8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Hachette, 1958, in-8°, 320 pp, biblio, broché, bon état
Hachette, 1953, in-12, 256 pp, biblio, broché, couv. illustrée (lég. piquée), bon état (Coll. Les Vies privées)
Hachette, 1931, in-8°, 426 pp, biblio, reliure pleine toile écrue, dos lisse, pièce de titre basane fauve, bon état (Coll. L'histoire de France racontée à tous)
"Le principal mérite de l'ouvrage de M. Boulenger est dans un style ferme et coloré, mais suffisamment sobre, qui n'est point d'ordinaire celui des manuels scolaires. M. B. est un écrivain, qui s'est appliqué à l'histoire du XVIIe siècle. Son livre se lit facilement, et non sans plaisir. Il apparaît comme assez juste de ton. Ses textes de l'époque sont fréquemment cités, les portraits sont souvent heureux." (Georges Camille Picavet, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1912)
Grasset, 1933, in-8°, 299 pp, imprimé sur sur alfa Navarre, broché, un portrait de Fouquet en couverture, bon état
"... Le Nicolas Fouquet de M. Marcel Boulenger sera lu avec plaisir dans les salons." (G. Pagès, Revue historique, 1934)
Grasset, 1933, in-8°, 299 pp, reliure demi-toile havane, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur alfa Navarre
"... La nécessité d'un volume de plus sur Nicolas Fouquet ne se faisait peut-être pas très vivement sentir ; mais celui de M. Marcel Boulenger sera lu avec plaisir dans les salons." (G. Pagès, Revue Historique, 1934)
Arthaud, 1986, in-8°, 316 pp, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Charles IX est resté pour l'histoire le roi aux "mille morts" celui qui, dans la nuit du 24 août 1572, déclencha l'un des premiers génocides des temps modernes. Mais connaît on l'a véritable personnalité de ce jeune homme mort à 24 ans hanté par des visions atroces ? De celui qui avait été cet enfant-roi monté sur le trône à dix ans ? A partir des documents du temps scrutés avec prudence, l'auteur s'efforce de retrouver ses divers visages oubliés par la postérité. Cette enquête le conduit à faire revivre les personnalités de l'entourage du roi. La Cour et ceux qui "l'animent", ces Guise brillants, séduisants, arrogants, et surtout Catherine, l'Italienne, la mère, reine et régente omniprésente... Celle qui entreprend le lent voyage avec toute la Cour, à travers les campagnes françaises jusqu'à la Bidassoa pour embrasser sa fille, la reine d'Espagne... La rigoureuse reconstitution de l'auteur, l'attention minutieuse avec laquelle il dénombre les forces qui s'opposaient au jeune roi, qui tout à tour semblait l'emporter dans son esprit, ne peut que nous amener à poser la question des responsabilités réelles de l'ordre qui amena la Saint Barthélémy. On voudrait que ce ne fût pas ce jeune roi, aimé de Ronsard, épris de musique... Sa personne fût peut être, en dépit de la tragédie, ce qui fit que le royaume conserva son unité et que l'autorité royale sortit renforcée d'une telle épreuve.
