8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Librairie Molière, 1902, in-12, 262 pp, reliure demi-percaline verte à la bradel, dos lisse, pièce de titre basane vermillon, fleuron et double filet dorés en queue (rel. de l'époque), bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers)
"Dans un livre nouveau : Drames de Coulisses, M. Charles Foley a peint la vie de théâtre, avec ses moeurs cyniques et ses basses rivalités, aussi bien qu'avec ses passionnants enthousiasmes et ses pures ivresses artistiques. Trois femmes, trois actrices, l'une fière et dominante, l'autre fine et rusée, la dernière douce et touchante, surgissent en plein éclat de rampe devant de nombreux comparses, types variés de cabotins, tassés contre la toile de fond ou cachés derrière les portants. Drames de Coulisses contient certainement les scènes les plus tragiques et les plus attendrissantes que le talent puissant de M. Charles Foley ait jamais évoquées." (Le Monde artiste illustré, 1902)
P., Champion, 1969, gr. in-8°, 604 pp, biblio, index, broché, bon état
"C'est en français que M. W. Folkierski, professeur à l'université de Cracovie, a écrit ces 600 pages ; si un tel hommage à la « langue universelle » est aujourd'hui plus rare qu'il ne l'était au XVIIIe siècle, il faut pourtant le signaler. (...) Le sous-titre de l'ouvrage est plus exact que le titre même, qui est trompeur : il s'agit des théories esthétiques de la fin du XVIIe siècle et des trois premiers quarts du XVIIIe. Les 350 premières pages étudient le goût, le beau, la « belle nature », l'imitation, les rapports de la poésie et de la peinture, et le théâtre, et sont exposées les idées des esthéticiens français et anglais : Dubos, Batteux, Trublet, Crouzas, Voltaire, Condillac, Saint-Evremont, Fontenelle, Montesquieu, Fénelon, Lamotte, le P. Brumoy, Riccoboni, Murait ; Hutcheson, Burke, Home, Shaftesbury, J. Richardson, Harris et Webb ; une place particulièrement importante est faite à quelques-uns d'entre eux : Condillac, Shaftesbury, Burke. Ces divers écrivains ne sont pas examinés séparément l'un après l'autre ; leurs opinions sont reliées entre elles ou opposées les unes aux autres sous des rubriques qui énoncent le sujet des questions. La 2e partie est consacrée à Diderot, la 3e partie à Lessing. On a ainsi une vue des principaux problèmes qui ont préoccupé le XVIIIe siècle français, anglais et allemand." (S. Etienne, Revue belge de philologie et d'histoire, 1926)
Gallimard, 1950, in-12, 158 pp, broché, bon état. Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.
P., La Nouvelle Revue Critique, 1928, in-12, 220 pp, reliure pleine toile brique, dos lisse, pièce de titre basane verte, couv. conservées, bon état. Edition originale
"Mes Souvenirs du symbolisme ont été rédigés entre novembre 1924 et novembre 1925 par André Fontainas (1865-1949), poète français d’origine belge, qui vécut à Paris tout en cultivant les amitiés nouées à Bruxelles dans sa jeunesse et servit de « trait d’union » entre les symbolistes belges et français. Auteur de plusieurs recueils (dont Sang des fleurs, 1889 ; Les Vergers illusoires, 1892 ; Les Estuaires d’ombre, 1895), ce poète discret fut aussi critique littéraire et critique d’art (notamment au Mercure de France de 1890 à 1911), essayiste et traducteur de certains grands écrivains anglais (Keats, Poe, Shelley, Meredith, Swinburne). Reconnu par ses contemporains et considéré comme un « témoin perspicace plutôt qu’un participant passionné » du symbolisme, il se fit enfin le mémorialiste du mouvement. Comme l’indique le possessif du titre de son ouvrage, Fontainas plonge dans ses souvenirs personnels du symbolisme, dans le but de « tenter non pas une histoire ou un historique, mais une sorte d’esquisse à larges traits de ce moment littéraire ». Il aborde le sujet de manière thématique, évoquant successivement les revues symbolistes, ses débuts dans la vie littéraire, les aînés qui l’ont marqué, les lieux de sociabilité littéraire (Librairie d’Art indépendant, Banquet Moréas, réunions et promenades du soir). Il s’intéresse aux figures non littéraires du mouvement (musiciens, peintres, sculpteurs) et au théâtre. Travaillés une quarantaine d’années après les faits, ces souvenirs – forcément parcellaires et subjectifs – proposent une vision parfois inégale du mouvement symboliste, mais ils ont le mérite de « rendre avec précision l’image d’un passé [plutôt que de] peindre un tableau feutré par le temps ». Fontainas était d’ailleurs conscient du caractère incomplet et partiel de ses souvenirs, comme en témoignent les premier et dernier chapitres de son livre, qui contiennent une sorte de commentaire autocritique de l’entreprise..." (Björn-Olav Dozo et Daphné de Marneffe, « Réseaux et souvenirs littéraires : le cas d’André Fontainas », 2005) — Table : Pourquoi j'écris ces Souvenirs ; Qu'est-ce que le symbolisme ; Les revues symbolistes ; La Basoche ; La Jeune Belgique ; Création du Mercure de France ; Les aînés que j'ai vu et fréquenté : Hugo, Leconte de Lisle, Dierx, Barbey d'Aurevilly, Goncourt, Judith Gautier, Villiers de l'Isle-Adam, Huysmans ; Musiciens - Peintres et sculpteurs ; Librairie de l'Art Indépendant ; Banquet Moréas - Henri de Règnier ; Montmartre nocturne - Van Lerberghe - Gustave Kahn - Verlaine ; Essais de Théâtre - Ubu-Roi - Maeterlinck - Jarry - Wilde ; Le symbolisme et la vie : Verhaeren, Vielé-Griffin - Mallarmé - Gourmont - Schwob.
Moutiers, Brides-les-Bains (Savoie), F. Ducloz, 1889, in-8°, 235 pp, 2 gravures, texte joliment encadré, impression en couleurs et or, broché, couverture rempliée, bon état. Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur papier simili-japon (seul tirage)
Splendide ouvrage pour les bibliophiles. — "L'Histoire de la comtesse de Savoie est le meilleur des romans composé par Mme de Fontaines au commencement du dix-huitième siècle. On soupçonna Voltaire d'y avoir mis la main. En réalité, sa tragédie peu connue d'Artémise, jouée en 1720, offre même plan, même marche et mêmes détails. Mme de Fontaines a imité l'épisode de Genèvre et Ariodant, de l'Arioste, et emprunté à Mme de la Fayette le caractère de son héros Mendoce et de la comtesse, sans atteindre le charme délicat de la Princesse de Clèves. Ce petit volume était presque introuvable. M. Ch. Buet l'a fait réimprimer avec notices et commentaires, plus encore par amour de sa chère Savoie que par admiration littéraire. Cette édition très coquette, un peu trop bigarrée peut-être d'encres dorée, argentée, rouge, rose, bleue, verte et même noire, est dédiée à Sa Majesté Marguerite de Savoie, reine d'Italie. Elle a été tirée à cinq cents exemplaires. C'est une curiosité bibliographique." (Et. Cornut, Etudes religieuses, philosophiques, historiques et littéraires, 1890)
P.-Amsterdam, Editions Hadès-Benjamins, 1987, in-8°, 227 pp, notes, biblio, broché, bon état (Coll. Actes sémiotiques)
Une analyse systématique et détaillée des fines stratégies du secret et du désir de savoir à l’œuvre entre les protagonistes de "A la recherche du temps perdu", conduite à la lumière de la théorie sémiotique, et qui dévoile, à travers le texte de Proust, la présence implicite d’une théorie et d’une esthétique de la connaissance. La perspective adoptée, qui conduit à récuser toute coupure radicale entre discours littéraire et discours scientifique, apporte une contribution originale à la réflexion sure les problèmes généraux de l’épistémologie des discours.
Grasset, 2001, pt in-8°, 171 pp, broché, couv. lég. salie, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier), envoi a.s.
