8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1980, gr. in-8°, xii-585 pp, biblio, 3 index (des oeuvres, des personnages balzaciens, des personnes), broché, bon état
Cette étude se divise en trois sections : une étude de genèse ; une enquête sociologique ; une réflexion sur la philosophie sociale qui se dégage de la « physiologie » balzacienne du grand monde. On nous montre d'abord quel mondain fut Balzac, selon quelles distances, avec quelle intimité le romancier pratique le monde,comment il le juge, comment il peut en faire la matière d'une création esthétique : c'est le propos de l'historien. (...) La deuxième partie du livre est nourrie et agréable : mondains et mondaines sont fichés. On sait leur morphologie, leur caractère, leur ramage et plumage, leurs principes et leurs codes. Cet ensemble de caractères distinctifs permet de définir une mentalité de groupe, une psychologie mondaine, le mondain n'existant que dans, par et pour le monde. (...) L'auteur de La duchesse de Langeais et de Béatrix n'est pas le chroniqueur des mondains de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, il est le créateur des « mondains de La Comédie humaine », et leur destinée offre l'image exemplaire de toute destinée sociale. (Arlette Michel, Revue d'histoire littéraire de la France, 1976)
Bordeaux, Imp. J. Bière, 1935, gr. in-8°, 515 pp, une photo sz S. Butler en frontispice, biblio, index, broché, bon état
"L’œuvre de Samuel Butler (1835-1902) reflète dès l’abord une personnalité originale et l’impression première se confirme à mesure que l’on pénètre dans l’univers protéen de cet « enfant terrible » du Victorianisme; une attitude critique semble pourtant se retrouver dans tous ses écrits et les historiens de la littérature s’accordent à le considérer comme un grand auteur satirique. Le jeu de l’humour et de l’ironie est étudié avec une grande minutie par J. B. Fort, “Samuel Butler. Etude d’un caractère et d’une intelligence”, (Bordeaux, 1935, pp. 357-376). Tout travail sur Butler ne peut manquer de se reporter à ce dernier ouvrage." (Albert Poyet, L’Humour et l’ironie de Samuel Butler, Caliban, 1968)
Gallimard, 1960, in-8°, 290 pp, broché, 1er mille, état correct. Edition originale sur papier d'édition (il n'a été tiré que 35 ex. en grand papier)
La Délirante, éditeur, 17 décembre 1982, in-folio (42,5 x 33 cm), 56 pp, en feuilles non paginées, sous couverture en vélin d’Arches rempliée à trois côtés, ornée d’un bois gravé par Henri Renaud d’après un dessin de Sam Szafran qui avait servi de couverture au premier numéro de la revue La Délirante, sous emboîtage cartonné de papier vert et étui rigide recouvert de papier Canson vert océan, très bon état. On joint un exemplaire de l'édition originale au format in-8° (39 pp, un frontispice de Sam Szafran, achevé d'imprimer en décembre 1983), enrichi d'un envoi a.s. de Fouad El-Etr
Très beau livre illustré par Sam Szafran, comportant 9 eaux-fortes originales au vernis mou dont une en frontispice. Tirage unique limité à 200 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches et signés par Fouad El-Etr et Sam Szafran, dont 8 comportent une aquarelle et une suite à part des gravures, et 42 cette suite seulement, celui-ci un des 150 ex. sans suite (n° 117)
