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Phone number : 01 42 84 16 68Bel exemplaire à grandes marges. Ferdinando Bertelli, Aeneis Typis Excudebat Venetiis, Anno 1563. In-4 comportant 1 titre gravé et 60 planches gravées sur cuivre. Maroquin brun janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Chambolle-Duru. 210 x 163 mm.
Première édition de ce « Recueil rare composé de 60 planches chiffrées ». Brunet, I, 815. Vinet 2085 ; Rahir 229 ; Cicognara 1588; Lipperheide 2. «Volume d’une grande rareté» (Vinet, Bibliographie méthodique et raisonnée des Beaux-arts). « Recueil de costumes gravés sur cuivre par Ferdinand Bertellius. Le volume comprend un titre gravé ornementé et 60 pl. numérotées de costumes d’hommes et de femmes.» «Première édition de cet ouvrage célèbre, presque inconnue. Les planches sont plus larges que celles des éditions suivantes, elles mesurent 104 x 154 mm, 118 x 156 mm, 98 x 152 mm, tandis que les planches postérieures de mesurent qu’à peu près la moitié». « Recueil précieux, composé de 60 planches. Les exemplaires qu’on rencontre ordinairement sont à la date de 1569, et les planches sont chiffrées». Colas mentionne 1 titre gravé et 64 planches gravées sur cuivre, chiffrées 1 à 60. Le recueil contient en fait 1 titre et 60 planches, certains exemplaires contenant des planches « sans numéro qui n'appartiennent peut-être pas à cette suite. » Brunet. Ces planches, d'environ 155 x 105 mm, représentent chacune un personnage masculin ou féminin dans un encadrement. Un panneau de bois suspendu à la branche d'un arbrisseau porte la légende. Les gravures illustrent la mode « Renaissance » de la péninsule italienne, de l'Espagne, des pays allemands et slaves, de la France mais aussi de la Turquie, de l'Éthiopie et des pays riverains de la méditerranée. Bel exemplaire à grandes marges.
Précieux exemplaire dont toutes les planches a été magnifiquement coloriées à la main et enluminées à l’époque. Paris, Moutard, Libraire de la Reine, 1776. In-8 de xvi pp., 559 pp., (5) pp., 14 planches à pleine page hors texte. Relié en plein veau porphyre de l’époque, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 195 x 123 mm.
Edition originale publiée à l’occasion des cérémonies du sacre de Louis XVI. Sander 138; Saffroy, I, 15227; Barbier, II, 755; Brunet, VI, 1310; Lipperheide 2479. «Né à Saint-Hilaire près d’Orléans, le 4 novembre 1738, Charles-Joseph Bévy, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur et de la maison de Saint-Denis, avait atteint sa trente-huitième année, lorsqu’il publia un ouvrage intitulé: ‘Histoire des inaugurations des rois, des empereurs et des autres souverains de l’univers’ avec gravures, in-8. Ce livre, auquel le sacre récent de Louis XVI donnait un intérêt de circonstance, appela sur l’auteur l’attention bienveillante du comte de Saint-Germain.» L'ouvrage fut remarqué et valut au bénédictin dom Bévy (1738-1830), la charge d'historiographe de France pour la Flandre et le Hainaut. «14 figures comprenant 81 costumes, dessinés par Michel Rieg, gravés par Ingouf et Trière. » (Cohen, 145). «Ces 14 planches représentent environ 80 costumes français du XIIIe au XVIIIe siècle». (Colas, I, 320). Somptueux exemplaire, sans doute unique, dont toutes les planches ont été magnifiquement coloriées à la main à l’époque et rehaussées à l’or. Aucun bibliographe n’avait connaissance d’un tel exemplaire en couleurs.
Il s’agit du premier atlas de cette planète, dans lequel Bianchini détermine son axe de rotation. Rome, Giovanni Maria Salvioni, 1728.In-folio de 1 frontispice, viii pp. dont le feuillet de titre imprimé en rouge et noir, 92 pp., 10 planches hors texte dont 4 dépliantes, 3 gravures dans le texte. Déchirure sans manque de texte dans la marge de la p.29. Relié en demi-basane havane mouchetée récente, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées. 380 x 250 mm.
Edition originale rare relatant pour la première fois la présence de tâches sur vénus.Il s’agit du premier atlas de cette planète, dans lequel Bianchini détermine son axe de rotation. Riccardi, I, 132 ; Graesse, I, 437.« C’est donc dans cet ouvrage que Bianchini a consigné ses observations des taches de la planète Vénus. Il a donné une détermination du mouvement de rotation de cette planète. Il fit imprimer son livre magnifiquement, le dédia au roi de Portugal Jean V, auquel il offrit en même temps une machine représentant le système de cette planète, ornée de figures d’argent doré. Le roi envoya en retour à l’auteur, outre une forte somme d’argent, une lunette de nouvelle invention faite à Londres, et dont le travail était admirable ; il accorda depuis, en 1731, deux ans après la mort de Bianchini, la croix de l’ordre du Christ au compte Gaspard Bianchini, son neveu, et il y ajouta, en 1732, une commanderie, en payant de son trésor les frais dus, pour l’expédition du diplôme, à la caisse de l’ordre, et toutes les autres dépenses. »François Bianchini (1662-1729) fut reçu membre de l’Académie physico-mathématique, établie par Monsignor Ciampini.« En 1717, il eut un accident qui interrompit des observations importantes qu’il avait commencées sur la planète de Vénus, et dont les premières remontaient même jusqu’en 1716 ; il les reprit. Il en fit surtout alors d’infiniment curieuses sur les taches de cette planète. Il les faisait avec cette machine qu’il avait présentée à l’Académie de Paris ; et, pouvant employer des lunettes plus fortes qu’on ne l’avait pu jusqu’alors, il fit des découvertes et des observations toutes nouvelles. Il continuait en même temps son travail sur les tombeaux de la maison d’Auguste ; « il s’enfermait le jour, dit encore Fontenelle, dans le colombier sépulcral et souterrain, et la nuit il montait à son observatoire. » Aussi vit-on paraître, dans deux années consécutives, 1727 et 1728, deux importants ouvrages, l’un sur le colombier, et l’autre sur Vénus. Ce fut par ces deux productions remarquables qu’il termina sa carrière. » Michaud.Le présent ouvrage est d’autre part un exemple important de l’illustration dans les livres italiens du XVIIIe siècle.Il est illustré d’un frontispice gravé par Rocco Pozzi d’après Stefani Pozzi, de 3 gravures dans le texte et de 10 planches hors texte consacrées aux découvertes de Bianchini, 3 d’entre elles (2 dans le texte et 1 planche hors texte) étant réalisées en mezzotinte.L’une des gravures illustrant le chapitre 2 représente le cratère lunaire Platon et 2 des planches à pleine page montrent des télescopes de l’époque.William Ashworth notait dans le catalogue de son exposition intitulé The Face of the Moon que : « This small engraving, which appears in the text as part of the introductory chapter, shows the crater Plato at the right, with Aristotle and Eudoxus at left, and the mountain range of the alps cut by the dramatic slash of the Alpine Valley. Bianchini noted with surprise that the valley did not appear on the great Cassini map, and he was right; Bianchini was the first to see and to portray this most impressive of lunar valleys” (p. 11).Bon exemplaire de cette rare originale du plus haut intérêt du point de vue de l’astronomie.
Edition originale rarissime composée de 60 superbes estampes imprimées en couleurs et rehaussées à la main par Carlo Lasinio. Firenze, Niccolo Pagni, Giuseppe Bardi, 1796.In-folio de (1) f. de titre, 60 planches numérotées à pleine page. Qq. piqûres sans gravité, pte. restauration dans la marge blanche inférieure de la pl. 34. Relié en demi-basane de l’époque, dos lisse orné de filets dorés et à froid, non rogné. Reliure de l’époque.522 x 340 mm.
Edition originale rarissime de cette superbe suite consacrée aux costumes des habitants de la Toscane au XVIIIe siècle.Lipperheide 1320 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 323.Elle se compose de 60 estampes gravées en couleurs et rehaussées à la main par Carlo Lasinio figurant les costumes des habitants de toutes les provinces de la Toscane : Florence, Arezzo, Grosseto, Livourne, Lucques, Massa Carrara, Pise, Pistoia, Prato, Sienne...Lasinio a représenté des vendeurs de rue, des familles de paysans, des couples, ... à travers des scènes de la vie quotidienne, avec de superbes paysages toscans comme toile de fond.L’artiste et graveur Carlo Lasinio (Trévise 1759 - Pise 1838) est un graveur, peintre et dessinateur qui fut actif à Florence et à Pise. Il fut l'élève d'Edouard Gautier d'Agoty dans l'atelier duquel il apprit la technique de la gravure en couleurs. Rentré en Italie, il travailla à Florence puis devint le conservateur de la Galerie de Pise. Il reproduisit par la gravure un grand nombre de tableaux.Dans le présent recueil, Lasinio n’emploie cependant pas la méthode enseignée par Gautier d’Agoty, mais adopte la technique encore plus récente de la « gravure à la poupée ».Les 60 estampes ont ainsi été gravées en couleurs à la poupée, puis finement terminées au pinceau par l’artiste. « Ces très belles planches sont gravées par G. Canacci, Cavini, Cecchi, C. Lasinlo, Mugnon, G. Pera, Vascellini, Zancon d’après les dessins d’Antonio (57) et de Gaetano Bicci, Ant. Fedi et Piatolli. 1020 fr. Montgermont 1913 – 510 fr. (14 planches) de Jonghe 1930 » (Colas 325).Cette suite complète est rarissime. Elle est du plus haut intérêt pour l’histoire du costume. L’artiste s’est attaché à représenter chaque scène avec un grand réalisme, dépeignant de manière détaillée les costumes et accessoires des différentes professions et provinces, ainsi que les paysages toscans.Très précieux exemplaire de l’un des livres de costumes les plus rares, très grand de marges car non rogné et conservé dans sa reliure de l’époque, dont l’ensemble des 60 estampes ont été finement rehaussées à la main à l’époque dans des tons vifs et chatoyants.D’après nos investigations, parmi l’ensemble des bibliothèques publiques mondiales, seule la National Art Library Victoria & Albert Museum possèderait un exemplaire de cet ouvrage.
