8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Fayard, 1930, in-12, 386 pp, broché, état correct (Coll. Les Grandes études historiques)
Par Louis Reynaud (1876-1947), docteur en lettres et professeur de littérature étrangère à l’université de Poitiers. Il est l’auteur d'une “Histoire générale de l’influence française en Allemagne” (1914), de “L’âme allemande” (1933) et de divers ouvrages littéraires. Dans “Français et Allemands, histoire de leurs relations intellectuelles et sentimentales, s’il est influencé par les doctrinaires de l’Action Française, son propos et d’abord littéraire” : il veut croire au caractère bénéfique des relations franco allemandes : « Jamais peuples n’ont été plus dissemblables. C’est pourquoi ils ont pu si bien se compléter », écrit-il. Tout en faisant le procès des germanophiles, de Madame de Staël à Renan en passant par Gobineau, il opère la distinction entre une « mauvaise Allemagne » prussianisée et anti-française, d’une part, et une « bonne Allemagne », naturellement amie de la France, d’autre part. Ce qui le conduit à se prononcer pour « une collaboration politique étroite et féconde, collaboration très désirable pour la défense de la civilisation européenne, si gravement menacée en ce moment ». — Table : Aux origines des deux Peuples ; Les grands siècles français du Moyen Age ; La Réforme; Le Rayonnement de Versailles ; Une Allemagne nouvelle ; Romantisme et Littérature allemande ; Le règne de la « Science allemande » ; Germanolâtrie ; La Prusse à l’oeuvre ; Entre deux Guerres.
Plon-Nourrit, 1921, in-12, 281 pp, reliure demi-basane mordorée, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièce d'auteur et de titre chagrin vert et carmin (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur papier courant (il a été tiré 25 ex. sur pur fil Lafuma)
Quand la fille du rabbin tombe amoureuse d'un homme trop pauvre pour elle : cette peinture de mœurs dans la communauté juive algéroise au début du 20e siècle a été saluée comme le meilleur ouvrage de la romancière juive algérienne Elissa Rhaïs (1876-1940), auteur d'ouvrages et de nouvelles orientalistes se déroulant en Algérie. Elle se fait à l'époque passer pour une musulmane ayant fui un harem. Elle avouera par la suite être une Juive d'Algérie. — "Née des amours d’un musulman et d’une juive à Blida, ville déjà hantée par Gide et Oscar Wilde,elle incarna une mythologie de religion et d’interdits. Décors de souks, soies brodées d’or, parfums d’encens, musiques d’oiseaux en cage dans les harems : elle a su incarner tous nos rêves d’Orient." (Jules Roy) — "Pendant près de vingt ans, Elissa Rhaïs ne cessera de publier avec un succès grandissant. Kerkeb, danseuse berbère, La Fille des pachas, L’Andalouse, Les Juifs ou la Fille d’Eléazar.. Truffés d’épices, d’eau de rose et de proverbes locaux, sa douzaine de romans, ses nouvelles et ses pièces de théâtre ressuscitaient les coutumes, les couleurs, les saveurs d’un Proche-Orient de légende. Traversés par la passion, muselés par les tabous, ensanglantés par la fatalité, ce n’était que contes merveilleux et tragiques; mirages situés à mi-chemin des Mille et une Nuits et des ouvrages de Pierre Loti ou des frères Tharaud. Conférences, chroniques dans les journaux, voyages, réceptions : Elissa Rhaïs, qui jamais ne se déplaçait sans celui qu’elle présentait comme son fils aîné, Raoul, de dix-huit ans son cadet, fut reçue partout et partout honorée. Dans son appartement luxueux du boulevard Saint-Jacques, les admirateurs qui lui faisaient fête s’appelaient Gide, Mauriac, Colette, Morand ou Sarah Bernhardt. Sa gloire était telle, et son talent – que seul le critique André Billy, à l’époque, osa mettre en doute –, et ses mérites, que plus d’une personnalité la soutint lorsqu’elle s’avisa d’aspirer à la Légion d’honneur. Barthou et Poincaré furent de ceux-là, qui en 1938 lui accordaient leur