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‎[SAINT-DOMINGUE] — ATTEL (le chevalier d’).‎

Reference : LBW-9048

‎Procès-verbal de la prise du nommé Emmanuel, grif, se disant espagnol. Pour copie conforme à l’original.‎

‎S. l., 5 mai 1790. 3 pp. in-4 (22,8 x 18,6 cm) sur une feuille double.‎


‎L’interrogatoire d’un suspect lors de l’insurrection des mulâtres du Fond-Parisien. En avril 1790, un incident eut lieu sur l’habitation Borgella, située au Fond-Parisien, près de Port-au-Prince. A la suite de cet événement, les mulâtres se soulevèrent et quatre Blancs furent assassinés, dont deux sur l’habitation Borgella. Envoyé sur place avec un détachement, le chevalier d’Attel se mit à la recherche des auteurs de ces troubles. Il relate ici l’interrogatoire d’un «grif», c’est-à-dire une personne dont l’un des parents était mulâtre, et l’autre noir. «Au passage de la rivière du Pot-de-Chambre, un grif, armé d’un fusil et d’une manchette, donna par mégarde dans l’avant-garde, laquelle l’arrêta. Interrogé par le commandant de la patrouille, il s’exprima en espagnol, et s’obstina à ne répondre qu’en cette langue; la violence ayant été employée, il dit en jargon créole s’appeler Emmanuel, qu’il étoit espagnol et à gages sur l’habitation François, & que les mulâtres lorsqu’ils en eurent tué l’économe (Jacques Méger), le forcèrent à faire route avec eux. Interrogé pourquoi il étoit à pareille heure proche de la rivière, a répondu que les mulâtres l’avoient envoyé à la découverte afin de savoir si la troupe étoit encore sur l’habitation Borgella, et ce qu’elle y faisoit». «Questionné sur le lieu où étoient les mulâtres & leurs noms: a dit qu’ils étoient sur le chemin allant à l’espagnol, qu’ils étoient au nombre de dix armés de fusils et de manchettes, une de leurs femmes et plusieurs Nègres portant des enfans et du bagage. Quant aux noms des hommes armés, il les nomma ainsi qu’il suit: 1. Jean Louis Beaugé, mulâtre (c’est lui qui a tué Jacques Méger). - 2. Pierre Poisson. - 3. Paris Poisson. - 4. Jean Poisson. - 5. Nicolas, grif, de l’habitation Poisson. - 6. Gabriel, Nègre, de l’habitation Poisson. - 7. Buisson Desmares, mulâtre. - 8. Babo, Nègre libre des Poisson. - 9. Desruisseaux, mulâtre de l’habitation Renaud. - 10. Férier Robin, mulâtre de la même habitation…». Le procès-verbal précise aussi que les esclaves et une Négresse se disant libre ont été arrêtés sur les habitations Desmares, Poisson et Renaud. Provenance: archives personnelles de Louis-Antoine de Thomassin, comte de Peynier. ‎

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‎SAINT-DOMINGUE] - AUSSIGNÉ Marquis d'‎

Reference : 23461

(1789)

‎Courte réponse à tous les écrits qui ont paru depuis quelques années sur la question qui est aujourd'hui si indiscrètement agitée en France sur les colonies ‎

‎S.l. 1789 in-8 en feuilles, importante mouillure ‎


‎14 pp.Absent de Sabin comme de Martin & Walter. Aucun exemplaire au CCFImpression de Saint-Domingue.Très rare défense de la possession de colonies par la France, notamment au point de vue économique et commercial. La pièce s'inscrit dans le débat qui agitait alors l'Assemblée Nationale sur la nécessité de garder nos établissements Outre-Mer ‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — CHACHEREAU.‎

Reference : LBW-9041

‎Copie de la lettre de M. Chachereau à M. de Mauduit en datte du Port au Pce le 12 7bre 1790.‎

‎Port-au-Prince, 11 octobre 1790. Manuscrit in-folio (31,6 x 20,2 cm) de 4 pp.; sur une feuille double.‎


