8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Editions Alain Piazzola, 2006, in-4°, 204 pp, préface de Jean-Marc Olivesi, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, soulignures et annotations stylo sur 15 pages, bon état
A partir d'un choix de tableaux français et italiens, pour la plupart issus des collections du musée Fesch d'Ajaccio, Nicole Rouillé nous propose une approche originale de la Rhétorique gestuelle aux XVIIe et XVIIIe siècles, et apporte ainsi sa contribution à cette "découverte du continent baroque" qui séduit les chercheurs depuis la première moitié du XXe siècle. La composition, les postures, les gestes, les physionomies, en résumé l'ensemble des choix du peintre ne sauraient reposer sur sa seule inspiration. Une judicieuse mise en rapport des traités de l'époque, fréquemment cités tout au long de l'ouvrage, avec les tableaux étudiés, permet de rendre compte de façon évidente que les choix du peintre s'inscrivent pleinement dans une esthétique du geste, du mouvement, de la mise en scène... Mais pour appréhender totalement ce sujet, on ne saurait le limiter à la peinture, bien trop liée aux arts de la scène, à l'éloquence. Jean-Marc Olivesi rappelle dans sa préface que cette période "lie la théologie, l'esthétique et la rhétorique aux différents arts, articulés de manière quasi dialectique". C'est en élargissant son propos que Nicole Rouillé rend sa démonstration plus probante. Ainsi la célèbre formule de Nicolas Poussin, "Moy qui fait profession des choses muettes", ne saurait faire oublier tout ce que la peinture doit au "corps éloquent". (4e de couverture)
Hachette, 1911, in-12, 304 pp, index, reliure demi-percaline chocolat, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état
Portraits de dames d'autrefois, de Héloïse à Delphine Gay, par Joseph Henry Roujon (1853-1914), haut fonctionnaire, essayiste et romancier. Il fut le secrétaire de Jules Ferry, puis le directeur des Beaux-Arts en 1891. En 1899, il est élu membre libre de l’Académie des beaux-arts, dont il devient secrétaire perpétuel en 1903. Il est élu membre de l’Académie française en 1911. — "Ce volume n'est qu'un recueil d'articles ; mais ces articles ne sont pas seulement d'une forme exquise, ce sont aussi des morceaux d'histoire ou de critique littéraire brillants et solides tout ensemble, nourris par l'étude et la réflexion de toute une vie. L'histoire occupe une large place dans la galerie de portraits de “Dames d'autrefois” que nous offre aujourd'hui M. Roujon. D'Héloïse à Dorothée de Courlande en passant par Éléonore d'Este, la reine Margot, Marie de Médicis, Christine de Suède, Mme Guyon, la reine Caroline, Mme Dubarry, Mme Roland, Lady Hamilton, Mme de Staël, nous trouvons dans ces pages, non seulement les pastels les plus délicats et les plus spirituels, mais l'intelligence la plus pénétrante des époques et des caractères." (G. Monod, Revue Historique, 1911)
Hachette, 1911, in-12, 304 pp, index, broché, couv. lég. défraîchie, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers). On joint une lettre a.s. de l'auteur (au poète et critique Fernand Gregh, mais ce n'est pas précisé sur la lettre), à en-tête de l'Institut de France et datée de 1904, où il évoque Victor Hugo
Portraits de dames d'autrefois, de Héloïse à Delphine Gay, par Joseph Henry Roujon (1853-1914), haut fonctionnaire, essayiste et romancier. Il fut le secrétaire de Jules Ferry, puis le directeur des Beaux-Arts en 1891. En 1899, il est élu membre libre de l’Académie des beaux-arts, dont il devient secrétaire perpétuel en 1903. Il est élu membre de l’Académie française en 1911. — "Ce volume n'est qu'un recueil d'articles ; mais ces articles ne sont pas seulement d'une forme exquise, ce sont aussi des morceaux d'histoire ou de critique littéraire brillants et solides tout ensemble, nourris par l'étude et la réflexion de toute une vie. L'histoire occupe une large place dans la galerie de portraits de “Dames d'autrefois” que nous offre aujourd'hui M. Roujon. D'Héloïse à Dorothée de Courlande en passant par Éléonore d'Este, la reine Margot, Marie de Médicis, Christine de Suède, Mme Guyon, la reine Caroline, Mme Dubarry, Mme Roland, Lady Hamilton, Mme de Staël, nous trouvons dans ces pages, non seulement les pastels les plus délicats et les plus spirituels, mais l'intelligence la plus pénétrante des époques et des caractères." (G. Monod, Revue Historique, 1911)
