8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Phébus, 2000, in-8°, 191 pp, discret C. de bibl. Trés bon état.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur (lég. défraîchi), bon état (Bibliothèque historique Plon)
"Un récit très vivant et complet du long duel de Mme de Staël et de Napoléon, cette lutte entre le « souverain de l'action » et « l'impératrice de la pensée. ». La déconvenue et les déboires, les ambitions et les menées de Mme de Staël, d'abord admiratrice indiscrète de Bonaparte, ensuite opposante tenace et « incorrigible intrigailleuse », enfin ralliée un instant au Napoléon de 1814 : M. Gautier nous expose les péripéties de cette lutte avec une sûreté et une richesse d'information qui complète, renouvelle ou précise ce que d'autres avaient dit sur ce sujet. L'impression fâcheuse que pourrait produire tout ce qu'il y a d'un peu occulte et policier dans cette histoire, où le cabinet noir et les rapports secrets jouent un rôle éminent, est heureusement corrigée par des portraits alertes et un suffisant rattachement à l'histoire générale et au mouvement contemporain des idées." (F. Baldensperger, Revue critique d'histoire et de littérature, 1903) — "Ce livre, remarquable par l’abondance et la précision de renseignements, dont beaucoup étaient inédits, l’est aussi bien par l’art de l’exposition. M. Paul Gautier sait conter et il sait peindre. Les portraits qu’il a semés dans le récit, ceux d’un Necker, d’un Fouché, d’un Bernadotte, sont d’une touche juste, fine, spirituelle. La figure de Mme de Staël apparaît en plein relief : voilà bien cet incurable ennui dont elle soutire et qui la jette dans toute sorte d’agitations, cet orgueil, cette personnalité exubérante, ce besoin de tout rapporter à soi, et aussi ce courage, cette énergie, cet amour vrai des idées, cette noblesse d’âme, ce continuel progrès, cette sorte d’ascension vers un idéal supérieur. Le nouvel historien de ce duel fameux a su conserver à la question elle-même toute son ampleur ; en outre, les vues qu’il nous ouvre de plus d’un côté nous aident à mieux comprendre certains aspects du gouvernement de Napoléon." (René Doumic, Revue littéraire, 1903) — "Le beau livre de M. Gautier n'est pas seulement un important chapitre de notre histoire littéraire entre 1800 et 1815, c'est aussi une contribution capitale à l'histoire politique et diplomatique de l'Empire. Sous le rapport politique, il nous rend le très grand service de nous renseigner abondamment sur ce mouvement d'opposition qu'on a longtemps soupçonné, que des travaux récents ont commencé à nous révéler, que le travail actuel nous fait voir avec toute son ampleur et toute sa portée. Au point de vue diplomatique, les rapports d'Andréossy et les dépêches de M. de Cabre nous montrent sous un jour curieux le rôle de Mme de Staël en Autriche et en Suède." (Ch. Dufayard, Revue Historique, 1904) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Les Introuvables, 1999, in-8°, 356 pp, index, broché, qqs marques et soulignures au crayon, bon état
Dans “L’Histoire du romantisme”, son dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour l’œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de Nerval et les compagnons du « Petit Cénacle ». L’auteur de “Capitaine Fracasse” et du “Roman de la momie” signe avec ce texte le portrait d’une génération de flamboyants, dont il fut l’un des plus éminents représentants, prêts à en découdre avec les grisâtres du classicisme, comme il le rappelle ici avec l’épisode célèbre de la bataille d’Hernani. À la fois étude littéraire et mémoires de son auteur, “L’Histoire du romantisme” démontre brillamment que ce mouvement fut l’une des plus intenses aventures de la création littéraire et artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art. » Une galerie de portraits vivants et colorés, drôles ou poignants, de figures artistiques et littéraires que Gautier a bien connues. Comme dans un bal, actrices et danseuses côtoient ici peintres, écrivains, musiciens, sculpteurs, illustrateurs, de Balzac à Berlioz et à Delacroix. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1971, in-8° étroit, 134 pp, un portrait de Molière par Pierre Mignard en frontispice, broché, couv. rempliée, bon état (Coll. Les Soirées du Luxembourg). Edition originale, un des 1300 ex. sur vergé d'Arches Arjomari, celui-ci un exemplaire hors commerce marqués H.C. non numéroté