appui. En vue de lui décerner la rosette, on procède donc à l’enquête d’usage... En 1939, le scandale éclate : Leila Bou Mendil (également connue. sous le nom de Rosine Boumendil), alias Elissa Rhaïs, est illettrée, presque analphabète! Elle n’a fait que signer les livres écrits par son prétendu fils, en fait un parent pauvre, Raoul Dahan, qu’elle tient sous sa coupe financière et amoureuse depuis plus de vingt ans. (...) Le scandale est étouffé. Le monde de l’édition, victime de la géniale imposture, opte pour la conspiration du silence. La France en guerre a d’autres drames à pleurer. Toute trace s’apprête à disparaître de la naguère célèbre Elissa Rhaïs... Toute trace ? Pas forcément. Car Raoul Dahan, plus anonyme que jamais, mais marié et père de famille, va, sur son lit de mort, confier à son fils son secret et tous ses manuscrits précieusement conservés. Quatorze ans plus tard, en 1982, ce fils prendra la plume. Sous le nom de Paul Tabet, il clamera à la face du monde la fabuleuse histoire d’un jeune homme pauvre, juif d’Alger pétri de culture française, qui, tombé sous la coupe d’une énergique cousine, la laissera signer les milliers de pages qu’il écrira au fil de vingt années." (Le Figaro)
Göttingen, Steidl, 2014, in-4°, 80 pp, 38 photographies en couleurs à pleine page, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, à l'état de neuf. Bien complet du CD audio
Recueil photographique de portraits issus des Gender Studies de Bettina Rheims. Des hommes et des femmes qui ont posé devant l'objectif de l'artiste afin d'interroger la modification de l'identité sexuelle et la complexité des genres.
Seuil, 1990, in-8°, 428 pp, index, broché, bon état
L'or et l'art, l'argent et les objets de collection, la fortune et la curiosité, Apollon et le Diable en somme, si souvent acoquinés: ce sont deux univers entre lesquels l'esprit et le gout des hommes d'occident n'ont cessé d'osciller au cours de leur très longue histoire. Evitant les lourdeurs du discours encyclopédique, l'auteur a pris le parti d'un vagabondage subjectif à travers faits et récits, véridiques et légendaires, qui habitent le monde de la création et de la spéculation, le monde des objets d'art, depuis Athènes et Rome jusqu'à l'apothéose des Médicis, dans les fastes de la renaissance...
Arts et Métiers Graphiques, 1964, gr. in-8°, 160 pp, 101 illustrations en couleurs sur 80 planches hors texte, cart. illustré de l'éditeur, bon état
"L'art-déco" en France au tournant du XXe siècle est ici analysé selon des thèmes originaux et pourtant très pertinents pour comprendre les sources de ce mouvement. Les plus belles réalisations du temps sont analysées à l'aide de 101 illustrations hors texte.
P., Au Petit Luxembourg, 1956, fort in-8°, 699 pp, édition revue et augmentée, broché, bon état
"... J'étais assidu aux conférences que faisait, au Palais de la Mutualité, une fois par mois, André Ribard, auteur de “La Prodigieuse Histoire de l'humanité”. Ribard était un vieillard handicapé, transfuge du Parti communiste français, mais qui vouait une foi étonnante à la cause marxiste-léniniste. Son ouvrage n'intégrait pas l'Afrique dans cette « prodigieuse histoire » humaine. Il ne devait rien savoir du sujet. Nous n'en avions cure..." (Henri Lopes, “Il est déjà demain”, 2018)
P., Jean-Michel Place, 1977, pt in-8°, 123 pp, préface par Jean Roudaut, "Visages d'Ariane" par Maria Grazia d'Alessandro, textes réunis par Jean-Pierre Begot, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Vice versa)
Un roman où la nudité et la pureté de l’héroïne, insoutenables pour la société, sèment le désordre, provoquant meurtres et catastrophes... Ariane (1925) est peut-être le plus beau livre et le plus poétique de Ribemont-Dessaignes (1884-1974). Ariane, une femme « atrocement belle », traverse Paris nue, dans un périple qui est celui d'une rêverie, et le monde en est changé.
