8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., La Boutique de l'Histoire, 2004, gr. in-8°, 309 pp, préface de Maurice Agulhon, 19 illustrations, 15 graphiques et tableaux, biblio, index, broché, bon état
Cet ouvrage, centré sur les fêtes publiques et officielles du XIXe siècle s'inscrit dans les nouvelles perspectives de l'histoire culturelle en France. L'auteur étudie sur près de soixante ans, de 1815 à 1870, les innombrables célébrations par lesquelles cherchent à s'affirmer des régimes politiques fort différents mais tous marqués par l'idéal libéral. Une lecture exhaustive des Archives nationales, mais aussi celles de plus de vingt départements fort divers (Seine-Inférieure, Var, Gironde, Côtes-du-Nord, Rhône...) permet de décrypter le langage symbolique des fêtes. On y perçoit la cohérence des politiques culturelles de quatre gouvernements qui surent utiliser tous les médias, des plus anciens (chanson, théâtre, feux d'artifices) aux plus modernes (presse, sport, publicité). Tous ces viatiques permirent d'imposer des codes et de nouvelles sociabilités aux populations par la fête. Cependant, en retour, le public sut s'emparer des symboles proposés pour dialoguer avec le pouvoir et même promouvoir la démocratie, du drapeau tricolore aux aigles triomphales de Napoléon III, en passant par la figure progressiste de Marianne. Lors de l'inauguration d'arbres de la liberté, sur les places où l'on dansait, dans la touffeur des cafés ou sur les premiers stades, mais aussi dans les caves où se préparaient chants, danses ou graffitis subversifs, l'auteur nous dévoile une nouvelle "sociabilité festive". C'est la fête libérale et émancipatrice, que tous les pouvoirs finirent par reconnaître, que cet ouvrage nous offre de mieux connaître.
Editions Noir sur Blanc, 2008, gr. in-8°, 669 pp, traduit de l'anglais, 24 pl. de gravures en noir et en couleurs hors texte, notes, glossaire, biblio, broché, jaquette illustrée, bon état
"Ce qu'il y a d'exceptionnel chez William Dalrymple, c'est que c'est un historien qui sait réellement écrire." (Salman Rushdie)
P., Georges Chamerot, 1883, gr. in-8°, 347 pp, 2 cartes hors texte dont une montée sur onglet et 27 gravures dont 18 hors texte par Ad. Beaune, reliure percaline rouge et or de l'éditeur, tranches dorées, état correct
"Jamais peut-être, depuis l'heure ou pour la première fois, l'artillerie exerça dans le monde ses terribles ravages, jamais oreilles humaines n'entendirent une canonnade pareille à celle qui, durant cette nuit et la journée suivante, tint Paris en émoi." (p. 218)
Plon, 1923, in-8°, 380 pp, un portrait en héliogravure et le fac-similé d'une lettre de Charles X, index, broché, dos lég. abîmé, bon état
Tome II seul (sur 2) — Première édition de ces souvenirs très importants pour connaître de l'intérieur le point de vue d'un royaliste intransigeant : passé jeune au service de Russie, Damas servit Alexandre Ier pendant toutes les campagnes de l'Empire. Il rentrera en France avec la Restauration. — "Document de premier plan sur la Restauration." (Bertier de Sauvigny, 299) — "... Durant la seconde Restauration le baron de Damas arrive aux plus hautes fonctions. Son zèle royaliste, ses connaissances militaires et ses aptitudes diplomatiques le désignent à la confiance de Louis XVIII et de Charles X. Il commande une division pendant la guerre d'Espagne, et il devient successivement ministre de la Guerre et ministre des Affaires étrangères, où il remplace Chateaubriand. (...) Nommé en 1828 gouverneur du jeune comte de Chambord, le baron de Damas assista à la révolution de juillet 1830. Son témoignage est très précieux sur les scènes de Saint-Cloud, l'imprévoyance, le désarroi, la stupeur de l'entourage royal, l'incapacité et les illusions de Charles X, la douleur du comte de Chambord. (...) On lit avec agrément les Mémoires du baron de Damas. Son style est clair, aisé, il conserve dans sa langue la sécheresse élégante du XVIIIe siècle." (E. Le Gallo, Annales historiques de la Révolution française, 1924)
P., G. Téqui, 1877, in-12, 324 pp, reliure demi-chagrin vert empire, dos à 5 nerfs, titres et caissons dorés, fer de collège doré au centre du 1er plat et encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état
Par le Père jésuite français Amédée Jean Marie Paul de Damas (1821-1903). Ce récit est composé essentiellement de lettres écrites par l’auteur, aumônier de l'armée d'Orient, « sous l’impression des circonstances » à plusieurs correspondants. La bataille de l’Alma, d’Inkermann, la vie de camp du soldat, l’influence de la présence des Francais en Turquie, Malakoff, autant de sujets différents abordés à travers cette correspondance entre octobre 1854 et octobre 1855 ; ces lettres constituent un excellent document sur cette importante campagne.
