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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Casablanca, Les Editions du Moghreb, 1938, in-12, 255 pp, reliure demi-basane verte, dos à 5 larges nerfs, pièce de titre basane vermillon, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Romans marocains)
"... Ces romans sont considérés à l’époque comme des oeuvres importantes et parfois primées de la littérature «marocaine». Les écrivains publiés s’efforcent avec une certaine bonne volonté de restituer un Maroc traditionnel que leur activité professionnelle ou leur pratique personnelle leur a permis de connaître. L’oeuvre la plus empathique est peut-être celle de Marie Barrère-Affre, dans son roman "Le village de Toub" (1938), centré sur le monde berbère féminin, de même qu’un autre roman pour lequel elle recevra le prix du Maroc en 1941, "Timmimit ksourienne"." (Jean-Robert Henry, À propos de la collection «Les romans marocains», BledMag, 2010)
Casablanca, Editions d'art Paul Bory, 1944, pt in-4°, 253 pp, 19 bois hors texte dont 8 en couleurs et 1 en bleu, lexique à l'usage des non-berbérisants in fine (4 pp.), broché, non coupé, couv. illustrée, chemise et étui, bon état. Edition originale tirée à 975 ex. numérotés seulement, celui-ci un des 300 ex. sur vergé numérotés de 201 à 500 (n° 436) auxquels il a été ajouté une suite tirée en noir et une couleur des huit premières planches. Exemplaire signé par l'auteur et l'illustrateur
"... Ces romans sont considérés à l’époque comme des oeuvres importantes et parfois primées de la littérature «marocaine». Les écrivains publiés s’efforcent avec une certaine bonne volonté de restituer un Maroc traditionnel que leur activité professionnelle ou leur pratique personnelle leur a permis de connaître. L’oeuvre la plus empathique est peut-être celle de Marie Barrère-Affre, dans son roman "Le village de Toub" (1938), centré sur le monde berbère féminin, de même qu’un autre roman pour lequel elle recevra le prix du Maroc en 1941, "Timmimit ksourienne"." (Jean-Robert Henry, À propos de la collection «Les romans marocains», BledMag, 2010)
Emile-Paul, 1916, in-12, v-309 pp, reliure demi-basane époque, dos lég. épidermé
A partir de 1905, Barrès devient le grand écrivain de la « Revanche contre l'Allemagne », victorieuse de la France en 1871, ce qui donne lieu à une trilogie littéraire : Au service de l'Allemagne (1905), Colette Baudoche (1909), et Le génie du Rhin (1921). En 1906, il est élu à l'Académie française et devient député de Paris. En janvier 1914, il remplace Paul Déroulède à la présidence de la Ligue des patriotes, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort le 4 décembre 1923.
P., Plon-Nourrit et Cie, 1923, in-12, xiv-298 pp, préface de l'édition d'après la victoire, reliure pleine percale carmin, dois lisse, pièce de titre basane noire, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état, un des 1100 ex. numérotés sur papier pur fil des papeteries Lafuma (Les Bastions de l'Est)
A partir de 1905, Barrès devient le grand écrivain de la « Revanche contre l'Allemagne », victorieuse de la France en 1871, ce qui donne lieu à une trilogie littéraire : Au service de l'Allemagne (1905), Colette Baudoche (1909), et Le génie du Rhin (1921). En 1906, il est élu à l'Académie française et devient député de Paris. En janvier 1914, il remplace Paul Déroulède à la présidence de la Ligue des patriotes, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort le 4 décembre 1923. Un livre comme Au service de l’Allemagne appartient à la fois au roman régionaliste et au roman social.
Emile-Paul, 1915, in-12, 381 pp, broché, pt mque au 1er plat, bon état. Edition originale en volume, exemplaire tiré spécialement pour l'auteur et numéroté (n° 435), envoi a.s.
"Ce deuxième livre de l'Ame française et la guerre s'étend du 1er novembre 1914 au 1er janvier 1915 et raconte la période où les Allemands achevèrent de briser dans les Flandres leur force offensive déjà si rudement épointée par notre victoire de la Marne."
Emile-Paul, 1915, in-12, 393 pp, broché, bon état. Edition originale en volume, exemplaire tiré spécialement pour l'auteur et numéroté (n° 306), envoi a.s.
