif des types de cadrans solaires", dont une partie de l'illustration est attribuée à Hans Holbein le Jeune. Longtemps considéré comme le plus ancien traité de gnomonique - science des cadrans solaires - il fut et demeure reconnu par les spécialistes comme le plus complet et le plus exact de l'époque. Les astronomes français Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807), et Joseph Delambre (1749-1822), ont attiré l'attention sur le Compositio horologiorum de Münster. Lalande nous apprend qu'après les Antiques (Vitruve, Pline, Virgile Polydore), "Münster et Oronce Fine sont les premiers qui ont donné la description de toutes les espèces de cadrans solaires" (dans : Bibliographie astronomique, Paris, 1803). Il ignorait qu'un traité paru en 1515 lui était antérieur, mais celui-ci n'offre pas en comparaison les qualités de celui de Münster. Pour sa part, Delambre décrit et étudie amplement l'ouvrage de Münster ; il en souligne la clarté de la formulation, la précision de l'illustration, et surtout la justesse des calculs (Histoire de l'astronomie du Moyen-Âge, Paris, 1819).Important ouvrage fondateur, le «Compositio horologiorum» de Münster deviendra une référence incontournable pour tous les auteurs traitant de gnomonique aux XVIe et XVIIe siècles. Les qualités du Compositio horologiorum de Sebastian Münster étaient déjà apparues évidentes à Jean Bullant (vers 1515 - 1578), architecte du connétable Anne de Montmorency - pour lequel il construisit le château d'Ecouen - et auteur du premier traité détaillé de gnomonique paru en langue française. Il y puisa largement pour rédiger son Recueil d'horologiographie publié à Paris en 1561, soit 30 ans après celui de Münster. Si Sebastian Münster (1488-1552) a laissé un nom fameux dans l'histoire des sciences, et particulièrement de la cartographie (sa monumentale Cosmographia universalis, parue pour la première fois en 1544 en langue allemande, fut ensuite traduite en français, latin et italien, et fit l'objet de nombreuses rééditions au cours du XVIe siècle), on ignore généralement qu'il se fit d'abord connaître par ses travaux sur la langue hébraïque, et s'appliqua notamment à l'étude de la chronologie biblique. Münster avait publié en 1527 Kalendarium hebraicum, "dans lequel l'hébraïsant refait une chronologie du monde fondée sur la Bible et Flavius Josèphe, avant de donner une explication de l'année et des mois, puis des fêtes hébraïques. On sait que Münster publiera encore deux traités sur les horloges solaires [...]. Le point de départ de Münster (préface au Composition horologiorum de 1531, reprise expressi verbis en 1533) est l'absence d'horloge chez les anciens hébreux pour partager précisément les heures du jour". Au XVIe siècle, le cadran solaire demeure l'instrument de mesure du temps le plus utilisé. Si les horloges mécaniques, apparues dès le XIIIe siècle, sont déjà en usage à la Renaissance, elles se trouvent surtout sur des édifices publics, ou comme objets de prestige chez de rares particuliers. Il convient donc de souligner que les cadrans solaires et les sabliers restent les instruments de mesure du temps les plus répandus à l'époque. En outre, les montres et pendules nécessitent des réglages fréquents, qui rendent l'usage du cadran solaire toujours indispensable. Ceci explique la pérennité des cadrans, le développement de leur esthétique et de leur précision, et le grand soin apporté à leur réalisation. L'importance de la gnomonique est telle, qu'elle forme au XVIe siècle un domaine particulier des sciences mathématiques, la plupart des traités de l'époque se doivent d'y consacrer un chapitre. A titre d'illustration, l'exemplaire actuellement conservé à la Bibliothèque de l'Observatoire de Paris appartenait à la collection du mathématicien français Michel Chasles. Le chapitre XLI contient la première description d'un instrument permettant de mesurer l'heure la nuit, sur la mer d'après la position de la lune. Le présent ouvrage est sorti des presses de Heinrich Petri, le principal imprimeur bâlois de l'epoque avec Froben et Amerbach. L'imprimeur Heinrich Petri est né en 1508, et mort en 1579 à Bâle. Il est le fils d'Adam Petri, également imprimeur (le second de la dynastie fondée à Bâle en 1488), et de Barbara Brand, veuve de Jérôme Froben. Adam Petri disparut en 1527, Heinrich prit la direction de l'imprimerie, associé à sa mère. Celle-ci épousa en 1529 ou 1530 Sebastian Münster, dont H. Petri imprima dès lors les ouvrages. On connaît en particulier l'Ancien Testament hébreu-latin, une Cosmographia, la Géographie universelle de Ptolémée. Heinrich Petri fut reconnu comme le plus important imprimeur de textes hébraïques et de cartes géographiques de son époque. Sa production connue ne compte pas moins de 500 volumes. Au contraire de ses devanciers, H. Petri n'avait jamais imprimé aucun livre favorable à la Réforme. Sans doute cela lui valut-il, avec l'intervention du médecin Vésale proche de l'Empereur, d'être anobli par Charles Quint en 1556. Ses armes portent un marteau frappant un rocher enflamme, dont le dessin, vraisemblablement réalisé par