8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Barbentane, Editions Equinoxe, 2001, in-12, 160 pp, 72 gravures et photos, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s.
Beaucoup ont écrit sur Gallieni : explorateur, pacificateur, sauveur de Paris en 1914, efficace ministre de la guerre. On a peu dit de l'homme privé, varois de cœur. De l'époux, du père, de l'ami, du passionné de livres et de vignes. Gallieni habitait le domaine «La Gabelle» à la limite est de Fréjus et s'était marié à Saint-Raphaël. Il s'en disait citoyen. De fait, proche sentimentalement des deux villes, il rendait service à l'une comme à l'autre. Faisant fi des plus grands honneurs funèbres, c'est au cimetière Alphonse Karr de Saint-Raphaël qu'il voulut reposer pour l'éternité, près de sa femme, le corps tourné vers «La Gabelle». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions Kra, , 1929, in-12, 178 pp, un portrait en frontispice, index des oeuvres du maréchal Pilsudski, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Les Documentaires)
Sur Józef Klemens Pilsudski (1867 -1935), homme politique polonais, leader du Parti socialiste polonais, Chef d'Etat (1918-1922), premier ministre polonais (1926-1928, puis 1930), puis dictateur du régime Sanacja, dits des colonels pendant la Seconde République, de 1926 à sa mort. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Fournier, 1928, gr. in-8°, 189 pp, broché, couv. lég. défraîchie, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Lawrence & Wishart, 1980, in-8°, 381 pp, index, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Lawrence & Wishart, 1980, in-8°, 373 pp, index, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lausanne, Editions Rencontre, 1972, in-8°, 128 pp, 87 photos, portraits et illustrations en noir et sur 24 pl. en couleurs, 2 cartes, chronologie, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Les dossiers du 20e siècle)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1997, in-8°, 370 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Poursuivant sa réflexion amorcée dans “L'Histoire des mères” (1980) et “Les pères aussi ont une histoire” (1987), Yvonne Knibiehler nous livre ici une passionnante histoire des bouleversements intervenus dans la conception, la réalité et les représentations du rôle maternel depuis 1945, insistant surtout sur la question de savoir « dans quelle mesure la fonction maternelle organise ou conditionne la citoyenneté des femmes » (pp. 12-13). Elle propose une synthèse des travaux portant sur l'évolution des rôles culturel, social et économique des femmes en lien étroit avec leur place dans la vie civique." (Rebecca Rogers, Histoire de l'éducation, 1998) — L'accès des femmes aux droits politiques, en 1945, n'a pas suffi à faire d'elles des citoyennes à part entière. C'est que la maternité introduit une différence considérable entre la citoyenneté masculine et la citoyenneté féminine. Dans cette étude sociale, économique et surtout culturelle de la maternité depuis 1945, Yvonne Knibiehler réfléchit sur une triple révolution : Pourquoi ces femmes qui ont reçu l'intégralité des droits civiques ont-elles en même temps voulu le baby-boom ? Pourquoi, après 1968, leurs filles ont-elles dénoncé la maternité comme un asservissement et le "patriarcat" comme une exploitation ? Pourquoi leurs petites-filles réclament-elles à présent "un enfant à tout prix" ? Ces mutations si profondes et si rapides ont-elles transformé les relations entre citoyenneté et maternité ? Dans quelle mesure ? Désormais, toute mère noue, hors du foyer, des liens sociaux autonomes, non seulement pour gagner elle aussi le pain quotidien, mais plus encore pour collaborer avec les spécialistes, de plus en plus nombreux, qui aident l'enfant à grandir : médecins, enseignants, psychologues. Ses partenaires ont changé. Sa responsabilité personnelle augmente, se diversifie, prend une dimension politique. Il y a là un moteur puissant de la citoyenneté féminine, à condition de ne pas enfermer les femmes dans une inacceptable spécificité, à condition d'inventer un nouveau féminisme, c'est-à-dire un nouvel humanisme. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Christian Bourgois, 1987, gr. in-8°, 350 pp, traduit de l'anglais, 32 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
