8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Peyronnet, 1955, in-8°, 302 pp, 5 pl. de portraits et 2 tableaux généalogiques dépliants hors texte, index, broché, bon état
"Le général de Boisboissel a fort bien fait de mettre en lumière la figure de son aïeul. Loz de Beaucours appartenait à une famille d'ancienne noblesse, possédant la seigneurie de ce nom en Bothoa, dans la partie « continentale » de l'évèché de Cornouaille, relevant du comté de Quintin et dont le manoir était une modeste habitation comptant seulement deux pièces, vastes sans doute, par étage. Entré au Parlement avec l'achat d'une charge de conseiller, en 1775, à vingt-neuf ans, il devint, quatre ans après, avocat général, à la place de Duparc-Porée, et le demeura jusqu'à la fin de l'institution. Les archives copieuses qu'il a laissées (il aimait écrire), nous éclairent sur ses opinions. C'était un magistrat libéral, membre de la Chambre de Lecture Rennaise, partisan de l'égalité devant l'impôt et de concessions au Tiers dans la distribution des places. Paisible par nature, modéré par raison, il ne fut pas écouté et émigra. Le Comte d'Artois le dissuada de s'engager dans la conjuration de la Rouerie. Rentré dès 1801, il paya sa hâte de six mois de prison à Sainte-Pélagie, mais ayant donné à l'Empereur ses deux fils, dont l'un servit à l'armée, et l'autre dans la diplomatie, il fut nommé Conseiller à la Cour d'Appel de Rennes en 1811 et remplit ces fonctions, sauf l'intervalle des Cent-Jours, jusqu'à sa retraite en 1823 (il avait soixante dix-sept ans). Il est mort à Rennes peu de jours avant la chute de la monarchie légitime à laquelle l'attachaient ses préférences. Dans les abondants papiers qu'il a occasionnés ou griffonnés, l'auteur a trouvé les éléments d'une étude qui fait apparaître avec les traits du personnage, l'atmosphère qui l'enveloppait. Les vicissitudes subies par ses domaines tant de la part des chouans que des administrateurs révolutionnaires n'en forment pas le moins curieux chapitre..." (B.-A. Pocquet du Haut-Jussé, Annales de Bretagne, 1956)
BOIS (Piere-André), Roland KREBS et Jean MOES (dir.).
Reference : 122703
(1997)
ISBN : 9783906758145
Peter Lang SA, 1997, in-8°, 388 pp, notes, index des noms, index des périodiques, broché, bon état. 21 études érudites (14 en français et 7 en allemand)
On trouvera dans ce volume les communications présentées du 23 au 25 mars 1995 à Reims durant le Colloque International organisé par le Centre d'étude des périodiques de langue allemande de Metz. L'objet de la rencontre était d'analyser l'image que les périodiques allemands du XVIIIe siècle ont proposée des lettres françaises. Les revues – dont le développement à l'époque des Lumières est remarquable – ont abordé, à partir d'innombrables comptes rendus et commentaires, dans le cadre général d'un discours de légitimation, toutes les grandes questions que posaient pour la jeune littérature allemande le poids et la fonction de la culture française en Europe. On trouvera donc toutes les attitudes possibles dans les diverses études de cas ici proposées : de l'acceptation des transferts jusqu'à une stratégie de refus et de démarcation. En fait, l'évolution du discours des revues sur la littérature française suit fidèlement celle de la littérature allemande elle-même de la Frühaufklärung au Romantisme et en traduit la situation et les besoins. Par ailleurs, à travers les opinions sur les auteurs français s'expriment bien souvent des jugements sur la nation voisine et sa culture, qui ont leur place dans l'histoire générale des relations franco-allemandes.
Aux dépens de l'Auteur, s.d. (1961) in-8°, 104 pp, broché, qqs annotations crayon, bon état
L'auteur fait litière des griefs dont on accable l'Empereur.