Hans Holbein, forme sa marque d'imprimeur. Le nom d'Hans Holbein le Jeune (1498-1543) demeure attaché à son tableau le plus célèbre, Les Ambassadeurs, dont le premier plan présente un crâne en anamorphose, et qui dénote l'intérêt de l'artiste pour les questions d'optique et de perspective débattues à son époque. Peintre et graveur, il fut formé et exerça dans l'atelier de son père Hans Holbein l'Ancien, à Augsbourg. Il vint s'installer à Bâle en 1515. Bien que son oeuvre picturale de cette période soit d'inspiration religieuse, on connaît de lui de nombreuses illustrations composées pour des livres et gravées sur bois. Tous les auteurs qui ont consulté le Compositio horologiorum s'accordent à souligner la justesse et la richesse de son illustration. Elle se compose, en plus de la vignette du titre et de la marque de l'imprimeur au verso du dernier feuillet, de 55 figures gravées sur bois, certaines à pleine page. Hollstein (German engravings, 1400-1700) attribue 5 de ces gravures à Hans Holbein le Jeune : ce sont celles des pages 39, 166, 173, 177, et une planche dépliante hors-texte, intitulée "Typus universalis horologiorum muralium...". En réalité, cette planche qui ne figure pas dans notre exemplaire, ne se trouve presque jamais dans l'édition de 1531 du Compositio horologiorum, au point qu'on puisse même douter qu'elle ait été jointe à cette édition, bien qu'elle porte la date de 1531. Sur les 8 exemplaires conservés dans les bibliothèques françaises (dont un incomplet et un autre en mauvais état), un seul, celui de Nice, renferme cette planche. Un seul également la signale, parmi les 18 exemplaires de l'ouvrage relevés dans les bibliothèques d'Europe. A ce propos, l'historien de l'art Passavant (Le Peintre-graveur, Leipzig, 1862) s'exprimait déjà en ces termes : "A en juger d'après la date qui se trouve près du soleil, de l'année 1531, on aurait pu croire que la gravure se trouverait pareillement dans le livre intitulé : Compositio horologiorum in plano etc. Autore Seb Munstero. Basilae Hen. Petri 1531, in-4°, mais nous ne l'y avons jamais trouvée, non plus que dans l'édition postérieure latine du même éditeur de l'année 1533." Passsavant assure n'avoir observé cette planche que dans des ouvrages postérieurs du même éditeur, à savoir Rudimenta mathematica, de 1555, et Der Horologien, oder Sonnenuhren, de 1579. Le présent traité est un précieux jalon de l'histoire des livres de sciences, reconnu comme une des plus importantes productions de l'esprit scientifique et technique. La Bibliothèque Sainte-Geneviève avait séléctionné son exemplaire pour une exposition qui ne présentait que 32 ouvrages précieux dans ce domaine : "Hommes de science, livres de savants à la Bibliothèque Sainte Geneviève" . Accompagné de ce commentaire : " Le premier recensement exhaustif des types de cadrans solaires connus en son temps, assorti de consignes pour leur construction (…). L’art de concevoir, calculer et tracer des cadrans solaires,La gnomonique connut à la Renaissance une magistrale impulsion : la construction des cadrans solaires, alliant imagination artistique et connaissance scientifique, suscita alors un véritable foisonnement éditorial. Le cosmographe allemand S. Munster offre ainsi dans ce traité le premier recensement exhaustif des types de cadrans connus en son temps, assorti de consignes pour leur construction. (Journée du Patrimoine, 19 septembre 2004, Réserve de la Bibliothèque Ste-Geneviève). Précieux exemplaire très frais et grand de marges, conservé dans sa première reliure en veau estampé à froid de l’époque. Provenance : Louis Aubret (1695-1748), conseiller au Parlement de Dombes (ex-libris gravé armorié au contreplat supérieur). Il est l'auteur des Mémoires pour servir à l'histoire de Dombes, publiés pour la première fois en 1868 par M.C. Guigue, d'après le manuscrit du XVIIIe siècle demeuré inédit. Bibliographie : Adams, M 1916; Brunet III, 1944; Burmeister, Sebastian Münster, 1694, n° 49; Hollstein, German engravings 1400-1700, vol. XIV A, n° 88 a-e; Hieronymus, 1488 Petri-Schwabe 1988, Bâle, 1997; Musée de Bâle, Die Malerfamilie Holbein in Basel, 1960, 426-427; Passavant, Le Peintre-graveur, Leipzig, 1862, t.3, p.384-85.
« La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus du XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible. Au total plus de 120 collaborateurs ont participé à cette œuvre. L'ouvrage était à l'époque une référence en géographie et en histoire. » Ce livre fameux présente ainsi « la première carte de la Suisse ». Basel, in der Officin Henricpetrina, Im Jar 1569. In-folio de (100) ff. préliminaires y compris 1 frontispice gravé, suivis de 1467 pages de texte et gravures, la dernière non chiffrée pour la marque de l’imprimeur. Plein veau brun, encadrement d’un double filet doré sur les plats ornés d’une réserve centrale dorée arabisante surmontée sur le plat supérieur des chiffres H. C. H. avec la date de 1570 frappée or dessous, dos à quatre nerfs orné de fleurons à froid, coiffes et coins restaurés, tranches jaspées. Intéressante et élégante reliure de l’époque. 310 x 205 mm.