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P., Dezobry, E. Magdeleine & Cie, 1848, in-8°, 295 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse avec titre et filets dorés, palette en queue (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, envoi a.s. Peu courant
Liberté de conscience. Réforme des Universités. Liberté de la Presse. Divorce. Régicide. Contrat social. Rapports du spirituel et du temporel. Salaire du clergé. Plan d'une constitution républicaine. — Mathieu Auguste Geffroy (1820-1895) fait ses études au lycée Charlemagne de Paris, puis à l'École normale supérieure entre 1840 et 1843. Il réussit l'agrégation d'histoire et géographie en 1845. En 1854, il se rend en Suède, où il fait des recherches historiques. Il est professeur à l'École normale supérieure de Paris en 1862 (Fustel de Coulanges est son suppléant jusqu'en 1870), puis professeur suppléant d'histoire ancienne à la Sorbonne en 1872. Elu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1874, il sera directeur de l'École française de Rome de 1875 à 1882, puis de 1888 à 1895. Il collabore à la Revue des deux mondes dès 1850. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Amsterdam, 1752, 2 vol. in-12, (4)-6-(24)-207-(7) et (2)-247-(13) pp, reliure plein veau, dos lisses ornés, tranches rouges (reliure de l'époque), bon exemplaire
A la fin de chaque volume se trouve une une "clef naturelle des portraits", qui constitue la table des noms cités. « On remarque dans cette production des impiétés couvertes de passages de l'Ecriture. On y distingue surtout les portraits de Louis XV, de la marquise de Pompadour, du prince Edouard, etc. La police saisit l'ouvrage, et chercha l'auteur, il fut arrêté et conduit à la Bastille, le 10 mars 1752. » (Barbier). Deuxième édition (en 2 volumes) parue toujours sans nom d'auteur, et augmentée dans les 6 premières pages du tome I d'une "clef anecdotique pour la nouvelle édition corrigée", avec une attribution possible aux pseudonymes et d'une préface (non paginée) de l'éditeur (?) sur "l'idée de l'auteur" (dont il manque apparemment le premier feuillet dans notre exemplaire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Slatkine Reprints, 1993, in-8°, xx-547 pp, biblio, index, broché, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, Hachette, 1906.
“La légende de Don Juan” apparaît comme une somme qui servira longtemps de référence aux autres travaux et présente l‟intérêt de recenser, dans une perspective historique et diachronique, les différentes versions permettant d'établir un corpus. Ce travail reste la première tentative de synthèse complète autour du personnage et de ses attestations littéraires et c'est à ce titre qu'il doit encore sa postérité. Dès les premières lignes de son avant-propos, l'auteur annonce cette volonté d'exhaustivité : « Je me propose d‟offrir au public une étude complète sur la légende de Don Juan. » Ce travail est, selon lui, aussi ambitieux qu‟inédit puisque « ce n‟est pas la seule question des origines qu‟il faut traiter, c‟est l'histoire complète de la légende. Elle est à faire. » Ce projet n'est pas, néanmoins, exempt de difficulté et, parmi les obstacles, il souligne, notamment, l'étendue colossale du travail puisqu‟il mentionne le problème de « la longueur de l‟ouvrage », mais aussi sa « complexité » et également le fait qu'il nécessite de « se familiariser avec des littératures et avec des langues. » ... (Aurélia Gournay, “Don Juan en France au XXe siècle : réécritures d'un mythe”, 2013) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Slatkine Reprints, 1970, in-8°, xx-547 pp, biblio, index, reliure toile éditeur, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1906.