P., Félix Alcan, 1899, in-12, 209 pp, deuxième édition revue, reliure pleine percaline verte de l'éditeur, état correct
"L'objet de ce livre est de constituer la notion du socialisme et de la confronter avec les résultats de la sociologie comparative. C'est aux grandes oeuvres des maîtres et non aux programmes des partis politiques ou aux délibérations des congrès ouvriers que M. Richard demande les éléments de sa définition. C'est, suivant lui, diminuer le socialisme que de le réduire à n'être que la liste plus ou moins longue des revendications ouvrières et des réformes pratiques destinées à y faire justice. Quand on ne considère la doctrine que sous cet aspect, il est aisé d'en avoir raison ; car il est toujours facile de faire voir que les procédés, recommandés par les différents systèmes comme remèdes souverains au mal dont nous souffrons, ou sont inapplicables aux faits, ou n'auraient pas les conséquences qu'on en attend, etc. Une formule générale et abstraite est, par hypothèse, trop loin du réel pour pouvoir le pénétrer tout d'un coup et sans résistance. L'inapplicabilité immédiate d'une loi chimique n'en démontre pas la fausseté ; de même, de ce que les applications qu'on a déduites des théories socialistes sont irréalisables ou iraient contre leur but, on n'a pas le droit de conclure que ces théories sont fausses. Le socialisme est, avant tout, une certaine manière de concevoir et d'expliquer les faits sociaux, leur évolution dans le passé et leur développement dans l'avenir. Cette conception doit donc être examinée, en elle-même, abstraction faite de toute considération relative aux conséquences pratiques qui peuvent en résulter." (Emile Durkheim, Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, 1897)
L'Edition d'Art, H. Piazza, 1927, pt in-8°, viii-201 pp, ornementations dessinées par H. Zworykine, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Epopées et légendes)
L'ouvrage renvoie à l'histoire légendaire de la ligue des nations iroquoises. Le pacifisme mystique de ces « grecs américains » avait séduit Longfellow (Le chant de Hiawatha, 1855). Selon la tradition, le prophète Deganawida réussit à établir la paix entre les cinq tribus iroquoises après un songe (vers 1450 ?, 1570 ?). Son disciple, Hiawatha, entreprit une longue ambassade pour fédérer les tribus...
P., Librairie de L. Maison, L. Hachette et Cie, s.d. (1854), pt in-12, xi-433 pp, une carte dépliante hors texte des chemins de fer français, table alphabétique des lieux décrits, cartonnage d'éditeur en percaline bleue de l'éditeur Hachette, dos lisse avec titres dorés, très bon état, mais il MANQUE la carte routière générale
Ce guide consacré à la France est un titre racheté à Louis Maison par Hachette en 1855, et dont les 24 premières éditions (1823-1854) ont été publiées à Paris chez Audin puis chez Maison. Les renseignements ferroviaires qu'il contient sont organisés par compagnie.
P., La Nouvelle Société d’Édition, s.d. (1928), gr. in-8° (17 x 22,7 cm), 97 pp, un beau portait de Joseph Delteil en frontispice sous serpente par Mariette Lydis, broché, couverture imprimée et rempliée, bon état. Edition originale, un des 935 ex. numérotés sur vélin de Rives
Edition originale tirée à 1 100 ex. tous numérotés, celui-ci un des 935 exemplaires sur vélin à la forme des papeteries de Rives, enrichi d’une belle lettre autographe signée datée du 31 janvier 1929 de Joseph Delteil à l'éditeur (?), où il écrit être flatté d'avoir reçu par l'intercession de St Delteil la somme de 3.000 F, mais que malheureusement, la vérité l'oblige à déclarer que cette somme est due à M. André de Richaud...