En 1963, l’Affaire Profumo, d'après le nom de John Profumo, Secrétaire d'Etat à la Guerre, est un immense scandale politique en Angleterre, La liaison de Profumo avec Christine Keeler, call-girl de luxe et maîtresse d'un espion russe, suivie par ses mensonges devant la Chambre des communes à ce propos, l'a contraint à démissionner, et a entamé la réputation du Premier ministre Harold Macmillan et de son gouvernement. Macmillan démissionna quelques mois plus tard, pour raisons de santé... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Jacques Grancher, 1998, in-8°, 282 pp, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1967, in-8°, 392 pp, traduit de l'allemand, 8 pl. de photos hors texte, une carte, notes, documents annexes, broché, bon état
"Journaliste autrichien, K. K. a eu le mérite de vouloir conserver sa « neutralité » et de refuser de voir la guerre du Vietnam d'un seul camp. Il est l'un des rares qui aient réussi à suivre les opérations militaires tant du côté du Vietcong (devenu « Victor Charlie » dans l'argot des soldats américains) que de celui des Américains et de leurs alliés sud-vietnamiens. Son témoignage fourmille de faits, d'impressions, de rencontres et d'entretiens divers, de récits de combats (dont la bataille d'Ap Bac). Il traduit la cruauté profonde de cette guerre et oppose l'esprit de résistance acharnée des membres du F.N.L. au découragement, à la rage ou même, dans certains cas, à la bonne volonté des soldats américains qui se battent contre un ennemi qu'ils ne comprennent pas." (Revue française de science politique, 1969) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1989 in-8°, 304 pp, traduit de l'anglais, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Née d'une mère issue de la petite noblesse russe, Isabelle Eberhardt est élevée dans une communauté d'émigrés russes en Suisse par un précepteur anarchiste dont elle est la fille illégitime. C'est à ce nihiliste barbu, fervent admirateur de Bakounine, qu'elle doit son tempérament de rebelle. Journaliste, écrivain, Isabelle va mener une vie d'aventurière échevelée : membre d'une confrérie soufi à El Oued, débardeur à Marseille, correspondant de guerre dans le Sud algérien, agent de Lyautey... Mariée à un officier arabe de la cavalerie française, elle assiste, au cœur du désert, aux premiers pas du colonialisme français. Partout, elle laisse dans son sillage un parfum de scandale : habillée en homme, elle est soupçonnée d'orgies, d'abus de drogues, d'espionnage. Lorsqu'elle meurt à vingt-sept ans, en 1904, dans la crue d'un oued saharien, elle est aussitôt propulsée dans la légende : n'a-t-on pas dit que l'« amazones des sables », la « walkyrie du désert », était la fille naturelle de Rimbaud ? Si l'on sait aujourd'hui qu'elle n'en avait pas le sang, on mesure mieux, à travers ce récit, combien elle en avait l'étoffe... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1972, gr. in-8°, 480 pp, traduit de l'américain, 24 pl. de photos hors texte, sources, index, broché, couv. illustrée, état correct
Al Capone (1899-1947), de son vrai nom Alphonse Gabriel Capone et surnommé Scarface, est le plus célèbre des gangsters américains du XXe siècle. Il fut le parrain de la mafia de Chicago de 1925 à 1932. Personnage emblématique de l’essor du crime organisé dans les Etats-Unis de la Prohibition, il a contribué à donner à Chicago durant les années 1920 et 1930, sa triste réputation de ville sans foi ni loi... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dunod, 1983, gr. in-8°, xv-438 pp, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"La Banque de France qui une première fois, en 1929, avait fait écrire son histoire dans un livre resté fameux – le «Ramon» – s'est ouverte à nouveau en autorisant Henri Koch à se livrer à une entreprise semblable pour la période 1944-1958. Riche d'une expérience de quarante-trois ans à la Banque de France (...) cet auteur a fait de son livre un ouvrage irremplaçable. Unique source sur le sujet, cette oeuvre indispensable aux historiens, aux économistes, aux professionnels de la monnaie du crédit des changes, devrait intéresser également un public averti..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions de l'EHESS, 1989, in-8°, 220 pp, biblio, broché, qqs soulignures stylo sur 8 pages de l'avant-propos, bon état
