8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Editions du Centre Georges Pompidou, 1986, in-4°, 767 pp, 810 illustrations en noir et en couleurs, biographies, glossaire, Who's Who viennois, biblio, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état. Edition originale
Une exposition marquante du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou, « Vienne, naissance d’un siècle, 1880-1938 ». Les temps étaient alors à la célébration inquiète des fins de siècle, à l’interrogation perturbée sur la vitalité artistique d’époques plus troublées. La vieille Europe centrale et tout particulièrement la « double monarchie » – l’Empire austro-hongrois – suscitaient une fascination effervescente. — Table : Sissi ou la vulnérabilité (E.M. Cioran) ; Le flambeau d'Ewald (Claudio Magris) ; La Vienne de Freud (Bruno Bettelheim) ; Une modernité sceptique (Jean Clair) ; Entre rêve et réalité (Robert Waissenberger) ; De la scène publique à l'espace privé (Carl E. Schorske) ; La mort dans la peinture autrichienne (Werner Hoffmann) ; Hans Makart (Werner Hoffmann) ; Anton Romako (Gerbert Frodl) ; Les rêveurs dionysiaques (William Mc Grath) ; Les mécènes de la Sécession (Bernard Michel) ; Gustav Klimt (Werner Hoffmann) ; Otto Wagner. De la ″libre reconnaissance″ à l'art de construire (Peter Haiko) ; La ville blanche ″au Steinhof″ à Vienne. Architecture et maladie mentale (Peter Haiko, Harald Leupold-Löwenthal, Mara Reissberger) ; Adolf Loos et le ″Kulturgefälle″ est-ouest (Eduard Sekler) ; La Wiener Werkstätte 1903-1913. le paradis terrestre et le chemin de la ruine (Peter Vergo) ; L' âge d'or du graphisme viennois (Michael Pabst) ; La voie industrielle (Karl Mang) ; La mise en scène de théâtre (Wolfgang Greisenegger) ; Richard Teschner marionnettiste (Jarmila Weissenböck) ; La naissance de la théorie de l'art (Günter Metken) ; Souvenirs de collaborationa avec Ernst Kris (Ernst Gombrich) ; Sociologie et utopie d'un art autonome (Michael Pollak) ; Egon Schiele (Jane Kallir) ; La Vienne d'Arnold Schönberg (Jane Kallir) ; Arnold Schönberg et Richard Gerstl (Jane Kallir) ; Oscar Kokoschka (Serge Sabarsky) ; Choix de lettres (Oskar Kokoschka) ; Les maisons de Loos ou l'espace en projet (Françoise Very) ; La maison de Wittgenstein (Bernhard Leitner) ; Passe-impasse et manque (Pierre Boulez) ; Paul Poiret à Vienne, Emilie Flöge à Paris (Wolfgang Georg Fischer) ; La Sécession et Auguste Rodin, 1897-1905 (Daniele Gutmann) ; Les années parisiennes d'Adolf Loos, 1922-1928 (Yvonne Brunhammer) ; Politique communale à Vienne la rouge (Wolfgang Maderthaner) ; L' utopie construite. Le logement à Vienne la rouge, 1919-1934 (Sokratis Dimitriou) ; L' Ecole des arts appliqués du musée autrichien d'art et d'industrie (Gabriele Koller) ; Une modernité optimiste : la voie abstraite (Dieter Bogner) ; Cinéma : le chemin de Vienne (William Karl Guerin) ; La fin d'une république : les années trente (Michel Cullin) ; Enst Jünger, Alfred Kubin : extraits de correspondance (Henri Plard) ; Fugue de la mort (Paul Celan).