Très rare édition non décrite par Sabin de l’un des plus célèbres ouvrages de voyages, découvertes et géographie de la Renaissance ornée de 26 cartes sur double page dont la carte du « Nouveau Monde » présentant le continent et les îles d’Amérique, 37 vues et plans de ville sur double page illustrant notamment le plus ancien plan de Paris et la première carte de Suisse, 3 vues de villes dépliantes (Worms, Heidelberg et Vienne), 17 vues et plans de villes à pleine page, 45 autres vues de villes et près de 1000 gravures sur bois illustrant la spécificité des différentes régions du monde. La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus du XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible. Ce succès fut en partie dû aux excellentes gravures sur bois, dont certaines de Hans Holbein le Jeune, Urs Graf, Hans Rudolph Manuel Deutsch ou encore David Kandel. Au total plus de 120 collaborateurs ont participé à cette œuvre. L'ouvrage était à l'époque une référence en géographie et en histoire. On y retrouve de nombreuses illustrations des modes de vies de l'époque, de même que des vues des villes en doubles pages et de nombreuses cartes. Ces cartes couvraient de "nouvelles îles derrière l'Espagne jusqu'à l'Orient vers le pays des Indes" (l'Amérique et le continent asiatique). » La partie américaine est représentée par la grande mappemonde de Münster (où l’Amérique du sud s’intitule : Brésil, l’Amérique du Nord : Floride) ; la mappemonde d’après Ptolémée avec un continent austral et la célèbre carte : « Novus Orbis », avec une représentation assez correcte de l’Isthme de Panama ; ainsi que par le livre : « De Novis Insulis » (pp. 1417 à 1426) donnant, avec des figures, l'histoire des navigations successives de Colomb, des Portugais, de Magellan, de Pinzon, de Vespuce, etc.., Les gravures sur bois de ce passage représentent la caravelle de Christophe Colomb, la végétation locale, des indiens décapitant un humain, un homme rôti à la broche, une hutte de feuillage, etc. Brunet mentionne l’édition de 1550, avec 14 cartes seulement et indique que la première édition avec 26 cartes serait celle-ci, imprimée en 1569 et réimprimée en 1574 et 1578, « mais les épreuves des vignettes sur bois en sont mauvaises ». Il ajoute : « Les éditions de Bâle, 1592, 1598 et 1641, in-folio renferment 26 cartes gravées de nouveau, et plusieurs nouvelles planches en bois. » En fait la Cosmographie a été aussi réimprimée en 1572, 1575, 1588 et 1628. Sabin (Bibliotheca Americana) consacre près de 8 pages à Sébastien Munster et décrit 25 éditions différentes de cette Cosmographie mais il n’a jamais vu cette édition de 1569. Il mentionne des éditions antérieures à 1569, les unes avec 14 cartes, d’autres avec 26 cartes. Munster, savant hébraïsant, et l'un des bons géographes et mathématiciens de son temps, était né en 1489 à Ingelheim, dans le Palatinat. Il avait terminé ses études à l'âge de 16 ans, et s'étant rendu à Tubingue pour y suivre les leçons de Stoffler et de Reuchlin, il se décida à prendre l'habit de cordelier, afin de pouvoir se livrer plus tranquillement à la culture des lettres et des sciences. Séduit par la lecture des ouvrages de Luther, il quitta son couvent, et fut appelé en 1529 à Bâle, où il enseigna successivement l'hébreu et la théologie avec beaucoup de réputation. Il y mourut de la peste le 23 mai 1552. Sebastian Munster devint “one of the most influential cartographers in the sixteenth century" (Burden). « Belleforêt en a fait la base de sa Cosmographie. Cet ouvrage de Munster contient beaucoup de détails d'histoire naturelle. Les cartes, quoique gravées en bois, sont remarquables comme un monument de cette partie de l'histoire de l'art : celle de la Suisse, par exemple, qui est en 2 feuilles, est la première carte de ce pays qui eut été publiée. » (Michaud, tome 29, p. 574). Remarquable exemplaire en exceptionnel état de conservation. Les Cosmographies de Munster se rencontrent très rarement en belle condition d’époque : le format in-folio, le poids du volume, le millier d’intéressantes cartes et gravures sur bois incitant le lecteur à feuilleter le volume et les 450 années passées depuis l’impression du volume ont eu raison des plus solides reliures de l’époque. Celle-ci, très élégante ayant magnifiquement traversé les siècles, fait de cet exemplaire l’un des plus beaux connus en main privée.
144 planches coloriées à la main à l’époque consacrées aux coutumes des diverses nations du monde. MŒURS ET COUTUMES DES PEUPLES, ou Collections de tableaux représentant les usages remarquables, les mariages, funérailles, supplices et fêtes des diverses nations du monde. Paris, Madame Veuve Hocquart, 1811-1814. 2 volumes in-4, le 1er illustré de 74 planches à pleine page, le second de 70 planches. Demi-veau, dos lisses, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge. Reliure de l’époque. 260 x 200 mm.