‎Une tentative de subornation de soldats à Saint-Domingue. Commandant du régiment de Port-au-Prince, le colonel de Mauduit avait demandé des renseignements sur deux suspects nommés L’Esprit et Lafond. La présente lettre, ici en copie conforme signée Mauduit, contient la réponse de son correspondant: «J’ai appris que ces deux hommes ont été arrêtés comme suspectés d’avoir cherché les moyens de suborner les soldats du régiment et ceux du détachement du Cap avec lesquels ils ont été surpris […]. Le sieur L’Esprit, entr’autres, s’est montré dans toutes les occasions un des fauteurs de tous les désordres qui ont été fomentés dans le Comité de cette ville […]. Il a été remarqué parmi ceux qui ont cherché à séduire et corrompre les soldats du régiment et à les exciter à l’insubordination. J’ai sçu que cet homme qui naturellement en vain s’est répandu avec les soldats, les a suivis et attirés dans des lieux publics comme billards et cabarets […]. Quant au sieur Lafond j’ai sçu que depuis l’arrivée du détachement du Cap en cette ville, il a reçu plusieurs soldats de ce détachement à sa table sans en être connu et sans les connoître, qu’il les a engagés à lui amener plusieurs de leurs camarades, qu’il leur a tenu des discours capables d’éteindre en eux le sentiment de leur devoir […]. Je crois que ces deux personnages et plusieurs autres qui dans cette ville sont animés des mêmes principes peuvent y être dangereux et qu’il est urgent de les mettre dans l’impuissance de consommer la défection des troupes qu’ils ont commencée…». L’auteur de cette lettre pourrait être Etienne Chachereau, né à Thouars en 1745 et installé à Saint-Domingue comme avocat, ou son fils Charles Chachereau, procureur du roi à Saint-Domingue, puis avocat au Grand Conseil de Saint-Domingue. Le destinataire, Thomas Antoine de Mauduit du Plessis, né à Hennebont en 1753, s’était illustré pendant la guerre d’Indépendance américaine avant d’être nommé colonel du régiment de Port-au-Prince. Ayant refusé d’appliquer les décrets de l’Assemblée nationale, il sera assassiné par ses propres soldats en mars 1791.‎

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‎SAINT-DOMINGUE] [COCHEREL Nicolas-Robert de‎

Reference : 23017

(1789)

‎Réplique des députés des Manufactures & du Commerce de France à MM. les députés de S. Domingue, concernant l’approvisionnement de cette colonie ‎

‎Versailles Philippe-Denis Pierre s.d. [1789] in-8 de 20 pp. broché, rouss. et taches ‎


‎Sabin, 16742.Capitaine aux armées du Roi, Nicolas-Robert de Cocherel (1741-1826) fut député à l’Assemblée constituante le 2 avril 1789. Contrairement au décret rendu par l’Assemblée, il adopta avec modération l’idée de comprendre dans la population coloniale les noirs et mulâtres, afin de fixer le nombre proportionnel des députés de Saint-Domingue à siéger dans cette assemblée. Cocherel participa aussi aux grands débats relatifs à la fiscalité de l’approvisionnement pour remédier à la famine qui sévissait dans l’île à cette époque, ainsi qu’aux questions d’importations des farines à Saint-Domingue ‎

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‎ [Saint-Domingue]collectif‎

Reference : 25266

(1968)

‎BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE DE NANTES ET DE LOIRE-ATLANTIQUE - 1965-66 - Tome 104-105‎

‎Nantes aux Bureaux de la Société Archéologique de Nantes et de Loire-atlantique 1968 -in-8 demi-basane 2 années reliées en un volume, reliure demi-basane marron foncé in-octavo à coins (half binding sheepskin in-8 with corners) (24,2 x 16 cm), RELIURE D'ÉPOQUE, dos à 4 nerfs (spine with raised bands) décoré "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration),Titre et Année frappées "or" (gilt title) avec un filet "or" de part et d'autre, double filets à froid de part et d'autre des nerfs et en tête et en pied, papier marbré violet et crème aux plats, toutes tranches lisses, couvertures marron Editeur imprimées en noir conservées, orné de 6 gravures hors-texte en noir + 5 gravures in-texte en noir (pour l'année 1965) + sans illustration (pour l'année 1966), (XXIII + 267) + ( L + 83) Pages, 1968 Nantes aux Bureaux de la Société Archéologique et Historique de Nantes et de Loire-Atlantique Editeur, ‎


‎ TABLE DES MATIÈRES Année 1965 - L'indépendance de Saint-Domingue et ses effets sur l'économie Nantaise, par M. Legry....3 - Belligné et ses environs au temps de Messire Mathurin Arnaud, par l'Abbé Antier....71 - Guenrouet dans la poche de Saint-Nazaire, par l'Abbé Verger....115 - Le Canal de Nantes à Brest dans la traverse de Nantes, par M. Orceau .....194 - etc- TABLE DES MATIÈRES Année 1966 - Nort-sur-Erdre pendant la révolution, par M. Ravilly....19 - Créations et transformations du quai de la Fosse, par M. Orceau....53 - Le Cholera en loire inférieure au XIXème siècle, par M. de Berranger.....69 - etc. ..... BEL EXEMPLAIRE ........ RARE ..... EN PARFAIT ÉTAT (very good condition). en trés bon état ‎

Phone number : 06 81 28 61 70

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‎Saint-Domingue, Colonies, Esclavage‎

Reference : 7129

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‎[SAINT-DOMINGUE] - CORDIER (Mme)‎

Reference : 2128

‎Stéphane et Marie ou persévérance et courage. Bibliothèque chrétienne et morale, approuvée par Mgr l’Évêque de Limoges ‎