P., Editions du Livre Moderne, 1943, 2 vol. in-8°, 440 et 424 pp, 2 portraits en frontispices, brochés, bon état
Grasset, 1933, in-8°, 406 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale tirée sur alfa Navarre, ex. du SP
"M. Jacques Roujon consacre à Louvois, dans la collection historique, chez Grasset, où parut tout dernièrement la “Marie-Antoinette” de Stefan Zweig, une étude d'une grande importance. Historien, l'auteur malgré l'objectivité de son travail, ne cache pas son dessein de démontrer que les difficultés vaincues par Louis XIV et ses ministres n'étaient pas de nature différente de celles qu'ont à résoudre les gouvernements contemporains. La lutte contre le désordre, la résistance à l'invasion sont d'hier, d'aujourd'hui et de demain : éviter le déficit et la révolution, et bien tenir fermées les portes de Charleroi et de Strasbourg voilà l'essentiel, le reste est accessoire. Si la France du XVIIe siècle ne devient pas la proie des envahisseurs et des révolutionnaires c'est parce que le roi et ses conseillers exercent consciencieusemeent leur métier, prennent les mesures nécessaires, sans grands mots ni grands gestes, avec bon sens et application." (Revue belge, 1934)
P., Brocas, 1784, in-12, 316 pp, + 4 feuillets de table et privilège, reliure plein veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre basane carmin, coupes guillochées, tranches jaspées (rel. de l'époque), bon état
Bonne anthologie de textes de Jean-Baptiste Rousseau, poète lyrique, né à Paris en 1669, mort à Bruxelles en 1741. — Table : Odes contre les hypocrites ; à M. L'abbé de Chaulieu ; à M. Le marquis de La Fare ; sur la mort du prince de Conti ; à Monseigneur le prince Eugène de Savoie ; au comte de Bonneval ; aux Suisses, durant leur guerre civile, en 1712 ; aux princes Chrétiens, sur l'armement des Turcs, en 1715 ; à Malherbe, contre les détracteurs de l'antiquité ; Epitres à Clément Marot ; au baron de Breteuil ; à M. Rollin ; à M. Racine ; Allegories : la Morosophie ; Minerve ; la Vérité ; Epigrammes sur un ivrogne ; sur un huissier ; sur les faux bruits qu'on faisoit courir contre l'auteur ; contre un voleur médisant ; sur Racine & Corneille ; Poésies diverses, etc., etc
Club des Libraires de France, 1962, pt in-8°, xxxv-305 pp, 8 planches hors texte de reproductions contrecollées en couleurs, reliure toile blanche à rayures brunes de l'éditeur décorée d'une vignette (silhouette de Rousseau), rhodoïd, ex. tiré sur vélin blanc et numéroté, bon état
Les lettres botaniques de Jean-Jacques Rousseau adressées à Madame Delessert, à la duchesse de Portland, à MM. Liotard, du Peyrou, Clappier, Gouan, de La Tourette, de Malesherbes et Linné, présentées par Bernard Gagnebin, suivies du “Fragment de dictionnaire des termes en usage en botanique” préfacé et annoté par Ernest J. Bonnot, avec huit pages d'herbier reproduites en couleurs. — "Philosophe, éducateur, politicien, compositeur, ... promeneur solitaire, J.-J. Rousseau était aussi botaniste. Sa vie durant et avec un entrain et une activité variables, il s'adonna à cette étude de la nature qui le détournait de ses angoisses et de ses obsessions. Il était en relation avec d'excellents naturalistes de son époque, tels Gouan, de La Tourette, et même avec Linné : la correspondance qu'il entretint avec eux montre que ses connaissances scientifiques étaient loin d'être négligeables. A d'autres correspondants, amateurs ou simples curieux de la nature comme sa cousine Mme Delessert de Lyon, la duchesse de Portland, M. Du Peyrou, le Dr Pierre Clappier, etc., il adressait des plantes et parfois même de véritables cours de botanique très bien menés et fort concrets, qui font l'objet de ses lettres. On trouve aussi dans celles-ci des relations d'excursions (comme celle, d'ailleurs peu agréable, qu'il fit au Mont-Pilat !). Les pages d'introduction de B. Gagnebin, spécialiste de Rousseau, sont la biographie souvent émouvante de Jean-Jacques botaniste. Cet homme universel avait aussi le projet de publier un “Dictionnaire de Botanique”, mais cette œuvre se limita aux termes les plus courants. Les définitions y sont données avec un sens critique que beaucoup de scientifiques actuels seront étonnés de découvrir sous la plume d'un littéraire. Qu'on lise, par exemple, sa longue définition de la « Fleur » ; elle est remarquable de rigueur et de précision. Les commentaires (par notre sociétaire E.