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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Macon, Protat Frères, Poésie 43, 1943, in-8°, 90 pp, broché, couv. bleue à rabats, pt manque en coin du 1er plat. Edition originale, 1/650 exemplaires numérotés
La Table Ronde, 1964, in-8°, 361 pp, broché, couv. à rabats, bon état
À Cannes, en 1925, dans un pensionnat pour fils d'émigrés russes, quatre jeunes garçons, Kolia, Serioja, Sacha et Youra reprennent à leur compte le serment d'amitié éternelle des Trois Mousquetaires. Dispersés par le destin, emportés par la tourmente de 1940, ils se retrouveront à l'âge d'homme dans des camps différents ou opposés, sous les uniformes français, américain, allemand et soviétique. Les lignes de leur vie se croiseront, décrivant des courbes opposées et cependant semblables. Usés, brisés en fin de compte, seule demeurera solide en eux-même la fidélité à leur amitié d'enfance en même temps qu'à leur patrie originelle. Depuis l'aube du nazisme jusqu'à la guerre des rizières en Indochine et les premiers combats d'Algérie, en passant par la vie soviétique au temps des purges, la drôle de guerre, les victoires allemandes sur le front de l'Est, le débarquement à Alger, Buchenwald, Stalingrad, la retraite de Russie, la Résistance, l'Allemagne sous les bombes, les héros de Michel Garder traversent tous les grands bouleversements de l'histoire contemporaine. Les thèmes du grand tragique collectif de notre temps reviennent ainsi en contrepoint avec ceux de la fidélité aux valeurs d'enfance et de l'inaltérable amitié. Fresque épique dans la ligne des grands romans russes du siècle dernier, "Les Camarades" veulent être aussi le poème de la tendresse virile. L'auteur ne prétend pas juger, il entend seulement comprendre, aimer et faire aimer.
Gallimard, 1978, in-8°, 181 pp, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des idées)
P., Garnier, 1930, in-8°, 96 pp, 7 charmants bois pleine page hors texte, tirés en plusieurs tons sur chine, broché, couv. beige rempliée, titre imprimé en bleu et illustré d'un nénuphar en médaillon en bas à droite, tiré à 630 exemplaires, celui-ci un des 600 exemplaires numérotés sur Pur fil Lafuma, bon état
Gallimard, 1974 in-8°, 289 pp, “traduit de l'américain par Françoise Lovat, titre original : A direct flight to Allah", broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Deuxième tirage paru la même année que l'édition originale mais avec une couverture un peu différente qui révèle que Romain Gary est l'auteur de ce roman
Stéphanie, mannequin mondialement célèbre, vient faire son charmant métier dans une "démocratie" du golfe Persique, où elle reconnaît avec ravissement les couleurs, les parfums chantés par les poètes persans. Pourquoi faut-il qu'en outre, partout où elle passe, dans les avions, les hôtels de luxe, les palais du désert, elle trouve des têtes fraîchement coupées.,.. Pourvu que la jolie tête de Stéphanie reste accrochée, elle, à son corps séduisant ! Rousseau, agent de la C.I.A. devine derrière ces massacres l'odeur du pétrole et des armes et protège Stéphanie partagée entre l'horreur et la curiosité. Un divertissement de qualité, que s'est plu à écrire l'auteur de "Lady L." Romain Gary s'était amusé à publier ce pastiche de roman d'espionnage sous le pseudonyme de Shatan Bogat (« Satan le riche » en russe). Il nous offre un festival d'humour noir, un divertissement aux multiples rebondissements, toujours réjouissants. Après que son nom eût été révélé, Romain Gary écrivait sur la quatrième de couverture du 2e tirage : "On aurait tort de croire que j'ai choisi un pseudonyme pour “Les Têtes de Stéphanie” parce qu'il s'agit de ce qu'on appelle parfois du bout des lèvres "un roman d'espionnage". Je l'ai fait parce que j'éprouve parfois le besoin de changer d'identité, de me séparer de moi-même, l'espace d'un livre. (...) Je révèle aujourd'hui mon identité réelle parce que de toute façon, certains critiques ont percé le secret de cette "réincarnation"..."
Gallimard, 1956, in-12, 214 pp, broché, édition originale sur papier d'édition (il n'y a eu que 56 ex. sur grand papier), prière d'insérer, ex. du service de presse enrichi d'un envoi a.s.