Perrin, 1993 in-8°, 342 pp, annexes, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état
Comment Marguerite Brunet, née en 1730 à Bayonne d'un père forgeron et promise à la vie galante, devient-elle la flamboyante Montansier, protégée et encouragée par Mme du Barry, Marie-Antoinette, le duc d'Orléans, Danton, Barras, Napoléon puis Louis XVIII ? Pour s'être consacrée à la passion de son siècle, le théâtre, non comme actrice mais en véritable chef d'entreprise, elle sera directrice des spectacles "à la suite de la cour", et détiendra pendant trente ans le monopole des représentations de la Bretagne à la Champagne et de la Picardie jusqu'à la Touraine. Elle forme les grands comédiens de son temps, lance des auteurs, fait bâtir des salles de spectacle en province, à Versailles et à Paris, véritables rivales de la Comédie Française et de l'Opéra. Mais les événements se précipitent. Pour sauver son empire financier et artistique, la Montansier monte les entreprises les plus folles. Arrêtée en 1793, elle est sauvée par Thermidor et rebondit encore, faisant parler d'elle jusqu'à sa mort en 1820 à l'âge de quatre-vingt-dix ans. L'exceptionnelle ascension de Marguerite de Montansier est celle d'une femme intrigante et ambitieuse, libre et généreuse, l'une des toutes premières femmes d'affaires.
Perrin, 1987, in-8°, 414 pp, 16 pl. de gravures hors texte, un fac-similé, biblio, broché, couverture illustrée d'un portrait de la comédienne, bon état (Coll. Terres des Femmes)
On l'a surnommée "le diamant de la Comédie Française". La Révolution, le Directoire et le Consulat, l'Empire, les deux Restaurations et la Monarchie de Juillet l'ont vu étinceler. Son histoire est aussi celle du théâtre et des moeurs sous tous ces régimes. — "Son père naturel, Jacques-Marie Boutet, dit Monvel, était un comédien célèbre. Sa mère, d'abord "ambulante" au Palais-Royal, s'était ensuite essayée au théâtre ; lorsque Monvel l'eut abandonné, elle l'avait remplacé par un comique : Valville. Françoise, Marie, Hyppolyte Boutet semblait donc prédestinée à faire carrière sur les planches. De fait, la sienne fut on ne peut plus brillante, à la Comédie-Française et durant plus de quarante ans : il s'agit de Mademoiselle Mars. Longtemps vouée aux "ingénuités", elle était aisément passée aux emplois de grande coquette ; son coup d'éventail, inventé pour une "sortie" de Célimène, était si réussi qu'il devint une tradition. Une élégance innée, des matières très Ancien Régime, sa bonne éducation renforçaient une grâce et un naturel que n'en finissaient pas de louer les critiques. Napoléon voyait, en elle, "la première actrice de l'Europe", et d'innombrables admirateurs étaient sous le charme d'une voix exquise de douceur et de "moelleux", qu'elle avait conquise sur la raucité originelle de son organe vocal. Du caractère : on connait ses démêlés avec Victor Hugo, à propos du fameux hémistiche d'Hernani. "Mauvaise camarade et honnête homme", a-t-on dit. Dure, assurément, lorsque sa carrière était en jeu, Mademoiselle Mars était "une amoureuse", souvent meurtrie par ses amants, peu nombreux, parmi lesquels on doit désormais compter le baron Gérard, grâce au flair et à la méticulosité de sa biographe. Attachée passionnément à faire revivre une comédienne dont elle se sent proche parce qu'elle a repris à peu près tous ses rôles, et dans ce même Théâtre-Français qui avait vu Mademoiselle Mars triomphante sous le Directoire, le Consulat, l'Empire, les deux Restaurations et la monarchie de Juillet, Micheline Boudet met également en scène tous les grands acteurs de l'époque, Mlle Contat, Talma, Mlle George, ainsi qu'une foule d'écrivains, peintres, hommes politiques qui furent les amis de l' "inimitable". Un très beau et très vivant travail d'historienne." (Le Monde, 10 avril 1987)
P., Louis Janet, s.d. (1836-1837), 2 vol. in-8°, xxiii-436 et 445 pp, un portrait en frontispice au tome 1, reliures demi-basane carmin, dos lisses avec titres, tomaisons, fleurons et triples filets dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état