"Je redonne ici mes articles quotidiens de l'Echo de Paris pendant les premiers mois de la guerre, de la déclaration de guerre jusqu'au 1er novembre. Ces pages offriront un intérêt au lecteur dans la mesure où elles conservent l'émotion, la couleur morale de ces journées tragiques. (...) J'ai laissé les fausses nouvelles. Nos erreurs de fait, nos espérances trop hâtives ne sont-elles pas quelque chose de l'atmosphère que nous respirions ?"
Emile-Paul, 1915, in-12, 393 pp, broché, bon état
"Je redonne ici mes articles quotidiens de l'Echo de Paris pendant les premiers mois de la guerre, de la déclaration de guerre jusqu'au 1er novembre. Ces pages offriront un intérêt au lecteur dans la mesure où elles conservent l'émotion, la couleur morale de ces journées tragiques. (...) J'ai laissé les fausses nouvelles. Nos erreurs de fait, nos espérances trop hâtives ne sont-elles pas quelque chose de l'atmosphère que nous respirions ?"
Plon, 1926, in-12, 279 pp, broché, non rogné, bon état. Un des 1100 exemplaires du tirage de tête sur papier pur fil Lafuma
Plon, 1993, gr. in-8°, xxvii-1128 pp, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état
Les Cahiers sont un miroir le long de la vie et l’œuvre de Maurice Barrès, qui oscillèrent entre égotisme et nationalisme. C’est aussi la matrice de ses romans. L'un des derniers grands documents sur le monde littéraire et politique de la IIIe République. On y croise notamment Jean Jaurès, Émile Zola, Alphonse Daudet, Paul Bourget, Anatole France et tous les figurants d’un théâtre lyrique sur lequel roulent le feu de la vie, l’obsession de la mort, la vulnérabilité des hommes. — "Don prodigieux de 'reporter'. Admirable quand il relate (mariage d'Arthur Meyer). Pages surprenantes (récit d'une visite à l'hôpital de la Pitié), comparables aux meilleures de 'Choses vues' de Hugo... La connaissance et l'acceptation de ses limites, de ses manques, de ses faiblesses (souvent il se les exagère) donnent à ces pages un accent qui saisit le cœur. Et comment ne point admirer l'expression, presque toujours parfaite, d'une volonté si constamment appliquée à obtenir de soi le meilleur ?" (André Gide) — "Peut-on sauver Barrès, faire relire aujourd’hui ses Cahters ? Le temps serait-il venu de tirer l’auteur du Culte du moi et des Déracinés, mort en 1923, de l’enfer où il séjourne depuis un bon demi-siècle ? Barrès est un antimoderne exemplaire car nul ne fut plus ambivalent, plus joueur que lui à l'égard de la modernité, à la fois partie prenante de celle-ci, l'exténuant dans sa vie, mais lui résistant dans ses conséquences politiques et sociales, égotiste à la Stendhal ou à la Baudelaire, mais réactionnaire à la Balzac ou à la Barbey d'Aurevilly. Barrès entama la rédaction de ses cahiers le 11 janvier 1896, au lendemain des funérailles de Verlaine. Les Cahiers semblent relever du genre des souvenirs, mais l’entreprise se révèle vite plus diverse, plus complexe..." (Antoine Compagnon)
Plon, 1930-1945, 11 vol. in-12 (sur 14), xiii-310,v-357,vi-407,iv-362,iv-365,v-382,vii-376,vii-336,viii-478,viii-455 et xii-442 pp, volumes brochés, notices biographiques, appendices, notes et index, brochés, bon état
Tome I (1896-1898). - II (1898-1902). - III (1902-1904). - IV (1904-1906). - V (1906-1907). - VI (1907-1908). - VII (1908-1909). - VIII (1909-1911). - IX (1911-1912). - X (1913-1914). - XI (1914-1918). Le Journal de l'écrivain et homme politique français (1862-1923). Manque les trois derniers volumes (de janvier 1919 à décembre 1923).