‎Limoges, Barbou Frères, imp.-lib., 1852 - in-8 : 215 pp. - rel. cart. romantique de l’ép. ornée sur plats et dos, 2 coins inf. écrasés ; grav. en front.‎


‎Belle reliure romantique en long.‎

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‎SAINT-DOMINGUE] GOUY D'ARSY Louis-Marthe de‎

Reference : 23027

(1791)

‎Opinion sur la loi projettée contre les émigrans ‎

‎Paris Imprimerie Nationale s.d. [1791] in-8 de 12 pp. dérelié ‎


‎Gouy d’Arsy se montre défavorable à la loi contre les émigrants ‎

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‎SAINT-DOMINGUE] GOUY D'ARSY Louis-Marthe, marquis de‎

Reference : 23028

(1791)

‎Compte rendu à la Nation, par les représentans de S. Domingue, au sujet de la démarche éclatante de cette Députation auprès de l’Assemblée Nationale ; ou Ultimatum sur la Dénonciation de M. de La Luzerne, et son arrêt ‎

‎Paris Demonville 1791 in-8 broché, le haut de la marge extérieure a été en partie touché, loin du texte, par un rongeur ‎


‎1 f.n.ch., 48 pp., et 1 f. blanc.Très important et circonstancié compte rendu, suivi des extraits des lettres et documents des représentants de Saint-Domingue, « la plus florissante de nos Colonies », adressé à l’Assemblée Nationale, avec l’objet de dénoncer le despotisme et l’« horreur de la disette » à laquelle l’ancien gouverneur général de celle-ci, le comte de La Luzerne, abandonna Saint-Domingue. Les raisons et les faits qui méritaient le renvoi du comte de La Luzerne y sont clairement détaillés ‎

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EUR180.00

‎SAINT-DOMINGUE] GOUY D'ARSY Louis-Marthe, marquis de‎

Reference : 23014

(1789)

‎Précis remis par M. le marquis de Gouy d’Arsy, aux Commissaires auxquels l’Assemblée Nationale a renvoyé l’examen de la demande faite par les Représentans de la Colonie, pour obtenir provisoirement la liberté de se procurer des Farines, dont elle manque absolument ‎

‎Versailles Baudouin 1789 in-8 de 12 pp. dérelié, légère mouillure ‎


‎Ce précis de Gouy d’Arcy, membre entre autre du « Club de l’Hôtel de Massiac », coterie qui regroupe au XVIIIe siècle les grands planteurs blancs de Saint-Domingue et des petites Antilles, favorables au maintien de l’esclavage. Ce précis roule sur l’un des sujets à l’origine de bien de conflits sociaux et de d’intérêt dans les colonies, tout particulièrement lors des grandes disettes durant la Révolution, et en particulier sur la liberté de commerce provisoire pour assurer l’approvisionnement de farines ‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — HANUS DE JUMECOURT (Charles Arnould Ignace.‎

Reference : LBW-9035

‎Lettre autographe signée au comte de Peynier.‎

‎Au Cul-de-Sac, 26 septembre 1790. 2 pp. in-4 (25,5 x 20,5 cm) sur une feuille double; date erronée «26 oct. 1790» en première page.‎


‎Le retour des fugitifs après l’insurrection des mulâtres du Fond-Parisien. A la suite d’un incident survenu en avril 1790 sur une habitation du Fond-Parisien, près de Port-au-Prince, les mulâtres se soulevèrent et des Blancs furent assassinés. L’insurrection fut réprimée par le chevalier d’Attel et de nombreux insurgés partirent se réfugier dans la partie espagnole de Saint-Domingue. Cette lettre évoque le retour de deux d’entre eux: «Les nommés Jean et François Poisson, mulâtres du Fond-Parisien, fugitifs à l’occasion des troubles arrivés dans ce quartier, viennent de se présenter pour demander permission de rentrer chez eux, ainsi que leurs femmes, leurs enfans et leur Nègres; je les ai jugés innocens des malheurs arrivés au Fond-Parisien et en leur permettant d’y retourner et d’y reprendre leurs cultures sous la sauvegarde de la paroisse et des officiers du district du Fond de la Plaine […], je les ai soumis à se présenter au Port au Prince, lorsqu’ils en seront requis par le ministère public pour y être déchargés du décret rendu contre eux». Jumécourt demande ensuite au gouverneur d’écrire au président espagnol de Santo Domingo afin de permettre le retour des familles de Jean et François Poisson; il lui demande aussi d’établir des certificats afin que Jean et François ne soient pas inquiétés par la maréchaussée. Né à Nancy en 1749, Hanus de Jumécourt servit sous les ordres de Rochambeau pendant la guerre d’Indépendance américaine. Il devint ensuite capitaine au régiment d’Auxonne, puis commandant de la Garde nationale et maire de la Croix-des-Bouquets, où il possédait une plantation située au Cul-de-Sac. Député à l’Assemblée coloniale, il fut l’ennemi des autonomistes de l’Assemblée de Saint-Marc. Il mourut à la Jamaïque en 1798 (source: sites domingino.de et academie-stanislas.org).‎