Joli volume orné d’1titre frontispice, 6 gravures sur cuivre et 12 gravures de mode, le tout en délicat coloris main de l’époque. Wien, Georg Friedr Kraus, 1808. In-16 de (2) ff. dont un titre frontispice, (30) ff., 6 gravures hors texte, 59 pp., 1 planche dépliante de partition de musique, (13) pp. et 12 gravures hors texte. Soit 1 frontispice et 18 gravures. Dos de maroquin rouge, peinture sur émail sur plats de métal, filet doré encadrant les plats, dos lisse richement orné, doublures en soie verte, miroir collé sur le premier contreplat, pochette en accordéon de soie verte sur le second contreplat, tranches dorées. Reliure de l’époque. 98 x 57 mm.
Joli volume orné d'un titre frontispice, 6 gravures sur cuivre et 12 gravures de mode, le tout en délicat coloris main de l’époque. Précieuse reliure aux musiciens peinte sur émail : une joueuse de triangle sur le plat supérieur, un joueur de musette sur le plat inférieur.
Un brillant témoignage sur les fêtes de la Renaissance, imprimé à Paris en 1597. De la bibliothèque Horace de Landau, avec ex-libris. S. l., 1597. In-4 de 24 planches gravées numérotées y compris le titre frontispice. Les planches 19 et 22 sont coupées au cadre et remontées. Ainsi complet. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs avec le titre et la date de publication frappés or. Reliure du XIXe siècle. 289 x 193 mm.
Édition originale fort rare illustrant les mascarades de la Renaissance, œuvre de Robert Boissard, dessinateur et graveur au burin né à Valence en 1570. Lipperheide, 3167 ; Brunet, I, 1070 ; Rahir, 331 ; Colas, 368 ; Cicognara, 1594 ; Graesse, Trésor de Livres rares, I, 475. Parent de Jean-Jacques Boissard, il a gravé d’après les dessins de celui-ci plusieurs des figures illustrant les Icones vivorum illustrium (Francfort, 1597). On lui doit, en outre, un portrait de Ronsard et un portrait d’Henri IV. Entièrement gravé, l’ouvrage est orné d’un titre dans un encadrement architectural, et de 23 planches dessinées par Jean-Jacques Boissard et gravées par Robert Boissard. La plupart ont été à l’époque rehaussées de couleur jaune. Le volume fut imprimé à l’époque de la grande vogue des mascarades. Généralement données dans les résidences royales, ces divertissements étaient essentiellement chorégraphiques. Ils avaient lieu dans une salle ayant la forme d’un « carré long », garnie sur les côtés de fauteuils ou de gradins, dans lesquels prenaient place le roi, sa famille et, selon leur rang, des courtisans. Une troupe de danseurs, conduite par un prince ou une princesse, accompagnée de quelques figurants, chanteurs et instrumentistes, paraissait au cours d’un bal, après avoir convenu d’un thème en rapport avec leurs déguisements et les entrées qu’ils exécutaient. Spectacles assez brefs, sans intrigue, ils pouvaient néanmoins comporter quelques décorations et même des machines. Mais généralement les représentations n’avaient lieu qu’avec des costumes auxquels on accordait le plus grand soin en dépensant pour eux des sommes aussi importantes que pour ceux des opéras. Les mascarades étaient organisées pendant le carnaval, au mois de janvier, février et mars, avant le carême, période de l’année durant laquelle s’exprimaient, selon des habitudes séculaires, plus de liberté et de fantaisie. Cette suite des mascarades qui a rendu célèbre le nom du graveur Robert boissard, n’est pas un simple recueil de « grotesques ». Ces couples maniérés aux visages caricaturaux sont accompagnés de légendes moralisatrices qui mettent ces inventions à mi-chemin entre les recueils de devises et d’emblèmes, si en vogue à l’époque, et ceux des proverbes, plus populaires, dans le genre de ceux de Lagniet (vers 1650). Bel exemplaire à grandes marges. Un brillant témoignage sur les fêtes de la Renaissance, imprimé à Paris en 1597. Provenance : de la bibliothèque Horace de Landau (1824-1903) avec son ex libris sur le contre-plat.
Superbe recueil de costumes d’époque Louis XIV orné de 90 estampes en brillamment coloris de l’époque, rehaussées d’or et d’argent Paris, vers 1725.In-folio de 15 planches non numérotées, 12 planches numérotées, 48 planches non numérotées, 9 planches numérotées, 6 planches non numérotées. Marges de la 1e planche usée avec qq. déchirures et brunissures, pte. restauration à la planche de la Fille de joie turque sans manque. Veau fauve, double cadre de roulettes et fleurons dorés, large écoinçon central doré, dos lisses orné de fleurons dorés, tranches jaspées. Reliure espagnole de l’époque.360 x 232 mm.
Superbe recueil de 90 estampes à pleine page en premier tirage, entièrement enluminées à l’époque et dues essentiellement aux frères Bonnart, à Mariette et Martin Engelbrecht.« On décrit sous ce nom des recueils factices d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs-marchands d’estampes.Les Bonnart, éditeurs d’estampes de modes, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682 : Nicolas, Henry, Robert et Jean-Baptiste.On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composés d’estampes portant les signatures : Bonnart, R. B. dol. (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart) ; ces planches ont été publiées par cahiers ou séparément de telle façon qu’il est impossible d’en donner une nomenclature exacte, d’autant qu’on y joint habituellement d’autres estampes de même genre publiées par des graveurs-éditeurs comme I.D. de Saint-Jean (grava une centaine de planches), Nicolas Arnoult (environ 150 planches), Lepautre, Nicolas Bazin, Berey, Trouvain, P. Picart, Valleran, Leblond, Berain, Mariette, Lemoine, Chiquet, Larmessin, etc. ».« Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance du costume et des modes sous Louis XIV ; elles représentent les grands personnages de la cour, de l’armée, de la magistrature ou de l’église.Beaucoup sont de vraies estampes de modes et peuvent être citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle. »Colas, Bibliographie de costumes et de la mode, 379.Les estampes de Bonnart sont consacrées aux souveraines et princesses européennes en habits d’apparat : La Reine de France, Marie-Leczinska, la Reine, L’Infante d’Espagne, l’Impératrice d’Autriche, la grande Sultane, la Reine du Portugal, la Reine du Danemark, la Reine de Suède, la Princesse Palatine, les Duchesses de Bourbon, de Savoie, du Maine, de Lorraine, d’Orléans, de Vendôme, la Princesse de Conté, la Princesse de Galles, la Duchesse de Bavière, la Reine de Prusse, la Princesse de Galles, la Duchesse de Bavière, la Reine de Prusse, la Princesse de Moscovie…Certaines des estampes sont consacrées aux actrices du temps : Mademoiselle de Subligny, Danseuse de l’opéra, Mademoiselle des Matines, chanteuse et danseuse à l’opéra, Marinette en habit de Bradamante.Le recueil s’achève sur une série de 6 estampes d’Engelbrecht figurant divers métiers féminins : brodeuse, dentelière, couturière, tricoteuse, artiste-peintre, cuisinière.Toutes ces estampes ont été aquarellées à l’époque en brillant coloris et beaucoup sont rehaussées d’or et d’argent.À l’arrière plan des souveraines européennes se profilent des jardins à la française ou des monuments à l’antique.
Les ballets, métiers, costumes du siècle de Louis XIV. 120 superbes estampes de Bonnart et Berain. Paris, vers 1700.In-folio de 120 planches montées à onglets (infimes déchirures restaurées sans manques). Vélin. 340 x 260 mm.
Un important et rare recueil de costumes du XVIIe siècle, d’un intérêt manifeste pour la connaissance des modes et du costume sous le règne de Louis XIV. Ce recueil comprend 120 belles eaux-fortes de grand format (270 x 185 mm) sur papier fort, la plupart gravées par Nicolas Bonnart (père) ou Robert Bonnart et éditées par Nicolas Bonnart fils. Sont décrits sous ce nom de «recueils Bonnart» quelques rares recueils d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs marchands d’estampes, les Bonnart. Ces estampes étaient publiées à l’époque, soit à l’unité, soit par séries. Il est donc impossible d’en donner une nomenclature exacte. «Les Bonnart éditeurs d’estampes de modes, dont ils étaient au besoin les graveurs, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682. On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composées d’estampes portant les signatures: Bonnart, R.B. dol (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart)». En plus des frères Bonnart, figurent dans le présent recueil des estampes dessinées par Berain et gravées par Lepautre. «Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance des modes sous Louis XIV. Certains sont de vraies estampes de modes et peuvent êtres citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle». Colas. Bibliographie générale du costume et de la mode. Ces recueils hautement convoités depuis trois siècles par les marchands d’estampes pour être disséquées et vendus à la planche, sont devenus introuvables. Les estampes sur les métiers traités avec burlesque et les costumes de théâtre et d’opéra dessinés par Berain témoignent d’une grande fantaisie et évoquent les mascarades et mises en scène spectaculaires présentées au Roi Soleil. Jean Berain (1640-1709) qui signe ces estampes était dessinateur du roi et ornemaniste; il dessinait des costumes et préparait des mascarades pour Louis XIV. «Il collaborait régulièrement à la décoration, à la machinerie de l’opéra; il ordonnait des fêtes, des feux d’artifice et des carrousels.» Benezit, I, 638. Cette belle réunion de 120 eaux-fortes comprend diverses séries et se compose ainsi: Les Saisons: 2 suites de 4. Les Mois: 12 gravures. Les 4 parties du Monde: 4. Les points cardinaux: 4. Apollon: 1. Les sens: 5. Les 3 parties du jour. Les Impératrices romaines: 12. Les Muses: 9. Les Parques: 3. Costumes de théâtre et d’opéra: 10. Suite de Métiers: orfèvre, berger, jardinier, architecte, sculpteur, peintre. Costumes féminins étrangers: 12 dont 3 suisses, 2 allemandes, 2 turques, 2 grecques, 1 perse. Costumes d’Amazones: 4. Costumes masculins étrangers: 8 dont le portrait de «Celebi Mehemet Effendi». Personnages de comédies: 10 don Arlequin, Crispin, Scaramouche (1pl. coupée au sujet). Divers caractères: 8. Précieuse suite, rare, d’eaux-fortes de grande beauté, très évocatrices du siècle de Louis XIV.
BOUCHER, François / LONDERSEEL, Assuerus van / BOUCHARDON, Edme.
Reference : LCS-17828
Ce recueil est du plus haut intérêt pour la connaissance des métiers et des costumes sous Louis XV. Certaines des gravures sont de véritables estampes de mode. Paris, chez Huguier, vers 1735. Plein veau havane marbré, dos à nerfs richement orné, pièces de titre en maroquin rouge, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 318 x 238 mm.