“La légende de Don Juan” apparaît comme une somme qui servira longtemps de référence aux autres travaux et présente l'intérêt de recenser, dans une perspective historique et diachronique, les différentes versions permettant d'établir un corpus. Ce travail reste la première tentative de synthèse complète autour du personnage et de ses attestations littéraires et c'est à ce titre qu'il doit encore sa postérité. Dès les premières lignes de son avant-propos, l'auteur annonce cette volonté d'exhaustivité : « Je me propose d'offrir au public une étude complète sur la légende de Don Juan. » Ce travail est, selon lui, aussi ambitieux qu'inédit puisque « ce n'est pas la seule question des origines qu'il faut traiter, c'est l'histoire complète de la légende. Elle est à faire. » Ce projet n'est pas, néanmoins, exempt de difficulté et, parmi les obstacles, il souligne, notamment, l'étendue colossale du travail puisqu'il mentionne le problème de « la longueur de l'ouvrage », mais aussi sa « complexité » et également le fait qu'il nécessite de « se familiariser avec des littératures et avec des langues. »... (Aurélia Gournay, “Don Juan en France au XXe siècle : réécritures d'un mythe”, 2013) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Omnibus, 1998, fort in-8°, 1089 pp, un portrait, préface de Jean-Jacques Becker, préface d'Ernest Lavisse à l'édition originale de Sous Verdun (1916), extrait de Témoins (1929) de Jean Norton Cru, repères biobibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Contient : Ceux de 14. : Sous Verdun. Nuits de guerre. La Boue. Les Eparges. – Jeanne Robelin – La Joie – La Mort de près. — Les « livres de guerre » de Maurice Genevoix sont l'œuvre première d'un très grand écrivain français. L'étonnante faculté d'observation remarquée par Ernest Lavisse dès 1916, la précision de la mémoire, l'attention aux hommes, aux regards, à la tonalité des voix, la rigueur, la simplicité, la clarté du récit portent la marque de son génie unique. Il fut le grand peintre de la Grande Guerre, il demeure le premier grand témoin de ce siècle cataclysmique, porté par le devoir de faire comprendre l'indicible aux générations futures : "Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes, et nous l'avons fait". En contrepoint à cette œuvre, deux romans et le poignant écho écrit 50 ans plus tard, La Mort de près. — "Cette espèce de pétillement très faible... c'est la bataille acharnée vers laquelle ils marchent, et qui halète là, de l'autre côté de cette crête qu'ils vont franchir... Ils marchent ; chaque pas qu'ils font les rapproche de ce coin de terre où l'on meurt aujourd'hui, et ils marchent. Ils vont entrer là-dedans, chacun avec son corps vivant ; et ce corps soulevé de terreur agira, fera les gestes de la bataille ; les yeux viseront, le doigt appuiera sur la détente du lebel ; et cela durera, aussi longtemps qu'il sera nécessaire, malgré les balles obstinées, qui sifflent et chantent sans arrêt, et souvent frappent et s'enfoncent avec un horrible petit bruit mat qui fait tourner la tête, de force, et qui semble dire : " Tiens, regarde ! " Et ils regarderont... Et ils auront peur dans toute leur chair. Ils auront peur, c'est certain, c'est fatal ; mais ayant peur, ils resteront..." (Sous Verdun). — En première ligne dès le 25 août 1914, Maurice Genevoix fut chef de section, puis commandant de compagnie dans un régiment d'infanterie. Il a tenu les lignes dans la région de Verdun et particulièrement dans le secteur des Eparges, l'un des plus atroces de cette période. — "Le meilleur des témoignages qui ait été fourni sur la guerre de 1914-1918." (Norton Cru) — 1er août 1914 : la France décrète la mobilisation générale. Le 2 août, Genevoix, brillant normalien qui n'a pas 24 ans, rejoint le 106e régiment d'infanterie comme sous-lieutenant... Neuf mois plus tard, il est grièvement blessé et est réformé. Fin de la guerre pour le jeune Genevoix. Entre ce mois d'août 1914 et les trois balles qui l'atteignent, le 25 avril 1915 dans la Tranchée de Calonne, le jeune homme aura participé à la bataille de la Marne, marché sur Verdun et, surtout, pendant quatre longs mois, défendu les Eparges. Sur cette colline meurtrière, les combats se font au corps-à-corps, à la grenade, et sous le feu des obus. Entre l'été et le printemps revenu, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, la mort, alors que le commandement croit encore à une guerre courte. 