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Phone number : 01 42 84 16 68Edition originale de ce curieux ouvrage sur les fêtes instituées sous le règne du Roi René. A Aix, chez Esprit David, 1777. In-12, 1 portrait, 220 pp., ii pp., 13 planches dépliantes. Conservé broché tel que paru, à toutes marges car non rogné, qq. usures au dos. Brochure de l’époque. 188 x 110 mm.
Edition originale de ce curieux ouvrage sur les fêtes instituées sous le règne du Roi René. Leur origine se situe vers l’an 1462, elles donnaient lieu à des jeux, des processions, des joutes, des tournois, etc… E. Rouard, Notice sur la bibliothèque d’Aix dite de Méjanes, p. 53; G. Mourey, Le livre des fêtes françaises, 284, 286-8; Jacques Billiord, Le livre en Provence du XVIe au XVIIIe siècle, pp. 17, 103; Vinet, 819; Cohen-De Ricci 367-368; Lipperheide Sl 20; Rümann859. Exemplaire bien complet des 12 planches dépliantes à l’eau-forte avec des légendes en provençal, ces très pittoresques figures sont dessinées et gravées par P. et G. Grégoire (fils de l’auteur) qui furent les inventeurs de la peinture sur velours, avec la planche de musique gravée (marche du lieutenant du Prince, airs de la Reine de Saba, des chevaux frux (sic) de la passade, du guet) et en frontispice le portrait du roi René d’Anjou par G. Grégoire, soit en tout 14 figures. (Barbier, t.2, col. 378). “Cet ouvrage est de Gaspard Grégoire, natif d’Aix. Les figures ont été dessinées par Paul Grégoire, un de ses fils, et gravées par Gaspard, frère de Paul. Ce sont ces deux fils Grégoire qui sont les inventeurs de la peinture sur velours”. (Barbier, anonymes, III, 378). Instituted by King René [titular King of Naples (1435-1480)], the Fête-Dieu is one of the most popular, most original, and most picturesque of all festivals in Provence; it is at Aix that it was always held, and was celebrated with the greatest enthusiasm and magnificence; its naive rites were always observed with the greatest respect. It was originally a tournament, opening on the Monday of Pentacost by the nomination of officers or knights of which the principal ones were the Lieutenant of the Prince of Love, the Abbot of the City, and the King of La Basoche ; it lasted until the Saturday after the Fête-Dieu” (Mour). L’intérêt de ce livre est tel qu’un fac-similé fut réalisé à Marseille en 1978. Précieux exemplaire conservé broché tel que paru, à toutes marges car non rogné. The nuc contains an entry for an edition of 1773 at the Detroit Institute of Arts and two other locations. Upon inspection, this has been found to be a ghost.
Édition originale de l’un des plus beaux et des plus rares livres illustrés français du XVIIIe siècle orné d’un frontispice et 24 planches gravées à l’eau-forte. Paris, chez l’Auteur, 1768. In-folio de (1) f. de titre gravé dans un encadrement d’architecture et de paysage et 24 planches numérotées. Demi-veau à coins, plats cartonnés ornés d’un élégant papier vert, rouge et blanc. Reliure du début du XIXe siècle. 345 x 270 mm.
Edition originale de l’un des plus beaux et des plus rares livres illustrés français du XVIIIe siècle orné d’un frontispice et 24 planches gravées à l’eau-forte. Brunet, II, 1736 ; Colas 1317 ; Cohen 463 ; Lipperheide 1253 ; Vinet 2284 ; Sander 864. Le frontispice est de J.B. Lallemand ; 21 planches sont gravées par Angélique et P.E. Moitte d’après Jean-Baptiste Greuze, la onzième et la vingt-troisième sont de Barbault et une de Vleghels. Ces compositions représentent de jeunes femmes savoyardes ou italiennes, paysannes, bourgeoises ou nobles, dans leurs costumes caractéristiques et placées dans des sites ou des paysages évoquant leur origine. Une légende en italien ou en français complète chaque planche. « Ces dessins de Greuze ont été exécutés pendant le voyage fait par cet artiste en Italie en compagnie de l’abbé Gougenot, conseiller du Grand Conseil et qui avait emmené Greuze en Italie à ses frais. Les dessins de cette suite appartenaient lorsqu’ils ont été gravés par P.E. Moitte et F.A. Moitte à l’abbé Gougenot. » (Bulletin Morgand et Fatout, 10343). Greuze qui tirait d’abondants profits de la reproduction de ses œuvres, surveillait attentivement la gravure de celles-ci ; le rendu, remarquable, des compositions tient sans doute à cette exigence. Epreuves brillantes, imprimées sur papier vergé fort. Jean-Baptiste Greuze n’a publié que deux livres, Le recueil de Têtes de différents caractères, dont on ne connait qu’un seul exemplaire complet, et celui-ci, d’une grande rareté également, le format des estampes ayant, depuis plus de deux siècles, incité les marchands d’estampes à casser le volume et à vendre les planches à l’unité. Bel exemplaire de l’un des plus rares livres illustrés français du XVIIIe siècle.
Manuscrit original illustré de 73 dessins aquarellés représentant l’armée italienne adoptant la tenue prussienne dédicacé «All Eminentissimo et Reverenoissimo Principe Il Sigr Cardinale Ignazio Buoncompagni». Rome, 26 juin 1786. Grilloni, Antonio. Manuscrit original dédicacé «All Eminentissimo et Reverenoissimo Principe Il Sigr Cardinale Ignazio Buoncompagni». Rome, 26 juin 1786. A series of 73 carefully drawn and well-executed water-colour drawings illustrating Italian Military Costume, with specially drawn and coloured title-page «Maneggio d'Armi alla maniera Prussiana per uso del Battaglione de Soldati in luogo de Corsi," and carefully written. Introduction signed B. V. E. and Antonio Grilloni, Rome, 26 Giugno, 1786. In-4. Cuir de Russie tabac, roulette dorée autour des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 296 x 234 mm. Superbe album complet regroupant 73 dessins aquarellés, avec la page de titre signée BVE et Antonio Grilloni. Un magnifique traité militaire aux teintes particulièrement vives montrant l'adoption de l'habit militaire prussien par l'armée italienne, par BVE et Antonio Grilloni en date du 26 juin 1786. Il présente 161 soldats dans diverses postures, de dos, de face ou de profil, tenant leurs armes à la main selon les situations. Provenance: Sir Charles Abney Hastings, 2e Bart (1792-1858), ex-libris ; de la collection Willesley Hall.
Précieux exemplaire de cet ouvrage de gastronomie très recherché, bien complet de toutes ses planches, conservé dans son élégante reliure en basane racinée de l’époque. Paris, Capelle et Renand, 1808.In-8 de 356 pp., 17 planches. Relié à l’époque comme la plupart des exemplaires sans la seconde table. Basane racinée, dos lisse orné d’urnes dorées, pièce de titre de maroquin vieux rose. Reliure de l’époque. 194 x 125 mm.
« Edition originale très recherchée ». (Gérard Oberlé, Les Fastes de Bacchus et de Comus, 135).Vicaire 427 ; Simon 805 ; Bitting 203.« Laissons la parole à Ned Rival qui, dans son beau livre sur La Reynière, dit : ‘C'est à notre avis le meilleur ouvrage du gastronome. Moins tributaire de l'actualité que les Almanachs, écrit dans le calme, ce livre s'ouvre par un survol de l'histoire de la table depuis les Anciens jusqu'au premier Empire. L'essentiel est dit avec brio en quelques pages qui aboutissent à cette conclusion : les fortunes ayant changé de mains avec la Révolution, il faut réapprendre aux nouveaux amphitryons et à leurs convives le grand art du savoir- vivre : " tel homme qui de laquais d'un agent de change, ou d'agioteur est devenu en peu d'années millionnaire, se trouve incapable de gouverner comme il faut sa cuisine et sa cave. Il ne suffit pas d'avoir passé sa vie à rincer des verres pour être connaisseur ".L'impertinence du ton ne rebuta pas les lecteurs, aucun ne s'estimant concerné.Le livre se compose de trois parties. La première est un traité de la dissection des viandes. Savoir découper est en effet une connaissance essentielle : "On peut comparer un amphitryon qui ne sait pas découper au possesseur d'une belle bibliothèque qui ne saurait pas lire." Les brèves descriptions des différentes pièces qui peuvent se présenter sous le couteau du maître de maison, du bœuf à l'outarde en passant par la bécasse, sont accompagnées de planches gravées en taille-douce, reproductions des illustrations du célèbre Art de trancher la viande publié par Pierre Petit, sous Louis XIII.La deuxième partie du volume, à laquelle le restaurateur Alexis Balaine apporta son concours, est une nomenclature de menus saisonniers pour 15, 25 et 60 couverts... Les éléments de politesse gourmande qui concluent le volume forment un code de civilité dont certains de nos contemporains pourraient encore tirer profit. » (G. Oberlé).« Grimod reprend ici bien des éléments de l'Almanach et du Journal des gourmands. Il souhaite rappeler à une classe de nouveaux riches, issue de la Révolution, les principes de civilité d'autrefois et l'art subtil du découpage appris dès le jeune âge. Celui-ci prend le premier pas, expliqué pour chaque animal et agrémenté de conseils de cuisson et d'indications de fournisseurs. Cet art permet d'être reçu partout.L'amphitryon doit savoir choisir son menu. Avec l’aide du restaurateur Balaine, Grimod décrit et commente des menus de dîners de vingt-cinq, quarante et soixante couverts pour chaque saison, le tout accompagné d’anecdotes et d’adresses utiles. La troisième partie insiste sur le rôle de l'amphitryon, mais un petit chapitre à l'usage de l'invité semble sorti du Traité d'Antoine de Courtin. Pour se conformer aux usages nouveaux, Grimod décrit la manière de servir le café et les liqueurs après le repas, de recevoir ses convives au salon, de les mettre à l'aise entre eux pour favoriser la conversation. Il n'oublie pas le coût des réceptions et les principes d'économie. La table alphabétique et « raisonnée » traduit le foisonnement d'informations diverses et parfois inattendues de ce livre bien construit, au ton souvent impertinent. ».L’illustration se compose de 17 planches hors-texte du plus haut intérêt quant à la dissection des viandes et des poissons.Précieux exemplaire de cet ouvrage de gastronomie très recherché, bien complet de toutes ses planches, conservé dans son élégante reliure en basane racinée de l’époque.
