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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Chronique Editions, 2011, in-4°, 255 pp, nouvelle édition revue et augmentée, 297 photos et 32 cartes en couleurs, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
Des attentats du 11 septembre 2001 aux révolutions arabes du printemps 2011, en passant par l'expansion planétaire de la Chine, le retour de la puissance russe et les réveils africains et latino-américains, ou bien encore le défi migratoire mondial et la fin d'Oussama Ben Laden, les événements géopolitiques se bousculent et l'on assiste à la naissance d'un nouveau monde multipolaire, riche d'espoirs comme de menaces. A travers des photographies souvent spectaculaires, des cartes explicatives et des textes accessibles à tous, ce livre présente un décryptage unique de l'actualité et une analyse des événements replacée dans le temps long de l'histoire. Une véritable grille de lecture du monde actuel éclairant les luttes implacables des relations internationales.
P., Mouton, 1975, in-8°, 376 pp, broché, bon état (Coll. Le Savoir historique)
"L'auteur, spécialiste de l'histoire de la noblesse à la fin de l'Ancien Régime, donne un recueil de textes brièvement commentés et précédés d'introductions substantielles dans leur relative concision. Les textes sont presque tous empruntés à des historiens de notre époque, mais parfois aux œuvres du XVIIIe siècle. Ils illustrent la démonstration de l'auteur. Le volume se lit avec intérêt et agrément. L'idée directrice explique le choix des limites chronologiques : au cours de ce long siècle, l'évolution a été rapide, sans révolution véritable. Définies de fait comme de droit, non pas en termes idéologiques ou sociologiques, mais empiriques, les élites se sont reconnues et ont été acceptées par la naissance et la richesse, accessoirement par le mérite et les talents (sans que le rôle des services et des talents se soit accru largement avec le temps). L'accent s'est lentement déplacé de la naissance à la richesse ; mais il s'agit toujours de la propriété foncière. Le notable, noble ou grand bourgeois est issu de la Révolution, mais déjà les années pré-révolutionnaires voyaient se profiler ce nouveau personnage social. La Révolution, de ce point de vue, réside dans l'intégration de la fortune au rang de privilège, ce que sanctionne le cens. Il faut attendre 1830 pour que la richesse autre que foncière se voie reconnaître les mêmes droits que la propriété. L'armée a suscité une certaine promotion sociale au cours des guerres, mais les talents des sciences et des arts ont été récompensés à dose homéopathique, moins par l'Empire que par les rois. Avec la propriété, comme toujours, le moyen de promotion a été le service du souverain et de l'État. On dira donc que la fusion des élites en cours dès le XVIIIe siècle est presque réalisée en 1848. La thèse, admise par la majorité des historiens contemporains, gomme à l'excès l'influence de la Révolution. Mais il faut convenir que la flambée de 1792 à 1794 fut brève autant qu'inoubliable ; l'évolution a prédominé, mais elle imposa ses inerties et sa lenteur." (L. Girard, Revue belge de philologie et d'histoire, 1982)
P., Marcel Rivière, 1956, fort in-8°, ix-717 pp, avant-propos de Edouard Ehni, biblio, index, broché, bon état
"Livre touffu, au premier abord, que celui de M. Paul Chauvet. A le dépouiller attentivement, il constitue, par l'énorme documentation, autrefois éparse et ici rassemblée, une somme, fort utile, de références d'histoire ouvrière certes, mais aussi d'histoire de l'imprimerie et de la presse, de 1789 à 1881, d'autant plus que, ne se limitant pas à Paris, il comporte un important chapitre provincial, où figurent Lyon, Nantes, Marseille, Toulon, Rouen, Troyes, Dijon et, au moins, une vingtaine d'autres villes encore." (Paul Leuilliot, Annales ESC, 1958)
P., PUF et Marcel Rivière, 1959-1964, 2 forts vol. in-8°, xiv-542 et ix-717 pp, avant-propos de A. Prudhomme et M.-A. Bernard, et de Edouard Ehni, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état