1916 : Genevoix publie Sous Verdun, écrit en quelques semaines et largement censuré. Suivront Nuits de guerre (1917), Au Seuil des Guitounes (1918), La Boue (1921) et Les Eparges (1923), réunis sous le titre de Ceux de 14 en 1949. Il s'agit de l'édition définitive retravaillée par l'auteur. “Ceux de 14” n'est pas seulement le plus grand classique sur 14-18, c'est l'ouvrage d'un immense écrivain. — "Maurice Genevoix, jeune lieutenant du 106e régiment d’infanterie, diplômé de la Rue d’Ulm, est grièvement blessé sur la crête des Eparges le 25 avril 1915. Il perdra définitivement l’usage de sa main gauche. A 25 ans, il est réformé pour cause d’invalidité. Après avoir été trimballé d’hôpitaux en hôpitaux pendant sept mois, il entreprend dès son retour à la vie civile la rédaction de ses souvenirs de guerre, dont la parution s’étalera de 1916 à 1923. Ils ne seront rassemblés qu’en 1949 sous le titre de “Ceux de 14”. Pour la première fois, quelqu’un dépeint la communauté des combattants, leur vie quotidienne, les corvées de ravitaillement, le froid, la boue surtout, qui aspire les brodequins, les terres grasses de l’Est de la France. Genevoix n’omet rien : ni la peur des hommes, ni la cruelle âpreté des combats, ni la mort à côté de soi des camarades devenus amis dans la fournaise. Des descriptions qui lui vaudront les foudres de la censure. Mais “Ceux de 14” s’impose comme le monument littéraire dressé à la mémoire des poilus, avec “les Croix de bois” de Roland Dorgelès et “le Feu” d’Henri Barbusse, deux autres livres consacrés à la Première Guerre mondiale. En 1946, Maurice Genevoix entre à l’Académie française ; douze ans plus tard, il en devient le secrétaire perpétuel, poste dont il démissionnera en 1974, se jugeant, à 83 ans, trop vieux pour l’occuper. Il meurt en 1980..." (Christophe Forcari, Libération, 7 nov. 2018) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., chez l'Editeur, à l'ancienne Librairie du Pont, An IX (1800), 4 vol. pt in-8°, xx-335, 320, 295 et 301 pp, reliures demi-basane vertes, dos lisse ornés en long, auteur, titre et tomaisons dorés, palettes dorées en queue (rel. de l'époque), dos et plats lég. frottés, intérieurs très frais, sur papier vergé, bon état
Complet. — L'ouvrage connut à l'époque un vif succès, néanmoins, ayant négligé de signer un contrat écrit, l'auteur ne toucha rien. — "L’exemplarité des héroïnes de Mme de Genlis ne les met nullement à l’abri d’une réception sociale difficile de leurs projets éducatifs et nul personnage n’incarne mieux cet état de fait que Pauline dans les “Mères rivales” : incarnation de la perfection, Pauline n’en subit pas moins l’humiliation répétée des doutes jetés sur son honnêteté. Dans les fictions d'Isabelle de Charrière et de Mme de Genlis, l’impératif rousseauiste paraît donc contradictoire : il pousse certes les femmes à assurer l’éducation de leurs enfants et, éventuellement, dans le cas de Genlis, de ceux des autres, mais en leur interdisant toute intellectualité, il les empêche d’assurer efficacement cette tâche et, dans le cas où elles se cultiveraient pour y satisfaire, les expose au mépris et à l’incompréhension." (François-Ronan Dubois, Lettres rousseauistes au féminin) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1981, 2 vol. gr. in-8°, 914 pp, pagination continue, texte dactylographié, biblio, chronologie, 3 index, brochés, bon état
"Loin d’être un ennemi de l’histoire, comme certaines apparences pourraient le faire croire, Péguy est au contraire un passionné d’histoire. Pour lui, l’histoire – non seulement la grande histoire, celle qui se fait avant de s’écrire, l’histoire en tant que devenir de l’humanité, mais l’histoire comme connaissance (Geschichte) – est l’épicentre de l’existence. C’est pourquoi le sujet a inspiré d’excellents travaux, notamment Françoise Gerbod, “Écriture et histoire dans l’œuvre de Péguy”, thèse, université de Lille III, 1981." (François Bédarida, “Histoire et mémoire chez Péguy”, in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2002) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Charpentier, 1859, in-12, viii-423 pp, broché, couv. imprimée, rousseurs
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P., Champion, 1927, gr. in-8°, viii-227 pp, 3 planches hors texte, très importante bibliographie, broché, couv. à rabats lég. salie, état correct
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Gallimard, 1949, fort in-12, 1371 pp, index, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, un mors fendu, petit manque au dos, état moyen (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Volume épuisé
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Gallimard, 1996, fort in-12, 1840 pp, chronologie 1887-1925, notices, notes sur le texte, annexes, notes et variantes, reliure plein cuir doré à l'or fin de l'éditeur, rhodoïd, étui cartonné imprimé, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade) (Prix éditeur : 76 €)