Il s’agit du seul ouvrage contemporain des faitspublié en France sur le sujet. Paris, Ponce, s.d. [vers 1783]. Grand in-4 de 16 planches gravées, plein maroquin vieux rouge, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement orné, double filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure signée Zaehnsdorf, England. 202 x 224 mm.
Édition originale de premier tirage de cette suite complète de 16 planches gravées retraçant les origines et les évènements marquants de la Révolution Américaine. Sabin, n°68421; Cohen, 490; Howes, C-576 ; Winsor, VI, p. 185. Recorded here are some of the major events of the War and of the larger global conflict between Great Britain and France, including the tarring and feathering of John Malcom at Boston, the battle of Lexington, the capitulation of Burgoyne at Saratoga, the capture of Dominica, Senegal, Grenada, Pensacola, and Tobago, the surrender of Cornwallis at Yorktown, the battle of St. Eustache, the siege of Fort S.Philippe, and the attack on Brimstomhill. There is also a general map of the United States and a composite map of the Gulf of Mexico, Barbary, Minorca, and Tobago. Below each view, forming part of the engraved surface is brief explanatory text by Niquet. The engraved title contains a précis of the War, surmounted by five inset views of military and naval engagements, while the final plate, decorated with four similar insets, gives a précis of the Treaty of Versailles in 1783 and a list of the principal officers killed or wounded in the war. Howes describes this as the first French book with a title-page mentioning the United States. Cet extraordinaire ouvrage sur la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique se compose de belles fresques (180 x 235 mm) gravées par Ponce, Godefroy, Le Barbier, Marillier… illustrant les évènements marquants de la Révolution Américaine: – Titre gravé orné de cinq vignettes de combats navals et terrestres dont La défaite anglaise en Louisiane et la prise du Fort de la Mobile le 14 mars 1780. – John Malcom ou les Origines de la Révolution Américaine. – Journée de Lexington. – Sarratoga, le 17 novembre 1777. – Prise de la Dominique. – Prise du Sénégal. – Prise de l’isle de La Grenade. – Prise de Pensacola le 9 mai 1781. – Prise de Tabago. – Reddition de l’armée de Lord Cornwallis. – Surprise de St Eustache. – Siège du Fort S. Philippe le 4 février 1782. – Attaque de Brimstomhill. – Carte des Etats-Unis. – Cartes particulières. – Précis du Traité de Paix. Il s’agit du seul ouvrage contemporain des faits publié en France sur le sujet et du premier ouvrage français à évoquer les Etats-Unis sur sa page de titre. “This beautiful series of plates is often cited as the first French book on the "United States" since it used that name in the title. This work was of great influence in creating the iconographic model for the new democracy”. Superbe exemplaire de la plus grande rareté dont l’ensemble des 16 planches gravées ont été délicatement mises en couleurs à l’époque. Nos recherches nous ont permis de trouver trace d’un seul autre exemplaire en coloris de l’époque passé sur le marché depuis le début des relevés, en juin 2013, il y a 11 ans. Admirable recueil d’estampes sur la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique.
Très bel exemplaire à l’état neuf provenant d’une famille princière qui a conservé ces volumes tels que parus il y a 200 ans. Paris, de l’Imprimerie Impériale, 1808.3 volumes de texte in-8 et 1 atlas in-folio de : I/ (2) ff., lxiii pp., 439 pp.; II/ (2) ff., 476 pp.; III/ (2) ff., 488 pp. Atlas : (2) ff., 97 gravures sur 65 planches dont 4 cartes dépliantes.Reliés en plein veau raciné de l’époque, dos lisses ornés de faux-nerfs et d’instruments de musique dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et brun, étiquette de bibliothèque en pieds, coupes décorées, tranches jaspées. Atlas relié de manière uniforme mais en demi-reliure avec petits coins de vélin, dos orné de même que les volumes de texte. Reliure de l’époque.Texte : 197 x 118 mm - Atlas : 415 x 265 mm.
Edition originale de ce passionnant récit de voyage en Chine.Cordier, Sinica, 2351 ; Brunet, II, 568.« Ouvrage très estimé orné de 97 belles planches : vues, costumes, cartes, etc. » Chadenat, 590.Joseph de Guignes (1749-1845), orientaliste, sinologue et consul de France en Chine, séjourna 17 ans dans ce pays.« M. de Guignes était de retour de ses voyages dès l’an 1801. Il était le fils d’un savant très célèbre pour ses connaissances de la Littérature Chinoise. M. de G. a été longtemps Résident de France à la Chine. Il a même voyagé de Canton jusqu’à Pekin et de Pekin à Canton par une autre route en 1794 et 1795 [...] Voyons donc la connaissance que M. de Guignes a manifestée des caractères et de la Littérature Chinoise dans les trois tomes de ses Voyages... » (A. Montucci, Remarques philologiques sur les voyages en Chine de M. de Guignes).« La Chine est de tous les pays celui dont les historiens et les voyageurs ont le plus diversement parlé. Sa religion, ses lois, ses mœurs, sa politique ont été successivement l’objet des assertions les plus contradictoires... Dans cette divergence d’opinions, les historiens étaient cependant restés d’accord sur deux points ; la haute antiquité, et l’extrême population de la Chine : M. de Guignes, auquel un séjour de dix-sept ans dans ces contrées, a sans doute acquis le droit d’avoir un avis sur ces questions importantes, réfute l’une et l’autre, avec d’autant plus d’avantage, que, versé dans l’étude de la langue chinoise, il se fait une autorité des historiens de cette nation. Je me permettrai cependant de peser ses preuves...Le voyage à Pékin est divisé en trois parties ; dans la première, l’auteur donne un précis de l’histoire ‘ancienne’ de la Chine, à laquelle il aurait pu se dispenser de conserver cette épithète, puisqu’il essaie d’y prouver que la fondation de ce vaste empire, date seulement de la conquête des Tartars-Mogols, l’an 1279 de l’ère chrétienne.La seconde partie a pour objet le voyage de M. de Guignes, à Pékin, et son retour à Kanton. La troisième, et la plus intéressante à tous égards, offre le recueil des observations qu’il a faites sur la nation chinoise pendant sa longue résidence. [...]Le voyage de Kanton à Pékin, n’est, à proprement parler, qu’un itinéraire ; mais l’auteur écrit sur les lieux, il parle des choses qu’il voit, il n’ajoute aucun ornement étranger aux objets qu’il décrit, et dans ce récit, tout simple qu’il est, le lecteur prendra une idée plus juste, plus entière de la Chine et de ses habitans, que dans ces relations de cabinet où l’imagination et l’esprit brillent presque toujours aux dépens de la vérité [...]On ne saurait donner trop d’éloges à la dernière partie de l’ouvrage de M. de Guignes, où se trouve la peinture la plus complète et la plus fidèle du gouvernement, des mœurs, des usages, du commerce et de l’industrie du peuple chinois. On y reconnait partout l’écrivain véridique, l’observateur judicieux qui, pour avoir avancé quelques idées systématiques, sur l’origine de cette nation, ne s’en croit pas moins obligé de rapporter avec exactitude les faits qui paraissent le plus évidemment contredire l’opinion qu’il adopte. [...] Je ne craindrai pas d’affirmer que de toutes les relations publiées jusqu’ici sur ces contrées lointaines, celle de M. de Guignes est la plus propre à faire connaitre et apprécier l’état actuel physique et moral de la Chine et de ses habitans.L’atlas, joint à cet ouvrage, lui donne encore un nouveau prix. Les 93 gravures qu’il renferme, et dont les dessins ont été pris sur les lieux, par M. de Guignes lui-même, ne laissent rien à désirer pour la grâce de la composition et la vérité des détails. L’exécution fait honneur au burin de M. Deseve. Annoncer que cet ouvrage sort des presses impériales, c’est faire l’éloge de la partie typographique...On doit de vifs remerciements à l’autorité et aux amis de l’auteur dont les conseils de publier cet ouvrage ont enrichi l’histoire des voyages d’un ouvrage qui ne peut manquer d’y obtenir un rang très distingué ». (Mercure de France, 1809, vol. 35)Une soixantaine de pages de l’ouvrage sont consacrées aux Philippines et à l’Ile de France. L’atlas comporte 97 estampes finement gravées par Desève d’après les dessins de l’auteur figurant des monuments, vues, festivités, bateaux, costumes, plantes, divinités, notations musicales, etc.Très bel exemplaire d’une grande fraicheur, uniformément relié à l’époque, provenant d’une famille princière.
Edition originale du voyage du Comte de Chambord émigré dans les Highlands dédicacée à S.A.R. Madame la Duchesse de Berry. Exemplaire de présent offert à Henri V, Comte de Chambord, exceptionnellement enluminé à la main à son intention. Paris, Dentu, Palais Royal ; Edimbourg, 1835. Petit in-folio de : 137 pp. de texte, 1 portrait d’Henri V à pleine page, 1 fac-similé de la lettre de la Duchesse de Berri à M. d’Hardiviller, 28 lithographies hors texte sous serpente. Relié en plein maroquin vert à grain long, encadrement de filets dorés, fleur de lys aux angles, chiffre H ceint d’une guirlande fleurdelysée au centre des plats, dos à cinq nerfs fleurdelysé, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque, signée de Marchant. 335 x 248 mm.