1. Des origines à la Révolution de 1789. – "La documentation mise en œuvre était, pour qui voulait étudier l'histoire du mouvement ouvrier, à peu près unique à notre connaissance : outre les textes, déjà étudiés pour la plupart par Henri Hauser en ce qui concerne le XVIe siècle, on dispose en effet pour les XVIIe et XVIIIe siècles des archives de la communauté des libraires et imprimeurs, dont les registres sont extrêmement bien tenus ainsi que des archives de l'Inspection de la Librairie et des enquêtes prescrites régulièrement par celles-ci sur l'état des imprimeries et des librairies ; c'est dire que la carrière de chaque compagnon, de chaque apprenti peut être suivie, que chaque grève, chaque « débrayage », sans compter chaque procès, a laissé des traces. Nous ne pouvons pas analyser ici tout ce que M. Chauvet a tiré de cette documentation. Bornons-nous à dire que ce qui nous a le plus frappé dans son livre, c'est de voir comment un petit groupe d'ouvriers qui n'excédait sûrement pas le millier à Paris ou à Lyon et qui était réparti dans de nombreux ateliers, parvint rapidement à se forger ce qu'on pourrait appeler une « conscience de classe ». Non seulement au XVIe siècle, mais au XVIIe, voire au XVIIIe, en dépit de tout l'appareil créé par Colbert pour maintenir l'ordre, les procès se multiplient et les grèves sont nombreuses ; les compagnons n'ont le droit de faire ni « bourse commune », ni « société », ni « assemblée ». Et, pourtant, c'est en 1677 seulement que la police réussit à saisir les archives de la Confrérie après un siècle d'existence. Dans cette lutte, il arrive aux typographes de trouver des appuis : les compagnons d'autres métiers parfois, les soldats des gardes, également les moines de Saint-Jean de Latran qui abritent leurs assemblées et surtout, dans une certaine mesure, le Parlement qui prend souvent en considération les demandes ouvrières, et leur donne quelquefois satisfaction partiellement, contrairement à ce que fait le pouvoir royal. Tout cela est conté par M. Chauvet avec verve et même avec passion. Ajoutons qu'il a eu l'heureuse idée de consacrer aux ouvriers de métiers annexes (fondeurs de caractères, imprimeurs en taille-douce, relieurs, colporteurs) une série de chapitres fort instructifs et souvent neufs." (H.-J. Martin, Annales ESC, 1960) — 2. De 1789 à la Constitution de la Fédération du Livre (1881). – "A le dépouiller attentivement, le livre de M. Paul Chauvet constitue, par l'énorme documentation, une somme, fort utile, de références d'histoire ouvrière certes, mais aussi d'histoire de l'imprimerie et de la presse, de 1789 à 1881, d'autant plus que, ne se limitant pas à Paris, il comporte un important chapitre provincial, où figurent Lyon, Nantes, Marseille, Toulon, Rouen, Troyes, Dijon et, au moins, une vingtaine d'autres villes encore." (Paul Leuilliot, Annales ESC)
Assouline 1998, in-4°, 200 pp, nombreuses illustrations et photos en noir et en couleurs, repères chronologiques, notes, biblio, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
Les femmes portent des dessous ; les hommes ne portent que des sous-vêtements. Cette formule marque la différence des sexes. Surtout, elle fait la part belle à un univers, plus ou moins caché, plus ou moins mystérieux, secret, toujours fascinant, charmant, envoûtant, celui des dessous féminins, aux vocations évidemment érotiques. Entre rêve et réalité, rien moins qu'une affaire d'intimité : le cri d'une soie, le léger craquement d'un corset, le bruissement électrique d'une paire de bas sous une combinaison ou une robe, le frou-frou d'un jupon... Spécialiste de la mode , Farid Chenoune livre ici un siècle de lingerie, une véritable archéologie de ces dessous, du caraco au corset, des porte-jarretelles aux collants à dentelles, du soutien-gorge à bonnets au bas nylon, jusqu'à la formidable guêpière. Tout un arc-en-ciel de saveurs lingères où l'on croise Arletty, Marilyn Monroe, Silvana Mangano, Brigitte Bardot, les top-models de Calvin Klein ou encore Laetitia Casta. Au-delà d'une coquette et divertissante épopée de la lingerie, qui dissimulerait pour mieux laisser deviner, c'est aussi une histoire (richement illustrée) de la femme au XXe siècle, dans sa manière d'être, de paraître. (Céline Darner) — Corsets, porte-jarretelles, soutiens-gorge, guêpières, combinaisons, strings, caracos, jarretières, brassières, gaines, brésiliens, etc.: la chronique des sous-vêtements féminins ne se limite pas à une simple énumération de catalogue. En un siècle, les femmes sont en effet passées de l'ère du linge de corps et du trousseau à celle des dessous. Changements de mots, changements de murs. A cette invention des dessous correspond un nouveau théâtre de la féminité, imaginaire dont ce livre explore les coulisses les plus intimes. De la taille encorsetée des courtisanes du début du siècle aux seins pigeonnants des top models du début des années quatre-vingt-dix, des sous-vêtements plats de la garçonne des années vingt à la lingerie sexy de la pin up des années cinquante, de la corseterie du new-look d'après-guerre aux soutiens-gorge transparents ou totalement absents des années soixante-dix, les sous-vêtements féminins forment aussi une charpente invisible au service des canons esthétiques du moment. Leur histoire est également histoire des murs et de la mode. Au fil d'une revue où se pressent la Belle Otéro et Marlène Dietrich, La Goulue et Madonna, Marilyn Monroe et Claudia Schiffer, sex symbols glamours et petites Vénus anonymes, Les Dessous de la féminité déshabille le siècle, ses images et ses corps fétiches. (L'Éditeur)