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‎SAINT-DOMINGUE - LEAUMONT Laurent-Marie de‎

Reference : 30307

(1822)

‎Lettre à M. le Général baron Brun de Villeret, membre de la Chambre des Députés ‎

‎S.l. [Paris] s.d. [mars 1822] in-4 en feuille ‎


‎3 pp. Absent de Sabin comme de Quérard. Un des très nombreux écrits des frères de Léaumont (le comte Laurent-Marie et le vicomte Nicolas-Marie), qui, de 1817 à 1828, inondèrent le public et les hommes politiques de représentations et réclamations en faveur des anciens colons de Saint-Domingue et des indemnités réclamées pour la spoliation des années révolutionnaires. Il va de soi que les frères de Léaumont faisaient partie de ces anciens colons (la famille était établie aux Cayes depuis 1725 et le comte fut membre du Club Massiac au début de la Révolution). Ici, il s'agit de protester hautement contre un discours du général Louis-Bertrand Brun de Villeret (1773-1845) tendant à admettre l'émancipation de l'ancienne colonie et soutenir sa reconnaissance par la France. Le signataire va jusqu'à envisager une nouvelle expédition de reconquête ... ‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — MONTULLE (Jean Baptiste Hyacinthe de).‎

Reference : LBW-9060

‎Coppie des propositions faites à Mr le comte de Peinier par l’Armée patriotique de la partie françoise de St. Domingue campée à Léoganne [sic].‎

‎Léogane, 19 août 1790. Manuscrit in-folio (32,6 x 21,3 cm) de 6 pp., signé en dernière page; sur deux feuilles doubles.‎


‎L’Armée patriotique du baron de Montullé. Après la dissolution de l’Assemblée de Saint-Marc et la dispersion de ses députés dans la nuit du 29 au 30 juillet 1790, des groupes armés restés fidèles à cette assemblée se constituèrent. L’une de ces milices, constituée d’habitants de la partie du Sud et de quelques paroisses de l’Ouest, se rassembla à Léogane sous le nom d’Armée patriotique commandée par le baron de Montullé. Dans le présent document, en copie conforme, ce dernier propose un accord pour retirer ses troupes de Léogane, en échange d’une réduction des pouvoirs du gouverneur: «Art. 1er. Tous les prisonniers et otages de part et d’autre seront remis en liberté. - Art. 2. Il ne sera formé aucune autre assemblée générale […] jusqu’à ce que l’Assemblée nationale fasse connnoître à la colonie son vœu et ses décrets sur les travaux de nos représentans […]. - Art. 5. M. le comte de Peinier ne pourra envoyer aucun détachement des troupes de ligne de la colonie, dans les villes et campagnes s’il n’en est requis par les municipalités. - Art. 6. M. le Cte de Peinier ne pourra envoyer dans aucune ville une garnison des troupes de la colonie plus forte que celle établie ci-devant, à moins qu’il n’en soit requis par les officiers municipaux et le cas de guerre excepté […]. - Art. 8. Tout militaire qui aura quitté ses drapeaux sera libre de rejoindre et ne pourra dans aucun cas être poursuivi comme déserteur […]. - Art. 12. On remettra à tous les citoyens les armes qui leur ont été ôtées…». L’accord sera finalement signé le 23 et l’Armée patriotique se retirera de Léogane le 26 août. Compte tenu des troubles fréquents survenus dans la colonie, et constatant que le contrôle de celle-ci lui échappait peu à peu, le comte de Peynier demanda et obtint son rappel en France vers la fin de 1790. Né à Paris en 1757, Jean Baptiste Hyacinthe de Montullé fut sous-lieutenant en 1774, capitaine dans le régiment d’Orléans-Cavalerie en 1777, capitaine commandant en 1784, chef d’escadron en 1788 et aide-major de place au Cap en 1789. Démissionnaire en mai 1790, il prit la tête d’une milice nomméeArmée patriotique et mourut en 1826. Fils de Jean Baptiste François de Montullé et d’Elisabeth Haudry, il avait épousé en 1787 Marie Louise Glaise de Maisonseule dont il eut un fils, Jean Baptiste Hyacinthe Barthélémy de Montullé, né à Port-au-Prince en 1791 (sources: Archives nationales d’Outre-Mer; Généalogie et Histoire de la Caraïbe). ‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — MOYSE (Hyacinthe).‎

Reference : LBW-7152

‎Lettre signée au citoyen Gassonville.‎

‎Le Cap [Saint-Domingue], 22 nivôse an 6 [11 janvier 1798]. In-4 (23,6 x 18,4 cm) de 1 p. sur une feuille double, en-tête imprimé.‎