Edition originale rarissime dédicacée à S.A.R. Madame la Duchesse de Berry, du voyage du Comte de Chambord emigré dans les Highlands en 1832, lors de son exil qui suivit la révolution de 1830. Exemplaire personnel d’Henri V, comte de Chambord, entièrement enluminé à son intention. Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné d’Artois, duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, dit Henri V, fils posthume de Charles-Ferdinand, duc de Berry et de Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile, naquit à Paris le 29 septembre 1820 après la mort de son père et fut titré duc de Bordeaux ; lorsqu’une souscription publique lui eut offert en 1821 le château de Chambord, il porta le titre de comte de Chambord qu’il échangea en 1830 contre le nom d’Henri V, Charles X et le duc d’Angoulême ayant abdiqué en sa faveur. Il épousa en 1846 Marie-Thérèse-Béatrix-Gaétane, archiduchesse d’Autriche-Este, fille du duc de Modène François IV, et mourut en exil, sans postérité, le 24 août 1883 à Frohsdorf en Autriche. Le volume est l’œuvre du peintre Charles Achille d’Hardiviller (1795-1835). Elève de David, il avait été le professeur de dessin du duc de Bordeaux devenu Comte de Chambord. Il fut lié à son destin et à celui de la duchesse de Berry jusqu’à la révolution de 1830, qui ruina sa carrière. Son œuvre de lithographe, qui commence dès 1821, retrace depuis l’enfance la vie du duc de Bordeaux. On retiendra de cette période deux portraits du duc, l’un pour la duchesse de Berry, l’autre pour la duchesse d’Angoulême ; le portrait de Mlle de Berry ; l’un des quatre tableaux commandés par la duchesse de Berry, représentant les fêtes qu’elle avait données ; Le martyre de S. Etienne (ministère de l’Intérieur) ; Jeanne Hachette (Hôtel de ville, Beauvais) ; Le martyre de S. Donatien et S. Rogatien, pour la ville de Nantes. Hardiviller grava entre 1830 et 1835 de nombreux portraits, parmi lesquels celui de Lafayette, de Sébastien Erard, de Walter Scott, du duc de Reichstadt (d’après Tassaert). Ses dernières œuvres portent la date de 1835. Dans ce somptueux volume, l’artiste dessine maintes fois Henri V devant les paysages des Highlands, seul ou accompagné. Hardiviller dédie son livre à « S.A.R. Madame la Duchesse de Berri ». Le volume contient la dédicace à SAR et la « Lettre de Son altesse Royale Madame la Duchesse de Berri à Monsieur d’Hardiviller » datée « Gratz 27 octobre 1833 ». Le volume se compose de 137 pages de texte écrites par l’artiste relatant le voyage d’Henri V, d’une lettre gravée de la Duchesse de Berry et de 29 lithographies originales merveilleusement gouachées à l’époque. Notre exemplaire est ainsi conforme à l’exemplaire non colorié de la British Library quant au nombre de lithographies. L’on sait que le nombre de lithographies varie selon les exemplaires ; de 32 dans les exemplaires du tirage courant à 29 dans les exemplaires de luxe, d’Hardiviller ayant jugé trois de ses estampes indignes d’orner les exemplaires de présent. Précieux exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin relié en maroquin vert de l’époque au chiffre d’Henri V, comte de Chambord, l’un des rarissimes connus avec l’ensemble des lithographies en somptueux coloris main de l’époque. L’exemplaire porte l’étiquette : « De la bibliothèque du Comte de Chambord (Henri V de France, duc de Bordeaux) né en 1820. Acquise par Maggs Bros Ltd de Londres ».
Les plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Lyon, Melchior & Gaspar Trechsel, 1538. Petit in-4 de (52) feuillets, signés A-M4. Plein maroquin brun, fleuron central à froid, dos à nerfs orné, filets or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet, vers 1865. 177 x 123 mm.
«Earliest known edition of this remarkable work with its most fascinating designs of exquisite finish» (Murray). Brunet, III, 254; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 222; Mortimer 284; Murray 247; Massmann S. 8; Minns 213; Holbein-Kat. Basel 1960, nr. 418; Woltmann92-149; Hollstein XIVa, 202, 99; 247 ; Brunschwig, 428; Baudrier, V, 175; Rothschild, I, 15. “Suite de 41 compositions merveilleusement gravées d’après les dessins d’Holbein. Le monogramme HL qui se voit au f. 36 sur le lit de la duchesse est celui de Hans Lützelbürger (planche XX)». Brun. First edition of Holbein's Dance of Death, whose iconographic influence continues to the present day. «Holbein’s contribution to the traditional Dance of Death was a sharpening of the humor and satire and a heightening of the drama, so that the customary procession of figures becomes instead under his hand a series of fully realized scenes» (Mortimer). Erste Druckausgabe von Holbeins Basler Totentanz. «Die Folge besteht aus 51 Bildern, von denen 41 beim Tode Lützelburgers, vor Johannistag 1526, vollendet waren und in der Ausgabe von 1538 erschienen. Melchior Trechsel hatte die Stöcke direkt bei Lützelburger bestellt und am Johannistag 1526 bezogen ; nach Aussage des Vorworts von 1538 getraute man sich nicht, die restlichen Stöcke schneiden zu lassen» (Holbein-Kat.). (Première édition imprimée de la danse macabre bâloise de Holbein. "La suite se compose de 51 images, dont 41 étaient achevées à la mort de Lützelburger, avant la Saint-Jean 1526, et qui ont été publiées dans l'édition de 1538…). Premier tirage, de grande rareté, de cette remarquable et célèbre suite de la danse des morts, imaginée par Holbein et « qui doit » selon les bibliographes « être rangée parmi les plus beaux livres qui aient été publiés ». Cette très précieuse danse des morts comprend 41 estampes gravées par Hanz Lützelburger, sur les dessins de Hans Holbein. Le monogramme H signe la gravure de la Duchesse. En 1536 le génial artiste est choisi comme l'un des peintres de Henri VIII. En 1538 Holbein part pour la Belgique puis visite Lyon. Ce voyage coïncida avec la première publication dans cette ville, par Gaspar et Melchior Trechsel des « Simulacres et Historiées faces de la mort ». Les 41 bois gravés qui ornent le volume avaient été tirés à Bâle dès 1530, mais n'avaient jamais été réunis en recueil. Le collaborateur bâlois de Holbein, Hans Lùtzelburger, exécute ici les gravures d'après les dessins de son maître (voir son monogramme "HL" au f. 36). La première réunion en série de ces images à la fois glaçantes et teintées d'humour confère toute son importance à ce qui allait devenir l'un des livres illustrés les plus célèbres de la Renaissance. Le dernier ouvrage connu d'Holbein fut un dessin daté de 1543, année où le grand artiste fut terrassé par une épidémie de peste. L’iconographie absolument remarquable témoigne du génie d’Holbein, dans l’originalité, l’expression et le réalisme des scènes évoquant les différentes classes de la société, ainsi que dans la finesse extrême du dessin. « The wonderful pictures of its most facinating designs of exquisite finish » furent la source où plusieurs artistes postérieurs puiseront leur inspiration. Chacune des gravures est mise en page sous un extrait de 3 lignes latines de la Bible et est accompagnée d'un quatrain en français. Toutes les classes de la société sont réunies dans cette mise en scène magistrale, au réalisme fascinant. L’ouvrage connut d’ailleurs un tel succès que 12 éditions se succédèrent de 1538 à 1562. La danse macabre d'Holbein 1- La création 22- Le prêtre 2- La tentation 23- Le moine 3- L'expulsion du Paradis 24- La nonne 4- Adam travaillant le sol 25- La vieille dame 5- Os de tous les morts 26- Le médecin 6- Le pape 27- L'astrologue 7- L'empereur 28- L'homme riche 8- Le roi 29- Le marchand 9- Le cardinal 30- Le navigateur 10- L'impératrice 31- Le chevalier 11- La reine 32- Le comte 12- L'évêque 33- Le vieil homme 1 3- Le duc 34- La comtesse 14- L'abbé 35- La noble 15- L'abbesse 36- La duchesse 1 6- Le noble 37- Le vendeur ambulant 17- Le chanoine 38- L'agriculteur 18- Le juge 39- L'enfant 19- L'avocat 40- Le jugement dernier 20- Le sénateur 41- Les armoiries de la Mort 21- Le prédicateur Les quatrains et épître en français sont attribués à Jean de Vauzelles ou Gilles Corrozet. Le plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Provenance: l'exemplaire provient de la célèbre bibliothèque de l'entrepreneur, philanthrope et bibliophile Charles William Dyson Perrins (1864-1958); Sam Josefowitz, Pully – puis par descendance aux propriétaires actuels.
Bel exemplaire conservé tel que paru, broché et grand de marges car non rogné. Paris, Delance et Lesueur, 1805. 2 tomes en 2 volumes in-8 de I/ (2) ff., xlv pp., 171 pp., 25 gravures hors-texte dont 1 carte dépliante de Macao ; II/ (2) ff., 188 pp., 27 gravures dont 1 plan dépliant de la salle d’audience. Conservés brochés et non rognés, tels que parus, étiquettes de titre en tête des dos. Brochure de l’époque. 215 x 137 mm.
Édition originale de ce recueil de premières traductions françaises relatives à l’ambassade de Lord Macartney en Chine. Il a été établi par l’orientaliste Louis Langlès, qui l’a fait précéder d’observations personnelles sur le pays (Cordier, Sinica, IV, col. 2387-2388). La fermeture progressive de la Chine depuis le début du XVIIIe siècle, où seul Canton restait ouvert aux Européens, amena l’Angleterre à envoyer en Chine une ambassade pour obtenir de pouvoir exercer plus librement son commerce, notamment celui du thé. Cette ambassade, placée sous la direction de Lord Macartney, fit un long trajet par mer, par Madère, les Canaries, le Cap-Vert, Rio de Janeiro, puis, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, par Java, Sumatra, le long de la Cochinchine et de la Chine jusqu’à l’embouchure du Yang-Tse-Kiang. Lord Macartney rejoignit alors Pékin puis la résidence d’été de l’empereur au Jehol. Holmes faisait partie de la garde qui accompagna Macartney dans son ambassade. La présente édition est illustrée d’un plan dépliant de Macao et de 51 planches hors texte sous serpente gravées par S. Simon d’après les dessins de William Alexander dont 1 plan dépliant de la salle d’audience et des cours adjacentes au Yuen-Ming-Yuen. Bel exemplaire conservé tel que paru, broché et grand de marges car non rogné.