P., Henri Plon, 1871 in-12, 149 pp, préface de Charles Yriarte, broché, couv. illustrée par H. de Hem, dos factice, état correct. Edition originale
Paru en mai 1871 en Angleterre, l'ouvrage “The Battle of Dorking” connut un retentissement remarquable et donna lieu à l'édition de nombreuses brochures qui le réfutaient, le complétaient ou le critiquaient. Dès août 1871, il est traduit en français et longuement préfacé par Charles Yriarte. Signe de l'intérêt que l'Europe toute entière prend à cette fable qui, après la foudroyante victoire allemande sur la France, en 1870, trouve toute sa raison d'être. Cette courte nouvelle uchronique se présente sous la forme d'un récit : en 1921, un ancien volontaire anglais raconte à ses enfants comment, cinquante ans auparavant, après l'annexion du Danemark et de la Hollande par le Reich allemand, la flotte anglaise a été défaite sur mer par la flotte prussienne. Puis comment l'Angleterre envahie est définitivement battue lors de la bataille de Dorking, malgré le courage et la détermination des miliciens et des volontaires, par les armées prussiennes. Et simultanément le monde se recompose : les Etats-Unis absorbent le Canada ; l'Espagne, Gibraltar... A la fois récit d'anticipation, texte politique et prémonitoire, destiné à faire prendre conscience à tous du danger que représente, à terme, l'émergence de la puissance allemande en Europe, une remarquable nouvelle de guerre spéculative (une des premières du genre).
De Boccard, 1928, in-8°, 107 pp, (Coll. Histoire du monde, sous la direction de E. Cavaignac)
Presses de la FNSP et Dalloz, 1986, gr. in-8°, 366 pp, tableaux, biblio, index, broché, bon état
"Ce livre est le bienvenu, puisque sur de nombreux points il complète ou prend le relais du manuel d'Yves Mainguy paru il y a maintenant près de vingt ans aux éditions Dunod. Mais à la différence de l'ouvrage d'Y. Mainguy, qui reste encore l'une des références de base en ce domaine, cet ouvrage privilégie la dimension socio-politique de l'énergie par rapport aux aspects plus technico-économiques de la production, transformation et utilisation des sources d'énergie. Les auteurs insistent d'emblée sur les stratégies menées par les divers acteurs de la scène énergétique. En ce sens, cet ouvrage constitue un cours de théorie et de politique énergétiques..." (Jacques Percebois, Revue économique, 1986)
Armand Colin, 1966, in-8°, xiii-406 pp, préface d'André Siegfried, biblio, broché, couv. lég. défraîchie, bon état
Editions du Rocher, 2017, gr. in-8°, 522 pp, 24 pl. d'illustrations et photos en noir et en couleurs hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, pt trace de choc en coin inf., bon état
Alors que le débat sur le statut de l'épouse du président de la République ressurgit, l'historienne Joëlle Chevé retrace sur plus de deux siècles les destins exceptionnels des Premières dames. De Theresa Tallien, Joséphine Bonaparte, Elise Thiers ou Henriette Poincaré, à Brigitte Macron, en passant par Michelle Auriol, Germaine Coty, Yvonne de Gaulle ou Danielle Mitterrand. Une trentaine de portraits officiels et intimes dévoilent comment chacune a vécu ce redoutable honneur, entre nostalgies monarchiques, égalitarisme républicain, évolution de la condition féminine et violence médiatique. D'une plume vivante, qui mêle analyses historiques, anecdotes émouvantes ou tragiques et traits d'humour, Joëlle Chevé interroge l'avenir à la lumière du passé. La Première dame doit-elle s'en tenir à des rôles traditionnellement féminins : accompagner le Président, accueillir les hôtes de la République, représenter la haute couture française, s'investir dans l'humanitaire ? Peut-elle s'en inventer d'autres ? A-t-elle vocation à représenter plus spécifiquement les femmes ? Bref, à quoi sert-elle et doit-elle servir à quelque chose ? Autant de questions qui interrogent, en régime républicain, sur la notion même de "couple présidentiel".