Gallimard, 1938, in-8°, 407 pp, traduit de l'anglais par F. V. Laparra, broché, bon état. Edition originale, ex. du SP, prière d'insérer joint
L'homme et le métal des temps préhistoriques à nos jours. — "Tel quel, le livre de T.-A. Rickard mérite de figurer dans la bibliothèque de tout historien, parmi les usuels. (...) Un premier chapitre nous promène à travers les âges sans métaux. Que cette promenade se fasse sous un guide passablement dédaigneux, on s'y attend assez. Comme aussi à sa conclusion : « La civilisation ne commença pas avant le jour où les métaux servirent à fabriquer les outils, les instruments et les machines. C'est grâce aux métaux que l'homme sortit de l'état sauvage » . A partir de là, et dès lors qu'il aborde, par exemple, le problème de l'utilisation des métaux aux temps préhistoriques, T.-A. Rickard est sur son domaine. Il nous en fait les honneurs avec tout profit pour nous – qu'il s'agisse des techniques égyptiennes, du commerce phénicien des métaux, du problème des Cassitérides, de l'argent athénien, des exploitations romaines en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne (plomb), des mines du Moyen Age, des chercheurs d'or du XVIe, puis du XIXe siècle ; du rôle de la houille dans l'histoire et du fer dans l'industrie contemporaine : tels sont les titres et sujets des quinze chapitres qui se succèdent sans repos, sans halte, sans répit : pleins de choses, pleins aussi de bon sens, et même du reste d'esprit critique et de savoir technique sagement utilisé. Un tel livre ne s'analyse pas. Il faudrait refaire avec lui toute l'histoire métallurgique du monde. Mais tel quel, il représente un gros effort de mise en place critique. Un livre à étudier." (Lucien Febvre, Annales d'histoire sociale, 1940)
Hachette, 1963, in-8° carré, 128 pp, 140 illustrations en noir et en couleurs, cart. éditeur (Coll. Plaisir des images)
Editions du Cerf, 2001, in-8°, 377 pp, broché, dos passé, bon état (Coll. La Nuit surveillée)
L'œuvre de Paul Ricœur se révèle comme l'un des passages obligés pour la lecture de l'Ecriture aujourd'hui. Cependant, plusieurs textes clés du penseur français dans ce domaine demeuraient inaccessibles au public francophone, parce que publiés en anglais. La présente anthologie vise à combler cette lacune et à offrir pour la première fois la traduction de treize articles de Ricœur en herméneutique biblique. Ils ont tous bénéficié de la relecture de l'auteur et certains d'entre eux fournissent un complément très utile au troisième volume des Lectures (Aux frontières de la philosophie), comme au chapitre consacré aux méditations bibliques dans La Critique et la Conviction. On y trouvera notamment l'importante contribution de Ricœur sur les paraboles évangéliques et la spécificité du langage religieux, ainsi que quelques articles proposant une application aux narrations bibliques des recherches menées dans la trilogie Temps et Récit.