‎Rare lettre signée du neveu de Toussaint Louverture. «Je vous envoy ci-joint un ordre du Général en Chef, concernant la demande que j’avois faite du Cen Adrien Noel canonier au 8e Regt pour passer sergent major au 5e Regt au fort Liberté…». Hyacinthe Moyse (1769-1801) était à l’époque général de brigade, commandant en chef de l’arrondissement de l’Est. Non confirmé dans son grade, il prit la tête, en 1801, des cultivateurs du Nord révoltés contre Toussaint; arrêté, il fut condamné à mort par son oncle. Le destinataire de cette lettre, Hochereau de Gassonville de La Mothe (1746-1801), était un officier d’artillerie qui effectua la majeure partie de sa carrière dans la colonie; il la termina comme directeur d’artillerie (source: archives nationales d’outre-mer). Document très lisible et bien conservé.‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] PEINIER (Louis-Antoine Thomassin de)‎

Reference : 178716

‎L.S. et 6 copies de lettres au ministre de la Marine, le comte de La Luzerne, 1 L.S. de La Luzerne à Peinier et 4 copies de lettres certifiées conformes par les membres du Comité paroissial.‎

‎Port-au-Prince, Paris, 1789-1790 in-4 et in-folio, Qqs lettres sont froissées.‎


‎Intéressant ensemble sur la colonie au début de la Révolution. 14 octobre 1789. La Luzerne recommande M. de Monglat, avocat, qui résidera au Port-au-Prince… 25 avril 1790. Peinier raconte ses difficultés pour maintenir l'ordre dans la colonie : révolte de la compagnie du Drozaire, condamnation des rebelles par un conseil de guerre, fuite de mulâtres soupçonnés de complot vers la partie espagnole de l'île… 26 avril. Peinier raconte la réaction de députés de l'Assemblée coloniale, aux décrets de l'Assemblée nationale concernant les colonies ; l'assemblée qui siège à Saint-Marc se considère comme pratiquement souveraine… 9 mai. Peinier informe le ministre que l'Assemblée coloniale a rejeté des propositions de reconnaître les Droits de l'Homme et de déclarer l'égalité des gens de couleur et des Blancs… 6 juin. La Luzerne envoie un mémoire lu à l'Assemblée nationale sur l'indiscipline de certains régiments… 11 juin. La Luzerne fait part de l'interdiction royale de faire usage d'aucune cocarde, sauf la cocarde nationale… Juin. La Luzerne informe le gouverneur de mesures prises ou à prendre pour la fédération des troupes de terre avec les milices nationales… 21 août. Peinier avise le ministre du refus de la province du Nord de fournir des troupes pour en imposer à l'attroupement de Léogane… 3 septembre. Peinier envoie copie de sa proclamation aux paroisses concernant la conduite de l'assemblée ci-devant séant à Saint-Marc, et la formation d'une nouvelle… 17 octobre. Peinier expose les difficultés rencontrées pour mettre en œuvre les décrets de l'Assemblée nationale relatifs aux municipalités ; ils n'ont pas prévu de traiter avec des nations riveraines… Etc.On joint la copie d'époque d'une lettre de La Luzerne au marquis de La Galissonnière, mars 1790. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — PLEMONT (de).‎

Reference : LBW-9056

‎Lettre autographe signée au chevalier d’Attel.‎

‎Pays-Pourri, 3 mai 1790, à 11 h du matin. 2 pp. in-4 (21 x 16,3 cm), adresse.‎


‎La recherche des mulâtres insurgés. En avril 1790, des mulâtres assassinèrent quatre Blancs au Fond-Parisien, dans le quartier de la Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince. Ils s’enfuirent, pour certains, dans la partie espagnole de Saint-Domingue, et, pour d’autres, au Pays-Pourri, près de la frontière espagnole. Le chevalier d’Attel, destinataire de la présente lettre, fut envoyé à leur recherche, d’abord au Fond-Parisien, puis au Fond-Verrette: «Un Nègre d’un habitant du Pays-Pourri ayant été pris par nos mulâtres à craindre, et qui s’est heureusement sauvé, vient de nous rapporter […] que le nombre des mulâtres s’est considérablement augmenté. Il en a compté 32 tous armés, et en outre un grand nombre de Nègres; leur gîte dans le bois est proche de l’habitation Coustard […]. Si vous demeurez quelques heures, il est très possible que vous les voyez défiler par le Fond-Verrette pour se rendre à l’espagnol car tel est leur dessein…». L’auteur de cette lettre était peut-être un parent de Joseph Bonne Hilaire Parisot de Plémont, propriétaire d’une caféterie et d’une cotonnerie (source: Colons de Saint-Domingue sur le site domingino.de). Commandant le détachement au Fond-Verrette, le chevalier d’Attel semble apparenté à la famille d’Attel de Luttange, originaire de Lorraine. Provenance: archives personnelles de Louis-Antoine de Thomassin, comte de Peynier. ‎