Perrin, 1992, in-8°, 504 pp, 13 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Après des ouvrages monumentaux sur la Vendée en armes (1600 pages) et sur Louis XVI (1500 pages), Jean-François Chiappe est parvenu à raconter une Histoire de la France en 450 pages ! C'est dire qu'il ne prétend pas à l'exhaustivité, mais qu'il choisit dans une matière immense l'essentiel de ce qui, à ses yeux, tisse notre Histoire, de la Gaule à la Ve République. Vive et naturellement très concise, cette Histoire de la France constitue une approche originale, souvent non conformiste, et se présente comme un récit. C'est le regard d'un homme libre de tout système et de toute école, qui voit agir les personnages et surgir les événements en se gardant de leur prêter rétrospectivement – comme tant d'historiens le font – une logique, des directions, une cohérence qu'ils n'avaient pas en leur temps. Le style de Jean-François Chiappe, qui sait d'un mot piquant ou savoureux colorer les gens et les faits, contribue à la personnalité de cette vision de l'Histoire de la France.
P., Foucault, 1828, in-8°, 528 pp, reliure demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquette en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaire trés bien relié à l'époque
Précédé des Pièces justificatives des Mémoires d'Omer Talon. – "Choisy brosse des portraits légèrement et finement dessinés, d'une touche qui n'est jamais forcée, mais qui sait indiquer le trait essentiel : Fouquet, Le Tellier, Lionne, Colbert, Henriette d'Angleterre, Mademoiselle de La Vallière et tant d'autres revivent sous cette plume alerte et presque jamais méchante. Cet abbé aimable et spirituel s'est efforcé de conserver une impartialité absolue et de fixer pour la postérité des physionomies complètes. C'est de la petite histoire qui vient au secours de la grande et souvent la complète." (Bourgeois et André, Sources II, 832).
Editions du Cerf, 1985, gr. in-8°, 432 pp, chronologie, index, broché, bon état (Coll. Cerf-Histoire)
"Cet ouvrage rassemble des communications présentées lors de la session strasbourgeoise de la Commission internationale d'histoire ecclésiastique comparée, en septembre 1983. Tant dans la substantielle introduction du maître d'œuvre que dans la liste des contributions transparaît un double parti méthodologique. Comparatisme géographique et confessionnel en premier lieu, afin d'empêcher le catholicisme français de s'autoproclamer modèle universel : les organisations juives de l'entre-deux-guerres sont particulièrement bien servies. Objectivation sereine en second lieu, qui s'efforce de prévenir toute « histoire sainte » et restitue, de ce fait, à l'Action catholique spécialisée une ascendance et des collatéraux dont elle ne saurait rougir. Cholvy propose d'ailleurs une périodisation tripartite : aux œuvres pour la jeunesse auraient succédé les organisations de jeunesse générales et fédérales, elles-mêmes relayées (ou concurrencées) par des mouvements de jeunesse spécifiques et centralisés. Une vingtaine d'études ponctuelles permettent de tester la grille en prolongeant la réflexion." (Etienne Fouilloux, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1986)
PUF, 1951, in-12, 155 pp, 4 planches hors texte, broché, couv. lég. abîmée, état correct (Coll. Mythes et religions)
Seyssel, Champ Vallon, 2000-2004, 2 vol. in-8°, 363 et 275 pp, glossaire, biblio, brochés, bon état (Coll. Milieux)
D'une situation actuelle inquiétante (violence, échec scolaire, doutes sur les institutions dominantes...), les auteurs veulent dialectiquement tirer des raisons d'espérer en décrivant l'enseignement d'un nouvel humanisme, fondé à partir de la lisibilité du nouveau réel industriel. Un travail philosophique novateur et polémique portant sur le rapport contemporain au savoir et à sa transmission. Le second volume définit les finalités nouvelles de l'école dans le nouveau contexte de la civilisation industrielle. Constatant que le projet de l'école de Jules Ferry s'inscrivait dans une civilisation agricole, les auteurs défendent un système scolaire permettant aux individus de comprendre leur temps.