« Elles sont belles les naïades, bonnes et douces, et gaies, elles rient, l'eau jaillit de leur gorge, elles ne jouissent pas du malheur, elles sont vertes et bleutées, je les aime d'amour les quatre sœurs émaillées. Celles que l'on pourrait être. Ma sœur ne vient jamais à Nancy Thermal. Un jour, j'y arriverai, je l'entraînerai, elle deviendra naïade au bord du bassin.» E.F. — Autour d'une héroïne si fragile, la sœur aimée, perdue, solaire et obscure à la fois, Elise Fontenaille compose la ronde des jeunes filles. Aux quatre coins du monde, de Vancouver à Nancy, de la place Pigalle à la place du Capitole, elles se confessent, rient entre deux larmes, fuguent et parlent même de tuer leur papa. Comme dit Blanche, la narratrice « On se tue et après on regrette. »
Grasset, 2008, in-8°, 270 pp, broché, bande éditeur conservée, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grand papier), envoi a.s.
1783, année folle. Le marquis de Sade est emprisonné à Vincennes sans espoir d'être libéré ; au Palais-Royal la conversation légère l'emporte sur les souffrances du peuple : les frères de Montgolfier veulent échapper aux lois de la pesanteur. L'attraction terrestre est aussi celle des cœurs comme des esprits. Juliette, chroniqueuse au Journal de Paris, dont le cœur balance entre le scientifique Pilâtre de Rozier et le gastronome fantasque Grimod de la Reynière, veut être la première femme à survoler Paris en aérostat. Et pourquoi pas libérer Sade ? Parviendra-t-elle à ses fins ? La révolution des nuages annonce bien la Révolution française Elise Fontenaille réinvente en riant le libertinage et le roman historique.
Le Livre de Poche, 2008, in-12, 159 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
UNICA ? Unica, la fille aux cheveux blancs ? Non, la petite fille éternelle aux cheveux blancs comme de la coke. Celle que CYBER traque sur le Net. Celle surtout qui traque les détraqués au moyen de CYBER. Une héroïne de l'avenir, donc résolument moderne. Façon Philip K. Dick. — Élise Fontenaille a obtenu pour ce roman décoiffant le Nouveau Grand Prix de la science-fiction française 2008.
Desjonquères, 2002, in-8°, 204 pp, broché, bon état (Coll. XVIIe siècle)
Œuvre de jeunesse que Fontenelle remania jusqu'à la fin de sa vie, Les Lettres galantes de Monsieur le Chevalier d'Her*** ont le charme des œuvres inclassables. Recueil de lettres, " pot-pourri " où l'on peut humer l'esprit de Pétrone, transposition épistolaire et néanmoins romancée de saynètes qui rappellent la comédie moyenne, galerie de portraits ébauchés où l'on distingue, derrière les rideaux d'un théâtre imaginaire, l'ombre des Modernes de l'antiquité, ces lettres, plus qu'un anti-roman dans lequel Fontenelle se ferait, avant Diderot, parodiste du romanesque, semblent un " nouveau roman " dans lequel il appartient au lecteur de tracer son chemin pour suivre dans leurs détours les aventures d'un Chevalier aussi plein d'esprit que d'imagination. Sous les allures d'une galanterie qui se mue en libertinage mutin, c'est un style que Fontenelle invente, une écriture singulière qui transpose une parole en liberté, dont on retrouvera certains tours et bien des accents dans la prose du jeune Marivaux. Œuvre importante dans l'histoire du roman, ces Lettres galantes montrent de manière éclatante qu'au tournant des Lumières l'esprit de gaieté n'interdit pas la profondeur et qu'un Moderne comme Fontenelle ne jugea jamais que la raison dût nécessairement divorcer de la jubilation.
