8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., La Comédie-Française, 1970, in-12, 56 pp, 8 pl. de photos hors texte, une page de fac-similé, index biographique, broché, bon état
La Table Ronde, 1948, pt in-8°, 125 pp, avec un frontispice gravé sur bois par Gilbert Poillot d'après un buste de L. Didier, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, un des ex. numérotés sur vélin Crèvecoeur du Marais
Oeuvre capitale pour la compréhension de Montherlant, ses Carnets couvrent une période de quinze années (1930-1944) et comprennent des notes de toute nature et de toute longueur. Prises au jour le jour, elles abordent les sujets les plus divers, et constituent une véritable "somme" de la pensée, des sentiments, des réactions de Montherlant. Le fait que les Carnets aient ainsi nourri de nombreux volumes, en particulier ceux de la série des Voyageurs traqués et les ouvrages "civiques", montre assez leur importance. Embrassant une large période, ils ont en outre l'intérêt de faire saisir au lecteur l'évolution de Montherlant de même que ses "permanences".
La Table Ronde, 1947, pt in-8°, 256 pp, avec un portrait gravé sur bois par Gilbert Poillot d'après un dessin de A. Billis, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale, un des ex. numérotés sur vélin Crèvecoeur du Marais
Oeuvre capitale pour la compréhension de Montherlant, ses Carnets couvrent une période de quinze années (1930-1944) et comprennent des notes de toute nature et de toute longueur. Prises au jour le jour, elles abordent les sujets les plus divers, et constituent une véritable "somme" de la pensée, des sentiments, des réactions de Montherlant. Le fait que les Carnets aient ainsi nourri de nombreux volumes, en particulier ceux de la série des Voyageurs traqués et les ouvrages "civiques", montre assez leur importance. Embrassant une large période, ils ont en outre l'intérêt de faire saisir au lecteur l'évolution de Montherlant de même que ses "permanences".
P., Editions du Capitole, 1929, pt in-8°, 162 pp, broché, couv. rempliée, bon état. Edition originale illustrée de 16 dessins hors-texte par Edy Legrand. Exemplaire numéroté sur alfa
Bruxelles, Ch. Gilliet, 1880, in-12, lvii-127 pp, une eau-forte érotique en frontispice par Hanriot, reliure demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs filetés et orné de caissons dorés, doubles filets dorés sur les plats, tête dorée, signet (rel. de l'époque), bel exemplaire. Tiré à 350 ex. numérotés sur vergé
Marc de Montifaud est le pseudonyme de Marie-Amélie de Chartroule de Montifaud, aussi connue comme Madame Quivogne, à cause de son mariage avec l’écrivain Juan-Francis-Léon Quivogne (1849-1912). Voir Laurence Brogniez : Marc de Montifaud, une femme en procès avec son siècle dans Sextant n° 6 (Femmes en lettres), Bruxelles 1996.
P., Editions de France, 1938, in-8°, vii-370 pp, un plan de Paris au temps d'Isabeau, 2 pl. hors texte (portraits de Charles VI et de Jean sans Peur), reliure demi-chagrin acajou, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, pt accroc en queue, bon état (Coll. Les Reines de France)
"M. Paul Morand est sans doute le prince de la chronique à notre époque. La chronique est entre autres une forme de l'histoire, qui nous vaut aujourd'hui cette imagerie dialoguée dont Isabeau de Bavière est l'héroïne... M. Paul Morand a voulu faire une sorte d'estampe parlante du quatorzième siècle. Et cela est quatorzième siècle à la perfection : luxueux, épicé, excentrique, cruel, raffiné, décadent, tragique. Rien n'y manque, les costumes absurdes, les plaisirs délirants, les poètes rhétoriqueurs, les amants qui ne le sont guère moins, les princes qui s'entretuent, les cabochiens, l'Anglais vainqueur, le roi fou, la France à l'abîme. La grande histoire, celle des traités, des batailles, des édits, des choses officielles et plus ou moins arides, est à la cantonnade mais présente au bord de ce drame en trente-cinq tableaux. Ce qui compte le plus, sous le pittoresque et l'anecdote, c'est l'histoire humaine, c'est la vérité des personnages, d'Isabeau de Bavière surtout, et de Charles VI, car le duc d'Orléans et Jean