Edition originale de ces deux ouvrages astronomiques importants. Paris, de l’Imprimerie royale, 1740. - [Avec] : II/ [Du même]. Tables astronomiques du Soleil, de la Lune, des planètes, des étoiles fixes, et des satellites de Jupiter et de Saturne ; Avec l’explication & l’usage de ces mêmes tables. Paris, de l’Imprimerie royale, 1740. [Suivi de] : Cassini de Thury, César François. Addition aux tables astronomiques de M. Cassini. A Paris, chez Durand, 1756. 2 volumes in-4 de : I/ xvi pp., (6) ff. de table, 643 pp., 26 planches dépliantes ; II/ xiv pp., (3) ff. de table, 120 pp., 222 pp. de tables astronomiques, (1) f. bl., (1) f., 98 pp. d’addition aux tables astronomiques. Plein veau marbré, double filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs ornés, pièces de titre de maroquin rouge, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 252 x 187 mm.
Edition originale de ces deux ouvrages astronomiques importants. I/ Première édition de ce traité très complet, dans lequel l'auteur se livre à une recherche originale de la valeur des principaux éléments numériques de l'astronomie, et qui contient des détails historiques encore intéressants aujourd'hui. Houzeau & Lancaster n°9251 ; Lalande p. 411 ; Poggendoff I. 380 pour les "éléments" ; Poggendoff I. 390 pour les "tables" ; D.S.B. III, p.10. L'auteur de cet ouvrage était le célèbre astronome Jacques Cassini (1677-1756), deuxième du nom, fils de l'astronome et ingénieur Giovanni Domenico Cassini (1625-1712). Membre de l'Académie des sciences depuis 1694 et reçu à l'Académie royale des sciences de Londres en 1696, Cassini est surtout connu pour ses travaux relatifs à la détermination de la figure de la terre. Il le présente dans sa préface comme le premier traité d'éléments d'astronomie écrit en français. L'ouvrage débute par des considérations sur les cercles de la sphère, les systèmes du monde, les réfractions astronomiques et la parallaxe; il se poursuit par le traité qui est divisé en 9 parties: la première porte sur les étoiles fixes, la seconde traite du soleil et de sa révolution autour de son axe, la troisième de la théorie de la lune, la quatrième de Saturne, la cinquième de Jupiter, la sixième de Mars, la septième de Venus, la huitième de Mercure et la neuvième des satellites de Jupiter et de Saturne. Les "Eléments" sont illustrés de 21 planches dépliantes gravées par Simonneau. II/ Première édition des Tables de Cassini qui servent de complément aux Eléments. Ces tables ont longtemps été considérées comme les meilleures. Les "Tables" sont ornées d’une vignette gravée par Thomassin et de 5 planches dépliantes gravées par Simonneau. "In astronomy proper Cassini's work is vast. Besides working patiently as an observer and directing frequently effective work while head of the Paris observatory he published a great number of memoirs in the Histoire de l'Académie and two books on astronomy (1740): a collection of tables and a manual. Cassini's principal areas of interest were the study of the planets and their satellites... particularly the inclination of the orbits of the satellites and the structure of Saturn's ring... the observation and the theory of the comets, and the tides." (DSB). Précieux exemplaire bien complet des « Tables » de Cassini ainsi que de l’ « Addition aux tables », également complet de ses 26 planches dépliantes, conservé dans des reliures uniformes de l’époque aux dos particulièrement élégants.
Charmant et rarissime livre illustré par Monnet. Exemplaire sur grand papier vélin orné des avant-lettres et eaux-fortes. Paris, Didot jeune, 1796. 2 tomes en 2 volumes in-12 de: I/ 216 pp. et 4 planches hors texte, y compris le frontispice, dont 3 en double état; II/ 228 pp. et 2 planches hors texte en double état. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 151 x 92 mm.
La plus jolie édition illustrée du XVIIIe siècle des Charmes de l’enfance de Jauffret ornée d’un frontispice et de 5 figures par Monnet en premier tirage gravées par Delaunay, Gaucher et Ingouf (Cohen, 517). Exemplaire exceptionnel, imprimé sur grand papier vélin, orné du frontispice en état avant la lettre et des figures en double état. L’ensemble des figures se trouve ici en double état: -la figure page 35 du tome 1: avant-lettre et eau-forte. -la figure page 70 du tome 1: avant-lettre et avant-signature, eau-forte avant signature. -la figure page 100du tome 1: avant-lettre et eau-forte. -la figure page 14 du tome 2: avant-lettre et eau-forte. -la figure page 108 du tome 2: avant-lettre et eau-forte avant signature. Alors que l’édition originale de 1791 se vendait de 5 à 6 francs, la présente édition se vendait de 15 à 20 francs. (Cohen) Superbe exemplaire en très élégant maroquin rouge de l’époque. Provenance: de la bibliothèque du Bourg de Bozas avec ex libris.
Chacun des 6 volumes est frappé du Timbre royal rouge. 1817-1825. 6 in-8. Demi-basane époque.
«Quoique Pierre de La Mésangère ne soit que l’éditeur du Journal des dames et des modes, j’ai cru devoir décrire, à son nom, cette publication, par la raison qu’en librairie et dans le monde des amateurs, on dit couramment «Le La Mésangère» quand on parle d’elle. La description de ce périodique, qui a paru sous ce titre jusqu’au 31 décembre 1837 et a été continué par la Gazette des Salons, journal des dames et des modes fondé par M. de La Mésangère, présente, pour l’époque de son origine, de grandes difficultés. La Bibliothèque nationale ne le possède, comme texte, qu’à partir de la cinquième année (le département des estampes possède les 1999 premières planches); la Bibliothèque de l’Opéra possède un exemplaire complet comme planches, mais avec des lacunes dans le texte; c’est ainsi que de la première année elle n’a que les n° I et VII et de la seconde, le n° IX; en revanche, elle a deux intéressants prospectus de la publication. La Bibliothèque de la ville de Paris (Saint-Fargeau) ne possède qu’un exemplaire incomplet également. La collection complète du texte du Journal des dames et des modes est donc très rare à rencontrer, surtout pour les premières années, d’où la difficulté de donner ici une description rigoureusement exacte.» (Vicaire – Livres du xixè siècle). Description du présent exemplaire: Journal des Dames et des Modes, 25 décembre 1816: In-8 demi-basane époque. 41 gravures de mode à pleine page en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1819: In-8 demi-basane époque. 39 gravures de mode à pleine page en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1820: In-8 demi-basane époque. 29 gravures de mode à pleine page en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1822: In-8 demi-basane époque. 82 gravures de mode en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1824: In-8, demi-basane époque. 71 gravures de mode en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1825: In-8 demi-basane époque. 79 gravures de mode en coloris de l’époque. Soit un total de 341 estampes de mode à pleine page en coloris de l’époque. Quelques défauts au texte mais gravures en bon état de conservation. Colas ne cite que 3 exemplaires, le premier avec 283 planches (contre 341 ici) vendu 3600 F en 1923; celui du Vicomte de Jonghe, avec très peu de lacunes fut vendu 39000 F en 1930.
Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature illustrée de la dynastie Qing (1644-1912). Chine, Pékin, 1696. In-folio de (52) pp. Trace d’une petite galerie de vers anciennement restaurée. L’ensemble est monté sous forme de dépliant « à l’accordéon » (Leperello). Cachet rouge en tête du volume. L’album est protégé par deux plats en bois massif. Il est conservé dans sa rare reliure du XVIIIe siècle, identique à celle de la Bibliothèque Nationale, Département des Estampes. Pièce de titre en papier sur le plat supérieur. 348 x 282 mm.
Edition originale de cet album commandité par l’empereur chinois Kangxi en 1696, comportant ses poèmes et ses sceaux. Il y eut plusieurs tirages de cette édition et le présent exemplaire ne présente pas le tout premier tirage des bois. Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature illustrée de la dynastie Qing (1644-1912) que le savant Yao Shi commenta de la façon suivante : « Que ceux qui verront cet album ne le regardent pas à la légère ». L’ouvrage présente 46 poèmes composés et calligraphiés par l'Empereur de Chine, Kangxi 康熙. Cet empereur, contemporain de Louis XIV, régna de 1662 à 1722. C’était un souverain tolérant qui laissa la Chine ouverte aux influences bouddhistes et chrétiennes en utilisant les connaissances mathématiques, géographiques et astronomiques des Jésuites. L’album est orné de 46 superbes gravures sur bois de grand format (24 x 24 cm) qui illustrent chacun des poèmes de l’empereur. Elles représentent les travaux des champs et la vie quotidienne des paysans chinois au XVIIe siècle. Ces gravures furent réalisées à partir de peintures sur soie de Jiao Bingzhen. Après avoir commandité la publication du présent album réunissant ses poèmes, Kangxi ordonna la gravure de répliques fidèles sur des planches de bois des superbes peintures sur soie de Jiao Bingzhen, 焦秉貞 (1689-1726), afin de les diffuser sous forme d'imprimé. A cette époque, la sériciculture n'était plus la technique secrète jalousement gardée. Les peintures originales sur soie sont aujourd'hui perdues, et le présent ouvrage est une reproduction xylographique ordonnée par l'empereur Kangxi en 1696. Les poèmes de l'empereur, imprimés dans l’espace laissé vide au-dessus des gravures, furent traduits par Bernhard Fuehrer, célèbre sinologue de l'université de Londres. Les 46 illustrations sont les suivantes: Première partie: Les travaux des champs : 1. Le trempage des semences ; 2. Le labour ; 3. Le hersage ; 4. Le hersage en profondeur ; 5. Le nivellement ; 6. Les semailles des pousses ; 7. La poussée des jeunes plants ; 8. L'amendement ; 9. L'extraction des jeunes plants ; 10. Le repiquage ; 11. Le premier sarclage ; 12. Le deuxième sarclage ; 13. Le troisième sarclage ; 14. L'irrigation ; 15. La moisson ; 16. La mise en meules sur l'aire ; 17. Le battage ; 18. Le pillonage ; 19. Le criblage ; 20. Le vannage ; 21. Le passage à la meule ; 22. L'engrangement ; 23. L'offrande aux esprits. Deuxième partie: Les travaux de la soie : 24. Le bain des graines ; 25. Le deuxième sommeil ; 26. Le troisième sommeil ; 27. Le grand réveil ; 28. Le filage ; 29. La répartition des claies ; 30. La cueillette des feuilles de mûrier ; 31. La montée sur les litières ; 32. Le chauffage des claies ; 33. Le délitage ; 34. Le triage des cocons ; 35. L'enfouissement des cocons ; 36. Le trempage de la soie ; 37. Les papillons ; 38. L'offrande de remerciement ; 39. La trame ; 40. Le tissage ; 41. Le travelage ; 42. La chaine ; 43. La teinture ; 44. Le tissage à ramages ; 45. La coupe de la soie ; 46. La confection des vêtements. Précieux exemplaire de ce superbe ouvrage commandité par l’empereur chinois en 1696, conservé dans sa rare reliure du XVIIIe siècle constituée de deux plats de bois massif. Nous avons pu localiser 3 exemplaires de ce rare ouvrage : à la B.n.F. (Département des estampes), Oxford Library et Amsterdam.