12 planches in-4 gravées par Le Bas et Ravenet d’après les dessins de Boucher. 1. Gaigne Petit – 2. A Racomoder les vieux souflets – 3. Des noisettes au litron – 4. Balais Balais – 5. Charbon Charbon – 6. A. Ramonner du Haut en bas – 7. A la crème – 8. Des patez – 9. Chaudronier chaudronier – 10. Des radix des raves – 11. La Laittiere – 12. Au vinaigre. Ce recueil est du plus haut intérêt pour la connaissance des métiers et des costumes sous Louis XV. Certaines des gravures sont de véritables estampes de mode. « Le père de Boucher, dessinateur de broderies, fut le premier maître de l’enfant. Mais devant les dispositions dont il témoignait, il se décida à le faire travailler sous une direction plus autorisée que la sienne. François Boucher entra dans l’atelier de Le Moine, dont il imita bientôt la manière, dans Le jugement de Suzanne. Il n’y resta que fort peu de temps, quelques mois à peine, puis vint travailler chez le père du graveur L. Cars, lequel était éditeur. Mariette nous dit à ce sujet que Boucher y dessinait pour les planches de Cars et qu’il recevait pour ce travail 60 livres par mois, non compris le logement et la table. Ce fut ainsi qu’en 1721 il fit les illustrations de l’Histoire de France de Daniel, gravées par Baquoy. Entre temps, il avait commencé à s’adonner à l’art de la gravure et ses premiers essais décidèrent M. de Julienne à lui confier le soin de graver les dessins de Watteau. Le jeune artiste, encore très épris de son art, travaille à la fois le dessin, la gravure et la peinture. Les 24 livres par jour que M. de Julienne lui donnait pour prix de son travail lui faisaient la vie assez facile, mais Boucher voulait entrer à l’Académie et s’efforçait de perfectionner sa technique. En 1723, il emporta le premier prix au concours de l’Académie, avec Evilmerodach délivrant Joachim. Il avait à peine 20 ans. Mais il ne possédait pas encore la faveur dont il devait jouir plus tard et l’influence contraire du duc d’Antin ne lui permit pas d’obtenir son envoi à Rome comme pensionnaire du roi. Deux ans plus tard, néanmoins, ayant réuni quelque argent, et grâce à la générosité d’un tiers, il fit le voyage d’Italie en compagnie de Carle Van Loo. Il ne semble pas d’ailleurs que Boucher ait tiré grand enseignement de l’étude des écoles italiennes, tout au moins de celles de la grande époque classique. Ses goûts le portaient naturellement vers une forme plus badine et moins étudiée, et des maîtres transalpins c’est assurément Albani, Tiepolo et Baroccio qui produisirent avec lui la plus grande influence. Agréé à l’Académie, dès son retour d’Italie en 1731, il devint immédiatement le peintre mondain, le portraitiste, semi-officiel des femmes à la mode, épouses ou maîtresses des financiers et des mythologies galantes, telles Vénus commandant des armes à Vulcain pour Enée. Il illustra dans le même temps, Molière et La Fontaine » (Benezit). - [Relié avec] : Londerseel, Assuerus van. (Anvers 1572 – Rotterdam 1635). Probablement élève de Peter van des Borcht. On lui doit notamment des bois dans le goût de Virgile Solis pour des figures de la Bible. On lui doit également des gravures d’ornements pour les joailliers, ainsi que cette remarquable suite de masques et danseurs constituée de 9 estampes à pleine page, vers 1600, à ce jour non répertoriée. - [A la suite] : Actions glorieuses de S. A. S. Charles Duc de Lorraine, 13 planches. - [Puis] : Médailles du Règne de Louis XV (par Godonnesche ou Fleurimont), 56 planches. - [Et] : Recueil de différentes Charges dessigné à Rome par Carloo Vanloo, Peintre du Roy, c. 1737. 12 planches. Premier tirage de cette superbe suite de 12 portraits d’hommes en pied de nations étrangères, gravées par Le Bas et Ravenet d’après Van Loo. - 30 planches diverses et portraits de la Marquise du Châtelet et de Voltaire, gravés par Fessard, J. P. Le Bas, Frère, Surugue, Aveline, d’après Jeaurat, Boucher, Wouvermans, Téniers, Watteau, etc. - [Enfin] : Bouchardon. Études prises dans le bas peuple, ou les cris de Paris, 1737-1746. In-4. 60 planches. Ce rare recueil se compose de 5 séries de 12 planches chacune, représentant les types des différents marchands et ouvriers ambulants de Paris. Ces planches, dessinées par Bouchardon, ont été gravées à l’eau-forte par Caylus et terminées par Fessard. Il est très rare de trouver une suite complète des 60 estampes. Première suite, 1737. Et se vendent à Paris chez Fessard. 1 pte. tache sur 1 pl. Seconde suite, 1737. Chez Fessard. Troisième suite, 1738. Chez Fessard. Quatrième suite, 1742. Chez Fessard. Cinquième suite, 1746. A Paris chez Joullain. « Très beau recueil dû au comte de Caylus » (Cohen). La signature du Comte de Caylus, auquel est dû ce très beau recueil, se retrouve encore, à la pointe, sur certaines des planches. La cinquième suite figure ici avant les numéros, comme dans le célèbre exemplaire Charles Cousin, Lord Carnavon, cité par Cohen en maroquin de Hardy. L’illustration superbe, montée sur onglets, constitue la plus belle suite de dessins exécutée par Bouchardon. Mêlant dans ceux-ci élégance et réalisme, ce grand sculpteur, excelle dans la représentation d'attitudes très variées et très vivantes et reproduit ainsi d'une façon très personnelle et pittoresque le monde si multiforme des petits métiers ambulants de Paris au début du XVIIIe siècle : porteur d'eau, vendeur de moulins, écosseuse de pois, écureuse, lanterne magique, vendeur de lardoirs, vinaigre, vendeuse de cerneaux, de petits pâtés, de pommes cuites au four, porteur d'eau, crocheteur, cureur de puits, raccomodeur de seaux et de souflets, mort aux rats, peaux de lapin, lacets, cotterets, balais, café, barbier, vielleux, diseuse de bonne aventure, tonnelier, crieuse de vieux chapeaux etc... Des planches de très belle facture, très pures et à très grandes marges. Remarquable et unique ensemble de 192 gravures sur très grand papier fort des XVIIe et XVIIIe siècles vraisemblablement réunies et reliées vers 1750 pour le roi Louis XV ou son entourage proche comme l’atteste la fleur de lys surmontée de la couronne royale frappée en queue du dos. Les estampes coûtèrent 64 livres, prix considérable au XVIIIe siècle et la reliure 4 livres. De la bibliothèque Edouard Rahir avec ex-libris adjugé au prix de 6 000 F le 7 mai 1935 (n°732).
Exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin de l’époque aux armes de la Duchesse de Berry (1798-1870). [Paris, planches datées 1818-1820]. In-folio de 86 planches à pleine page. Maroquin bleu à long grain, roulettes dorées et à froid en encadrement, armes dorées au centre, dos à nerfs orné de roulettes à froid et fers dorés, roulette intérieure, tranches dorées. Simier R. du R., signature en pied du dos. 436 x 295 mm.
Très beau recueil de vues de châteaux provenant de la bibliothèque de la duchesse de Berry, dans une reliure de Simier. 86 lithographies en couleurs, avec rehauts à la gomme arabique, par Bourgeois (83) et Thiénon (3), imprimées par C. de Lasteyrie et F. Delpech. Constant Bourgeois (1767-1841), élève de David, produisit plusieurs suites de vues topographiques de l'Europe. Aux planches tirées du Recueil de vues pittoresques de la France (Paris, 1818-1819) s'ajoutent quelques-unes très probablement tirées du Voyage pittoresque à la Grande‑Chartreuse, suivi de quelques vues prises dans les environs de ce monastère (Paris, 1821). Parmi les châteaux, sites et monuments représentés, citons le donjon de Semur, les châteaux de Rambouillet, Gisors, Frazé, Courtalin et Bois-Ruffin, l'abbaye de Graville, des vues de Voreppe, de Ville-d'Avray, de la manufacture de Jouy, etc. Exemplaire en condition exceptionnelle, relié à l’époque par Simier aux armes de Marie-Caroline, Duchesse de Berry et avec l’ex-libris du Château de Rosny (Cat. 1837, n°l905). Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile, fille de Ferdinand 1er, roi des Deux-Siciles, et de Marie-Clémentine, archiduchesse d'Autriche, née à Naples le 5 novembre 1798, épousa le 17 juin 1816, Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, second fils du futur Charles X, qui fut assassiné le 13 février 1820. La duchesse de Berry, veuve à 22 ans, se consacra à l'éducation de ses deux enfants, Louise-Marie-Thérèse d'Artois et Henri-Charles-Ferdinand-Marie Dieudonné, duc de Bordeaux, né posthume ; très courageuse, elle essaya en 1832 de fomenter en Vendée un soulèvement légitimiste qui échoua ; trahie le 7 novembre de la même année par le juif converti Deutz, elle fut enfermée dans la citadelle de Blaye où elle mit au monde une fille qu'elle avait eue du comte Hector Lucchesi-Palli, qu'elle avait épousé secrètement en 1831 ; remise en liberté en juin 1833, elle fut tenue à l'écart par la famille royale et se vit enlever la direction de l'éducation de son fils. Elle vécut à Venise et mourut le 17 avril 1870 au château de Brunnsee en Styrie. Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, avait constitué dans son château de Rosny, près Mantes, une luxueuse bibliothèque remarquable tant par le choix des éditions et la richesse des reliures que par l'importance des manuscrits qu'elle renfermait. La duchesse de Berry était non seulement une bibliophile réputée, mais aussi une mécène enthousiaste des arts, avec un vif intérêt pour le travail de ses contemporains comme Ambroise-Louis Garneray qui dépeint des vues de la vie contemporaine. Sa bibliothèque contenait des livres de voyage finement illustrés tels que le Voyage pittoresque en Sicile d'Achille Etienne Gigault de la Salle (Paris, 1822-[26], son exemplaire dédicacé, l'exemplaire Botfield, Christie's Londres, 30 mars 1994, lot 64) et un album de 125 planches gravées du Recueil choisi de plus belles vues des palais, châteaux et maisons royales de Paris et des environs de Jacques Rigaud (Paris : vers 1730-1752, Christie's Londres. 9décembre 1983, lot 138), et le présent album de vues est très typique de son intérêt et de son goût pour l'impression topographique. Unique exemplaire répertorié, complet des 86 estampes en coloris de l’époque, conservé dans sa reliure en maroquin armorié de l’époque, adjugé 45 601 € par Sotheby’s London le 13 juin 2002.