Tomes 1 et 3 seuls (sur 3) — "Homme de lettres, auteur de nombreuses pièces de théâtre et d'opéras, Bouilly a laissé des souvenirs dépourvus de toute date, des portraits d'hommes de lettres, de compositeurs, d'interprètes masculins ou féminins, avec des anecdotes sur certaines représentations, la composition de quelques oeuvres." (Bertier de Sauvigny, 156)
Rodez, Carrère, 1942 gr. in-8°, 659 pp, index, broché, bon état
Berger-Levrault, 1963 gr. in-8°, 330 pp, notes biographiques, broché, bon état
"La destruction des archives du Conseil d'Etat sous la Commune a privé les historiens de sources essentielles, car chacun sait quel rôle important joua celui-ci sous le Consulat et sous l'Empire, et quelle part Napoléon prenait à ses travaux. Les notes recueillies par le secrétaire général Locré au cours des délibérations, pour établir le procès-verbal des séances, comblent en partie une aussi grave lacune pour la période 1809-1813 ; ces notes et procès-verbaux viennent d'être heureusement éditées par le Professeur J. Bourdon, avec une étude critique qui en garantit la valeur et des notes qui en facilitent l'utilisation." (Jean Leflon, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1965)
Payot, 1950, in-8°, 389 pp, avant-propos du Prince Joachim Murat, 9 gravures sur 8 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
Par le baron Jean de Bourgoing, un livre admirablement documenté sur le roi de Rome. — "Après avoir publié les “Papiers intimes et Journal du duc de Reichstadt”, M. Jean de Bourgoing consacre à son héros une biographie d'autant plus utile qu'elle a été alimentée par nombre de documents inédits, entre autres ceux qui proviennent des archives des comtes Maurice Dietrichstein, Prokesch et Maurice Esterhazy. L'auteur résume d'abord les premières années du roi de Rome. (...) Autour de l'enfant impérial, M. Jean de Bourgoing groupe pour les années 1814 et 1815 un grand nombre d'indications précieuses, notamment d'après la correspondance de Marie-Louise et les rapports de la police autrichienne. (...) Pâle et mince, les yeux bleu clair, les cheveux blonds et bouclés, le nez allongé, la voix agréable, passionné pour la chasse et la danse, excellent cavalier, très épris du métier militaire et remplissant avec zèle ses obligations d'officier, le duc de Reichstadt paraît avoir été victime non seulement de sa fragile constitution, mais du climat de Vienne. Sur les phases de sa maladie de poitrine, sur les remèdes inefficaces de ses médecins, sur sa fin très pieuse, survenue le 22 juillet 1832, sur ses obsèques enfin, M. Jean de Bourgoing a multiplié les précisions neuves. Plusieurs portraits du duc de Reichstadt, entre autres une étude d'après nature de Daffinger, ajoutent à l'agrément du livre." (E. Le Gallo, Annales historiques de la Révolution française, 1933)
Payot, 1928, in-8°, 199 pp, traduction française par Etienne Kruger, 8 gravures hors texte, reliure demi-basane rouge, dos à nerfs orné de filets dorés, couv. et dos conservés, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
Payot, 1927, in-8°, 199 pp, traduction française par Etienne Kruger, 8 gravures hors texte, broché, pt. manque au dos, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
Tragique destinée que celle de Napoléon II, fils de Napoléon et de Marie-Louise d'Autriche. À sa naissance aux Tuileries, annoncée en 1811 par cent coups de canons, le petit prince autrichien fut proclamé roi de Rome. Heureux de cet héritier tant désiré, après avoir divorcé de Joséphine de Beauharnais, Napoléon comptait bien lui laisser un vaste empire s'il n'était pas mort à l'âge de 21 ans. Mais son tragique décès au Palais de Schönbrunn en 1832, dans la même chambre qu'occupa Napoléon triomphant après Wagram et Austerlitz, a surtout fait naître une légende autour de celui que l'on appela l'Aiglon, par analogie à son père Napoléon Ier, surnommé l'Aigle. Nul doute que le journal intime de ce beau jeune homme blond promenant partout la nostalgie de sa naissance touchera la corde sensible des lecteurs. Ce document unique fut donné à un ami de régiment du duc de Reichstadt par son précepteur, le prince Moritz von Dietrichstein...