sans Peur manquent un peu de relief. Sont-ils vrais, tels que M. Paul Morand les fait parler ? Ils paraissent fort vraisemblables, et c'est le plus important..." (Andre Rousseaux, Le Figaro, 16 juillet 1938) — "Les Editions de France commencent la publication d'une collection historique nouvelle, « Les Reines de France », dans laquelle de grands écrivains évoqueront, du moyen âge au second Empire, les émouvantes, curieuses et tragiques figures des femmes qui ont partagé la vie des rois et des empereurs français. Les deux premiers volumes sont Anne d'Autriche, par Jean de La Varende, et Isabeau de Bavière, par Paul Morand." (Courrier des Lettres, Le Figaro, juillet 1938)
Arléa, 1989, in-8°, 315 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
La route des Indes, rappelle ici Paul Morand, n'est pas seulement un fabuleux itinéraire sinuant de Venise à Alexandrie, ou d'Akaba à Aden ; c'est un mythe aussi vieux que le voyage lui-même. Un rêve partagé depuis des temps très anciens. Pour Hérodote déjà, l'Inde apparaissait comme le pays le plus célèbre et le plus riche de la terre. C'est ce voyage magnifique que Paul Morand reconstitue et raconte ici avec un talent étincelant. Il met pour cela à profit six ou sept pérégrinations dans "le Levant et l'Orient, en paquebot ou en avion, en auto ou en bateau volant, en chemin de fer ou en yacht".
Plon, 1933, in-12, (8)-334 pp, mention de mille, reliure demi-maroquin chocolat à coins, pièce de titre chagrin carmin, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, plats de couv. et dos conservés, signet (rel. de l'époque), papier lég. jauni, bon état
Londres fut la plus durable passion de Paul Morand. Des conquérants normands à la diplomatie insulaire en passant par les pubs, les clubs, les courses de lévriers et les maisons hantées, il compose une encyclopédie à la gloire de la capitale britannique et des Anglais : "À leur amour de l'excentricité seul on peut juger déjà que les Anglais furent un grand peuple". Une oeuvre majeure pour mieux comprendre "cette ville qui fait de la lumière avec rien, avec des gris".
Grasset, 1928, in-12, 303 pp, broché, bon état
Magie noire, recueil de nouvelles consacré à l'Afrique, paraît en 1928 chez Grasset, chez qui Morand a publié une grande partie de son oeuvre. C'est l'époque de ses grands succès parmi les "4 M" lancés par Bernard Grasset : lui, Mauriac, Montherlant et Maurois. Epoque où Joséphine Baker triomphe au music-hall, où l'on se précipite au Bar nègre pour écouter du jazz, et où masques africains et compositions cubistes ornent les murs des appartements parisiens. C'est toute cette "magie noire" ("Le jazz a des accents si sublimes, si déchirants que, tous, nous comprenons qu'à notre manière de sentir, il faut une forme nouvelle") que Paul Morand fait éclater à son livre, dans un style nerveux et moderne, à une époque où l'hypothèse même de la culture noire faisait ses débuts. A travers les destins d'Occide, provisoirement porté au pouvoir en Haïti, de la danseuse Congo et de tant d'autres personnages, Morand fait mieux que de l'exotisme contemporain : un livre jazzy, swinguant, qui donne envie de manger le monde.
Grasset, 1949, in-12, 281 pp, broché, couv. très lég. salie, bon état
"Donc : New York. A part le passage fameux de Voyage au bout de la nuit, on ne peut pas dire que la littérature française se soit illustrée dans cette dimension redoutable. Vous êtes à New York ou vous n'y êtes pas. Un Français, en général, n'y est pas. (...) Morand a vite vu, compris, dessiné la situation. Le livre est publié en 1930, moment du grand tournant : économique, technique, géopolitique. Il est un des seuls Européens à saisir l'événement. D'où sa tentation de le maîtriser, dans un livre qui est à la fois un essai de mythologie, une prophétie nerveuse, un guide touristique, un reportage, un traité d'ethnologie, une longue nouvelle..." (Philippe Sollers)
dans le Correspondant, 1927, gr. in-8°, 17 pp, broché, bon état
On trouve dans le même numéro des impressions de voyage au M'zab (Arnaud de Vogüé, 12 pp) ; un article sur le centenaire de Beethoven (Arthur Honegger, 12 pp) ; etc.