Très bel ouvrage entièrement composé en chromolithographie dédié à l’architecture de Paris, Gand, Anvers, Rouen, Chartres, … London, Thomas Boys, 1839. In-folio, titre lithographié, 24 (de 25) chromolithographies, conservé dans la reliure de l’éditeur en demi-maroquin rouge décoré, plats de percaline avec encadrement de maroquin rouge tout autour, titre frappé or au centre du plat supérieur, quelques piqûres, corps de l’ouvrage détaché de la reliure, reliure légèrement frottée. Reliure de l’éditeur. 532 x 355 mm. La chromolithographie fut brevetée en 1837 et cet ouvrage est l’un des premiers réalisés en utilisant cette nouvelle technique.
Les planches, teintées par Charles Hullmandel qui breveta son propre procédé de chromolithographie en 1840, sont d’une beauté exceptionnelle. «A very beautiful book. Apart from the brilliance, sensitivity and technical mastery of the drawing on stone there is the great, and often underestimated, technical and artistic transmission of such drawings, and in developing the cool, transparent, graduated tints, subtle in colouring, on which the book depends.” (Abbey, Travel 33) «Il produisit seul les 28 lithographies de “Picturesque architecture in Paris, Gent, Antwerp, Rouen” (Londres 1839). Ses vues de Paris sont recherchées.» (Dictionnaire des peintres, E. Benezit T., II, p. 259). Les planches présentes dans ce recueil sont intitulées: Fish Market, Antwerp; Belfry, Gand; Byloke, Ghent; Tour de Remy, Dieppe; L'Hôtel de Ville, Arras; St. Laurent, Rouen; Laon; Rue de Rivage, Abbeville; Rue de la Grosse Horloge, Rouen; L'Abbaye St Amand, Rouen; Hôtel de Cluny, Paris; Hôtel Cluny, Paris; Hôtel de Sens, Paris; St Severin, Paris; Porte Rouge, Notre Dame, Paris/Rue de Marmousets, Paris; La Ste Chapelle, Paris; Notre-Dame, Paris; St Etienne du Mont, Paris; St Etienne du Mont and the Pantheon, Paris; Pavillon de Flore, Tuileries; Hôtel de la Tremouille, Rue des Bourdonnois, Paris / Vieille Rue du Temple, Paris; La Chapelle de l'Institut; Notre-Dame, Paris, from the Quai St Bernard; S. Porch of Chartres Cathedral; St. André Chartres. Thomas Shotter Boys, aquarelliste et lithographe, fut placé chez George Cooke, graveur, afin d’exercer cette profession, mais à la fin de son apprentissage, il visita Paris et fut persuadé par Bonington, sous la direction de qui il avait étudié, de se consacrer à la peinture. Il exposa pour la première fois à Paris en 1827 et y resta jusqu’en 1837. Il retourna en Angleterre afin de lithographier les œuvres de David Roberts et Clarkson Stanfield. L’œuvre de Boys «Picturesque Architecture in Paris, Ghent, Antwerp, Rouen » publiée en 1839 provoqua une grande admiration. Le roi Louis-Philippe lui envoya un anneau en témoignage de son mérite. Boys fut membre du Institute of Painters in Water Colours. Très bel ouvrage dédié à l’architecture de Paris, conservé dans sa reliure d’origine.
Le premier ouvrage illustré par Dürer. L’un des touts premiers livres abordant la découverte de l’Amérique. In the chapter: de Geographica regionum inquisitione there is a passage on the discovery of America (If. 58 numbered 62) Première édition latine incunable publiée à Strasbourg ornée de 117 spectaculaires gravures sur bois. Strasbourg, J. Gruninger, 1er juin 1497. Brandt, Sébastien. [La Nef des Fous]. Stultifera Navis (traduit en latin par Jacobus Locher). Strasbourg, J. Gruninger, 1er juin 1497. In-4 de 112 ff. (mal ch. 116) (sig. A6 B-I6/4 K-X4/6 Y6) ornés de 117 bois gravés, 35-39 lignes, caractères romains (restaurations en marges des ff. 1 et 116 sans atteinte au texte). Reliure réalisée dans un parchemin du XIVè siècle. 220 x 153 mm. Edition latine incunable, la première publiée à Strasbourg et la quatrième latine générale du premier ouvrage illustré par Dürer. HC 3747; Pellechet 2820; Polain (B) 865; BMC III 795; Schreiber 3567; Goff B 1089; Proctor 480; Vouillième-Berl. 2301 ; Schmidt, Grüninger 30 ; Schreiber 3570 ; Muther 553. L’iconographie comprend 117 gravures sur bois, la plupart exécutées sur les dessins de Dürer. Cette illustration reprend les bois gravés dans l’édition allemande donnée par le même imprimeur en 1494, avec cependant 3 nouvelles figures sur bois. “The woodcuts are very interesting and remarkable. Many woodcuts show clear elements of Durer’s style, that he must have part on the illustration of this work in any manner. Latin edition in verses. In the chapter: de geographica regiorum inquisitione there is a passage on the discovery of America (1f. 58 numbered 62). Some chapters concern physicians a. the medicine”. «De Colmar, Dürer gagna Bâle qui était à cette époque un grand centre de l’imprimerie, branche en plein essor. Dürer y travailla comme graveur sur bois tout en dessinant également de nombreuses esquisses au profit d’autres artisans graveurs. Il se consacra à l’illustration de l’œuvre la plus connue de Sebastian Brandt, ‘La Nef des fous’. Il resta d’ailleurs très lié avec cet éditeur tout le restant de sa vie. On ne sait où il se rendit en quittant Bâle mais une chose est certaine: les années 1490-1494 sont caractérisées par une première activité intense dans le cadre d’une Renaissance bouillonnante et enthousiaste». Albert Dürer, Catalogue raisonné. «Cet ouvrage singulier a eu une grande vogue à l’époque où il parut et les gravures en bois très remarquables dont il est orné le recommandent encore aux curieux. L’édition la plus ancienne que l’on connaisse de cette traduction est celle décrite ci-dessus». Brunet, I, 1204. Né à Strasbourg en 1458, Sébastien Brandt écrivit cet ouvrage lorsqu’il devint conseiller de l’empereur Maximilien Ier. L’idée du poème remonte peut-être à une ancienne coutume de Mardi gras, particulière aux populations du Haut et Bas-Rhin. L’auteur fait s’embarquer sur un navire tous les fous du pays, représentant les différentes classes sociales: clergé, noblesse, magistrature, université, négoce, paysans, cuisiniers… A chacun est consacré un chapitre permettant ainsi à Brandt d’esquisser une caricature des diverses corporations et professions et une satire des principales sottises, abus et vices de la nature humaine. Chacune des 117 figures sur bois illustre avec une verve acérée les scènes de la vie quotidienne et représente les costumes de l’époque. La modernité de l’illustration confère à l’ouvrage un intérêt majeur et en fait l’un des plus célèbres illustrés de l’histoire du livre. C’est en effet l’un des premiers exemples de gravures humoristiques et l’une des premières illustrations directement adaptées à un texte. Exemplaire à grandes marges (hauteur 220 mm), de l’une des plus rares éditions incunables. N°17 dans le classement de Frédéric Barbier («La Nef des fous au XVè siècle: un projet de recherche» in Histoire et Civilisation du Livre, III, Droz, 2007).
Première édition très recherchée de ces charmants volumes consacrés à la Russie et ornés de 111 estampes, presque toutes aquarellées à la main à l’époque. Paris, Nepveu, 1813. 6 tomes en 6 volumes in-12 de : I/ xxxii pp., 163, 2 pp., 10 pp. d’avis au relieur, 17 planches dont 2 dépliantes et 14 en couleurs ; II/ (2) ff., 186 pp., (2) pp. de table, 13 planches dont 1 dépliante et 12 en couleurs ; III/ (2) ff., 190 pp., 2 pp. de table, 24 planches dont 1 dépliante et 22 en couleurs ; IV/ (2) ff., 196 pp., 2 pp. de table, 13 planches en couleurs dont 1 dépliante ; V/ (2) ff., 192 pp., 2 pp. de table, 24 planches dont 23 en couleurs ; VI/ (2) ff., 198 pp., 2 pp., 20 planches en couleurs. Soit un total de 111 planches aquarellées (sauf 7 qui sont en noir). Veau granité, roulette dorée autour des plats, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 131 x 80 mm.
Première édition très recherchée de ces charmants volumes consacrés à la Russie et ornés de 111 estampes, presque toutes aquarellées à la main à l’époque. Lipperheide 1350. Toutes ces estampes illustrent avec bonheur les mœurs, professions et modes de vie, quelquefois sur fond de paysages, des Russes de la Russie ancienne du début du XIXe siècle. Certaines gravures très jolies évoquent ainsi les traineaux, les paysannes des différentes provinces, l’intérieur des yourtes… Toutes ces gravures ont été exécutées sur les dessins originaux et d’après nature, par Damane, Demartrait, peintre français, auteur et éditeur des Maisons de Plaisance impériales de Russie et Robert Ker-Porter, peintre anglais, inventeur des « Panoramas ». Très séduisant exemplaire aquarellé à la main à l’époque conservé dans ses élégantes reliures en veau granité de l’époque.