Gedalge, 1946 pt in-8°, 238 pp, planches hors texte (dont 4 pl. en couleurs), broché, bon état (ouvrage couronné par l'Académie Française, Prix Montyon 1947), envoi a.s.
"Je ne puis passer sous silence le nouvel ouvrage de M. Jean Bourguignon : Malmaison, Compiègne, Fontainebleau. Mis, il y a trente ans, à la tête du Musée de Malmaison, jusqu’alors négligé et presque vide, cet excellent Conservateur des Musées Nationaux est parvenu à l’emplir de richesses historiques et artistiques. Grâce à sa parfaite connaissance du Premier Empire et à son activité persuasive auprès des familles qui en possèdent des reliques, il a pu obtenir d’elles le don de précieux souvenirs napoléoniens pour Malmaison et, bien informé, il a su faire acquérir par l’État des pièces magnifiques. Il a réuni là un trésor inestimable. En même temps, il a écrit sur cette époque des livres d’un très sérieux enseignement, où abondent les aperçus inédits. Cette présentation des demeures auxquelles s’attachent tant d’événements consulaires et impériaux s’ajoute à l’œuvre de ce bon écrivain, attentif à l’Art, comme à l’Histoire." (Georges Lecomte, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, 1947)
Librairie des Champs-Elysées, 1928, in-12, 252 pp, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, papier lég. jauni, état correct
BOYER (Général Pierre-François-Xavier).
Reference : 103135
(1999)
ISBN : 9782912431127
La Vouivre, 1999, 2 vol. in-8° carré, xvi-240 et 254 pp, édition de Jacqueline Le Gallic-Holleaux et de Didier Paineau, 12 cartes, illustrations dans le texte et hors texte, texte sur 2 colonnes, annexes, index, brochés, bon état
En 1792, un jeune homme de bonne famille de Belfort, embrasse la carrière des armes. En Belgique puis en Catalogne, il participe aux campagnes victorieuses qui soulagent la République. Il gravit rapidement les échelons. Son destin croise celui de Bonaparte et il s'y greffe avec une fidélité qui ne se démentira pas jusqu'à sa mort. C'est ainsi qu'il part en Italie, puis en Egypte. Échappant à la capture, il participe à la reconquête de la colonie de Haïti. L'affaire se finit piteusement mais Boyer n'en est pas. Il est capturé par un navire anglais. Prisonnier, il résiste à sa façon, et finit par être échangé contre un officier anglais. Il retourne dans le tourbillon de l'Empire : l'Allemagne et la conférence d'Erfurt, le Portugal, l'Espagne En 1813 il y est encore, luttant contre les partisans, puis il est refoulé avec le roi Joseph déchu. La France est bientôt envahie, Napoléon a besoin de vétérans, il rappelle Boyer. En 1815 il reprend du service. Après un long exil Boyer repart en Egypte entraîner les soldats de Méhémet-Ali qui veut se libérer des Turcs. Il revient et joue un rôle dans la chute de Charles X. Louis-Philippe est roi des Français et utilise les anciens généraux de la Grande Armée dans cette Algérie que son prédécesseur lui a laissée. Boyer combat à Médéa puis est nommé gouverneur d'Oran. C'est lui qui, le premier, entreprend l'aménagement de la baie de Mers-el-Kébir, pour contre balancer le Gibraltar anglais. Rappelé en France, il ne cesse de suivre par le menu et de raconter l'impitoyable guerre contre Abd-el-Kader. Il arrête son récit en 1848, après la capture de l'émir et l'achèvement des installations de Mers-el-Kébir.
P. et Nancy, Chapelot, 1912 pt in-12, lxxxiii-366 pp, reliure pleine percaline gris-bleue de l'éditeur, dos lisse avec titres et fleuron, titres en noir au plat supérieur, reliure très lég. salie, bon état (Tulard 220).