Payot, 1972, in-8°, 297 pp, traduit de l'anglais, figures dans le texte, biblio, lexique, index, broché, bon état (Coll. Science de l'homme)
Définition de la psychopharmacologie ; Les drogues imaginaires ; Drogues, vigilance et sommeil ; Les drogues, l'apprentissage et la mémoire ; Bréve vision sur les hallucinogénes ; Explication de la variabilité des effets de drogue ; Mesure de la maladie mentale par des drogues ; Les drogues, le comportement et le cerveau ; Les drogues dans la vie quotidienne. — "Il s'agit de la traduction française d'un bon manuel de psychopharmacologie paru en Angleterre en 1970. L'auteur y étudie successivement les données générales sur la psychopharmacologie et les différentes drogues psychotropes en montrant la difficulté de leur classement selon leurs effets physiologiques et pathologiques. Ils peuvent être étudiés objectivement sur quelques grandes fonctions psychophysiologiques : la vigilance et le sommeil, l'apprentissage et la mémoire. Il s'agit des meilleurs chapitres de l'ouvrage. Sont envisagés dans les chapitres suivants : les effets hallucinogènes de certaines drogues, en particulier la mescaline et l'acide lysergique. L'auteur décrit ensuite longuement les effets de ce qu'il appelle « les drogues de la vie quotidienne », sédatifs, tranquillisants, hypnotiques et alcool. Il montre bien que certaines de ces drogues sont parfois utilisées par le patient comme une automédication. (...) L'alcoolisme dans la vie quotidienne est ainsi longuement étudié..." (J. Postel, L'année psychologique, 1973)
Tallandier, 2005, in-8°, 301 pp, biblio, broché, bon état, envoi a.s.
P., Hermann, 1975, gr. in-8°, 425 pp, traduit par André de Vilmorin et Francis Spar, 292 illustrations en noir et en couleurs, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Une passionnante réflexion sur ce qu'exprime notre patrimoine artistique quand, du haut des siècles, on le contemple avec enthousiasme et lucidité et que, de loin en loin, apparaissent les étapes de la civilisation. Par l'ancien directeur de la National Gallery, homme d'esprit et de culture.
Penguin Books, 1960, pt in-8°, xxiii-408 pp, 298 illustrations, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
Nathan/Editions Labor, 1982, in-8°, 443 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Humanisme et Liberté)
"La laïcité se présente comme le seul et véritable humanisme dans le sens le plus plein du mot, puisqu'elle exprime une conception et un praxis, une pensée et une action qui met l'homme et l'homme seul au centre de ses préoccupations et de ses objectifs." (Avant-propos).
Paris, 1984, in-8°, 199 pp, 45 figures, broché, bon état (Publications du département de géographie de l'université de Paris-Sorbonne n° 12)
Spécificité et diversité des villes de l'Europe occidentale ; L'évolution des formes de peuplement et des réseaux urbains. 14 études érudites dont une série de contributions traitant de l'évolution ou du fonctionnement de systèmes urbains : Eienne Dalmasso, Franco Savi pour Italie, Jean-Claude Boyer, Michel Cabouret pour l'Europe hanséatique, Paul Claval et Bernard Lepetit pour la France. Un second volume d' actes du colloque est paru en 1986.
Boulogne-Billancourt, Editions Du May, 2008, in-4°, 160 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, courte biblio, cart. illustré de l'éditeur, bon état
Sous la Révolution, le peuple aime, entre deux coups de guillotine, boire, chanter et se réunir autour du bon vin pour constituer les "sociétés bachiques". Sous la Restauration, ces sociétés prennent le nom de goguettes, d'où l'expression "partir en goguette" qui signifie aller boire, s'amuser. Les goguettes se multiplient et, petit à petit, deviennent des cafés chantants dont le plus connu sur les Champs-Élysées s'appelle : le café Bosquet. Un orchestre, une estrade, ouvert toute l'année, le concert fait désormais partie de la soirée, d'où le nom café-concert. Puis, les établissements se tournent vers la chanson accompagnée d'autres disciplines comme la pantomine, le ballet, le cirque, les attractions foraines, de petites pièces de théâtre, voire même des ballets... Ainsi, le café-concert évolue vers le music-hall ! Ce livre retrace l'histoire du music-hall et des grandes vedettes ou clown qui s'y sont produits: Foottit, Grock, La Goulue, Colette Willy, Fréhel, Mistinguett, Maurice Chevalier, Joséphine Baker et tous les autres. Ce récit, tout en images, raconte l'évolution et les grandes heures des Folies-Bergère, de Bobino, du Casino de Paris, de l'Olympia et du Moulin Rouge, qui a gardé la tradition du 19e siècle.
Aubanel, 2007, in-4°, 175 pp, 134 photos dans le texte, à pleine page et sur double page, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Quoi de plus merveilleux que le temps des vacances ? Parenthèse enchantée, elles laissent au fond de chacun de nous les plus indélébiles des souvenirs... Ceux de grands départs à l'aube, de routes de campagne, de balades à vélo, des premiers bains de mer, de pique-niques en famille, de périlleuses glissades à ski, d'idylles rendues plus intenses par l'exotisme du décor... Dès 1936 et l'avènement des congés payés, la notion de vacances prend sens pour tous, à l'échelle nationale. Tandis qu'auparavant "aller ailleurs pour ne rien faire" était une affaire de riches, les familles ouvrières se lancent dès l'après-guerre à la découverte des plages normandes. C'est à travers une iconographie riche, variée, souvent étonnante, que l'on redécouvre avec délices, comme on tourne les pages d'un album de famille, les vacances d'antan...