[embed]https://youtu.be/zcU6lgghguU[/embed] Rare édition originale, publiée en livraisons, la première ayant paru en 1811. Colas (2109) qui mentionne seulement 143 planches, pas dans Lipperheide ni dans Barbier. Le présent ouvrage offre une intéressante présentation de 61 pays du monde : Europe, Asie, Afrique, Amérique, Océanie, illustrée de 144 planches hors texte coloriées à la main à l’époque. L’illustration se compose de 144 planches gravées sur cuivre et rehaussées à l’époque, sous serpentes, du plus haut intérêt car elles dépeignent les mœurs (mariage, funérailles, tortures, etc.) de 61 peuples du monde : Europe (Turquie, Russie, Albanie, Finlande, Laponie, Grèce...), Asie (Kirghizistan, Iran, Inde, Tibet, peuples de Sibérie, Yakouts, Corée, Tunquin, Japon, Viêt-Nam...), Afrique (Maghreb, Guinée, Abyssinie, Congo, Caffres, Madagascar, Touaregs...), Amérique (Mexique, Canada, Louisiane, Groenland, diverses tribus amérindiennes, Inuits, Guyane, Brésil, Aleoutiens, Pérou...), Océanie (Indonésie, iles Sandwich, Marquises, Pelew, Nouvelle-Zélande...). Signalons les représentations d'un sauna finlandais, de derviches tourneurs, d'une scène de chamanisme Yakoute, un sati ou sacrifice des veuves indiennes, une chasse a l'autruche dans le désert, un scalpage iroquois, des gauchos a l'œuvre... Notre exemplaire est enrichi, par rapport aux tables, de 2 planches pour la Grèce soit 144 planches au total (Colas n’en annonce que143). Bel exemplaire, très frais, illustré de 144 planches coloriées à la main à l’époque.
Célèbre édition originale française avec titre de relais à la date de 1626 du « Traité du tabac » imprimée à Lyon, recherchée notamment pour la beauté de ses estampes. A Lyon, chez Barthelemy Vincent, 1626. In-8 de (4) ff., 342 pages, (1) p. et 9 superbes estampes hors texte. Plein maroquin vert janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Chambolle-Duru vers 1875. 173 x 107 mm
Édition originale de la traduction française de Jacques Veyras avec titre de relais à la date de 1626, de l’un des plus importants ouvrages relatifs au tabac. Graesse IV, 652 ; Waring II, 709 ; Ferchl 379 ; Leclerc, Bibliotheca Americana, 407; Sabin XII, 576. Arents 148 a : « The little that is new in this treatise is of very definite value in the history of tobacco, and that little is rendered more impressive by the novel and accurate illustrations which decorate the work. Among them are the earliest representations known to us of American natives engaged in cultivating and curing tobacco, of curious pipes, and of the kalian of Persia ». Jean Néander (1596-1630), médecin de Brême, propose une réflexion sur le tabac et sur l’usage que l’on peut en faire dans la médecine, et s’oppose à tout usage purement récréatif. Il conseille l'usage de longues pipes, comme celles des Indiens, pour permettre le refroidissement de la fumée. Selon ses dires, le tabac était " une plante créée par Dieu mais le diable s’en est mêlé; en prendre avec excès ruine l’âme et le corps." Ouvrage curieux et riche de recettes médicales dans la composition desquelles entre les feuilles ou d’autres parties du tabac. L’auteur voit dans le tabac une petite panacée, affirmant qu’il apaise la faim et la soif et peut servir d’antidote en cas d’empoisonnement à l’ellébore (hellébore). Il souligne l’importance des hollandais dans l’importation du tabac d‘Amérique en Europe. Y est abordé la culture, la cueillette, la transformation, le stockage du tabac. Ainsi que la façon de le fumer au moyen d’une pipe. L’édition est illustrée de 9 figures gravées sur cuivre à pleine page. Les 3 premières représentent les différentes espèces de plantes, les 3 suivantes dépeignent des scènes de culture et de transformation du tabac et les 3 dernières figurent divers types de pipes. Ces gravures sont du plus haut intérêt car ce sont les premières représentations connues d’Amérindiens cultivant et fumant du tabac. « 9 figures sur cuivre représentant la plante, la récolte faite par les Indiens et des pipes indiennes » (Leclerc, Bibliotheca Americana, 3399). Bel exemplaire relié en maroquin vert janséniste de Chambolle-Duru vers 1875.
Rare réunion de deux suites consacrées aux costumes et aux mœurs des Pays-Bas. Précieux exemplaire du tirage de luxe, imprimé sur grand papier, avec les 74 lithographies entièrement en couleurs. Amsterdam, Frans Buffa en Zonen, [1850]-1857.-[suivi de] : Nederlandsche zeden en gebruiken…Amsterdam, Frans Buffa en Zonen, [1857-1859].Soit 2 parties en 1 volume in-folio de I/ (2) ff., (14) ff., 56 planches à pleine page en couleurs numérotées ; II/ (6) ff. et 18 planches à pleine page en couleurs numérotées. Pte. déchirure restaurée dans la marge de 2 planches sans manque, dernier f. de texte plus court et restauré sans manque.Reliure romantique en demi-maroquin brun, cadre décoratif frappé or sur les plats composé de filets et d’un motif floral, dos à nerfs orné dans les caissons d’un motif frappé à froid. Qq. taches et frottements, restauration en queue du dos. Reliure de l’époque.540 x 385 mm.