Excellent traité de cavalerie militaire, entrecoupé de souvenirs des campagnes napoléoniennes. L'originale de ce curieux ouvrage parut en 1831, et aucune de ses rééditions n'est vraiment commune : il s'agit à la fois d'un catéchisme complet à l'usage du cavalier en campagne, expliquant tout par questions et réponses ; et d'un livre de souvenirs, puisque chaque démonstration est appuyée sur les anecdotes des campagnes de l'Empire auxquelles l'auteur a participé sous les généraux Lasalle, Pajol et Colbert (1809 en Autriche, 1812 en Russie, 1813 en Saxe, 1814 en France). Ce texte toujours considéré par les historiens du cheval et de la cavalerie comme un des plus complets sur le sujet. Outre les considérations purement militaires, on y trouve une foule de détails inhabituels sur la monte et l'utilisation des chevaux ainsi que sur leurs soins en campagne.
BRANDA (Pierre) et Xavier MAUDUIT (dir.).
Reference : 119264
(2018)
ISBN : 9782262075057
Perrin, 2018 in-4°, 191 pp, 171 photos et gravures en couleurs, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s. de P. Branda et X. Mauduit
Dans l'intérêt qu'ont les souverains à magnifier leur règne au moyen des arts, les deux Empires se distinguent par leur réussite. Napoléon voulait être l'empereur des rois et à ce titre surpasser les autres monarchies européennes. Dans ce but, il mit en scène une cour fastueuse et employa les arts au service de sa grandeur. Les artistes talentueux d'alors David, Gros, Ingres, Canova et Girodet, pour ne citer qu'eux, travaillèrent à sa gloire. Le régime s'employa aussi à magnifier la figure de l'empereur, le représentant par exemple toujours au travail pour le bien de ses sujets. La légende dans ce domaine n'était cependant pas très éloignée de la réalité. Napoléon III s'inscrit dans la continuité de son oncle, avec une politique artistique soutenue. Flandrin, Winterhalter, Meissonier, Carpeaux ou encore Disderi : peintres, sculpteurs, photographes, tous les artistes contribuent à la gloire du régime et de la France. Les arts bénéficient alors de progrès techniques qui favorisent la reproduction et la diffusion des oeuvres choisies par le souverain, celles d'un art officiel soutenu par des institutions efficaces, tels l'Académie et l'Ecole des beaux-arts, les Salons et les musées. Le monde des arts et l'industrie du luxe profitent de cette politique de mise en scène du pouvoir. Ce catalogue d'exposition, richement illustré, permet ainsi de relire le parcours hors-norme de deux Empereurs, tout en revisitant l'art du XIXe siècle.
Fayard, 1999, gr. in-8°, 454 pp, 12 pl. de gravures et portraits en noir et en couleurs hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Tous trois à genoux, en constante adoration les uns des autres." Ainsi Napoléon Ier a-t-il décrit Jacques et Suzanne Necker et leur fille Germaine, les yeux évidemment fixés sur cette insupportable Madame de Staël qu'il poursuivit de sa haine. Celle-ci a revendiqué hautement cette "adoration familiale" : "Je laisserai donc dire à qui se plaira dans cette observation bien gaie à côté de la mort que nous sommes une famille qui nous louons les uns les autres. Oui, nous nous sommes aimés, nous avons eu besoin de le dire, et, dédaignant de jamais repousser les attaques de nos ennemis, de faire usage de notre talent contre eux, nous leur- avons opposé un ferme sentiment d'élévation et de fierté." "Singulière famille que la nôtre", assurait de soit côté Jacques Necker, et sa fille ajoutait : "Singulière peut-être, mais qu'il lui soit permis de rester telle ; la foule ne se presse pas dans la voie qu'elle a choisie." C'est cette fière famille que ce livre évoque. Jacques Necker, trois fois ministre de Louis XVI - et deux fois congédié - idolâtré par les Français en Juillet 1789 parce qu'il leur semblait le symbole de la liberté, est entré dans l'histoire, exalté par les uns, vilipendé par les autres. Sa femme Suzanne, qui tint avant la Révolution un salon très influent et fonda l'hôpital qui porte toujours son nom, fut une épouse dévouée corps et âme à l'homme qu'elle adorait, et la mère trop rigide d'une fille trop douée. Quant à Germaine, elle a conquis la gloire par son œuvre littéraire, par ses amours, par son courage, par cet exaltation du cœur et de l'esprit dont elle demeure un extraordinaire exemple. Tous trois, ils ont vécu la plume à la main. Tous trois ont eu le culte de la vertu, même s'ils ne l'ont pas toujours vue de la même façon. Tous trois ont aimé Dieu, l'amour, l'amitié, la liberté - qui ne devait, pour eux, jamais se séparer de la modération - et encore la mélancolie et le désespoir et aussi toutes les images de la mort. Tous trois se prêtèrent mutuellement du génie. Tous trois, ils ont rêvé d'incarner la noblesse de l'âme et la grandeur de l'esprit.