P., Madame Charles-Béchet, Lecointe et Pougin, Werdet, 1832, in-8°, iv-437-(3) pp, reliure demi-chagrin bleu-nuit, dos à 5 nerfs pointillés, titres et monogramme dorés, tête pennée (rel. de l'époque), dos frotté, qqs très rares rousseurs, bon état. Édition originale, ornée d'une vignette romantique de Tony Johannot gravée sur bois par Porret sur la page de titre, de ce recueil de 5 pièces (Escoffier, p. 220). Un des romantiques les plus recherchés. Rare
Edition originale de ce recueil de petites pièces composée par le frère d'Adèle Foucher, épouse de Victor Hugo. Dès ses débuts, Foucher (1810-1875) s’annonça comme un dramaturge inspiré et prolifique, produisant dans une succession rapide, des Saynètes (1832), La Misère dans l'Amour (1832) et Les Passions dans le Monde (1833). Comme devait l’écrire à sa mort le New York Times : « Peu d’hommes de lettres ont été si actifs, ou fait un si bon usage de leur temps. » — « Théodore. — Il est mort !... Rapt, adultère, inceste, parricide, pour cette femme j'ai tout commis et inutilement... que devenir ?... Commettre tous les crimes !... Et pourtant je ne suis point un scélérat... mais je vais le devenir !... (Il jette son fusil.) La fatalité qui m'a fait subir la peine de mes actions ne m'empêchera pas d'en recueillir le prix. Léontine est une belle femme, et je veux la posséder... Où est-elle ?... Léontine ! // Madame d'Ofelly. — N'approche pas !... qui que tu sois... n'approche pas !... Vois-tu ? le tonnerre est tombé sur cet homme... Vois-tu ? C'est électrique... // Théodore. — Quels mots insensés ! // Madame d'Ofelly. — Oui, vois-tu ce sang rouge dans ses cheveux blancs ?... Tiens, regarde...! (Elle amène Théodore jusqu'au corps de M. d'Ofelly, puis s'enfuit avec des éclats de rire effrayants.) » (Fatalité, une des Saynètes de Paul Foucher)
Mercure de France, 1968, in-8°, 236 pp, en fin de volume quelques textes de la revue Fontaine et un index des noms cités, broché, couv. à rabats, jaquette illustrée, bon état
De l'Algérie d'avant la guerre aux lendemains de la libération de Paris, Camus, de Gaulle, Gide, Londres sous les bombes, etc.
P., Editions Baudouin, 1980, in-8°, 276 pp, broché, couv. illustrée, bon état
La généalogie des langues nous ramène au « couac » initial de la grenouille, et si le Président de la République porte le grand cordon de l'ordre de la Légion d'honneur en sautoir, c'est parce que les « raines » nos ancêtres portaient leur nombril de cette façon. L'auteur de ces étranges affirmations, Jean-Pierre Brisset (1857-1923), est un modeste surveillant de la gare d'Angers-Saint-Serge. Il s'est longuement penché sur les problèmes de linguistique, et a tenté d'apprendre la langue des grenouilles dans les marais d'Anjou. Il connut son jour de gloire lors de son élection comme Prince des penseurs (contre Bergson) en 1913, énorme canular organisé par Jules Romains. André Breton le signale dans son Anthologie de l'humour noir comme « une des plus grandes singularités qu'offre l'esprit humain ».
Anthropos, 1974, gr. in-8°, 174 pp, une illustration et un fac-similé hors texte, broché, bon état
Ouvrage d'une des spécialistes de Charles Fourier (1772-1837) qui, entre autres, a été chargée de l'édition des oeuvres complètes en 12 volumes (Anthropos entre 1966 et 1968). Dans cet ouvrage, Simone Debout exhume et commente l'étrange lettre de Fourier du 24 aout 1827 [Ça me dit, 24 AH ! OU DIX HUIT S’EN VINTTE CETTE] , et tente de comprendre les essais un peu fous de Fourier, en relation directe avec le sens qu’il entendait donner au monde ; Simone Debout nous révèle comment ce texte fou, cette plaisanterie pouvait dissimuler une cohérence formelle d’écriture.