Laffont, 1993, fort in-8°, 1016 pp, 37 figures, 3 cartes, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Bouquins)
Comment peut-on s'intéresser à autre chose qu'à l'ésotérisme ? L'homme n'est pas réalisé. Il se forme. Il suit des pistes où parfois, il repère des signes de reconnaissance. Là sont sa gloire et sa misère. Il faudra bien se poser la question ultime : Y a-t-il un secret du monde ? Qui le détiendrait ? Comment le partager ? Charlatanisme ! répondent les rationalistes et même les religieux. Mais on connaît des magiciens, des théosophes, des chamans, des kabbalistes, des alchimistes... Eux attestent. Pierre A. Riffard, docteur en philosophie et docteur ès lettres, a enseigné en France, au Laos, en Syrie, aux Nouvelles-Hébrides, en Polynésie française et, actuellement, en Afrique. Dans la première partie de ce livre, il tente de définir l'ésotérisme. Dans la seconde, il a rassemblé les grands textes de l'ésotérisme occidental : certains sont connus, d'autres traduits pour la première fois. Tout le monde a entendu parler de Paracelse, mais l'a-t-on lu ? Sait-on que Newton a laissé des textes alchimiques et que de grands écrivains du XXe siècle, comme Artaud et Daumal, ont poussé leur écriture jusqu'au mystère ? Voilà des pistes, le reste du parcours appartient au lecteur. (Agnès Hirtz)
Payot, 1966, in-8°, 462 pp, traduit de l'allemand, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)
"En premier lieu, les auteurs définissent brièvement les principes et les notions fondamentales de la science des religions. Puis, ils exposent rapidement, mais avec précision, quelles sont, pour chaque religion, les sources, la doctrine, la piété et la morale. Ensuite, dans le second chapitre, les Egyptiens, les Sumériens et les Akkadiens, les Sémites occidentaux, les Hittites, Israël et le Judaïsme, le Christianisme, l'Islam ; dans le troisième chapitre, consacré aux civilisations indo-européennes : les Iraniens, les Indiens de l'époque classique, l'Hindouisme, le Bouddhisme. les Grecs, les Romains, le syncrétisme hellénistique, les Celtes, les Germains, les Slaves et les Baltes ; dans le quatrième, qui traite des civilisations écrites de l'Extrême-Orient : les Chinois, les Japonais. Un dernier chapitre a trait aux civilisations sans écriture. L'ouvrage est excellent." (M. Philonenko, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses)
Antverpiæ, ex officina Plantiniana Balthasaris Moreti, 1641, in-folio, lii-752-(64) pp, un frontispice gravé (d'après les indications de Rubens) et 5 planches gravées, index librorum et capitum, index locarum s. scripturae, index rerum, reliure demi-basane fauve, dos à 4 nerfs guillochés soulignés de quadruples filets dorés, titres et fleurons dorés (rel. début du 19e s.), dos uniformément passé et lég. frotté, étiquette de bibl. en queue, une petite étiquette de bibl. sur le frontispice, coiffe sup. lég. abîmée, exemplaire très frais, sans rousseurs et en bon état. Edition originale. Texte sur 2 colonnes en latin
L'augustin Barthélémy de los Rios (v. 1580-1652), apôtre du culte marial dans les Pays-Bas espagnols d'abord, en Espagne ensuite, étudia la souveraineté de Marie. Le fait de cette souveraineté et ses arguments théologiques ont été particulièrement mis au point dans le "De hierarchia mariana libri sex" (1ère édition à Anvers, Plantin, 1641). Notons le triple fondement que Barthélémy donnait à cette doctrine : la plénitude initiale de grâce, la maternité divine et l'œuvre corédemptrice (non seulement comme mère du Rédempteur, mais encore par son offrande volontaire au Calvaire). (D. F. Vandenbroucke, Recherches de théologie ancienne et médiévale, 1948) — Pour le frontispice gravé où la Vierge est invoquée par le roi Philippe IV et par St-Augustin, Rubens fournit les motifs de la planche, Erasme Quellin fit le dessin. Le 18 mai 1639, Balth. Moretus écrivit à Barthéleméo de los Rios qu'il venait d'envoyer à Corneille Galle le frontispice, dessiné par Quellin d'après les indications de Rubens. Le dessin fut payé 24 florins à Erasme Quellin, le 18 avril 1639. La gravure fut faite par Corneille Galle le jeune en 1639 ; elle porte la signature : E. Quellinius delineavit. Pet. Paul Rubenius invenit. Corn. Gallens junior sculpsit. (Voir Max Rooses. Œuvre de Rubens, n° 1294). L'auteur avait spécifiquement demandé à son éditeur : "Qu'il me sont permis de vous prier en confidence de vous entendre avec Monsieur Rubens pour qu'il dessine le frontispice de la manière suivante: Au premier plan doit se trouver le roi d'Espagne, clairement désigné, et par l'intermédiaire ou par le conseil de l'ordre de St Augustin s'offrant à la reine des cieux, ceinte d'une couronne impériale, lui-même et tous ses états enchaînés avec une soumission d'esclave et donnant l'exemple à tous les Rois de faire la même chose ou leur montrant le chemin à suivre. C'est là la substance du projet, je laisse l'exécution à l'homme au génie admirable. Veuillez seulement le prévenir que je désire que le roi soit représenté sous une apparence aussi grande et magnifique que possible. Sur ce je vous salue." (F. Bartholomeus de los Rios, Bruxelles, le 7 mai 1638).