P., Firmin Didot, 1873, gr. in-8°, xv-448 pp, répertoire du Théâtre de l'Académie de Musique de 1671 à 1873 (110 pp) et bibliographie (18 pp) in fine, broché, couv. lég. salie, bon état. Ouvrage couronné par l'Institut
"Fils d'un banquier ruiné émigré en Amérique pour refaire fortune, Gustave Chouquet (1819-1886) vit de 1840 à 1860 aux Etats-Unis, où il enseigne pendant seize ans. Nommé conservateur du musée instrumental du Conservatoire en 1871, il rédige en 1878, pour l'Exposition universelle, le Rapport sur les instruments de musique et les éditions musicales. Il est l'auteur d'oeuvres musicales diverses, mais aussi d'ouvrages consacrés à l'histoire de la musique dont le plus important est cette "Histoire de la musique dramatique en France depuis ses origines jusqu'à nos jours", premier ouvrage du genre." (Patrick Dubois) — "A l'opéra religieux, qui nous a légué ses processions et qui a enfanté le moderne oratorio, ont succédé des représentations théâtrales à l'usage exclusif de l'aristocratie, et nous avons indiqué par quelle suite de transformations ces ballets de cour ont conduit à l'opéra-ballet et aux divertissements qui n'ont cessé d'orner nos grands ouvrages lyriques et qui trop souvent en ralentissent la marche. Avec la sécularisation du théâtre, nous avons vu grandir un art vraiment populaire, et, dans les farces que les compagnies d'acteurs laïques jouaient sur des échafauds, nous avons aperçu le premier modèle des opérettes qui, depuis 1855, ont envahi toutes nos scènes secondaires. Enfin de la fusion des trois éléments religieux, aristocratique et populaire, est sorti le drame musical, tel que l'ont compris et perfectionné tour à tour les maîtres français et les maîtres étrangers. Nous avons dit ce qu'a été notre tragédie lyrique depuis Lully jusqu'à ce jour ; nous avons énuméré les services que l'Italie et la France se sont mutuellement rendus ; nous avons signalé la révolution musicale opérée par les symphonistes allemands, nous avons marqué chacun des progrès accomplis, et nous avons fini par arriver à cette conclusion que nos opéras-comiques l'emportent à tous les points de vue sur ceux des autres nations et que, dans tous les genres de musique dramatique, nous avons conquis à présent le premier rang." (p. 305)
CHRISTOPHE (Jacqueline), Denis-Michel Boëll et Régis Meyran (dir.).
Reference : 114507
(2009)
ISBN : 9782735112333
P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 2009, gr. in-8°, xix-403 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
30 études érudites. — Le passage des études de folklore à l'ethnologie en France s'est fait dans la période troublée qui va du Front populaire à la Libération. Le folklore scientifique se construit de manière ambivalente, dans le cadre d'une politique culturelle qui fait la part belle aux traditions régionales : à la fois ouverte sur la modernité, et fascinée par un passé volontiers idéalisé. Avec l'avènement du régime de Vichy, le folklore devient l'instrument de la politique culturelle du maréchal Pétain et de sa Révolution nationale. Mais, en même temps, de vastes enquêtes scientifiques, extensives et collectives voient le jour. Cet ouvrage, qui fait suite à un colloque international tenu en 2003 au musée national des Arts et Traditions populaires (MNATP), apporte une réponse collective à des questions restées longtemps floues, voire taboues : comment apprécier les activités du MNATP, créé en 1937, et celles de son directeur, Georges Henri Rivière, sous le régime de Vichy ? Quelles continuités, quelles ruptures apparaissent entre la période du Front populaire et Vichy ? Jusqu'où les folkloristes se sont-ils compromis ? Une nouvelle discipline était-elle déjà en germe ou le folklorisme sombrait-il totalement dans l'exaltation passéiste du monde paysan ? ...