Laffont, 1966, in-8°, 290 pp, nombreux croquis et cartes, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état (Coll. L'homme et la mer)
P., Bachelin-Delflorenne, 1868, pt in-12, vi-152 pp, un portrait d'Alfred de Vigny par G. Staal gravé en taille-douce en frontispice, broché, couv. jaune orangé imprimée, bon état (Collection du Bibliophile français). Edition originale tirée à petit nombre sur papier vergé, fort rare, du premier livre d'Anatole France (Vicaire II, 488 et III, 806 ; Carteret I, 275 ; Talvart & Place, 2A)
Calmann-Lévy, s.d. (1905), in-12, 293 pp, rel. demi-maroquin chocolat, dos lisse orné, tête dorée. Bel exemplaire
Calmann-Lévy, 1925, in-12, ii-197 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier courant
"Ce volume, publié avec un soin pieux par un des plus fervents disciples du maître, n'ajoutera rien à sa gloire ; mais il sera pour ceux qui voudront étudier les méthodes de travail d'Anatole France, le mécanisme de sa pensée, et même ses procédés de composition, le document le plus précieux. Ce ne sont que de courts fragments, des notes, des brouillons ; et pourtant, dans ces pages inachevées, s'affirme la persistante jeunesse de ce grand esprit qui regarda la mort en face et sut mourir en philosophe. Le plus considérable des morceaux édités par M. Michel Corday est un “Dialogue sur la métaphysique et l'existence de Dieu”. (...) Ce livre contient d'autres fragments de dialogues inachevés sur la vieillesse, l'avenir, la pudeur, la guerre et des notes sur l'astronomie dont l'étude occupa ses derniers jours. Il reproduit également quelques lignes d'un roman qu'Anatole France avait fait le projet d'écrire en 1919 : “Le Cyclone”, et le thème d'une fantaisie qu'il méditait sur un moment de la vie de Napoléon. Ces reliques, que M. Michel Corday entremêle de commentaires nombreux et perspicaces, font plus vivement regretter encore que soit à jamais glacée la main qui écrivit tant de chefs-d'œuvre." (Le Figaro, 24 octobre 1925)
Calmann-Lévy, 1925, in-12, ii-197 pp, broché à grandes marges, pt tache au 1er plat, morceau de scotch au dos, bon état. Edition originale, un des 375 ex. numérotés sur papier de Hollande (seul grand papier)
"Ce volume, publié avec un soin pieux par un des plus fervents disciples du maître, n'ajoutera rien à sa gloire ; mais il sera pour ceux qui voudront étudier les méthodes de travail d'Anatole France, le mécanisme de sa pensée, et même ses procédés de composition, le document le plus précieux. Ce ne sont que de courts fragments, des notes, des brouillons ; et pourtant, dans ces pages inachevées, s'affirme la persistante jeunesse de ce grand esprit qui regarda la mort en face et sut mourir en philosophe. Le plus considérable des morceaux édités par M. Michel Corday est un “Dialogue sur la métaphysique et l'existence de Dieu”. (...) Ce livre contient d'autres fragments de dialogues inachevés sur la vieillesse, l'avenir, la pudeur, la guerre et des notes sur l'astronomie dont l'étude occupa ses derniers jours. Il reproduit également quelques lignes d'un roman qu'Anatole France avait fait le projet d'écrire en 1919 : “Le Cyclone”, et le thème d'une fantaisie qu'il méditait sur un moment de la vie de Napoléon. Ces reliques, que M. Michel Corday entremêle de commentaires nombreux et perspicaces, font plus vivement regretter encore que soit à jamais glacée la main qui écrivit tant de chefs-d'œuvre." (Le Figaro, 24 octobre 1925)
Calmann-Lévy, 1930-1933, 4 vol. in-8°, vii-308, xi-332, xv-354 et xiii-322 pp, index, brochés, couv. rempliées, bon état, un des 1500 ex. numérotés sur vélin du Marais
Flammarion, 1925, in-12, 248 pp, reliure demi-basane fauve mordorée, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), pt accroc sur la coiffe sup., un mors fendu sur 3 cm, bon état, envoi a.s.