Edition originale du plus beau livre illustré français sur les mœurs, cérémonies et coutumes civiles et religieuses du XVIIIe siècle. Illustré de 266 gravures de Bernard Picart, il est relié en maroquin rouge par Chilliat né en 1784, relieur de l’Impératrice Marie-Louise. Amsterdam, 1723-1743. Bernard, Jean-Frédéric. Bruzen De La Martiniere Antoine-Augustin. Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde Représentées par des Figures dessinées de la main de Bernard Picard: avec une explication historique, & quelques dissertations curieuses. 8 t. en 9 vol. [12]-xlii[8]-153-206-[2], [4]-197-[1]-104, [4]-211-[1] (avec pp. clxv-clxiii)-49-[3]-150-[2] (saut de pag. sans manque dans la 2ème partie), [4]-386-38-84-[1], 396, [4]-13-348-[2], [4]-291-[1]-32-160, [16]-288, [8]-120-[1-1 bl.-4]-164 (=184) pp. - Lebrun Pierre. Thiers, Jean-Baptiste. Superstitions anciennes et modernes préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion. Avec des figures qui représentent ces pratiques. 2 volumes. [4]-xviii-[2]-268-72,[8]-133-[1 bl.]-326-[16] pp. (faux titre déchiré sans manque, rest.). Amsterdam, J. F. Bernard, 1723-1743, n 1733-1736. Soit 11 volumes in-folio (qq. bruniss). Plein maroquin à grain long rouge, cadres de filets et roulette feuillagée dorés sur les plats, dos à 5 nerfs, caissons joliment ornés de larges fleurons piquetés dorés, bordures, coiffes et coupes ornées dorées. Riche reliure en maroquin signée «Chilliat», né en 1784. 430 x 273 mm. Édition originale du plus important, du plus complet et du plus richement illustré livre français du XVIIIe siècle sur les mœurs, coutumes et cérémonies civiles et religieuses observées chez les différentes nations à cette époque. Conlon 23:35 (= BN, BL, NUC); Cohen 134 ; Brunet I-1742 ; Sabin 4931; STCN. « Ouvrage qui doit presque tout le succès qu'il a obtenu aux 266 belles gravures dont il est orné. C'est une œuvre extraite des écrits de R. Simon, de J. Abbadie, de Dupin, de Thiers, du P. Le Brun, de Boulainvilliers, de Reland, etc., sur le même sujet. La rédaction en est due à J. -Fréd. Bernard, libraireéditeur, au ministre Bernard, à Bruzen de la Martinière, et autres. Les premiers volumes ont été réimprimés en 1735 et 1739, avec quelques augmentations dans le texte; mais la première édition est celle qu'on préfère, parce qu'elle contient les premières épreuves.» Les deux volumes de supplément (surtout en grand papier) et les deux de superstitions sont fort difficiles à trouver. » cohen. L'éditeur présente ainsi son entreprise : « Le premier deffein du Libraire qui a entrepris ce Recueil était de le réduire en quatre Volumes in Folio, fuivant le programme qu'il en publia en Novembre 1720. Il le divifoit alors en deux Claffes, dont la première renfermait les « Cérémonies Religieufes, les pratiques & les ufages introduits à l'occafion, ou fi l'on veut, pour l'amour de la Religion ; les Cérémonies nuptiales, de nativité & funèbres de tous les Peuples du Monde, les Cérémonies fuperftitieufes, les Habillemens des Ecclefiaftiques &c. » La seconde renfermait les « Cérémonies Civiles, c'eft-à-dire celles qui fe pratiquent au Couronnement des Souverains de l'Univers, les Exercices & les jeux, les Entrées publiques & les Tournois, les Ballets, les Caroufels, les Inftallations des Chevaliers, les Mafcarades &c. les peines & les fuplices, divers ufages des hommes dans la Vie Civile, les habillemens de toutes les Nations du Monde, tant de Cérémonie, qu'ordinaires &c. » Voilà le plan contenu dans ce programe : Nous fommes toujours refolus de fuivre cet ordre ; mais il s'en faut bien que tant de matière ne puiffe être réduite en quatre volumes. A peine fuffiront ils pour ces Cérémonies & Coutumes Religieufes que l'on doit regarder comme générales, & qui font établies par l'autorité des Ecclefiaftiques, que l'on peut appeler les Dépofitaires des Rites Religieux. » Ex. complet du supplément en 2 volumes (i.e. t. VII & VIII) et de "Superstitions" qui sont «fort difficiles à trouver» (Cohen). Ouvrage recherché pour son abondante et impressionnante illustration gravée sur cuivre en premier tirage (complet): frontispice (manque souvent ayant été publié postérieurement) et 266 planches hors-texte dont 28 dépliantes et 11 sur doubles pages, 9 vignettes de titre et qqs bandeaux dispersés dans l'ouvrage. Belles illustrations, dépeignant les rites et rituels des diverses croyances mais aussi des costumes, et divinités, etc. (la plupart avec plusieurs sujets par planche). L'ouvrage traite des religions pratiquées par les juifs et les catholiques (t. I & II), les peuples des Indes Occidentales (Amérique) et Orientales (t. III), de l'Orient (Moluques, Bornéo, Chine, Japon, Laponie, Perse, Afrique..., t. IV) les orthodoxes et les protestants (coptes, arméniens, vaudois, luthériens..., t. V), les anglicans, quakert et anabaptistes mais aussi les "fanatiques", convulsionnais, adamistes, sectes mystiques francs-maçons etc. (t. VI) et les "mahométans" (t. VII, contenant aussi un supplément et des tables) et les t. VIII & IX constituent un supplément avec des chapitres sur les ordres militaires, la sorcellerie, les fêtes du carnaval, la fête des fous (de J.-B. Du Tilliot)... Les 2 derniers volumes sont relatifs aux superstitions. Superbes reliures réalisées par Chilliat, né en 1784, relieur de l’Impératrice Marie-Louise. Ex-libris armorié à la devise "Pax et Libertas" et ex-libris Wolvenbosch et Dr. L. De Winter. Cachet moderne sur les contreplats.
Bel exemplaire de la bibliothèque A. Brölemann. Francfordij… 1596. In-4 oblong de (6) ff., 62 planches sur 51 ff. (manque ici le feuillet K2 orné des lettres E et F). Cuir de Russie fauve, filet doré autour des plats, dos à nerfs, filet or sur les coupes, charnières fragiles, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure signée Bruyere, vers 1840. 146 x 199 mm.
Première édition originale de ce recueil des frères de Bry qui revendique de tracer tous les alphabets en usage dans les divers peuples du monde. Les alphabets latins furent tracés d’après les modèles de Corneille Agrippa et Baptiste Palatin. Hollstein Dutch and Flemish IV.37, n°119-169, Bonacini 290 ; cf. Becker : Hofer Collection 59 (citing German-language edition) ; Berlin 5283 ; Guilmard p. 369 ; Brunet I, 1309 ; Graesse VIII, 124. First edition, published simultaneously with a German-language issue (« Alphabeten , und aller art Characteren… »). The alphabet plates include representations of Chaldaen, Syriac, Hebrew, Coptic, Arabic, Samaritan, Greek, Illyrian, Croatian, Armenian, and Roman, among others, many of these in several different varieties, as well as national varieties of lettering styles - German, Flemish, French, and other - also demonstrating upper and lower cases and styles of script. Following these are 12 plates with an alphabet of 24 elaborate Mannerist initial letters by the de Bry brothers, exquisitely ornamented with lions, horses, unicorns, dogs, monkeys, cats, peacocks, turkeys, pelicans, owls, butterflies, beetles, and vines. The final three plates (of four published in the concluding section) include six handsome monogram devices for the brothers themselves and others, and two quatrains of verse in rebus form. This copy includes, however, the beautiful and very elaborate dedication engraving, which is not always present- a complex wreathed monogram for Count Philip Louis II of Hanau-Münzenberg, set between elegant figures of Justice and Truth, who stride forward from columned niches bearing scales and a mirror. Dans la description de son exemplaire incomplet Peter A. Wick ajoutait : « Like all other copies we have seen described, this volume does not include Plate A, and it would appear that it was never present, as Becker speculates with reference to the German issue of the work. » Le présent exemplaire contient la planche A1 qui reproduit la gravure de dédicace. « This antiquarian text, Alphabeta et characteres, first published in 1596 and later published in English in 1628 as Caracters and Diversitie of Letteres Used by Divers Nations in the World, the second alphabet book produced by the de Bry workshop in the 1590s, is comprised mostly of plates reproducing alphabets ancient and modern. The de Brys’ fanciful alphabet, in which letters are composed entirely of bodies, is therefore something of an exception in the larger historicizing program of the book, but it does offer a lesson in embodiement that applies to the book as a whole. The alphabet begins with Adam and Eve who, in their original sin, ‘fall’ into each other to become the letter A. This corporeal letter, linked to the Fall as surely as the A of the ‘Nova alphati’, once again suggests that in a fallen world it is only by means of the letter that we can embody our scriptural origins. Yet this is also a book full of alphabets in which time makes fallen bodies of letters. The corporeal letter cannot help but play a paradoxical role in a book whose historicizing purpose is to embody the origins of that which embodies our origins. It would be easy to explain away this problem by treating the fanciful A composed of Adam and Eve as a witty gloss on the simple letter A that is given, a priori, just below it; yet this simple A, printed in Roman capital, itself turns out to be a gloss on something prior to it. The plate from the ‘Alphabeta et characters’ illustrating the historicized Roman alphabet proves that this letter exists in time and must therefore be seen as a descendant of, for example, the curious A’s of two ancient Egyptian alphabets represented in a separate plate, letters that are themselves descendants of some prior letter. At some point, if we are to avoid lapsing into this infinite regression in which there will always be one more step to an original writing, a separation must be forced between the sacred truths borne by the letter and the letter as historical artifact. Perhaps once could argue, with Juliet Fleming, that the form this separation takes in response to the Renaissance tattoo is one of acknowledgment and disavowal. We have seen the ideological work of disavowal, in which the potential sameness of tattoo and letter is renounced through an exclusion of the tattoo from the realm of writing. Such a disavowal is implicit in the introductory remarks to ‘Caracters and Diversitie of Letters’: ‘Among Men, some are accounted Ciuill, and more both Sociable and Religious, by the Vse of ‘letters’ and Writing, which others wanting are esteemed Brutish, Sauage, Barbarous. But the tattoo, precisely because it stands as a site of disavowal, is the fetish that acknowledges the letter’s fallen materiality. In the case of de Bry’s engraving, that acknowledgment becomes particularly apparent when we consider alongside the Roman capitals of the ‘Alphabeta et characters’, de Bry’s Roman capitals that index the Algonquian tattoos. Although de Bry’s historicized letters may not properly be ‘marks rased on their backs’, one could certainly see them in terms of inscriptions chiseled into stone, or even as marks ‘rased’ on copper plates. And as physical marks, the letters of the Roman alphabet are not less bound to matter and to a worldly temporality than tattoos. So long as we choose to see de Bry’s letters (and again I suggest we should see hem as we see the tattoos’, then we must acknowledge a fundamental similarity between letters and tattoos : both are marks that originate within time, in a material act of inscription. » (Savage Marks). Ce remarquable recueil d’alphabets débute par une série d’alphabets orientaux anciens et modernes (chaldéens syriaques, hébraïques, …) suivis des lettres antiques, gothiques, latines, italiennes, bergamasques, espagnoles,… Vient ensuite un magnifique alphabet ornemaniste d’inspiration flamande orné de fleurs, oiseaux, insectes, quadrupèdes. Une planche de facture extrêmement moderne représente un alphabet humanoïde tel que le reprendra Daumier quelques deux siècles plus tard. Enfin, le volume se termine par un feuillet de chiffres et deux feuillets de rébus. Le volume extrêmement rare n’est bien décrit que par le Berlin Katalog. Brunet, repris par Graesse puis par Bonacini, ne décrit qu’imparfaitement cet ouvrage en n’indiquant que 51 feuillets d’après un exemplaire (Vente Langlès). Il commet une autre erreur en mentionnant qu’il s’agit d’une seconde édition du « Nova Alfati » des frères de Bry, ouvrage totalement différent et qui, bien que rare, est beaucoup plus connu que celui-ci. De cet ouvrage, véritablement rarissime, il n’est passé aucun exemplaire en ventes publiques depuis de nombreuses décennies et, à notre connaissance, seuls deux exemplaires, tous deux incomplets, ont figuré dans des catalogues de libraires : le premier, dans les années 70, dans le catalogue « Alphabets bestiaires… » de la librairie Cécile Eluard, incomplet du feuillet de dédicace, et le second, fortement incomplet, dans le catalogue de la librairie A. Jammes « Belles écritures » où il était décrit comme « extrêmement rare ». La description donnée par Guilmard est faite d’après l’exemplaire Foulc, lui aussi, incomplet. La Librairie P. Sourget a catalogué et vendu 45 000 € un exemplaire complet en mai 2003, il y a 17 ans (Ref. Livres Précieux, cat XXVI, n°46). L’un des touts derniers exemplaires parus sur le marché, celui de Peter A. Wick - Ars Libri limited, décembre 2010, décrit ainsi : « This copy lacks one plate in the final series, a fine acrobatic alphabet, several leaves newly mounted on stubs, lower right corner of final plate renewed in blank margin ; title with expertly mended clean tear and one small abrasion at platemark ; generally a fine, clean copy. » fut vendu $ 25 000 il y a 10 ans. Fort bel exemplaire - restauration minime dans les marges des deux dernières planches - revêtu d’une reliure en cuir de Russie signée de Bruyère, relieur lyonnais exerçant vers 1840-1860, provenant de la célèbre bibliothèque A. Brölemann.