Superbe exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque ornée d’un chiffre couronné. Paris, chez H. J. Jansen, An VIII de la République françoise [1800]. 2 volumes in-4 de texte de: I/ xvi pp., 442 ; II/ 332 pp., 113 pp. de vocabulaire et de table, (1) p. d’errata; 1 atlas in-plano de: 1 titre gravé, 44 planches numérotées dont 1 carte sur double-page. Qq. rousseurs claires en marge de certaines planches de l’atlas. Reliés de manière uniforme en demi-chagrin rouge avec plats de percaline rouge, roulette dorées encadrant les plats, chiffre couronné frappé or au centre des plats, dos à faux-nerfs ornés de bateaux dorés dans 3 caissons et du chiffre couronné répété dans un caisson, nombreux témoins. Reliure de l’époque. Volumes de texte: 298 x 228 mm. Volume d’atlas: 573x 415 mm.
Edition originale de cet «ouvrage estimé». (Brunet, III, 711). Nissen ZBI 2331; Sabin 38420. Par décret du 9 février 1791, l'Assemblée Nationale prit la décision d'organiser une expédition avec "la double mission de rechercher M. de La Pérouse, d'après les documents, instructions et ordres qui leur seront donnés, et de faire en même temps des recherches relatives aux sciences et au commerce ...". Placée sous les ordres de Bruny d’Entrecasteaux et de Huon de Kermadec, cette mission, chargée de tenter de retrouver les vaisseaux la Boussole et l’Astrolabe, se composait des flûtes la Recherche et l’Espérance. La flotte partit de Brest le 28 septembre 1791, abordant le 13 octobre à Ténériffe. La Billardière visita son pic fameux et en releva l’histoire naturelle. Le 17 janvier 1792, il relâcha au cap de Bonne-Espérance, où d’Entrecasteaux reçut un message de Saint-Félix, commandant la station des mers de l’Inde, lequel l’informait que le commodore anglais Hunter affirmait avoir vu des hommes en uniformes français dans les iles de l’Amirauté. La Billardière mit à profit le temps de son séjour au Cap pour explorer les montagnes de la Table, du Lion, Stellenbosch et leurs environs. Il s’avance même dans l’intérieur jusqu’à Fransche-Hoek, à la rencontre d'une colonie française de protestants émigrés en 1675. Il enrichit ses collections de beaucoup de plantes peu connues ou mal décrites jusque là. L'expédition appareille le 16 février. Au bout d'un peu plus de deux mois de navigation difficile les navires mouillent sur la côte de Van-Diemen, dans un port qui reçut le nom d’Entrecasteaux (23 avril 1792), La Billardière et les autres naturalistes font plusieurs excursions dans les terres. Radoubés, les vaisseaux de l’expédition de secours effectuent une reconnaissance du sud-ouest de l’Australie, de la Tasmanie, de la Nouvelle-Zélande. La Billardière, Claude Antoine Gaspard Riche (1762-1798) et Louis Ventenat (1765-1794) en profitent pour effectuer d’amples collections de spécimens zoologiques, botaniques et géologiques, et décrire les coutumes et les langues des aborigènes d’Australie. L’expédition, après une longue et périlleuse navigation, après avoir perdu son chef et quatre-vingt huit hommes de ses équipages, aborde enfin en octobre 1793 à Java où, les guerres révolutionnaires ayant éclaté entre-temps, elle est déclarée prisonnière de guerre par les Hollandais, les vaisseaux capturés et les collections de La Billardière envoyées en Grande-Bretagne. Détenu successivement à Samarang, puis à Batavia, La Billardière ne fut rendu à la liberté que le 9 germinal an III. Il peut alors gagner l’île de France, où il est reçu au jardin botanique de Pamplemousses par Nicolas Céré; mais ses collections, contenant plus de quatre mille plantes, dont les trois quarts étaient d'espèces jusque alors inconnues, avaient été transportées en Angleterre. Son ancien maître, le célèbre Sir Joseph Banks (1743-1820) intercède en sa faveur et obtient des autorités britanniques qu’elles lui renvoient ses collections intactes: «J’aurais craint, disait-il, d’enlever à un homme une des idées botaniques qu’il était allé conquérir au péril de sa vie''. Quérard, IV, La France littéraire, p. 336. La fin du texte est constituée de plusieurs vocabulaires. «La partie linguistique très développée contient les vocabulaires suivants: Malais, du cap de Diemen, des îles des Amis, de la Nouvelle-Calédonie et de l’île Waygiou». (Chadenat, n°99). Premier tirage de l’atlas qui comporte une grande carte dépliante à double-page de la mer des Indes et d'une partie de celle du Sud dressée par Barbié Du Bocage et gravée par D'Houdan et 44 planches: 24 planches de vues, portraits des indigènes des îles des Amis, de l'Amirauté et de Nouvelle-Calédonie, et ustensiles dessinées par Piron ; 14 planches de botanique d'après Redouté; 4 planches d'oiseaux d'après Audebert et une planche d'araignée, gravées par Dien, Copia, Maleuvre et Perée. «L’atlas renferme 44 belles planches: vues, costumes, scènes diverses, histoire naturelle, etc.» (Chadenat, n°613). Superbe exemplaire de ce passionnant récit de voyage, conservé dans ses reliures de l’époque ornées d’un chiffre couronné.
Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. Nancy, chez Jean-Baptiste Cusson, 1717. In-12 de (14) ff., 1 planche dépliante hors texte, 1 tableau dépliant, 320 pp., reliure plein veau moucheté, dos orné à 5 nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées rouges. Reliure de l’époque. 163 x 93 mm.
Edition originale et seule édition mathématique et scientifique, rarissime, analysant le Baromètre, son fonctionnement, ses variations et ses usages, imprimée à Nancy en 1718. Louis-Philippe La Brosse, chanoine de Notre-Dame de Foy de Giroviller, savant et homme de lettres, fut en rapport avec les scientifiques de son époque. Il vivait en Lorraine au commencement du XVIIIe siècle. Ce traité du baromètre est le développement d’un mémoire que l’auteur avait envoyé en 1715 au concours ouvert par l’académie de Bordeaux. «La manière d’écrire & de philosopher de cet Autheur qui parait pour la première fois dans le champ litteraire, ressemble assez à celle de l’illustre Mr Descartes; c’est ce qui lui a donné lieu de comprendre dans un petit ouvrage avec beaucoup d’ordre & de netteté un très grand nombre de questions, qui ont toutes du rapport avec le liquide dans lequel nous vivons, & qui pour la plupart n’ont pas été jusques ici suffisamment éclaircies, ou qui même n’ont peut être jamais été agitées dans les livres non plus que dans les écoles de Phisique. Le système qu’il se propose pour rendre raison de la variation du Barometre, de même que de cet admirable mouvement de l’air que nous appelons vent, est nouveau, très simple, des mieux imaginé, & ne suppose rien qui ne soit au moins très possible & très facile à concevoir. Il explique par l’occasion dans le corps de l’ouvrage, d’une manière aussi nouvelle qu’elle est solide & naturelle, plusieurs passages de l’Ecriture sainte qui ont rapport à l’histoire de la création du monde… Enfin, l’Autheur dont nous parlons, propose dans son livre plusieurs experiences à faire des plus curieuses qu’il n’a pû faire lui-même comme il le declare, faute de moyens, de loisir, & d’occasions favorables pour cela; il donne de tems en tems certains avis qui peuvent faire plaisir à plusieurs personnes, & fait plusieurs remarques locales au sujet de la Lorraine qui peuvent servir de regles & de fondement pour en faire de semblables ailleurs… Il fait assez connaitre qu’il a cru devoir en user ainsi, afin de rendre son livre intelligible à un très grand nombre de personnes qui ont des Barometres, & qui n’étant pas suffisamment lettrées d’ailleurs, seront bien aises apparemment d’y trouver de quoi pouvoir s’instruire touchant la nature de cet admirable instrument, sans être obligées de recourir ailleurs, en quoi sans doute il a eu raison; le vulgaire doit même lui en savoir bon gré, & comme il y a d’ailleurs de quoi occuper les Sçavans, l’on peut dire qu’il est d’une nature à faire plaisir à toutes sortes de personnes. Ce coup d’essai d’un Autheur donne lieu d’en esperer quelque chose de plus, si l’on a soin de lui fournir de quoi cultiver & employer son talent». (La Clef du Cabinet des princes de l’Europe, 1717, pp. 235-236). Cette édition originale est ornée d’un tableau dépliant et d’une planche montrant des baromètres. Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée. Paris, chez Debure père & chez l’Auteur, 1775. In-8 de xlviii pp., 328 pp., (3) ff., (1) f.bl., 4 gravures sur 2 planches hors texte dépliantes. Veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 182 x 98 mm.