Rare réunion de deux des plus beaux ouvrages consacrés aux costumes et aux mœurs des habitants des Pays-Bas au XIXe siècle, tous deux en premier tirage.Landwehr, Dutch Books, 242 et 243 ; Colas, Bibliographie du costume et de la mode, I, 333 ; Vinet, Bibliographie méthodique et raisonnée des Beaux-Arts, 2221 ; Lipperheide, Katalog der Freiherrlich von Lipperheide, 969m ; Graesse, Trésor de livres rares, p. 210.Les 56 planches de la première suite montrent les costumes portés dans les diverses provinces des Pays-Bas, avec un grand soin apporté aux détails et à l’environnement des personnages, tandis que les 18 planches de la seconde suite dépeignent les mœurs et coutumes des Hollandais.Nous y découvrons les habitants vêtus de leurs costumes traditionnels prenant part aux évènements marquants de l’année ou se livrant à leurs activités quotidiennes, avec une représentation d’un mariage, d’une kermesse, d’un marché, d’une école, d’une traversée en bateau,...“Costumes masculins et féminins avec détails de coiffures, scènes populaires, etc. Publié en 14 livraisons » (Colas).Les lithographies sont précédées d’un feuillet explicatif en hollandais et en français où les scènes représentées sont décrites et où les activités des personnages sont expliquées.Les 75 superbes lithographies ont été réalisées d’après les dessins de Valentin Bing et de Jan Braet Von Ueberfeldt, imprimées par Desguerrois et lithographiées par R. de Vries Jr. Précieux exemplaire du tirage de grand luxe, imprimé sur grand papier et présentant les costumes et les arrière-plans des 74 lithographies entièrement mis en couleurs.Dans le tirage ordinaire de la première suite, seuls les costumes sont coloriés tandis que les arrière-plans ne le sont pas ; le tirage ordinaire de la seconde suite ne présente aucune couleur.« Published in six issues each at fl. 4 (plain), fl. 5 (plain, large paper), fl. 10 (coloured, large paper).” (Landwehr, 243, à propos de la seconde suite).
Le premier livre illustré sur la danse et les ballets publié en format in-folio. Milano, Girolamo Bordone, 1604. In-folio, plein veau marbré, dos à nerfs orné, tranches rouges. Reliure italienne vers 1720. 331 X 220 mm.
Première édition sous ce titre et seconde édition reproduisant celle de Milano, Piccaglia, 1602, aujourd’hui introuvable du premier grand livre illustré sur la danse au format in-folio. Références : Brunet, IV, 34 et Supplément II, 13 ; Cicognara, N°1725 ; Fétis, VI, 295 ; Eitner, VII, 166 ; Hoepli, Cento libri preziosi, etc). « Les deux ouvrages sont rares et assez recherchés » écrit Brunet IV, 34. En réalité le bibliographe cite ces deux éditions comme des livres entièrement différents. Il décrit l’édition de 1602 et n’a jamais vu d’exemplaire de l’édition de 1604, d’où son erreur. Aucun exemplaire de l’édition de 1602 n’est passé sur le marché public international depuis plus de 30 ans (APBC) et seuls deux exemplaires de 1604 sont répertoriés, l’un d’eux fut vendu 15 000 $ il y a une dizaine d’années. Le volume dédicacé à Philippe III d’Espagne, est orné du portrait de l’auteur Cesare de Negri, à pleine page et de 58 superbes estampes à toute page de ballets, danseurs et danseuses, accompagnées de musique notée, dessinés par Mauro Rovere de son vrai nom Giovanni Rossetti dit « il Fiamminghino » et gravé au burin par Leon Pallavicino. La première partie est d’un grand intérêt pour sa description précise des nombreuses fêtes et ballets donné à Milan à cette époque. Elle est accompagnée du nom des cavaliers, ainsi que du nom et de la qualité des cavalières. L’exemplaire possède le rare carton de 10 lignes collé à la page 182 qui manque souvent. Exemplaire non lavé, conservé dans sa reliure italienne réalisée vers 1720 portant en lettres d’or sur le premier plat le nom « c da ega » et provenant de la bibliothèque napolitaine P. Drayton (Naples 1857).
New York, Joseph Koehler, 1903. 645 x 975 mm.