-J. Bonnot, membre du Groupe de Roanne) ont pour but de montrer comment, depuis le XVIIIe siècle, les mots définis par Rousseau ont vécu : bien peu nous sont parvenus avec leur sens d'alors ; beaucoup se sont spécialisés et sont l'image de faits plus clairs, plus précis, ayant bénéficié de techniques nouvelles d'observation ; beaucoup sont tombés en désuétude mais certains ont fait fortune parce qu'ils représentaient des données fondamentales pour la compréhension du monde végétal ; d'autres encore se sont conservés intacts grâce à l'utilisation qu'on en a faite dans la nomenclature binominale. L'ouvrage, très bien présenté, est agrémenté de photographies hors texte de planches de l'Herbier de Rousseau : Daucus carota, Alchemilla alpina, etc., Mousses diverses (Mnium undulatum, Hypnum splendens...). Bref, c'est un aspect du travail et de la personnalité du philosophe qui méritait d'être connu, car il constitue une page non dénuée de charme et d'intérêt dans l'histoire des sciences de la Nature !" (Publications de la Société Linnéenne de Lyon, 1963)
P., Didier, 1862-1864, 4 vol. in-12, xi-546, 579, 553 et 576 pp, mention de deuxième édition aux tomes I et II, mention de nouvelle édition aux tome III et IV, reliures demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs fileté, titres, tomaison et fleurons dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état
Tomes I-II : Jusqu'à la paix de Nimègue. Tomes III-IV : Depuis la paix de Nimègue. L'ouvrage, Grand Prix Gobert de l'Académie française en 1862, est fondé sur les documents exhumés du dépôt de la Guerre. Il renferme la correspondance de Louvois avec Louis XIV, Turenne, Condé, Vauban. — "Dans la mémoire collective des Français et même de leurs voisins, le nom de Louvois est resté lié aux guerres de Louis XIV. Il apparaissait déjà tel aux courtisans ses contemporains, qui, dans l’Esther de Racine, crurent le reconnaître sous les traits d’Aman, le mauvais ministre d’Assuérus. L’historiographie ne l’a pas ménagé. Évoquant les dragonnades et l’incendie du Palatinat, Ernest Lavisse, dans son manuel d’enseignement primaire qui a formé le jugement de tant de générations, n’hésite pas à écrire que c’était « un méchant homme ». Cependant, si les historiens les plus objectifs ne peuvent dissimuler son caractère brutal, depuis les travaux de Camille Rousset, ils rendent hommage au grand travailleur qu’il fut, passionné par la grandeur du roi et de la France..." (André Corvisier)
Perrin, 1887, in-8°, iv-522 pp, cartonnage demi-toile rouge à coins, dos lisse avec titres et filets dorés, qqs rousseurs, bon état
Louis-Marie-Fouquet, comte de Gisors était le fils unique du maréchal de Belle-Isle. Colonel à dix-sept ans, il épousa en 1753 Hélène Mancini, fille du duc de Nivernais, et mourut des suites d'une blessure reçue à la bataille de Crefeld (23 juin 1758), perdue par les Français contre Frédéric II. — "Il a été donné à bien peu d'hommes de pouvoir, dans une aussi rapide carrière, montrer plus de talents, inspirer de plus brillantes espérances, mériter plus de regrets que le héros de ce beau livre, Louis-Marie Fouquet, comte de Gisors, fils unique du maréchal de Belle-Isle et le dernier descendant du célèbre sous-intendant. Doué d'un excellent naturel, élevé comme on l'eût été à Sparte, sans que, cependant, l'éducation athénienne lui ait manqué, le comte de Gisors devint « dans un âge qui n'a droit d'aspirer encore qu'à de l'indulgence, également versé dans les affaires et dans l'art militaire » successivement colonel du régiment de Champagne, gouverneur du pays messin, mestre de camp : il sut donner la mesure de son intrépidité et de ses rares vertus jusqu'à la journée de Crefeld où il trouva une mort glorieuse dans la déroute funeste que ses conseils, s'ils eussent été suivis, eussent changée peut-être en victoire. Ce n'est pas uniquement pour nous offrir la courte vie de ce jeune homme que l'éminent auteur de cette œuvre l'a entreprise. Employant comme il sait faire, les matériaux de son travail, il a pu reprendre de fond en comble l'étude de la campagne de Hanovre ; il a pu donner, sur l'état moral de l'armée française, à ce moment critique de notre histoire militaire, de nombreux renseignements..." (Les Livres en 1881 - Études critiques et analytiques)