"Ce livre, fondé aussi bien sur des recherches originales que sur une bibliographie internationale qui force l'admiration, est tout fait remarquable. (...) Histoire sociale d'une classe sociale, qui se targue d'être une « nouvelle classe moyenne », histoire sociale d'un concept, cet ouvrage est aussi une histoire politique. (...) Etudes électorales et sociologie des partis politiques à l'appui, Kocka montre avec netteté la part que représentèrent les employés dans la composition du NSDAP. Ceux-ci sont considérablement surreprésentés au sein du parti comme parmi son électoral, alors même que l'idéologie nazie, prônant les vertus de la Volkge-meinschaft (communauté nationale), poussa les dirigeants du Troisième Reich vers un égalitarisme qui tentait d'effacer les différences entre les employés et l'ensemble des salariés. En vain d'ailleurs. Les structures sociales traditionnelles surent résister avec opiniâtreté..." (Christophe Prochasson, Annales ESC, 1991) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, sélection Aimé Brachet, 1946, in-12, 241 pp, traduit de l'anglais, 3 planches hors texte en noir illustrées par Pierre Coquet, reliure demi-basane noire de l'éditeur (spécialement créée pour cette collection), plat supérieur orné de dessins (une silhouette de paquebot et une main rouge, décoration de Ginette Fouqué), dos et mors frottés, sinon bon état. Edition tirée à 400 exemplaires seulement, un des 390 ex. «luxe» numérotés de 11 à 400. Sympathique et peu courante édition
Printemps 1941. Peter, jeune Hongrois fuyant son pays où il vient de passer trois ans en prison pour ses activités communistes, débarque clandestinement dans le port de Lisbonne. Perdu dans la foule des réfugiés espérant pouvoir refaire leur vie ailleurs, il veut s'enrôler dans les forces alliées et attend un visa pour l'Angleterre. Désœuvré, il croise Odette, une jeune Française dont il tombe éperdument amoureux. Quand elle part brutalement pour l'Amérique, Peter s'effondre : frappé d'une paralysie soudaine et incompréhensible à la jambe droite, il ne peut plus marcher. Sonia, une psychanalyste, va l'entraîner dans un travail intérieur intense au cours duquel Peter va découvrir les raisons profondes de son engagement, et devoir faire un choix : l'amour ou le combat pour la liberté. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1955, in-8°, 524 pp, traduit de l'anglais par Denise van Moppès, broché, bon état (Coll. Traduit de)
Après avoir évoqué, dans La Corde raide, son adolescence dans une Vienne encore heureuse, la Palestine des premiers kibboutz, la bohème journalistique du Berlin des années 20, Arthur Koestler fait revivre dans ce volume l'euphorie de son adhésion au communisme (en 1931, il adhère au Parti communiste allemand), quand les lendemains chantaient en URSS (voyage en URSS de 1932-1933) ; et que, comme l'annonçait Trotsky "le citoyen moyen de la société sans classe" qui s'édifiait à l'Est allait "s'élever au niveau d'un Aristote, d'un Goethe, d'un Marx". Ce livre autobiographique narrant la relation personnelle de l'auteur au communisme demeure une étude documentée de l'Europe qui précède la Seconde Guerre mondiale puisque A. Koestler voyage en Hongrie, en Autriche, en Allemagne, en Espagne, en France et en Angleterre. L'auteur rapporte les expériences qui ont marqué sa vie notamment lorsqu'il fut accusé d'espionnage au profit d'une puissance étrangère pendant la guerre civile espagnole et emprisonné dans les geôles franquistes ou encore sa détention au camp de Vernet par les autorités françaises (1939). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1979, in-8°, 348 pp, biblio, index, broché, bon état. Edition originale de la traduction (il n'est pas annoncé de grand papier)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1982, fort in-8°, 664 pp, chronologie, oeuvres d'Arthur Koestler, index, broché, bon état
Edition originale de la traduction (il n'est pas annoncé de grand papier) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1993, in-8°, 279 pp, annexes, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état