Klincksieck, 1974, gr. in-8°, xii-585 pp, biblio, 3 index (des oeuvres, des personnages balzaciens, des personnes), broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Tiré d'une thèse de Doctorat soutenue à la Sorbonne en juin 1972, cette étude se divise en trois sections : une étude de genèse ; une enquête sociologique ; une réflexion sur la philosophie sociale qui se dégage de la « physiologie » balzacienne du grand monde. On nous montre d'abord quel mondain fut Balzac, selon quelles distances, avec quelle intimité le romancier pratique le monde,comment il le juge, comment il peut en faire la matière d'une création esthétique : c'est le propos de l'historien. (...) La deuxième partie du livre est nourrie et agréable : mondains et mondaines sont fichés. On sait leur morphologie, leur caractère, leur ramage et plumage, leurs principes et leurs codes. Cet ensemble de caractères distinctifs permet de définir une mentalité de groupe, une psychologie mondaine, le mondain n'existant que dans, par et pour le monde. (...) L'auteur de La duchesse de Langeais et de Béatrix n'est pas le chroniqueur des mondains de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, il est le créateur des « mondains de La Comédie humaine », et leur destinée offre l'image exemplaire de toute destinée sociale. (Arlette Michel, Revue d'histoire littéraire de la France, 1976)
Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1980, gr. in-8°, xii-585 pp, biblio, 3 index (des oeuvres, des personnages balzaciens, des personnes), broché, bon état
Cette étude se divise en trois sections : une étude de genèse ; une enquête sociologique ; une réflexion sur la philosophie sociale qui se dégage de la « physiologie » balzacienne du grand monde. On nous montre d'abord quel mondain fut Balzac, selon quelles distances, avec quelle intimité le romancier pratique le monde,comment il le juge, comment il peut en faire la matière d'une création esthétique : c'est le propos de l'historien. (...) La deuxième partie du livre est nourrie et agréable : mondains et mondaines sont fichés. On sait leur morphologie, leur caractère, leur ramage et plumage, leurs principes et leurs codes. Cet ensemble de caractères distinctifs permet de définir une mentalité de groupe, une psychologie mondaine, le mondain n'existant que dans, par et pour le monde. (...) L'auteur de La duchesse de Langeais et de Béatrix n'est pas le chroniqueur des mondains de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, il est le créateur des « mondains de La Comédie humaine », et leur destinée offre l'image exemplaire de toute destinée sociale. (Arlette Michel, Revue d'histoire littéraire de la France, 1976)
Bordeaux, Imp. J. Bière, 1935, gr. in-8°, 515 pp, une photo sz S. Butler en frontispice, biblio, index, broché, bon état
"L’œuvre de Samuel Butler (1835-1902) reflète dès l’abord une personnalité originale et l’impression première se confirme à mesure que l’on pénètre dans l’univers protéen de cet « enfant terrible » du Victorianisme; une attitude critique semble pourtant se retrouver dans tous ses écrits et les historiens de la littérature s’accordent à le considérer comme un grand auteur satirique. Le jeu de l’humour et de l’ironie est étudié avec une grande minutie par J. B. Fort, “Samuel Butler. Etude d’un caractère et d’une intelligence”, (Bordeaux, 1935, pp. 357-376). Tout travail sur Butler ne peut manquer de se reporter à ce dernier ouvrage." (Albert Poyet, L’Humour et l’ironie de Samuel Butler, Caliban, 1968)
Gallimard, 1960, in-8°, 290 pp, broché, 1er mille, état correct. Edition originale sur papier d'édition (il n'a été tiré que 35 ex. en grand papier)
La Délirante, éditeur, 17 décembre 1982, in-folio (42,5 x 33 cm), 56 pp, en feuilles non paginées, sous couverture en vélin d’Arches rempliée à trois côtés, ornée d’un bois gravé par Henri Renaud d’après un dessin de Sam Szafran qui avait servi de couverture au premier numéro de la revue La Délirante, sous emboîtage cartonné de papier vert et étui rigide recouvert de papier Canson vert océan, très bon état. On joint un exemplaire de l'édition originale au format in-8° (39 pp, un frontispice de Sam Szafran, achevé d'imprimer en décembre 1983), enrichi d'un envoi a.s. de Fouad El-Etr
