8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Editions Didier Carpentier, 2009, in-4°, 238 pp, très nombreuses photos en noir et en couleurs, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
Flamboyantes années 60 ! Inventives, allègres, colorées, mais aussi rigoristes, violentes, sombres. De feu et de sang. De guerre et de paix. De rires et de larmes. Armées et désarmées. Tout en paradoxes. Cet ouvrage se présente comme la biographie "enchantée" d'une génération qui, de la guerre d'Algérie à Mai 68, du déferlement du rock'n'roll à la conquête spatiale, de l'explosion de la jeunesse à la libération des moeurs, entra dans l'ère de la consommation tout en exprimant une certaine idée de liberté, d'insouciance, de modernité. La chanson sert de fil conducteur au récit. Brassens, Brel, Ferrat, Ferré, Bécaud, Piaf, Barbara côtoient Hallyday, Cloclo, Anthony, Adamo, Vartan, Hardy, Sheila, puis la période "post-yé-yé" emmenée par Polnareff, Dutronc, Clerc... On retrouve également, au fil des pages, les grands artistes internationaux, chanteurs et groupes, qui ont parallèlement accompagné les grands bouleversements idéologiques et sociaux de l'époque, exerçant une influence notoire sur l'évolution de la musique en général et de la chanson française en particulier. De nombreuses photographies et documents, très colorés, redonnent vie à ces années lumière.
Tallandier, 1992, in-8°, 241 pp, 8 pl. de photos hors texte, sources et biblio, reliure toile décorée de l'éditeur, bon état, ex. numéroté
Seul Occidental parmi des diplomates communistes, F. de Quirielle établit avec ses collègues des relations d'amitié et de confiance. Son journal complète les nombreuses publications sur la guerre du Vietnam et permet de nuancer les points de vue des Américains et des Vietnamiens. — "Tandis que, après 1968, W. Colby pouvait se permettre une randonnée en moto dans le delta du Mékong sans escorte, il est certain que l'ambassadeur français de Quirielle n'a pas joui d'une telle autonomie de mouvements lorsqu'il représenta la France à Hanoi de 1966 à 1969. Et les bombardements américains ne sont pas seuls en cause. M. de Quirielle restait le chargé d'affaires d'un État « capitaliste », bien qu'envoyé par le général de Gaulle après que celui-ci ait prononcé son « discours de Phnom Penh » hostile à l'intervention américaine dans la péninsule. L'auteur reconnaît les limites de son témoignage lorsqu'il écrit avec modestie qu'il n'a pas « d'autre prétention que d'apporter [sa] contribution à un futur écrit d'ensemble de ces événements » (p. 10). Les observations rapportées sont donc fragmentaires et furtives, l'auteur ne tait pas les duretés du régime communiste, mais il ne cache pas qu'il est favorable au Nord-Vietnam. Sans doute me jugera-t-on sévère à l'égard de ce livre lorsque je dirai que son seul intérêt – mais il est très important – est la phrase de de Gaulle que rapporte M. de Quirielle de son entrevue avec le général, le 22 décembre 1967 : « Mon désir, mon souhait, en un mot ma politique, c'est qu'à la fin du conflit la France retrouve au Nord comme au Sud [du Vietnam] une position privilégiée » (p. 198). Le général exprimait ainsi une constante de la politique extérieure française et affirmait celle-ci en contrepoids à l'hégémonie mondiale des États-Unis." (Pierre Brocheux, Revue française d'histoire d'Outre-Mer, 1993)
Scali, 2007, gr. in-8°, 268 pp, préface d'Astrid Théron, 28 photos, index, broché, couv. illustrée, bon état
Dans cet ouvrage, l'auteur nous fait découvrir les coulisses de Match, des scoops mythiques aux reportages d'exception, des rivalités internes aux sujets non publiés. Il nous fait partager ses rencontres avec de grands personnages du monde du théâtre et du cinéma. De Jean Anouilh à John Wayne, de Jean Gabin à Alain Delon, de Yves Montand à Charlie Chaplin, Nicolas de Rabaudy nous offre un document vécu de l'aventure Paris Match. Une lecture captivante.