Belin, 2012, in-8°, 205 pp, 16 pl. d'illustrations en noir et en couleurs hors texte, sources et biblio, broché, couv. illustrée, qqs annotations crayon, bon état
Fils de la reine Hortense et du comte de Flahaut, petit-fils de Talleyrand, Auguste de Morny n'a cessé d'arpenter la scène du pouvoir et les coulisses du théâtre. Dès sa prime jeunesse, il pratique les jeux de masque, en politique comme dans les bals costumés. Dandy, industriel, député, président du Corps législatif, il tire souvent les ficelles, non sans être lui-même manipulé par son demi-frère, l'empereur Napoléon III. Grand amateur de mises en scène, il en organise pour ses réceptions et se pique d'écrire de courtes pièces de musique et de théâtre sous le pseudonyme de M. de Saint-Rémy. Lui-même inspire des romanciers comme Honoré de Balzac et Alphonse Daudet. De sa vie, Morny fait un spectacle, où les affaires, la politique, les femmes et les chevaux défilent sans cesse comme à la parade. Cependant, il ne peut réussir à oublier le drame de sa vie : son éternel statut de fils illégitime, né des amours d'un comte et d'une reine.
Charpentier, 1880, in-12, 424 pp, index, broché, dos abîmé recollé, état correct
“L'Année politique”, véritable bilan annuel de toute l'activité politique française, dont la consultation rend aujourd'hui encore les plus grands services aux historiens, aux journalistes et aux hommes politiques, a été publiée de 1874 à 1905. André Daniel est le pseudonyme de Georges Bonnefous. — "Dans la célèbre “Année politique” d'André Daniel, il n'est pas question de faire oeuvre bibliographique, mais de raconter, « mois par mois, les faits accomplis dans notre pays et ceux qui, à l'étranger, ont eu quelque retentissement ou présentaient certaines relations avec nos affaires » (avant-propos de la première année, “L'Année politique 1874”, publié en 1875). Le récit annuel, en cinq ou six cents pages, d'André Daniel confirme pleinement que le qualificatif de politique est alors presque exclusivement attaché aux affaires gouvernementales. La plus large part est faite aux décisions ministérielles et aux discours (surtout aux discours, largement reproduits). Daniel dit le contenu de toutes les interpellations parlementaires – les séances des assemblées sont rapportées par le menu, avec toute la couleur qu'exige un parlementarisme vigoureux – il détaille les subtilités des « ordres du jour », et décrit les préparatifs et les résultats des élections. Tout ce qui est extérieur aux relations conflictuelles de l'exécutif et du législatif est traité plus rapidement, renvoyé souvent à de brèves pages en fin de chapitres, et il en est ainsi, aussi bien des élections municipales que des grèves, aussi bien des manifestations partisanes (le discours de Saint-Mandé de Millerand, par exemple) que des relations extérieures de la France." (Pierre Favre, Revue française de science politique, 1983)
Fayard, 1960, fort in-12, 1045 pp, une carte, biblio, tableaux chronologiques, index, reliure demi-toile brique, dos lisse, pièce de titre chagrin carmin, tranches mouchetées, C. de bibl., bon état (Coll. Les Grandes études historiques)
"Cet ouvrage constitue la première partie du tome VI de l'« Histoire de l'Eglise du Christ » que M. Daniel Rops publie depuis une vingtaine d'années. C'est l'œuvre d'un excellent historien, mais d'un historien « engagé ». Historien engagé, c'est-à-dire qui croit non seulement à la vérité de l'Eglise catholique, mais qui écrit pour la défendre. Engagé, donc subjectif, mais impartial. Daniel Rops conçoit avec raison « les révolutions » comme un immense mouvement qui atteint tout le monde occidental. Dans ce gros ouvrage, un peu plus du quart est consacré à ce que, traditionnellement, on appelle « la Révolution française ». Le récit est clair, vivant, assez bien documenté, les erreurs sont rares. Daniel-Rops rend hommage au clergé constitutionnel dont il s'est efforcé de comprendre et de faire comprendre l'attitude. Pour l'auteur, la révolte de la Vendée est essentiellement d'origine religieuse. « Le sabre et l'esprit » : tel est le titre du chapitre qui retrace l'histoire de l'Eglise sous Napoléon. Pour Daniel-Rops, Napoléon ne manifestait aucune sincérité dans ses démonstrations religieuses, c'était un athée, tout au plus un vague déiste. Il a voulu faire de l'Eglise une espèce