Garnier Frères, s.d. (1911), gr. in-8°, viii-518 pp, un portrait de Paul-Louis Courier en frontispice, biblio, pièces justificatives, broché, dos lég. abîmé, bon état
"M. G. a écrit sur Paul-Louis Courier un livre vivant et agréable. Il y étudie l'helléniste et l'érudit ; il y retrace tout au long les péripéties de l'édition de Daphnis et Cbîoé, depuis la tache d'encre sur le manuscrit florentin jusqu'à la lettre à Renouard ; il y analyse la valeur littéraire des premiers essais... M. G. suit Courier dans toute la période de sa jeunesse jusqu'en 1812, à la veille de son mariage. C'est toute sa vie militaire, cette existence mouvementée, de la Calabre au Danube, aventureuse, au jour le jour. Pour cette biographie minutieuse, M. G. s'appuie surtout sur la correspondance. Mais Courier en use librement avec les faits. Pour dissimuler ses torts ou masquer ses désertions, il lui suffit de retoucher légèrement la chronologie réelle ; d'où la nécessité, avant d'accepter ses récits, d'un effort de comparaison critique. Pour ce contrôle, M. G. a mis habilement à profit le dossier de Courier aux Archives de la Guerre et les Mémoires du général Griois. M. G. donne quelques bons tableaux d'ensemble de cette Italie napoléonienne si complexe et si vivante : la Société romaine en 1798 (p. 97 et suiv.), la société napolitaine (p. 202-203), la guerre de Naples (p. 240 et suiv.). Si l'on cherche à dégager la nouveauté historique d'un tel récit, il semble que l'intérêt essentiel consiste à nous faire voir, du dedans pour ainsi dire, une armée napoléonienne, à nous montrer, par un exemple des plus frappants, ces mœurs étranges des conquérants, ces habitudes de rapine et de pillage qui faisaient souvent des généraux de véritables condottieri, dont le type le plus achevé fut peut-être Masséna (cf. sur son compte un curieux rapport inédit des Archives de la Guerre, que M. G. cite en note à la page 259). La correspondance de Courier, quand il met à jour cet aspect de la conquête, prend une valeur particulière : c'est le témoignage d'un homme que l'enthousiasme militaire et la grandeur impériale n'ont pas ébloui sur « la plus vilaine de toutes les guerres ». De ce livre précis, Courier ne sort pas grandi. On ne peut reprocher à M. G. d'embellir et d'orner son héros ; il évite ce travers si commun aux biographes. Sans s'efforcer d'en atténuer les nuances, il note ce qu'il y a de raide et d'excessif dans le caractère de Courier : un individualisme exclusif qui lui rend toute autorité odieuse, une sensualité froide, un sens positif très souvent voisin de l'avarice, une absence de scrupules qui le conduit aux défaillances les plus graves ; il marque ce qui se cache d'aigreur dans cet esprit d'indépendance et comment, de déception en déception, se forme lentement le pamphlétaire et le révolté de la Restauration." (Albert Crémieux, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1912)
P., Welter, 1897, gr. in-8°, iv-316 pp, texte sur 2 colonnes, broché, bon état. Edition originale
Comme le dit l'auteur dans la Préface : "Nous n'avons pas à expliquer longuement le plan de cette Bibliographie ... Bibliographie générale, bibliographie spéciale : telles sont les deux parties d'une oeuvre qui ne pouvait guère, croyons nous, se prêter à une autre division. La Bibliographie générale est subdivisée selon l'ordre logique, et il semble superflu d'énumérer ici les huit chapitres dont elle est formée. La Bibliographie spéciale se compose d'une série de notices ou, pour mieux parler, de nomenclatures qui sont successivement consacrés à nos vieux poèmes ... Une table alphabétique des matières complète utilement ces deux parties ..."