Bloud et Gay, 1939, in-12, 184 pp, biblio, index, édition originale, ex. numéroté sur vélin alfa Ruysdael. (Coll. Bibliothèque catholique des sciences religieuses)
Editions Tchou, 1976, in-8°, 266 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes, broché, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Introduction. 1. Les origines : Les légendes. Les hypothèses. 2. L'Histoire : La dispersion tsigane. L'apparition en Europe. Les Tsiganes aux XVe et XVIe siècles. Les noms donnés aux Tsiganes. Les Tsiganes et les classes dangereuses. Les Tsiganes et la sorcellerie. Les Tsiganes et les répressions. Les Tsiganes en France sous l'Ancien Régime. Les Tsiganes en Europe pendant la période historique. Les Tsiganes au XIXe siècle. Les Tsiganes et le romantisme. 3. Les métiers : Le choix des métiers. Forgerons et travailleurs des métaux. Marchands de chevaux. Montreurs d'ours. La musique et la danse. Les arts divinatoires. 4. La tradition : L'organisation tribale. La Loi ou la Tradition tsigane. Les croyances religieuses. Démonologie. Magie. Pharmacopée et magie médicale. Sorcellerie. 5. La vie quotidienne : Stérilité et fécondité. Grossesse et accouchement. Naissance et baptème. Puberté et virginité. Amour. Fiançailles et mariage. Sexualité. Vêtements et parures. Habitation et moyens de transport. Nourriture et cuisine. Hygiène. La mort et les rites funèbres. 6. La langue et les moyens d'expression : La langue tsigane. L'écriture. Les moyens d'expression. 7. Les Tsiganes et la Société : Le nomadisme. Les Tsiganes dans le monde actuel. Les Tsiganes et nous. 8. Conclusion. Bibliographie sommaire.
Editions de la Martinière, 2001, gr. in-8°, 317 pp, illustrations en noir et en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Les reflets du savoir)
Concept occidental ? Idée luxueuse des pays développés ? Si l'hypothèse de l'inconscient naît dans la Vienne fin de siècle, elle n'en aspire pas moins à l'universalité. Universalité historique et géographique. C'est cette vocation que Catherine Clément a voulu revisiter à sa manière, tout en audace, esprit critique et fulgurance. Génies, diables, sorcières : les figures de la psyché humaine ne manquent pas de peupler le monde, qu'elles soient inquiétantes ou au contraire apaisantes. Si Catherine Clément approche au plus près la psychanalyse, son voyage l'amène sans arrêt aux confluents de l'histoire, de la géopolitique, de l'ethnologie, de la philosophie, ou encore de la morale. On retrouvera les grands hommes, parmi lesquels Freud, Devereux, Lacan, Reich, Bettelheim, mais aussi Moïse, le président Wilson ou encore l'empereur Bokassa. Vivifiantes et originales, Les révolutions de l'inconscient se lisent comme le roman d'une essayiste pour qui la réflexion est toujours affaire d'engagement.