de police supplétive, et y a, en France, en partie réussi. Les luttes entre Pie VII et Napoléon sont retracées avec beaucoup de clarté, jamais l'abondance de la documentation ne vient masquer les lignes directrices de cette histoire. Ainsi que nous le disions, les trois quarts du volume sont relatifs à la période qui s'étend de 1815 à 1870. Il est impossible ici de les analyser en détail. Signalons les très belles pages que Daniel Rops consacre à Lamenais, et le chapitre consacré à Pie IX, beaucoup plus favorable à ce pape que le livre du chanoine Aubert dans l'« Histoire de l'Eglise », de Fliche et Martin. Le livre de Daniel-Rops est une histoire de l'Eglise au sens le plus général du terme : l'auteur ne se borne pas à étudier l'histoire des papes et celle des relations entre l'Eglise et les Etats, mais aussi, quand c'est possible, la foi et la pratique religieuses, l'art religieux, les missions et les œuvres. Une bibliographie fort complète, des tableaux chronologiques et un index terminent l'ouvrage et en font un bon instrument de travail." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1961) — "Ces mille pages d'une typographie serrée nous conduisent des États généraux de 1789 aux dernières années du règne de Pie IX. C'est bien, pour l'Église elle-même, l'ère des révolutions : si féconde en bouleversements de toutes sortes, la rupture politique qui anéantit la monarchie française atteint profondément la tradition chrétienne ; elle sera suivie d'autres révolutions où « le social » se mêlera de plus en pîus au politique, sans épargner toujours la vie religieuse ; et nous nous retrouverons, à l'issue de cette période, en face d'une Église, à certains égards renouvelée, qui aura perdu, en son centre, son domaine temporel, mais renforcé son autorité doctrinale. Un siècle si plein de violences ne pouvait être, dans l'ordre de l'esprit et tout spécialement de la foi, qu'un siècle tourmenté. (...) Bien construit, s'efforçant de ne laisser dans l'ombre aucun des grands problèmes qui ont surgi en marge de tous les courants religieux du siècle et leur ont communiqué souvent un peu de leur propre vigueur, riche en portraits suggestifs et en tableaux impressionnants, bourré de noms et de faits (voire de menus faits), sans négliger pour autant d'opportunes synthèses, ce livre substantiel est vivant comme la vie qu'il retrace." (Charles Ledré, Revue d'histoire de l'Église de France, 1961) — "Avec ce huitième volume de son « Histoire de l'Eglise du Christ », D.-R. couvre la période qui s'étend de 1789 à 1870. Comme les précédentes, cette synthèse repose sur une abondante bibliographie. L'ouvrage se termine par un tableau chronologique, un index des noms et une table des matières détaillée, qui en facilitent la consultation." (Revue française de science politique, 1961)
Les Indes savantes, 2003, in-8°, 433 pp, biblio, broché, couv. illustrée, 2e plat lég. abîmé, bon état
Ce cliché représente le monastère suspendu de Yong-Fu, dans le Fou-kien (Fujian), photographié par le britannique John Thomson quelques années avant le séjour de Paul Claudel en Chine. Ce monastère deviendra le lieu d'un poème de Connaissance de l'Est intitulé La Maison suspendue. Il montre comment le diplomate s'intègre poétiquement à cette Chine qu'il parcourt avec enthousiasme de 1895 à 1909. Car, comme il ne cesse de le redire, Paul Claudel a véritablement souhaité habiter la Chine, jusqu'à ce qu'elle devienne ce "pays habituel" qui clôt le recueil de Connaissance de l'Est. Engagée sous deux ciels, le ciel chinois et le ciel chrétien, l'œuvre de Paul Claudel est soumise à une série de tensions contradictoires qui traduisent les hésitations d'un homme placé au cœur d'un monde qui le fascine, l'empire du Milieu de la dynastie mandchoue finissante. L'intérêt porté à l'univers chinois conduit l'auteur, à la fois diplomate et poète, à produire une œuvre d'étude aussi bien qu'une œuvre poétique, toutes deux fondées sur la Chine, sa réalité historique, économique et diplomatique, aussi bien que ses paysages ou ses "philosophies". L'esprit taoïste et la lecture de Lao zi marquent Vers d'exil et Connaissance de l'Est, les interprétations des anciens figuristes jésuites structurent Le Repos du septième jour, les rapports consulaires donnent la base du Livre sur la Chine et de Sous le signe du dragon...