Les biographies entrecroisées de deux pionniers de l'exploration spatiale qui, dès l'adolescence, rêvaient d'atteindre la Lune : l'Allemand Werner von Braun, récupéré en 1945 par les Américains, et le Russe Sergueï Korolev, père du Spoutnik et du premier vol habité. — "... Longtemps, Korolev était resté dans l'ombre des soviets. Quand le comité Nobel chercha à récompenser le père des Spoutnik, il lui fut répondu qu'il s'agissait là d'une victoire du peuple soviétique tout entier. Korolev n'eut droit à la reconnaissance qu'après sa mort (1966) : ses cendres furent enchâssées dans le mur du Kremlin et on donna son nom à un cratère lunaire - il a quand même atteint la Lune. Von Braun, lui, mourra d'un cancer onze ans plus tard. En 1972, il avait démissionné de la Nasa, déçu. Dans les couloirs, témoigne Pierre Kohler, on ne le saluait plus. L'heure était à la navette, aux stations orbitales... Et lui, l'illuminé, replié dans sa science, il s'obstinait sur un projet dément : explorer la planète Mars. Il avait toujours vingt-cinq ans d'avance." (Dominique Simonnet, L'Express) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lieu Commun, 1989, fort in-8°, 554 pp, 8 pl. de photos hors texte, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1979, gr. in-8°, 347 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Vécu)
L’insurrection de Budapest racontée par le préfet de police de l’époque, un des rares survivants du procès de l’équipe gouvernementale d’Imre Nagy. — "Entre 1948 et l'insurrection du 23 octobre 1956, la Hongrie fut dirigée principalement par des intellectuels juifs. Fils d'un métallo social-démocrate de Diosgyör, simple « flic » à vingt-deux ans et, à vingt-huit, préfet de police de Budapest avec le grade de colonel, Sandor Kopâcsi ne se dissimule donc pas qu'il doit sa carrière au besoin qu'éprouvaient Rakosi et sa camarilla, par souci d'équilibre (à leur avantage), de favoriser la promotion de jeunes ouvriers et paysans « aryens » (p. 63) aux postes de brillants seconds. Privilégié du régime, il n'en aura jamais été qu'un exécutant, prudemment frondeur (pp. 101, 106, etc.), surtout après la mort de Staline, mais si solidement installé dans son rôle de subalterne et de nanti que l'insurrection le prend totalement au dépourvu. Son réflexe est de maintenir l'ordre, mais il n'en a pas les moyens (p. 139). Il affronte « le peuple », parlemente habilement, se fait ovationner (p. 171). Et de découvrir que c'est une « révolution merveilleuse » qui est en marche, et qu'à de rares exceptions près, elle est en train de préparer « les vrais soviets » (p. 173). D'un côté, donc, il fraternise ; mais, de l'autre, en bon préfet qu'il est toujours, il veille activement à la « normalisation » (mot dont il s'excuse, p. 198) et à l'organisation des « nouvelles forces de l'ordre » (p. 205). Du 30 octobre, date du recul militaire et diplomatique de Moscou et de son entrée au politburo sur la demande de Kadar (p. 181), au 4 novembre, jour de la contre-offensive de l'Armée Rouge, il aura vécu son chemin de Damas comme une danse de Saint-Guy, expliquant par son vieil antifascisme familial un stalinisme pratiquement inconditionnel, quoique assailli de « doutes », et, malgré les « pièges » qu'il subodore (p. 202), misant sur le « nouveau parti » ; il ignore que Kadar, nonobstant ses déclarations belliqueuses du 1er novembre, s'il a disparu le lendemain (p. 210), c'était pour monter dans les fourgons de l'Armée Rouge : « Son attitude reste pour moi une énigme » (p. 228). Sandor Kopâcsi s'est donc laissé porter par les événements. D'où la valeur – j'allais dire : la fraîcheur naïve – de beaucoup de ses dires. On lira les plus intéressants aux pages 234-337 : son arrestation par les Russes, le 5 novembre 1956 ; sa détention à la prison de la rue Ullöi ; son procès, au cours duquel il revoit Imre Nagy, dont il note pieusement les actes et paroles ; et comment son cas fut dissocié de ceux des principaux boucs émissaires (p. 307), à condition qu'il acceptât de plaider coupable, ce qu'il fit (p. 310), sous l'effet de médicaments psychotropes, dit-il (p. 309), mais aussi sur le conseil d'amis et avec, pensa-t-il, l'approbation d'Imre Nagy, dont, « au fond de lui même », il déplorait « un tout petit peu l'intransigeance » (p. 307). Le calvaire du « Vieux », pendu le 16 juin 1958 en même temps que son gendre Miklos Gimes et son ministre de la Guerre Pâl Maléter (p. 328), nous vaut, quoique de seconde main, des pages fortes. Après sept ans de prison, de réel courage, de retour sur soi. Sandor Kopâcsi est amnistié en 1963..." (Guy Turbet-Delof, Esprit, 1979) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Monde nouveau, 1947, in-8°, 219 pp, broché, bon état