Loudéac, 1990, pt in-8°, 282 pp, Réédition de l'édition de Nantes, 1862 (Coll. Bibl. du merveilleux vendéen)
Albin Michel, 1921 2 vol. in-8°, xlviii-366 et 302 pp, portraits et gravures, index, brochés, dos abîmé réparé et couv. lég. salie au tome I, état correct
Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)
Albin Michel, 1921 in-8°, xlviii-366 pp, portraits et gravures, reliure toile rouge, couv. conservées, bon état
Premier volume seul (sur 2). - Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)
P., Albin Michel, 1921 2 vol. in-8°, xlviii-365 et 300 pp, portraits et gravures, index, reliures demi-basane verte, dos à 5 nerfs, couv. conservées, dos lég. passés, bon état
Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)
Albin Michel, 1920-1921 2 vol. in-8°, xlviii-365 et 300 pp, portraits et gravures, index, reliures demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés, couv. conservées, bon état
Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)
Albin Michel, s.d. (1920-1921) 2 vol. in-8°, xlviii-366 et 302 pp, portraits et gravures, index, reliures demi-percaline carmin, dos lisses avec fleuron et double filet doré en queue, pièces de titres basane noire, couv. illustrées conservées, (rel. de l'époque), bon état
Charles Brifaut (1781-1857) est un poète, publiciste et auteur dramatique. Rallié à la Restauration, doté par Louis XVIII d'une pension de 1000 écus, membre de l'Académie française en 1826, puis en disgrâce à la chute de Charles X, il raconte ici la vie littéraire et théâtrale sous l'Empire et la Restauration. — "Ces souvenirs commencent avec le sacre de Napoléon. Brifaut évoque le monde du théâtre (Talma, Mlle Bourgoin, Mlle Duchesnois), celui de l'Académie (Maury, Delille), les salons, les grands dignitaires (Maret, Fontanes, Montalivet). Suite décousue d'anecdotes pittoresques mais d’une vérité douteuse." (Tulard, 229) — "Les écrits de Brifaut laissent l'impression d'un homme aimable, maniant l'ironie avec grâce et souplesse, rappelant, par l'exquise urbanité des manières, l'élégance et la politesse du siècle qui l'avait vu naître et dont il avait conservé les meilleures traditions. Sous les dehors assez frivoles d'un optimisme souriant, à travers ses compliments flatteurs et ses ingénieuses malices, se dissimulait un analyste subtil, un philosophe qui fut un sage". (Augustin Cabanès)
Perrin, 1972, in-8°, 449 pp, 16 pl. de gravures et fac-similés hors texte, annexe sur les archives Valence, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
En marge du manuscrit du général de Gaulle, “La France et son armée”, on peut lire, de la main du maréchal Pétain: "Qui est Valence ?" En effet cet homme, qui toute sa vie a occupé le devant de la scène, est pourtant resté dans les coulisses de l'histoire. Cyrus, vicomte puis comte de Valence, amant de Mme de Montesson, gendre de Mme de Genlis, homme à la mode sous Louis XVI, général de la Révolution, contraint à l'exil en 1793 en compagnie du futur roi Louis-Philippe, sénateur, général de Napoléon, fut employé en Espagne, en Russie, combattit les Alliés en mars 1814 à Besançon, commanda la défense de Paris pendant les Cent-Jours et négocia l'armistice avec Wellington au lendemain de Waterloo. Il acheva sa riche carrière comme pair de France de Louis XVIII. Disposant d'archives familiales complètes, l'auteur a su restituer une époque et faire revivre un homme attirant, séduisant, présent dans tous les salons comme sur tous les champs de bataille. — "Gabriel de Broglie examine le destin du général de Valence. Fils