DANRIT (Commandant Driant, dit Capitaine) et PARDIELLAN (de).
Reference : 124403
(1906)
Flammarion, s.d. (1906), 2 vol. in-12, 342 et 311 pp, nombreuses illustrations de Paul de Sémant dans le texte, une carte sur double-page des vallées de Marbotte et de Boncourt, environs de Liouville (Meuse), reliures demi-percaline verte, dos lisses avec pièce de titre basane carmin, double filet et date dorée en queue (rel. de l'époque), dos lég. salis, papier lég. jauni, bon état (La Guerre de Demain)
“Le Journal du Lieutenant von Piefke” (1896) appartient au cycle romanesque de “La Guerre de Demain”, une série de 4 romans sur le thème de la Revanche. Dans la perspective de l'inévitable conflit avec l'Allemagne après la perte de l'Alsace et de la Lorraine, à travers le journal fictif d'un combattant allemand, Danrit (1855-1916) nous livre une anticipation de la Grande Guerre où il met en valeur les possibilités militaires offertes par les nouvelles inventions et la civilisation de la machine. On y voit l'Allemagne de Guillaume II et de Bismarck attaquer la France par surprise. Le fort de Liouville est assiégé mais remplit son rôle de fort d'arrêt avant la contre-offensive française. Sont évoqués les armes et techniques mises au point depuis 1870, l'influence de l'Empereur, le fonctionnement des régiments allemands, les relations entre officiers, la manière de contrer les Prussiens... Pardiellan est le pseudonyme de Pierre-Guillaume-Auguste Veling.
Hachette, 1972, gr. in-8°, 509 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état (Grand prix du Nouveau Cercle). Edition originale
"Ce volume retrace l'évolution intérieure de la France, de la république décennale à la chute de l'Empire. L'auteur étudie les mesures prises pour affermir le régime après le coup d'Etat et assurer, par la constitution de 1852, l'établissement de l'empire autoritaire ; il démonte le mécanisme du fonctionnement des nouvelles institutions mises en place par la volonté de Napoléon III. Les tentatives de l'empereur pour libéraliser le régime en dépit des difficultés intérieures et extérieures vont aboutir au déclin de son autorité, antérieur à la défaite qui amena sa fin. L'auteur s'est attaché à démontrer que cette chute était inéluctable dans la mesure où lui firent défaut les trois piliers du régime, l'empereur, l'armée, la paysannerie, au moment où le sort des armes lui devint contraire. Plus rien ne pouvait assurer la survie de l'Empire. Adrien Dansette utilise avec soin, compétence et autorité toutes les nouvelles sources et les publications récentes sur le Second Empire. Il met l'accent sur les tentatives faites par l'empereur pour assurer au pays une législation sociale cohérente et efficace, bien que paternaliste. Le volume s'achève par la publication d'une chronologie et de documents annexes suggestifs." (Geneviève Massa-Gille, Bibliothèque de l'école des chartes, 1976)
Amiot-Dumont, 1953, in-8°, 288 pp, broché, défraîchi
Flammarion, 1948, pt in-8°, 528 pp, chronologie sommaire, biblio, broché, papier jauni, bon état (Coll. L'Histoire), envoi a.s. au philosophe Louis Lavelle
Un second volume est paru en 1951 : Sous la Troisième République. — "Ce volume apporte une synthèse brillante et bien informée. Mais l'auteur se trouvait avantagé ou désavantagé par l'état fort inégal des études consacrées aux différentes époques où tant de régimes se succédèrent en s'opposant. Pour la Révolution, pour le Premier Empire, il bénéficiait de l'effort accompli depuis quarante ans. Les trois premiers livres sont donc la meilleure partie de cette oeuvre ; ils présentent une mise au point complète et judicieuse ; la forme aisée, vivante, selon la bonne tradition des historiens français, dissimule une érudition solide, étendue, que seuls peuvent distinguer les spécialistes. M. Dansette excelle à ne pas écraser et se lit avec le plus grand intérêt..." (Jean Leflon, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1949)
Flammarion, 1965, fort in-8°, 892 pp, chronologie, sources et biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Histoire)