[Antananarivo], Librairie Mixte, 1980, gr. in-8°, 332 pp, qqs photos dans le texte, 10 croquis et cartes, sources, biblio, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état
Thèse pour le doctorat de 3e cycle en histoire soutenue à l'Université de Paris I, le 23 mai 1978, sous la dir. de R. Brunschwig. — La décolonisation est traversée, à Madagascar, par une insurrection, déclenchée en mars 1947, dont les conséquences marquent pendant longtemps la vie politique du pays. La presse malgache déborde d'activités dans cette ambiance de liberté d'après-guerre : elle diffuse, dans de nombreuses régions de l'Ile, les doctrines et les mots d'ordre des premiers partis politiques malgaches, nés dans la même période. A partir de 1947, son rôle se trouve accru : la répression consécutive à l'Insurrection empêche, en effet, toute vie politique digne de ce nom et réduit à l'impuissance les partis préexistants. Dans ces conditions, la presse malgache n'est pas seulement le porte-parole du mouvement nationaliste, elle s'en fait l'actrice principale, cristallisant les aspirations politiques de nombreuses couches sociales et forgeant aussi une opinion publique favorable à la lutte nationaliste et à l'avènement de l'indépendance...
Editions Présence, 1991, gr. in-8°, 184 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Ce journal au jour le jour, tenu par un étudiant de Saratov sur la Volga, concerne les premières années de la révolution russe. Images de la vie quotidienne en Russie avant et pendant les évènements : nouvelles venues du front, incidents, discussions autour des rumeurs, donnent une image vivante de la société, de la vie quotidienne et des réactions dans les différentes couches de la population. C'est la témoignage de l'influence des idées nouvelles de justice sociale sur un jeune fils de bourgeois qui ne demande qu'à s'y plonger malgré sa faim, malgré sa famille.
Editions Olbia, 1999, in-8°, 158 pp, nouvelle édition augmentée, revue et corrigée, broché, couv. illustrée, bon état
"Jacques Prévert est né avec le XXe siècle, le 4 février 1900. Tour à tour, cinéaste, poète, illustrateur, il se situe avec Les Enfants du Paradis ou Les Feuilles mortes comme l'un des symboles de notre temps. Mais que sait-on réellement de l'homme ? Une question à laquelle Michel Rachline, qui fut l'un de ses derniers amis proches, répond à sa manière dans une biographie anticonformiste. Certes, la perception intime de l'auteur fait quelque peu vaciller le mythe qui entoure le souvenir de Jacques Prévert. Qu'importe ! Pour admirer un portrait haut en couleurs et riche en anecdotes de ce poète dont les vers résonnent dans toutes les mémoires ; pour découvrir les multiples facettes d'une personnalité complexe dont le souvenir ne se résume pas à ses plus grands succès, voici un livre qui bouscule la légende officielle. Entre émotion et lucidité, Michel Rachline fait revivre dans la magie des mots le souvenir d'un écrivain "pas comme les autres" dont les œuvres incarnent à elles seules l'âme de la France, de Paris et de son siècle."
Presses de la FNSP, 1982, gr. in-12, 310 pp, chronologie, broché, bon état (Coll. Références)
Cet ouvrage, composé pour l'essentiel de textes extraits des publications du parti, se propose d'éclairer la politique des communistes pendant l'entre-deux-guerres, ainsi que les différentes formes de leur activité et leurs principaux débats idéologiques. Trois phases de l'histoire du Parti communiste sont retracées : la naissance, la bolchévisation, la participation au Front populaire.