Lyon-Paris, Delhomme et Briguet, 1893, in-12, xi-308 pp, un portrait en frontispice, reliure pleine toile écrue, dos lisse, pièce de titre chagrin brun, bon état. Rare
Moniale dominicaine de Sainte-Praxède d'Avignon, Juliana Morell (1594-1653), mérite de ne pas être oubliée, car elle occupe une belle place dans le monde féminin du XVIIe siècle. Elle fut la première femme à obtenir un diplôme universitaire (un doctorat en droit en 1608).
Hachette et Cie, 1911, in-12, xi-391 pp, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres et triples filets dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), dos uniformément passé, qqs rousseurs sur les 6 premiers feuillets, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française, Prix Montyon)
"« L'esprit philosophique, c'est l'esprit de la Révolution de 1789 » : M. Marius Roustan mène cette démonstration avec autant de vigueur que d'esprit. Il concède à M. Faguet que la Révolution a eu lieu parce que le peuple mourait de faim ; mais il lui objecte aussitôt que mourir de faim était, pour le peuple français, une très vieille habitude. La Révolution a eu lieu lorsque le peuple s'est dit que sa misère avait pour origine, non pas un décret immuable de la Providence, mais les abus du régime, et que ces abus pouvaient être corrigés. Or, ce sont les philosophes qui ont révélé au peuple ces vérités neuves pour lui. M. Roustan montre comment leurs idées se sont peu à peu diffusées à travers toutes les couches sociales, allant s'élargissant, – et s'amincissant aussi, – à mesure qu'elles descendaient. Somme toute, livre intéressant, qui ne fait nulle part à l'idylle, qui montre très bien comment se posaient dès lors certaines grandes questions sociales. Et si le ton en est quelque peu polémique, la faute n'en est-elle pas à ceux qui, les premiers, ont introduit dans l'histoire du XVIIIe siècle des préoccupations qui n'avaient rien de scientifique ?" (Henri Hauser, Revue Historique, 1907) — "Sur la part d'influence et d'action de nos « philosophes » du XVIIIe siècle, sur et dans le mouvement de la Révolution française, M. Marius Roustan, professeur au lycée de Lyon, nous donne un livre très intéressant, et qui est, disons-le tout de suite, sur un sujet qu'on eût pu croire épuisé, l'un des livres les plus neufs que l'on puisse lire. Il y a, dans ce livre, de la verve, de l'éclat, du brillant, de la belle humeur. Et il y a enfin une intention qui en relie toutes les parties, et qui est justement d'éclairer, par le moyen d'une rigoureuse enquête, ce qu'il y a de plus obscur dans ce problème de l'action des « idées » sur les « faits. » Pour montrer comment et jusqu'à quelle profondeur la. pénétration s'est opérée, M. Marius Roustan s'est avisé tout naïvement d'étudier les « philosophes » dans leurs rapports 'avec le Pouvoir, avec les Favorites, avec la Noblesse, avec les Magistrats, avec les Financiers, avec les Salons, avec la Bourgeoisie et avec le Peuple..." (F. Brunetière, Revue des Deux Mondes, 1906)
P., Librairie Edouard Rouveyre et G. Blond, 1882, in-8°, xxxi-253 pp, un frontispice et 2 planches dessinés et gravés à l'eau-forte par Oudart, plus quelques vignettes, bandeaux et culs-de-lampe, index, tiré à petit nombre sur papier vergé, reliure demi-maroquin vert à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, plats de couv. illustrée conservées, tête dorée (rel. de l'époque), bon état
Edition originale "tirée à petit nombre". Portraits anecdotiques – Maîtresses royales. (Vicaire, VI, 1231). Bel exemplaire, très bien relié, très frais, imprimé sur papier vergé de Hollande à la forme.