"Ce volume apporte une synthèse brillante et bien informée. Mais, comme tous ceux qui tentent une synthèse analogue, l'auteur se trouvait avantagé ou désavantagé par l'état fort inégal des études consacrées aux différentes époques où tant de régimes se succédèrent en s'opposant. Pour la Révolution, pour le Premier Empire, il bénéficiait de l'effort accompli depuis quarante ans. Les trois premiers livres sont donc la meilleure partie de cette œuvre ; ils présentent une mise au point complète et judicieuse ; la forme aisée, vivante, selon la bonne tradition des historiens français, dissimule une érudition solide, étendue, que seuls peuvent distinguer les spécialistes. « L'art se cache par l'art même », disait le musicien Rameau. Ainsi procède M. Dansette, dont la science se cache par la science même ; il excelle à ne pas écraser et se lit avec le plus grand intérêt..." (Jean Leflon, Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1949)
Flammarion, 1951, fort pt in-8°, 691 pp, chronologie, biblio, index, broché, bon état
Deuxième volet de l'Histoire religieuse de la France contemporaine.
Flammarion, 1951, fort pt in-8°, 691 pp, chronologie, biblio, index. Edition originale, un des 30 ex. numérotés sur papier pur fil Outhenin-Chalandre, envoi a.s. Deuxième volet de l'Histoire religieuse de la France contemporaine
Hachette, 1976, in-8°, 397 pp, 3 cartes, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Dans ce volume comme dans les précédents Adrien Dansette se livre à une étude minutieuse et systématique de toutes les sources et de la littérature récente. Ce troisième tome est tout entier consacré au développement économique du Second Empire. Et l'auteur a bien raison de montrer combien cette étude avait été alors négligée par les historiens. (...) A. Dansette brosse à grands traits un tableau de la vie française et des transformations déjà amorcées sous la monarchie de Juillet tant à Paris où les conditions de vie étaient déplorables pour qui n'appartenait pas aux classes aisées, qu'en province. Les obstacles opposés au développement économique par les difficultés des moyens de communication et la faiblesse du crédit allaient être levés peu à peu par l'apparition des chemins de fer, la création des grandes banques, les modifications technologiques, enfin les débuts de la concentration industrielle. A. Dansette met bien en relief la part qui revient dans le développement du Second Empire à la pensée saint-simonienne et surtout aux hommes qui en furent imprégnés dans leur jeunesse. Il étudie successivement la révolution du crédit, la révolution des transports, la révolution de l'urbanisme, la libération des échanges. Le tournant de 1860 avec la "relance de l'économie saint-simonienne", les problèmes posés alors par la croissance des industries lourdes et légères, les industries chimiques, l'amène au bilan qui conclut son travail. (...) L'ouvrage a le mérite d'exposer clairement les développements, qui ne furent pas toujours limpides, de certaines entreprises (entre autres le Crédit Mobilier), l'imbroglio des affaires Mirès, les affaires rivales des Rothschild et des Pereire." (G. Massa-Gille, Bibliothèque de l'école des chartes 1978)
Hachette, 1961, in-8°, 419 pp, biblio, index, broché, jaquette illustrée (lég. défraîchie), bon état (Le Second Empire, T. I)
"Ce volume est consacré à la vie du prince Louis-Napoléon Bonaparte jusqu'au 2 décembre, biographie renouvelée par la correspondance familiale que le prince Napoléon a bien voulu communiquer à l'auteur. Grâce aux archives privées de la famille Bonaparte, Adrien Dansette apporte des vues neuves et intéressantes sur la formation du futur Napoléon III en le replaçant dans l'époque romantique où il vécut ses jeunes années, déjà sensibilisé aux problèmes économiques et sociaux de son siècle." (Geneviève Massa-Gille, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes,1976) — "Le présent volume nous trace un portrait, nuancé et équitable, de Louis-Napoléon dans sa marche vers le pouvoir. La bibliographie est abondante. Dès le premier chapitre, la discussion critique sur la naissance prouve que l'auteur a lu tout ce qu'il était possible sur la controverse soulevée