EDI, 1972, in-8°, 90 pp, traduction de J.-M. Brohm, préface de Fritz Belleville, broché, bon état
"Ce volume se compose d'une étude sur « Les forces motrices de la Révolution russe » qui date de 1917 et d'un essai sur « Les voies de la Révolution russe » qui date de 1922. Le premier texte consiste en une sorte de catalogue analytique qui eut pour but de vérifier si 1917 en Russie constituait bien une situation révolutionnaire ; le second texte, plus intéressant, tente de dresser cette fois une sorte de bilan, alors même que l'élan révolutionnaire se trouve dans le creux de la vague. On y lira tous les thèmes importants de discordance entre les différentes tendances de l'extrême-gauche, analyse toujours actuelle. Par exemple, alors qu'en 1922, Staline ne détient pas encore véritablement les rênes du pouvoir, Radek envisage les limites de cette révolution en fonction de la question fondamentale du rôle d'un pays non développé, qui commence la révolution socialiste, mais demeure isolé. Un ouvrage instructif donc, sur une époque mouvementée qui verra Radek exclu du PCUS comme trotskyste, réintégré, condamné en 1937 et enfin porté disparu sans que l'on sache les circonstances de sa mort." (Michel Boisset, Tiers-Monde, 1973)
Le Cherche Midi, 2002, gr. in-8°, 502 pp, traduit du russe, 16 pl. de photos hors texte, notices biographiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
Nicolas Romanov devient prince héritier en 1881, après l'assassinat de son grand-père, le tsar réformateur Alexandre II. Lui-même sera exécuté dans une cave d'Ekaterinbourg en Russie, en 1918, avec sa famille. Entre-temps, son règne, son existence auront été marqués au sceau de la guerre et de la révolution. Edvard Radzinsky commence par « feuilleter » le journal intime du tsar. Au fil des pages se reconstitue l'image d'un jeune homme qui, n'était sa condition de futur souverain, eût pu être tout simplement « comme les autres » : parties de chasse et de pêche, goût du sport et de la vie militaire, bals et premières amours, puis rencontre avec celle qu'il épousera en 1894 : « Alix », la future tsarine Alexandra Fiodorovna. Dès lors, le bonheur de Nicolas serait à peu près sans nuage, sans la mort subite de son père, Alexandre III en 1894. Bon gré mal gré, Nicolas ceint la couronne. C'en est fini de sa quiétude. Terrorisme, manifestations de rues, problèmes diplomatiques, tout semble s'enchaîner pour conduire à l'année 1914, le « début de la fin ». Survient la révolution. Nicolas et sa famille se retrouvent bientôt prisonniers du nouveau pouvoir, qui se sait bien peu solide mais ne reculera devant rien pour rester aux commandes. Le tsar déchu est-il une menace potentielle ? Qu'à cela ne tienne ! On l'éliminera. Et le massacre commence. Témoignages de contemporains et acteurs des événements, archives, enquêtes, Edvard Radzinsky multiplie les approches et fouille le passé pour tenter de reconstituer les faits et d'éclaircir les nombreux points demeurés obscurs de la tragédie russe. Une tragédie qu'il fait revivre au lecteur, à sa manière impressionniste, dont l'émotion n'est pas la moindre des composantes.
Plon, 1989, fort in-8°, 451 pp, 72 photographies hors texte, 29 illustrations et 4 cartes, 3 index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Terre humaine)
« Pendant trente ans, ma mère m'a écrit chaque semaine, me racontant son ennui, ses maladies, ses malaises, c'est-à-dire son inquiétude, dont j'étais toujours l'objet. Je n'avais jamais remarqué que ma mère parlait avec cet accent paysan de l'Ouest. Parce que je l'avais perdu. Cette voix de ma mère, au téléphone, a été soudain le rappel d'un accent oublié, d'une autre langue, d'une autre culture. Remontant à mes sources, j'ai recherché mon identité ancestrale et culturelle et j'ai tenté de faire revivre cette mémoire du peuple, cette expression populaire, qui se trouvaient derrière l'accent de ma mère. » — « Un miracle. Quel beau, quel doux livre. Un bouleversant livre d'amour. » (Françoise Xenakis) — « Un degré de réussite rarement atteint, et qui vous emporte : la sincérité d'une vie qui vit et se souvient. » (Jean-Jacques Brochier) — « Très beau roman, dont le ton si peu homme de lettres m'a fait penser aux tableaux de Le Nain et de Chardin. » (Henri Queffélec)
Liège et Bruxelles, P. Mardaga ; Paris, Institut français d'architecture, 1988, gr. in-8° carré, 239 pp, nombreuses illustrations et photos, quelques-unes en couleurs, chronologie, biographies, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Architecture et urbanisme). Texte bilingue français et anglais
Editions du Seuil, 1959, in-12, 173 pp, broché, qqs marques au crayon en marges, bon état. On joint une coupure de presse de l'époque sur le livre (par Robert Gauthier)
La déception d'un Algérien assimilé, officier dans l'Armée française. L'auteur fut lieutenant de cavalerie blindée, chevalier de la Légion d'honneur, médaillé militaire des Nations Unies.
P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1984, in-8°, 351 pp, biblio, index-glossaire, broché, bon état (Coll. Etudes insulindiennes - Archipel)
Emile-Paul, 1969, pt in-8°, 277 pp, broché, état correct
Les souvenirs d'un petit garçon heureux au Portugal, pensionnaire du collège Saint-Stanislas, ouvrier soudeur, tôlier, peintre, réparateur de locomotive, barman, chef de rang d'hôtel de luxe, Camelot du Roi, garçon vacher pendant l'occupation, etc.