Fayard, 1960, pt in-8°, 331 pp, sources, généalogie, broché, bon état
Fontemoing, 1915, in-12, 373 pp, reliure demi-toile havane clair, dos lisse avec titres et fleuron dorés, bon état (La Guerre de 1914-18)
"Sous ce titre, M. Chuquet a réuni une suite d'articles et d'essais, grands et petits, les uns déjà parus dans diverses revues, les autres inédits, tous inspirés par la guerre actuelle. Nous ne pouvons les signaler tous ; nous classons les principaux sous divers chefs : 1) La Belgique et la violation de sa neutralité. M. Chuquet rappelle les termes du traité du 19 avril 1839 par lequel la neutralité de la Belgique était garantie par les cinq grandes puissances, dont l'Autriche et la Prusse (...) – 2) L'Alsace (...) – 3) L'Allemagne et la guerre actuelle. M. Chuquet expose la situation du Hanovre en 1866, la menace faite par l'Allemagne à la France en 1875, l'alerte de 1887 après l'incident Schnaebelé (...) – 4) Les pays neutres : le manifeste des intellectuels espagnols en faveur de la France ; un article, l'un des plus longs du volume, sur les voix américaines sur la guerre de 1914-1915. – Et ce n'est pas tout ; ici il est question de la Bohême, là de l'armée russe ; ici de la littérature allemande, là, à propos de quelque incident de la lutte actuelle, sont évoqués des souvenirs de cette Révolution dont M. Chuquet connaît si bien l'histoire. Une série d'articles un peu trop morcelés à notre gré, mais écrits d'une plume alerte pour la bonne cause." (Christian Pfister, Revue historique, 1926) — "M. Arthur Chuquet a cet avantage sur les autres écrivains de la guerre, qu'il est un historien extrêmement averti. Son érudition est grande : aussi peut-il toujours fortifier son opinion d'un exemple ou d'un souvenir. Il exprime ici le profond dégoût que lui causent, et lui ont toujours causé les procédés allemands, tant au cours de la guerre contemporaine que depuis Frédéric II. On peut suivre ici le développement de l'âme nationale prussienne et M. Chuquet a très finement mis en lumière quelques-uns des vilains côtés de l'esprit teuton et des moeurs traditionnelles au pays de Frédéric II et de Guillaume II." (Les Livres de la Guerre, août 1914-août 1916)
Grasset, 1935, in-12, (8)-304 pp, index des ouvrages à consulter, broché, bon état. Avec un joli petit dessin en couleurs à la gouache figurant une religieuse sur le faux-titre
Un choix de textes allant de sainte Hildegarde à Catherine Emmerich en passant par Albert le Grand, Maître Eckhart, Henri Suso, Jean Tauler, Paracelse, Jacob Boehme, Silesius et Novalis. — "M. Jean Chuzeville nous présente, en traduction, une suite d'extraits empruntés aux œuvres des grands mystiques « allemands », depuis sainte Hildegarde de Bingen jusqu'à Catherine Emmerich. L'adjectif ethnique est, d'ailleurs, pris dans un sens très large, puisque le choix s'est étendu à Ruysbroeck l'Admirable. Il y a toujours dans ces morceaux détachés quelque chose d'inquiétant, en raison de la mutilation qu'ils risquent d'infliger à des systèmes de pensée ou de sentiments parfois fort bien liés. Mais les textes sont d'un vif intérêt, souvent émouvants ou profonds, et ils ont été traduits avec un art très sûr." (Marc Bloch et Ch.-E. Perrin, Revue Historique, 1938)
SGDL, 1992, in-8°, 96 pp, 48 gravures et photos, couv. à rabats
P., Editions du "Cinéopse" et Librairie Gauthier-Villars, 1925, gr. in-8°, xv-604 pp, préface de J.-L. Breton, de l'Institut, 136 figures (photographies, figures, illustrations, etc.), (30) pp de publicités in-fine, broché, bon état. Edition originale. Rare
Cet important ouvrage constitue une véritable mine de renseignements sur toute l'aventure du pré-cinéma et du septième art avec son fulgurant développement industriel, artistique et culturel ; en fin d'ouvrage se trouve l'étonnante liste des brevets déposés en France de 1890 à 1900, concernant les appareils cinématographiques. Par Georges-Michel Coissac (1868-1946), spécialiste du cinéma et directeur du "Cinéopse", une revue mensuelle dont le sous-titre précisait la mission : « Organe mensuel de l'industrie cinématographique, la photographie, l'électricité, l'optique ».