"Lentement, le sous-marin s'enfonça, l'avant d'abord... puis l'arrière. Le capot lui-même disparut. Il n'y eut plus que la tige très mince du périscope qui domina, tel un court roseau, la surface mouvante de la mer... Là-bas, la côte ennemie profilait ses sommets dans la nuit sereine ; une belle nuit d'hiver, d'une clarté diaphane, laissant voir les astres les plus lointains et deviner les autres, plus perdus encore. A vingt pieds sous l'eau, Marillac compta six fumées qui s'élevaient du côté des passes et crut reconnaître la masse sombre d'un vaisseau de haut bord. Les cinq autres apparaissaient comme des points minuscules, torpilleurs d'escorte à n'en pas douter. Il descendit plus bas et manoeuvra à gagner sa position de lancement, à cinq cent mètres de la route suivie par le convoi. Silencieux, l'équipage exécutait les ordres de son chef..." (Chap. VII, "La bataille")
Genève, Droz ; Paris, Minard, 1964, in-12, xxxix-308 pp, 3e édition, biblio, variantes, notes, index, glossaire, broché, bon état (Textes littéraires français, 58)
Thèse complémentaire présentée à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris. En 1936, Jean Frappier (1900-1974) publia sa thèse sous le titre : “Étude sur La Mort le Roi Artu”, et sa thèse complémentaire, qui est l'édition définitive de ce grand roman jusqu'alors méconnu. Rédigée dans le premier tiers du XIIIe siècle, “La Mort le roi Artu” dépeint un monde arthurien au bord du précipice, où l’envie et le ressentiment mettent en péril les valeurs chevaleresques traditionnelles, où l’amour interdit de la reine Guenièvre et de Lancelot du Lac risque à tout moment d’être révélé au grand jour et de détruire le fragile équilibre de la cour. Dernier volet du cycle du Lancelot-Graal, recopié sans cesse jusqu’au XVe siècle avant d’être imprimé de nombreuses fois à la Renaissance, ce roman anonyme constitue la version la plus riche et la plus complexe de la chute du royaume d’Arthur, par le biais d’un récit choral où les héros d’antan sont la proie de leurs propres désirs et des caprices de Fortune.
CDU, 1963, in-4°, 232-(1) pp, texte dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
Phébus, 2000, in-8°, 231 pp, broché, discret C. de bibl, trés bon état.
Hermann, 1994, in-8°, xxxii-551 pp, broché, un coin lég. abîmé, état correct (Coll. Savoir : Lettres)
Editions Espaces 34, 1996, in-8°, 292 pp, broché, couv. à rabats, bon état. 16 études érudites
La Renaissance fut un phénomène européen. Ce fut aussi la première époque dans l'histoire du monde qui sut prendre conscience de sa singularité, affirmer sa vocation, vouloir son destin. Dans ces essais rassemblés par Gilbert Gadoffre, des spécialistes de la Renaissance choisis en France et en Italie, en Angleterre et en Allemagne, en Belgique et en Hongrie, s'interrogent sur le modèle italien, sur les caractères généraux de la période et sur le sens même qui fut attaché au terme de "renaissance". A travers l'unité d'une culture on y voit s'affirmer à la fois une identité européenne et des identités nationales. L'humanisme musical, d'Érasme à Ronsard et à d'Aubigné, reçoit une attention particulière. Des essais sont consacrés à la littérature française et à quelques figures exemplaires. A la fin du XVIe siècle on décèle déjà chez Montaigne et chez John Donne certaines inquiétudes de la modernité.