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‎SAINT-DOMINGUE- PONCIGNON, COUGNACQ-MION (Charles-François)‎

Reference : 16900

‎Lettre des membres de l'Assemblée provinciale du Nord de Saint-Domingue, à l'Assemblée Nationale.‎

‎ In-8, broché (sans couverture), 3 p. Paris, Imprimerie Nationale, 1790.‎


‎Edition originale. Sur l'agitation entretenue par l'Assemblée coloniale dans le but d'obtenir l'indépendance de la colonie. Les membres de l'Assemblée provinciale du Nord de Saint-Domingue assurent de leur loyauté vis-à-vis de la métropole et se montrent hostiles à toute volonté dindépendance de Saint-Domingue.Signé Poncignon, président, Cougnacq-Mion, vice-président et daté du Cap, le 31 août 1790.Charles-François Cougnacq, dit Cougnacq-Mion, était propriétaire d'une indigoterie et chirurgien-major des milices. Envoyé en France en 1790 comme commissaire de l'Assemblée Coloniale, il passa en Angleterre.(Manque aux principales bibliographies spécialisées).Bon exemplaire, très frais. ‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — RIVOIRE.‎

Reference : LBW-8001

‎Lettre autographe signée.‎

‎La Grande Anse, 23 juillet 1770. Petit in-folio (33,7 x 21,5 cm) de 4 pp. ; traces de plis.‎


‎Intéressant témoignage sur le tremblement de terre du 3 juin 1770. L’auteur, un négociant établi dans le sud de la colonie, décrit ce qu’il a observé lors de cet événement : « Je me promenois avec deux autres personnes devant mon magasin lorsque j’entendis un bruit sourd et violent, qui venoit du fond de la maison et en même tems le mouvement de la terre, je courus du côté du bord de la mer, le mouvement devint si violent que couché ventre à terre je roulois comme une boule, je me retenois à tout ce que je pouvois […]. Dans le moment toute la ville vint bas, ainsi que ma maison ras terre, la poussière fut si épaisse qu’il n’étoit pas possible de bouger de place. La terre se fendoit, et s’ouvroit de tous côtés autour de moy, il ne restoit d’autre espérance que d’être englouty ou par la terre, ou par la mer. Les cris de miséricorde mon Dieu étoient épouvantables. Lorsque la poussière me permit d’ouvrir les yeux, je cherchois à gagner les hauteurs… ». Après une nuit passée à la campagne, il retourne le lendemain sur l’emplacement de sa maison où il retrouve son personnel : « Mes commis et domestiques me joignirent. Les larmes alors me vinrent aux yeux tant par l’affreux spectacle que le jour éclairoit que de joye intérieure de voir que personne de ma maison n’étoit tué… ». Ne pouvant régler ses créanciers, il demande à son correspondant de lui faire payer la moitié ou du moins le tiers de ses « malheureux papiers du Mississipi », ou de les remettre à une personne qui pourra les négocier. Le tremblement de terre du 3 juin 1770 eut lieu à 7 heures 15 du soir, avec deux secousses de 4 minutes environ à Port-au-Prince et dans les régions du sud, provoquant la destruction des villes. Document très lisible.‎

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‎[SAINT-DOMINGUE] — VILLARS (Claude Joseph Dubreuil de).‎