P., Didier et Cie, 1881, 2 vol. in-8°, xi-445 et 438 pp, un portrait gravé sous serpente en frontispice, un tableau généalogique hors texte, reliures demi-maroquin bleu-nuit, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titre, tomaison et fleurons dorés (rel. de l'époque), qqs très rares rousseurs, qqs très rares annotations crayon, bon état. Peu courant
Abraham de Fabert, maréchal de France en 1658, fut l'un des plus illustres généraux du XVIIe siècle. Il gagna tous ses grades à la pointe de l'épée et assista à une infinité de sièges et de combats. Lieutenant général en 1650, il reçoit le bâton de maréchal de France en 1658. Il est aussi gouverneur de l’ancienne principauté de Sedan en 1642-1662, s’illustre pendant la guerre de Trente Ans et assiège Stenay en 1654. — "Le nom et le souvenir de Fabert sont restés populaires ; mais on ignore trop les titres tout particuliers que le maréchal sut acquérir à la reconnaissance de ses contemporains et particulièrement de nos provinces de l'Est, par ses qualités d'administrateur et par ses plans de réformes militaires et financières. Ces tentatives honorables et trop peu connues d'un homme qui a été animé, comme Vauban, de la passion du bien public, font la matière du second volume ; dans le premier, l'auteur traite de la jeunesse de Fabert, de ses campagnes, et de ses débuts comme gouverneur à Sedan. L'ouvrage repose sur des recherches étendues et consciencieuses." (Revue des Deux Mondes, 1880)
Paris, 1963, in-8°, 122 pp, paginé 23-144, un plan de l'île de la Cité vers 1650 en double page, une figure, sources et biblio, broché, marques au stylo en marges sur 2 pages, bon état
Extrait du tome XIII, 1962 de “Paris et Île-de-France. Mémoires”. — "Ce mémoire, entrepris sous la direction du professeur Roland Mousnier, a été présenté en 1961 pour le diplôme d'études supérieures. Très sérieusement documenté, reposant avant tout sur le dépouillement des minutes des notaires de la Cité pour les années 1648 et 1649, commodément illustré par un plan de l'île emprunté à l'ouvrage contemporain de Jacques Gomboust, il donne un tableau aussi complet que possible de ce qu'était au point de vue social le quartier de la Cité au milieu du XVIIe siècle avec sa population très dense, évaluée à une vingtaine de mille personnes, où prédominaient ecclésiastiques, gens de robe, marchands et artisans. Intéressant en lui-même, le travail de M. Bourgeon ne l'est pas moins au point de vue de la problématique des « structures sociales ». Il se termine par un chapitre très objectif sur l'attitude et les réactions des habitants de la Cité au cours des journées dramatiques d'août 1648 et pendant les troubles de la Fronde en général." (Georges Tessier, Bibliothèque de l'École des chartes, 1964)
P., Laplace, Sanchez et Cie, 1883, in-12, lii-366 pp, 4 belles gravures finement coloriées par M. Henri Allouard, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs filetés, titre et caissons ornés, doubles filets dorés sur les plats, tête dorée (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état
Dès 1651, grâce à Sébastien Zamet, évêque de Langres, Boursault (1638-1701) s'installe à Paris. Le libertin Des Barreaux, qui lui montre « toute la tendresse et toute la bonté d'un Père », est le premier à découvrir en lui des « dispositions à la Poésie » et le guide à ses débuts. Corneille, suivant une indication moins sûre, l'appelle son fils et l'honore de ses avis. Pellisson le présente à Fouquet. Secrétaire des commandements de la duchesse d'Angoulême en 1660, il lui adresse sur son voyage de Sens une relation burlesque dont le succès détermine sa vocation de journaliste. En 1664, il se rend à Eu auprès de Mademoiselle et s'y lie avec Segrais. Il entretient d'étroites relations avec Charpentier, qu'il rencontre chez Mme Deshoulières, connaît Ménage, les Tallemant, plus tard (en 1694) La Fontaine, qui apprécie trois de ses épigrammes traduites de l'italien et visant le Sacré Collège. On le trouve aussi mêlé, avec La Fare et Chaulieu, à la Société du Temple. Il correspond avec Furetière, la comtesse de La Suze, Fieubet. Commensal du Président Perrault, c'est auprès de Condé qu'il cherche appui lorsqu'il perd le privilège de sa gazette. En 1671, sa Véritable Etude des souverains lui vaudrait une charge de sous-précepteur du Dauphin, grâce à la protection de Montausier, s'il avait su le latin. Receveur des tailles à Montluçon depuis 1762, il peut à ce titre tirer d'embarras Boileau en cure à Bourbon-l'Archambault et offrir de lui avancer jusqu'à deux cent louis. Mais en 1688, il se voit taxé de mansuétude excessive et révoqué par le fermier général Lejariel. Conscient de ses manques, il refuse de poser sa candidature à l'Académie en dépit de Thomas Corneille, qui voudrait l'y faire entrer. (B. Beugnot, Dictionnaire des journalistes)
Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1972, in-8°, 574 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"On peut même soutenir que le romantisme des années 1750-1780, souvent plus hardi, plus avancé que celui de 1830, annonce aussi très directement le symbolisme, le surréalisme, l'existentialisme, voire le lettrisme. Il est donc tout à fait indispensable de redécouvrir aujourd'hui ces remarquables écrivains que sont Bibbiéna, Baculard d'Arnaud, Tiphaigne de La Roche, Chassaignon, Loaïsel de Tréogate, Bonneville."