Superbe lithographie originale imprimée en couleurs du panorama urbain new-yorkais en 1903. John W. Reps, Views and Viewmakers of Urban America, 2772. La vue lithographiée en elle-même mesure 545 x 935 mm. Ce spectaculaire panorama représente le Lower East Side de Manhattan visible depuis la rive de Brooklyn. L’East River est traversée par le Pont de Brooklyn qui, reliant les deux rives, domine cette vue gigantesque. On y observe la skyline new-yorkaise du début du siècle, la vive activité portuaire de la ville avec de nombreux bateaux à voiles et à vapeur, le trafic automobile sur le pont suspendu et les traditionnels drapeaux américains surplombant les tours du pont de Brooklyn. Cette lithographie témoigne de l’effervescence de la métropole américaine devenue, au début du XXe siècle, la plus importante ville industrielle des Etats-Unis et le premier port mondial. Quant au Pont de Brooklyn, suspendu au dessus de l’East River, sa construction fut achevée en 1883. Elle est l’œuvre de deux hommes: un père et son fils. John A. Roebling; le père, conçut l’architecture innovatrice du pont, et à sa mort son fils Washington Roebling en finalisa la construction. A sa création, le Pont de Brooklyn était le premier pont suspendu à câbles d’acier. C’était également le plus long pont suspendu au monde, jusqu’à la construction du Williamsburg Bridge, à New York, en 1903, date de réalisation de cette lithographie. La légende au pied de l’illustration fournit des informations techniques sur le pont: largeur du pont, longueur totale de la chaussée, diamètre des câbles, etc. Il y eut un second tirage de cette lithographie en 1916, mais de taille beaucoup plus modeste (395x 586 mm). Joseph Koehler est un lithographe réputé de New York qui exerça entre 1890 et 1911. Son entreprise était spécialisée en impression de lithographies et chromolithographies. Il était également l’un des plus importants éditeurs de cartes postales et de cartes de vœux de l’époque et était reconnu pour la qualité de ses chromolithographies. Rare et exceptionnelle chromolithographie représentant une vue panoramique de la ville de New York et du Pont de Brooklyn 20 ans après sa construction.
Première édition italienne illustrée de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page représentant des costumes de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce dont sept paraissent ici pour la première fois. Venise, Francesco Ziletti, 1580. In-folio de (8) ff., (4) ff., 192 pp. ornées de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page. Petit cachet humide partiellement effacé sur le titre, infime déchirure en marge du titre, déchirure restaurée au coin des pp. 53, 137, 139, 185 et en marge de la p. 183, pte tache d’encre p. 110. Veau rouge, double filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs, titre doré, roulette intérieure dorée. Reliure moderne. 303 x 202 mm.
Première édition italienne au format in-folio, en partie originale, contenant sept gravures de costumes orientaux à pleine page de plus que les éditions précédentes. Pour ce motif et pour son format, cette édition, devenue rare, est l’une des plus recherchées. Il s’agit en outre de la première édition à contenir des gravures sur cuivre pour illustrer le texte, beaucoup plus fines et détaillées que les gravures sur bois employées dans les éditions précédentes. Brunet, IV, 67; Adams n°253 ; Cicognara 1731 ; Colas 2204; Mortimer, II, 319. Rare édition vénitienne en partie originale «renfermant 7 planches de plus que l’édition française de 1568». La première édition parut à Lyon en 1567. Cette édition vénitienne présente 67 planches gravées sur cuivre tirées à pleine page, soit 7 planches de plus que l’édition française de 1568. Ces superbes gravures sont une source inestimable de renseignements sur les peuples de l’Empire ottoman du XVIe siècle. «Voici la liste de ces gravures supplémentaires: 1 planche paginée 154 sans légende représentant 3 personnages. 1 planche paginée 182: Capitano d’Arabie. 1 planche paginée 184: Donna turca standi in casa 1 planche paginée 186: Sposa di Constantinopoli 1 planche paginée 188: Patriarca di Costantinopoli 1 planche paginée 190: Calidesquer a piedi 1 planche paginée 192 sans légende portant 4 costumes de femmes.» (Colas, 2204) Nicolas de Nicolay est né à La Grave d’Oisans (Isère) en 1517 et mort à Paris en 1583. Après avoir pris part au siège de Perpignan (1542), il parcourut la plus grande partie de l’Europe, servant dans les armées de la plupart des pays qu’il visitait, étudiant les langues qu’il entendait parler et prenant des croquis, dont il forma une collection. De retour en France au bout de seize ans, il devint valet de chambre et géographe de Henri II. En 1551, il accompagna à Constantinople l’ambassadeur d’Aramon, puis visita l’archipel grec, les côtes septentrionales de l’Afrique et devint commissaire d’artillerie. A propos de l’édition de 1567, Colas écrit: «Ces gravures représentent des costumes masculins et féminins de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce; c’est la première série de documents sérieux sur les habillements du proche Orient, aussi a-t-elle été copiée par la plupart des dessinateurs d’habits du XVIe siècle; ces gravures sont attribuées à Louis Danet par la plupart des bibliographes, 42 portent le monogramme L. D. Cependant l’exemplaire du Cabinet des estampes porte en note manuscrite que ces planches sont gravées par Léonard Thiry dit Léonard Daven et le catalogue de la vente Destailleur (1893, n° 1325) confirme cette dernière attribution. Ni Bartsch, ni Passavant ne mentionnent cette suite dans l’œuvre de Thiry ». Après avoir décrit les mœurs d’Alger, de Tripoli, de Barbarie et de Scio, où il aborda en allant à Constantinople, Nicolay (1517-1583), voyageur dauphinois, s’arrête plus longtemps à ce qui concerne les Turcs, les Grecs et les autres habitants de l’empire ottoman. Ses remarques sont instructives pour le temps où elles ont paru et offrent même encore des détails curieux. Mais Nicolay interrompt tout à coup sa relation à la fin du troisième livre; il parle des habitants de la Perse et de l’Arabie, pays qu’il n’a pas visités, et a recours pour remplir son texte, ainsi que ce qui regarde les Grecs, les Arméniens et les Juifs, aux auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur ces peuples et sur les pays qu’ils habitent. Exemplaire à bonnes marges portant l’ex-libris «Gonnelli Firenze 1875».