SEDES, 1976, gr. in-8°, 288 pp, index des noms cités, broché, bon état
"Notre ami Michel Raimond, professeur à la Sorbonne, publie le premier tome d'un ouvrage consacré au Roman contemporain : Le Signe des temps. On y lit sept études, sur Proust, Gide, Bernanos, Mauriac, Céline, Malraux et Aragon ; aux pp. 105-123, intitulées "André Gide, Paludes et Les Faux-Monnayeurs" , on trouvera trois textes : "Gide et la conquête d'un public", "Paludes" et "Les Faux-Monnayeurs". Gide est d'autre part cité une dizaine de fois dans le reste du livre (čf. index p. 282)." (Bulletin des Amis d'André Gide n° 33, 1977)
P., Stock, 1976, fort in-8°, 604 pp, chronologie, broché, bon état (Coll. Témoins de notre temps)
Calmann-Lévy, 2008, in-8°, 302 pp, broché, bon état
Ravagé par un génocide, convoité par des voisins puissants et prédateurs, mis en coupe réglée par une nomenklatura corrompue, asphyxié par un régime néoféodal, le Cambodge est un pays martyr. Nul ne le sait mieux que Sam Rainsy. Né dans une famille patricienne de Phnom Penh proche du roi Norodom Sihanouk, le jeune Rainsy connaît l'opulence, puis la déchéance lorsque son père, un homme politique de premier plan, est brutalement limogé et doit passer dans la clandestinité avant de finir assassiné. Réfugiés à Paris, les Sam vont se résigner à une vie d'immigrés pauvres. Mais jamais ils ne perdront l'espoir ni la dignité. Elève surdoué, Rainsy fera des études brillantes qui lui permettront de devenir un financier de haut vol, spécialiste des fusions-acquisitions dans l'industrie du luxe... Mais comment se contenter de gagner de l'argent et d'en faire gagner quand son pays s'enfonce dans la barbarie aux mains d'un régime qui pratique le meurtre de masse? De l'action humanitaire à Paris en faveur des victimes des Khmers rouges aux campagnes électorales sur le terrain après la chute du régime communiste, Rainsy et sa femme Saumura se lancent dans l'action politique, reprenant ainsi le flambeau de leurs pères respectifs, cosignataires des accords de Genève sur l'Indochine en 1954. Pour ce couple de Cambodgiens occidentalisés, le retour au pays est rude. Ministre de l'Economie du premier gouvernement de l'après-guerre, Sam Rainsy met de l'ordre dans les finances de l'Etat, combat la corruption, ce qui lui vaut un soutien populaire mais aussi de solides inimitiés. Il passe alors dans l'opposition et crée un parti démocrate et libéral, le PSR, une provocation que ne lui pardonnent pas ses adversaires. Il est la cible de plusieurs attentats qui tuent nombre de ses partisans. Aux agressions, Rainsy oppose un pacifisme d'essence bouddhique et maintient le cap, impavide et inébranlable, à l'image de ces arbres qui poussent dans la pierre des temples d'Angkor.
Arcantère, 1989, in-8°, 414 pp, broché, bon état
Mazarine, 1985, in-8°, 361 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Le livre suit, quinze années durant, des exilés d'Europe centrale, polonais pour moitié, chassés de leur pays par l'antisémitisme, et qui ont abandonné « la Torah de leur enfance » pour « Le capital et les œuvres complètes de Lénine » (p. 16). Comment ce petit peuple d'ouvriers et d'étudiants a-t-il vécu à l'ombre du Parti communiste et de ses organisations de masse, la MOI en particulier ? C'est ce que nous montre M. Rajsfus sans détours. Il nous promène du début des années 1930 à l'après-Libération via le Front populaire et la guerre d'Espagne, le pacte germano-soviétique et la Résistance. Chemin faisant, il prend un malin plaisir à placer ses acteurs et ses témoins devant leurs contradictions : comment ont-ils pris les « virages à 180° » du Parti, du mois d'août 1939 au printemps 1941 ? Comment y ont-ils réagi ? Ont-ils été des combattants « internationalistes » ou des résistants « antiboches » ? Ont-ils été des combattants à part entière ? On se chargea vite de les décevoir, au PCF comme dans l'armée « amalgamée », après la Libération ; je ne parle pas des désillusions qui les attendaient plus tard dans leurs pays d'origine où « se construisait le socialisme ». (...) Construit à partir de témoignages souvent inédits, cet ouvrage est utile sur une question trop longtemps occultée. Il aurait cependant gagné à être parfois moins diffus et moins polémique aussi. Ce sont les défauts de ses qualités." (Claude Lévy, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1985)
Grasset, 2008, in-12, 172 pp, broché, bon état
"Cette chronique raconte les premiers mois de notre nouveau souverain et de sa Cour, avec, pour respecter la tradition d'insolence de notre pays, un ton que j'ai voulu moqueur et distant." (P.R.)