La Nef de Paris, s.d. (1956), in-12, 271 pp, broché, couv. rempliée illustrée par Camberoque, bon état (Coll. Terre et visages). Edition originale, ex. du SP
"Drigo est un paysan. On apprend qu'il a près de quarante ans. La fille lui dit qu'il fait plus jeune. Et il a un bien qu'un métayer gère. Autrement on ne sait pas très bien ce qu'il fait. Le livre est composé de morceaux de bravoure : la battue aux sangliers, l'écorçage des chênes, la partie de boule, la fête du village, l'incendie de l'Esterel. Un jour, dans une masure abandonnée, Drigo trouve un cahier dont le propriétaire avait commencé de décrire les secrets des astres et sur la porte de la maison il lit une inscription encore fraîche : " Mio amor bello ". Peu après il rencontre au même endroit un homme avec qui il se bat. Il le terrasse difficilement et l'autre le menace en lui disant que tout ne fait que commencer. En effet on assassine dans le village une vieille femme, puis deux vieillards qu'on retrouve pendus à leurs volets. La peur commence à s'établir..." (Robert Coiplet, Le Monde, 1957) — Roman d’une densité lyrique remarquable pour ce qui touche la vision, comme l’expression, des gens, des choses et des sites. Au gré des événements qui la jalonnent, et souvent la troublent, la vie d’un village est retracée en larges esquisses : battues aux sangliers, fête, incendie de forêt... Mais il s’agit bien d’un roman : nous assistons aux exploits et à la fin sans éclat de “Sicilia”, bandit obscur, mû par une sorte de sadisme de la violence, du meurtre, de la peur. Même dans les scènes les plus dramatiques, interviennent les magies et les incantations du soleil, des eaux, des rochers, des chants de cigales ou de grillons. Un vieux berger intègre sa philosophie bonhomme à la mystique de ces terres tourmentées. Comme toile de fond, la forêt, avec ses voix multiples, ses secrets toujours présents au cœur de l’homme. Jasmine, la fille de la forêt, incarne l’amour rustique, tendre, total, partagé aussi par Drigo. “Elle avait une ligne de corps, qui rappelait ce que devaient être les formes premières de la femme, au temps où elle était une femelle libre”. Pour finir, la mort des terres – après un immense incendie de forêt – et la mort quelque peu mystérieuse de Jasmine.
Armand Colin, 1910, fort gr. in-8°, 600 pp, 16 planches de gravures hors texte en phototypie, biblio, index, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s. (nom du destinataire gommé)
Etude essentielle pour l'histoire du théâtre français, faisant l'historique des origines littéraires et sociales du drame en France, ses caractères essentiels, son évolution. Abondante documentation sur le théâtre au XVIIIe siècle, ses sujets, ses intrigues, ses sources, ses mises en scène. L'époque révolutionnaire est mise en relief, avec un aperçu intéressant sur l'origine du mélodrame tel qu'on l'observe dans un certain nombre de pièces jouées dans des pensionnats religieux. Une dernière partie est consacrée à l'analyse de la vogue considérable dont jouissaient les drames allemands médiocres entre 1770 et 1790, conséquence évidente de l'influence germanique en France durant la seconde moitié du siècle.
Calmann-Lévy, 1953, pt in-8°, 289 pp, un dessin de Jean Cocteau en frontispice, broché, bon état
Gallimard, 1973, in-12, 216 pp, broché, couv. à rabats, bon état
Un livre de pastiches consacré à 13 personnalités mortes en 1970 à qui l'auteur donne la parole : Bertrand Russell, le peintre américain Mark Rothko, le docteur Schacht qui fut le financier de Hitler, Kerenski, le président indonésien Sukarno, Luis Mariano, Salazar, François Mauriac, Nasser, Jean Giono, Daladier, de Gaulle, Mishima.
G. Crès & Cie, 1921, in-12, 255 pp, reliure à la bradel en demi-percaline orange-brique, dos lisse orné d'un fleuron doré, double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état. Edition originale sur papier courant
En 1914, Jean Galtier-Boissière, jeune licencié de la Sorbonne et client assidu des cabarets de Montmartre, déjà sous les drapeaux, est envoyé au front. "Loin de la Rifflette" relate le repos à l'arrière. — "Jean Galtier Boissière fut un auteur prolifique : créateur du célèbre journal "Le Crapouillot" en 1915, à l'origine journal de tranchées, il rédigea superbement ses mémoires de fantassin en guerre dans les volumes "En rase campagne. 1914. Un hiver à Souchez. 1915-1916" (1917), "Loin de la riflette" (1921) et "La Fleur au fusil" (1928). Il sera aussi le rédacteur en chef d'un livre intitulé "La Grande Guerre", édité en 1959 et qui relate de manière plutôt corrosive le conflit, en appuyant fortement sur la prospérité des industriels des deux camps..." (Passion & Compassion 1914-1918)