Plon, 1934, in-12, vii-336 pp, index, broché, bon état. Edition originale, un des 345 ex. numérotés sur pur fil Lafuma à grandes marges
Plon, 1925, in-12, 278 pp, broché, non rogné, bon état. Un des 1100 exemplaires du tirage de tête sur papier pur fil Lafuma
P., Henry Goulet, 1924, gr. in-8°, 29 pp, un fac-similé d'une lettre autographe de M. Barrès en frontispice, broché, bon état. Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers
P., Lecoffre, J. Gabalda et fils / Albi, Imprimerie coopérative du Sud-Ouest, 1929, 2 vol. gr. in-8°, xiv-447 et viii-356 pp, une planche d'armoiries de la famille de Guérin du Cayla et 7 pl. de gravures hors texte (dont une en couleurs), biblio, index, les 2 tomes reliés en un volume demi-toile bleue, dos lisse, pièce de titre basane carmin, couv. conservées, bon état, envoi a.s.
Femme de lettres française, Eugénie de Guérin (1805-1848) est la sœur aînée du poète Maurice de Guérin, avec qui elle entretint une correspondance. Elle quitta rarement son lieu de naissance, excepté pour de courts séjours dans les villes environnantes (Albi, Gaillac, Toulouse). En novembre 1838, elle se rendit à Paris pour le mariage de son frère Maurice avec Caroline de Gervain. Elle y demeura six mois, logée chez le couple et chez Mme de Maistre, dont elle était la guide spirituelle au château de Coques, et dont son frère était tombé amoureux. Rentrée au Cayla le 8 juillet 1839, elle assista à la mort de son frère onze jours plus tard. Ce sera l'événement le plus marquant de sa vie. Elle ne se remettra jamais de cette séparation et mourra neuf ans plus tard, inconsolée.
P., Les Libraires Associés, 1964, fort in-folio (36 x 26,5 cm), en feuilles sous chemises, l'ensemble dans un emboîtage toilé vert de l'éditeur (bords lég. abîmés), tiré sur vergé Royal des Papeteries Barjon, un des 2.000 ex. numérotés, bon état
Réimpression des 135 planches les plus célèbres de l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert, finement reproduites avec leurs légendes, réunies en 14 sections, précédées de textes de Roland Barthes (Image, raison, déraison), Robert Mauzi (Une souveraineté éphémère) et Jean-Pierre Seguin (Courte histoire des planches de l'Encyclopédie), et de notices biographiques sur les dessinateurs et les graveurs. — « Bien avant la littérature, l'Encyclopédie, singulièrement dans ses planches, pratique ce que l'on pourrait appeler une certaine philosophie de l'objet : c'est-à-dire qu'elle réfléchit sur son être, opère à la fois un recensement et une définition... », écrit Roland Barthes. Mais c'est surtout en séparant les planches du texte, dès le projet initial de l'ouvrage, que l'Encyclopédie « s'engageait dans une iconographie autonome de l'objet », qui vaut d'être considérée en elle-même, par pure délectation, « ce qui ajoute à la fin didactique de l'illustration une justification plus gratuite, d'ordre esthétique ou onirique ». Cette préface lointaine à la littérature objectale, ainsi que la qualité propre aux images justifieraient pleinement cette admirable présentation des cent trente-cinq planches les plus célèbres de l'Encyclopédie. Trois textes servent d'ouverture à cette édition : Image, raison, déraison de Roland Barthes, sorte d'analyse spectrale des planches et des vignettes ; Une souveraineté éphémère de Robert Mauzi, éclairant les intentions de l'ouvrage encyclopédique : « sorte de légende dorée de l'artisanat » qui « parallèlement à la philosophie sensualiste... scelle la réconciliation entre l'homme et le monde » ; enfin une Courte histoire des planches de l'Encyclopédie par Jean-Pierre Séguin, conservateur à la Bibliothèque Nationale, qui expose la fameuse question du plagiat. J'ai pris un plaisir très vif à déchiffrer ces images, apparemment si claires, à la lumière de ces trois guides, et je ne crois pas que l'édition nous ait donné cette année un livre plus passionnant et d'une qualité plus rare que celui-ci... (Camille Bourniquel, revue Études, 1965)
Payot, 1925, pt in-8°, 224 pp, 41 gravures, broché, bon état