8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Flammarion, 1925, in-12, 248 pp, reliure demi-basane fauve mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), pt accroc sur la coiffe sup., un mors fendu sur 3 cm, bon état, envoi a.s.
"Lentement, le sous-marin s'enfonça, l'avant d'abord... puis l'arrière. Le capot lui-même disparut. Il n'y eut plus que la tige très mince du périscope qui domina, tel un court roseau, la surface mouvante de la mer... Là-bas, la côte ennemie profilait ses sommets dans la nuit sereine ; une belle nuit d'hiver, d'une clarté diaphane, laissant voir les astres les plus lointains et deviner les autres, plus perdus encore. A vingt pieds sous l'eau, Marillac compta six fumées qui s'élevaient du côté des passes et crut reconnaître la masse sombre d'un vaisseau de haut bord. Les cinq autres apparaissaient comme des points minuscules, torpilleurs d'escorte à n'en pas douter. Il descendit plus bas et manoeuvra à gagner sa position de lancement, à cinq cent mètres de la route suivie par le convoi. Silencieux, l'équipage exécutait les ordres de son chef..." (Chap. VII, "La bataille")
Genève, Droz ; Paris, Minard, 1964, in-12, xxxix-308 pp, 3e édition, biblio, variantes, notes, index, glossaire, broché, bon état (Textes littéraires français, 58)
Thèse complémentaire présentée à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris. En 1936, Jean Frappier (1900-1974) publia sa thèse sous le titre : “Étude sur La Mort le Roi Artu”, et sa thèse complémentaire, qui est l'édition définitive de ce grand roman jusqu'alors méconnu. Rédigée dans le premier tiers du XIIIe siècle, “La Mort le roi Artu” dépeint un monde arthurien au bord du précipice, où l’envie et le ressentiment mettent en péril les valeurs chevaleresques traditionnelles, où l’amour interdit de la reine Guenièvre et de Lancelot du Lac risque à tout moment d’être révélé au grand jour et de détruire le fragile équilibre de la cour. Dernier volet du cycle du Lancelot-Graal, recopié sans cesse jusqu’au XVe siècle avant d’être imprimé de nombreuses fois à la Renaissance, ce roman anonyme constitue la version la plus riche et la plus complexe de la chute du royaume d’Arthur, par le biais d’un récit choral où les héros d’antan sont la proie de leurs propres désirs et des caprices de Fortune.
CDU, 1963, in-4°, 232-(1) pp, texte dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
Phébus, 2000, in-8°, 231 pp, broché, discret C. de bibl, trés bon état.
Hermann, 1994, in-8°, xxxii-551 pp, broché, un coin lég. abîmé, état correct (Coll. Savoir : Lettres)
Editions Espaces 34, 1996, in-8°, 292 pp, broché, couv. à rabats, bon état. 16 études érudites
La Renaissance fut un phénomène européen. Ce fut aussi la première époque dans l'histoire du monde qui sut prendre conscience de sa singularité, affirmer sa vocation, vouloir son destin. Dans ces essais rassemblés par Gilbert Gadoffre, des spécialistes de la Renaissance choisis en France et en Italie, en Angleterre et en Allemagne, en Belgique et en Hongrie, s'interrogent sur le modèle italien, sur les caractères généraux de la période et sur le sens même qui fut attaché au terme de "renaissance". A travers l'unité d'une culture on y voit s'affirmer à la fois une identité européenne et des identités nationales. L'humanisme musical, d'Érasme à Ronsard et à d'Aubigné, reçoit une attention particulière. Des essais sont consacrés à la littérature française et à quelques figures exemplaires. A la fin du XVIe siècle on décèle déjà chez Montaigne et chez John Donne certaines inquiétudes de la modernité.