d'un général, il est lui-même général au début de la Révolution et participe à la campagne de 1792. Mais il suit Dumouriez lorsque celui-ci rejoint le camp autrichien. Dès lors, c'est l'exil jusqu'en 1800, mais Valence ne retrouvera un commandement, secondaire d'ailleurs, qu'en 1807 ; il fera les campagnes d'Espagne et de Russie. En réalité, ce qui donne de l'intérêt à la biographie de Valence, c'est sa femme Pulchérie, fille de la célèbre Mme de Genlis. Elle le trompa d'ailleurs sans vergogne. Mais, par les Genlis, Valence a gravité dans l'entourage de la famille d'Orléans et Gabriel de Broglie, en utilisant les papiers Valence-Genlis (propriétés de la famille du maréchal Gérard qui avait épousé une fille de Valence et de Pulchérie), a, dans une certaine mesure, renouvelé le sujet." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1975) — Bien né et reçu partout, jeune courtisan à la mode, franc-maçon orléaniste, le comte de Valence a attiré l'attention de Gabriel de Broglie. Sa biographie dévoile les secrets de ce modèle de succès mondain. Celui qui a servi Louis XVI, puis les jacobins régicides, puis Napoléon, avant d'entrer à la Chambre des pairs sous la Restauration, est aussi le parangon des girouettes. Grâce à d'exceptionnelles archives familiales, Gabriel de Broglie suit, pas à pas, le jeune noble ambitieux d'une femme à une autre, puis le vieil aristocrate impotent d'un régime au suivant, toujours occupé à régner sur les salons et les cercles. Une certaine idée de la gloire. (Yves Bruley, Historia)
Bordas, 1973, gr. in-8°, 223 pp, nombreuses illustrations en couleurs, reliure toile éditeur, aigle impérial doré au 1er plat, jaquette illustrée, bon état
Jamais, dans toute l'histoire de France, le « prestige de l'uniforme » ne fut si grand. Et les tenues de la Grande Armée n'ont pas cessé de fasciner les générations successives des descendants de ses soldats. De 1804 à 1815, la France vécut en uniforme ; non seulement les militaires, mais tous ceux qui, à chaque échelon de la hiérarchie, représentaient l'État. Par son aspect iconographique, cet ouvrage peut aisément prendre place dans la série des grandes œuvres consacrées à l'Empire. En outre, le texte recèle sous son style imagé et coloré la mise en valeur inédite d'un système de signes mis au point par l'Empereur lui-même qui permettait, par l'uniforme civil comme militaire, de repérer le rang des personnages. Celui-ci constituait donc une fiche d'identité, un masque qui dissimulait l'individu sous la fonction. Ce déchiffrement apporte sur l'Empire et son créateur des lumières nouvelles et parfois surprenantes. — "La geste de quinze années impériales, traduite et résumée d'une manière éclatante par l'uniforme, défile devant le lecteur blasé et cependant ébloui par cette débauche de couleurs, cette vie rutilante. Images somptueuses d'une époque emportée dans un tourbillon de gloire, résumée dans les quatre parties présentées : l'Empire ou le prestige de l'uniforme, qui cadre cette période sans égale dans notre histoire, par Jacques Brosse – les Uniformes de la Grande Armée par le Commandant Henry Lachouque ; soldats chamarrés ou boueux dans une apothéose qui se continue par les Costumes du Sacre – les Costumes parisiens, deux chapitres de Jacques Brosse présentés avec élégance. Ainsi, pas de chronologie, mais des touches successives, admirablement condensées en des planches où les couleurs surabondent, bien choisies, parfois peu connues, toujours vibrantes grâce à un tirage remarquable." (Bulletin des bibliothèques de France, 1974)