Le Journal que Gide donna à la Pléiade en 1939 était une œuvre, composée par lui et qui laissait dans l'ombre près d'un tiers du Journal intégral. La présente édition reproduit cette œuvre et y ajoute, à leur date, les passages écartés. Ces inédits – aisément repérables, puisqu'imprimés sous une forme distincte – ne sont pas seulement « l'Enfer » du Journal ; certes, ils contiennent de nombreuses pages impudiques ou scabreuses, mais ils abordent tous les sujets, de la littérature à la famille en passant par la morale et la politique. Quant aux textes déjà connus, ils ont été révisés sur les manuscrits. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1950, in-12, 364 pp, une photo de Gide en frontispice, sources, chronologie, index, broché, bon état. Edition en partie originale, un des 206 ex. numérotés sur vélin pur fil (second papier après 24 Hollande)
En 1950, Yvonne Davet rassembla les interventions de Gide sous le titre sartrien de “Littérature engagée”. Ce volume contient les plus importants des textes d'André Gide écrits et publiés entre 1930 et 1938 au sujet de sa tentative d'engagement politique, à l'exception de “Retour de l'URSS”, de “Retouches à mon Retour de l'URSS”, et de toute la partie du Journal se rapportant à ses préoccupations sociales et politiques, qui ont fait l'objet de publications particulières. Ces textes sont disposés dans l'ordre chronologique afin que discours, articles, messages, déclarations et lettres inédites, se succédant exactement comme ils le firent dans l'actualité, se présentent avec toute la particularité de leur signification. Chaque texte est précédé de quelques éclaircissements. La seconde partie du volume est formée de “Robert ou L'intérêt général, pièce en cinq actes”, conçue et écrite en 1934-1935, et dont le ressort est le problème de la revendication sociale qui obsédait alors Andre Gide. Reprise ensuite et remaniée jusqu'à être transformée en « comédie de caractères », cette pièce a paru en 1944-1945 dans la revue L'Arche à Alger. On trouvera également dans ce recueil une bibliographie des écrits politiques de Gide ainsi une chronologie de ses interventions entre 1930 et 1938. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Arche, 1948, in-8°, (vii)-131 pp, imprimé en noir et rouge sur beau papier, qqs extraits de musique notés, broché, couv. lég. défraîchie, bon état
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Casablanca, Les Editions du Moghreb, 1935, in-12, 266 pp, reliure demi-basane verte, dos à 5 larges nerfs, pièce de titre basane vermillon, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Romans marocains)
"... Ces romans sont considérés à l’époque comme des oeuvres importantes et parfois primées de la littérature «marocaine». Les écrivains publiés s’efforcent avec une certaine bonne volonté de restituer un Maroc traditionnel que leur activité professionnelle ou leur pratique personnelle leur a permis de connaître. Paul Gieure, ancien médecin, nous livre dans "Nour el Aïn" (1935) ses souvenirs romancés sur les débuts de la conquête du Maroc." (Jean-Robert Henry, À propos de la collection «Les romans marocains», BledMag, 2010) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Paladin, 1992, pt in-8°, 124 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. / A trade paperback, issued simultaneously with hardcover. Edition SIGNED/Inscribed (for ......, Best wishes, Barry Gifford, Paris, 26-IX-95) on title page
A la fin de “Sailor et Lula”, la mystérieuse et dangereuse Perdita Durango prenait la fuite en laissant son amant, Bobby Pérou, mort devant le magasin d'aliments pour animaux qu'il venait de "braquer" en compagnie de Sailor. Nous la retrouvons à La Nouvelle-Orléans, où elle fait la connaissance de Romeo Dolorosa, un pilleur de banques, originaire de l'île de Caribe et adepte de "santerîa", une version latino du culte vaudou. Pour faire croire à ses pouvoirs surnaturels, Romeo, avec l'aide de Perdita, kidnappe un couple de jeunes Américains à la frontière mexicaine, dans le but d'organiser un sacrifice humain. Parallèlement, Marcello "Zyeux Fous" Santos le charge de convoyer un camion de placentas humains destinés à l'industrie cosmétique jusau'à Los Angeles. La cavale de Romeo et Perdita, unis par le goût de la mort et au mal, fait écho, en beaucoup plus noir, à celle de “Sailor et Lula”. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Club des Éditeurs, 1959, in-8°, (54)-327-xxv pp, 44 gravures et photos sur 32 pl. hors texte sur papier crème, copieuse chronologie (47 pp), index biographique (17 pp), biblio, imprimé sur pur alfa d'Avignon et numéroté, reliure pleine toile carmin de l'éditeur avec photo de Tolstoï en médaillon, titres et encadrements dorés, gardes illustrées, bon état (Coll. Hommes et faits de l'histoire)