Très beau livre illustré par Sam Szafran, comportant 9 eaux-fortes originales au vernis mou dont une en frontispice. Tirage unique limité à 200 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches et signés par Fouad El-Etr et Sam Szafran, dont 8 comportent une aquarelle et une suite à part des gravures, et 42 cette suite seulement, celui-ci un des 150 ex. sans suite (n° 117)
P., Madame Charles-Béchet, Lecointe et Pougin, Werdet, 1832, in-8°, iv-437-(3) pp, reliure demi-chagrin bleu-nuit, dos à 5 nerfs pointillés, titres et monogramme dorés, tête pennée (rel. de l'époque), dos frotté, qqs très rares rousseurs, bon état. Édition originale, ornée d'une vignette romantique de Tony Johannot gravée sur bois par Porret sur la page de titre, de ce recueil de 5 pièces (Escoffier, p. 220). Un des romantiques les plus recherchés. Rare
Edition originale de ce recueil de petites pièces composée par le frère d'Adèle Foucher, épouse de Victor Hugo. Dès ses débuts, Foucher (1810-1875) s’annonça comme un dramaturge inspiré et prolifique, produisant dans une succession rapide, des Saynètes (1832), La Misère dans l'Amour (1832) et Les Passions dans le Monde (1833). Comme devait l’écrire à sa mort le New York Times : « Peu d’hommes de lettres ont été si actifs, ou fait un si bon usage de leur temps. » — « Théodore. — Il est mort !... Rapt, adultère, inceste, parricide, pour cette femme j'ai tout commis et inutilement... que devenir ?... Commettre tous les crimes !... Et pourtant je ne suis point un scélérat... mais je vais le devenir !... (Il jette son fusil.) La fatalité qui m'a fait subir la peine de mes actions ne m'empêchera pas d'en recueillir le prix. Léontine est une belle femme, et je veux la posséder... Où est-elle ?... Léontine ! // Madame d'Ofelly. — N'approche pas !... qui que tu sois... n'approche pas !... Vois-tu ? le tonnerre est tombé sur cet homme... Vois-tu ? C'est électrique... // Théodore. — Quels mots insensés ! // Madame d'Ofelly. — Oui, vois-tu ce sang rouge dans ses cheveux blancs ?... Tiens, regarde...! (Elle amène Théodore jusqu'au corps de M. d'Ofelly, puis s'enfuit avec des éclats de rire effrayants.) » (Fatalité, une des Saynètes de Paul Foucher)
Mercure de France, 1968, in-8°, 236 pp, en fin de volume quelques textes de la revue Fontaine et un index des noms cités, broché, couv. à rabats, jaquette illustrée, bon état
De l'Algérie d'avant la guerre aux lendemains de la libération de Paris, Camus, de Gaulle, Gide, Londres sous les bombes, etc.
P., Editions Baudouin, 1980, in-8°, 276 pp, broché, couv. illustrée, bon état
La généalogie des langues nous ramène au « couac » initial de la grenouille, et si le Président de la République porte le grand cordon de l'ordre de la Légion d'honneur en sautoir, c'est parce que les « raines » nos ancêtres portaient leur nombril de cette façon. L'auteur de ces étranges affirmations, Jean-Pierre Brisset (1857-1923), est un modeste surveillant de la gare d'Angers-Saint-Serge. Il s'est longuement penché sur les problèmes de linguistique, et a tenté d'apprendre la langue des grenouilles dans les marais d'Anjou. Il connut son jour de gloire lors de son élection comme Prince des penseurs (contre Bergson) en 1913, énorme canular organisé par Jules Romains. André Breton le signale dans son Anthologie de l'humour noir comme « une des plus grandes singularités qu'offre l'esprit humain ».
Anthropos, 1974, gr. in-8°, 174 pp, une illustration et un fac-similé hors texte, broché, bon état
Ouvrage d'une des spécialistes de Charles Fourier (1772-1837) qui, entre autres, a été chargée de l'édition des oeuvres complètes en 12 volumes (Anthropos entre 1966 et 1968). Dans cet ouvrage, Simone Debout exhume et commente l'étrange lettre de Fourier du 24 aout 1827 [Ça me dit, 24 AH ! OU DIX HUIT S’EN VINTTE CETTE] , et tente de comprendre les essais un peu fous de Fourier, en relation directe avec le sens qu’il entendait donner au monde ; Simone Debout nous révèle comment ce texte fou, cette plaisanterie pouvait dissimuler une cohérence formelle d’écriture.