Première et unique édition de la première description du scaphandre, l’invention nouvelle de Jean-Baptiste de La Chapelle. Le mot «scaphandre», du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilisé pour la première fois en 1775 par l'Abbé de la Chapelle dans son ouvrage Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l'homme. L'invention de l'Abbé de la Chapelle consistait en un costume réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau. «L’Abbé Jean-Baptiste de La Chapelle est un mathématicien français, né vers 1710, mort à Paris, en 1792. Censeur royal, membre de quelques Académies de province et de la Société royale de Londres, il passa sa vie dans la retraite, partageant son temps entre l’étude et la société de quelques amis. Il s’occupa surtout de mathématiques, et fit quelques découvertes utiles, parmi lesquelles on compte ce qu’il appela le scaphandre, appareil en liège au moyen duquel l’homme peut marcher à la surface des eaux tranquilles. L’auteur en fit plusieurs fois l’essai lui-même sur la Seine.» (Nouvelle biographie générale, XXVIII, 509-510). "Cette espèce de cuirasse permet de faire à la nage toutes sortes de manœuvres comme de manger, boire, lire, écrire, combattre, charger le fusil ou le pistolet, tirer, chasser, pêcher, se sauver des naufrages, sans jamais pouvoir couler au fond, calfater un vaisseau en pleine mer, ou l'y radouber, faire passer à un corps de troupes, sans ponts, sans bateaux, sans radeaux & surtout sans bruit, les plus grands fleuves et les plus rapides, lui faciliter une descente par mer, sur une côte ou sur une terre. L’auteur décrit par le menu les périls de la mer ainsi que la combinaison avec laquelle il gagna une importante notoriété en traversant à de nombreuses reprises la Seine. Composée de toile et de cuir, son invention ne permet pas encore d’évoluer sous la surface de l’eau, mais propose un système de flottaison destiné aux troupes de marine et au sauvetage lors des naufrages. L’illustration est composée de 4 belles gravures sur cuivre imprimées sur 2 planches dépliantes dessinées et gravées par J. Robert. Elles donnent à voir les différents éléments de cette étrange habit qui demeure largement considéré comme le véritable précurseur des gilets de sauvetage modernes. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée.
Le rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663, illustrant par 119 estampes satiriques en premier tirage la vie, les mœurs et les proverbes du peuple français sous les règnes de Louis XIII et de louis XIV. L’exemplaire Destailleur conservé dans sa reliure en vélin de l’époque. Paris, sur le quay de la Megisserie au fort l’Evesque, s.d. [1657-1663]. 3 suites reliées en 1 volume in-4 de 42 planches numérotées (y compris le titre général), 47 planches et 30 planches. Restauration sans gravité dans le feuillet de titre. Relié en plein vélin rigide de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 254 x 202 mm.
Précieux et rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663. Catalogue Destailleur, n° 325 ; Brunet, III, 767 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 590. Rares sont les recueils de Lagniet connus des bibliographes. Brunet cite ainsi 4 exemplaires dont aucun n’est complet. La composition des quelques exemplaires connus est différente. La collation du présent exemplaire, composé de trois suites numérotées, s’établit ainsi : -Livre premier : Proverbes moraux : 42 planches ; -Livre second : Proverbes joyeux et plaisans : 47 planches ; -Livre troisième : La vie des Gueux : 30 planches ; soit un total de 119 estampes gravées sur cuivre en premier tirage. L’ensemble constitue un document d’une richesse de détails inouïe et inégalée sur la vie besogneuse et récréative des gens du peuple au cœur du XVIIe siècle : tourneur, musiciens ambulants, mendiants, vitrier, charretier, bonnetier, pêche en rivière, festins, danse, forgeron, … Dans son étude sur les Mœurs et la caricature en France, John Grand-Carteret s’enthousiasme pour les Proverbes de Lagniet : « Non seulement, écrit-il, on voit défiler devant soi une importante période de l’histoire, prise dans des détails plus intimes que par les estampes toujours un peu pompeuses d’Abraham Bosse, mais encore on peut suivre au moyen de ces drôleries et facéties le développement de l’étude de mœurs. » Avec Lagniet, on plonge dans l’univers quotidien, les vicissitudes de la vie et l’omniprésence des fléaux qui ravageaient l’Europe, la peste, la guerre et la famine. Mendiants, artisans, marchands, bourgeois et nobles se pressent dans ces Proverbes. Chacune des planches est émaillée de proverbes, de dictons, de termes populaires et parfois triviaux, qui traduisent avec beaucoup de réalisme le milieu populaire de l’époque, très imprégné de maximes et de termes dont beaucoup ont disparu. Graveur au burin, caricaturiste et éditeur, Jacques Lagniet (1620-1672) excelle dans ce recueil à réaliser une illustration d’une grande vivacité et d’une grande sureté de trait dans le mouvement qui, jointe au vocabulaire très riche d’évocation, forme un ensemble d’une originalité et d’un esprit très personnels. Seules deux bibliothèques publiques françaises semblent posséder un recueil réunissant des planches de ces trois suites de Lagniet : la B.n.F. et la Bibliothèque de Rouen. Précieux exemplaire de l’un des plus curieux recueils d’estampes de l’histoire de la gravure, relié à l’époque en vélin par l’amateur l’ayant composé. La plupart des exemplaires connus ont été établis postérieurement, généralement au XIXe siècle, et se trouvent donc dans des reliures plus tardives. Un tel recueil, constitué à l’époque, joliment relié en vélin, est d’autant plus remarquable. Il provient de la bibliothèque de H. Destailleur avec ex libris.
Bel exemplaire en reliure de l’époque provenant de la bibliothèque Philippe André de Raisme (1695-1750). Amsterdam, Estienne Roger, [1700]. In-12 de 341 pp. dont 18 planches à pleine page, (15) ff. de table. Veau havane moucheté, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque. 153 x 90 mm.
Edition originale rarissime ornée d’un frontispice et 17 planches gravées en taille‑douce à pleine page (costumes, habitants, scènes de chasse et de pêche). « Figures hors texte en taille-douce : indigènes, animaux, etc. » (Chadenat, 1645. Pierre-Martin de La Martinière, médecin alchimiste, après avoir été médecin du roi de France, devint le chirurgien de Frédéric III du Danemark. C’est ainsi qu’il participa aux expéditions de la Compagnie du Nord danoise. In 1670 (this date is controversial (see « Controversy over the date of La Martinière's journey to the north », below), La Martinière happened to be in Copenhagen at the time when the Danish Northern Trading Company, after having been granted franchise by Frederick III of Denmark, was to undertake an expedition to the northern realms with the objective of ascertaining the type of trade that could be maintained with the indigenous populations of the north. The king had for this reason equipped a fleet of three trading vessels belonging to the company. La Martinière, with the assistance of one of his friends, was enlisted as surgeon on board one of those ships and thus had the opportunity to wander through the coasts of Norway, Lapland, northern Russia, Novaya Zemlya, Greenland and Iceland for a period of five months. An account of the expedition was later published by him in 1671 in Paris. It is the first published travel report written by a Frenchman describing the Arctic coasts of Europe. Although his career is to some extent known, the same is not true as regards his private life. Concerning it, very few information is available. It seems that he married two times. La Martinière died towards 1676 according to some sources, aged 42. According to other sources, however, he died much later in 1690. No consensus exists concerning the date of La Martinière's journey to the north. While some sources place his journey in the year of 1670, it is a common practice to assign 1653 instead of 1670 as its date. Väinö Tanner even writes that the travel took place in 1647. The date 1647 is undoubtedly fallacious since it is clearly implied in the account of La Martinière's voyage that the travel did not occur prior to 1653 (see pp. 1–2 of the third edition of La Martinière's travel account). The following arguments have been set forth to prove the dates 1647 and 1653 erroneous and the date 1670 veracious: « – In the introduction to the account, the years 1647 and 1653 are mentioned when referring to the years that the trading company received its royal franchises. This does not tell when the journey occurred. Commentators have, in other words, confused the date of La Martinière’s voyage with other dates mentioned in his book. – It is explicitly stated in the English edition that the journey lasted from April to September 1670. However, the date obviously has been added on by the English publisher. – We are reminded several times in the English edition that La Martinière undertook his journey in 1670. – In the French edition, the author points to the winter of early 1670 when French doctors thought that the plague infected people because of extreme cold weather. So the book must have been written after 1670. – Also in the French edition, La Martinière tells how he gave a book which he had written on medical science to a person whom he had met in Norway. This book, Le Prince des Operateurs, was published in France in 1668. – La Martinière was an experienced discoverer long before setting off on his northern trek. He had also written books about various diseases as a result of his long medical practice. It is improbable that a young man of 19 years, as he would have been in 1653, could have found enough time for this. » Bel exemplaire relié en veau de l’époque provenant de la bibliothèque Philippe André de Raisme (1695-1750).
Edition originale de ce précieux ouvrage. A Paris, Ruë Galande (au milieu) près la Place Maubert, 1742. Petit in-4 de (2) ff. bl., 1 feuillet titre imprimé en rouge et noir, 80 planches de spécimens dont 10 à double-page montées sur onglet. Veau havane granité, triple filet à froid entourant les plats, dos à nerfs orné de motifs floraux et de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 219 x 160 mm.
Edition originale de ce précieux ouvrage qui «présente mieux que nul autre la production des graveurs de caractères en France dans le dernier quart du XVIIe s et la première moitié du XVIIIe» (Updike). Audin, 27 ; Birrell and Garnett, 35 ; Bigmore and Wyman 1, p. 417 ; Cat. Berlin, 5394 ; F. Johnson, The Type Specimen of Claude Lamesle (1927); Jammes, Collection de specimen de caractères, n°19 ; D.B. Updike, I, p. 270 : « This book, both in type and ornaments, I think presents better than any other, the output of French foundries during the last quarter of the XVIIth and the first half of the XVIIIth century. The collection of types is remarkably fine ». Rare première édition de ces épreuves dont il existe une nouvelle émission publiée par Nicolas Gando en 1758. Précieux catalogue de la typographie au XVIIIe siècle qui donne tous les caractères les plus élégants fondus depuis le siècle précédent jusqu'en 1742. « Lamesle avait acheté en 1737 l'ancienne fonderie de Jean Cot qui possédait des caractères de Garamont ou de ses imitateurs, de Robert Granjon, de Jean Jannon qui ont connu une large diffusion à travers l'Europe. En 1758, ayant vendu son établissement, Lamesle partit pour Avignon où il créa une nouvelle fonderie. Parmi les caractères proposés dans ce volume figure un « Cicero gros oeil » de Robert Granjon que l'on reconnait dans les inventaires de Plantin. On peut aussi noter la présence d'un autre Cicero, dit « La Police » qui avait servi à imprimer en 1705, le Traité de la Police de Nicolas de La Mare. Ce carctère qui comportait certaines carctéristiques des « Romains du Roi » avait été gravé par Mathieu Malherbe Des Portes dont le nom figure dans un document manuscrit de la main de Fournier le Jeune publié apr Mme Jeanne Veyrin-Forrer dans La Lettre et le Texte » (Jammes). Lamesle, qui avait repris la fonderie de Jean Cot en 1737, entra ainsi en possession de deux caractères gravés par Grangeon au XVIe s.: le Cicero Gros Œuf n° XXXIV et le «Petit Parangon» n° LI. II possédait aussi le Romain du Roi de l'imprimerie Royale dont le fils de Jean Cot avait fait une copie subreptice. Les caractères sont accompagnés d'initiales et de très nombreux ornements. Lamesle possédait également des caractères arabes, hébraïques et d’autres destinés à imprimer de la musique. L’ouvrage présente ainsi 72 spécimens de caractères d'écriture et 12 de musique. Les feuillets dépliants sont consacrés aux gros corps et à la musique. Le titre et la musique gravée sont imprimés en rouge et noir. Bel exemplaire conservé dans une jolie reliure de l'époque, condition exceptionnelle pour un ouvrage de ce genre.