200 planches coloriées à l'époque illustrant fleurs et animaux. Paris, Lacombe, Buchoz, puis Paris, Buchoz & Amsterdam, Marc-Michel Rey, [1775]-1778-1779-1780-1781. 20 tomes en 4 volumes in-folio de: I/ 5 titres, 50 planches dont 49 en double état en noir et coloriées et 1 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches; II/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement dans l’état colorié, 5 ff. d’explication des planches; III/ 5 titres, 50 planches dont 47 en double état en noir et coloriées et 3 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication; IV/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches. Plein maroquin rouge, triple filet en encadrement et fleurons angulaires dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 458 x 305 mm.
[video width="1684" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/03/FullSizeRender1.mp4"][/video] Édition originale de l'un des plus célèbres livres de Pierre Joseph Buchoz. Sitwell p 82; Blunt, pp. 158-160 ; Brun Anker 73 ; Fine Bird Books, p. 63 ; Nissen IVB 156 et I, 1371; Graesse I, 563. Pierre Joseph Buchoz (1731-1807), docteur agrégé à la Faculté et au collège Royal de Médecine de Nancy, médecin botaniste de Monsieur, ancien médecin de feu sa Majesté le Roi de Pologne et de Monseigneur Comte d'Artois... a publié un grand nombre d'ouvrages sur les plantes étrangères et indigènes. Outre quelques bonnes observations sur les oiseaux de volière ses livres sont aujourd'hui principalement recherchés pour la beauté des estampes enluminées qui les accompagnent. Avocat puis médecin, démonstrateur au collège royal des médecins de Nancy, Pierre-Joseph Buchoz, de Metz, publia des ouvrages d'histoire naturelle dans l'esprit encyclopédiste du temps. Bel ouvrage imprimé sur grand papier de Hollande orné de 20 titres calligraphies en couleurs, en lettres d'or, rouges et vertes, et de 200 planches hors texte entièrement coloriées à la main à l'époque illustrant gibier, oiseaux, mammifères, papillons, coquillages, fleurs, plantes, fossiles. Les volumes sont enrichis de la suite de 192 gravures en noir. Les superbes planches de botanique, zoologie et minéralogie ont été dessinées par les plus grands artistes du XVIIIe siècle tels Jacques de Favanne, Guillaume de Favanne son fils, Bélengé et Jean-Baptiste Desmoulins. Elles sont gravées par Ransonnette, Jean Leroy, Dupin fils, Claude Fessard, M. Fessard, Breant, Vangelisti, Vidal, C. Baquoy, Bradel et Jacques Juillet. The British Museum (Nat. Hist.) Cat.: I, 275, notes that "the plates of fossils and minerals were collected and issued in 1782 as 'Les dons merveilleux.de la Nature dans le regne Mineral." Bel exemplaire en maroquin rouge provenant de la bibliothèque de la Comtesse Sophie Potocka (1760-1822), célèbre dans toutes les cours d'Europe pour sa beauté, avec sa signature sur le premier titre de chaque volume.
La culture turque en 72 planches coloriées à la main à l’époque. Paris, Nepveu, 1812. 6 volumes in-16 de I/ 20 pp., xxxi pp. (1) p., 119 pp., (1) p. de table, 1 planche hors-texte ; II/ (2) ff., 225 pp., (1) p., (1) f. de table, 1 planche hors-texte ; III/ (2) ff., 251 pp. (1) p. de table, 16 planches hors-texte ; IV/ (2) ff., 282 pp., (1) f. de table, 17 planches hors-texte ; V/ (2) ff., 231 pp., (1) p. de table, 10 planches hors-texte ; VI/ (2) ff., 235 pp., (3) pp, 27 planches hors-texte. Relié en plein maroquin rouge à grain long, roulette dorée d’encadrement sur les plats, dos lisses richement ornés, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque signée R. P. Chilliat. 134 x 82 mm.
Edition originale recherchée de cet important ouvrage consacré à la Turquie et orné de 72 planches coloriées à la main à l’époque, représentant diverses scènes et costumes. Lipperheide, 1427 ; Graesse, I, 530 ; Brunet, I, 1226 ; Colas, 545; Blackmer, 300; Lord Byron, dans une lettre adressée à Thomas Moore (28 août 1813), écrivait : “If you want any more books, there is Castellan's ‘Moeurs des Ottomans’, the best compendium of the kind I ever met with, in six small tomes." « Castellan (1772-1838) était un peintre, graveur et architecte français. Pendant la Révolution, il fut quelque temps employé dans les charrois militaires ; mais quand il fut rendu à ses études, il partit pour le Levant, visita Constantinople, la Grèce, les îles, l’Italie et la Suisse, recueillant partout un grand nombre de documents, de dessins... Fixé à Paris dès 1804, il s’occupa de publier divers ouvrages pleins d’intérêt, où se trouvent consignés les résultats de ses voyages et de ses observations. Ils sont accompagnés de nombreuses vues dessinées et gravées par l’auteur. Byron disait de cet excellent livre : « N’allez pas en Turquie sans avoir Castellan dans votre poche. » Hoefer, Nouvelle biographie générale, IX, 91-92. L’illustration est composée de 6 frontispices et 66 planches gravées, coloriées à la main à l’époque, représentant diverses scènes, monuments, costumes, villes, instruments musicaux, ... Les planches sont principalement des versions réduites des planches tirées de l’ouvrage “The Costume of Turquey” d’Octavien Dalvimart. Très bel exemplaire, d’une grande fraicheur, de cet ouvrage de référence sur la Turquie, conservé dans ses élégantes reliures de l’époque signées en maroquin rouge orné. Provenance : cachet frappé à froid, Fondation Napoléon, bibliothèque Martial Lapeyre, créateur de la Fondation Napoléon au milieu du XXe siècle.
Plus de 450 déguisements et accessoires de fête imprimés en couleurs vives en 1926. Rare catalogue de vente imprimé à Paris dans l’entre-deux-guerres. Paris, Omnium Français de Publicité, 1926. Petit in-folio de 24 planches imprimées en couleurs. Conservé broché tel que paru, dans sa couverture souple en papier de ton orange vif, titre «Carnaval» et figure d’une femme masquée d’un loup noir sur le plat supérieur. Trois tampons apposés sur le plat supérieur. Couverture d’origine. 315 x 210 mm.
Rare témoignage du commerce des déguisements et accessoires de fête à Paris pendant les années folles. Catalogue de vente publié par un marchand de déguisements français à l’occasion du carnaval de 1927, bien complet de ses 24 planches au format in-folio présentant plus de 450 articles. Une table des matières répertorie au verso de la couverture les nombreux articles figurant au catalogue : loups et dominos, masques en carton pour enfants, hommes et femmes, demi-visages et nez, masques en jersey, masques artistiques, barbes et moustaches, perruques, tambourins, grosses têtes colin-maillard, articles pour décoration de chars, nombreux costumes (clowns, Pierrots, Arlequin, cow-boy, Marquise, Paysan Normand, Carmen, Colombine, Fée, Pêcheur, Bécassine, …), coiffures diverses, coiffures en papier, articles de noël (costume de Père noël, sabots de noël, …) etc. Chaque article de déguisement proposé à la vente est illustré en couleurs. Le présent exemplaire contient encore sur la première page le coupon de remise confidentielle de 40% effectué par le vendeur. Le carnaval et les soirées déguisées étaient très en vogue pendant l’entre-deux-guerres, période durant laquelle les divertissements étaient vivement recherchés pour oublier les affres de la guerre. Hommes et femmes se rendaient au cinéma, dans les salons, dans les « dancings », pour danser, rire et faire la fête. Le présent catalogue est tout à fait représentatif de l’atmosphère qui règne encore à Paris à la fin des années folles et à la veille du krach de 1929. Précieux catalogue entièrement imprimé en couleurs, présentant toute la gamme de masques, déguisements et accessoires de fête disponibles en France pour le Carnaval de 1927.
Rare et luxueux catalogue de vente d’un fabricant de parfums et produits cosmétiques parisien abondamment illustré de plus de 400 échantillons en couleurs et rehaussés d’or. Paris, milieu du XIXe siècle. Paris, [v. 1840-1856].In-4 oblong de 20 double-pages numérotées. Relié en chagrin vert, double filet or encadrant les plats, nom de l’entreprise de parfumerie ainsi que son adresse frappés or sur le plat supérieur. Reliure de l’époque présentant quelques traces d’usure.237 x 305 mm.