P., Libraire de L. Hachette et Cie, 1868, gr. in-8°, viii-680 pp, 47 planches hors texte, dont le frontispice, appendice bibliographique, index des compositeurs, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et caissons ornés dorés, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées (rel. de l'époque), mors lég. frottés, qqs rares rousseurs, bon état
Excellente étude historique illustrée de beaux portraits. Première édition en 1868, 4e édition en 1887. Félix Clément (1822-1885), professeur de musique ancienne, était membre de la commission des arts et des édifices religieux. Il fit restaurer les orgues de la chapelle de la Sorbonne et rédigea le rapport sur les orgues. Ses travaux d’érudition firent l’objet de critiques louangeuses et son volume “Les Musiciens célèbres” fut plébiscité par les critiques : "Dans cet ouvrage, l’auteur donne l’histoire des musiciens célèbres depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours. Il a divisé son travail en quatre parties. Dans la première, il fait figurer la musique scolastique, depuis Palestrina jusqu’à Sébastien Bach ; dans la seconde, Haydn, Mozart, Beethoven, tous les maîtres de la composition idéale, y compris Méhul et Cherubini ; dans la troisième, Rossini et tous les musiciens de son école : nous assistons à l’épanouissement des formes mélodiques ; la liberté dans l’emploi des genres donne de la variété à l’inspiration et des richesses à l’orchestration plus développée. Enfin, dans la quatrième sont les romantiques, Weber, Meyerbeer, leurs adhérents et leurs suivants, recherchant avant tout le pittoresque, la couleur locale et les fortes impressions, lesquelles viennent enrichir l’art de nouveaux effets. Ce classement est celui qui se prête le plus logiquement à l’intelligence des révolutions de l'art musical. Pendant trois siècles, on en suit facilement les vicissitudes, les mouvements, les transformations. (...) Ce beau volume est le “De viris illuslribus” de la musique et il a toutes sortes de titres à devenir classique comme l’autre." (Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, tome 11) ; les biographies sont “intéressantes et bien faites” (Le Correspondant, 16 avril 1868), “pleines de renseignements précieux et le travail de l’auteur est consciencieux” (Le Ménestrel, 28 décembre 1867) ; “L’édition soignée et illustrée en fait un ouvrage réussi et recommandable” (Le Ménestrel, 8 mars 1868).
P., Libraire Hachette et Cie, 1878, gr. in-8°, xi-672 pp, 48 planches hors texte, dont le frontispice (45 portraits gravés à l'eau-forte par Masson, Deblois et Massard, et 3 reproductions héliographiques d'anciennes gravures par A. Durand), appendice bibliographique, index des musiciens, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), un coin émoussé, coupes lég. frottées, bon état
Excellente étude historique illustrée de beaux portraits. Première édition en 1868, 4e édition en 1887. Félix Clément (1822-1885), professeur de musique ancienne, était membre de la commission des arts et des édifices religieux. Il fit restaurer les orgues de la chapelle de la Sorbonne et rédigea le rapport sur les orgues. Ses travaux d’érudition firent l’objet de critiques louangeuses et son volume “Les Musiciens célèbres” fut plébiscité par les critiques : "Dans cet ouvrage, l’auteur donne l’histoire des musiciens célèbres depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours. Il a divisé son travail en quatre parties. Dans la première, il fait figurer la musique scolastique, depuis Palestrina jusqu’à Sébastien Bach ; dans la seconde, Haydn, Mozart, Beethoven, tous les maîtres de la composition idéale, y compris Méhul et Cherubini ; dans la troisième, Rossini et tous les musiciens de son école : nous assistons à l’épanouissement des formes mélodiques ; la liberté dans l’emploi des genres donne de la variété à l’inspiration et des richesses à l’orchestration plus développée. Enfin, dans la quatrième sont les romantiques, Weber, Meyerbeer, leurs adhérents et leurs suivants, recherchant avant tout le pittoresque, la couleur locale et les fortes impressions, lesquelles viennent enrichir l’art de nouveaux effets. Ce classement est celui qui se prête le plus logiquement à l’intelligence des révolutions de l'art musical. Pendant trois siècles, on en suit facilement les vicissitudes, les mouvements, les transformations. (...) Ce beau volume est le “De viris illuslribus” de la musique et il a toutes sortes de titres à devenir classique comme l’autre." (Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, tome 11) ; les biographies sont “intéressantes et bien faites” (Le Correspondant, 16 avril 1868), “pleines de renseignements précieux et le travail de l’auteur est consciencieux” (Le Ménestrel, 28 décembre 1867) ; “L’édition soignée et illustrée en fait un ouvrage réussi et recommandable” (Le Ménestrel, 8 mars 1868).
P., Guillaumin et Cie, 1854, in-8°, xi-367 pp, pièces justificatives, reliure demi-basane vert bouteille, dos lisse à doubles filets dorés, palette en queue (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coupes frottées, bon état. Édition originale
Excellent et précurseur ouvrage sur l'histoire économique de la France. Les mémoires sur l'état général du commerce de France, et d'autres mémoires sur l'état du commerce de telle ville ou de telle province sont depuis longtemps connus des historiens. Dareste de la Chavanne, dans son 'Histoire de l'administration en France' (1848) ; Pierre Clément, dans son 'Histoire du système protecteur en France' (1854) ; plus tard Germain Martin, dans 'La grande industrie sous le règne de Louis XIV' (1899), ont été les premiers à en publier, sous forme de pièces justificatives, des analyses ou des extraits.