« Le capitaine Michel Koriakoff, né le 22 juin 1911 dans un village sibérien (région de Krasnoïarsk), a fait ses études à l'Institut de philosophie, d'histoire et de littérature de Moscou. Ecrivain et journaliste en temps de paix, il a servi, pendant toute la guerre, dans les rangs de l'Armée rouge comme simple soldat d'abord, comme officier ensuite. En 1943, il fut décoré de l'Etoile rouge et affecté à la 6e armée de l'Air comme correspondant de guerre. Après la guerre, le capitaine Koriakoff a travaillé à l'Ambassade soviétique, à Paris, comme directeur du journal Nouvelles de la Patrie. Ayant reçu, le 18 mars 1946, l'ordre de rentrer immédiatement en Russie, il s'évada de l'Ambassade malgré l'étroite surveillance d'un représentant du N.K.V.D. Ne pouvant lutter dans son pays pour ce qu'il croit être la vérité, Michel Koriakoff décida de mener cette lutte en dehors de son pays. Il tient pour son devoir de dire au monde la vérité sur le régime soviétique et de le préserver ainsi de la tentation d'imiter une expérience qu'il considère comme une "défiguration du vrai visage de la Russie". » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Balland, 1992, in-8°, 366 pp, 10 cartes, broché, couv. illustrée, qqs soulignures crayon et stabilo, bon état (Coll. Fondements)
"La chute du mur de Berlin, l'unification allemande et l'effondrement de l'empire soviétique ont modifié de fond en comble la géopolitique de l'Europe ; l'euphorie des lendemains de libération a vite cédé la place aux doutes et aux incertitudes, tandis que resurgissent les peurs ancestrales. Au cœur de ces interrogations, une même question se pose à tous : comment penser, dans ce contexte bouleversé, le rapport à une Allemagne unifiée et redevenue, au sens fort du terme, puissance centrale ? Pour répondre à cette question, M. Korinman a convoqué à la barre dix-huit «témoins» (universitaires, journalistes ou chercheurs) en demandant à chacun de retracer l'histoire des relations de son propre pays avec l'Allemagne et d'esquisser les grandes lignes de leur évolution future... Ecrits à chaud, souvent avec passion, mais toujours avec le même souci de lucidité critique et le même refus des stéréotypes, ces points de vue révèlent, d'abord, dans la plupart des cas, l'importance des souvenirs traumatiques liés aux guerres et ranimés par l'unification allemande ; ils permettent, ensuite, une approche saisissante de la diversité européenne, puisque chaque pays envisagé a, compte tenu de son histoire, de sa géopolitique et de son présent, une vision différente de l'Allemagne. Ce livre d'intelligence s'achève, en guise de postface, sur un beau texte du doyen des sciences sociales allemandes, Iring Fetscher..." (Etienne François, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1993) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions de la Maison des sciences de l'homme, 2001, gr. in-8°, 299 pp, biblio, index, broché, bon état
L’ouvrage réunit une dizaine d’articles, publiés entre 1993 et 2000, par l’un des grands économistes de notre époque, J. Kornai. Traduits collectivement à partir de l’anglais, ils sont précédés d’une étude présentant l’évolution de la pensée, très critique et atypique, de l’auteur, depuis la rédaction de sa thèse en 1955 jusqu’à 1984. Les textes rassemblés, fondés sur l’étude de la situation et des données de la Hongrie, abordent tous les aspects du processus de transformation d’une économie de type socialiste à celle de type capitaliste : durcissement de la contrainte budgétaire, resserrement de la discipline financière, disparition de la pénurie, réforme du système de protection sociale… L’auteur analyse ces multiples facettes à partir du “paradigme systémique” et d’une approche économique élargie aux sciences sociales (histoire, science politique, sociologie et psychologie). L’ampleur de la réflexion déborde néanmoins le cas hongrois et peut éclairer les réalités auxquelles sont confrontées les économies de l’Europe centrale et orientale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1973, in-8°, 190 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.