« Une biographie écrite comme elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit être écrite, l'entière vérité doit être dite... » Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï, parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès n'a pas voulu seulement parler, bien entendu, de la culpabilité tolstoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances, mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux exemple d'écrivain prométhéen, comme le fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants, ces « phares » représentent une source d'inspiration intarissable... Le livre de Daniel Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant toute une époque et montrant comment Tolstoï sut concilier le rôle écrasant d'écrivain de génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 2013, gr. in-8°, 398 pp, 8 pl. de photos et documents hors texte, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état
De la famille Daudet, on connaît généralement Alphonse, le patriarche provençal, l'auteur de La Chèvre de M. Seguin et de Tartarin de Tarascon. On connaît aussi son fils Léon, écrivain lui aussi et tribun redouté de la IIIe République, dont la pensée a nourri longtemps l'extrême droite française. Mais sait-on qu'il ne s'agit là que de deux rejetons d'une famille singulière ? C'est l'« âge d'or » de cette famille, du milieu du XIXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, que raconte ce livre. On y croisera Vincent et Adeline, parents d'Alphonse, petits commerçants en Provence, fervents catholiques et monarchistes convaincus ; on verra Alphonse « monter » à Paris et mener la grande vie dans les fastes du Second Empire avec Ernest, son frère aîné, lui aussi écrivain prolifique mais moins brillant. On croisera, dans leur cercle d'amis, les Goncourt, Flaubert, Zola et Tourgueniev, mais aussi Frédéric Mistral et les félibres ; on fera la connaissance de Julia, la femme d'Alphonse, qui écrivait elle aussi aux côtés du grand homme. À la génération suivante, c'est Léon, dont le mariage avec Jeanne Hugo défraya la chronique et qui devint l'un des piliers de l'Action française, mais aussi Lucien Daudet, son frère cadet, poète ami de Proust. Enfin, on apprendra le tragique destin de Philippe, fils d'Alphonse, dont la mort violente fut entourée d'un mystère encore irrésolu. Racontée avec brio, la saga de cette famille hors norme offre une traversée originale d'un siècle d'histoire française : histoire littéraire, culturelle, politique, qui conduit comme sans crier gare de la bohème insouciante du Second Empire aux ombres de la contre-révolution de Vichy. — "La famille Daudet offre la particularité d’avoir compté presque simultanément des écrivains connus ou oubliés : Alphonse Daudet, Léon Daudet, mais également Ernest Daudet romancier et historien, Julia Daudet et le second fils Lucien Daudet. Le projet de Stéphane Giocanti est de faire revivre un cercle littéraire autour d’une famille qui a joué de 1870 à 1940 un rôle de premier plan dans la vie littéraire française, Léon siégea à l’Académie Goncourt de sa fondation à sa mort, Julia fut la présidente du jury Femina jusqu’à sa mort. Lucien était très répandu dans les salons mondains et Ernest avait toutes ses entrées dans la Presse. On s’explique l’irritation d’Auriant évoquant le monopole de la famille Daudet. Le livre suit bien naturellement l’ordre chronologique s’attachant aux membres de la famille les uns après les autres. Loin d’inventer – comme certains biographes – Stéphane Giocanti utilise une bibliographie fiable. C’était une gageure de donner en 398 pages cinq biographies, aussi l’information n’est-elle pas complète partout et il n’est pas question d’exhaustivité pour chacun des membres de la famille. Les deux « gros » morceaux concernent Alphonse et Léon. Dans sa biographie d’Alphonse Daudet, Stéphane Giocanti ne se s’attache qu’à certains épisodes – mais ils sont essentiels. Les pages concernant Léon sont intéressantes, surtout quand Stéphane Giocanti envisage le journaliste de l’Action Française et les rapports politiques avec Maurras. Les vies d’Alphonse et de Léon sont connues par des ouvrages fiables ou récents, ce sont les apports sur les autres membres de la famille qui font l’originalité du livre. Ernest ce grand méconnu a joué un rôle auprès de son frère qui déborde largement la pieuse vignette du Petit Chose où Alphonse l’a peint sous les traits du personnage de ma mère Jacques. Journaliste et historien