Les Empêcheurs de penser en rond, 1991, in-8° étroit, 142 pp, préface et postface par Yves Edel, biblio, biographie de Gaëtan Gatian de Clérambault, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Clérambault (1872-1934) est un psychiatre, ethnographe et photographe. Entré en tant qu'interne en médecine à l'infirmerie spéciale de la Préfecture de police de Paris en mars 1902, il est médecin adjoint en 1905, médecin en 1913 et enfin médecin-chef en mars 1920. Au service d'admission d'urgence des aliénés, il voit environ 2000 personnes par an. Il a notamment observé de nombreux cas d'érotomanie (psychose caractérisée par un délire passionnel également appelé syndrome de Clérambault), pathologie qu'il a décrite en détail. Il a également défini l'automatisme mental dont il a fait une description remarquable et il était en faveur d'une théorie mécaniciste des maladies mentales. Il a aussi étudié les intoxications par l'alcool, l'éther et le chloral. Entre 1928 et 1929, il est le supérieur de Jacques Lacan qui effectue alors son internat en psychiatrie. Clérambault portera un jugement sévère sur son élève mais Lacan lui gardera un profond respect. Il s'intéressait beaucoup aux draperies et enseignait le drapé à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il était également passionné de photographie. On conserve de lui une grande quantité de photos qu'il avait prises au Maroc entre les années 1917 et 1920 et dont certaines se trouvent au Musée de l'Homme. Atteint de cataracte, il s'est suicidé à l'arme à feu dans son domicile de Malakoff assis dans un fauteuil, face à un grand miroir et entouré des mannequins de cire qui lui servaient pour ses études de drapé.
Les Empêcheurs de penser en rond, 1991, in-8° étroit, 142 pp, préface et postface par Yves Edel, biblio, biographie de Gaëtan Gatian de Clérambault, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Première édition en volume (avril 1991) de ce travail publié dans la “Revue des archives d'anthropologie criminelle” en 1908 et 1909
Clérambault (1872-1934) est un psychiatre, ethnographe et photographe. Entré en tant qu'interne en médecine à l'infirmerie spéciale de la Préfecture de police de Paris en mars 1902, il est médecin adjoint en 1905, médecin en 1913 et enfin médecin-chef en mars 1920. Au service d'admission d'urgence des aliénés, il voit environ 2000 personnes par an. Il a notamment observé de nombreux cas d'érotomanie (psychose caractérisée par un délire passionnel également appelé syndrome de Clérambault), pathologie qu'il a décrite en détail. Il a également défini l'automatisme mental dont il a fait une description remarquable et il était en faveur d'une théorie mécaniciste des maladies mentales. Il a aussi étudié les intoxications par l'alcool, l'éther et le chloral. Entre 1928 et 1929, il est le supérieur de Jacques Lacan qui effectue alors son internat en psychiatrie. Clérambault portera un jugement sévère sur son élève mais Lacan lui gardera un profond respect. Il s'intéressait beaucoup aux draperies et enseignait le drapé à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il était également passionné de photographie. On conserve de lui une grande quantité de photos qu'il avait prises au Maroc entre les années 1917 et 1920 et dont certaines se trouvent au Musée de l'Homme. Atteint de cataracte, il s'est suicidé à l'arme à feu dans son domicile de Malakoff assis dans un fauteuil, face à un grand miroir et entouré des mannequins de cire qui lui servaient pour ses études de drapé.