Le grand voyage de La Mottraye en Europe, Asie et Afrique, orné en premier tirage des estampes de William Hogarth. L’un des rares exemplaires imprimés sur grand papier. La Haye, 1727. La Haye, T. Johnson & J. Van Duren, 1727. 2 volumes in folio de I/ (7) ff., 1 frontispice, 472 pp., 23 pp., et 31 planches hors-texte dont 6 dépliantes et 10 à double-page ; II/ 1 frontispice, (3) ff., 496 pp., 39 pp., 18 planches dont 7 sur double-page et 2 cartes sur double-page. Pages de titre imprimées en rouge et noir. Relié en veau granité de l’époque, double-filet à froid sur les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, coupes décorées, tranches rouges mouchetées. 368 x 235 mm.
Première édition française de ce voyage important d’Aubry de la Mottraye en Europe, Asie et Afrique. Chadenat 105 ; Blackmer 946. Aubry de La Mottraye s’établit en 1698 à Constantinople pour y pratiquer librement la religion protestante. Il avait déjà visité l’Italie, Jaffa, Alexandrie, Tripoli, Port Mahon, Lisbonne et avait suivi Tallard en Angleterre. Il fit connaissance de Tékéli à Constantinople et parcourut l’Anatolie jusqu’à la mer Noire. Il navigua ensuite vers Malte puis vers Barcelone. La Mottraye se lia vers 1711 avec F.E. Fabrice agent de Charles XII et le suivit à Bender. Des courses continuelles entre Constantinople et Demotica l’occupèrent jusqu’en 1714. Il partit pour la Suède avec Fabrice et pénétra jusqu’en Laponie. « Dans ses voyages, La Mottraye s’attache aux usages et aux coutumes et livre un grand nombre d’anecdotes curieuses sur des personnages dont l’histoire a consacré le nom. » Les bibliographes soulignent la beauté de l’iconographie due au talent de William Hogarth, l’un des plus célèbres artistes anglais du XVIIIe siècle. Le présent ouvrage est ainsi orné en premier tirage de 47 très belles gravures hors texte dessinées par William Hogarth, la plupart dépliantes ou sur double-page, de 2 frontispices et de 4 cartes. Dessinées avec talent et originalité elles campent avec élégance et mouvement scènes de mœurs, personnages, costumes et monuments des pays visités par La Mottraye. Hogarth y témoigne d’une verve toute particulière, en tant que « premier des peintres anglais qui aient possédé une indiscutable personnalité ». « Ouvrage curieux, recherché pour les 46 planches dont il est orné, presque toutes dessinées par W. Hogarth, l’un des plus célèbres artistes anglais du XVIIIe siècle. Il renferme de plus 4 cartes » (Chadenat). Exemplaire d’exception imprimé sur grand papier, particulièrement grand de marges (hauteur : 368 mm). Un exemplaire ordinaire mesure approximativement 315 mm de hauteur, soit 53 mm de moins que celui-ci.
Paris, chez l’éditeur, 1827.Grand in-4 de (2) ff., (70) ff. et 70 planches en couleurs, (1) f. de table. Relié en plein chagrin vert, plats ornés d’encadrements à froid et d’un décor romantique doré, dos lisse orné de même, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.330 x 240 mm. Une très jolie suite complète, en coloris très pur, conservée dans son élégante reliure décorée de l’époque.
Première édition du principal ouvrage ancien consacré aux femmes célèbres de la France historique et littéraire.Vicaire, IV, 1361 ; Lipperheide, I, 1077 ; Barbier, II, 519 ; Graesse, IV, p.88 ; Destailleur, n°577.L’illustration se compose de 70 planches hors-texte gravées et admirablement coloriées à l’époque avec rehauts d’or.70 feuillets de notices et de commentaires historiques par La Mésangère accompagnent chacune des planches.« Ces planches fort bien gravées et coloriées représentent des costumes féminins français du XIIe au XVIIIe siècle. Cette édition passe pour le premier tirage » mentionne Colas dans sa Bibliographie consacrée aux costumes.Voici, à titre d’exemple, la liste des femmes célèbres représentées.Hermengarde. Héloïse. Jeanne de Sancerre. Marguerite de Beaujeu. Marguerite de Flandre. Laure de Noves. Laure de Noves (dite la Belle Laure). Anne, Dauphine d’Auvergne. Suivante de la Dauphine d’Auvergne. Isabeau de Bavière. 1e Suivante d’Isabeau de Bavière. 2e Suivante d’Isabeau de Bavière. Jacqueline de la Grange. Dame de la famille des Ursins. Euriant (femme du comte de Nevers). Marie d’Anjou. Isabelle d’Ecosse. Marie de Hainaut (femme de Louis Ier, etc.). Dame de la cour de René d’Anjou. Michelle de Vitry. Agnès Sorel. Anne de Bretagne. La Reine Claude. Eléonore d’Autriche. Marguerite de Valois. Marguerite de France. Dame de la cour de François Ier. Jeune Personne du temps de François Ier. Françoise de Foix (Comtesse de Châteaubriand). La belle Féronière. Diane de Poitiers. La belle Paule. Louise de Savoie. Marie d’Angleterre. Fille d’honneur de Marie d’Angleterre. Anne de Boulen. Anne de Pisseleu (Duchesse d’Estampes). Catherine de Médicis. Mademoiselle de Limeuil. Elisabeth (fille de Henri II). Marie Stuart. Louise de Lorraine. Marguerite de Lorraine. Marie Touchet. Demoiselle en masque (règne de Henri III). Renée de Rieux Châteauneuf. Lingère (règne de Louis III). Marguerite de France (femme de Henri IV). Gabrielle d’Estrées. Eléonore Galigaï. Dame de la cour de Henri IV. La Marquise de Verneuil. Charlotte de Montmorency. Marion de Lorme. Ninon de l’Enclos. Marie de Hautefort. La Duchesse de Longueville. Madame de Sévigné. Madame de Grignan. Marie-Thérèse d’Autriche. Mademoiselle de La Fayette. Mademoiselle de la Vallière. Madame de Montespan. Mademoiselle de Fontanges. Madame de Maintenon. La Duchesse du Maine. La Duchesse de Bourgogne. Mademoiselle d’Orléans. La Camargo. Sophie Arnould.Une très jolie suite complète, en coloris très pur, conservée dans son élégante reliure décorée de l’époque.
Orné de 40 somptueuses aquatintes aquarellées à l’époque. Magnifique exemplaire, absolument non rogné, très pur et admirablement aquarellé, conservé dans sa reliure de l’époque. Paris, J. F. Ostervald, Imprimerie de Jules Didot l’Aîné, 1823 (1823-1825). In-folio, 2 ff. (titre et table), (54) ff. de texte, 40 planches sur grand papier indien, chacune montée avec titre imprimé. Demi-chagrin aubergine à coins, dos à nerfs orné de fleurons dorés. Reliure de l’époque. 598 x 410 mm.
Premier tirage du plus somptueux des ouvrages publiés sur les côtes et ports de Normandie sous le règne de Charles X. Il fut publié en plusieurs parties. Les trois premières parurent sous le titre « Voyage pittoresque dans les ports et sur les côtes de France. » C’était une aventure éditoriale atypique car deux des artistes pressentis pour le dessin de ces planches exceptionnelles étaient anglais : Bonington et Copley Fielding, ainsi que plusieurs des graveurs tels Thales et Théodore Fielding, qui travaillaient à Paris, “at this remarkable time for English watercolour art”. Abbey, Travel, 92. L’iconographie de toute beauté comprend 40 superbes planches à l’aquatinte finement aquarellées à l’époque, qui représentent diverses vues des côtes normandes. Elles sont montées à l’époque sur papier fort et légendées. Les diverses vues sont consacrées à : Rouen (6 vues) ; Caudebec (1 vue) ; Quilleboeuf (2 vues) ; Harfleur (2 vues) ; Honfleur (4 vues) ; Le Havre (10 vues) ; Etretat (3 vues) ; Fécamp (3 vues) ; Saint-Valéry-en-Caux (1 vue) ; Pourville (1 vue) ; Dieppe (5 vues) ; Tréport (2 vues). L’ensemble aquarellé de façon exquise présente de manière à la fois esthétique et réaliste des scènes de la vie quotidienne de marins et de pêcheurs normands, dans des sites maintenant détruits pour certains. Prideaux souligne (p. 276) que ce livre est le plus important ouvrage de Théodore Fielding. L’ouvrage était proposé à la vente en 4 formes différentes : impression ordinaire, impression avant la lettre, impression avant la lettre sur papier indien, impression aquarellée sur très grand papier. Notre exemplaire appartient au tirage de luxe, aquarellé à l’époque sur très grand papier indien. C’est l’un des rarissimes exemplaires sur très grand papier et entièrement non rogné. Mesurant 598 mm, il dépasse de beaucoup l’exemplaire Abbey. Exemplaire très pur, à toutes marges, admirablement aquarellé “in which the quality of the colouring and engraving is exceptionnaly high”, conserve dans sa reliure de l’époque.