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur (lég. défraîchi), bon état (Bibliothèque historique Plon)
"Un récit très vivant et complet du long duel de Mme de Staël et de Napoléon, cette lutte entre le « souverain de l'action » et « l'impératrice de la pensée. ». La déconvenue et les déboires, les ambitions et les menées de Mme de Staël, d'abord admiratrice indiscrète de Bonaparte, ensuite opposante tenace et « incorrigible intrigailleuse », enfin ralliée un instant au Napoléon de 1814 : M. Gautier nous expose les péripéties de cette lutte avec une sûreté et une richesse d'information qui complète, renouvelle ou précise ce que d'autres avaient dit sur ce sujet. L'impression fâcheuse que pourrait produire tout ce qu'il y a d'un peu occulte et policier dans cette histoire, où le cabinet noir et les rapports secrets jouent un rôle éminent, est heureusement corrigée par des portraits alertes et un suffisant rattachement à l'histoire générale et au mouvement contemporain des idées." (F. Baldensperger, Revue critique d'histoire et de littérature, 1903) — "Ce livre, remarquable par l’abondance et la précision de renseignements, dont beaucoup étaient inédits, l’est aussi bien par l’art de l’exposition. M. Paul Gautier sait conter et il sait peindre. Les portraits qu’il a semés dans le récit, ceux d’un Necker, d’un Fouché, d’un Bernadotte, sont d’une touche juste, fine, spirituelle. La figure de Mme de Staël apparaît en plein relief : voilà bien cet incurable ennui dont elle soutire et qui la jette dans toute sorte d’agitations, cet orgueil, cette personnalité exubérante, ce besoin de tout rapporter à soi, et aussi ce courage, cette énergie, cet amour vrai des idées, cette noblesse d’âme, ce continuel progrès, cette sorte d’ascension vers un idéal supérieur. Le nouvel historien de ce duel fameux a su conserver à la question elle-même toute son ampleur ; en outre, les vues qu’il nous ouvre de plus d’un côté nous aident à mieux comprendre certains aspects du gouvernement de Napoléon." (René Doumic, Revue littéraire, 1903) — "Le beau livre de M. Gautier n'est pas seulement un important chapitre de notre histoire littéraire entre 1800 et 1815, c'est aussi une contribution capitale à l'histoire politique et diplomatique de l'Empire. Sous le rapport politique, il nous rend le très grand service de nous renseigner abondamment sur ce mouvement d'opposition qu'on a longtemps soupçonné, que des travaux récents ont commencé à nous révéler, que le travail actuel nous fait voir avec toute son ampleur et toute sa portée. Au point de vue diplomatique, les rapports d'Andréossy et les dépêches de M. de Cabre nous montrent sous un jour curieux le rôle de Mme de Staël en Autriche et en Suède." (Ch. Dufayard, Revue Historique, 1904)
P., Les Introuvables, 1999, in-8°, 356 pp, index, broché, qqs marques et soulignures au crayon, bon état
Dans “L’Histoire du romantisme”, son dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour l’œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de Nerval et les compagnons du « Petit Cénacle ». L’auteur de “Capitaine Fracasse” et du “Roman de la momie” signe avec ce texte le portrait d’une génération de flamboyants, dont il fut l’un des plus éminents représentants, prêts à en découdre avec les grisâtres du classicisme, comme il le rappelle ici avec l’épisode célèbre de la bataille d’Hernani. À la fois étude littéraire et mémoires de son auteur, “L’Histoire du romantisme” démontre brillamment que ce mouvement fut l’une des plus intenses aventures de la création littéraire et artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art. » Une galerie de portraits vivants et colorés, drôles ou poignants, de figures artistiques et littéraires que Gautier a bien connues. Comme dans un bal, actrices et danseuses côtoient ici peintres, écrivains, musiciens, sculpteurs, illustrateurs, de Balzac à Berlioz et à Delacroix.
Hachette, 1971, in-8° étroit, 134 pp, un portrait de Molière par Pierre Mignard en frontispice, broché, couv. rempliée, bon état (Coll. Les Soirées du Luxembourg). Edition originale, un des 1300 ex. sur vergé d'Arches Arjomari, celui-ci un exemplaire hors commerce marqués H.C. non numéroté
P., Dezobry, E. Magdeleine & Cie, 1848, in-8°, 295 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse avec titre et filets dorés, palette en queue (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, envoi a.s. Peu courant
Liberté de conscience. Réforme des Universités. Liberté de la Presse. Divorce. Régicide. Contrat social. Rapports du spirituel et du temporel. Salaire du clergé. Plan d'une constitution républicaine. — Mathieu Auguste Geffroy (1820-1895) fait ses études au lycée Charlemagne de Paris, puis à l'École normale supérieure entre 1840 et 1843. Il réussit l'agrégation d'histoire et géographie en 1845. En 1854, il se rend en Suède, où il fait des recherches historiques. Il est professeur à l'École normale supérieure de Paris en 1862 (Fustel de Coulanges est son suppléant jusqu'en 1870), puis professeur suppléant d'histoire ancienne à la Sorbonne en 1872. Elu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1874, il sera directeur de l'École française de Rome de 1875 à 1882, puis de 1888 à 1895. Il collabore à la Revue des deux mondes dès 1850.