Cahiers du Cercle Fustel de Coulanges, 1934, in-12, 23 pp, broché, état correct
On trouve dans le même numéro une étude sur "Le Renan qu'on nous cache" (Emile Bocquillon), etc.
Club Français du Livre, 1959, in-8°, 312 pp, 4 gravures hors texte, reliure pleine toile décorée de l'éditeur, rhodoïd, tirage numéroté, bon état
P., Imp. de J. Claye, 1872, gr. in-8°, 68 pp, broché, qqs rousseurs, bon état
Discours prononcé à l'ouverture de la conférence des avocats le 30 novembre 1872. Par l'avocat bonapartiste Clément de Royer (1844-1912).
P., Champion, 1924, fort gr. in-8°, xvi-553 pp, préface de Christian Pfister, 27 planches d'illustrations hors texte dont deux en couleurs (dont une aquarelle originale de Maurice Leloir), biblio, index, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), ex-libris Comte G. de Gontaut-Biron, très bon état. Edition originale, un des 975 exemplaires numérotés sur vélin
"... Pendant dix ans, M. Roy a dépouillé aux Archives les mémoires des merciers, tailleurs, bonnetiers, ceinturiers et autres artisans de la mode sous Louis XIII (1625-1635). Cette décade fut en France la plus belle époque du costume, le temps, disent les Chroniques, où on se vêtait en couleur. Ce fut une aimable débauche des nuances les plus exquises, parfois les plus inattendues. Avec des moyens inférieurs, nos ancêtres, sous le régime corporatif, réalisèrent, en un effort modeste et tranquille, une perfection inconnue à nos fièvres, à nos vertiges, se révélant en leur art des maîtres, dont les oeuvres, longtemps conservées, attesteront à nos yeux une humiliante supériorité. Les lectures de M. Roy ont vivement intéressé l'Académie, qui ne lui a pas ménagé ses applaudissements." (Léon Maujean, Compte Rendu des travaux de l'Académie de Metz, 1924)
Perrin, 1973, in-8°, 339 pp, 16 pl. de gravures et documents hors texte, états de service, généalogie, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
La guerre à la Course sous Louis XIV. Issu d'une famille d'armateur Malouin, René Duguay-Trouin devient capitaine corsaire dès dix-huit ans ; il mène plusieurs campagnes contre les Anglais, il est fait prisonnier et s'évade de Plymouth dans une barque pour rejoindre la côte francaise, il obtient le grade de capitaine de frégate légère, suite à sa victoire sur le baron Hollandais Wassenaer-Starrenburgh, en 1697. Ses nombreux succès ultérieurs lui valent l'Ordre de Saint-Louis et l'accolade du roi en 1706 ; il est capitaine de vaisseau en 1705, puis capitaine général des côtes et la capitainerie de Dol. Les campagnes des années suivantes, essentiellement dirigées contre les convois revenant des Indes Occidentales, valent à René Duguay-Trouin, et à son frère Luc, des lettres de noblesse, le droit de porter écu. En 1711, après une minutieuse préparation, Duguay-Trouin accomplit son plus glorieux fait d'arme, la prise de Rio de Janeiro, expedition punitive suite au lâche assassinat de marins francais, forçant les puissantes défenses côtières, il pénètre dans la ville et négocie une rançon de 600.000 cruzades et des biens en nature dont une partie perit dans le naufrage d'un des bateau sur le chemin du retour. Arrivé en France en 1712, le solde de la campagne dégage, pour les armateurs, un bénéfice de 92%. Il prend alors le commandement de la Marine de Saint-Malo, puis celui de Brest, et est nommé chef d'escadre en 1715 par Louis XIV, peu de jours avant que ce dernier ne décède. En 1723, Duguay-Trouin entre au Conseil supérieur de la Compagnie des Indes (bien qu'il en souhaite la suppression). Conseiller aux question navales du régent Philippe d'Orléans, il obtient la charge de Lieutenant-général inspecteur de la Marine à Brest, et est promu commandeur de l'Ordre de Saint-Louis . Il reprend du service en 1731, d'abord Il parcourut la Méditerranée, pour soutenir les intérêts du commerce menacés par les Barbaresques et réprima les corsaires de Tunis , puis dans la Baltique où il constitue une escadre et prend part à la guerre de succession de Pologne ; finalement écarté de son commandement, l'escadre est désarmée et fait défaut en cette guerre à l'issue de laquelle le roi Stanislas perd son trône et la Pologne la ville de Danzig. Durant ses dernières années, Duguay-Trouin est successivement commandant de la Marine à Toulon puis à Brest. Ce grand corsaire meurt à Paris, rue de Richelieu, complètement désargenté...