Berger-Levrault, 1983, gr. in-8°, 181 pp, 67 gravures et cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Illustres inconnus)
« La vérité ressemble à la fable. Toujours quelque chose d’extraordinaire se mêlait aux évènements qui arrivaient à Beaumarchais », déclarait son confident et ami Gudin de la Brenellerie. Ecoutant Figaro, « l’homme le plus dégourdi de sa nation », le spectateur croit reconnaître son auteur. Beaumarchais-Figaro devient un unique personnage, et trompe une nouvelle fois son monde. Jeune horloger, il s’était évadé de la profession en inventant « l’échappement », il abandonna la musique pour la spéculation, les emplois officiels pour les intrigues, la comédie, pour le drame bourgeois. Echafaudant mille projets, menant de front cent affaires, à l’aise devant les situations les plus embrouillées, rusant, biaisant et paraissant toujours aller droit son chemin, Beaumarchais s’échappait en riant, faisait rire et semblait triompher de tout. Trop adroit pour paraître laborieux, trop franc pour demeurer vraisemblable, trop lucide pour rester sincère, Beaumarchais prétendit encore donner, dans sa tourbillonnante existence, l’exemple de la probité morale et inspirer, dans ses dernières œuvres théâtrales, l’amour de la vertu et l’horreur du vice. Plusieurs séjours en prison et la désaffection du public payèrent justement de telles ambitions. Le dernier « échappement » du vieux Beaumarchais fut la mort. Demeure l’insaisissable et jeune Figaro. (4e de couverture)
P., Plon, 1866, 2 vol. gr. in-8°, iv-501 et 527 pp, index, brochés, bon état. Edition originale
"Le lecteur aura ainsi sous les yeux l'ensemble de la Correspondance secrète qui nous est parvenu de Louis XV." (introduction) — "On apprendra, non sans étonnement, que Louis XV eut des idées politiques arrêtées ; qu'il voulut fermement la liberté de la Pologne ; que l'alliance autrichienne fut son ouvrage ; qu'il s'occupa sérieusement du gouvernement, à l'insu de ses ministres et de ses maîtresses ; et qu'il eut un ministère secret, à la tête duquel était le comte de Broglie." — Ouvrage de référence. Les documents entrés pour la première fois dans le domaine public et publiés par Boutaric permettent de mieux comprendre la politique étrangère de Louis XV.
Avignon, François Girard, 1751, 2 vol. in-4°, (8)-180-xv-(8)-255 et (2)-xii-264-120-139 pp, reliure d'époque plein veau marbré, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés, tranches mouchetées, une coiffe manquante, pt accident au 1er plat du tome I, quelques épidermures sans gravité, bon exemplaire
François de Boutaric (1672-1753), fut avocat au parlement de Toulouse, professeur de droit, capitoul et chef de consistoire. Ordonnance de février 1731 concernant les Donations. Ordonance d'août 1735 concernant les Testaments. Ordonnance d'août 1747 concernant les Substitutions. Ordonnance du 16 janvier 1736, portant réglement pour les adjudications par décret en Languedoc.
Librairie des Champs-Elysées, 1928, in-12, 252 pp, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, papier lég. jauni, état correct
Belin, 1994, in-8°, 334 pp, un frontispice et 34 illustrations dans le texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Un savant, une époque)
Van Leeuwenhoek (1632-1723) est connu comme l'inventeur du microscope. Cette célébrité nominale masque une ignorance quasi générale de sa vie comme de son oeuvre monumentale mais éparpillée. Philippe Boutibonnes explore ici le corpus des quelques trois cent lettres, adressées pour la plupart à la Royal Society de Londres, dans lesquelles van Leeuwenhoek a rendu compte de ses observations, consignant notamment sa découverte de bêtes minuscules, dans l'eau ou dans la « semence des mâles », et sa participation au combat contre la doctrine de la « génération spontanée ». Sans réduire la diversité insolite de l'œuvre, il cherche à dégager la permanence d'une démarche, d'un mode de pensée. Simultanèment, la vie et l'œuvre de van Leeuwenhoek sont l'occasion de restituer le climat d'intense curiosité qui caractérise le XVIIe siècle : grâce à « l'exception hollandaise », qui fournit un lieu où échapper aux fanatismes qui troublent l'époque, peintres et « microscopistes » se rejoignent dans un même engouement pour un savoir visuel, lié aux instruments optiques.