Très séduisant exemplaire à grandes marges conservé dans sa reliure de vélin de l’époque. Leide, Jan de Meurs, 1665. 2 parties en 1 volume in-folio de (9) ff. préliminaires y compris le titre et le frontispice, le portrait gravé et la dédicace, 290 pages, 1 carte dépl., 31 planches sur double-page, marges plus courtes à 1 planche ; 1 f. de titre, 134 pp., 1 f. d’avertissement, 3 planches sur double-page. 114 gravures en tout. Pte. restauration en marge du frontispice, pte. brulure dans la pl. p. 118. Vélin ivoire rigide, tranches jaspées, dos lisse. Reliure de l’époque. 390 x 232 mm.
Première édition française du voyage de Pierre de Goyer et Jacob de Keyser envoyés par le conseil des Indes orientales en Chine. Elle parut la même année et chez le même éditeur que l’édition en hollandais. Chadenat, I, 140 ; Tiele, p. 179, Cordier, Bibliotheca Sinica, 2341. En 1655 le gouvernement général nomma Nieuhoff intendant de l’ambassade envoyée en Chine avec Goyer et de Keyser à sa tête. Les ambassadeurs débarquèrent à Canton le 29 juillet 1655 et y restèrent jusqu’au 17 mars 1656. Ils passèrent par Nankin et durent triompher de l’hostilité des jésuites pour parvenir à être admis le 1er octobre 1656 devant l’empereur de Chine. Revenu à Canton, Nieuhoff s’embarqua pour l’Europe le 31 mars 1657. Dédié à Colbert et orné d’un grand portrait du ministre, l’ouvrage est réputé et recherché pour son iconographie très riche de la Chine connue à l époque. Outre un frontispice gravé et une grande carte dépliante de la Chine, 114 jolies gravures dont 34 sur double-page représentent ainsi les paysages, vues de ports et villes, costumes, faune et flore des contrées visitées par l’auteur. Le tirage, très encré, est superbe. Très séduisant exemplaire à grandes marges conservé dans sa reliure de vélin de l’époque. Il porte un ex-libris armorié du XVIIIe siècle et provient de la bibliothèque Johan August Gylling, 1869 avec ex-libris manuscrit et de la librairie H. P. Kraus, avec étiquette.
L’un des rares exemplaires de présent relié à l’époque au chiffre du duc d’Orléans du Journal de l’Expédition des Portes de Fer. De la bibliothèque Henri Beraldi. Paris, Imprimerie Royale, 1844. Grand in-8 de (1) f. bl., (2) ff. pour le faux titre et le titre, XVI pp., 329 pp., (1) f. bl. 40 planches hors texte et 1 carte dépliante. Quelques rousseurs. Relié en chagrin vert, plats décorés d’importants motifs d’angles dorés reliés par des filets, avec encadrement de deux filets or et d’un autre, très large, à froid, chiffre couronné doré au centre des plats, dos à nerfs orné, filet doré sur les coupes, filets intérieurs dorés, doublures et gardes de papier blanc, tranches dorées. Reliure signée d’Andrieux. 270 x 177 mm.
Seule édition de ce remarquable ouvrage qui ne fut jamais mis dans le commerce, et dont le tirage n’excéda pas 1520 exemplaires. Carteret 434-437. « En 1839, le duc d’Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, avait accompli un long, difficile et parfois dangereux voyage dans l’Algérie à peine conquise et non encore pacifiée. Le jeune prince avait rapporté de cette expédition des notes ; il pria alors le maître écrivain Charles Nodier de rédiger cette ‘Expédition des Portes de Fer’.L’impression du livre fut confiée à l’Imprimerie Royale et l’illustration à des maîtres comme Raffet, Decamps et Dauzats[…]La dépense engagée fut de 91 205 fr. 35 centimes, somme importante pour l’époque.L’ouvrage, livre privé, familier, écrit pour quelques-uns, était destiné aux membres de la famille royale, aux personnages de l’Etat, aux dignitaires de la Cour, aux officiers, sous-officiers et soldats ayant pris part à l’expédition […] Les envois n’absorbèrent pas la totalité du tirage […] Le temps a passé et les exemplaires se sont raréfiés, principalement ceux de présent qui portent un nom et qu’il convient de ne pas laisser échapper ». Carteret. L’illustration se compose d’environ 150 vignettes dans le texte, de 40 figures hors texte gravées sur bois d’après Raffet, Dauzats et Decamps, tirées avant la lettre sur chine et montées sur vélin fort, ainsi que d’une carte dépliante représentant « la route de Philippeville à Alger suivie par la colonne expéditionnaire » en octobre 1839. Chaque gravure hors texte est protégée par une serpente légendée. L’un des rares exemplaires présentant une reliure ornée de fers spéciaux et au chiffre. « Quelques exemplaires furent reliés à l’époque en maroquin ou chagrin rouge avec fers spéciaux ; ils sont très rares et préférables aux exemplaires présentés dans le cartonnage original ». Carteret. Précieux exemplaire relié à l’époque par Andrieux au chiffre du duc d’Orléans et offert par celui-ci à son ami Scheffer. En face du titre est inscrite à l’encre cette dédicace : « Donné au nom de Monseigneur le duc d’Orléans à son ami Monsieur A. Scheffer ». Le présent exemplaire provient de la bibliotheque du grand bibliophile et connaisseur Henri Beraldi et figurait au catalogue de sa vente en 1934 (Vente III, 1934, n°360). Il y était décrit comme un « très bel exemplaire», conservé dans une « belle et rare reliure d’Andrieux, au chiffre du duc d’Orléans » qui était d’ailleurs reproduite à pleine page.