Plon, 1992, in-8°, 370 pp, 14 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Le XXe siècle est un extraordinaire fossoyeur d’empires : l’Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman ont été engloutis par la Grande Guerre, le Reich de mille ans disparu en une décennie, le joyau des Indes enlevé à la Grande-Bretagne, les perles indochinoise et algérienne arrachées à la France, jusqu’à l’empire rouge de Moscou qui s’effondre en six mois. Le grand Corneille aurait-il raison, lui qui faisait dire à Rodogune : quand on perd un empire, on perd tout ? Pour comprendre ce sentiment d’abandon et d’incertitude qui nous étreint, Jean-Pierre Rioux a voulu retracer la chute de ces grands prédateurs qui, depuis Sargon, ont voulu saisir l’univers entre leurs mains. D’Alexandre à Charles Quint, de Tamerlan à Napoléon et Bismarck, nous voici entraînés dans les heurs et malheurs de l’idée impériale, à travers les violences, les impuissances et les mélancolies qui ont défait les rêves des bâtisseurs d’empires.
L'Archipel, 1992, gr. in-8°, 444 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Raconter un demi-siècle de chansons en France, c'est évoquer cinq décennies d'histoire de ce pays. Ce livre est une synthèse des courants apparus depuis Trenet. L'auteur dirige depuis 20 ans la collection Poésie et chansons chez Seghers, et à produit des séries d'émissions sur France-Culture. — "Depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, la chanson française a connu des transformations et des évolutions a la fois attendues et surprenantes. L'expression "chanson française" regroupe une variété de styles, d'artistes et de répertoires qui ont souvent subi des influences venues d'autres pays. Lucien Rioux nous parle de tous les styles et de leurs interprètes : de Saint-Germain-des-Prés et ses cabarets et boîtes où ont debuté les plus grands des années cinquante, au début des années soixante et à la "génération Teppaz" qui marquera un déchirement entre le monde des jeunes et celui des adultes dans les productions populaires. Les chanteurs seront classés par leur appartenance générationnelle : on parlera des yéyés ou des chanteurs sérieux. Plus tard viendront les chanteurs défendant ouvertement une idéologie politique (Montand, Jean Ferrat) ou culturelle issue de France (les chanteurs "bretons" comme Glenmor, Stivell ou Servat, les "occitans" comme Marti ou Verdier, etc.) ou de pays francophones (les canadiens Leclerc et Charleboix, le cadjin Richards, etc.) ou bien encore un style personnel ou iconoclaste (Gainsbourg, Higelin, etc.). Les années soixante-dix et quatre-vingt verront I'arrivée de nouveaux styles. Sardou s'attirera des critiques pour ses paroles parfois trop "réactionnaires" ; Sheller et Catherine Lara exploiteront la veine post-soixante-huitarde ; Souchon, Voulzy et Jonasz seront vus comme chanteurs à regrets, optimistes ou annonciateurs du "new age". Renaud et Lavilliers laisseront leur empreinte sur la fin des années soixante-dix... Les artistes français des cinquante dernières années ont été bien trop nombreux pour être tous recensés ici mais reconnaissons à Rioux sa grande connaissance et la justesse de ses choix lorsqu'il illustre de quelques lignes le répertoire d'un chanteur ou d'une chanteuse dont les couplets nous ont enchantés mais qui, les années passées, ne sont plus ni entendus ni diffusés. L'index aidera grandement à trouver les renseignements concernant un artiste particulier ou une interprète remarquée." (André J. M.Prévos, The French Review)
Armand Colin, 2004, in-8°, 192 pp, 18 illustrations, chronologie, biblio, index, broché, bon état
Conseillère, mère, éducatrice, épouse, travailleuse, soignante, tricoteuse, féministe, pétroleuse, suffragette, pacifiste, résistante... les femmes ont endossé bien des rôles que l'histoire, plutôt attentive à l'événementiel et aux grands hommes, a longtemps passés sous silence ou caricaturés. Ce livre rend aux femmes leur mémoire et aux hommes le passé féminin. Il s'attache à décrire la réalité quotidienne. Tout en retraçant leur présence, leur figuration ou leur absence sur le devant de la scène de la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale, il dessine une chronologie qui leur est propre et analyse les rapports de sexe. Il découvre ainsi les femmes, actrices de l'Histoire, et confirme qu'une histoire sans les femmes n'est plus possible.