Calmann-Lévy, 1895, in-8°, xxix-337 pp, introduction par André Hallays, un portrait gravé en frontispice, reliure demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs filetés, titres et fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), charnières faibles, bon état
P., Emile-Paul, 1902, in-8°, 326 pp, un portrait en frontispice, broché, pt mque angulaire au 1er plat, bon état
« Dans l'histoire du XVIIIe siècle, nous dit M. B., le cardinal de Tencin ne joua qu'un rôle secondaire. Il avait caressé l'espoir de gouverner la France, mais ses talents et ses mérites ne se trouvaient pas proportionnés à son ambition. Sa physionomie n'en demeure pas moins fort curieuse, et fort intéressante aussi pour les événements auxquels il fut activement mêlé, sans parvenir à les diriger en maître. » Envoyé en mission à Rome en 1721, par Dubois, son protecteur et son maître en politique et en diplomatie, il ne fut pas le moins zélé et le plus scrupuleux des agents qui conquirent, à force d'intrigues, le chapeau du compagnon du Régent. Trop jeune pour se mettre en évidence sur le devant de la scène, il se tint dans les coulisses et, de toutes les grandes affaires qui se traitaient à Rome, il connut les dessous. Pour le remercier de son concours, Dubois le laissa à Rome, comme chargé d'affaires du roi. Il y séjourna de 1721 a 1724, et en revint archevêque d'Embrun. Il passa quinze années à Embrun (1724-1739). Son ambition, son besoin d'action le poussèrent à jouer un grand rôle dans les affaires religieuses et à se poser en adversaire intraitable des Jansénistes. En 1726, il dénonça un mandement de l'évêque de Senez, Soanen, un des premiers appelants de la bulle Unigenitus, et, en 1727, présida le concile d'Embrun où il fut condamné. Son attitude intransigeante ne laissa pas que de déplaire à la cour de France. Mais elle lui servit à la cour de Rome, avec laquelle il ne cessait d'entretenir des rapports. En 1739, il fut fait cardinal presque contre le gré de Fleury. Il repartit à Rome, où se trouvait son principal point d'appui. Par ses intrigues, il réussit à supplanter l'ambassadeur de France, Saint-Aignan, et fut de nouveau chargé d'affaires. Il dirigea la politique française pendant toute la durée du long conclave de 1740, qui se termina par l'élection de Benoit XIV... (P. Muret, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1902)
Gallimard, 1992, in-4°, 228 pp, 129 illustrations en couleurs, reliure percaline noire de l'éditeur sous emboitage illustré, bon état (Coll. Découvertes Gallimard Albums)
Aux Armes de France, 1941, in-8°, 210 pp, broché, papier lég. jauni, bon état
« Un tableau des plus curieux de la vie à la cour de Frédéric II, roi de Prusse ». Par Jean-Baptiste de Boyer, marquis d’Argens (1703-1771). Boyer d’Argens suivit la carrière des armes et eut une jeunesse fort licencieuse. Sa vie sentimentale impétueuse s’est particulièrement orientée vers les actrices de théâtre. Dès l’âge de quinze ans, il entra, malgré l’opposition de son père qui le destinait, en tant que fils aîné, à la magistrature, à l’armée où il restera jusqu’à la trentaine, ce qui poussa son père à le déshériter. Blessé devant Philipsbourg en 1734, il quitta le service et se retira en Hollande, afin d’y écrire librement ses pamphlets. Il attira l’attention du roi de Prusse par ses attaques contre le christianisme : ce prince l’appela à sa cour, en fit son chambellan, et le nomma « Kammerherr » directeur général de son Académie. Il s’offensa néanmoins de le voir épouser l’actrice Mademoiselle Cochois. Après avoir vécu 25 ans dans l’intimité de Frédéric II, le marquis d’Argens revint passer ses dernières années dans sa famille, à Aix. Ses écrits sont inspirés par la philosophie sceptique de l’époque. Robert Darnton considère que d’Argens a probablement été l’auteur du roman philosophico-pornographique “Thérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l’histoire du P. Dirrag et de Mlle Eradice.”
BRANTOME (Pierre de Bourdeille, abbé de).