Armand Colin, 1968, in-8°, 344 pp, biblio, index, broché, bon état
Larousse, s.d. (1942), in-8°, 256 pp, édition revue, 24 portraits sur 6 pl. hors texte, index, broché, bon état
Armand Colin, 1940, gr. in-8°, 552 pp, broché, bon état. Très importante bibliographie.
Recherche sur la doctrine des oeuvres , l'art de plaire, la préciosité en littéraire, des genres tragiques et comiques et épistolaires. Intéressants chapitres sur La Fontaine , La Fayette et Bossuet.
P., del Duca, 1960, in-8°, 481 pp, 16 pl. de gravures et portraits hors texte, biblio, index, broché, qqs soulignures et annotations stylo, bon état (Coll. Histoire de la Littérature française)
Des origines de l'humanisme à la Pléiade ; De Ronsard à Malherbe.
Gallimard, 1946, in-12, 147 pp, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Les Essais)
Ma rencontre avec la poésie vivante d'un poète vivant, à peine plus âgé qui moi (de trois ans), fut un choc, une révélation, voire une initiation. Je sus brusquement que la poésie ne faisait pas seulement partie de la culture mais aussi de la vie, directement – qu'elle pouvait être vécue, et vécue autrement que je ne l'avais fait jusque-là. C'est la dimension de la poésie de René Char, entre 1938 et 1946, dans “Le Visage nuptial”, “Seuls demeurent” et “Les Feuillets d'Hypnos”, qui changea ma façon de lire. Et je souscris toujours aux premières lignes de cet essai : "La langue de René Cher avait un tel ton qu'on sentait qu'elle valait la peine d'être apprise." (G. M.)
Editions du Sagittaire, 15 nov. 1945 in-8°, 102 pp, préface de Louis Aragon, broché, non coupé, très bon état. Edition originale enrichie d'un envoi a.s. à André Marty (à André Marty / car la poésie est aussi une arme / bien cordialement / Léon Moussinac)
Léon Moussinac (1890-1964) publia dans “Poésie 41” et “Fontaine” sous le pseudonyme de Jacques d’Aymé des poèmes qui furent réunis en 1945 dans “Poèmes impurs 1939-1944”, avec une préface d’Aragon écrite fin 1944 ("Je reconnais dans ces vers cet effort insensé de maintenir la dignité humaine, cet appel du fond de l’abîme de l’homme tombé, ce refus d’accepter le destin des vaincus, je reconnais cette quête de l’esprit vers la lumière, je reconnais dans ces vers profonds comme des miroirs cet appétit de la grandeur qui n’est jamais plus vif et plus impérieux que lorsque le ciel même n’est que boue aux yeux éteints de l’homme..." Après la Libération, Moussinac dirigea à Toulouse le Centre national des intellectuels. Il devint en 1947 directeur de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), puis en 1950 directeur de l’École des arts décoratifs où il resta jusqu’en 1959. Il publia de nombreux ouvrages sur le cinéma et le théâtre. Léon Moussinac resta toujours un militant fidèle à la ligne du Parti communiste auquel il avait adhéré dans les années vingt.
Editions du Rocher, 2007, in-8°, 343 pp, annexes, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état
La vie brève et intense d'Ernest Psichari (1883-1914) est le condensé des passions, des désillusions et de l'espérance de la jeunesse intellectuelle du début du XXe siècle. Elevé dans un milieu progressiste et dreyfusard, petit-fils de Renan, ami intime de Charles Péguy et du philosophe Jacques Maritain, Ernest Psichari était indiscutablement destiné au socialisme et aux belles-lettres. Il devint en fait une icône pour la droite française de Barrès et de Maurras, un écrivain mystique converti au catholicisme dans les sables de la Mauritanie, un aventurier colonial et un héros adulé par toute une génération de Français, qui devait trouver la mort durant la Grande Guerre. “Le Voyage du Centurion”, “L'Appel des Armes”, ses livres les plus connus, parlent de la France, de l'Afrique, de la colonisation, de l'amour de Dieu et de la gloire militaire, du devoir et de ses servitudes. Mais à l'image de la vie romanesque de leur auteur, ils témoignent par-dessus tout de cet immense appétit d'aventure qui dévorait la jeunesse française d'alors. De Gaulle et bien d'autres ont reconnu leur dette vis-à-vis de celui qui mourut au champ d'honneur.