SEDES, 1998, in-8°, 192 pp, cartes, chronologie, tableaux généalogiques, biblio, broché, C. de bibl., bon état
L'époque des Tudors et des premiers Stuarts est celle des figures emblématiques d'Henri VIII ou d'Olivier Cromwell et des grands événements dont la mémoire collective a conservé la trace comme la victoire d'Elisabeth II sur l'Invincible Armada, ou l'exécution de Charles Ier en 1649. Elle marque une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance majeure, forte d'une identité protestante affirmée et d'un siècle et demi de développement démographique et économique. Attentif à restituer les luttes politiques et religieuses de cette période, ce livre s'intéresse aussi aux évolutions sociales et culturelles d'une nation diverse. Un choix de sources archive, sources imprimées, œuvre picturale permet à l'étudiant d'approfondir les problèmes essentiels en s'initiant à la technique du commentaire de documents. Enfin, un ensemble d'outils pédagogiques : chronologie, glossaire et bibliographie, donne au lecteur les clefs nécessaires pour pénétrer plus avant dans l'histoire de l'Angleterre du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle.
P., chez H. L. Guérin & L. F. Delatour, 1756, in-12, xii-(3)-599 pp, reliure plein veau, dos à 5 nerfs pointillés ornés de caissons dorés, pièces de titre et de tomaison basane carmin et noire, coupes filetées (rel. de l'époque), coiffes arasées, mors fendus sur 6 cm, coins émoussés, bon état
Tome I seul (sur 2) — Ces récits remontés de l’antiquité chrétienne racontent la brutalité ou le raffinement dans l’invention des supplices, l’émerveillement naïf et nostalgique devant l’évocation des miracles survenus au cours de l’exécution ou sur le tombeau du saint. On y voit vivre, souffrir et mourir des êtres non seulement éminents et exemplaires dans l’affirmation de leur foi et de leur confiance en Dieu, mais également très humains, très sensibles au poids des attaches familiales et sentimentales. Ce sont des êtres de chair, pris dans la tourmente des persécutions tantôt sporadiques tantôt durables qui apparaissent, dans la variété des Actes, comme autant de soubresauts, de saccades violentes et démesurées du pouvoir romain – empereurs en personne ou gouverneurs locaux.
Jouaust, Librairie des Bibliophiles, 1890, in-16, xix-71 pp, reliure demi-percaline grise à coins à la bradel, doubles filets dorés sur les plats, pièce de titre maroquin brun, tête dorée (rel. de l'époque), bon état (Coll. des Petits Chefs-d'Oeuvre). Ouvrage tiré à petit nombre sur beau papier vergé à la forme
"Malgré les soins d'une mère d'autant plus sévère qu'elle était coquette et jalouse de la beauté de sa fille, Richelieu pénétra tout, il séduisit tout. Il paraît, il parle ; on le voit, on l'écoute, il est adoré. L'amour même se serait cru heureux et eût été satisfait d'une pareille conquête ; son triomphe était brillant et n'était point caché ; cependant il désirait encore : les hommes ne se contentent pas d'être aimés, ils veulent jouir." Le maréchal de Richelieu, brillant ami de Voltaire et modèle du libertin du XVIIIe siècle, a inspiré à Laclos le personnage de Valmont. Ses multiples aventures galantes sont racontées ici par l'historien Carloman de Rulhière, qui fut son aide de camp et l'intendant de ses plaisirs. À travers ces "anecdotes" sont exposés cyniquement les mécanismes de la séduction, dans la seule recherche de jouissances toujours renouvelées.