Stanké, 1978, in-8°, 205 pp, broché, bon état
"Parmi les nombreux livres concernant la CIA, celui-ci a le grand mérite de mettre les verbes au conditionnel aux bons endroits. D.R. étudie ici les origines et l'organisation des services secrets américains depuis la création de l'OSS par Eisenhower en 1942, l'année après l'attaque japonaise contre Pearl Harbour. Il examine la structure interne de l'agence, la législation qui la régit, son personnel, le rôle fondamental exercé par un des dirigeants du service d'espionnage de l'Allemagne nazie, Reinhard Gehlen, quelques-unes de ses opérations les plus spectaculaires comme le « projet Jennifer » ou l'« opération Chaos », l'usage d'avions espions (U2 et SR 71), de satellites artificiels et de matériel technique ultra-moderne. D.R. aborde ensuite la technique des actions clandestines, l'infiltration des syndicats nationaux et étrangers, et des différents partis politiques des pays alliés et neutres. Un chapitre entier est dédié à l'intervention de la CIA au Chili, sa tentative pour empêcher, dès 1958, une victoire d'Allende, et le soutien apporté aux forces conservatrices chiliennes jusqu'au coup d'Etat de 1973. D.R. examine ensuite l'activité déstabilisatrice de la CIA dans le Tiers monde. Le dernier chapitre concerne les assassinats politiques que la CIA aurait organisés ou prévus et un paragraphe entier est consacré aux gadgets techniques qu'elle emploie. Bien que souvent un peu répétitif et superficiel, le livre contient toutefois bon nombre d'informations dont la connaissance n'est pas inutile pour apprécier l'ensemble de la politique étrangère américaine." (Revue française de science politique, 1979)
Grasset, 1984, in-8°, 324 pp, 2 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Laffont, 1982, in-8°, 221 pp, préface de Jean-François Revel, index, broché, bon état
"Dans “L'Occident et le Tiers-Monde” de Carlos Rangel, le sous-titre du livre annonce immédiatement le message : « de la fausse culpabilité aux vraies responsabilités ». Il y dénonce l'attitude d'une partie de la gauche qui a reporté sur le tiers-mondisme son imagination idéologique et son besoin de culpabilité, sources d'un désir d'omnipotence éternelle. Le sous-développement ne provient pas d'un prétendu « pillage du Tiers-Monde ou d'inégalités des termes de l'échange », mais bien d'une série de blocages internes qui se traduisent par une impossibilité à générer un processus interne de création, d'organisation, de gestion, d'expansion des richesses et, à l'échelle internationale, de leur échange. S'appuyant sur les études de William H. Mc Neill, au sujet des “Epidémies dans l'histoire”, certaines constatations de Myrdal dans le “Drame de l'Asie” et un certain nombre de faits historiques, Carlos Rangel semble réduire le sous-développement au double phénomène du choc, non résorbé totalement, du passage de la société tribale à la société ouverte, encore récent sur le plan biologique et de la non-libération de larges groupes humains d'un certain nombre de parasites et autres agents infectieux qui demeurent le fléau des régions tropicales. Certes ces facteurs ont leur importance, mais on ne saurait les ranger au rang de causes explicatives uniques ou prépondérantes comme, à l'opposé, on ne peut admettre la prépondérance de l'école de la dépendance. Victime de bien d'illusions, en attente d'une libération, le Tiers-Monde aborde en millénarismes, variantes du courant eschatologique chrétien, mais sa variété, la pluralité des voies qu'ont empruntées ses membres depuis près de trente ans montre que la réalité est plus complexe." (Eugène Berg, Politique étrangère, 1982)