La Nef de Paris, s.d. (1956), in-12, 271 pp, broché, couv. rempliée illustrée par Camberoque, bon état (Coll. Terre et visages). Edition originale, ex. du SP
"Drigo est un paysan. On apprend qu'il a près de quarante ans. La fille lui dit qu'il fait plus jeune. Et il a un bien qu'un métayer gère. Autrement on ne sait pas très bien ce qu'il fait. Le livre est composé de morceaux de bravoure : la battue aux sangliers, l'écorçage des chênes, la partie de boule, la fête du village, l'incendie de l'Esterel. Un jour, dans une masure abandonnée, Drigo trouve un cahier dont le propriétaire avait commencé de décrire les secrets des astres et sur la porte de la maison il lit une inscription encore fraîche : " Mio amor bello ". Peu après il rencontre au même endroit un homme avec qui il se bat. Il le terrasse difficilement et l'autre le menace en lui disant que tout ne fait que commencer. En effet on assassine dans le village une vieille femme, puis deux vieillards qu'on retrouve pendus à leurs volets. La peur commence à s'établir..." (Robert Coiplet, Le Monde, 1957) — Roman d’une densité lyrique remarquable pour ce qui touche la vision, comme l’expression, des gens, des choses et des sites. Au gré des événements qui la jalonnent, et souvent la troublent, la vie d’un village est retracée en larges esquisses : battues aux sangliers, fête, incendie de forêt... Mais il s’agit bien d’un roman : nous assistons aux exploits et à la fin sans éclat de “Sicilia”, bandit obscur, mû par une sorte de sadisme de la violence, du meurtre, de la peur. Même dans les scènes les plus dramatiques, interviennent les magies et les incantations du soleil, des eaux, des rochers, des chants de cigales ou de grillons. Un vieux berger intègre sa philosophie bonhomme à la mystique de ces terres tourmentées. Comme toile de fond, la forêt, avec ses voix multiples, ses secrets toujours présents au cœur de l’homme. Jasmine, la fille de la forêt, incarne l’amour rustique, tendre, total, partagé aussi par Drigo. “Elle avait une ligne de corps, qui rappelait ce que devaient être les formes premières de la femme, au temps où elle était une femelle libre”. Pour finir, la mort des terres – après un immense incendie de forêt – et la mort quelque peu mystérieuse de Jasmine.
Armand Colin, 1910, fort gr. in-8°, 600 pp, 16 planches de gravures hors texte en phototypie, biblio, index, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s. (nom du destinataire gommé)
Etude essentielle pour l'histoire du théâtre français, faisant l'historique des origines littéraires et sociales du drame en France, ses caractères essentiels, son évolution. Abondante documentation sur le théâtre au XVIIIe siècle, ses sujets, ses intrigues, ses sources, ses mises en scène. L'époque révolutionnaire est mise en relief, avec un aperçu intéressant sur l'origine du mélodrame tel qu'on l'observe dans un certain nombre de pièces jouées dans des pensionnats religieux. Une dernière partie est consacrée à l'analyse de la vogue considérable dont jouissaient les drames allemands médiocres entre 1770 et 1790, conséquence évidente de l'influence germanique en France durant la seconde moitié du siècle.
Calmann-Lévy, 1953, pt in-8°, 289 pp, un dessin de Jean Cocteau en frontispice, broché, bon état
Gallimard, 1973, in-12, 216 pp, broché, couv. à rabats, bon état
Un livre de pastiches consacré à 13 personnalités mortes en 1970 à qui l'auteur donne la parole : Bertrand Russell, le peintre américain Mark Rothko, le docteur Schacht qui fut le financier de Hitler, Kerenski, le président indonésien Sukarno, Luis Mariano, Salazar, François Mauriac, Nasser, Jean Giono, Daladier, de Gaulle, Mishima.