P., Au Sans Pareil, 1926, in-4°, (6)-100-(4) pp, orné de somptueux décors et costumes de Jean Hugo, coloriés à la main sous sa direction (12 planches de gravures en couleurs hors texte (costumes) et 8 gravures en couleurs dans le texte (décors), une gravure en noir sur la page de titre), broché, couv. rempliée, sous chemise cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état. Edition originale, un des 350 ex. numérotés sur vélin Montgolfier d'Annonay
Le ballet-pantomime “Les Mariés de la tour Eiffel”, donné au Théâtre des Champs-Élysées par la compagnie des Ballets suédois le 18 juin 1921, marque la première collaboration de Jean Hugo avec Cocteau. Deuxième grande collaboration : “Roméo et Juliette, « prétexte à mise en scène »”. Jean Hugo s’occupe cette fois des costumes et des décors. Cette adaptation du “Roméo et Juliette” de Shakespeare est créée à Paris, au Théâtre de la Cigale, le 2 juin 1924, dans le cadre des Soirées de Paris organisées par le comte Étienne de Beaumont. Cocteau adapte le drame shakespearien, le resserre, selon sa conception de l’adaptation des pièces du passé à l’époque moderne : ne garder que les reliefs, les sommets et les pointes du texte d’origine, pour qu’en résulte « une carcasse, une charpente de chef-d’œuvre, un drame tout nu, sans les costumes de mauvais goût dont nos traducteurs fidèles ou infidèles l’habillent toujours » (Jean Cocteau, “Parade sur l’écran pour Roméo et Juliette”, Comœdia, 2 juin 1924). La mort de Radiguet en décembre précédent agit puissamment sur ses choix de mise en scène : « Le drame se déroulait comme une grande cérémonie funèbre, fatale et sublime. Les décors, les costumes, les gestes, les pas, tout venait de Jean, de sa douleur et des efforts qu’il faisait pour lui conférer une forme de symphonie mortuaire » (Bernard Faÿ, “Les Précieux”, 1966). « Tout contribue à faire du spectacle une grand livre d’images, une fantasmagorie, un rêve éveillé » (Gérard Lieber, notice de la pièce dans la Pléiade). (...) L’édition originale de Roméo et Juliette, parue en mai 1926 Au Sans Pareil, conserve le souvenir de l’apport de Jean Hugo à la mise en scène de 1924 : elle comporte vingt-et-une gravures du peintre, dont vingt coloriées à la main par Valentine Hugo, réalisées à partir des décors et costumes dessinés pour la création de la pièce.
London, Thames and Hudson, 1996, gr. in-8°, 280 pp, 84 illustrations dans le texte, 13 illustrations en couleurs sur 8 pl. hors texte, notes, biblio, index, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
Quels furent les premiers peuples à cultiver le cacao ? Comment ce breuvage a-t-il gagné l'Europe jusqu'à devenir le produit de consommation courante que nous appelons " chocolat " ? Pour la première fois, des spécialistes de la civilisation pré-colombienne retracent cette histoire, vieille de trois mille ans, qui commence avec les vestiges de la culture maya. Leur étude minutieuse des textes et hiéroglyphes nous révèle les usages du cacao, à la fois plante médicinale, monnaie d'échange et symbole religieux. Ils suivent ensuite son voyage en Europe, depuis les salons du XVIIIe siècle, jusqu'aux usines de Van Houten et Lindt. L'analyse des vignettes, réclames, poèmes montre la place singulière qu'il occupe dans la culture occidentale : entre récompense pour enfants, boisson miracle et folie gourmande. Plus qu'un récit, il s'agit d'une étude où se mêlent botanique, archéologie et anthropologie. L'histoire du chocolat est en même temps l'histoire de l'esclavage, des illusions médicales, des mœurs et des modes. Des hiéroglyphes mayas aux tablettes de supermarchés, c'est une véritable ethno-histoire du chocolat que proposent Sophie et Michael D. Coe. — Sophie et Michael D.Coe, docteurs de l'Université de Harvard, anthropologues et historiens, ont consacré l'essentiel de leurs travaux à la civilisation pré-colombienne et à l'histoire culinaire.
Denoël, 1942, in-12, 256 pp, chronologie, biblio, index des noms, index des orchestres, broché, papier lég. jauni, bon état
"Le musicologue André Cœuroy, avec son « Histoire générale du jazz » n'apporte pas seulement une contribution à la querelle « swing », mais une véritable thèse sur les origines et l'avenir du jazz. Il y retrace, entre autres souvenirs, les prolégomenes d'une enquête qu'il fit, il y a quinze ans, auprès de ses contemporains : « Le jazz-band (ce terme vieilli était encore en usage) a envahi l'Europe. Il fait partie de notre existence au même titre que la 5 CV, le Gillette, les wagons-couloirs, les cheveux courts et la prière d'insérer. Vous avez une opinion sur ces formes du progrès. Vous en avez une sur le jazz. » Nous ne pouvons résister au plaisir de rappeler l'opinion qui fut – et qui est peut-être encore – celle de Georges Duhamel : « Le jazz est cyniquement l'orchestre des brutes au pouce non opposable et aux pieds encore préhensits dans la forêt de Vaudou ». M. André Cœuroy nous propose de ne plus écrire « straight » mais « strette », « blues » mais « blouse », « break » mais « brec »..." (Le Journal, 23 juin 1942) — "Les théories de M. André Cœuroy sur les origines du jazz sont ici appuyées sur une documentation chronologique, discographique et bibliographique dont l'intérêt n'est pas discutable. On regrettera que l'auteur ait cru devoir tirer des conclusions d'ordre moral de cette étude technique. Le coup de chapeau final aux jeunes « zazou », en réalité aussi rétrogrades que décadents, aussi ignorants de la musique, jazz ou non jazz, que physiquement ridicules, reste incompréhensible. On s'étonne qu'un écrivain aussi intelligent et aussi averti que M. André Cœuroy songe à assister de son autorité ces débiles petits vieillards." (Le Petit Parisien, 23 juin 1942) — Par André Cœuroy (1891-1976), pseudonyme de Jean Belime : agrégé d'allemand, traducteur, musicologue, rédacteur en chef de la “Revue musicale” de 1920 à 1937, critique musical à “Paris-Midi” de 1925 à 1939, à “Gringoire” de 1927 à 1939, à “Je suis partout” d'avril à octobre 1943.
P., Rouquette, 1876, gr. in-8°, xix-618 pp, texte sur 2 colonnes, bandeaux, lettrines, culs de lampe, biblio, reliure demi-basane violine (très lég. frottée), dos à 4 nerfs pointillés soulignés à froid, palettes dorées, en tête et en queue, coins lég. usés (rel. de l'époque), ex-libris du Général Daudignac, bon exemplaire
Larousse, 2001, fort gr. in-8°, xix-903 pp, texte sur 2 colonnes, biblio, cart. éditeur, bon état
Préfacée par Alphonse Boudard, cette nouvelle édition du Dictionnaire de l'argot est mise à jour et enrichie par Jean-Paul Colin. Plus de 8000 mots des argots d'hier et d'aujourd'hui y figurent, depuis le jargon des bandits du XIXe siècle jusqu'aux multiples argots contemporains (jeux de langage plus ou moins cryptés des jeunes ou emplois littéraires largement développés depuis Céline et Boudard). Chaque article offre l'étymologie et la date d'apparition des mots, de leurs variantes et de leurs dérivés. Il est complété par les citations et les références issues du dépouillement de quelque 500 ouvrages essais et études techniques, mais aussi confidences de malfaiteurs ou de magistrats, romans policiers, récits populaires, chansons...
Tchou et Éditions du Centurion, 1969, fort in-8° oblong, 769 pp, avant-propos de Charles Ehlinger, nombreuses illustrations, cartes, reliure toile avec une illustration contrecollée au 1er plat de l'éditeur, bon état
L'ouvrage comprend une partie générale et un dictionnaire alphabétique des lieux retenus comme particulièrement intéressants et significatifs. Les pèlerinages reçoivent la part du lion. Leurs légendes sont rapportées abondamment avec une note bibliographique de ci de là. — "La France est célèbre par le nombre de ses sanctuaires dont beaucoup ont été, au cours de l'histoire, des centres de pèlerinage et de prière. Il existe déjà sur ces lieux de culte une bibliographie très abondante, mais souvent aussi très dispersée. Ce guide rédigé par Maurice Colinon a établi environ 470 notices de longueur variable, classées dans l'ordre alphabétique des noms de lieux et contenant des informations sur l'origine, l'histoire et l'état actuel de ces centres, à commencer par les plus fréquentés : Lourdes, Lisieux, la Salette, Rocamadour, etc. Pour la ville de Paris, on s'est borné à mentionner les principaux lieux de culte pour les différentes confessions religieuses et à établir des notices sur quelques-uns d'entre eux (la rue du Bac, Notre-Dame-des-Victoires, Saint-Étienne-du-Mont, etc.), en indiquant qu'un guide spécial paraîtra ultérieurement. Le guide débute par une chronologie et par une série de notices sur les « mots-clefs » du volume : abbayes et monastères, évêchés, conciles, ermites, ermitages, reliques,etc., et quatre cartes régionales, sans compter les croquis dispersés à travers l'ouvrage." (René Rancœur, Bulletin de documentation bibliographique, 1970)
Bruxelles, Elsevier, 1960, in-4°, viii-179 pp, 675 gravures et photos commentées, 15 cartes en couleurs hors texte, glossaire, biblio, index, reliure toile bordeaux éditeur, jaquette illustrée
Albin Michel, 2001, in-8°, 336 pp, Très bon état