Reference : LBW-9032

‎Lettre autographe signée [au comte de Peynier].‎

‎Léogane, 4 août 1790. 8 pp. in-4 (22,2 x 18,7 cm); sur deux feuilles doubles.‎


‎Longue lettre sur la situation à Léogane, peu après la dissolution de l’Assemblée de Saint-Marc. Commandant à Léogane, Villars rend compte de l’ambiance qui règne dans cette ville, située à 20 km à l’ouest de Port-au-Prince, quelques jours après la dissolution de l’Assemblée de Saint-Marc par le comte de Peynier. «Les esprits léoganais […] ne se sont pas refroidis longtems. Les voilà plus exaltés que jamais. La cause en est dans les adresses exécrables arrivées de St. Marc et dans la relâche et station non moins criminelles du vaisseau le Léopard. Longpré et Jolinger ont profité de cette dernière nouvelle pour rallumer le feu de la discorde. Ils ont tellement séduit le peuple et jeté la terreur dans la ville qu’il n’y paraît plus qu’une seule volonté, celle de se sacrifier pour soutenir l’insurgence et les crimes de l’Assemblée générale…». Il ajoute: «Le Petit Goave vient d’envoyer ici une adresse. Il y reproche à Léogane sa faiblesse, sa pusillanimité, son empressement à désarmer et il lui annonce que tous ses braves vont venir se réunir ici en conformité du décret de St. Marc. Si cette démarche du Petit Goave s’effectue, il n’y aura plus de sûreté à Léogane pour personne. Les assassins de Ferrand de Baudière exciteront certainement le meurtre et les exécutions. Mes enfans m’inquiètent: si je les enlève et que je m’éloigne avec eux, on croira que c’est la crainte qui m’a fait fuir…» (pp. 1-2). Villars évoque ensuite le baron de Montullé: «Il semble vouloir revenir à ce qu’il doit à son nom, à son état et à son honneur. Cette espèce d’indécision le rend suspect, on l’accuse de vouloir ménager tous les partis». Il est aussi question de certains notables de Léogane, qui ont immédiatement renvoyé les proclamations du gouverneur, montrant ainsi leur hostilité au représentant du roi. La lettre s’achève par un post-scriptum où il est question des députés de l’Assemblée de Saint-Marc: «Une goélette mouillée avant-hier soir ici a rapporté qu’elle avait pris à St. Marc deux députés de l’Assemblée générale qui avaient déclaré venir au Port au Prince à l’effet de s’y embarquer pour France sur le Léopard. Ces députés, dont je n’ai pu jusqu’ici découvrir les noms, avaient prétexté sans doute ce voyage en France pour couvrir leur intelligence et leurs trames avec l’équipage du vaisseau. La goélette ayant rencontré à la mer le Léopard, y a déposé les deux députés… ». Né en 1744 à la Nouvelle-Orléans, Claude Joseph Dubreuil de Villars fut lieutenant en second à la Guadeloupe, puis capitaine d’une compagnie d’artillerie à Saint-Domingue. Devenu lieutenant-colonel, il commanda les troupes de Léogane. Banni de l’île par les commissaires de la République, il passa à la Jamaïque, prit le parti des Anglais et retourna dans la colonie lors de l’occupation britannique. Au départ de ces derniers en 1798, il regagna la Louisiane et mourut à la Nouvelle-Orléans en 1808. Source: geneanet.org.‎

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Phone number : 33 01 43 29 72 59

EUR600.00

‎SAINTE-LUCIE ET SAINT-DOMINGUE ‎

Reference : 10825

(1771)

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Phone number : 01 47 70 84 87

EUR130.00

‎SAINT GUIROUER Pierre Etienne ‎

Reference : 9858

(1791)

‎EXTRAIT DE DECES A SAINT DOMINGUE DE CHRISTOPHE BACHELOT, OFFICIER NATIF DE PIRIAC DU NAVIRE "LE NANTAIS" DE NANTES 1791‎

‎ 1791 document manuscrit à l'encre brune recto-verso sur papier ligné filigrané "A CASTRES", format : 17,5 centimètres de haut par 22,5 centimètres de large, petit scel (cachet sec) et papier timbré 3 sol, signé au recto par le frère G. Le Cun vicaire de la paroisse Notre-Dame de l'assomption du Port Au Prince, Isle et côte de Saint Domingue, "....Christophe Bachelot, trente ans, natif de Piriac (loire-atlantique) officier du navire "Le Nantais" de Nantes, capitaine Foucher, décédé chez le Sieur Robert Chirurgien en cette ville, témoins Robin et Berluchon.. à Port Au Prince le 26 juillet 1791", signé au verso par Pierre Etienne Saint Guirouer avocat au parlement, conseil du roi, Juge civil en la Sénéchaussée de Port au prince isle et côte de Saint Domingue, signature manuscrite, à Port Au Prince le 27 Juillet 1791, ‎


‎en bon état (good condition). ‎

Phone number : 06 81 28 61 70

EUR180.00

‎SAINT VICTOR (J. Bins de). ‎

Reference : 35600987

‎Le Voyage du Poète. Poëme.‎

‎, Paris, Collin, 1806.- Relié en tête: L’Espérance. Poëme. Cinquième édition. Paris, Barba, Impr. Didot l’aîné, 1803; 2 ouvrages reliés en 1 vol. petit in-8, demi-chevrette verte, dos orné de motifs dor. et à froid, non rogn. (Thouvenin). XVI, 80 pp. EDITION ORIGINALE du Voyage du poète. Dans ce volume on trouve, relié en tête l’Espérance du même Saint-Victor, un littérateur né au Cap Français dans l’île de Saint-Domingue en 1772. «Le succès de ces deux poèmes, dit Quérard est dû surtout à l’élégance du style». Vers 1820 St Victor fonda avec Lamennais une librairie à Paris spécialisée dans les livres classiques élémentaires. Une mauvais gestion, dont l’opinion publique accusa St Victor mit l’affaire en faillite et fit perdre une forte somme à Lamennais. Bel exemplaire, relié par Thouvenin, avec sur le faux-titre un envoi autographe de l’auteur « à M. Mahérault ». Voir Ménégault. Le Martyrologue littéraire p. 281.- Merlet. Tableau litter. Franç. 1800-1815, fait naître St Victor à Nantes en 1775 et le présente comme un royaliste ardent (p. 497-98).‎