P., Sirey, 1951, gr. in-8°, 540 pp, deuxième édition augmentée, broché, bon état
"Cette deuxième édition, nous confie M. Rist dans son avant-propos, ne se distingue de la première, parue en 1938, à part un effort pour apporter plus de clarté dans certains passages, que par l'adjonction d'un chapitre supplémentaire, destiné à tenir compte des controverses de ces dix dernières années. Cependant le recenseur s'en voudrait de ne pas redire ici tout ce que la génération présente doit à cette histoire : elle n'a cessé de s'y référer et de s'y former. On connaît la thèse de Ch. R. Elle est exposée dès les premières pages : distinction du crédit et de la monnaie..." (Henri Guitton, Revue économique, 1952) — Plus de soixante ans après la sortie de la première édition, l'Histoire des doctrines relatives au crédit et à la monnaie depuis John Law jusqu'à nos jours n'a guère été égalée ni en langue française ni en langue anglaise (dans laquelle l'ouvrage avait été rapidement traduit). La plupart des développements s'organisent autour de la conception de la monnaie et de la "subjectivité" de Charles Rist. Subjectivité inévitable et même indispensable, qui donne son unité à l'ensemble du livre, lui permet et lui permettra de vieillir encore longtemps sans prendre trop de rides. Cela n'avait aucun sens de prétendre faire une histoire calme, non engagée de la pensée économique en général, de la pensée monétaire en particulier. Ce livre est un passionnant voyage à travers plus de deux siècles de théories et de pratiques monétaires. Charles Rist le conclut par des paroles fortes. La monnaie n'est pas un procédé comptable. Elle est une "réalité sociale" (selon la formule de François Simiand), et elle n'est jamais "neutre" (ou en tout cas très rarement). Si les théories monétaires de l'après-deuxième guerre mondiale avaient entendu ces messages, elles auraient évité de nombreux pièges et se seraient consacrées plus rapidement qu'elles ne l'ont fait aux vrais problèmes : Comment maintenir la stabilité monétaire ? Comment contenir les crises bancaires et financières ? Comment, au travers de l'objectif incontournable de stabilité monétaire, mettre la monnaie, la finance et la banque en situation de favoriser, à moyen-long terme, la croissance, le développement et l'emploi ?
Perrin, 1981, in-8°, 282 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, biblio, petit glossaire, reliure skivertex havane (bien sûr) de l'éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
Larousse, 1970, gr. in-8°, 160 pp, nombreuses illustrations en noir, 16 pl. en couleurs hors texte, texte sur 2 colonnes, reliure toile bleue ornée de l'éditeur, sans la jaquette, bon état
Val d'Aoste, 1995, in-4°, 96 pp, 60 photos en couleurs. Beau livre sur le Val d'Aoste avec texte trilingue français, italien et anglais, cart. éditeur, jaquette illustrée
Cambridge at the University Press, 1968, gr. in-8°, xxiv-388 pp, index, reliure pleine toile bordeaux de l'éditeur, jaquette, très bon état. Edition originale
Complet en soi. Ouvrage établi pour compléter les 12 volumes de la New Cambridge Modern History, dans lesquels on ne trouve pas de bibliographies. Bibliographie organisée en trois sections : A. 1493-1648 ; B.1648-1793 ; C. 1793-1945.