G. Crès & Cie, 1921, in-12, 255 pp, reliure à la bradel en demi-percaline orange-brique, dos lisse orné d'un fleuron doré, double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état. Edition originale sur papier courant
En 1914, Jean Galtier-Boissière, jeune licencié de la Sorbonne et client assidu des cabarets de Montmartre, déjà sous les drapeaux, est envoyé au front. "Loin de la Rifflette" relate le repos à l'arrière. — "Jean Galtier Boissière fut un auteur prolifique : créateur du célèbre journal "Le Crapouillot" en 1915, à l'origine journal de tranchées, il rédigea superbement ses mémoires de fantassin en guerre dans les volumes "En rase campagne. 1914. Un hiver à Souchez. 1915-1916" (1917), "Loin de la riflette" (1921) et "La Fleur au fusil" (1928). Il sera aussi le rédacteur en chef d'un livre intitulé "La Grande Guerre", édité en 1959 et qui relate de manière plutôt corrosive le conflit, en appuyant fortement sur la prospérité des industriels des deux camps..." (Passion & Compassion 1914-1918)
Macon, Protat Frères, Poésie 43, 1943, in-8°, 90 pp, broché, couv. bleue à rabats, pt manque en coin du 1er plat. Edition originale, 1/650 exemplaires numérotés
La Table Ronde, 1964, in-8°, 361 pp, broché, couv. à rabats, bon état
À Cannes, en 1925, dans un pensionnat pour fils d'émigrés russes, quatre jeunes garçons, Kolia, Serioja, Sacha et Youra reprennent à leur compte le serment d'amitié éternelle des Trois Mousquetaires. Dispersés par le destin, emportés par la tourmente de 1940, ils se retrouveront à l'âge d'homme dans des camps différents ou opposés, sous les uniformes français, américain, allemand et soviétique. Les lignes de leur vie se croiseront, décrivant des courbes opposées et cependant semblables. Usés, brisés en fin de compte, seule demeurera solide en eux-même la fidélité à leur amitié d'enfance en même temps qu'à leur patrie originelle. Depuis l'aube du nazisme jusqu'à la guerre des rizières en Indochine et les premiers combats d'Algérie, en passant par la vie soviétique au temps des purges, la drôle de guerre, les victoires allemandes sur le front de l'Est, le débarquement à Alger, Buchenwald, Stalingrad, la retraite de Russie, la Résistance, l'Allemagne sous les bombes, les héros de Michel Garder traversent tous les grands bouleversements de l'histoire contemporaine. Les thèmes du grand tragique collectif de notre temps reviennent ainsi en contrepoint avec ceux de la fidélité aux valeurs d'enfance et de l'inaltérable amitié. Fresque épique dans la ligne des grands romans russes du siècle dernier, "Les Camarades" veulent être aussi le poème de la tendresse virile. L'auteur ne prétend pas juger, il entend seulement comprendre, aimer et faire aimer.
Gallimard, 1978, in-8°, 181 pp, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des idées)
P., Garnier, 1930, in-8°, 96 pp, 7 charmants bois pleine page hors texte, tirés en plusieurs tons sur chine, broché, couv. beige rempliée, titre imprimé en bleu et illustré d'un nénuphar en médaillon en bas à droite, tiré à 630 exemplaires, celui-ci un des 600 exemplaires numérotés sur Pur fil Lafuma, bon état
Gallimard, 1974 in-8°, 289 pp, “traduit de l'américain par Françoise Lovat, titre original : A direct flight to Allah", broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Deuxième tirage paru deux mois après l'édition originale sous une nouvelle couverture, qui fait aveu de l'identité de Gary en tant qu'auteur. Après que son nom eût été révélé, le retirage du livre, à partir de juillet, propose une nouvelle couverture : au premier plat, le visage de Gary apparaît sur un timbre-poste fictif ; sur le second, le texte suivant : « On aurait tort de croire que j'ai choisi un pseudonyme pour Les Têtes de Stéphanie parce qu'il s'agit de ce qu'on appelle parfois du bout des lèvres "un roman d'espionnage". Je l'ai fait parce que j'éprouve parfois le besoin de changer d'identité, de me séparer de moi-même, l'espace d'un livre. (...) Je révèle aujourd'hui mon identité réelle parce que de toute façon, certains critiques ont percé le secret de cette "réincarnation". » — Stéphanie, mannequin mondialement célèbre, vient faire son charmant métier dans une "démocratie" du golfe Persique, où elle reconnaît avec ravissement les couleurs, les parfums chantés par les poètes persans. Pourquoi faut-il qu'en outre, partout où elle passe, dans les avions, les hôtels de luxe, les palais du désert, elle trouve des têtes fraîchement coupées.,.. Pourvu que la jolie tête de Stéphanie reste accrochée, elle, à son corps séduisant ! Rousseau, agent de la C.I.A. devine derrière ces massacres l'odeur du pétrole et des armes et protège Stéphanie partagée entre l'horreur et la curiosité. Un divertissement de qualité, que s'est plu à écrire l'auteur de "Lady L." Romain Gary s'était amusé à publier ce pastiche de roman d'espionnage sous le pseudonyme de Shatan Bogat (« Satan le riche » en russe). Il nous offre un festival d'humour noir, un divertissement aux multiples rebondissements, toujours réjouissants
Gallimard, 1956, in-12, 214 pp, broché, édition originale sur papier d'édition (il n'y a eu que 56 ex. sur grand papier), prière d'insérer, ex. du service de presse enrichi d'un envoi a.s.