Reference : 114979
(1997)
ISBN : 9782911199165
Arles, Editions Sulliver, 1997, in-8°, 282 pp, généalogie des Valois-Angoulême, chronologie, broché, couv. illustrée à rabats, qqs rares soulignures crayon, qqs croix au stylo bleu dans les marges de la préface de Mérimée, bon état
«Car enfin les petits sont petits, les grands sont grands, qui ont tousjours raison d'eux. » Mémorialiste et historien des moeurs, Brantôme est le témoin privilégié du temps des derniers Valois. Cette édition reproduit le texte original. Elle est augmentée d'une notice de Mérimée sur l'auteur et d'un texte écrit par Mathaud, secrétaire de Brantôme. — "Mais, quant à moy, je n'y ay jamais veu roy, prince, ny capitaine des gardes, ny homme quiconque soit, qui y ayt eu meilleure grace et meilleure façon, ny plus grande discretion que feu M. de Guyse le grand et M. son fils, le dernier des hommes de son temps; car ils commandoient si modestement et si doucement, ores parlant à l'un, ores parlant à l'autre, si gentiment, que, par deux ou trois doux mots qu'ils disoient, le monde se reculoit de soy-mesme et se tenoit coy, plus cent fois que par une infinité de brailleries, poussemens et impatiences de tous autres."
P., Georges Briffaut, 1927, in-8°, 321 pp, index, broché, dos lég. sali, bon état
Première édition intégrale augmentée des autres poésies de l'auteur, publiée avec préface, dépouillement du manuscrit N. A. Fr. 11688, notes, variantes et glossaire, par Louis Perceau. — "Les poésies de Brantôme sont en partie inédites. Elles le sont même en très grande partie, pourrait-on dire, puisque l'édition fort défectueuse qui en fut faite en 1881 est aujourd'hui très rare. Elle était d'ailleurs incomplète, un sentiment exagéré de pruderie ayant incité l'éditeur à passer sous silence les pièces écrites avec cette liberté d'expression qui a rendu célèbre le « conteur » des “Dames Galantes”. Toutes les jeunes amours de Brantôme défilent dans ces vers galants adressés à ces « belles et honnestes dames » de l'escadron volant de Catherine de Médicis, dont les faits et gestes alimentaient la chronique scandaleuse du temps. Des notes, en grande partie tirées du “Recueil des Dames” et d'autres mémoires de l'époque, ajoutent un commentaire piquant à ces “Rymes” amoureuses et galantes. Ajoutons que M. Louis Perceau a établi le texte des poésies avec un soin particulier, et qu'il s'est livré à un dépouillement complet du manuscrit de Brantôme, fait précieux pour l'histoire littéraire. Le “Recueil d'aulcunes Rymes” est un ouvrage parfait qui séduira à la fois les érudits, les bibliophiles et les curieux de notre histoire poétique et galante." (L'Editeur)
BRANTÔME (Pierre de Bourdeille, abbé de).
Reference : 40613
(1973)
ISBN : 9782711640140
P., Vrin, et Montréal, Editions Cosmos, 1973, gr. in-8°, 424 pp, préface par V.-L. Saulnier, 5 gravures et un fac-similé, biblio, broché, bon état
"Le Discours sur les colonels de l'infanterie de France dont l'édition critique parue en 1973 a été établie par Etienne Vaucheret est d'un grand intérêt pour qui veut comprendre la pensée politique de Brantôme au moment où dans sa retraite forcée il fait le bilan d'une existence dont les aventures coïncident avec les tumultes du siècle : accord parfait qui fait de Brantôme un témoin brisé, au sens propre et au sens figuré, mais tellement lucide ! Or, cette clairvoyance nous paraît toute entière dictée par son expérience de Gentilhomme-soldat : c'est elle qui éveille en lui le politique, qui modèle son jugement et détermine sa conduite. Le fait militaire est l'élément décisif de son comportement au même titre que le fait religieux l'est, à la même époque, pour ceux qui furent ses contemporains, voire ses amis ou ses compagnons d'armes. Mais, autant l'engagement religieux suppose à un moment donné rupture et désobéissance, autant le sentiment d'appartenance à un ordre nobiliaire militaire oblige à la fidélité et à l'obéissance, même contraintes. Cette référence à une continuité qui donne à Brantôme une assurance face aux vicissitudes du temps et qui lui permet de surmonter les moments difficiles de son existence, fait de lui à la fois un héritier de l'époque médiévale et un précurseur de ce qu'il est convenu d'appeler l'âge d'or de l'absolutisme monarchique." (Anne-Marie Cocula)
P., Vrin, et Montréal, Editions Cosmos, 1973, gr. in-8°, 424 pp, préface par V.-L. Saulnier, 5 gravures et un fac-similé, biblio, reliure demi-toile verte à coins, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane bordeaux, couv. et dos conservés, bon état