autodidacte, Emest a aidé son frère et il a su aussi se faire un prénom, devenant un des historiens qui fait autorité sur la Restauration et les soulèvements royalistes dans le Midi. Julia a également été une femme de lettres, elle traverse cette biographie familiale mais elle mériterait sans doute qu’on s’attarde davantage sur son travail de collaboratrice, son œuvre personnelle et ses activités littéraires. Lucien Daudet – l’ami de Marcel Proust – est une personnalité complexe et attachante qu’éclaire le livre. Cette biographie chorale écrite d’une plume alerte – à mi-chemin entre vulgarisation et érudition trace les lignes de continuité familiale tant sur le plan idéologique que dans le domaine du style. Elle restitue agréablement une constellation d’écrivains dans son arrière-plan biographique, social et culturel. Cette étude a le grand mérite de relayer les travaux universitaires et de corriger des images conventionnelles constamment reprises par des biographes moins scrupuleux. Des notes et un index facilitent la lecture." (Bulletin de l'association des Amis d'Alphonse Daudet, 2013) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
JC Lattès, 2002, in-8°, 383 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Poète, critique, traducteur, éditeur, théoricien de la culture, homme de foi, T. S. Eliot éclaire par son oeuvre et sa destinée la question angoissée du devenir des civilisations. La France connaissait surtout le magnifique dramaturge de Meurtre dans la Cathédrale. On découvrira ici, dans toute son amplitude, une figure majeure de la modernité artistique. Souvent comparé à Joyce, Picasso, Stravinski, admiré de Borges, Faulkner, Valéry, proche de Russell, ami de Pound, mentor de Auden, l'auteur de La Terre vaine s'apparente, dans la littérature occidentale, à Dante ou Shakespeare dont il réinventa par ailleurs la lecture. Mais qui fut-il vraiment ? Comment un Américain de Saint Louis débarque-t-il à Paris en 1910 avant de gagner la Grande-Bretagne, d'y devenir anglais, anglican, d'y fonder la revue The Criterion, d'y illustrer la résistance de l'esprit sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale ? Et pourquoi ce génie, moderne parce que classique, mais longtemps condamné à la méfortune avec les femmes, ne se voulut-il jamais qu'un simple paroissien ? Restituant une trajectoire énigmatique à travers un monde en poussières, ce sont les débats philosophiques, littéraires, politiques de notre proche passé que ressuscite Stéphane Giocanti. La première biographie en langue française." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1954, in-12, 236 pp, nombreuses planches hors texte, broché, dos uniformément passé, bon état (Coll. Les Documents bleus)
"... Ceux – et ils seront nombreux – qui étudieront plus tard l'oeuvre d'Anatole France et voudront connaître les multiples raisons qui font de ses écrits un miroir exact de sa personnalité, trouveront dans ce livre pénétrant et consciencieusement documenté les matériaux les plus précieux. Rarement homme fut plus exactement, plus exclusivement même, pourrait-on dire, le produit de son éducation, de l'atmosphère où s'écoula son enfance et des lectures où se forma son esprit, que le grand homme qui vient de mourir. Fils, on le sait, du libraire François-Noël Thibaut qui, après avoir été lui-même commis de librairie et avoir pris la succession de son patron, ouvrit en 1842 un commerce de livres 19 quai Voltaire, le jeune Anatole, qui devait illustrer le prénom de son père, prononcé à la façon angevine, grandit, enrichit son esprit et façonna ses sensibilités dans la boutique où s'écoulèrent les jours de son enfance et de sa jeunesse..." (Le Figaro, supplément littéraire, 1925) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, H. Champion, 1884, in-8°, ccxxxiv-351 pp, index, broché, couv. imprimée lég. salie
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Monaco, Editions du Rocher, 1945, in-12, 44 pp, un portrait photo de Giraudoux en frontispice, broché, numéroté sur Surfine J. C. des papeteriesJohannot, bon état
Durant la débâcle de juin 1940, Jean Giraudoux (1882-1944) suit le gouvernement à Bordeaux, avant de s'installer auprès de sa mère à Vichy. Nommé directeur des Monuments historiques à l'automne 1940, il fait valoir ses droits à la retraite en janvier 1941 et commence deux écrits inspirés par la défaite, qui ne paraîtront qu'après sa mort, le second étant resté inachevé : “Armistice à Bordeaux” (1945), et “Sans Pouvoirs” (1946). Dans “Armistice à Bordeaux”, il s’oppose, phrase par phrase, au second discours de Pétain, refusant l'expiation nationale... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.