par les légèretés possibles de la reine Hortense. Non seulement il a utilisé les sources imprimées, mais il a eu accès à des archives privées. Il nous montre « l'illuminé » luttant contre vents et marées, malgré sa famille, les défaites, les déceptions, toujours conspirateur de race apte aux grands desseins longtemps mûris. Il ne nous cache pas la complexité de son caractère, ses défauts comme ses qualités, mais, tout compte fait, il nous fait apparaître après une longue et lucide analyse, le prétendant comme supérieur à son entourage, à la fois décidé et raisonnable. Comment « ce conquérant résolu du pouvoir » deviendra l'empereur hésitant et velléitaire que l'on sait, c'est ce qu'on verra dans les livres suivants ; mais, en nous montrant les contradictions qui sont à la base du rétablissement de l'Empire, M. Dansette nous indique déjà une des causes essentielles de l'échec." (L. Genet, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1962)
Hachette, 1973, in-8°, 496 pp, édition revue, corrigée et augmentée, chronologie, documents annexes, sources, biblio et notes, index, broché, couv. à rabats, bon état
"Une biographie du prince Louis-Napoléon jusqu'au 2 décembre, biographie renouvelée par la correspondance familiale que le prince Napoléon a bien voulu communiquer à l'auteur. Grâce aux archives privées de la famille Bonaparte, Adrien Dansette apporte des vues neuves et intéressantes sur la formation du futur Napoléon III en le replaçant dans l'époque romantique où il vécut ses jeunes années, déjà sensibilisé aux problèmes économiques et sociaux de son siècle." (Geneviève Massa-Gille, Bibliothèque de l'école des chartes, 1976) — "Le présent volume nous trace un portrait, nuancé et équitable, de Louis-Napoléon dans sa marche vers le pouvoir. La bibliographie est abondante. Dès le premier chapitre, la discussion critique sur la naissance prouve que l'auteur a lu tout ce qu'il était possible sur la controverse soulevée par les légèretés possibles de la reine Hortense. Non seulement il a utilisé les sources imprimées, mais il a eu accès à des archives privées. Il nous montre « l'illuminé » luttant contre vents et marées, malgré sa famille, les défaites, les déceptions, toujours conspirateur de race apte aux grands desseins longtemps mûris. Il ne nous cache pas la complexité de son caractère, ses défauts comme ses qualités, mais, tout compte fait, il nous fait apparaître après une longue et lucide analyse, le prétendant comme supérieur à son entourage, à la fois décidé et raisonnable. Comment « ce conquérant résolu du pouvoir » deviendra l'empereur hésitant et velléitaire que l'on sait, c'est ce qu'on verra dans les livres suivants ; mais, en nous montrant les contradictions qui sont à la base du rétablissement de l'Empire, M. Dansette nous indique déjà une des causes essentielles de l'échec." (L. Genet, Bulletin de la Société d'histoire moderne)
P., Dentu, 1889, in-12, vi-420 pp, reliure demi-toile brique, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), dos passé, rousseurs, bon état
« DARIMON (Alfred) : publiciste et homme politique, né a Lille en 1819. En 1848, il se mêla au groupe qui entourait Proudhon, et participa à la rédaction du "Représentant du peuple", puis de la "Voix du peuple", et enfin du "Peuple" de 1850. Dans ces feuilles de combat de l'école proudhonienne, il ne fut jamais guère qu'un pâle reflet du maître. Après le 2 décembre, il s'attacha à M. E. de Girardin et entra dans la rédaction de la "Presse", où il traita les questions d'économie politique et de finances, dont il s'était fait une spécialité, et résuma les idées de son nouveau patron, combinées avec ce qui lui restait de théories proudhoniennes, dans un ouvrage intitulé: "Réforme banquière", qu'il publia en 1857. La même année, il fut, par les efforts de M. de Girardin, porté sur la liste des candidats démocratiques de Paris, aux élections générales. Soutenu par une coalition qui disposait de la publicité, il fut élu. Il fit partie du groupe des cinq, qui seul constituait l'opposition au Corps législatif pendant cette période, parla d'ailleurs fort rarement et ne joua, en