"Le Discours sur les colonels de l'infanterie de France dont l'édition critique parue en 1973 a été établie par Etienne Vaucheret est d'un grand intérêt pour qui veut comprendre la pensée politique de Brantôme au moment où dans sa retraite forcée il fait le bilan d'une existence dont les aventures coïncident avec les tumultes du siècle : accord parfait qui fait de Brantôme un témoin brisé, au sens propre et au sens figuré, mais tellement lucide ! Or, cette clairvoyance nous paraît toute entière dictée par son expérience de Gentilhomme-soldat : c'est elle qui éveille en lui le politique, qui modèle son jugement et détermine sa conduite. Le fait militaire est l'élément décisif de son comportement au même titre que le fait religieux l'est, à la même époque, pour ceux qui furent ses contemporains, voire ses amis ou ses compagnons d'armes. Mais, autant l'engagement religieux suppose à un moment donné rupture et désobéissance, autant le sentiment d'appartenance à un ordre nobiliaire militaire oblige à la fidélité et à l'obéissance, même contraintes. Cette référence à une continuité qui donne à Brantôme une assurance face aux vicissitudes du temps et qui lui permet de surmonter les moments difficiles de son existence, fait de lui à la fois un héritier de l'époque médiévale et un précurseur de ce qu'il est convenu d'appeler l'âge d'or de l'absolutisme monarchique." (Anne-Marie Cocula)
Armand Colin, 1967, gr. in-8° carré, 463 pp, 8 pl. en couleurs et 40 pl. en noir hors texte, 124 illustrations, 9 cartes, 12 tableaux et graphiques, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, emboîtage carton bordé, bon état (Coll. Destins du monde). Edition originale et seul volume paru dans cette collection. La suite ne paraîtra qu'en 1980
"Dans cet ouvrage, la vie économique du monde nous est présentée en une savante gradation. Pour les premiers siècles des temps modernes, l'historien passe successivement des éléments les plus simples de la vie matérielle des hommes aux complexités croissantes de la vie économique et sociale. L'auteur part des humbles réalités quotidiennes chez tous les peuples. D'abord le « poids du nombre », les hommes, leur montée démographique, leur régime biologique, leurs luttes pour la conquête de richesses et d'espaces. Puis le « pain de chaque jour » le blé et les céréales secondaires, le riz et le maïs. Puis « le superflu et l'ordinaire », car en matière de nourriture, de boisson, d'habitat et de vêtement, la distinction des riches et des pauvres se fait partout sentir. Les chapitres suivants sur la « diffusion des techniques » ne sont pas seulement remarquables par la richesse de leur information, ils nous livrent des réflexions pénétrantes sur les relations de la technique et des sociétés humaines. Les deux derniers chapitres sur la monnaie et sur les villes nous font accéder à un étage plus élevé des rapports sociaux. Là encore l'immense érudition de l'auteur est admirablement servie par un sens très averti des problèmes humains. Il en résulte que ce volume, où les aspects matériels et techniques de la vie des hommes occupent une si grande place, est, dans l'acception la plus vraie du terme, l'oeuvre d'un humaniste. Nous ne pouvons que signaler les admirables illustrations, figures, plans et graphiques de ce beau volume. Par leur choix et leur variété, ils donnent au texte son indispensable complément." (J. Lecler, Etudes, 1967)
Armand Colin, 1980, gr. in-8°, 600 pp, 129 illustrations, 29 cartes et graphiques, notes, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Tome 2 seul (sur 3). – Le maître-livre de Fernand Braudel. Ce second volume, “Les Jeux de l'échange”, entre dans le mouvement de la vie économique. De bas en haut de l'échelle, sont énumérés les outils de l'échange : colportage, marchés, échoppes et boutiques, foires, bourses, banques. Autant d'étapes de l'épanouissement de l'économie de marché, confondu d'ordinaire avec celui du capitalisme. Fernand Braudel distingue et même oppose parfois les activités et les acteurs de l'économie de marché et du capitalisme, celle-là sous le signe de l'échange naturel et sous surprise, de la transparence et de la concurrence, celui-ci animé par la spéculation et les calculs savants d'un petit groupe d'initiés. Ce capitalisme se fonde sur la puissance et peut ainsi se réserver les secteurs privilégiés de l'accumulation, secteurs changeants au fil du temps : du XVe au XVIIIe siècle, non pas l'industrie, mais la banque et le négoce international.