Librairie du Manoir de Pron - Montigny sur Canne

Phone number : 03 86 50 05 22

EUR250.00

‎[SANTO-DOMINGO (J. H. de)].‎

Reference : 46405363

(1824)

‎Tablettes romaines, contenant des faits, des anecdotes et des observations sur les mœurs, les usages, les cérémonies, le gouvernement de Rome. Par un Français qui a récemment séjourné dans cette ville.‎

‎Paris, chez les marchands de nouveautés, Février 1824 ; in-8, demi-veau outremer, dos orné de motifs dorés et à froid, tranches marbrées. (Reliure de l’époque) 2 ff., 260 pp.ÉDITION ORIGINALE ornée de 2 lithographies hors-texte sur chine monté de Engelmann : le forum de Rome et une vue de Tivoli.Recueil d’observations et surtout d’anecdotes sur les mœurs et autres particularités romaines, que le comte Joseph Hippolyte de San-Domingo (1785 - 1832) a pu noter lors de son séjour dans la cité. La rédaction de ce livre est réalisée à partir de notes prises sur le vif.“À la vue de cette multitude d’artiste étrangers par leur pays natal, mais compatriotes par l’amour des beaux-arts, opposant leurs travaux conservateurs aux travaux destructifs du temps, il semble que Rome moderne soit transformée en un immense atelier qui s’efforce de reproduire l’image de Rome antique.” Dès l’avant-propos, l’historien voyageur s’en prend au pouvoir pontifical, au “glaive des lois religieuses et séculières (...) qui façonna à la civilisation des hordes sauvages, pour mieux cacher son dessein d’abrutir les peuples civilisés. Peut-être parviendrons-nous à rassurer les personnes méticuleuses qui croient la France menacée de retomber sous le joug ultramontain, lorsqu’elles verront combien ce joug, déguisé si longtemps sous tant de fleurs mystiques, se montre aujourd’hui dans toute sa grossière nudité (...) usurpations du Vatican, abus ridicules ou révoltants de la cour romaine...” Partisan des libertés de l’Église gallicane, l’auteur examine avec un humour railleur le carnaval de Rome, les cercles romains, les petites marionnettes (Burattini), l’Académie de l’Arcadie, le cardinal Doria, les flagellants, les prédicateurs qualifiés de “machines à sermons”, soirée littéraire en compagnie d’improvisatrices, les brigands, la police (surtout celle des mœurs), Canova, les miracles, les cérémonies religieuses, les jésuites (rétablis dans leurs privilèges par Pie VII), les jésuites encore avec Luigi Fortis, l’administration “MM. les cardinaux, non contents d’enfariner leur pourpre, ont en outre à leur compte les boutiques d’épicerie, et généralement tous les comestibles dont la vente est journalière et lucrative...”, la loterie “le gouvernement papiste la tolère, l’autorise, l’encourage et même la sanctifie”, les Romaines, le baisement des mains “depuis le décroteur qui baise la main du moine, naguère décroteur comme lui, lequel l’a baisée à son supérieur, qui l’a baisée à un chanoine, qui l’a baisée à un prélat, qui l’a baisée à un cardinal lequel l’a baisée au pape, tout le monde reçoit et donne des baisers manuels”, les cavalletti, l’exécution criminelle, industrie conjugale, promenade dans Saint-Pierre, promenades dans la campagne romaine... On imagine comment un tel livre fut accueilli dans la France de Charles X. Il reparaîtra, augmenté de nouvelles flèches, en Belgique en 1826 et 1827. Dès 1825 le livre fut traduit en allemand.‎


Librairie du Manoir de Pron - Montigny sur Canne

Phone number : 03 86 50 05 22

EUR400.00

‎SANTO-DOMINGO (Joseph-Hippolyte de).‎

Reference : 16549

‎Résumé de l'histoire de Naples et de Sicile.‎

‎ Paris, Lecointe et Durey, collection "Résumés de l'hstoire de tous les peuples anciens et modernes", 1826, 1 demi chagrin, dos orné, tête marbrée, couverture conservée. in-12, faux-titre, titre, 295 pages ; ‎


Librairie Ancienne du Vivarais - Saint Etienne de Boulogne

Phone number : 06 80 15 77 01

EUR80.00

‎SAVINE Albert ‎

Reference : 7068

‎Saint-Domingue à la veille de la Révolution (souvenirs du Baron de Winpffen). Annotés d’après les Documents d’Auteurs et les Mémoires. Illustrations documentaires .‎

‎P., Louis-Michaud, 1911. In 12 percaline ornée de l’éditeur, 190 pp. illustrées, couverture illustrée conservée.‎


‎****‎

Phone number : 0616976289

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Santo domingo
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