P., H. Nicolle et Desenne, 1807, 4 vol. in-8°, lxxv-346, 505, 469 et 431 pp, publié par P.-C.-F. Daunou et précédé d'une Notice sur Rulhière, reliures demi-veau fauve raciné, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison maroquin carmin et filets dorés (rel. de l'époque), petits manques aux coiffes, bon état. Edition originale
Edition originale posthume de cette oeuvre importante, très bien écrite, qui ne parut qu'après la mort de l'académicien, historien et poète Claude-Carloman de Rulhière (1735-1791) et contribua grandement à sa gloire littéraire. Les Anecdotes sur la révolution de Russie occupent les pages 291 à 443 du quatrième volume. — En 1760, un jeune diplomate au nom définitivement désuet, Claude Carloman de Rulhière, arrive à la cour de Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade, dans la suite du baron de Breteuil. Agissant pour le cabinet secret de Louis XV, Rulhière assiste aux intrigues et aux manoeuvres que mène l'épouse de l'empereur pour parvenir au pouvoir, et se débarrasser de son mari. Lu dans le salon de Mme Geoffrin, circulant rapidement, sous forme manuscrite, dans toute l'Europe, ce récit fascinant d'intelligence et de cruauté inquiéta celle qui était devenue Catherine II, au point qu'elle chercha par tous les moyens à en empêcher la publication. La cour de Russie demanda par voie diplomatique qu'il adoucît certains événements observés par lui-même à Saint-Petersbourg. L'écrivain refusa, promettant toutefois que son ouvrage ne serait publié qu'après la mort de l'impératrice. Et le livre ne parut qu'après sa mort, en 1796, et celle de Rulhière, en 1797. Son texte s'arrêtant en 1770, Daunou le compléta avec le premier partage de la Pologne en 1772.
P., Desenne, 1797, pt in-8°, (5)-iv-(iii)-xxiv-186-(5) pp, reliure demi-basane fauve, dos lisse, pièce de titre basane havane, filets dorés, tranches rouges (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coiffe sup. arasée, découpures sans gravité sur la première garde et la page de titre (nom d'un précédent propriétaire découpé), bon état. Edition originale
En 1760, un jeune diplomate au nom définitivement désuet, Claude Carloman de Rulhière, arrive à la cour de Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade, dans la suite du baron de Breteuil. Agissant pour le cabinet secret de Louis XV, Rulhière assiste aux intrigues et aux manoeuvres que mène l'épouse de l'empereur pour parvenir au pouvoir, et se débarrasser de son mari. Lu dans le salon de Mme Geoffrin, circulant rapidement, sous forme manuscrite, dans toute l'Europe, ce récit fascinant d'intelligence et de cruauté inquiéta celle qui était devenue Catherine II, au point qu'elle chercha par tous les moyens à en empêcher la publication. La cour de Russie demanda par voie diplomatique qu'il adoucît certains événements observés par lui-même à Saint-Petersbourg. L'écrivain refusa, promettant toutefois que son ouvrage ne serait publié qu'après la mort de l'impératrice. Et le livre ne parut qu'après sa mort, en 1796, et celle de Rulhière, en 1797.
P. et Bruxelles, G. Van Oest, 1925, 2 vol. gr. in-4°, xvi-91 et 97 pp, 124 planches en noir hors texte, bibliographie, brochés, bon état
Laffont, 1946, in-8°, 374 pp, 52 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, dos abîmé recollé, état correct
L'art français, dans le long XVIIIe siècle, est d'abord cet art parisien qui sera celui de l'Europe entière. Style rocaille (1690-1760), néo-classicisme (1760-1830).
Albin Michel, 1971, in-12, 438 pp, 2 cartes, biblio, index (Coll. L'Evolution de l'Humanité)
Il m'a semblé qu'il valait mieux pour la clarté de l'exposé grouper dans une première partie, que j'intitule La francisation de l'Europe, les faits, les témoignages qui prouvent l'hégémonie française dans tous les domaines de l'intelligence : langue, littérature, art. La seconde partie sera consacrée à la recherche des causes de cette conquête spirituelle, la troisième à l'étude de la réaction plus ou moins explosive des nationalismes humiliés qui, en attendant de s'émanciper de toute tutelle étrangère, se précipitent de la gallomanie dans l'anglomanie.