Amsterdam, 1752, 2 vol. in-12, (4)-6-(24)-207-(7) et (2)-247-(13) pp, reliure plein veau, dos lisses ornés, tranches rouges (reliure de l'époque), bon exemplaire
A la fin de chaque volume se trouve une une "clef naturelle des portraits", qui constitue la table des noms cités. « On remarque dans cette production des impiétés couvertes de passages de l'Ecriture. On y distingue surtout les portraits de Louis XV, de la marquise de Pompadour, du prince Edouard, etc. La police saisit l'ouvrage, et chercha l'auteur, il fut arrêté et conduit à la Bastille, le 10 mars 1752. » (Barbier). Deuxième édition (en 2 volumes) parue toujours sans nom d'auteur, et augmentée dans les 6 premières pages du tome I d'une "clef anecdotique pour la nouvelle édition corrigée", avec une attribution possible aux pseudonymes et d'une préface (non paginée) de l'éditeur (?) sur "l'idée de l'auteur" (dont il manque apparemment le premier feuillet dans notre exemplaire)
Genève, Slatkine Reprints, 1993, in-8°, xx-547 pp, biblio, index, broché, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, Hachette, 1906.
“La légende de Don Juan” apparaît comme une somme qui servira longtemps de référence aux autres travaux et présente l‟intérêt de recenser, dans une perspective historique et diachronique, les différentes versions permettant d'établir un corpus. Ce travail reste la première tentative de synthèse complète autour du personnage et de ses attestations littéraires et c'est à ce titre qu'il doit encore sa postérité. Dès les premières lignes de son avant-propos, l'auteur annonce cette volonté d'exhaustivité : « Je me propose d‟offrir au public une étude complète sur la légende de Don Juan. » Ce travail est, selon lui, aussi ambitieux qu‟inédit puisque « ce n‟est pas la seule question des origines qu‟il faut traiter, c‟est l'histoire complète de la légende. Elle est à faire. » Ce projet n'est pas, néanmoins, exempt de difficulté et, parmi les obstacles, il souligne, notamment, l'étendue colossale du travail puisqu‟il mentionne le problème de « la longueur de l‟ouvrage », mais aussi sa « complexité » et également le fait qu'il nécessite de « se familiariser avec des littératures et avec des langues. » ... (Aurélia Gournay, “Don Juan en France au XXe siècle : réécritures d'un mythe”, 2013)
Genève, Slatkine Reprints, 1970, in-8°, xx-547 pp, biblio, index, reliure toile éditeur, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1906.
“La légende de Don Juan” apparaît comme une somme qui servira longtemps de référence aux autres travaux et présente l'intérêt de recenser, dans une perspective historique et diachronique, les différentes versions permettant d'établir un corpus. Ce travail reste la première tentative de synthèse complète autour du personnage et de ses attestations littéraires et c'est à ce titre qu'il doit encore sa postérité. Dès les premières lignes de son avant-propos, l'auteur annonce cette volonté d'exhaustivité : « Je me propose d'offrir au public une étude complète sur la légende de Don Juan. » Ce travail est, selon lui, aussi ambitieux qu'inédit puisque « ce n'est pas la seule question des origines qu'il faut traiter, c'est l'histoire complète de la légende. Elle est à faire. » Ce projet n'est pas, néanmoins, exempt de difficulté et, parmi les obstacles, il souligne, notamment, l'étendue colossale du travail puisqu'il mentionne le problème de « la longueur de l'ouvrage », mais aussi sa « complexité » et également le fait qu'il nécessite de « se familiariser avec des littératures et avec des langues. »... (Aurélia Gournay, “Don Juan en France au XXe siècle : réécritures d'un mythe”, 2013)
P., chez l'Editeur, à l'ancienne Librairie du Pont, An IX (1800), 4 vol. pt in-8°, xx-335, 320, 295 et 301 pp, reliures demi-basane vertes, dos lisse ornés en long, auteur, titre et tomaisons dorés, palettes dorées en queue (rel. de l'époque), dos et plats lég. frottés, intérieurs très frais, sur papier vergé, bon état