P., Maurice Glomeau, 1929, in-8°, xvi-294 pp, illustré de 12 compositions de Maurice Berty hors texte en 2 couleurs, jolie reliure demi-bradel papier crème, dos peint à la main avec titres noirs et une illustration en couleurs au centre (un gandin à chapeau noir dans une atmosphère enfumée), plats de papier marbré, bon état
Par Henry Murger, né Louis Henri Murger (1822-1861), écrivain dont l'importance dans la littérature a été longtemps célébrée avant qu'il ne tombe dans l'oubli. Fils d'un concierge-tailleur et d'une ouvrière, il passe sa jeunesse parmi les « Buveurs d'Eau » (car n'ayant pas assez d'argent pour s'offrir une autre boisson au comptoir), un groupe d'artistes-bohémiens du Quartier latin que fréquentera notamment le photographe Nadar. Ami avec les grands noms de la littérature, il connaîtra la célébrité en publiant les Scènes de la vie de bohème, un feuilleton de l'Ecole Réaliste dans lequel il met en scène ses amis, comme Schanne, sous des noms les masquant à peine. Scènes de la vie de bohème, publié en 1851, a donné lieu à de nombreuses adaptations au théâtre, à l'opéra et au cinéma et constitue un document majeur concernant la vie de bohème à Paris au XIXe siècle. Le cadre en est le Quartier latin de Paris dans les années 1840. Murger définit la Bohème comme constituée par des artistes, essentiellement pauvres, dont les antécédents se trouvent jusque dans l’Antiquité grecque et dont l’histoire comprend les noms les plus illustres. Ce sont des artistes vagabonds (en ce sens des bohémiens). Murger exclut les filous et les assassins de la Bohème. Le compositeur italien Giacomo Puccini en tirera son fameux opéra, La Bohème, en 1896...
P., J. E. Pouterman, 1931, pt in-8°, 49 pp, broché, couv. rempliée, non coupé, bon état. Edition originale, un des 110 ex. sur Hollande Van Gelder, second papier après 15 ex. sur Japon (seuls tirages sur grand papier avec 50 exemplaires hors commerce sur différents papiers)
Libr. Marcel Didier, 1964, fort in-12, lviii-472 pp, Introduction. Fragments de la Storia Fiorentina de Varchi. Une Conspiration en 1537. Plans de Lorenzaccio. Scènes non employées de Lorenzaccio. Lorenzaccio. (Société des textes français modernes)
P., Charpentier, 1888, gr. in-8°, 372 pp, un portrait de Paul de Musset en frontispice et une gravure hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés soulignés à froids, fleurons et caissons ornés dorés, titres dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, coupes frottées, bon état
"Depuis longtemps je me suis promis de livrer aux admirateurs d'Alfred de Musset l'histoire de sa vie. Bien des fois j'ai voulu entreprendre ce travail, et j'en ai été empêché par la vivacité même de mes souvenirs. Cependant ce n'est pas seulement un devoir que je prétends remplir envers l'homme que j'ai le plus aimé, dont j'ai été le plus fidèle ami et le confident le plus intime ; c'est aussi un complément que je regarde comme nécessaire à l'intelligence parfaite de ses ouvrages ; car son œuvre, c'est lui-même : on y sent son génie se transformer de jour en jour, comme il n'arrive qu'aux poètes privilégiés dont l'imagination est en rapports constants avec le cœur. Les créations de ces rares esprits, leurs fantaisies même n'ont pas le caractère habituel des fictions, puisqu'on y retrouve tous les mouvements de leur âme. Leur histoire devient ainsi celle du cœur humain, et rien de ce qui les fait connaître ne peut plus être indifférent ; c'est pourquoi la curiosité du public pour les particularités de leur existence est légitime et intelligente..." (Introduction)