Garnier Frères, s.d. (1911), gr. in-8°, viii-518 pp, un portrait de Paul-Louis Courier en frontispice, biblio, pièces justificatives, broché, dos lég. abîmé, bon état
"M. G. a écrit sur Paul-Louis Courier un livre vivant et agréable. Il y étudie l'helléniste et l'érudit ; il y retrace tout au long les péripéties de l'édition de Daphnis et Cbîoé, depuis la tache d'encre sur le manuscrit florentin jusqu'à la lettre à Renouard ; il y analyse la valeur littéraire des premiers essais... M. G. suit Courier dans toute la période de sa jeunesse jusqu'en 1812, à la veille de son mariage. C'est toute sa vie militaire, cette existence mouvementée, de la Calabre au Danube, aventureuse, au jour le jour. Pour cette biographie minutieuse, M. G. s'appuie surtout sur la correspondance. Mais Courier en use librement avec les faits. Pour dissimuler ses torts ou masquer ses désertions, il lui suffit de retoucher légèrement la chronologie réelle ; d'où la nécessité, avant d'accepter ses récits, d'un effort de comparaison critique. Pour ce contrôle, M. G. a mis habilement à profit le dossier de Courier aux Archives de la Guerre et les Mémoires du général Griois. M. G. donne quelques bons tableaux d'ensemble de cette Italie napoléonienne si complexe et si vivante : la Société romaine en 1798 (p. 97 et suiv.), la société napolitaine (p. 202-203), la guerre de Naples (p. 240 et suiv.). Si l'on cherche à dégager la nouveauté historique d'un tel récit, il semble que l'intérêt essentiel consiste à nous faire voir, du dedans pour ainsi dire, une armée napoléonienne, à nous montrer, par un exemple des plus frappants, ces mœurs étranges des conquérants, ces habitudes de rapine et de pillage qui faisaient souvent des généraux de véritables condottieri, dont le type le plus achevé fut peut-être Masséna (cf. sur son compte un curieux rapport inédit des Archives de la Guerre, que M. G. cite en note à la page 259). La correspondance de Courier, quand il met à jour cet aspect de la conquête, prend une valeur particulière : c'est le témoignage d'un homme que l'enthousiasme militaire et la grandeur impériale n'ont pas ébloui sur « la plus vilaine de toutes les guerres ». De ce livre précis, Courier ne sort pas grandi. On ne peut reprocher à M. G. d'embellir et d'orner son héros ; il évite ce travers si commun aux biographes. Sans s'efforcer d'en atténuer les nuances, il note ce qu'il y a de raide et d'excessif dans le caractère de Courier : un individualisme exclusif qui lui rend toute autorité odieuse, une sensualité froide, un sens positif très souvent voisin de l'avarice, une absence de scrupules qui le conduit aux défaillances les plus graves ; il marque ce qui se cache d'aigreur dans cet esprit d'indépendance et comment, de déception en déception, se forme lentement le pamphlétaire et le révolté de la Restauration." (Albert Crémieux, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1912)
P., Welter, 1897, gr. in-8°, iv-316 pp, texte sur 2 colonnes, broché, bon état. Edition originale
Comme le dit l'auteur dans la Préface : "Nous n'avons pas à expliquer longuement le plan de cette Bibliographie ... Bibliographie générale, bibliographie spéciale : telles sont les deux parties d'une oeuvre qui ne pouvait guère, croyons nous, se prêter à une autre division. La Bibliographie générale est subdivisée selon l'ordre logique, et il semble superflu d'énumérer ici les huit chapitres dont elle est formée. La Bibliographie spéciale se compose d'une série de notices ou, pour mieux parler, de nomenclatures qui sont successivement consacrés à nos vieux poèmes ... Une table alphabétique des matières complète utilement ces deux parties ..."