Complet. — L'ouvrage connut à l'époque un vif succès, néanmoins, ayant négligé de signer un contrat écrit, l'auteur ne toucha rien. — "L’exemplarité des héroïnes de Mme de Genlis ne les met nullement à l’abri d’une réception sociale difficile de leurs projets éducatifs et nul personnage n’incarne mieux cet état de fait que Pauline dans les “Mères rivales” : incarnation de la perfection, Pauline n’en subit pas moins l’humiliation répétée des doutes jetés sur son honnêteté. Dans les fictions d'Isabelle de Charrière et de Mme de Genlis, l’impératif rousseauiste paraît donc contradictoire : il pousse certes les femmes à assurer l’éducation de leurs enfants et, éventuellement, dans le cas de Genlis, de ceux des autres, mais en leur interdisant toute intellectualité, il les empêche d’assurer efficacement cette tâche et, dans le cas où elles se cultiveraient pour y satisfaire, les expose au mépris et à l’incompréhension." (François-Ronan Dubois, Lettres rousseauistes au féminin)
Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1981, 2 vol. gr. in-8°, 914 pp, pagination continue, texte dactylographié, biblio, chronologie, 3 index, brochés, bon état
"Loin d’être un ennemi de l’histoire, comme certaines apparences pourraient le faire croire, Péguy est au contraire un passionné d’histoire. Pour lui, l’histoire – non seulement la grande histoire, celle qui se fait avant de s’écrire, l’histoire en tant que devenir de l’humanité, mais l’histoire comme connaissance (Geschichte) – est l’épicentre de l’existence. C’est pourquoi le sujet a inspiré d’excellents travaux, notamment Françoise Gerbod, “Écriture et histoire dans l’œuvre de Péguy”, thèse, université de Lille III, 1981." (François Bédarida, “Histoire et mémoire chez Péguy”, in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2002)
Charpentier, 1859, in-12, viii-423 pp, broché, couv. imprimée, rousseurs
P., Champion, 1927, gr. in-8°, viii-227 pp, 3 planches hors texte, très importante bibliographie, broché, couv. à rabats lég. salie, état correct
Gallimard, 1996, fort in-12, 1840 pp, chronologie 1887-1925, notices, notes sur le texte, annexes, notes et variantes, reliure plein cuir doré à l'or fin de l'éditeur, rhodoïd, étui cartonné imprimé, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade) (Prix éditeur : 76 €)
Le Journal que Gide donna à la Pléiade en 1939 était une œuvre, composée par lui et qui laissait dans l'ombre près d'un tiers du Journal intégral. La présente édition reproduit cette œuvre et y ajoute, à leur date, les passages écartés. Ces inédits – aisément repérables, puisqu'imprimés sous une forme distincte – ne sont pas seulement « l'Enfer » du Journal ; certes, ils contiennent de nombreuses pages impudiques ou scabreuses, mais ils abordent tous les sujets, de la littérature à la famille en passant par la morale et la politique. Quant aux textes déjà connus, ils ont été révisés sur les manuscrits.
Gallimard, 1950, in-12, 364 pp, une photo de Gide en frontispice, sources, chronologie, index, broché, bon état. Edition en partie originale, un des 206 ex. numérotés sur vélin pur fil (second papier après 24 Hollande)
En 1950, Yvonne Davet rassembla les interventions de Gide sous le titre sartrien de “Littérature engagée”. Ce volume contient les plus importants des textes d'André Gide écrits et publiés entre 1930 et 1938 au sujet de sa tentative d'engagement politique, à l'exception de “Retour de l'URSS”, de “Retouches à mon Retour de l'URSS”, et de toute la partie du Journal se rapportant à ses préoccupations sociales et politiques, qui ont fait l'objet de publications particulières. Ces textes sont disposés dans l'ordre chronologique afin que discours, articles, messages, déclarations et lettres inédites, se succédant exactement comme ils le firent dans l'actualité, se présentent avec toute la particularité de leur signification. Chaque texte est précédé de quelques éclaircissements. La seconde partie du volume est formée de “Robert ou L'intérêt général, pièce en cinq actes”, conçue et écrite en 1934-1935, et dont le ressort est le problème de la revendication sociale qui obsédait alors Andre Gide. Reprise ensuite et remaniée jusqu'à être transformée en « comédie de caractères », cette pièce a paru en 1944-1945 dans la revue L'Arche à Alger. On trouvera également dans ce recueil une bibliographie des écrits politiques de Gide ainsi une chronologie de ses interventions entre 1930 et 1938.
L'Arche, 1948, in-8°, (vii)-131 pp, imprimé en noir et rouge sur beau papier, qqs extraits de musique notés, broché, couv. lég. défraîchie, bon état