définitive, qu'un rôle tout à fait effacé. Toutefois, comme il était jusqu'alors resté fidèle à la gauche, il fut de nouveau porté sur la liste aux élections de 1863 et réélu à une assez forte majorité. Il suivit dès lors la bannière multicolore de M. Emile Ollivier, les méandres et arabesques de sa marche vers le pouvoir, jusqu'au moment où, le chef avorté du tiers parti ayant perdu la chance d'être ministre, M. Darimon l'abandonna tout à fait pour s'identifier plus complètement avec la majorité. Il parut aux soirées des Tuileries, avec le costume de rigueur ; d'où les innombrables plaisanteries sur sa culotte. Il devint, dès ce moment, la cible des journaux grands et petits, et ne fut plus désigné que sous le sobriquet de Darimon-culotte. On le mit en demeure de donner sa démission de député, puisqu'il n'avait pas répondu au mandat sollicité par lui; mais il fit la sourde oreille, resta muet, et continua de siéger au Corps législatif, dont il fut nommé l'un des secrétaires. M. Darimon est l'un des hommes publics les plus démonétisés. A peine même si l'on se souvient qu'il fut autrefois l'un des "cinq". Aussi n'avait-il aucune chance d'être réélu aux élections de 1869. Il le comprit et s'abstint de se présenter aux suffrages des électeurs. » (Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle)
Michel Lévy, 1872, in-folio (31 x 44), 127 pp, 77 planches avec 77 dessins gravés en noir dont 4 à double page (les 27 dernières gravures concernent la Commune), cartonnage éditeur dos toilé rouge, plats de papier rouge avec encadrements à froid, titre et grand fer dorés au 1er plat, bon état
"Les titres sont significatifs de l'orientation de l'ouvrage : Pillages et réquisitions... Les enrôlements forcés... Les otages... La Colonne Vendôme et la maison de M. Thiers... Cet ouvrage était offert comme prime d'abonnement à l'Univers Illustré." (Le Quillec, 1278, qui précise par ailleurs que l'auteur est sans doute le directeur de l'Univers illustré, Théodore de Langeac dont Darlet fut l'un des pseudonymes)
Seuil, 1989, in-8°, 330 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, tranches lég. salies, bon état
Le démon du crime implante-t-il ses griffes dans le cerveau des criminels dès leur naissance ? Les assassins sont-ils des monstres stigmatisés dans leur faciès par leurs penchants homicides ? Les médecins peuvent-ils dépister, diagnostiquer et soigner la délinquance ? Doivent-ils puger la terre de la race maudite des criminels-nés ? Vers la fin du XIXe siècle, Cesare Lombroso et l'Ecole italienne d'anthropologie criminelle ont soutenu cette thèse avec passion...
Limoges, Eugène Ardant, s.d. (1885), in-8°, 144 pp, cart. plein papier rouge, frises d'encadrement noires et médaillon noir et or sur les plats (rel. de l'éditeur), un mors fendu, état correct
Librairie du Recueil Sirey, 1943, in-12, 191 pp, index, broché, bon état
"Légitimé par l'élection au suffrage universel masculin depuis 1882, le maire est devenu le relais des politiques publiques à l'origine de la formation d'un appareil administratif communal : bureau de l'instruction publique, bureau des affaires militaires, bureau de la bienfaisance communale, bureau de l'état civil, recette municipale, secrétariat de mairie... La loi municipale de 1884 a consacré l'unité de commandement et d'organisation de l'administration des villes placée sous la responsabilité du premier magistrat. Son article 97 l'a investi d'un droit de police sur les inhumations dans l'intérêt du « bon ordre [et de] la décence [...] sans qu'il soit permis d'établir des distinctions ou des prescriptions particulières à raison des croyances ou du culte du défunt ou des circonstances qui ont accompagné sa mort ». La loi municipale a ainsi codifié tout à la fois la compétence de ses services, sa responsabilité de magistrat et la neutralité attendue, en toutes circonstances, de l'exercice de son autorité..." (Emmanuel Bellanger, “La Mort : une affaire publique”, 2008)
Albin Michel, 1947, in-8°, 353 pp, index, broché, état correct. Chateaubriand, Alfred de Vigny, Lamartine, Alexandre Dumas, Théophile Gautier, Béranger, Gustave Planche.