P., Institut des Hautes Etudes Cinématographiques, 1963-1964, 2 vol. gr. in-8°, 231 et 284 pp, texte dactylographié, brochés, couv. illustrées, discret C. de bibl., bon état (Coll. cours et publications de l'IDHEC, série Histoire et sociologie). Rare
Grasset, Publications de la faculté des lettres et sciences humaines de Paris-Sorbonne, 1968, fort in-8°, 851 pp, biblio, broché, bon état. Edition originale
Avant d'être une thèse monumentale, ce livre est d'abord le témoignage d'une rencontre. Avec une étonnante rigueur, Hélène Cixous restitue l'unité de l'œuvre de Joyce, et l'articule de façon singulièrement éclairante à la biographie de l'auteur. Être un artiste, pour Joyce, cela consiste dès le plus jeune âge à opérer un travail de métamorphose, passant d'un vécu oppressant à la formation d'un imaginaire, d'une symbolique et d'un style. L'exil physique, la fuite loin de Dublin sa ville marâtre, n'a pas suffi : il fallait encore que Joyce réussisse à se réapproprier ce vécu tenace pour en faire la matière même d'une création qui le sublimerait. Par-delà une compréhension intime de l'homme et de l'oeuvre, Hélène Cixous se donne et nous donne les moyens de saisir, au-delà des formules faciles dont les manuels sont encombrés, en quoi l'art est bien une possibilité de vie. — "Joyce a fait de son œuvre le double de sa vie, comme il faisait de sa vie la répétition de son œuvre : le réel tendait à se déplacer du côté du livre. C'est pourquoi l'œuvre dépasse les possibilités ordinaires de l'écriture. Penser sa vie "écrite" plutôt que vécue et, inversement, s'enfoncer dans l'écriture comme dans un temps personnel, faire de l'évolution d'un art sa propre histoire, tel fut le dessein de Joyce, passé l'enfance. Par la continuité du livre au moi, du moi au livre, l'art de Joyce participe de l'essence du jeu. Absent du livre en sa personne réelle, Joyce est cependant présent par le biais de divers remplaçants, petits ou grands, hommes ou femmes. Il se regarde vivre et, en même temps, s'imagine en train de se regarder vivre ; il introduit un voyeurisme au-delà du regard, et au-delà de l'instant un futur qui fait du présent un passé. Il est dedans et dehors. Sa création, conçue comme rivale de celle de Dieu, lui tient lieu de patrie, de temps, d'antre, et, cependant, c'est dans l'écriture que Joyce perpétue son exil. "Exilé volontaire", telle est la définition de l'artiste par lui-même, définition qui fonde les antagonismes créateurs ; hérétique, paria, fils prodigue, c'est contre l'Église, la famille, la patrie, que Joyce dresse ses substituts, Stephen Dédalus, Léopold Bloom, Richard Rowan, Shakespeare, ou la trinité complexe de Finnegans Wake en laquelle Joyce est père, fils, frère et antifrère. "Je suis un produit de cette race, de ce pays, de cette vie", dit Dédalus, projection ironique de Joyce jeune homme. L'artiste est en effet le produit négateur de ces trois puissances dangereuses. Il l'est si essentiellement que son existence dépend de sa conscience d'expulsion, de culpabilité ou de défi : c'est pourquoi l'artiste se maintient en état de séparation volontaire ; la séparation en effet est source de création, comme le péché originel est une "felix culpa" qui promet la rédemption. Les "erreurs du génie sont volontaires", ses malheurs sont nécessaires, il lui faut être l'éternel accusé, le mal venu, le mal-aimé. Loin de l'Irlande, hors de l'Église et de la famille, Joyce s'empresse de récupérer ses trois menaces vitales sous la forme de figures de remplacement, ou d'un système de correspondances symboliques. Au centre de l'œuvre, dissimulé, révélé, l'artiste à la recherche de lui-même vit dans le temps successif de l'écriture, observé par l'artiste Joyce assis dans l'espace de la mémoire, et qui feint l'indifférence. Cette thèse, magistrale, est la première grande tentative entreprise, en France, pour mettre en clair l'œuvre, l'art et la personne de James Joyce." (L'Editeur) — Table : Introduction. La réalité de l'Irlande – I. La cellule familiale – II. Héroïsme public, héroïsme privé – III. Le choix de l'hérésie – IV. La récupération de l'exil – V. La poétique joycienne – Appendice. Thoth et l'écriture – Bibliographie.