Laffont, 1966, in-8°, 290 pp, nombreux croquis et cartes, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état (Coll. L'homme et la mer)
P., Bachelin-Delflorenne, 1868, pt in-12, vi-152 pp, un portrait d'Alfred de Vigny par G. Staal gravé en taille-douce en frontispice, broché, couv. jaune orangé imprimée, bon état (Collection du Bibliophile français). Edition originale tirée à petit nombre sur papier vergé, fort rare, du premier livre d'Anatole France (Vicaire II, 488 et III, 806 ; Carteret I, 275 ; Talvart & Place, 2A)
Calmann-Lévy, s.d. (1905), in-12, 293 pp, rel. demi-maroquin chocolat, dos lisse orné, tête dorée. Bel exemplaire
Calmann-Lévy, 1925, in-12, ii-197 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier courant
"Ce volume, publié avec un soin pieux par un des plus fervents disciples du maître, n'ajoutera rien à sa gloire ; mais il sera pour ceux qui voudront étudier les méthodes de travail d'Anatole France, le mécanisme de sa pensée, et même ses procédés de composition, le document le plus précieux. Ce ne sont que de courts fragments, des notes, des brouillons ; et pourtant, dans ces pages inachevées, s'affirme la persistante jeunesse de ce grand esprit qui regarda la mort en face et sut mourir en philosophe. Le plus considérable des morceaux édités par M. Michel Corday est un “Dialogue sur la métaphysique et l'existence de Dieu”. (...) Ce livre contient d'autres fragments de dialogues inachevés sur la vieillesse, l'avenir, la pudeur, la guerre et des notes sur l'astronomie dont l'étude occupa ses derniers jours. Il reproduit également quelques lignes d'un roman qu'Anatole France avait fait le projet d'écrire en 1919 : “Le Cyclone”, et le thème d'une fantaisie qu'il méditait sur un moment de la vie de Napoléon. Ces reliques, que M. Michel Corday entremêle de commentaires nombreux et perspicaces, font plus vivement regretter encore que soit à jamais glacée la main qui écrivit tant de chefs-d'œuvre." (Le Figaro, 24 octobre 1925)
Calmann-Lévy, 1925, in-12, ii-197 pp, broché à grandes marges, pt tache au 1er plat, morceau de scotch au dos, bon état. Edition originale, un des 375 ex. numérotés sur papier de Hollande (seul grand papier)
"Ce volume, publié avec un soin pieux par un des plus fervents disciples du maître, n'ajoutera rien à sa gloire ; mais il sera pour ceux qui voudront étudier les méthodes de travail d'Anatole France, le mécanisme de sa pensée, et même ses procédés de composition, le document le plus précieux. Ce ne sont que de courts fragments, des notes, des brouillons ; et pourtant, dans ces pages inachevées, s'affirme la persistante jeunesse de ce grand esprit qui regarda la mort en face et sut mourir en philosophe. Le plus considérable des morceaux édités par M. Michel Corday est un “Dialogue sur la métaphysique et l'existence de Dieu”. (...) Ce livre contient d'autres fragments de dialogues inachevés sur la vieillesse, l'avenir, la pudeur, la guerre et des notes sur l'astronomie dont l'étude occupa ses derniers jours. Il reproduit également quelques lignes d'un roman qu'Anatole France avait fait le projet d'écrire en 1919 : “Le Cyclone”, et le thème d'une fantaisie qu'il méditait sur un moment de la vie de Napoléon. Ces reliques, que M. Michel Corday entremêle de commentaires nombreux et perspicaces, font plus vivement regretter encore que soit à jamais glacée la main qui écrivit tant de chefs-d'œuvre." (Le Figaro, 24 octobre 1925)
Calmann-Lévy, 1930-1933, 4 vol. in-8°, vii-308, xi-332, xv-354 et xiii-322 pp, index, brochés, couv. rempliées, bon état, un des 1500 ex. numérotés sur vélin du Marais