LEFEBVRE-DURUFLÉ Jacques Noël / BONINGTON / FIELDING, Théodore.
Reference : LCS-17765
Magnifique exemplaire, absolument non rogné, très pur et admirablement aquarellé. Paris, J. F. Ostervald, Imprimerie de Jules Didot l’Aîné, 1823 (1823-1825). In-folio de (1) f., (54) ff. de texte, 40 planches sur grand papier indien, chacune montée avec titre imprimé, (1) f. de table. Demi-basane à coins, dos à nerfs refait orné de fleurons dorés. Reliure de l’époque. 494 x 310 mm.
Premier tirage du plus somptueux des ouvrages publiés sur les côtes et ports de Normandie sous le règne de Charles X. Il fut publié en plusieurs parties. Les trois premières parurent sous le titre « Voyage pittoresque dans les ports et sur les côtes de France. » C’était une aventure éditoriale atypique car deux des artistes pressentis pour le dessin de ces planches exceptionnelles étaient anglais : Bonington et Copley Fielding, ainsi que plusieurs des graveurs tels Thales et Théodore Fielding, qui travaillaient à Paris, “at this remarkable time for English watercolour art”. Abbey, Travel, 92. L’iconographie de toute beauté comprend 40 superbes planches à l’aquatinte finement aquarellées à l’époque, qui représentent diverses vues des côtes normandes. Elles sont montées à l’époque sur papier fort et légendées. Les diverses vues sont consacrées à : Rouen (6 vues) ; Caudebec (1 vue) ; Quilleboeuf (2 vues) ; Harfleur (2 vues) ; Honfleur (4 vues) ; Le Havre (10 vues) ; Etretat (3 vues) ; Fécamp (3 vues) ; Saint-Valéry-en-Caux (1 vue) ; Pourville (1 vue) ; Dieppe (5 vues) ; Tréport (2 vues). L’ensemble aquarellé de façon exquise présente de manière à la fois esthétique et réaliste des scènes de la vie quotidienne de marins et de pêcheurs normands, dans des sites maintenant détruits pour certains. Prideaux souligne (p. 276) que ce livre est le plus important ouvrage de Théodore Fielding. L’ouvrage était proposé à la vente en 4 formes différentes : impression ordinaire, impression avant la lettre, impression avant la lettre sur papier indien, impression aquarellée sur très grand papier. Notre exemplaire appartient au tirage de luxe, aquarellé à l’époque. Exemplaire très pur, à toutes marges, admirablement aquarellé “in which the quality of the colouring and engraving is exceptionnaly high”.
Exceptionnel exemplaire dont l’ensemble des 25 gravures sur cuivre à l’aquatinte du peintre Xavier Leprince ont été rehaussées à l’époque à l’aquarelle. Paris, chez Nepveu (de l’imprimerie de Firmin Didot), 1822. In-8 oblong de : 1 frontispice gravé orné d’une vignette, 154 pp., 24 pl. hors-texte aquarellées. Qq. discrètes piqûres. Conservé dans sa brochure bleue d’origine. Coin supérieur droit de la brochure déchiré sans manque. Brochure de l’époque. 240 x 160 mm.
Cinquième édition, entièrement refondue et considérablement augmentée, rare comme le sont les livres de l’enfance. Gumuchan et Cie, Les Livres de l’enfance du XVe au XIXe siècle, 3766 ; National Union Catalog (NUC pre-1956), 280:273. Les précédentes sont si rares que celle-ci est généralement considérée comme l’originale. Gumuchian ne cite d’ailleurs que la présente édition. Exceptionnel exemplaire dont l’ensemble des 25 gravures sur cuivre à l’aquatinte du peintre Xavier Leprince ont été rehaussées à l’époque à l’aquarelle. La gravure ornant le feuillet de titre représente trois garçonnets environnés des attributs de différents jeux : raquette, cerceau, cerf-volant, etc. Chaque estampe illustre plusieurs garçons en habit bourgeois s’adonnant à un ou deux jeux différents : Toupie et Sabot, Patins, Traîneaux et Glissade, Ballon, Barres, La Balle empoisonnée, La marelle et la Balle au mur, le Cheval fondu, etc. Les exemplaires ordinaires présentent les planches en noir. L’exemplaire Gumuchian possédait seulement « 3 planches en couleurs et 22 tirées en sépia ». Exemplaire conservé tel que paru, broché, non rogné, à grandes marges, la plupart des feuilles non encore découpées. D’après nos recherches, parmi les Institutions publiques françaises, seule la B.n.F. et le Fonds Pollès de la Bibliothèque de Rennes possèderaient cette rare édition. Aucun exemplaire complet et conservé dans une reliure de l’époque n’est passé sur le marché international depuis plus de trente ans.
L’exemplaire de Louis Jouvet, appartenant au tirage de luxe de format in-4 sur grand papier avec les figures en coloris de l’époque. [Paris], On souscrit au Palais-royal au bureau du journal des costumes des théâtres, au-dessus du Café du caveau & du Sallon des arts. Et chez Mérigot le jeune, libraire, quai des Augustins, Desene, au Palais-royal. L'Esclapart, libraire de Monsieur, frère du Roi, rue du Roule. Royer, quai des Augustins, s. d. [15 avril 1786 - 8 novembre 1789]. 5 volumes in-4 contenant 5 parties : XXIV numéros contenant 25 planches de costumes hors-texte de costumes dont 22 en couleurset 11 pages d’airs de musique en partitions ; XXIV numéros (XXV à XLVIII) contenant 24 planches de costumes hors-texte dont 17 en couleurs; 2ff., 198 pp., 200 pp. (du n° XXIV au XLVIII) contenant 48 planches de costumes hors-texte dont 40 en couleurs, une planche technique en noir et 2 pages de musique; 196 pp. (contenant XXIV numéros), 224 pp. (contenant XXIV numéros (du n° XXV à XLVIII) contenant 48 planches de costumes dont 45 en couleurs et 1 page de musique; 226 pp. (contenant XXVI numéros), 50 pp. (contenant 6 numéros (du XXVII au XXXII) contenant 33 planches hors texte de costumes dont 22 en couleurs et une planche dépliante; planches sous serpentes. Excellent état de l’ensemble. Exemplaire à toutes marges sur grand papier, bleuté pour une grande partie. Basane brune marbrée, dos à nerfs ornés, pièces de titres et de tomaisons blondes, mors frottés, tranches rouges. Reliure de l’époque. 245 x 190 mm.
Edition originale ornée de 179 estampes dont 177 de costumes d’acteurs de théâtre du XVIIIesiècle et 146 en coloris de l’époque. «Il existe des exemplaires en grand papier de format in-4, dans ceux-ci les six premiers numéros sont imprimés avec une justification plus grande et les 6 planches sont de format in-4, ces six planches sont réduites de format dans l'édition in-8. » (Colas) Superbe album de planches de Janinet, gravées à l’aquatinte et coloriées, pour la revue des Costumes et Annales des Grands théâtres de Paris, publiée de 1786 à 1789, comprenant les portraits en couleurs de Mlles Arnould, Colombe, Dumesnil, de Mmes Favart ou Gontier, M. Contat, Dugazon, Le Kain, etc. Cette revue parut sous la forme de livraisons, toutes les semaines, le samedi puis le vendredi à partir du 21 juillet 1786. Précieux exemplaire appartenant au tirage de luxe de format in-4 sur grand papier. «176 figures au lavis et en couleur, d’après Duplessi-Bertaux, Dutertre, Le Barbier, Desrais, Janinet, etc., ou non signées et gravées par Janinet. Publication périodique dont il paraissait 48 numéros par an, dit le prospectus, avec 24 figures coloriées, 24 gravures d’après l’antique et 36 planches de musique, au prix de 30 livres (les trois premières années ont eu 48 numéros et la quatrième 33 seulement). Cet ouvrage commencé par M. D’Auberteuil et continué par Le Vacher de Charnois a régulièrement paru du 15 avril 1786 au 8 novembre 1789, où il fut arrêté du plein gré de Charnois. Recueil intéressant, recherché pour les renseignements que l’on y trouve sur le théâtre, mais surtout pour ses jolies portraits d’actrices, parmi lesquelles on remarque Mlle Contat (rôle deSuzanne, de la ‘Folle Journée’), Mme Dugazon, Mlle Guimard, Mlle Colombe, Mme Vestris, Mme Favart, Sophie Arnould, Adrienne Lecouvreur, Raucourt, etc.» (Cohen, Guide de l'amateur de livres a gravures de XVIIIe siècle. col.226-227.) Jean-Charles Le Vacher de Charnois (né à Paris le 14 mars 1749, où il est mort le 2 septembre 1792 à la prison de l'Abbaye, lors des massacres de Septembre) est écrivain, journaliste, dramaturge et critique théâtral français. Après un passage dans l'administration royale, il commence sa carrière littéraire en rédigeant le Journal des théâtres en 1777. Il est familier du monde des théâtres, auquel il est attaché par son mariage avec Angélique-Marie Dubus, fille de l'acteur Préville, à Paris le 29 novembre 1777. En 1777, il est l'ami d'une comédienne, Madame Bellecour, et en 1780, il est l'amant d'une actrice de la Comédie-Française puis de l'Opéra, Mlle Durancy. Mais s'étant réconcilié avec sa femme, il doit rompre avec l'actrice qui, de désespoir, se donne la mort. Edition originale de cet ouvrage précieux pour l’histoire de décor et du costume de théâtre illustré en premier tirage de 177 figures sur grand papier. L’iconographie s’avère d’un intérêt particulier pour l’illustration des pièces de théâtre, la plupart des gravures étant consacrées aux acteurs. L’ensemble finement gravé et délicatement colorié présente une belle qualité artistique. Livre très recherché: 30000 fr. (gr. pap.) Besombes 1930. Tandis que les livres remarquables de la bibliothèque Rahir se vendaient alors à compter de 1000 fr. Provenance: Ex-libris imprimé de Louis Jouvet, célèbre comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français, professeur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique.