8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Albin Michel, 1996, in-8°, 284 pp, annexes. Le témoignage d'un directeur administratif et financier de l'ARC sur les fraudes qui lui ont été commandées pendant des années.
Albin Michel, 2003, in-8°, 398 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Pigeon, au même titre que les millions d'investisseurs que vous avez si joyeusement plumés sans retenue et en toute impunité, je revêts ici ma tenue de deuil pour vous dédier ce livre, mesdames et messieurs les vampires-fossoyeurs de la Bourse, de l'épargne et de nos économies. Voici dit, haut et fort, ce que je sais de vous ! Nos petits et grands trésors, vous les avez dévorés dans une mémorable bouffe, vous les avez engloutis dans le plus vaste naufrage de tous les temps. De ce désastre, vous ne pouvez vous laver les mains. Vous l'avez organisé, vous qui vous êtes appliqués à dilapider des centaines de milliards dans des jongleries intercontinentales, mégalomanes et insensées. Elles ont abouti à la faillite financière sans frontières dont vous avez maintenant le toupet de nous faire supporter la charge. Muni d'une bonne lunette de vue, je dresse dans ce livre la liste de vos méfaits : vous, les PDG des entreprises nationales ou privées (Alcatel, France Télécom, Vivendi Universal, Kalisto, Liberty surf et autres Gemplus) ; vous, les présidents des plus grandes banques ; vous, les analystes financiers ; vous, les gendarmes d'opérette de la COB et dirigeants de la Bourse française ; vous, les commissaires aux comptes qui avez baissé les yeux, couvert les pires tromperies ; vous encore, les procureurs et les juges... trop souvent endormis. Voici comment, par votre faute, la Bourse est devenue... le marché aux voleurs." (Jean Montaldo)
Albin Michel, 2001, in-8°, 360 pp, broché, bon état
"En janvier 2001, je fus plusieurs fois agressé sur des plateaux de télévision et dans la presse par un prince consort de l'ordre mitterrandien, un "psy" déséquilibré, gardien de ses seuls fantasmes. Répétées et aggravées sur d'autres antennes, ces attaques m'ont convaincu de la nécessité d'ouvrir plus grand les dossiers de la corruption et des crimes d'Etat, d'accélérer la rédaction de mes Carnets secrets. Confronté au mensonge et à la calomnie, le journaliste n'a qu'une arme : la vérité, toute la vérité. Méconnus du grand public, toujours impunis et dans l'ombre, voici Les Voyous de la République, tels qu'en eux-mêmes, tels que je les ai découverts et parfois subis. A cause d'eux, des centaines de milliards d'argent public s'envolent, les scandales sont de plus en plus dévastateurs. Avec l'incroyable "affaire Erulin", je découvre que, pour nourrir sa gloire et pouvoir justifier les méthodes des barbouzes installées à la présidence de la République pour protéger sa seconde famille, François Mitterrand permet, dès 1982 et jusqu'à la fin de son règne, l'organisation à l'Elysée d'un attentat virtuel contre lui-même, et que soit brisée la vie d'un innocent. Avec l'inquiétante affaire d'un maître chanteur qui menace l'Etat, je montre comment, sous Jacques Chirac, un affairiste déguisé en "agent diplomatique indépendant... à 10 %" s'attaque à un ministre en exercice, intrigue pour me faire envoyer en prison et utilise abusivement le président de la République et la justice pour s'enrichir honteusement." (Jean Montaldo)
Neuilly, Editions Lori, 1931, in-12, 252 pp, broché, mque le 2e plat et le haut du dos, état correct
Charlotte Montard, née Charlotte Binet (1889-1960), est une téléphoniste des P.T.T. engagée à l'Action française durant l'entre-deux-guerres. En 1912, elle se marie à Eugène Gaston Montard, herboriste, délégué des Camelots du Roi de Neuilly. Téléphoniste au central d'Auteuil dans les P.T.T., elle surveille les conversations téléphoniques de Louis Malvy, député du Lot, en se branchant sur sa ligne. Démasquée, elle est renvoyée et immédiatement embauchée par l'Action française où elle poursuit ses écoutes de plusieurs personnalités politiques. Elle rapporte minutieusement les conversations à Pierre Lecœur, chef des Camelots du Roi. En 1927, elle organise un canular téléphonique pour faire évader Léon Daudet et Joseph Delest de la prison de la Santé. Les deux hommes furent libérés et une équipe de Camelots du Roi se chargea de les exfiltrer en Belgique. Le directeur de la prison fut suspendu... Charlotte Montard quitta l'Action française en 1929 et dans la lignée de Louis Dimier et de son ouvrage "Vingt ans d'Action française", elle publia "Quatre ans d'Action française" en 1931. Dans ce livre, elle n'hésite pas à régler ses comptes et livre un portrait à charge de Maurras en le décrivant comme « un vieillard manœuvré par ses hommes, en proie à des colères infantiles, plus navrant que terrible ». Elle accuse l'Action française « d'impuissance, de faiblesse et de connivence maquillée avec le régime républicain ».
Fayard, 1980, gr. in-8°, 371 pp, introduction de Pierre Miquel, biographies, chronologie, annexes, index, broché, bon état
"Cet ouvrage se propose de faire le bilan des années 1944-1949 en France. Ni récit ni essai interprétatif, il cherche à restituer l'essentiel des données économiques et politiques nécessaires à la compréhension de cette période de l'histoire de France. On trouvera ainsi rapportés les faits principaux concernant le débat institutionnel, les partis et les consultations électorales, l'Union française et l'Algérie, la politique économique et la politique extérieure. Pour chacune de ces rubriques, V.A.M. suit les développements consignés dans la série de volumes bien connus de L'Année politique." (Revue française de science politique, 1982)
Centurion, 1990, gr. in-8°, 280 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
"Etude sociopolitique des voyages de Jean- Paul II, à partir de l'analyse des discours, des comptes rendus de la préparation et du déroulement de ces voyages, l'ouvrage de C. M. s'applique à cerner, dans une perspective politique et diplomatique, une « papauté itinérante » analysée en quatre temps : les données, les situations, les hommes et l'impact. Un balayage fort large, qui s'appuie sur une documentation sûre et précise." (Patrick Michel, Archives des sciences sociales des religions, 1993)
CDU, 1956, in-4°, 179 pp, texte dactylographié, biblio, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
Calmann-Lévy, 2008, gr. in-8°, 501 pp, traduit de l'anglais, 32 pl. de photos et documents hors texte, 3 cartes, un tableau généalogique, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Comment devient-on Staline? Né pauvre, ce garçon séducteur et dangereux s'essaye à la poésie romantique, se prépare à entrer dans les ordres, mais trouve sa vocation dans l'action révolutionnaire. À la fois intellectuel, gangster et terroriste, le jeune Staline avait tout pour se forger un destin hors du commun dans la Russie de 1917: peu de scrupules et un énorme appétit de vie et de pouvoir. En s'appuyant sur dix ans de recherches, en particulier dans des fonds d'archives récemment ouverts en Géorgie et à Moscou, ainsi que sur les Mémoires de nombreux acteurs et témoins de l'époque, Simon Sebag Montefiore décape le vernis de la mythologie révolutionnaire. Il montre comment la rencontre, chez le jeune Staline, du banditisme caucasien, d'une paranoïa extrême et d'une idéologie impitoyable lui permit de conquérir le Kremlin et l'URSS et fit de lui un des dictateurs les plus sanguinaires de l'histoire. Sont exposés ici ses liens ambigus avec la police secrète tsariste, ses nombreuses conquêtes féminines, ses innombrables crimes et délits, mais aussi le rôle qu'il joua dans la naissance du parti bolchevique et dans la Révolution d'Octobre. On comprend mieux la question des nationalités, les luttes d'influence et la guerre idéologique, puis exterminatrice, entre bolcheviks et mencheviks avant et pendant la Révolution de 1917. Se trouvent aussi éclairées d'un jour nouveau ses relations avec Lénine, qu'il impressionna tant que celui-ci en fit, avec Trotski, son principal homme de main, avant de mesurer, trop tard, le danger qu'il représentait.
Grasset, 1966, in-8°, 360 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s.
Vincent Monteil, né en 1913, est un ancien officier de carrière, saint-cyrien, qu'une existence mouvementée a conduit du Maroc à l'Iran et d'Extrême-Orient en Afrique noire. Spécialiste des questions musulmanes, il est ensuite professeur à l'Université de Dakar et directeur de l'Institut fondamental d'Afrique noire. Résistant de la première heure et combattant des deux guerres – celle de la libération de la patrie et celle de l'émancipation des peuples d'Outre-Mer – il veut décrire ici l'itinéraire qui a mené le centurion à devenir un militant de la décolonisation. Alors que tant d'autres parlent de coeurs brisés ou de drames de conscience, il souhaite apporter ici son témoignage sur une évolution qui lui parait légitime et naturelle. Il a choisi de donner, dans ce livre, le fruit de l'expérience de sept étapes de sa vie, qui lui semblent décisives et significatives : sa participation à la trêve de Palestine, en 1948, lui a fait prendre conscience d'un problème particulièrement grave et trop souvent obscurci par une habile propagande ; plus de deux ans de séjour à Téhéran (1950-1952), comme attaché militaire, ont développé en lui une passion pour l'Iran et la Haute-Asie, terre mystique et sceptique tout ensemble ; son passage au corps expéditionnaire de Corée et d'Indochine (1953-1954) l'a rendu amoureux de l'une et de l'autre contrée, de leurs cultures, de leurs peuples ; chef de cabinet militaire de Jacques Soustelle, à Alger, en 1955, il a été mêlé de près aux débuts de la tragédie algérienne ; au Rocher Noir, en 1962, il a lutté contre l'OAS et préparé l'indépendance de l'Algérie comme conseiller technique de M. Fouchet, haut commissaire de la République française. En 1964, il est parti pour l'Amérique, à la découverte des Indiens, à la poursuite du bonheur ; depuis 1959, il parcourt l'Afrique noire et s'intéresse, avec ardeur, à ses paysages, à ses problèmes, à ses hommes, dont beaucoup sont, pour lui, très proches. Vincent Monteil est de ceux qui croient que le racisme est aussi stupide qu'odieux. Il veut continuer à se battre pour que la France, selon le voeu du général de Gaulle à Constantine, en 1943, soit partout « l'Évangile de la fraternité des races et de l'égalité des chances », pour qu'elle présente au monde un visage de lumière et de liberté. (L'éditeur)
P., André Lesot, 1938, in-12, 176 pp, mention de cinquième édition, broché, bon état
P., Editions Hors Commerce, 2001, in-8°, 156 pp, préface d'André Bourin, broché, couv. illustrée, bon état
Une dame de 85 ans se souvient de son enfance et la raconte. 1920 à 1936. Enfance dans le Nord-Tonkin, aux confins de la Chine, puis à Hanoï et Doson. Le père est fonctionnaire des Douanes, chargé de contrôler le trafic de l'opium. Avec son épouse, ils se plongent dans l'amour, l'opium et la lecture. Livrée à elle-même, la petite fille découvre un pays fascinant et dangereux : les tigres rôdent la nuit autour de la maison sur pilotis, les révoltes indigènes éclatent. Et l'opium, par son commerce, son rituel, son influence, est omniprésent. Jeune fille, elle rencontre des aventuriers en tout genre, de singuliers pédagogues, des intellectuels indochinois, futurs dirigeants du Vietnam, des hauts fonctionnaires français qui feront évoluer le statut de la colonie. Entre insouciance et prise de conscience des conflits politiques, sociaux et raciaux qui agitent l'Indochine de cette époque, ce récit est "un précieux document sur un monde et un temps disparus". Il nous aide à mieux comprendre le destin cruel et exceptionnel de ce pays. — "L'odeur de l'opium imprègne le livre tout entier." (André Bourin)
P., Sirey, 1936, gr. in-8°, 158 pp, biblio, broché, état correct
Perrin, 2006, in-8°, 219 pp, broché, bon état, bande éditeur conservée
Ce livre aurait pu s'intituler "Comment de vilains petits canards sont devenus des hommes". Au travers de rencontres avec treize anciens légionnaires aux destins hors du commun, Etienne de Montety raconte l'expérience de la rupture totale et du rebond. Cette enquête offre une plongée dans le monde de la Légion étrangère d'hier et aujourd'hui. Une institution où se présentent des milliers de jeunes venus du monde entier, séduits par sa légende et sa réputation militaire, et désireux de servir sous le célèbre képi blanc. Pour eux, la Légion a été parfois un refuge, toujours une école et finalement une chance. Elle leur a permis de canaliser une énergie pour la mettre au service de leur accomplissement professionnel et humain. A une époque qui parle d' "ascenseur social en panne", d' "intégration difficile", autrement dit de fatalité, le destin de ces hommes, souvent venus d'ailleurs, montre que les jeux ne sont jamais faits.
P., La Comédie-Française, 1970, in-12, 56 pp, 8 pl. de photos hors texte, une page de fac-similé, index biographique, broché, bon état
La Table Ronde, 1948, pt in-8°, 125 pp, avec un frontispice gravé sur bois par Gilbert Poillot d'après un buste de L. Didier, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, un des ex. numérotés sur vélin Crèvecoeur du Marais
Oeuvre capitale pour la compréhension de Montherlant, ses Carnets couvrent une période de quinze années (1930-1944) et comprennent des notes de toute nature et de toute longueur. Prises au jour le jour, elles abordent les sujets les plus divers, et constituent une véritable "somme" de la pensée, des sentiments, des réactions de Montherlant. Le fait que les Carnets aient ainsi nourri de nombreux volumes, en particulier ceux de la série des Voyageurs traqués et les ouvrages "civiques", montre assez leur importance. Embrassant une large période, ils ont en outre l'intérêt de faire saisir au lecteur l'évolution de Montherlant de même que ses "permanences".
La Table Ronde, 1947, pt in-8°, 256 pp, avec un portrait gravé sur bois par Gilbert Poillot d'après un dessin de A. Billis, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, un des ex. numérotés sur vélin Crèvecoeur du Marais
Oeuvre capitale pour la compréhension de Montherlant, ses Carnets couvrent une période de quinze années (1930-1944) et comprennent des notes de toute nature et de toute longueur. Prises au jour le jour, elles abordent les sujets les plus divers, et constituent une véritable "somme" de la pensée, des sentiments, des réactions de Montherlant. Le fait que les Carnets aient ainsi nourri de nombreux volumes, en particulier ceux de la série des Voyageurs traqués et les ouvrages "civiques", montre assez leur importance. Embrassant une large période, ils ont en outre l'intérêt de faire saisir au lecteur l'évolution de Montherlant de même que ses "permanences".
P., Editions du Capitole, 1929, pt in-8°, 162 pp, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale illustrée de 16 dessins hors-texte par Edy Legrand. Exemplaire numéroté sur alfa
La Table Ronde, 1966, in-8°, 352 pp, chronologie, annexes, broché, couv. à rabats, bon état, envoi a.s.
Par Jean Montigny (1892-1970), rallié en 1940 à Pierre Laval, il a été directeur de la censure au ministère de la Propagande et de l’Information du régime de Vichy. — "Proche collaborateur de Joseph Caillaux, ce radical-socialiste fut élu député de la Sarthe en 1924 et constamment réélu jusqu'à la guerre. Passé aux radicaux indépendants au début des années 1930, il se rapprocha dès lors de la droite. Il soutint d'emblée le maréchal Pétain auquel il vote les pleins pouvoirs et flirte avec la presse collaborationniste – il livrera à l'occasion quelques articles à La Gerbe. Membre du Conseil national, il est déclaré inéligible à la Libération et s'engage alors dans la plupart des combats néo-pétainistes..." (Jérôme Cotillon, Ce qu'il reste de Vichy, 2003)
P., André Delpeuch, 1924, in-12, xv-268 pp, broché, bon état
"... Voilà donc la Russie prolétarienne certifiée grande et forte, stable et restauratrice, par de nombreux ennemis de classe du prolétariat, par de grands bourgeois français dont M. de Monzie est le dernier en date. Dans son récent ouvrage, Du Kremlin au Luxembourg, il n'est pas inutile de voir comment un leader du Bloc des gauches pose le problème des relations avec la grande république du Travail. (...) M. de Monzie veut bien reprendre contact avec la Russie. Il estime même que c'est une tâche urgente. Et le gouvernement du Bloc des gauches s'inspirerait utilement de cette appréciation mais la reprise, écrit-il, ne saurait être brusque et complète. « Je redoute, en cette matière, la soudaineté de nos revirements. Je propose une reconnaissance progressive de la nouvelle Russie, mais dès maintenant l'envoi d'une délégation commerciale ». Ainsi, pour le moment, pas de « reconnaissance » La reconnaissance ne viendra qu'après... Quelle différence sensible pourrait-on faire, dans ces conditions, entre la politique du Bloc des gauches et la politique du Bloc national ? ..." (L'Humanité)
New York, Crown Publishers, 1965, in-8°, 341 pp, reliure toile verte éditeur, titres argentés au dos, jaquette illustrée lég. abîmée, bon état. Texte en anglais
"Avant le mois d'août 1964, des opérations de commando ont été effectuées contre le Nord-Vietnam par des détachements des Special Forces. Créées en 1952 et grandement renforcées sous l'administration Kennedy, les Special Forces – les « bérets verts » – sont, au sein de l'armée américaine, un corps de volontaires, spécialement recrutés (le pourcentage de réfugiés des pays communistes y est particulièrement élevé) et entraînés en vue de missions de commando, de guérilla et contre-guérilla. Les situations dans lesquelles elles sont appelées à opérer ne sont pas seulement la guerre internationale et la guerre civile, mais encore la guerre froide et des « sublimited wars », des situations plus chaudes que la guerre froide, mais qui ne sont pas la guerre tout court... Sur les activités des forces spéciales au Vietnam, voir le livre de Robin Moore : The Green Berets (1965), dont – malgré sa forme romancée – tous les initiés s'accordent à reconnaître le caractère véridique." (Henri Meyrowitz, Le droit de la guerre dans le conflit vietnamien, 1967)
Plon, 1933, in-12, (8)-334 pp, mention de mille, reliure demi-maroquin chocolat à coins, pièce de titre chagrin carmin, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, plats de couv. et dos conservés, signet (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état
Londres fut la plus durable passion de Paul Morand. Des conquérants normands à la diplomatie insulaire en passant par les pubs, les clubs, les courses de lévriers et les maisons hantées, il compose une encyclopédie à la gloire de la capitale britannique et des Anglais : "À leur amour de l'excentricité seul on peut juger déjà que les Anglais furent un grand peuple". Une oeuvre majeure pour mieux comprendre "cette ville qui fait de la lumière avec rien, avec des gris".
Grasset, 1928, in-12, 303 pp, broché, bon état
Magie noire, recueil de nouvelles consacré à l'Afrique, paraît en 1928 chez Grasset, chez qui Morand a publié une grande partie de son oeuvre. C'est l'époque de ses grands succès parmi les "4 M" lancés par Bernard Grasset : lui, Mauriac, Montherlant et Maurois. Epoque où Joséphine Baker triomphe au music-hall, où l'on se précipite au Bar nègre pour écouter du jazz, et où masques africains et compositions cubistes ornent les murs des appartements parisiens. C'est toute cette "magie noire" ("Le jazz a des accents si sublimes, si déchirants que, tous, nous comprenons qu'à notre manière de sentir, il faut une forme nouvelle") que Paul Morand fait éclater à son livre, dans un style nerveux et moderne, à une époque où l'hypothèse même de la culture noire faisait ses débuts. A travers les destins d'Occide, provisoirement porté au pouvoir en Haïti, de la danseuse Congo et de tant d'autres personnages, Morand fait mieux que de l'exotisme contemporain : un livre jazzy, swinguant, qui donne envie de manger le monde.
Grasset, 1949, in-12, 281 pp, broché, couv. très lég. salie, bon état
"Donc : New York. A part le passage fameux de Voyage au bout de la nuit, on ne peut pas dire que la littérature française se soit illustrée dans cette dimension redoutable. Vous êtes à New York ou vous n'y êtes pas. Un Français, en général, n'y est pas. (...) Morand a vite vu, compris, dessiné la situation. Le livre est publié en 1930, moment du grand tournant : économique, technique, géopolitique. Il est un des seuls Européens à saisir l'événement. D'où sa tentation de le maîtriser, dans un livre qui est à la fois un essai de mythologie, une prophétie nerveuse, un guide touristique, un reportage, un traité d'ethnologie, une longue nouvelle..." (Philippe Sollers)
Armand Colin, 1952, in-8°, xi-220 pp, 3e édition, préface de Lucien Febvre, 13 graphiques, broché, bon état (Coll. Economies, sociétés, civilisations)
"Dans un livre publié en 1946 sous le titre « la France Bourgeoise » Ch. Morazé se propose de dégager les traits fondamentaux de l'évolution française du XVIIIe au XXe siècle. Historien appartenant à l'équipe de chercheurs des Annales d'Histoire économique et sociale, animée par M. Lucien Febvre, il demeure fidèle à la méthode qu'il a définie dans son « Introduction à l'Histoire économique ». Utilisant les données de la statistique : courbes de mortalité et de reproduction, courbes de consommation, courbes de répartition des fortunes, il se place successivement au point de vue du nombre, de la qualité, de la valeur. Il consacre un chapitre aux problèmes démographiques, un à l'évolution physique, un à l'évolution mentale, un à l'évolution sociale, un à la notion contemporaine de l'Etat, le dernier aux perspectives du XXe siècle, et n'hésite pas à poursuivre ses investigations en plongeant dans le passé jusqu'au XVIe, et parfois au delà pour mieux éclairer la structure de « la France Bourgeoise ». (...) Nous rendons hommage à la modestie de l'auteur qui s'est interdit jusque dans ces dernières pages de dépasser les faits bien établis et s'est borné à tâcher de retrouver les « grandes articulations » du siècle. Des vues très originales et très profondes sur les modifications dans les conditions de vie matérielle de l'homme, sur la montée des différentes couches de bourgeoisie depuis le Moyen Age, sur la transformation de la notion d'Etat..." (Paul Kahn, Cahiers Internationaux de Sociologie, Vol. 3, 1947)
Tiers-Monde, IEDES, PUF, 1980, gr. in-8°, 310 pp, broché, bon état
"Cette étude collective sur la science, la technologie et l'avenir a réuni divers chercheurs provenant tant du Nord que du Sud. Il est bien entendu fort difficile de résumer un ensemble aussi vaste de communications qui constituent une approche très approfondie de l'impact des sciences et des techniques sur le processus de développement. (...) Comme le rappelle fort justement Charles Morazé dans la conclusion, il s'agit pour notre espèce de poursuivre un véritable impératif de survie. La science et la technique peuvent y contribuer, malgré des déceptions récentes, à condition de se transformer." (Eugène Berg, Politique étrangère, 1980)