Superbe catalogue d’échantillons de parfums et produits cosmétiques du milieu du XIXe siècle, présentant la collection de produits proposés à la vente par la maison parisienne Maugenet et Coudray.Rare témoin de la richesse et du luxe des marchandises produites dans ce secteur au XIXe siècle, il était utilisé comme catalogue de vente par ce marchand français.Ce recueil unique présente plus de 400 produits cosmétiques reproduits en lithographie, tels que des savons multiples, des baumes à lèvres, des crèmes de Perse, des parfums, des huiles pour les cheveux, des huiles aux fleurs, de la brillantine, des pommades diverses, des lotions pour les cheveux, des extraits de senteur, des eaux de lavande et de Cologne, des eaux de toilette, des dentifrices, des poudres pour le teint, des crèmes pour la moustache, …Chacun des produits a été colorié et un grand nombre d’entre eux porte une étiquette gaufrée à l’or.Ils sont tous numérotés à la main afin de faciliter les commandes des clients, comme l’explique la note manuscrite inscrite au début du volume : “Carnet n°27348. Avoir soin de nous indiquer le numéro du carnet avec le numéro de l’article. ”La petite parfumerie M. Maugenet & E. Coudray s’établit à Paris vers 1810. Au cours du XIXe siècle, Maugenet & Coudray, anciennement appelé Dela Salle & Chaulin, devint l’un des plus grands exportateurs de parfums et cosmétiques de luxe.Edmond Coudray, un docteur-chimiste, voyageait dans le monde entier pour rapporter des produits exotiques. En 1837, la maison de Coudray devint le fournisseur officiel de la cour Britannique.Maugenet et Coudray restèrent associés jusqu’en 1856, date à laquelle Maugenet décida de quitter la compagnie. Ils ouvrirent ensuite un petit magasin de cosmétiques et de parfums situé au 348 rue Saint-Honoré à Paris en 1882. L’entreprise produisait de nombreuses présentations luxueuses et remporta de nombreux prix. Ils gagnèrent deux médailles d’argent à l’Exposition de 1882 pour leur eau de Cologne.Les Parfums Coudray restèrent une affaire familiale jusqu’en 1908, date à laquelle la compagnie fut acquise par Edouard Colmant.Après la seconde guerre mondiale la maison fut à nouveau très active grâce à des formules de parfums ayant survécu.Current Literature, Volume 5, 1890:"Coudray, Lubin and all cologne makers though the house of famous for extracts for the Coudray for sachet powders and soaps...The amber and distilled lavender waters made by Coudray are also excellent...The most famous French sachet powders are those made by Coudray. There is more violet powder sold than all other sachet powders put together. Heliotrope is next to violet in popularity and after that comes white rose and jockey club. In the original packages, Coudray's powders come in no smaller size than a quarter of a pound. Violet powder is not a lasting perfume but may be improved in fragrance and made more lasting by adding to it one-half its bulk of orrisroot powder. This is an excellent sachet for the linen closet and is considerably less expensive than pure violet powder...Lubin, Coudray, and Pinaud of Paris the most famous manufacturers of French soaps. Lubin's violet and other soaps need no recommendation. Coudray and Pinaud both make delightful lettuce soaps one which is just now among the most popular of fine perfumed soaps...All Coudray's soaps may be safely recommended..."Lorsque Coudray arrive, « la maison prend alors une extension extraordinaire : créations sur créations, le soin apporté aux articles même les plus simples, le bon goût remplaçant les objets criards et sans élégance qui caractérisaient autrefois l’article d’exportation, la publication d’un catalogue illustrée, fait tout nouveau en parfumerie, la fondation d’une usine modèle à Saint-Denis, à côté de cela les qualités du chef de la maison, sa rondeur en affaires, sa probité rigoureuse, une régularité sans démenti, voilà les principales traces de cet édifice commercial. »Dans le monde précieux de la Maison Coudray, tout n’est que luxe et douceur, fantaisie et volupté. Un univers féminin tout en délicatesse dédié à la beauté des femmes depuis 1822. Sous le règne de Louis XVIII, Edmond Coudray, médecin-chimiste, devient fournisseur en eaux de Cologne, crèmes, savons, onguents et autres pommades des cours royales d’Angleterre, de Belgique, d’Italie, d’Afrique, du Portugal, du Brésil et de Russie.Coudray devient l’une des cinq plus grandes parfumeries du 19ème siècle. Précieux et rare témoignage de l’engouement pour les produits cosmétiques de luxe en Europe au milieu du XIXe siècle.
Rare et luxueux catalogue de vente d’un fabricant de parfums et produits cosmétiques abondamment illustré de plus de 775 échantillons en couleurs et rehaussés d’or. Francfort, 1898. [CATALOGUE DE PARFUMS ET COSMETIQUES]. J.G. Mouson & Cie. Parfumerien & Toiletteseifen. Francfort, [1898]. In-folio de (1) feuillet de titre, xii pp., 106 pp. Relié en demi-chagrin bordeaux à coins, plats de percaline verte, nom de l’entreprise frappé au centre du plat supérieur, dos lisse. Reliure du XXe siècle. 430 x 310 mm.
Superbe catalogue datant de la fin du XIXe siècle, qui présente la collection de parfums et produits cosmétiques proposés à la vente par la maison allemande Mouson. Rare témoin de la richesse et du luxe des marchandises produites dans ce secteur au XIXe siècle, il était utilisé comme catalogue de vente par ce marchand allemand. Ce recueil unique présente plus de 775 cosmétiques tels que des savons multiples, des parfums, des huiles pour les cheveux, des huiles aux fleurs, de la brillantine, des pommades diverses, des lotions pour les cheveux, des extraits de senteur, des eaux de lavande et de Cologne, des eaux de toilette, des dentifrices, des poudres pour le teint, des crèmes pour la barbe, … Fondée en 1798, l’entreprise Mouson & Cie était l’une des plus importantes de son secteur avec un catalogue proposant plus de 700 produits variés en 1898. L’entreprise de Johann Georg Mouson s'était développée progressivement jusqu’à devenir universellement connue au XIXe siècle avec des établissements à Paris et Londres. Lors des expositions universelles de 1862 à Londres, de 1873 à Vienne, de 1879 à Sidney et avant tout en 1900 à Paris, les savons et parfums de la société Mouson étaient toujours exposés. Ses savons aux parfums exotiques (depuis ceux à la violette ou au lilas blanc, jusqu’à ceux influencés par la mode japonaise tel le Mikado ou le Kananga) étaient très célèbres. Un autre de leurs produits phares était leur eau de lavande. Au XIXème siècle, les catalogues de cette société se distinguent par une multiplicité de produits les plus divers. Dans le présent catalogue, datant de 1898, plus de 700 articles sont mentionnés. Le choix proposé s’étend des simples savons bon marché aux savons fins ou médicaux jusqu'aux parfums exotiques. Il est également intéressant de remarquer que les étiquettes des produits présentés sont écrites dans différentes langues afin de toucher la clientèle la plus vaste possible: les notices sont ainsi écrites en français, anglais, allemand, … afin de pouvoir être exportés dans le monde entier. L’ensemble des 775 échantillons finement gravés ont été mis en couleurs à l’époque et la plupart d’entre eux ont été rehaussés d’or. Bel exemplaire de ce rare témoignage de l’engouement pour les produits cosmétiques de luxe dans le monde à la fin du XIXe siècle.
Plus de 180 outils et ustensiles dessinés et mis en couleurs vers 1850. Un recueil unique du plus haut intérêt pour l’histoire des techniques et de l’artisanat. France, milieu du XIXe siècle. Grand in-8 oblong de (60) ff. et (7) ff. plus petits reliés à la suite. Quelques déchirures anciennement restaurées, quelques salissures. Relié en pleine basane verte, encadrement d’un filet à froid sur les plats, dos lisse. Reliure de l’époque. 243 x 171 mm.
Rare témoignage du commerce des outils et ustensiles dans la France du milieu du XIXe siècle. Recueil unique, regroupant plus de 180 outils et ustensiles répartis sur 67 feuillets au format grand in-8 oblong, présentant l’inventaire des outils disponibles chez un quincailler français dans les années 1850. Il était utilisé comme catalogue de vente par un marchand. Plus de 180 outils, des plus simples aux plus sophistiqués furent ici finement dessinés et coloriés à l’époque par le marchand lui-même. Ces dessins offrent une vision très nette des formes et des couleurs des nombreux ustensiles alors proposés à la vente : tournevis, vis, scies, écrous, têtes de marteaux, burins, chevilles, tenailles, clous, forets, perceuses, mèches, pinces, enclumes, haches, moulins à café, couteaux, truelles, cadenas, limes, ciseaux à bois, manivelles … Presque toutes les illustrations sont numérotées, et certains objets sont disponibles dans différentes couleurs comme par exemple les moulins à café ou encore les perceuses. Le présent recueil, produit vers le milieu du XIXe siècle, est un très intéressant témoignage de la fabrication traditionnelle des outils en France et nous permet d’évaluer l’évolution de leurs formes et de leur efficacité. Recueil unique, entièrement dessiné et mis en couleurs à l’époque par un quincailler français. Il est du plus grand intérêt non seulement pour l’histoire des techniques et du bricolage au milieu du XIXe siècle, mais aussi pour l’artisanat. Quelques annotations manuscrites ajoutées en français par le marchand en marge de certaines illustrations (« fumé rouge », « rouge vif », …) nous confirment l’origine française du présent catalogue de vente.
Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735. 4 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ (7) ff., 390 pp., (1) f. bl., (2) ff., 359 pp, 1 frontispice, 61 planches, 2 cartes et 2 vignettes dans le texte ; II/ (3) ff., 437 pp., (3) ff., 324 pp., (15) ff., 1 frontispice, 16 planches et 2 vignettes dans le texte. Veau fauve mosaïqué, plats entièrement ornés d’un double encadrement mosaïqué alternant veau brun et veau fauve avec panneau central plus foncé, le tout souligné de roulettes et fleurons estampés à froid, filet doré d’encadrement, dos à nerfs richement ornés, tranches mouchetées. Reliure anglaise de l’époque. Marques d’appartenance de deux bibliothèques sur les feuillets de titre. 247 x 195 mm.