L’Atlas de poche d’Ortelius en italien, complet de ses 108 cartes à pleine page, conservé dans sa reliure de l’époque. Venetia, Per Scipion Banca, 1667. In-16 de (4) ff., 232 pp., (8) ff. 108 cartes gravées à pleine page. Relié en vélin rigide de l’époque. Ex libris manuscrit sur le faux titre : « Bibliotheca Neorelli ». 133 x 93 mm.
Séduisant exemplaire conservé dans sa reliure en vélin de l’époque. Edition de poche italienne de l’atlas d’Ortelius, ornée de 108 cartes gravées à pleine page. Philips 478 ; Tooley 31. « The commercial success of the pocket-atlas was considerable. It was translated into French and Latin (now in prose) and was reprinted several times, long after Pieter Heyns had moved into the Netherlands together with his son Zacharias in 1588. In the year of Pieter Heyn’s death (1598), his son, Zacharias, then living in Amsterdam, repeated the successful best-seller of his father by publishing another Miroir du Monde, using woodcut”. Koeman. L’illustration s’ouvre sur une carte du monde et se poursuit avec les cartes des continents : l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique. Les 103 autres cartes représentent chacun des pays pour lesquels une notice a été rédigée en regard. La première édition en italien fut imprimée en 1608.
78 superbes estampes représentant les Ports de France et des Antilles en 1791. Paris, Le Gouaz, [1791]. In-folio de 1 titre, 1 carte, 60 planches. - Suivi de: Différents ports et Rades de France et des Antilles, 18 planches gravées par Le Guaz et J. F. Ozanne. 18 planches. Cartonnage Bradel papier bleu. Cartonnage de l’époque. 420 x 280 mm.
Premier tirage: titre, carte et 60 planches gravées. Exemplaire contenant la suite complète des «Ports et rades de France et des Antilles» (18 planches), soit au total 78 planches. Très rare: exemplaire de tout premier tirage, avant l’inscription «Réduit de la Collection des ports de France dessinés pour le roi en 1776» cet état est resté inconnu à Cohen, le Dr Auffret (Les Ozanne) dit avoir vu un semblable exemplaire et ajoute: « Si nous en avions douté, nous aurions acquis la certitude que c’est bien là le premier tirage: Un marchand d’Estampes de Paris les vend 6 francs au lieu de 3 francs qu’il vend les secondes épreuves avec la notice». Ce recueil comprend un titre gravé, 1 carte et les 60 ravissantes estampes en premier tirage bien complètes d’Ozanne l’aîné consacrées «aux vues perspectives des ports de France». A cet ouvrage ont été réunies 18 belles estampes de plus grand format illustrant les «Différents ports et rades de France et des Antilles». Ce recueil remarquable présente ainsi en premier tirage 78 fines estampes (≈ 350 x 205 mm) qui sont autant d’évocations raffinées de vues animées de ports de France sous le règne de Louis XVI: Port de Brest (4 estampes) ; Toulon (3) ; Rochefort (1) ; Rouen (3) ; Dieppe (3) ; Saint-Malo (2) ; Saint-Servan (1) ; Le Havre (2) ; Nantes (3) ; Paimbœuf (1) ; La Rochelle (1) ; Lorient (3) ; Bordeaux (2) ; Bayonne (1) ; Antibes (1) ; Calais (1) ; Boulogne (1) ; Marseille (3) ; Sète (1) ; Bastia (1) ; Vendres (1) ; Dunkerque (1) ; Les Sables d'Olonne (1) ; Landerneau (1) ; Morlaix (2) ; Cherbourg (2) ; Valéry S. Somme (2) ; Camaret (2) ; Roscoff (1) ; Port-Louis (1) ; Belle-Isle (1) ; Vannes (1) ; Auray (1) ; Oléron (1) ; Saint-Martin de Ré (1) ; Le Croisic (1) ; La Ciotat (1) ; Saint- Valéry-en-Caux (1) ; Caen (1) ; Royan (1) ; Honfleur (2) ; Ile de Ré (1) ; Saint-Jean-de-Luz (1). Huit des estampes dont consacrées aux Antilles : Iles de la Grenade (l) ; Martinique (3) ; Saint-Domingue (3) ; Guadeloupe (1). Nicolas-Marie Ozanne (1728-1811) étudia le dessin à Paris avec Natoire et Boucher. Il devint en 1750 professeur de dessin des gardes du Pavillon et de la marine du port de Brest. En 1751, il vint à Paris pour collaborer au dessin des fêtes données à l'occasion de la visite du port du Havre par Louis XV. II obtint en 1762 le brevet de dessinateur de la marine. En 1769 il fut chargé d'instruire les filles du Dauphin à la construction et la manœuvre des vaisseaux. Les bibliographes sont unanimes à souligner la beauté et le souci du détail des dessins d'Ozanne l'aîné.