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur (lég. défraîchi), bon état (Bibliothèque historique Plon)
"Un récit très vivant et complet du long duel de Mme de Staël et de Napoléon, cette lutte entre le « souverain de l'action » et « l'impératrice de la pensée. ». La déconvenue et les déboires, les ambitions et les menées de Mme de Staël, d'abord admiratrice indiscrète de Bonaparte, ensuite opposante tenace et « incorrigible intrigailleuse », enfin ralliée un instant au Napoléon de 1814 : M. Gautier nous expose les péripéties de cette lutte avec une sûreté et une richesse d'information qui complète, renouvelle ou précise ce que d'autres avaient dit sur ce sujet. L'impression fâcheuse que pourrait produire tout ce qu'il y a d'un peu occulte et policier dans cette histoire, où le cabinet noir et les rapports secrets jouent un rôle éminent, est heureusement corrigée par des portraits alertes et un suffisant rattachement à l'histoire générale et au mouvement contemporain des idées." (F. Baldensperger, Revue critique d'histoire et de littérature, 1903) — "Ce livre, remarquable par l’abondance et la précision de renseignements, dont beaucoup étaient inédits, l’est aussi bien par l’art de l’exposition. M. Paul Gautier sait conter et il sait peindre. Les portraits qu’il a semés dans le récit, ceux d’un Necker, d’un Fouché, d’un Bernadotte, sont d’une touche juste, fine, spirituelle. La figure de Mme de Staël apparaît en plein relief : voilà bien cet incurable ennui dont elle soutire et qui la jette dans toute sorte d’agitations, cet orgueil, cette personnalité exubérante, ce besoin de tout rapporter à soi, et aussi ce courage, cette énergie, cet amour vrai des idées, cette noblesse d’âme, ce continuel progrès, cette sorte d’ascension vers un idéal supérieur. Le nouvel historien de ce duel fameux a su conserver à la question elle-même toute son ampleur ; en outre, les vues qu’il nous ouvre de plus d’un côté nous aident à mieux comprendre certains aspects du gouvernement de Napoléon." (René Doumic, Revue littéraire, 1903) — "Le beau livre de M. Gautier n'est pas seulement un important chapitre de notre histoire littéraire entre 1800 et 1815, c'est aussi une contribution capitale à l'histoire politique et diplomatique de l'Empire. Sous le rapport politique, il nous rend le très grand service de nous renseigner abondamment sur ce mouvement d'opposition qu'on a longtemps soupçonné, que des travaux récents ont commencé à nous révéler, que le travail actuel nous fait voir avec toute son ampleur et toute sa portée. Au point de vue diplomatique, les rapports d'Andréossy et les dépêches de M. de Cabre nous montrent sous un jour curieux le rôle de Mme de Staël en Autriche et en Suède." (Ch. Dufayard, Revue Historique, 1904)
P., Les Introuvables, 1999, in-8°, 356 pp, index, broché, qqs marques et soulignures au crayon, bon état
Dans “L’Histoire du romantisme”, son dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour l’œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de Nerval et les compagnons du « Petit Cénacle ». L’auteur de “Capitaine Fracasse” et du “Roman de la momie” signe avec ce texte le portrait d’une génération de flamboyants, dont il fut l’un des plus éminents représentants, prêts à en découdre avec les grisâtres du classicisme, comme il le rappelle ici avec l’épisode célèbre de la bataille d’Hernani. À la fois étude littéraire et mémoires de son auteur, “L’Histoire du romantisme” démontre brillamment que ce mouvement fut l’une des plus intenses aventures de la création littéraire et artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art. » Une galerie de portraits vivants et colorés, drôles ou poignants, de figures artistiques et littéraires que Gautier a bien connues. Comme dans un bal, actrices et danseuses côtoient ici peintres, écrivains, musiciens, sculpteurs, illustrateurs, de Balzac à Berlioz et à Delacroix.
Hachette, 1971, in-8° étroit, 134 pp, un portrait de Molière par Pierre Mignard en frontispice, broché, couv. rempliée, bon état (Coll. Les Soirées du Luxembourg). Edition originale, un des 1300 ex. sur vergé d'Arches Arjomari, celui-ci un exemplaire hors commerce marqués H.C. non numéroté