Première édition complète des voyages de Chardin en Perse, augmentée de plusieurs passages et du couronnement de Soliman III. Brunet, I, 1802 ; Chadenat, I, 1566 ; Schwab, Bibliographie de la Perse, n°87-88 ; Wilson p.40 ; Atabey 220 ; Diba p. 238. Le Couronnement de Soliman III confère un intérêt particulier à la présente édition. « Cette relation, dit Boucher de la Richarderie, n’a point été insérée dans les éditions des voyages de Chardin en 1711 et 1723. Elle ne se trouve que dans la dernière édition de ses Voyages, donnée après sa mort en 1735.- Très rare ». (Bibliographie de la Perse). « Le témoignage unanime des voyageurs qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité […] La première édition de ses voyages, publiée à Londres en 1686 in-folio, ne contient que le voyage de Paris à Ispahan ; elle n’a pas été continuée parce que l’auteur partit pour la Hollande où il publia 2 autres éditions, à peu près complètes de son Voyage en Perse. Nous disons à peu près complètes car le libraire Delorme exigea de l’auteur la suppression de certains passages capables de déplaire au clergé romain, et d’empêcher le débit de l’ouvrage en France. Ces passages ont été réintégrés dans l’édition de 1735, 4 volumes in-4 ». (Biographie universelle, VII, 506). Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Le tome 2 présente des tableaux dépliants atteignant jusqu’à 190 cm de longueur et représentant les bas-reliefs d’un temple des ruines de Persépolis. Chadenat mentionne à propos de cette édition « 79 belles planches repliées : cartes, vues, scènes, etc. ». Il précise qu’il possède « une très belle édition, dans une jolie reliure [en veau jaspé avec un compartiment de veau clair sur les plats], de cet ouvrage estimé ». Fils d’un joaillier de la place Dauphine à Paris, Chardin partit en 1665 pour les Indes dans le but accessoire d’y faire le commerce des diamants, et surtout entraîné par la passion des voyages. Il traversa la Perse, visita Surate, Ormus, et revint se fixer à Ispahan, où il séjourna 6 années et où le Schah Abbas II le nomma son « marchand ». « Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles, … On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoiqu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors. Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité ». « Ce voyage est un des plus intéressants que l’on ait publiés dans le siècle dernier. Cette edition est encore assez recherchee […] et elle se trouve difficilement » mentionne Brunet. Bel exemplaire, à belles marges, orné de 79 superbes gravures à pleine page, conservé dans son élégante reliure de l’époque en veau mosaïque.
Très élégantes, les planches de botaniques allient le souci documentaire à une véritable recherche esthétique. Une précieuse édition originale pour l'histoire du Canada et de la Louisiane. Paris, Ganeau, 1744. 6 volumes in-12. I. (3) ff. -VIII-454 / II. (1) f. - 501 / III. (1) f. - 465 / IV. (1) f. - 388 / V. (1) f. – XXVIII - 456 / VI. (1) f. – 434 - (2) ff. Veau marbré, dos lisse orné. Reliure de l'époque. 167 x 98 mm
Première édition au format in-12 publiée en même temps que l'édition in-4. Leclerc, 316 / Sabin, 12136 / Quérard, II. 137. C'est, selon Leclerc, l'ouvrage le plus important et le plus complet qui existe sur l'histoire et la géographie de notre ancienne colonie. Le père Charlevoix s'embarqua en 1720 pour les missions du Canada. Il remonta le Saint-Laurent, fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississippi jusqu'à son embouchure et revint en France en 1722. "Il est indispensable à tous ceux qui veulent connaître les origines et les développements de la puissance française dans ces pays". (Chadenat). " Cet ouvrage est un des plus importants qui existent sur le Canada. Il contient non seulement ce que l'auteur a vu lui-même mais aussi ce qu'il a recueilli auprès des meilleures autorités et avec un grand jugement ". (Rich). Le jésuite Pierre François Xavier de Charlevoix (1682 - 1761) s'embarque à La Rochelle en juillet 1720 pour les missions du Canada. Arrivé à Québec, il remonte le Saint-Laurent, s'arrête au pays des Illinois et descend le Mississippi jusqu'à son embouchure pour se rendre à Saint-Domingue ; mais son navire coule à l'entrée du canal des Bahamas. Son second voyage lui permit d'atteindre Saint-Domingue. Son ouvrage rapportant ses observations personnelles, notamment sur la géographie et la flore des pays traversés, offre également un état très complet des connaissances de l'époque sur le Canada et la Louisiane. L'iconographie particulièrement abondante et de grand intérêt documentaire est composée de 44 planches pliées de fleurs et de plantes et de 28 grandes cartes, pliées plusieurs fois, tirées des indications de Charlevoix par Jacques Nicolas Bellin l'Ancien. "Ces cartes sont très intéressantes car, datées de 1743, elles relatent les dernières découvertes faites en 1742 dans l'extrême nord de l'Amérique." Sabin. Toutes ces cartes pliées regorgent de détails sur les différents peuples localisés et révèlent l'existence de territoires encore inconnus. Certaines d'entre elles sont d'un très grand format (environ 560 x 405 mm - 460 x 295 mm...). Très élégantes, les planches de botaniques allient le souci documentaire à une véritable recherche esthétique. Une précieuse édition originale pour l'histoire du Canada et de la Louisiane.
Superbe suite de 88 costumes traditionnels français, et plus particulièrement bretons, finement coloriée à la main à l’époque. Nantes, Charpentier, [1829-1831].Grand in-4 de 88 planches lithographiées et coloriées à la main (sur 120) montées sur onglets. Relié sans le feuillet de titre en demi-chagrin vert, encadrement de filets frappés à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de motifs dorés. Mors légèrement frottés. Reliure de l’époque.350 x 257 mm.
Superbe suite de costumes d’hommes et de femmes issus de nombreux départements de la France et plus particulièrement de Bretagne.Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, I, 612 ; Vinet, Bibliographie méthodique, 2279 ; Lipperheide, 1195.« La plupart de ces planches sont lithographiées par H. Charpentier, elles sont très intéressantes pour les costumes régionaux et paysans de la France. » (Colas).Les lithographies ont été réalisées par Henri Charpentier, et finement coloriées à la main à l’époque. Un certain nombre de planches présentent des rehauts d’or dans les costumes.Sur fond de paysages ces planches sont un document très précieux pour l’histoire du costume traditionnel en France et plus particulièrement en Bretagne : paysans et paysannes, pêcheurs et jeunes mariés y côtoient les dames de condition. Les si célèbres coiffes traditionnelles y sont représentées dans un contexte très vivant. Les départements suivants figurent dans le présent recueil : la Vendée (6 pl.), le Maine et Loire (6 pl.), la Loire inférieure (18 pl.), le Morbihan (3 pl.), le Finistère (15 pl.), l’Ile et Vilaine (2 pl.), les Côtes du Nord (2 pl.), la Manche (3 pl.), la Seine inférieure (10 pl.), le Calvados (3pl.), la Charente inférieure (6 pl.), la Vienne (1 pl.), l’Indre et Loire (1 pl.), l’Eure et Loire (2 pl.), le Rhône (2 pl.), le Loiret (1 pl.), la Gironde (6 pl.), l’Ain (1 pl.).« This set of plates is the earliest work devoted to the costume of the Bretagne region, as well as being of the highest quality ». (The Exotic and the beautiful, III, n°921).Les Charpentier, installés à Nantes, étaient de très importants éditeurs bretons du milieu du XIXe siècle. Ils ont publié une série d’ouvrages sur la région et ont utilisé une nouvelle technique introduite à Nantes en 1821 : la lithographie. Très jolie réunion de 88 lithographies finement coloriées à la main à l’époque, véritable témoignage des usages vestimentaires en Bretagne et en France au tout début du XIXe siècle.
Exemplaire d’une grande pureté conservé dans son cartonnage d’attente. Anvers, ex officina Plantiniana Balthasaris Moreti, 1658.In-folio de (2) ff., 141 pp. illustrées de 16 gravures dans le texte, (2) pp. Titre en rouge et noir, cachet sur le titre, passages soulignés au crayon dans le texte. Conservé dans son cartonnage d’attente. Reliure de l’époque. 312 x 200 mm.
Rare édition originale de ce très bel ouvrage illustré sur le lis. "First edition of a curious work with well-engraved plates" (Hunt n°277). Jean-Jacques Chifflet, né à Besançon en 1588, alla étudier la médecine à Paris, à Montpellier et à Padoue. Il fut choisi en 1614 pour être le médecin de la ville de Besançon, à la place de son père ; il fut honoré dans la suite des principales charges de la patrie, élevé même au Consulat, & enfin Député, pour des affaires importantes, vers l’Archiduchesse Isabelle-Claire-Eugénie, Souveraine des Pays-Bas. Cette Princesse fut si contente de lui, qu’elle voulut le retenir auprès de sa personne, le fit son premier Médecin, & le chargea d’écrire l’histoire de l’Ordre de la Toison d’or. Il revint dans sa patrie, & fut de nouveau attaché à l’Archiduchesse. Après la mort de cette Princesse, arrivée en 1633, il fut successivement le Médecin de Jean d’Autriche & de Léopold-Guillaume d’Autriche, Gouverneur des Pays-Bas. Enfin, il mourut en 1660, âgé de 72 ans. Chifflet fut à la fois Médecin, Historien & Politique, comme on le voit par ses ouvrages. (Bibliothèque littéraire historique et critique de la médecine, p. 509) Chifflet entend démontrer dans le présent ouvrage que l’abeille de Childéric est à l’origine de la fleur de lis, qui en serait dérivée graphiquement, thèse qui s’imposa en partie. « Lors de la découverte faite à Tournai en 1653 du tombeau de Childéric Ier, on trouva de nombreux bijoux d’or ornés de grenats que l’on baptisa « abeilles ». Ce trésor fut donné à l'archiduc Léopold, qui était pour lors gouverneur des Pays-Bas, et qui l’emporta à Vienne. M. Chifflet, dans son ouvrage à ce sujet intitulé Lilium francicum, prétend prouver, par ce monument, que les premières armes de nos rois étaient des abeilles, et que des peintres et des sculpteurs mal habiles ayant voulu les représenter, y avaient si mal réussi, qu'elles devinrent nos fleurs de lys, lorsque, dans le XIIe siècle, la France et les autres états de la chrétienté prirent des armes blasonnées ; mais cette conjecture nous paraît plus imaginaire que fondée car, suivant toute apparence, les abeilles trouvées dans le tombeau de Childéric I n'étaient qu'un symbole de ce prince, et non pas ses armes ». (d’après Nicolas Viton de Saint-Allais. Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France. Paris, 1816). Chifflet aurait rédigé son texte en réponse au livre de Jean Tristan intitulé Traité du Lis contenant la juste défense de sa gloire paru à Paris en 1656. “Un des ouvrages les plus curieux du P. Chifflet ; on y remarque un grand nombre de planches gravées représentant la fleur sous toutes ses formes, des costumes, blasons, médailles, etc. » (Archives du bibliophile ou Bulletin de l’amateur de livres, 1858, n°5820) L’illustration, d’une grande finesse, se compose de 16 gravures sur cuivre dont une de costume et 2 représentant des lis. Exemplaire d’une grande pureté de ce livre rare, conservé dans son cartonnage d’attente. Provenance : deux ex libris gravés non identifiés, cachet d’une bibliothèque sur le titre.